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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1968, Collections de BAnQ.

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R - 243 AVRIL 1 - \ % La pensée économique et politique de Desjardins* YVES ROBY LA CAISSE POPULAIRE DE LÉVIS Les parts sociales et les dépôts forment le capital nécessaire aux opérations de la société.Dans la formation du capital.Desjardins s’insurge contre toute aide extérieure, même celle ayant une origine philanthropique.1 Les fonds doivent être les résultats de « prélèvements héroïques sur les gages de chaque jour ».2 Les parts sociales doivent être petites (un à cinq dollars), de façon à ce que chacun puisse devenir membre de la société quels que soient ses moyens financiers.On pourra même acheter une part par des versements aussi minimes que dix sous par semaine.Il appartient à l’assemblée générale de fixer le maximum de parts que le sociétaire peut souscrire.Une telle mesure a pour but d’éviter que des spéculateurs, qui auraient investi de fortes sommes, ne fassent des pressions sur la direction, en période de difficultés, en menaçant de retirer leurs fonds de la société.Desjardins admet la variabilité du capital, c’est-à-dire le droit à chaque sociétaire de retirer ses parts quand il lui plaît.Procéder autrement eût été impensable, selon lui.Car le peuple travailleur, parce qu’il n’en a pas les moyens, ne peut immobiliser même la plus petite somme de son avoir.Exiger pareille immobihsa- * Yves Roby, Alphonse Desjardins et les Caisses populaires, 1854-1920, CKez Fides et au Service de la papeterie de La Fédération: $2.1. l’instar de Luzzati et à l’encontre de Schulze et Raiffeisen.2.H.W.Wolff, People’s Bank, cité par Alphonse Desjardins, dans TCS: 39.tion le mettrait presque dans l’impossibilité de donner son concours.3 La création d’un fonds de réserve qui peut atteindre jusqu’au double du capital assure la sécurité de la société.Les dépôts à vue s’ajoutent aux parts sociales pour former le capital.« Pour ce qui regarde l’épargne, je désire que nos sociétés soient de véritables écoles enseignant la pratique de cette vertu sociale, et pour cela nous recevons des dépôts d’un montant même de cinq sous, en bonifiant un intérêt d’un pour cent plus élevé que celui accordé dans les institutions existantes et destinées à recueillir l’épargne populaire.» 4 La société accorde des dividendes ou ristournes sur les parts sociales et un intérêt sur les dépôts.Tout comme Luzzati et à l’opposé des coopérateurs allemands.Desjardins n’admet pas la responsabilité illimitée.Le sociétaire doit être tenu responsable uniquement pour le montant des parts sociales qu’il possède.Pourquoi avoir adopté une telle ligne de conduite alors qu’en Europe la majorité des coopérateurs avaient opté pour la responsabilité illimitée ?La seule raison réside dans la différence de la situation au Canada.Le fondateur des Caisses populaires estime qu’en Europe l'éducation de la masse à ce sujet est faite et de nature à rendre le système plus ou moins acceptable.D’autre part, parce que ces banques populaires font appel au grand public pour se procurer des fonds, un tel procédé s’avère indispensable.5 Les Européens reconnaissent toutefois qu'il est impossible d’en faire un principe universel.5 * Or, selon Desjardins, au Canada la situation s’y oppose.Les banques à émis- 3.Alphonse Desjardins, La Caisse populaire: 20-21.4.Alphonse Desjardins à Charles Rayneri, 18 octobre 1900.0.22; 14a-8.5.Alphonse Desjardins à Thomas N.Fry, membre de la législature de Tétât du New-Hamp-shire, 16 mars 1909.0.22: 13r-4.4.6.R.E.V.Arbuthnot, The Report oj the Committee on the Establishment oj cooperative Credit Societies in India.Manuscrits: études transcrites.sion admettent déjà la responsabilité étendue au double de l’action et elle répugne à nos populations.Dans ces conditions, il sera « très difficile de faire accepter le principe de la responsabilité illimitée par nos populations qui n’en voudront pas à tout prix, je le crains (.) Aussi je ne voudrais pas manquer le but principal, qui est le crédit, pour un accessoire, quelque grande que soit son importance dans l’ensemble du système ».2 II adopte donc la responsabilité limitée en pourvoyant à la sécurité de l’institution par la création d’un fonds de réserve,8 * et en restreignant à la paroisse le champ d’activité d’une Caisse.Société coopérative d’épargne, la Caisse populaire a aussi pour fonction essentielle de dispenser le crédit.L’institution peut consentir des prêts à ses sociétaires ou à des personnes morales à des conditions avantageuses et aisées à remplir.L’emprunteur doit d’abord faire la preuve de son honnêteté et ensuite dévoiler l’usage qu’il entend faire de son emprunt.Ce régime de prêt constitue un avantage à la fois pour le sociétaire et la société.Car il ne faut prêter
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