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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 37, no 2
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1971, Collections de BAnQ.

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2 1371 ¦ .— BIBLIOTHÈQUE DES TROIS-RIVIÈRL LA REVUE PER R-243 CON r _____________p mS ru N r LE MOUVEMENT COOPÉRATIF DESJARDINS Us iiMSTrruTioNS aFFIUees Les services r\j mm p 2 - 1.971 LA REVUE SOMMAIRE ik MOUVEMENT COOPÉRATIF™ I DESJARDINS Us iNSTÎTinrioNS AffilitES îaffik.Us services La page couverture est une réalisation du maquettiste Pierre Brousseau.C'est une composition des couvertures des rapports annuels de chacune des Institutions du Mouvement Desjardins de 1971.Les nombreuses associations coopératives existantes peuvent se donner une gamme de services telle que se sont donné les 1 300 Caisses populaires Desjardins avec les neuf Institutions du Mouvement Desjardins.VOLUME 37 N° 2 LA REVUE DESJARDINS, préparée par le Service de l'information et de la publicité, est l'organe officiel de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, 150 avenue des Commandeurs, Lévis, Québec, Canada.Ce numéro est tiré à 18,500 exemplaires et il est imprimé aux ateliers Charrier & Dugal (1965) Liée à Québec.• Le prix de l'abonnement annuel est de $3.50 • Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe, permis n° 110.Port payé à Québec.DIRECTEUR: ANDRÉ KALTENBACK RÉDACTEUR EN CHEF: CLAUDE MOQUIN RÉDACTEUR: CAMILLE FLEURY MAQUETTISTE: PIERRE BROUSSEAU DROITS ET RESPONSABILITÉS Il n'existe aucun droit de reproduction ou de traduction pour les articles de cette Revue.Par ailleurs, les éditeurs vous seraient reconnaissants de bien vouloir identifier la source quand vous prendrez la liberté de nous reproduire.Pop-sac-à-vie-sau-sec-fi-co-pin représente plus qu'un mot de passe.C'est également un ensemble de services qui forme la gamme complète de services financiers qu'un individu peut avoir besoin au cours de son existence sur cette terre.Les neuf institutions du Mouvement Desjardins sont la propriété directement ou indirectement des 1 300 Caisses populaires.Pour diriger toutes ces institutions, il faut des hommes.En plus, il faut que ceux-ci soient organisés pour rendre des services adéquats.C'est ce que nous avons essayé de reproduire dans ce deuxième numéro de La Revue Desjardins.Le Mouvement Coopératif Desjardins.Page 3 La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.Page 8 L'Institut Coopératif Desjardins.Page 20 L'Association coopérative Desjardins.Page 29 La Société d'Assurance des Caisses populaires.Page 32 La Sécurité, compagnie d'assurances générales.Page 41 L'Assurance-Vie Desjardins.Page 49 La Sauvegarde.Page 53 La Société de Fiducie du Québec.Page 60 Les Placements Collectifs Inc.Page 66 « Une grande initiative: les Caisses POP».Page 71 Les textes de ce numéro ont été colligés par Claude Moquin en collaboration avec chacune des institutions concernées.C'est un document qui réunit l'ensemble des services que tout Québécois peut bénéficier par l'entremise de sa Caisse populaire ou directement auprès de l'institution concernée suivant le cas.La gamme des services financiers offerte par l'ensemble des neuf institutions du Mouvement Desjardins répond directement aux besoins des Québécois actuellement. LE MOUVEMENT COOPÉRATIF DESJARDINS mm Alphonse Desjardins Cyrille Vaillancourt L'idéal des Caisses populaires n'est pas et ne peut pas être celui de réaliser un gain matériel, mais bien d'améliorer les conditions morales des pauvres ouvriers, en accroissant leurs ressources matérielles par l'action commune.Alphonse Desjardins 27-2-08 Développons chez nous cet esprit d'unité et d'amitié qui doit inspirer la vie des vrais coopérateurs ; mettons-y de !'intelligence, c'est nécessaire, mettons-y aussi beaucoup de cœur.Car, comme l'a si justement écrit Saint-Exupéry, « On ne voit bien que par son cœur ».L'amitié donne à !'intelligence un sens plus aigu et lui montre les hommes sous une dimension nouvelle, fait voir en eux ce qu'ils ont de meilleur, leurs qualités et leurs bonnes dispositions au Heu de leurs défauts, ce qui peut les unir au Heu de ce qui peut les diviser.Un des bienfaits de la coopération c'est l'amitié quelle favorise entre les hommes.Cyrille Vaillancourt Avril 1966 par: Claude Moquin Mouvement Desjardins Le plus grand succès du Une réalité dynamique en Québec devenir Avant que le présent siècle ne naisse, un grand homme d'État a dit que le XXe siècle serait celui du Canada.Il ne nous reste plus que trente ans pour faire vibrer le dynamisme latent de nos vingt millions de concitoyens.Le Québec tire de l'arrière dans plusieurs domaines.On s'aperçoit de plus en plus que la faute ne retombe plus sur les autres, sur les étrangers.On réalise que certaines forces ont cherché à nous diviser.Ce qu'on pourrait croire être une certaine paresse congénitale, relève d'une réalité qu'on a conçue comme étant un mal nécessaire.Encore aujourd'hui, dans plusieurs cas, l'attrait du pouvoir se manifeste surtout dans le domaine politique alors que la fonction économique de la société nous a toujours échappé.Il a été créé une diversion qui fait que nous nous retrouvons dans la présente situation.Pour contrecarrer la force statique de la politique sur l'économique et le social, les Québécois sont en voie non seulement de découvrir mais de créer un nouveau dynamisme qu'on désigne actuellement sous le vocable de Mouvement Desjardins, ou de Mouvement coopératif Desjardins, ou de Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Quelle que soit l'appellation employée, il existe une certaine réalité en devenir sur laquelle près de trois millions de Québécois misent leur avenir.Même si cette réalité ne se traduit pas encore par un engagement officiel de cette somme d'énergie humaine qui pourrait bouleverser non seulement le Canada, mais une partie du globe, il n'en demeure pas moins que la force latente de l'économie coopérative représente une orientation bien précise d'un certain nombre de citoyens qui ont décidé de ne plus laisser à d'autres le soin de se mêler de leurs affaires.L'efficacité et le mieux-être Plusieurs proverbes et plusieurs citations dans toutes les langues misent sur le fait qu'il faut voir plus loin que le bout de son nez.De plus en plus, les gens dynamiques réalisent que nous vivons dans un monde où la concurrence dans tous les domaines est effrénée.D'autre part, ces mêmes gens dynamiques réalisent également qu'il faut chercher à contribuer le plus possible au mieux-être individuel et collectif de toute la société dans laquelle on évolue.Dès lors, on s'aperçoit que deux idéologies s'affrontent et nous offrent deux conceptions de la société qui se précisent peu à peu.D'une part, il y a les hommes sensibles à la recherche du mieux-être de chacun.D'autre part, il existe d'autres hommes qui ont le souci de la recherche de l'efficacité à tout prix.La réalité ne nous montre pas d'opposition entre ces deux conceptions de la société telle que nous la connaissons ou que nous voulons la voir.En général, il serait assez difficile de croire que certains d'entre nous ne voudraient pas voir au mieux-être des individus et de la société.Tout en espérant y parvenir à ce mieux-être, il faut tout de même chercher à créer et à appliquer les moyens nécessaires pour ce faire.De ce fait, s'il nous est possible de croire que nous ne sommes pas trop idéalistes, il faut se persuader que toute amélioration des conditions de vie et de travail, tout progrès de la formation des hommes et de leur sécurité exigent des investissements productifs.Pour concourir à l'amélioration de notre milieu, il est évident que nous demeurons en concurrence avec tous les pays voisins et les autres.Par le fait même, les investissements que nous devrons effectuer exigeront une productivité, aussi, sinon plus forte que nos concurrents.Bâtir un pays exige un dynamisme et un savoir qui créent l'initiative Chaque individu, chaque communauté humaine, chaque pays, essaient d'obtenir le plus pour lui-même, tout en essayant de se satisfaire d'un minimum qui est différent pour chacun.Cet ensemble de particularités crée, qu'on le veuille ou non, le phénomène de la concurrence qui sera toujours présent chez nous et autour de nous.Il s'agit d'en être bien conscient et de chercher à travailler aussi fort que les autres pour en avoir peut-être un peu moins.Évidemment, si chacun d'entre nous décidait de travailler, ensemble, légèrement plus, les résultats d'ensemble bénéficieraient à tous ceux qui se seraient associés pour satisfaire un plus grand nombre de besoins.De fait, on remarque une évolution certaine de notre société.Dans certains pays occidentaux, on en était arrivé à étatiser plusieurs Le rapport financier secteurs de l'industrie ou des services.Depuis quelque temps, on s'aperçoit que là n'est plus le vrai problème.Non seulement, l'État ne devrait plus chercher à s'accaparer une plus grande part des responsabilités, il arrive que des citoyens de certains pays ont décidé de prendre leur avenir en mains.Il arrive un moment où la concentration des pouvoirs de décision dans les mains de l'État asphyxie la nation concernée et que les citoyens de celle-ci décide de changer cette situation et d'accepter de prendre leurs responsabilités et la liberté qui les accompagne.Quand les habitants d'un pays, les « nationaux » ne veulent plus accepter de prendre leurs responsabilités et tentent de refiler à d'autres, aux étrangers, à l'État leur propre avenir, on serait tenter d'affirmer comme l'a déjà écrit le Français, Michel Drancourt: « À force de réclamer tout de l'État, nous risquons fort de le voir s'occuper de nous au point de nous retirer toute liberté ».Devant cette plaie qu'est l'ingérence indue de l'État, des groupes de citoyens décident de changer la tendance, de renverser la vapeur, et de voir à régler eux-mêmes leurs problèmes.En Suède, il se produit le même phénomène et on voit apparaître dans le domaine bancaire, dans certains secteurs de l'industrie une coopération des énergies vers un même objectif: « Se mêler de ses affaires, et s'en mêler sérieusement ».Gunnar Myrdal, dans son livre : Beyond the Welfare State, explicite bien ce phénomène de la coopération des citoyens d'un pays qui ont décidé de prendre en mains leur avenir individuel et communautaire.L'État, quand les individus ont décidé de s'organiser eux-mêmes sans l'intervention direct de l'État par la COOPÉRATION, peut jouer son rôle de gardien de l'intérêt public, sans penser en terme d'étatisation.Devant ce phénomène, on s'aperçoit que le coopératisme peut être considéré comme une structure économique d'avant-garde des peuples évolués qui voient à régler eux-mêmes leurs problèmes.Les institutions du Mouvement Coopératif Desjardins: La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins; La Société d'Assurance des Caisses populaires; L'Assurance-Vie Desjardins; La Sauvegarde, Compagnie d'Assurance sur la Vie ; Société de Fiducie du Québec; La Sécurité, Compagnie d'Assurances générales du Canada; Association Coopérative Desjardins; L'Institut Coopératif Desjardins; Les Placements Collectifs Inc., rejoignent 3 000 000 de membres selon les chiffres consolidés au 31 décembre 1970.Les 9, 10, 24 et 25 mars dernier, à Montréal et à Québec, ont été tenues les assemblées générales annuelles des neuf institutions du Mouvement Coopératif Desjardins (Pop-Sac-à-Vie-Sau-Sec-Fi-Co-Pin.Plac) sous la présidence de monsieur Émile Girardin, président du Comité de Coordination des institutions du Mouvement Coopératif Desjardins et de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.Au cours de son allocution d'ouverture, M.Girardin a déclaré : « En plus de répondre à des exigences légales, les assemblées annuelles sont un moment privilégié qui permet à chacun de s'exprimer sur les résultats obtenus mais ce qui est encore plus important; de s'exprimer et de statuer sur l'orientation des institutions du Mouvement Coopératif Desjardins en regard des besoins socioéconomiques de la communauté québécoise».L'actif des institutions du Mouvement Coopératif Desjardins, tant dans les domaines de l'épargne et du crédit, des assurances générales, de l'assurance-vie, de la fiducie, des fonds mutuels que de la gestion, atteignaient, au 31 décembre 1970, les $2,5 milliards.Chacun des secteurs mentionnés plus bas a connu une croissance exceptionnelle au cours de l'année 1970.Secteur épargne et crédit La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins à laquelle sont affiliées 10 Unions régionales, compte maintenant 1 293 Caisses populaires à travers la province de Québec.Les montants d'argent administrés par les Caisses populaires Desjardins sont de l'ordre de $2,1 milliards.Le capital social est de 5 PRÊTS HYPOTHÉCAIRES PRÊTS PERSONNELS PRÊTS AUX CORPS PUBLICS ASSURANCE-VIE EN VIGUEUR PRIMES D'ASSURANCES PERÇUES (VIE ET GÉNÉRALES) PLACEMENTS AVOIRS PROPRES, RÉSERVES ET SURPLUS ACTIF GLOBAL $ 815 588 000 405 447 000 76 800 000 3 749 620 000 82 668 000 763 989 000 131 775 000 $2 528 323 000 ÉPARGNES: Caisses populaires Les Placements Collectifs Inc.Le Fonds Desjardins $1 851 619 000 41 373 000 10 542 000 Total $1 903 534 000 $169,5 millions; l'épargne de $1,8 milliard et les placements de $649,4 millions.Au cours de cette année financière se terminant le 31 décembre 1970, les prêts en cours représentaient un total de $1,2 milliard soit: $720,5 millions de prêts hypothécaires, $405,4 millions de prêts personnels et $76,8 millions de prêts aux corps publics.Secteur assurances générales Les institutions qui opèrent dans ce secteur sont: La Société d'Assurance des Caisses populaires et La Sécurité, compagnies d'assurances générales.Leurs actifs consolidés atteignaient $39,3 millions, leur volume-primes $42 millions, le capital et surplus $6,2 millions et les placements $23,1 millions.Secteur assurance-vie L'Assurance-Vie Desjardins et La Sauvegarde, compagnies d'assurance sur la vie, sont les deux institutions du Mouvement Coopératif Desjardins qui figurent dans ce secteur.L'actif consolidé, au 31 décembre 1970, était de $149,1 millions, l'assurance en vigueur de $3,7 milliards, les prêts hypothécaires de $58,7 millions et les placements de $61,3 millions.Réclamations payées au cours de 1970 assurance-vie $23 406 000 assurances générales $12 997 000 $36 403 000 Secteur de la fiducie La Société de Fiducie du Québec, au 31 décembre 1970, avait un actif de $135,5 millions, des biens administrés pour un total de $309,3 millions.Les montants d'argent affectés aux prêts hypothécaires étaient de $36,5 millions et elle avait des placements se totalisant à $40,5 millions.Il y a aussi les Fonds Desjardins qui groupent un actif de $10,5 millions.Secteur fonds mutuels Les Placements Collectifs Inc.avaient au 30 septembre 1970 un actif de $41,4 millions et des dividendes déclarés de $9,7 millions.Les Fonds Collectifs comptent plus de 26 000 participants qui approfondissent leur connaissance de ce domaine autrefois réservé aux initiés.Secteur gestion L'Association Coopérative Desjardins possède directement, au nom des Caisses populaires et du Mouvement Coopératif Desjardins, la totalité des actions de la Société de Gestion d'Aubigny Inc., de La Sécurité, compagnie d'assurances générales du Canada et de la Société de Fiducie du Québec.Par l'entremise de la Société de Gestion d'Aubigny Inc., la majorité des actions de La Sauvegarde, compagnie d'assurance sur la Vie lui appartient.L'actif consolidé de celle-ci est de $11,5 millions.Total Secteur éducation Prêts L'Institut Coopératif Desjardins, magnifique instrument de formation coopérative et technique au service du M.C.D.et à l'endroit des pays en voie de développement, apporte aussi une contribution à l'éducation des adultes en général.L'Institut a reçu, au cours de l'année 1970, 5 074 stagiaires qui ont été répartis en 180 stages.Son actif représente $969 000.Placements Les placements des institutions du Mouvement Coopératif Desjardins au 31 décembre 1970, tant obligations qu'actions au pays, aux provinces, aux corporations, aux industries et aux services publics; institutions et commerces ont représenté : $763,7 millions.Placements au 31 décembre 70 Obligations (Canada et provinces; corporations municipales, scolaires et religieuses; industries et services publics) $698 624 000 Actions (institutions financières ; industriesetcommerces) $ 65 365 000 Les prêts consentis par les institutions du M.C.D.au 31 décembre 1970: personnels, hypothécaires, corps publics et polices d'assurance-vie représentent $1,3 milliard.Ces sommes d'argent sont autant d'injections de capitaux qui retournent aux Québécois en stimulant leur économie.Pour ce qui est des réclamations payées au cours de 1970 par les institutions du M.C.D.qui opèrent dans l'assurance-vie et les assurances générales, elles totalisent $36,4 millions.Ces réalisations remarquables n'auraient pu se produire sans la participation de 3 000 000 de membres ni l'effort de 17 000 administrateurs bénévoles et le travail de plus de 9 000 employés.Plus les Québécois participent aux institutions du Mouvement Coopératif Desjardins (en ce moment un Québécois sur deux) plus le Québec en profite.Prêts au 31 décembre 70 Personnels Hypothécaires Corps publics Polices d'assurance-vie $ 405 447 000 $ 815 588 000 $ 76 800 000 $ 7 239 000 Total $763 989 000 Total $1 305 074 000 MEMBRES; 3,000,000 EMPLOYÉS: 9,000 “PLUS les Québécois participent au Mouvement coopératif Desjardins PLUS le Québec en profite." 7 LA FÉDÉRATION DE QUÉBEC DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS « Z.e premier moyen d'action de La Fédération fut de procéder à l'inventaire de toutes les Caisses populaires, d'en faire !'inspection, et d'organiser la propagande par différents moyens: conférences, congrès, publications, revues, journaux, circulaires, et peut-être aussi une Caisse centrale si la chose était jugée opportune.Mais la tâche primordiale, dès le début, c'était de faire l'inspection des Caisses populaires.Nous pouvons dire que c'est grâce à La Fédération, à son travail de propagande et d'inspection que, dans les années de la crise économique que nous avons traversées à ce moment-là, nos Caisses populaires loin de péricliter, ont commencé à grandir et à se développer.La Fédération, en réunissant autour d'elle toutes les bonnes volontés, démontrait une fois de plus que la coopération bien comprise et bien ordonnée est une puissance extraordinaire.U ne s'agissait pas tant d'avoir plus de capitaux; H fallait pouvoir compter sur l'effort de chacun, et ces efforts individuels réunis et coordonnés par La Fédération devaient créer une puissance insoupçonnée ».| ::: Avec la fondation de La Fédération, le 25 février 1932 aies dirigeants du mouvement mettaient en application le vrai principe de la coopération qui est l'union des efforts en vue de réaliser quelque chose en commun.L'isolement, l'autonomie ma! comprise qui empêche de grandir et d'accomplir le bien qui peut et qui devrait être fait, ce n'est pas de la coopération ».M.Cyrille Vaillancourt Conseil d'administration La régie interne Président : Émile Girardin (Montréal) Vice-président : François La Roche (Chicoutimi) Secrétaire : Jean-Marie Ouellet (Québec) Directeur général : Paul-Émile Charron (Lévis) Henri-Paul Trudel (Trois-Rivières), J.-Roland Bellemare (Trois-Rivières), René Croteau (Québec), J.-Gaudiose Hamelin (Montréal), Adrien Bernard (Gaspé), René Dupont (Sherbrooke), Léo Dubé (Gaspé), Roger Roy (Sherbrooke), Gérard Roussel (Rimouski), J.-Roland Blanchet (Rimouski), Armand Parent (Chicoutimi), Maurice Perrault (Ouest-Québecois), Lionel Ménard (Ouest-Québecois), Napoléon Mackay (Saint-Hyacinthe), Gaston St-Roch (Saint-Hyacinthe), Normand Lemire (Joliette), Albert Lajoie (Joliette), et Me Charles Cimon, conseiller juridique.Directeur général : Paul-Émile Charron Secrétaire : Robert Giroux Services administratifs: Marc Lemieux Service de l'Inspection : Louis Arneau Service des placements: Valbert Dugas Service de l'éducation : Irenée Bonnier Service du personnel : Gilles Jobin Service de la recherche : André Morin Services techniques : Raymond Blais Service d'information et de publicité : André Kaltenback a, v ; '-'! .1 m 1970: Une grande année pour les Caisses populaires SECTEUR ÉPARGNE ET CREDIT 1 Fédération Actif $2,163,000,000 PRETS EN COURS: Nombre: Montant: 10 Unions régionales Capital social $169,500,000 HYPOTHÉCAIRES 121,200 $720,500,000 Epargne $1,851,600,000 1,293 Caisses populaires Placements $649,400,000 PERSONNELS 390,900 $ 405,400,000 CORPS PUBLICS $76,800,000 TOTAL 512,100 $1,202,700,000 Voici quelques extraits de !'allocution de M.Émile Girardin, président de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, lors de la trente-neuvième assemblée générale annuelle de la Fédération.L'année sociale qui s'est terminée le 31 décembre 1970 fut marquée d'événements mémorables tant pour les dirigeants, les employés que pour les membres des Caisses populaires.Ce fut le soixante-dizième anniversaire de fondation (4 décembre 1900) de la première Caisse populaire sur le continent américain; ce fut aussi, le 31 octobre, le cinquantième anniversaire du décès du fondateur, le Commandeur Alphonse Desjardins, et le premier anniversaire du décès du Commandeur Cyrille Vaillancourt.Congrès de Mai Nous avons vécu la réponse des Caisses et des Unions aux appels des organisateurs du XIe Congrès.La participation des 2 587 délégués, grâce à une préparation soignée, fut très remarquable et très fructueuse.Tous sont repartis avec une abondante documentation sur les sujets traités et, en plus, des précisions de nature à satisfaire les désirs de connaître de leurs collègues absents du Congrès. 10 Les Unions régionales se sont moralement engagées à reprendre en congrès régionaux les études en ateliers et à réaliser les vœux unanimement adoptés par les délégués.Taxation La Fédération a soumis un mémoire conjointement avec la Fédération de Montréal des Caisses Desjardins et la Fédération des Caisses d'Économie du Québec.L'essentiel de ce mémoire conjoint porte sur les trois points suivants: 1.Les Caisses d'épargne et de crédit sont prêtes à payer leur juste part des dépenses gouvernementales.2.Elles demandent que leur mode de taxation respecte à la fois leurs caractéristiques juridiques et leur mode de fonctionnement.3.Elles suggèrent un mode de taxation réduisant au minimum les problèmes administratifs.Fonds de sécurité Les administrateurs ont défini le rôle du fonds de sécurité qui doit servir à effectuer des avances que le Conseil consent à un ou à des membres (Caisses populaires) chaque fois qu'une situation particulière met en danger la bonne réputation des Caisses affiliées aux Unions régionales.S'il s'agit d'assurer la rentabilité d'une Caisse, cette aide est du ressort de l'Union régionale.Chaque Caisse, en plus, a son patrimoine propre.Au 31 décembre le patrimoine global des 1 293 était de $97 millions tandis que les fonds de sécurité atteignaient la somme de $2.7 millions.Comité d'analyse et de gestion et comité de liquidité Le comité de liquidité recommande une expérience de six mois de la gestion de l'ensemble des réserves primaires sous la responsabilité du Service des Placements de la Fédération, en vertu de mandats spéciaux venant de chaque Union régionale.Celle de Montréal offre sa collaboration pour cette expérience.Durant l'expérience, les Caisses continueront, pour les besoins de compensation, à maintenir à leur Union régionale des dépôts représentant 8% de leur passif dû à leurs membres.Les Unions, qui ne l'ont pas déjà, étudieront la possibilité d'organiser l'administration centralisée des réserves secondaires et auxiliaires.Assurance-dépôts Un protocole d'accord entre la Régie de l'Assurance-Dépôt du Québec et la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires accepte que la Fédération de Québec soit l'intermédiaire entre les Caisses populaires affiliées aux Unions régionales et la Régie pour tout ce qui a trait à l'application de la Loi de l'Assurance-Dépôt du Québec et des Règlements généraux de la Régie.La confirmation de cet accord a été votée le 15 mai 1970 et l'assurance devint effective le 1er juillet.Les Caisses populaires affiliées ont toutes reçu le permis attestant qu'elles participent à l'Assurance-Dépôts du Québec.Éducation à la consommation Qui n'est pas consommateur?Qui est né consommateur averti?Celui-ci pourrait peut-être se passer de la loi, se placer au-dessus de la loi : il sait tout, il connaît tout, il est immunisé contre les fraudes, les abus de la publicité.Jamais il n'a été mal pris.Est-ce vous?Ce n'est pas moi.Le mouvement coopératif a soumis un mémoire au gouvernement; il serait déçu si l'Assemblée Nationale ne prêtait pas une oreille attentive aux recommandations contenues dans ce mémoire.Lisez et conservez le numéro spécial du 5 février 1971, publié conjointement par Ensemble, Ma Caisse populaire et le journal Co-op.Les 50 ans de l'Union régionale de Trois-Rivières Ce fut la première région à prendre la relève après le décès du fondateur; elle a ainsi réalisé un vœu de Desjardins.Cette Union a organisé de magnifiques fêtes auxquelles participèrent les dirigeants de toutes ses Caisses affiliées.Nos félicitations.Nos regrets de la voir privée des services de son directeur général que la maladie éloigne de son poste.Nos vœux pour son complet rétablissement.Revision de la loi Le législateur s'est rendu à un certain nombre de nos demandes les plus pressantes, principalement en apportant des modifications aux articles 82 et 86 et un amendement qui permet à la Commission de crédit de déléguer une partie de ses responsabilités au gérant. RÉCESSION ÉCONOMIQUE LUTTE À L'INFLATION Il est urgent que tous les dirigeants des Caisses soient familiers avec les modifications apportées par le bill 3 sanctionné le 17 juillet 1970.Le Congrès de Paris La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins et quelques Unions régionales ont délégué des représentants à ce Congrès.Le directeur général, monsieur Paul-Émile Charron, a présenté un excellent travail sur: « Le rôle des Caisses populaires dans le contexte économique et social actuel».Pour ma part, j'ai prononcé la causerie: «Les Caisses populaires et leurs activités chez les jeunes ».Au cours de ces journées d'étude, à Paris nous sentions que l'homme était à la base des préoccupations des délégués; les conférences portaient aussi sur les problèmes de la jeunesse.On avait raison puisque, paraît-il, la moitié de la population se compose des moins de 27 ans.Nous devons accentuer notre objectif de travailler à la formation économique des jeunes; nous devons leur aider à développer chez eux le sens de l'épargne et de la planification de leur avenir.Nous atteindrons cet objectif.1.par nos Caisses d'épargne scolaires au niveau élémentaire ; 2.par les formes de coopératives d'épargne ou de comptoirs au niveau secondaire; 3.par la compréhension et l'encouragement des professeurs grâce aux Caisses populaires d'enseignants.Intégration des institutions du Mouvement Desjardins Un comité d'étude s'est penché sur les investissements du Mouvement coopératif Desjardins.Dans ses conclusions, il a envisagé une intégration complète de tous les organismes afin de créer une plus grande force économique et de déterminer un centre de décision.Les 8 et 9 juin 1970 avait lieu un colloque groupant les administrateurs de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, les membres du Comité de coordination, les administrateurs de l'Association coopérative Desjardins, ainsi que le président et le directeur général de chacune des Unions régionales et de chacune des institutions du Mouvement coopératif Desjardins.Le but de ce colloque était de tirer des conclusions sur le rapport soumis précédemment par le Comité d'étude précité.Les participants à ce colloque furent d'accord sur la possibilité d'une adaptation d'une structure qui élargirait le rôle de la Fédération et permettrait une représentation des organismes au sein de la Fédération.Un comité fut chargé de rédiger les recommandations définitives qui devront être éventuellement soumises aux différents conseils d'administration concernés pour approbation.il La Caisse populaire doit continuer à jouer son rôle dans notre société québécoise, secondée de façon efficace par les institutions dont elle s'est entourée.Participations et sujets d'étude Permettez-moi de dresser une liste des différentes préoccupations des administrateurs.Des comités et des sous-comités ont préparé ou sont à préparer des rapports que le Conseil d'administration et le comité de coordination ont étudiés ou auront le devoir d'étudier: a) L'Institut Coopératif Desjardins: son orientation, son financement b) Formation du personnel c) Le journal Ensemble d) La Revue Desjardins e) Ma Caisse populaire f) Le Tiers-Monde 1) Comité d'aide au Cameroun et à la Haute-Volta 2) Compagnie Internationale de Développement Régional Ltée (Canada) g) Comités des banques h) Télétraitement /) Programme de télévision y) La Fédération des coopératives étudiantes k) La Fédération de Co-Op Habitat /) L'agence de Voyages Constellation m) Commission de Régie de l'inspection n) Le Pavillon : Légendes du Québec Conclusion Les Caisses populaires doivent constamment adapter leur action aux exigences de l'actualité et offrir à leurs membres un ensemble de services qui correspondent à leurs besoins et aux besoins de la communauté.N'allons pas les détruire sous prétexte de rénovation, mais agrandissons-les et adaptons-les afin qu'elles poursuivent leur œuvre sociale, éducative et économique. Une croissance exceptionnelle Voici quelques extraits de l'allocution de M.Paul-Émile Charron, directeur généra! de la Fédération de Québec des Caisses populaires Des jardins, lors de la trente-neuvième assemblée générale annuelle de la Fédération.Les Caisses populaires affiliées à notre Fédération ont connu, en 1970, une année exceptionnelle de croissance.Au cours de cette année, elles ont vu leurs actifs passer de $1 855 millions à $2 136 millions soit une augmentation de $281 millions ou 15.2%.Cette croissance de 15.2% s'inscrit très bien dans la courbe de nos croissances annuelles antérieures.Les prêts sur reconnaissance de dette Au cours de 1970, les Caisses populaires ont fait 308 000 prêts sur reconnaissance de dette pour une valeur totale de $404 millions.Durant le même temps, elles ont accordé 32 000 prêts sur hypothèque totalisant $184 millions.Au total plus de $!4 milliard a été prêté à quelque 340 000 membres des Caisses populaires en 70.En général, 1 membre du 7 a pu obtenir un prêt de sa Caisse populaire.Nous pourrions mesurer l'activité de prêts des Caisses populaires d'une autre façon.À la fin de 1969, les prêts en cours sur reconnaissance de dette représentaient $388 millions; à la fin de 1970, l'actif immobilisé à ce poste était de $438 millions soit une augmentation de $50 millions ou 12.7%.Cette croissance est loin du dynamisme de 1963 à 1 966.Les prêts sur hypothèques À la fin de 1969, nos prêts hypothécaires en cours représentaient $644 millions; à la fin de 1970, l'actif immobilisé à ce poste était de $717 millions soit une augmentation de $73 millions ou 11.3%.C'est une nouvelle tendance.Depuis 1963, les prêts hypothécaires en cours se développaient à un taux oscillant entre 8% et 10%; en 1971, la croissance fut de 11.3%.Au 31 janvier 1970, les Caisses populaires demandaient en moyenne 9.5% d'intérêt pour un PRÊTS 1970 NOMBRE VALEUR millions Rec.de dette 308,000 $404 Hypothèques 32,000 $ 184 TOTAL 340,000 $ 588 prêt hypothécaire et que ce taux comprenait une assurance-vie prêt dans 65% des cas.À la même date, la Société Centrale d’Hypothèque et de Logement prêtait à 9%% sans assurance-vie prêt et les prêteurs conventionnels prêtaient à un taux oscillant entre 10%% et 10.90% et cela toujours sans assurance-vie.Les placements Plus les Québécois participent aux Caisses populaires plus le Québec en profite.Ce thème est également très vrai lorsque l'on étudie les placements des Caisses populaires.À la fin de 1969, les Caisses populaires avaient $550 millions en placement en cours.À la fin de 1970, elles en avaient $649 millions soit une augmentation nette de $99 millions.Si on tient compte du renouvellement des placements on peut estimer à $230 millions les achats d'obligations effectués par les Caisses populaires en 1970.En 1970, les Caisses populaires ont acheté environ 17% des obligations vendues publiquement sur le marché canadien par le Gouvernement du Québec et l'Hydro-Québec.Les Caisses et leurs Unions ont été très actives sur le marché secondaire et qu'elles ont ainsi grandement contribué à la vigueur du marché des titres du Québec. 14 PLACEMENTS 1969 1970 $550 mitlions $649 millions + $ 99 millions Nouveaux achats: $230 millions Il est encore trop tôt pour mesurer précisément les achats d'obligations municipales et scolaires; cependant, nous pouvons estimer que les Caisses populaires ont acheté entre 40% et 50% des obligations municipales et scolaires émises au cours de 1970.Ces placements sont un puissant apport à l'économie du Québec.L'épargne Mais c'est surtout du côté de l'épargne que les Caisses populaires ont connu en 1970 une croissance remarquable.Au cours de cette année, elles ont vu leur épargne passer de $1 561 millions à $1 835 millions soit une croissance de 17.5%.Au chapitre des taux d'intérêt nous devons noter que les taux d'intérêt offerts par les Caisses populaires sont sensiblement supérieurs aux taux d'intérêt offerts par les banques à charte.Au 31 décembre 1970, les Caisses populaires offraient pour de l'épargne ordinaire des taux variant entre 3% et 5%.Si on tient compte des montants affectés par ces taux, on arrive à un taux moyen de 3.5%.Les banques à charte offraient alors 3 ou 31/2%.Pour l'épargne véritable (retirable au comptoir seulement) les Caisses populaires offraient des taux variant entre 5 et 8% donnant une moyenne de 6.22%.Les banques offraient alors 5 ou 5%%.CROISSANCE DE L'ÉPARGNE 153 millions 73 millions 48 millions ÉPARGNE ÉPARGNE DÉPÔT ORDINAIRE VERITABLE À TERME Les dépôts à terme La croissance rapide des dépôts à terme et de l'épargne véritable amène des changements dans la structure de notre passif.À la fin de 1969, L'épargne ordinaire représentait 75% de notre épargne; elle n'en représentait plus que 66% à la fin de 1970.Durant la même période, l'épargne véritable est passée de 9 à 12% de notre épargne totale et les dépôts à terme sont passés de 16 à 22%.Des changements similaires se sont produits dans la structure de l'épargne personnelle bancaire au cours de 1970.Nous sommes toutefois frappés de réaliser que l'épargne ordinaire (retirable par chèque) ne représente plus que 32% de l'épargne personnelle bancaire à la fin de 1970 et que cette forme d'épargne est dépassée par l'épargne véritable qui représente 41% de l'épargne personnelle totale.L'épargne véritable Sommes-nous appelés à voir notre épargne véritable prendre une telle importance aux dépens de notre épargne ordinaire?Les membres des Caisses populaires sont propablement assez différents des clients de banques, mais dans nos calculs de rentabilité nous devrions quand même CROISSANCE RÉGIONALE % GASPÉ ______________________25.6 OUEST-QUEBECOIS ____________21.3 ST-HYACINTHE _______________16.5 MONTRÉAL ___________________16.0 QUÉBEC______________________14.9 TROIS-RIVIÈRES ____________ 13.5 RIMOUSKI __________________ 12.7 CHICOUTIMI _________________12.7 SHERBROOKE _________________12.6 JOLIETTE ___________________12.5 prévoir les coûts additionnels causés par la croissance rapide de l'épargne véritable et des dépôts à terme.Ce sont là des formes d'épargne de plus en plus en demande sur le continent nord-américain; elles continueront certes à se développer chez nous et feront de plus en plus partie de notre croissance.Parties d'un $0.10 déposé en 1901, les Caisses populaires ont atteint leur premier million avant 1915, à une époque où personne ne se préoccupait de leurs statistiques.Notre premier $10 millions fut atteint en 1927 mais la crise des années '30 les fit reculer et il aura fallu attendre 1935 pour rejoindre à nouveau cette marque.Elles atteignirent $100 millions en 1945.Notre premier milliard fut atteint en juin 1964 et, en juin 1970, le cap du deuxième milliard est franchi.Si notre rythme de croissance se maintient, le troisième milliard pourrait être atteint au début de 1974 et notre cinquième milliard prévisible en '78.Ce sont des chiffres lourds de responsabilité.Ils présupposent une préoccupation constante de nous adapter à notre réalité québécoise et d'évoluer avec elle en cherchant toujours à répondre aux besoins de nos membres et de la collectivité.C'est sur cette adaptation à l'évolution économique et sociale de notre milieu que repose l'avenir des Caisses populaires.Des services multiples pour répondre à des besoins multipliés Alors qu'à ses tous débuts, la Fédération ne répondaient qu'à des services limités, mais nécessaires, de propagande et d'inspection, son rôle s'est élargi considérablement avec les années.En 1970, de nombreux services se sont ajoutés à ceux déjà existants.La qualité et la quantité des services offerts par la Fédération suppléent à ceux déjà existants à d'autres paliers administratifs du mouvement des Caisses populaires Desjardins.L'inspection En collaboration avec le gouvernement du Québec, sur le plan financier, c'est le premier service que se sont données les Caisses populaires.Ce service subit depuis quelques mois des transformations radicales.Le gouvernement du Québec s'est créé le besoin d'être beaucoup mieux renseigné sur les activités financières et administratives des Caisses populaires et de leurs Unions régionales.C'est pourquoi le Service d'inspection de la Fédération spécialise son personnel dans la vérification des états financiers des Caisses populaires.Le dernier numéro de La Revue Desjardins contenait un article du directeur de ce service, M.Louis Arnaud, très explicite sur ce sujet.Les transformations majeures de ce service sont rendus nécessaires avec l'arrivée de l'Assurance-Dépôts du Québec.Le Service de l'inspection voit son mandat « élargi », de façon à assurer que les états financiers établis par les Caisses populaires Desjardins soient conformes aux exigences imposées par le Gouvernement du Québec pour le maintien de leur permis d'opérations.L'éducation Au début de l'existence du mouvement des Caisses populaires, on s'exprimait en terme de propagande pour voir à la fondation d'une nouvelle Caisse populaire, à la compétence du gérant, à l'intéressement des membres, aux exigences des pouvoirs des administrateurs, etc.Maintenant, d'autres mots ont remplacé la propagande.À cause de la concurrence, des nouvelles 15 techniques, des nouvelles formules administratives de l'intérêt des gouvernements, des besoins qui évoluent et qui changent des populations, des communautés d'humains qui se sentent plus solidaires, etc.on parle maintenant en terme d'éducation, de formation, d'information, de relations publiques, de publicité, de promotion, de services techniques, de services légaux, d'éducation à la consommation, de service de recherche, etc.Le Service d'éducation de la Fédération couvre actuellement les champs de la formation des employés et de l'éducation à la consommation.En 1970, le Serviced'éducation de la Fédération, en collaboration avec les 10 Services d'éducation et d'information des Unions régionales, a été particulièrement préoccupé par le Congrès provincial des Caisses populaires qui s'est tenu en mai dernier.Également, ce Service a mis sur pied des cours de formation technique qui serviront à renseigner les gestionnaires des Caisses populaires sur l'entrée de l'informatique (S.I.C.).En plus, la formation des employés avec l'arrivée d'un nouveau système comptable (S.O.C.) et l'aspect vérification des inspecteurs des Caisses populaires ont amené le Service d'éducation de la Fédération à rassembler toutes les énergies des Unions régionales afin de pourvoir aux exigences de ces facteurs importants.STATISTIQUES CONCERNANT LES STAGES DE FORMATION POUR L'ANNÉE 1970 Nombre total Nombre de de stages stagiaires Clientèle PREMIER CYCLE 8 134 \ il02 gérants 16 gérants adjoints 16 professeurs de la Fédération DEUXIÈME CYCLE 11 183 ; ( 92 gérants 1 91 gérants adjoints TROISIÈME CYCLE 3 50 50 gérants QUATRIÈME CYCLE 3 47 ( 29 gérants f 18 gérants adjoints CINQUIÈME CYCLE 5 74 ; ( 33 gérants \ 41 gérants adjoints STAGES SPÉCIAUX Comptabilité et informatique 7 195 ; ( 143 personnel des Caisses \ 52 inspecteurs de la Fédération Rentabilité 3 31 31 conseillers techniques des Unions Stage de comptables 1 17 17 comptables de Caisses de l'Union Saint-Hyacinthe Éducation à la consommation 3 45 45 personnes des Unions Dirigeants de Caisse 1 23 TOTAL: 45 799 En somme, le Service d'éducation de la Fédération coordonne l'action des services de l'éducation de chacune des dix Unions régionales.Les techniques Depuis quelques années, notre monde est bouleversé par la technique.La révolution industrielle a amené la révolution de l'informatique dans toutes les grandes institutions, dont le mouvement des Caisses populaires.Devant la concurrence, les besoins de nos membres, et l'ampleur du Mouvement, il fallait agir et rapidement tout en prévoyant un avenir à moyen terme.C'est alors que depuis 1964, des comités se sont mis à la tâche.De ces travaux, 1970 a commencé à voir apparaître certains résultats concrets qui afflueront au cours de 1971.C'est vrai avec l'arrivée de l'informatique.C'est encore vrai avec l'instauration d'une nouvelle comptabilité pour toutes les Caisses populaires et avec la présentation d'un Système d'Adminis-tration des Caisses populaires.Toutes ces techniques sont coordonnées sous l'égide de la Fédération de façon à servir les 10 Unions régionales et les 1 300 Caisses populaires.En plus, les Services Techniques de la Fédération voient à préparer à l'intention du mouvement des Caisses populaires des normes rationnelles d'analyse financière; des méthodes comptables et de contrôle; des systèmes, des procédures et des formules; une aide à l'informatique, etc.Les Services Techniques offrent également aux Caisses populaires un service de construction et de rénovation d'immeubles, un service de fiscalité et d'étude des tâches pour mieux rencontrer les besoins des Québécois.L'administration Pour satisfaire les demandes des Caisses populaires et des Unions régionales, la Fédération a du se donner des structures administratives qui s'amplifient avec les années.Actuellement, les Services administratifs de la Fédération répondent à plusieurs exigences des Caisses populaires comme la mise en place de S.I.C.(Système Intégré des Caisses populaires), le service de la papeterie qui fait maintenant des affaires dans plusieurs provinces du Canada; un service de la décoration auquel les Caisses populaires font de plus en plus appel; une organisation de vente et de rachat d'obligations d'épargne; et un service pour assurer la distribution des billets de loterie de la Loto-Québec.À l'intérieur de la Fédération, un nouvel ordinateur a été mis en place.Il nous permettra d'appliquer de nouvelles méthodes que nous ne pouvions humainement pas disposer auparavant comme le traitement de la compensation rapide des chèques, les variations et l'inventaire du portefeuille des Caisses, l'inventaire du personnel des Caisses, etc.En plus, l'ordinateur de la Fédération pourra absorber le traitement des opérations de la Caisse centrale de Lévis.Comme l'a souligné M.Paul-Émile Charron, directeur général de la Fédération, dans son rapport annuel: «L'année 1970 s'inscrira dans l'histoire des Caisses populaires Desjardins comme une des étapes les plus significatives parmi les efforts fournis par les Caisses pour améliorer les techniques de traitement de leurs opérations quotidiennes et pour assurer à leurs membres un service de qualité et aux administrateurs des outils adéquats de gestion ».Les placements La Fédération a créé de nouveaux Services au cours de 1970.Le Service des Placements est un de ceux-là.Il a pour objectif d'assurer la coordination des activités de placements du Mouvement des Caisses populaires et poursuivre des recherches tant pour préciser l'environnement économique et financier que pour améliorer l'administration de sommes d'épargnes considérables que représentent l'encaisse et le portefeuille général de valeurs mobilières.Ce Service met à la disposition des administrateurs des Caisses un bulletin mensuel : Bulletin du Service des placements.En collaboration étroite avec les Unions régionales, il a assuré une coordination plus efficace des activités de placements au cours de l'année écoulée.Plusieurs achats massifs d'obligations ont été rendus possibles par le Mouvement des Caisses populaires grâce à la collaboration des Unions régionales par le Service des placements de la Fédération.Un rapport sur les normes de liquidité et l'administration des réserves des Caisses devraient entrer en application au cours de l'année.Ce rapport est entre les mains du conseil d'administration.De plus, le personnel de ce Service aide les administrateurs de portefeuilles du Mouvement à faire des placements appropriés. 18 Le personnel En plus de procéder au recrutement, à la sélection et à l'évaluation des tâches des 243 employés que la Fédération comptait au 31 décembre 1970, le Service du personnel a rendu plusieurs services aux Caisses populaires au cours de la dernière année.En effet, un rapport a été complété sur l'évaluation des tâches dans le mouvement des Caisses populaires.Il s'agit de SEC (Système d'Évaluation des Caisses populaires).Ce rapport a nécessité une étude en profondeur qui permet maintenant d'avoir un système où toutes les fonctions des Caisses populaires, des Unions régionales et de la Fédération sont évaluées selon les mêmes critères.De plus, le Service du personnel, grâce à la collaboration de toutes les institutions et les paliers de décisions du Mouvement, a amorcé en 1970 la préparation d'un dossier mécanogra-phié de tous les employés des Caisses populaires, qui sont au nombre d'environ 7 000.Ce sera un outil de travail de premier ordre qui servira à développer le recrutement et la sélection du personnel à l'intention des Caisses populaires et des autres institutions du Mouvement.Comme il est écrit dans le rapport annuel de la Fédération: «1970 aura marqué le début de ce qui semble être une action concertée de la part de la direction des syndicats en vue de syndiquer les employés des Caisses populaires.Les Caisses populaires en ont maintenant 23 dont 11 ont été formés depuis juin 1970.Sept de ces syndicats sont affiliés à la CSN.Comme prévu, nous nous dirigeons vers une négociation sectorielle.Nous devons nous y préparer en développant le plus rapidement possible les mécanismes de participation qui permettront à nos Caisses d'avoir une influence directe et immédiate sur les négociations et le contenu des conventions qui les régiront dans l'avenir ».La recherche Ce Service a continué au cours de 1970 à publié les statistiques traditionnelles du Mouvement pour le besoin des Caisses populaires.Sur le plan de la taxation, l'objectif poursuivi par les colloques, les mémoires et les rencontres était de suggérer une approche constructive au problème de la taxation en vue d'obtenir un traitement équitable dans la législation fiscale pour les coopératives et les Caisses populaires.À l'occasion du congrès des Caisses, le Service de la recherche a publié la brochure: «Statistiques régionales» laquelle a été demandée en grande quantité par la gent étudiante.À l'intention du Mouvement des Caisses populaires, le Service a effectué au cours de l'été 1970, une étude sur «l'image des Caisses populaires» au Québec.Une prochaine Revue Desjardins en parlera d'une façon consistante.Le directeur du Service a été amené à visiter d'autres groupements de Caisses populaires à l'extérieur du Québec.Il en ressort que « l'image de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins est très forte dans les Caisses populaires hors du Québec et que leurs dirigeants comptent beaucoup sur notre propre expérience pour éclairer leur propre évolution ».Le secrétariat En plus d'être secrétaire de tous les comités qui relèvent du conseil d'administration, le directeur de ce service est également secrétaire du comité de coordination du Mouvement Desjardins.Au niveau interne, le Secrétariat a entrepris d'établir un centre de documentation et une bibliothèque spécialisée sur les sujets qui intéressent le mouvement des Caisses populaires.De plus, le microfilmage des Archives permettra de les consulter plus rapidement et avec plus d'accessibilité.C'est également ce Service,où opère le Contentieux, qui vient en aide aux Caisses populaires sur tout sujet d'intérêt juridique.Il rédige, pour présentation et adoption par le mouvement des Caisses populaires, un nouveau règlement de régie interne des Caisses populaires à la suite des amendements de la Loi des Caisses d'épargne et de crédit du 14 juillet 1970.L'information et la publicité La Fédération a également créé un deuxième nouveau service au cours de 1970.Il s'agit du Service de l'information et de la publicité.Pour bien le situer, on peut donner les objectifs de ce Service : ?Maintenir des relations convenables avec les media d'information et de publicité; ?Consolider et pousser plus à fond la cueillette de l'information auprès des services et retrans- mettre cette information à tous ceux qui ont le droit d'être renseignés ; ?Renseigner l'institution sur la façon dont le public la perçoit; ?Réaliser les campagnes de publicité en conformité des objectifs de l'institution.Pour tout dire, le personnel de ce Service doit être le communicateur en titre de l'entreprise.Concrètement, ce Service met à la disposition des Caisses populaires, des Unions régionales et des autres institutions du Mouvement Desjardins : La Revue Desjardins, à l'intention des administrateurs; Ma Caisse populaire, à l'intention des membres ; et Uni-D, à l'intention des employés du Mouvement des Caisses populaires.Ce Service assume la coordination de l'information ou des relations avec la presse écrite et électronique pour toute manifestation qui dépasse les limites des Unions régionales, comme pour les communiqués de presse, le congrès des Caisses, la Semaine de la Caisse pop, les expositions, etc.Pour les Unions régionales et l'ensemble des Caisses populaires, le personnel de ce Service agit à titre de conseiller en information et en publicité pour que tout le Mouvement reflète, si possible, une image cohérente dans le grand public, malgré les multiples paliers administratifs qui en fait reflète l'aspect coopératif de notre Mouvement.La Caisse populaire se devant d'être présente dans tous les milieux par la publicité, le Service d'information et de publicité a trouvé le moyen d'être présent et accessible à la plus grande partie de la population du Québec, tout en assumant des coûts minima pour cet exploit.C'est de cette façon que les Caisses populaires et les autres institutions du Mouvement sont présentes à la télévision sur le réseau d'État avec « Les Belles Histoires» pour le premier semestre de 1970 et avec «Le paradis terrestre» pour la dernière partie de 1970.À la radio, nous avons commencé notre présence avec le mois de septembre 1970, avec un message qui était diffusé par 31 stations radiophoniques.En fait, il faut bien se rendre compte que ce Service, est au service des autres Services de la Fédération et des Unions régionales et des Caisses populaires. CD L'I NSTITUT COOPÉRATIF DESJARDINS SECTEUR EDUCATION L'Institut Coopératif Desjardins ACTIF NOMBRE DE STAGIAIRES NOMBRE DE STAGES $969,000 5,074 180 Pour atteindre efficacement ses fins, le Mouvement Desjardins doit poursuivre un programme permanent d'éducation coopérative et de formation professionnelle.Cette éducation coopérative vise à la transformation de I individu pour le rendre capable d'action coopérative efficace, et conséquemment, d'action sociale éclairée.Les organismes du Mouvement Desjardins sont liés par une fin commune : aider ceux qui y sont associés à solutionner leurs problèmes économiques par le truchement de la coopération; une éducation coopérative des dirigeants est donc essentielle afin que les buts véritables de chaque entreprise soient atteints.Par ailleurs, le personnel qui œuvre à différents niveaux dans les divers secteurs du Mouvement Desjardins doit être techniquement compétent afin que les organismes concernés jouent pleinement leur rôle dans la société sur les plan économique et social, et rendent les services qu'on attend d'eux.Le maintien de l'esprit coopératif et la compétence du personnel du Mouvement Desjardins ont donc motivé la construction de l'Institut coopératif Desjardins et en constituent les objectifs premiers.L'Institut ne se limitera pas au seul secteur de l'éducation coopérative ; U voudra également apporter sa contribution au développement de !'éducation des adultes en général.Parson personnel et par ses possibilités physiques d'enseignement, // contribuera à aider les organismes d'éducation adulte à parfaire la formation de leurs cadres.// pourra également servir de centre de recherches et d'évaluation quant à la méthodologie de l'éducation adulte et pour toutes questions correspondant aux fins de l'Institut.Enfin, préoccupés par les problèmes économiques et sociaux qu'ont à affronter les pays en voie de développement et convaincus que l'éducation coopérative peut aider à la solution de ces problèmes, les dirigeants du Mouvement Desjardins insistent pour que l'institut Desjardins devienne un centre de formation économique et sociale pour le bénéfice des stagiaires des pays en voie de développement.Trésorier: Laval Chartré (Lévis) Le conseil d'administration Vice-président; Paul Lacaille (Montréal) Président: Gérard Rivard (Trois-Rivières) Directeur des services pédagogiques: Marcel Landry Directeur général : Gérard Barbin La régie interne Gérard Rivard Président de l'Institut Coopératif Desjardins Le 4-12-63 Secrétaire: Marcel Tremblay (Québec) Directeur des services administratifs: Marc Jean 20 G.-A.Bertrand (Joliette), Armand Cadotte (Montréal), J.-Hercule Dubé (Québec), Gérard Dugas (Maria), Pierre Hamel (Lévis), Jean-Claude Hudon (Chicoutimi), André-G.Leroux (La Sauvegarde), Gérard Martin (Saint-Hyacinthe), Maurice Martin (Rimouski), Robert Pelletier (Amos), Yvette Goulet-Rousseau (Montréal), G.Roger Roy (Sherbrooke).— 980 Caisses populaires Desjardins — Les 10 Unions régionales et la Fédération de Québec — Les 7 autres institutions du Mouvement Desjardins — Le Conseil de la Coopération du Québec — 81 membres auxiliaires Les membres de IT.C.D.Directeur du service de la résidence : Roger Pouliot M.Gérard Rivard, président L'Institut coopératif Desjardins \ \ t ! JaB*» “•Va '•*&3 V.¦ ' v'.’ ' : r ; .U i$S$S:kf ph ¦ " ' '^ S 4e0ë^fhM$m ¦ r.iii.j.a'.-h'-sVi -V ¦ iÿÈ&r#, J-V V ¦ifjiy.- J.' ” -1.,C .X- .-j • - ?.•'y\.\,, •«iV; , r- f.fe'• rfA«f/ ‘si#; ^ î(f ' H IrtLi 'k h >&r4 i ': * _________ L'Institut Coopératif Desjardins fait du savoir et de l'expérience une force coopérative Quand on parle ou qu'on entend parler de l'Institut, les mots les plus populaires qui ressortent sont: éducation, formation, recyclage, information, dialogue, participation; et des expressions comme : remettre en cause, en question, savoir où on s'en va, coopération internationale, technique audio-visuelle, etc.Une chose est certaine, c'est qu'on ne semble pas s'entendre sur ce qu'est, ou ce que devrait être l'Institut Coopératif Desjardins.Par ailleurs, une réalité bien concrète nous fait saisir que l'Institut est la propriété des Caisses populaires, et des autres institutions du Mouvement Desjardins.Au moins, on sait à qui l'Institut appartient.La communication Il faut revenir sur nos pas pour savoir pourquoi toutes ces institutions ont cru bon fonder un Institut.Il y avait assurément d'excellentes raisons qui font qu'il joue ou ne joue plus son rôle puisqu'on le remet en question.Avant d'examiner les faits, remarquons que l'Institut pourrait jouer son rôle et que certains se refusent à l'accepter tel qu'il avait été conçu.Également, on pourrait croire que le rôle qu'on lui avait dévolu n'a pas été réalisé et qu'on voudrait qu'il en soit ainsi.Aussi, il ne faudrait pas passer sous silence que le langage n'est pas uniforme pour l'ensemble des Caisses populaires et des dix Unions régionales au Québec, à cause des multiples facettes que chaque problème revêt suivant les particularités régionales.De ce fait, le problème de la communication doit être autrement plus aigu si on y inclut les autres institutions du Mouvement qui ont chacune une spécialité technique avec leur langage particulier.Devant ces faits, on peut déjà sentir une raison d'être de l'Institut coopératif Desjardins si on peut la concevoir, entre autres, comme un lieu de rendez-vous pour les dirigeants et les employés du Mouvement Desjardins.Avec plusieurs langages techniques, tantôt sur le plan local, tantôt sur le plan régional, tantôt sur le plan provincial, quand ce n'est pas sur le plan national, il n'en faut pas plus pour concevoir l'envergure du problème.Il y a quand même un lien bien précis qui voit à unir toutes ces structures et ces cadres administratifs avec 17 000 administrateurs bénévoles, près de 10 000 employés, et quelque trois millions de membres qui ne demandent pas mieux que de s'intéresser au Mouvement.Ce lien, c'est la coopération.La coopération Le phénomène de la coopération est beaucoup plus qu'un mot jeté sur le papier.C'est un état d'esprit à cultiver.Il est possible d'entrevoir une économie coopérative, en autant que les coopérateurs sachent pourquoi ils coopèrent.Sinon, ce ne sont que des mots qu'on exploite dans tous les sens au gré du vent.Dans sa brochure intitulée Le mouvement coopératif Desjardins, M.Rosario Tremblay écrivait: «L'Institut coopératif Desjardins fournit des instruments de réflexion et de formation à tous les groupes, afin que le plus grand nombre possible de citoyens participent aux décisions collectives.» Également, l'Institut est à la disposition des entreprises qui veulent tenter de chercher à perfectionner leurs employés à différents niveaux.La « gestion participative » On remarque que l'Institut a reçu moins de groupes des entreprises d'État ou privées qu'en 1969.C'est un phénomène d'actualité qui pourrait être analysé en particulier.Il s'agit du phénomène de la « gestion participative ».Comme on pouvait le lire dans la revue française L'Expansion d'avril 1971 : «À ses débuts, la gestion participative se limitait à la < boîte à idées >.Mais on a fait mieux depuis: politique de la < porte ouverte > (les employés peuvent s'adresser sans intermédiaire aux directeurs — pour peu qu'ils aient l'audace de franchir le seuil) ; séances d'agitation des idées, où chacun peut exposer ses petites fantaisies; discussion ouverte des normes de travail, et, tout récemment, < sensitivity training > (technique psychologique tendant à faciliter les relations humaines) ». voit j imi- j lies, | ;fa-1 ce1 ilaf (ni S oys | os- ! de ien wr- its, eut 10» !l»' 10- ;)>¦ Et l'article continuait: «Même lorsqu'elle ne prenait pas une structure formelle, la ( délégation d'autorité ) fut un des mots d'ordre des années 60.À côté de la concurrence, l'égalité des chances avait trouvé sa place dans la grande entreprise américaine.» et on en est arrivé au management par exceptions « .Les théoriciens ont beaucoup contribué à gonfler ce mythe.La satisfaction et la motivation s'accroissent, soutenaient-ils, d'autant plus que l'employé peut s'exprimer, qu'il est traité comme un être humain et non comme un rouage de la machine.Parfait tout cela — au moins en période de boom ».« Mais quand sonne l'heure de la défensive, la gestion participative tourne au mythe.Il est curieux de constater conclut un dirigeant d'entreprise, que les organisateurs de séminaires ont de plus en plus de plomb dans l'aile.C'est tout simplement que les grandes entreprises ont renoncé à envoyer leurs gens se faire recycler ou se faire motiver ».On pourrait se demander si ce phénomène qu'on pourrait qualifier d'actuel, même s'il n'est par normal, n'atteint pas directement les activités de l'Institut.Devant ces idées, il ne faut quand même pas prendre le « mors aux dents».L'avenir est peut-être rempli d'incertains, par contre l'avenir est également engageant, surtout au Québec où nous vivons actuellement une mutation nationale assez fantastique.De fait, l'avenir de l'Institut n'est nullement mis en cause.Ses objectifs sont toujours valables, si on continue à s'en tenir aux conclusions de Gérard Rivard, dans le court texte précédent.L'impact de la technique Depuis quelques années, les Caisses populaires subissent un assaut maintefois répété des forces techniques.Celles-ci proposent un renouveau qui amènera des changements permanents tant sur le plan technique que sur le plan humain dans les attitudes des employés du Mouvement des Caisses populaires à tous les échelons.En plus de l'orientation technologique que nous provoquons, il ne faudrait pas oublier le premier objectif de la Caisse populaire, laquelle est d'abord une coopérative d'épargne et de crédit.Quand on regarde de plus près les responsabilités socio-économiques qu'entraînent la formule coopérative, il n'en faut pas plus pour revenir avec les objectifs premiers de l'Institut coopératif Desjardins.En effet, il est encore temps de s'attarder sur ce qu'on est de façon à s'orienter plus précisément vers la satisfaction des besoins de nos trois millions de membres, par la collaboration effective de nos 1 7 000 administrateurs bénévoles.Pour le mieux-être de notre Mouvement, il ne faut pas s'attarder longtemps pour croire en la nécessité de l'Institut.Celui-ci est une réalité à exploiter qui peut nous permettre de mieux asservir la technologie à nos multiples besoins que sont ceux des Québécois.Pour ce faire, l'Institut est le lieu de rendez-vous par excellence des administrateurs, des cadres et des employés du Mouvement qui veulent repenser et ré-orienter leur action de tous les jours.C'est un endroit où on retrouve cette ambiance de fraîcheur d'esprit qui nous permet de cogiter les réformes structurelles et d'orientation du Mouvement.La coopération exige des efforts particuliers.Elle nous demande d'être plus que nous-même.La coopération est cette force humaine sur laquelle le Québec compte plus que jamais pour assurer le succès et l'avenir de nos concitoyens.L'Institut coopératif Desjardins se révèle comme étant l'endroit où se concentre la pensée québécoise dans quelques milliers d'individus qui devront rayonner chacun dans leur milieu pour le mieux-être individuel et communautaire des Québécois.La coopération est également ce phénomène qui amène les individus à s'interroger collectivement sur leur avenir.La coopération peut les aider à se surpasser, c'est-à-dire à s'entraider, de façon à obtenir un peu plus que les autres en travaillant ensemble un peu plus.Claude Moquin 23 Les Services pédagogiques Stages de perfectionnement en gestion des ressources humaines Ces stages sont organisés en collaboration avec MM.Gilles Auclair et Guy Archambault du Service de Recherche psychologique de Montréal.Ces stages permettent aux participants d'analyser leur philosophie personnelle de gestion des ressources humaines et d'étudier les répercussions de celles-ci dans le milieu de travail ; les stagiaires comparent entre eux leurs idées à ce sujet et confrontent leurs vues aux données des sciences humaines.Les personnes invitées à ces stages sont les cadres du Mouvement Desjardins par niveaux hiérarchiques successifs.Stages d'information sur le Mouvement Desjardins Stag Ces stages ont pour but d'informer les employés des institutions du Mouvement Desjardins sur la nature et les services de ces institutions.Les employés du Mouvement coopératif Desjardins sont invités suivant une liste de participants qui ^ est dressée en collaboration avec chacune des institutions du Mouvement Desjardins.IN Stages d'initiation à l'animation des groupes de travail Il s'agit de faire prendre connaissance aux participants de la nature et des exigences de l'animation et de l'animation sociale et les sensibiliser aux attitudes et aux instruments de base d'une animation rationnelle des groupes de travail, i ^ Toutes les personnes intéressées à améliorer le fonctionnement des groupes et leur méthode d'action collective sont invitées à participer à ce genre de stage.Stages d'initiation à la communication audio-visuelle Ces stages ont pour but de favoriser l'apprentissage des techniques audio-visuelles chez des personnes qui ont besoin de mieux informer et communiquer avec les individus et les groupes qui désirent se sensibiliser à la compréhension de la communication audio-visuelle.Ces stages s'adressent aux personnes qui ont à faire l'apprentissage de la communication audio-visuelle et plus particulièrement les personnes engagées dans l'éducation des adultes.Stages de clarification d'objectifs, de rôles, de tâches Aider un groupe à introduire plus de rationalité dans son action et à accéder ainsi à un plus haut degré d'efficacité au niveau de la réalisation de tâches collectives, en développant des méthodes d'analyse, de travail et d'évaluation des résultats, adaptées à ses besoins spécifiques.Les personnes qui peuvent participer à ces stages sont: tout groupe déjà constitué, désireux d'accroître sa performance au travail ; à titre d'exemples, ce stage peut s'adresser : à un Conseil d'administration, à une équipe de cadre, au personnel d'un service dans une institution, à un comité d'étude ou de travail, etc.Stages pratiques sur le terrain Ces stages ont pour but de favoriser l'acquisition de connaissances et d'habitudes dans le domaine de la coopération, de la gestion et de l'éducation des adultes au moyen de stages plus ou moins prolongés dans des entreprises ou organismes.Ces stages sont évalués périodiquement au cours de rencontres en résidence à l'Institut.Ces stages s'adressent aux cadres du Mouvement coopératif et des divers organismes sociaux, économiques et culturels du Québec.Stages sur le travail d'association Par un ensemble de discussions et de travaux pratiques, il s'agit de fournir l'occasion aux personnes qui œuvrent dans les associations de se fabriquer des instruments de travail adaptés à leur fonction.Stages de perfectionnement d'administrateurs Ces stages se composent de discussions et de travaux pratiques réalisés en groupes, ainsi que d'informations de spécialistes sur les aspects suivants : — relations administrateurs, gérants et membres; — efficacité administrative et services aux membres ; — les responsabilités de l'administrateur et la loi; — la tenue des réunions techniques et méthodes de participation ; — autres sujets adaptés aux besoins du groupe.Ces stages s'adressent à toute personne qui exerce une fonction au sein d'un Conseil d'administration d'une coopérative, particulièrement la coopérative au niveau local (cela inclut les membres de commissions ou de conseils dans certains types de coopératives).Information-Exposition L'I.C.D.offre aux organismes la possibilité de présenter des expositions d'informations sur des thèmes à portée éducative.Ces expositions d'informations se réalisent sous la supervision du Centre de documentation de l'Institut.Ce genre d'activités a pour objectif de fournir des thèmes de réflexion ou d'information aux stagiaires et visiteurs de l'Institut en proposant des messages dont la teneur traduit des préoccupationsd'ordre social, économique ou culturel.Il va sans dire que ce genre d'activités s'adresse à tout organisme désireux d'exprimer un message de portée éducative, notamment les institutions coopératives du Québec.La consultation L'Institut met à la disposition des organismes un service de consultation afin de les conseiller et de les assister dans leurs démarches d'organisation, de réalisation ou d'évaluation de leur action de formation.Ce genre d'activités pédagogiques a comme objectif d'aider à cerner plus étroitement un problème ou à identifier certains éléments de solution dans le domaine; de la définition des besoins, de la programmation d'activités de formation, et de l'évaluation d'activités au point de vue méthodologique.Ce service est offert à tous les organismes qui en font la demande, particulièrement ceux qui ont à mettre en place des programmes de formation.25 Services techniques L'Institut met à la disposition de sa clientèle un centre de documentation caractérisé par un contenu, un aménagement et un fonctionnement adapté aux besoins spécifiques de l'éducation permanente.Relevant de ce centre, des services techniques sont offerts.Comme prolongement à son action pédagogique, l'Institut coopératif Desjardins, par son Centre de documentation, offre des services se rapportant au domaine de l'audio-visuel et de l'imprimé proprement dit.Ces genres de services ont pour objectif de fournir des moyens concrets, aux groupes et aux personnes, de consulter ou se procurer un livre ou un texte, transcrire ou diffuser des rapports de groupes de travail, utiliser sur place des techniques modernes de communication, etc.Les services offerts se situent au niveau de : l'évaluation de livres; la production de tirés-à-part; la production de bibliographies sur l'animation, la coopération, l'éducation des adultes et l'audio-visuel; l'exposition et vente de livres; les conseils et les services se rapportant à la documentation d'audio-visuel.De plus, l'Institut peut voir à la location d'appareils audio-visuels: télévision à circuit fermé, magnétoscope, magnétophone, appareil à cassettes, appareil photographique Polaroid, projecteurs 35 et 16 mm, tourne disques, etc.Des colloques L'Institut cherche également à favoriser la réflexion d'un groupe de personnes autour d'un sujet important ou d'un problème de notre société qui touche particulièrement le Mouvement Desjardins; cette réflexion est orientée vers l'action.Les thèmes traités sont différents d'un colloque à l'autre et sont élaborés par des groupes de cadres du Mouvement Desjardins.Comme l'a souligné M.Gérard Barbin, directeur général de l'Institut, au cours de la dernière assemblée générale annuelle: «L'Institut coopératif Desjardins, et particulièrement les services pédagogiques, jouent un rôle au nom du Mouvement Desjardins.Cela à cause de la polyvalence des activités de N.C.D., ses relations avec des organismes variés et sa réputation au-delà des frontières du Québec ».Les stagiaires Du rapport annuel 1971 de l'Institut Coopératif Desjardins, H a été soutiré les précisions qui suivent sur /es activités de L'ICD.L'Institut Coopératif Desjardins a accueilli 5 074 stagiaires en 1970 au cours de 180 stages || d'une durée moyenne de 3.1 jours.Activités de type « Encadrement et Animation » Nous avons accueilli et encadré 500 visiteurs qui ont profité des services de l'Institut Coopératif Desjardins pour des périodes allant de quelques heures à plusieurs semaines.Sous cette rubrique, nous incluons tant l'accueil que nous avons fourni à certaines personnes désireuses de connaître nos méthodes pédagogiques ou de s'informer sur le mouvement coopératif i j que l'encadrement que nous avons accordé à des stagiaires étrangers en stage pratique à L'Institut ' Coopératif Desjardins ou dans les organismes externes.Autres activités Au domaine des activités relatives aux pays en voie de développement, nous avons réalisé entre autres un stage pour cinq cadres Tunisiens et nous avons été associés avec les gouvernements fédéral et provincial à la sélection et à la préparation de coopérants québécois qui viennent de commencer leur service en Afrique.Nous avons de plus, en collaboration avec la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, organisé une tournée en Haute-Volta pro et au Cameroun, en Afrique.Ce voyage s'inscrivait dans la continuité d'une recherche entreprise par Au L'ICD en vue de développer les activités du Mouvement Desjardins en Afrique francophone ^ et en Amérique latine.— Publications spéciales À la suite du Séminaire d'été 1969, deux leurç ouvrages ont été préparés par des organismes 'le intéressés à l'éducation des adultes.L'Institut 'le Canadien d'Éducation des Adultes s'est vu con- 'le fier la tâche de faire l'évaluation du Séminaire d'été et le Service d'Éducation Permanente de % l'Université de Montréal a eu la responsabilité de lion préparer un ouvrage méthodologique devant faire la collection des travaux du Séminaire d'été. W'V V.*- L V - À N.C.D., on trouve des salons où on peut discuter en petits groupes.Projets Au cours de 1971, en plus de poursuivre la réalisation des différents types d'activités réalisées en 1970, nous parachèverons les projets amorcés depuis un certain temps, soit: — Les colloques.— Les stages de perfectionnement d'administrateurs.— Les stages sur le travail d'association.— Le travail avec des formateùrs-associés.— Les expositions-informations.L'Institut Coopératif Desjardins a, selon ses objectifs, toujours tenté de favoriser la fréquentation de ses stages à des personnes qui n'en avaient pas les moyens financiers mais qui possédaient quand même la compétence et l'intérêt nécessaires pour ce faire.Notre action en cette matière a constamment été limitée par nos faibles moyens financiers.Cependant, grâce à une aide récente de la Fondation Girardin, nous avons pu accroître cette forme d'aide récemment et, dans l'avenir, nous voulons en faire profiter davantage les personnes engagées dans le Mouvement Desjardins et celles qui, du dehors, sont en relation avec lui.De façon concrète, nous voulons, avec l'appui et la recommandation des Caisses populaires, entre autres, favoriser l'utilisation de L'ICD par des personnes qui y amélioreront leurs techniques de travail dans des tâches communautaires à réaliser dans le milieu en collaboration avec les Caisses.27 Opinions des membres L'Institut coopératif Desjardins a été cherché l'opinion des Québécois On veut des services de qualités, surtout en formation; le prix, les problèmes de structures ne doivent pas être des empêchements majeurs à nous les fournir.Nous sommes portés vers les moyens d'action nouveaux, particulièrement dans le domaine de la formation.¦ ¦ ¦ Les Caisses importantes doivent aider les petites à recevoir de la formation par le moyen d'un fonds consolidé.C'est une forme de coopération active.¦ ¦ ¦ .difficile de se déplacer pour recevoir de la formation .réunir des gens dans une même salle ce n'est plus le seul moyen de former.Qu'on utilise des équipes volantes de formateurs, des moyens de communication comme la télévision, les enregistrements variés, etc.; qu'on innove selon les besoins.¦ ¦ ¦ En plus donner de l'enseignement technique sans cesse renouvelé, il faut former à l'esprit coopératif, aux problèmes sociaux, aux nouveaux modes de coopération, il faut renseigner tous les gens de l'intérieur sur leur Mouvement.¦ ¦ ¦ Pour ce qui est des administrateurs, plusieurs Caisses devraient se réunir et envoyer en stage les meilleurs d'entre eux, pédagogiquement parlant.Ceux-ci transmettraient leur «science» aux autres administrateurs au retour dans leur milieu.Cela veut dire qu'à ces « administrateurs-pédagogues» quelques moyens simples de transmission de connaissances seraient enseignés au bon moment.Les administrateurs veulent être plus actifs dans les Caisses populaires dans les autres organismes coopératifs et dans le milieu ; ils veulent être formés pour ce faire et on s'attend que les gérants soient sensibilisés aux attitudes propices à cette action.¦ ¦ ¦ Nombreuses personnes éveillées et intéressées à se développer selon la formule coopérative demandent des cadres, une atmosphère et des conditions pour travailler ensemble dans les réunions.Tous doivent être atteints par la formation; tant les nouveaux que les anciens.En relation avec la réalité, il faut accorder beaucoup d'attention aux jeunes et aux femmes (épouses d'employés de coopérative ou autres) : non pas uniquement pour leur permettre d'assurer la relève mais pour favoriser leur action immédiate.¦ ¦ ¦ On s'attend à ce que MCD soit capable dans le sens vrai du Mouvement Desjardins à aller plus loin que ce que nous avons exprimé.C'est là que doivent s'interpréter de façon professionnelle les idées vaguement émises par les divers membres du Mouvement Desjardins.C'est affaire de spécialiste en pédagogie et en organisation maintenant.On veut des services de qualité.¦ ¦ ¦ Nous sommes portés vers les moyens d'action nouveaux.Nous sentons les problèmes du mouvement coopératif du Québec.¦ ¦ ¦ Nous avons assez parlé. L'ASSOCIATION COOPÉRATIVE DESJARDINS {{L'Association coopérative Desjardins, dont les Caisses populaires sont copropriétaires, a été juridiquement constituée le 16 juillet 1963 pour leur permettre d'acquérir La Sauvegarde en achetant les actions de La Société de gestion d'Aubigny qui détenait le contrôle des actions de La Sauvegarde.« L'Association coopérative Desjardins fait donc le Hen des Caisses populaires Desjardins avec La Sauvegarde, La Sécurité et La Société de fiducie du Québec.Les Caisses populaires ont un Hen direct de propriété avec La Société d'Assurance des Caisses populaires et L'Assurance-Vie Desjardins puisqu'elles ont souscrit et payé le capital de garantie de l'une et l'autre institution conformément aux lois spéciales qui régissent ces institutions.Les Caisses populaires ont également un Hen direct de propriété avec L'Institut coopératif Desjardins, qui est une association coopérative dont le capital social est partagé entre les Caisses populaires et les institutions qui se rattachent aux Caisses populaires, et qui forment avec les Caisses populaires le Mouvement Desjardins.« L'Association coopérative Desjardins, dont les membres sont les Caisses populaires et les institutions qui s'y rattachent, a donc pour but de faire des investissements non spéculatifs.Elle a ainsi permis à notre mouvement de se développer considérablement et d'exercer une plus grande influence bienfaisante en prenant la direction de certaines institutions et entreprises qui contribuent à notre expansion économique.Cet actif puissant qui demeurera à jamais la propriété commune des nôtres et qui ne pourra que les aider sur le plan économique et social ».M.Cyrille Vaillancourt ACTIF $11,500,000 wsmm A.-Hervé Hébert, directeur général.le conseil d'administration Président: Émile Girardin (Montréal) Vice-président : J.-Roland Bellemare (Louiseville) Secrétaire: Gilles de Billy (Québec) Directeur général : A.-Hervé Hébert (Lévis) Fidèle-A.Belliveau (Sherbrooke), Maurice Bergeron (Montréal), Georges-A.Bouchard (Rimouski), Jacques Bouchard (Longueuil), Alexandre-A.Campbell (La Providence), Charles Cimon (Québec), J.-A.Dion (Québec), Olivier Gagnon (Cap Chat), Jean-Paul Labelle (Hull), Gérard Leblanc (Amos), Armand Piette (Berthierville), Marcel Tremblay (Chicoutimi).29 Le rapport financier L’Association Coopérative Desjardins est la propriété des Caisses populaires et des institutions qui leur sont rattachées.Elle fut constituée en 1963, en vertu de la loi des associations coopératives, dans le but de faire, dans l'intérêt de ses membres, des investissements non spéculatifs.Son rôle est donc d'agir comme société de gestion afin de permettre aux Caisses populaires de participer directement au financement et à la direction d'entreprises.Le montant total qui lui a été versé par ses membres, soit en capital social, soit en obliga-membres, soit en capital social, soit en obligations, s'élevait au 31 décembre 1970 à $11 205 085.Aujourd'hui, l'Association Coopérative Desjardins possède directement, au nom des Caisses populaires, la totalité des actions de la Société de Gestion d'Aubigny Inc., de La Sécurité, Compagnie d'Assurances générales du Canada et de la Société de Fiducie du Québec.Par l'entremise de la Société de Gestion d'Aubigny Inc., la majorité des actions de La Sauvegarde lui appartiennent également.Les états financiers des filiales de l'Association Coopérative Desjardins onttémoigné d'une grande vitalité en 1970 et l'on se doit de souligner la qualité de leur administration, gage de la solidité de l'Association, ainsi que la valeur du rôle qu'elles sont appelées à jouer au sein du Mouvement Coopératif Desjardins.s : ! »,.**.¦* • r V Un membre de l'assistance posant une question à M.Hervé Hébert, directeur général de l'Association coopérative Desjardins.m a.7 i -, On reconnaît, M M.Hervé Hébert, Émile Girardin et Gilles de Billy, respectivement directeur général, président et secrétaire de l'Association coopérative Desjardins. secteur de l'assurance générale SECTEUR ASSURANCES GÉNÉRALES LES INSTITUTIONS ACTIF VOLUME- PRIMES CAPITAL ET SURPLUS PLACEMENTS La Société d'Assurance des Caisses Populaires $ 25,100,000 $ 28,000,000 $ 4,600,000 $ 1 5,900,000 La Sécurité, Compagnie d'Assurances Générales du Canada $ 14,200,000 $ 14,000,000 $ 1,600,000 $ 7,200,000 Total $ 39,300,000 $ 42,000,000 $ 6,200,000 $ 23,100,000 Au sein du Mouvement Desjardins, nous retrouvons actuellement deux sociétés d'assurance générale, l'une dont le fonds de réserve a été souscrit directement par les Caisses populaires Desjardins, à savoir La Société d'Assurance des Caisses populaires, la seconde soit La Sécurité Compagnie d'Assurances Générales du Canada, propriété de l'Association Coopérative Desjardins, cette dernière appartenant aux Caisses populaires.Nous avons d'ailleurs consacré un chapitre à l'Association Coopérative Desjardins et à son rôle dans le Mouvement Desjardins.La question de protection des épargnes des membres des Caisses populaires a toujours été un sujet de préoccupation constante, c'est d'ailleurs ce qui a incité les dirigeants de la Fédération des Caisses populaires Desjardins et les gérants de la région de Québec de mettre sur pied une société d'assurance incendie.En 1944, après de laborieuses négociations avec le Gouvernement de l'époque, ces personnes fondaient La Société d'Assurance des Caisses populaires et ce dans le but non seulement de couvrir contre l'incendie les biens des Caisses populaires mais surtout les bâtiments propriété des sociétaires de Caisses populaires.Par la suite, soucieuse d'offrir plus de services tant aux Caisses populaires qu'à leur sociétaires, La Société d'Assurance des Caisses populaires mettait à la disposition des sociétaires de Caisses et de la population québécoise, en plus des contrats d'assurance incendie, ceux d'automobile, responsabilité civile, patronale, vol et autres; en somme une gamme de contrats en vue de protéger les biens des personnes précédemment mentionnées.La Société d'Assurance des Caisses populaires a également vu à la protection des argent et valeurs des Caisses populaires en plaçant à leur disposition ces contrats de Garantie Globale qui prévoient à indemniser les Caisses populaires de toute perte résultant de vols de toutes natures; contrat qui s'est avéré d'une importance vitale pour les Caisses populaires, les conditions et conventions de ce contrat sont d'ailleurs traitées plus en détail dans ce présent numéro de la Revue Desjardins.La Société d'Assurance des Caisses populaires a connu un essor rapide et considérable, le rapport financier commenté plus loin l'atteste d'ailleurs.Malgré que le Mouvement Desjardins possédait sa société d'assurance générale, considérant l'essor toujours croissant de notre Mouvement, ce dernier, dans le but non seulement de rendre plus de services et de prendre une expansion plus grande, décidait de se porter acquéreur de La Sécurité Compagnie d'Assurances Générales du Canada, laquelle compagnie détenant une charte fédérale opérait dans toutes les provinces du Canada, et souscrit la gamme quasi complète d'assurance générale et tout spécialement certains contrats dont peu d'assureurs souscrivent à savoir cautionnements de toutes natures — entre autres de contracteurs, responsabilité professionnelle et nombre d'autres.Comme Monsieur Vaillancourt l'a déjà écrit: « Grâce à l'acquisition de La Sécurité Compagnie d’Assurances Générales du Canada, le Mouvement Desjardins s'est trouvé en mesure de faire des opérations profitables d'assurance dans toutes les provinces canadiennes et d'aider des entreprises coopératives à travers tout le Canada ».— C.M.31 O LA SOCIÉTÉ D'ASSURANCE DES CAISSES POPULAIRES >- vy -HiliMtii .« Vvl".MU p-.— -'^r^rr-; 3PSIE afe^gaag».-^ EkÊmL&'^.rüh Voici le nouvel immeuble de la Société d'Assurance des Caisses populaires qui sera inauguré très prochainement.« La Société d assurance des Caisses populaires émit son premier contrat d'assurance-incendie en avril 1945.« La Société d'Assurance des Caisses populaires n'a pas été organisée en vertu de la loi des Syndicats coopératifs de Québec ou de la loi des compagnies; elle est régie par la loi des Sociétés d'assurance mutuelle de la province de Québec.« Une loi spéciale a été votée permettant aux Caisses populaires de souscrire le capital de cette Société d assurance sans pour cela risquer nullement l'avenir des Caisses, puisque cette loi autorisait et autorise les Caisses populaires à souscrire jusqu'à 20% de leur avoir-propre.«.La Société d Assurance des Caisses populaires a été le premier rejeton des Caisses populaires.«Au sujet du contrat d assurance garantie globale, rappelons qu'avant !' organisation de La Société d Assurance des Caisses populaires, les Caisses étaient assurées dans des compagnies étrangères contre le vol à main armée et contre le vol avec effraction, et une autre police d'assurance les protégeait contre les détournements de fonds, c est-à-dire contre le vol éventuel par des employés ; enfin, une troisième police d assurance les protégeait contre le vol qui pouvait être perpétré dans le transport des effets de la Caisse.H faut préciser que les Caisses populaires avaient beaucoup de difficulté à se faire assurer contre les vols à main armée et avec effraction ; c était aussi le même problème pour !' assurance protégeant le transport des effets des Caisses locales aux Caisses régionales.Nous voulions grouper ces risques dans une seule police et assurer dans un seul contrat la sécurité à toutes nos Caisses populaires, qu'elles soient situées dans les grandes villes, dans des édifices bien protégés, ou qu elles opèrent dans des villages ou petites localités, en Abitibi, sur la Côte-Nord, aux îles-de-la-Madeleine.Rappelons-nous que si nous n assurions pas la sécurité aux déposants dans toutes les Caisses populaires de la province, petites Caisses ou Caisses plus considérables, nous risquerions de détruire la confiance des gens envers les Caisses populaires, et nous savons bien que sans cette confiance populaire // serait inutile de vouloir développer le mouvement des Caisses populaires.» M.Cyrille Vaillancourt Citations de M.Adrien Bernard Président de la Société d'Assurance des Caisses populaires Le conseil d'administration Président dü conseil d'administration: Adrien Bernard (Maria) 1er vice-président : J.Gaudiose Hamelin (Montréal) 2e vice-président: Robert Durant (Trois-Rivières) Secrétaire : Jean-Marie Gagnon (Lévis) François Adam (Lévis), Victor Falardeau (Hull), Henri Labrie (Rimouski), Normand Lemire (Joliette), Roger Paquet (Québec), Armand Parent (Métabetchouan), Maurice Perreault (Amos), Lucien Pilon (Saint-Hyacinthe), Gérard Rivard (Nicolet), RoméoThisdèle (Magog), Réal Brossard (Montréal).La régie interne Président et directeur général : François Adam Directeur général adjoint: Pierre Bornais Trésorier : Robert Limoges Directeur du service des agences: Fernand Patry Directeur du service de l'assurance-incendie : Laval Chartré Directeur du service des assurances diverses: Léon Aubin Directeur du service de l'assurance-automobile : Raymond Brouillé Directeur du service des sinistres: Judes Hamel Directeur du personnel : André-E.Deschênes Directeur du service de sécurité et de prévention : Roger Lemire Directeur du service de l'informatique : Robert Alain Directeur de la succursale de Montréal : Gilles Fortier // semble bien que demain, pour les organismes qui voudront trouver support dans le peuple, il sera exigé que leur principale préoccupation soit tournée vers !'humain; qu'ils acceptent de mettre véritablement le capital au service de l'homme.N'est-ce pas là l'objet fondamental de la contestation actuelle qui s'amplifie de jour en jour?¦ ¦ ¦ // semble bien que, particulièrement chez nous, au Québec, la jeune population, dans sa recherche d'avenir s'oriente de plus en plus vers la coopération, mais la vraie: non celle qui se proclame, mais celle qui agit; non celle dont l'action est surtout motivée par le profit, mais celle dont le mieux-être de tous réalisé par une plus juste répartition des biens est le motif d'action.Ce choix semble tellement sérieux et basé sur une réflexion si profonde que la contestation n'épargne pas les mouvements coopératifs actuels qu'on dit « embourgeoisés », signifiant par là que leurs préoccupations sont plus tournées vers la classe aisée, négligeant le gagne-petit ; qu'ils sont surtout capitalistes recherchant le profit.Comme conséquence, on voit naître, en marge du mouvement coopératif actuel, certaines semences coopératives authentiques qui peuvent, si nous ne comprenons pas !'avertissement ou que nous n'y conformons pas notre action, prendre, au cours de la prochaine décade, la place que nous n'aurons pas occupée et nous repousser de celle que nous tenons.¦ ¦ ¦ Dans notre monde en ébullition nous ne retrouverons peut-être jamais, du moins pas dans un avenir prochain, le calme plat des années d'après-guerre où dans l'abondance et la sérénité, avec des formules toutes faites, nous avons pu bâtir dans la quiétude d'un certain immobilisme.La fin des années '60 a commencé de secouer notre société.Ces secousses semble-t-il, feront désormais partie intégrante de celle-ci.Les institutions devront, ou plutôt doivent déjà admettre que le changement constant sera dorénavant «mode de vie ».¦ ¦ ¦ La Société d'Assurance des Caisses populaires a réussi, dans la courte période de son existence, à structurer et consolider une situation financière enviable.Ne doit-elle, pas aujourd'hui, tout en assurant son efficacité financière et en dépit des 33 contraintes que lui impose le commerce spécialisé quelle opère, redéfinir ses propres objectifs et réorienter son action de façon à rejoindre plus efficacement le grand objectif de la vraie COOPÉRATION, formule modérée qui valorise T Homme ; formule qui tient le juste milieu entre le capitalisme intégra! qui l'abrutit et le socialisme totalitaire qui le dépersonnaüse.« Le Capital au service de T Homme » devra se réaliser pleinement si on veut répondre à la vocation que nous ont léguée nos fondateurs, conserver, en certains milieux reconquérir, la confiance qu'on a mise en nous, justifier notre propre existence comme institution.Les années ‘70 imposent déjà ces exigences à notre Mouvement.Les administrateurs responsables doivent en être conscients.Le Mouvement Desjardins doit s'unir dans une action commune où toutes ses institutions ; Caisses populaires, Unions régionales, Fédération et Sociétés ou Corporations joindront leur volonté et leurs énergies dans une recherche permanente, véritable et profonde des aspirations et des besoins de la masse des salariés moyens, des gagne-petits, des pauvres, des déshérités, et de l'utilisation rationnelle et efficace de ses capitaux au soulagement de leur misère, à !'amélioration de ieur sort.«/4 l'avenir, nous aurons à attirer et motiver les gens qui sont aussi souples que les événements et qui ne sont pas enfermés dans une discipline particulière, dans une façon particulière de pensée ou dans une conclusion particulière définitive.Les organismes à succès de demain seront ceux constitués de gens qui verront le changement comme un mode de vie dynamique, provocateur de pensée et de création ».« Living with Change in the Seventies » Extrait de Business Horizons, août 1970.Le rapport financier Le 26e rapport annuel de La Société d'Assu-rance des Caisses populaires reflète un accroissement appréciable sur le précédent ; il est d'ailleurs l'un des meilleurs qui aient été soumis et ce en dépit d'une concurrence de plus en plus vive.Au chapitre des revenus, son volume de primes brutes a connu une augmentation de 23.37%, pour atteindre la somme de $28 000 578.Tenant compte des primes rétrocédées par voie de réassurance, les primes nettes souscrites totalisent $18 327 607., ce qui représente 26.29% de plus que l'année 1969.Si on ajoute aux revenus précédemment mentionnés ceux en provenance du portefeuille-titres au montant de $1 107 052, le total des revenus pour son dernier exercice financier s'élève à $19 434 658.Au chapitre des dépenses, les réclamations nettes payées et encourues se sont élevées à la somme de $9 580115, ce qui représente un coefficient de 58.95% sur la prime nette gagnée, permettant ainsi de réaliser pour l'année concernée un profit d'opérations.La réserve pour primes non acquises, en raison de l'accroisse-mentdu volume-primes,s'estaccru de $2 076 279, soit 11.33% du total des dépenses à la prime nette souscrite.Les commissions et dépenses d'administration se sont élevées à $6 220 942, ces dernières subissant toutefois une légère diminution en pourcentage par rapport au volume-primes souscrit.L'ensemble de ses opérations lui ont fait réaliser des bénéfices avant impôt de l'ordre de $1 110 855 de laquelle somme il a fallu déduire des ajustements pour impôt des années antérieures, la provision pour impôt sur les profits pour la présente année, ainsi qu'une réserve pour fluctuation de la valeur des placements, laissant un profit net de $293 882.Le capital et le surplus de La Société d'Assurance des Caisses populaires s'élèvent maintenant à $4 557 976.L'actif, constitué en grande partie de titres en portefeuille et espèces en dépôt est passé de $22 275 957, qu'il était en 1969, pour atteindre la somme de $25 144 981, en 1970, soit une augmentation de 12.88%.Au passif, parmi les montants importants, nous retrouvons les provisions pour sinistres en voie de règlement et frais d'expertises au montant de $7 930 342, ainsi que la réserve pour primes non acquises de l'ordre de $10 272 024, réserve qui augmente d'autant la sécurité envers ses assurés et les Caisses populaires.Il est indéniable que l'exercice financier arrêté au 31 décembre 1970 a permis à La Société d’Assurance des Caisses populaires non seulement de consolider et améliorer sa situation financière mais d'augmenter sensiblement son volume d'affaires tout en obtenant un profit raisonnable.Genres d'assurances générales Incendie L'assurance incendie a pour but de dédommager de la perte de biens matériels par le feu, la foudre, la fumée, l'ouragan, etc.et de protéger l'investissement des capitaux, en particulier dans l'industrie et le commerce.Elle préserve de la ruine les individus qui ont eu la prudence de protéger, par un contrat d'assurance, leurs biens meubles ou immeubles souvent amassés à coup d'économies et de sacrifices.Elle offre une garantie qui facilite le crédit.Risques multiples Cette forme d'assurance permet d'ajouter à ceux déjà couverts par l'assurance incendie, plusieurs risques additionnels dont le vol, le bris, etc.Cette catégorie comprend les assurances : propriétaires-occupant, multiples de locataires, maître de maison, celles dites «assurances flottantes» sur biens, objets et effets personnels, mobilier de commerce et de bureau, équipement, marchandises.Elle accorde à l'assuré une protection plus complète.Assurance chaudières Protège l’assuré lorsqu'il y a explosion de bouilloires et de certaines machines ou équipement en service ou prêt à mettre en service, qui causent des dommages aux biens meubles et immeubles ou des blessures à autrui.Responsabilité patronale Un employé peut toujours se blesser dans l'exercice de ses fonction, quelle que soit la nature de son emploi.L'employeur sera bien avisé de protéger sa responsabilité et prévoir le paiement d'indemnités à son employé blessé, par une assurance de responsabilité patronale.Responsabilité personnelle Cette assurance protège la responsabilité d'un assuré et celle de tous les membres de sa famille, à la suite de dommages ou blessures à autrui ou aux domestiques, découlant des gestes personnels, ou des lieux et locaux résidentiels de l'assuré.Vol Cette assurance est disponible sous plusieurs formes pour couvrir la perte possible des biens personnels, d'argent, de valeurs, de bijoux, de fourrures, de marchandises ou de biens mobiliers.Cette protection peut s'intégrer à une police combinée résidentielle ou à une police combinée commerciale.Responsabilité civile Un accident survenant sur les lieux ou dans les locaux d'un commerce, ou encore découlant des opérations de ce commerce, peut entraîner des difficultés financières sérieuses, si l'on n'est pas adéquatement protégé par une assurance de responsabilité civile.Automobile Par son contrat d'assurance responsabilité automobile, la Société est présente sur les routes en contribuant à la sécurité du public et en augmentant le plaisir des voyages de près de 50 000 de ses assurés.Garantie globale Couvre les Caisses populaires pour tout acte malhonnête commis par l'un quelconque de ses employés, cambriolage, vol à main armée ou par effraction, faux ou altération, envoie par messagerie, camions blindés ou courrier recommandé.35 36 Une nouvelle police de GARANTIE GLOBALE pour les Caisses populaires Desjardins Depuis sa fondation, la Société d'Assurance des Caisses populaires protège les Caisses populaires contre les conséquences souvent désastreuses d'un vol, d'une fraude ou de tout autre sinistre.Dans le domaine de la protection aux Caisses populaires accordée par son contrat de garantie globale, ses réalisations sont fort connues.Les Caisses populaires n'ont cessé de progresser.Lors de la fondation de la S.A.C.P., leur actif était d'environ $192 000 000.Actuellement, cet actif dépasse les 2 milliards trois cent millions.Si en 1945, on ne comptait que 8 Caisses dont l'actif excédait $1 000 000, de nos jours, il en existe plus de 575.Les normes d'assurance recommandées à l'époque, face à la progression précédemment mentionnée, ne correspondent certes plus aux besoins actuels.C'est d'ailleurs ce qui a motivé les nouvelles modifications présentement préconisées.Un nombre imposant de Caisses populaires exigent des protections additionnelles pour répondre à leurs besoins croissants.Pour l'examen des besoins des Caisses populaires et les modifications à apporter à ce contrat de garantie globale, le conseil d'administration de la S.A.C.P.a constitué un comité de quatre membres, composé de: monsieur André Morin, directeur du Service de la recherche à la Fédération des Caisses populaires, et de trois officiers de la S.A.C.P.monsieur Robert Alain, directeur de l'Informatique, monsieur Roger Lemire, directeur du Service de Sécurité et de Prévention et de monsieur Léon Aubin, directeur du Service des Assurances Diverses.À l'aide de statistiques, d'évaluation scientifique et besoins d'assurance pour chaque Caisse populaire, ce comité a suggéré un certain nombre de modifications, dont les trois principales se rapportent à la nature de l'entente de l'assurance, au montant d'assurance et la prime exigible.Un contrat plus libéral LA PREMIÈRE MODIFICATION: Ce contrat offre une couverture plus étendue.Ainsi, aux chapitres « B et C », couvrant les pertes d'argent et valeurs à la suite d'un vol à l'intérieur et à l'extérieur des locaux, la disparition inexplicable est ajoutée.De plus le chapitre « C », en plus de couvrir les pertes contre les vols à l'extérieur des locaux, couvrira désormais les pertes lors d'expédition par courrier recommandé.Au chapitre « D » couvrant les pertes par faux, certaines restrictions n'existeront plus.En conséquence de quoi la Caisse sera indemnisée à la suite d'une réclamation pour faux tiré sur le compte d'un sociétaire ou à l'ordre d'un sociétaire, membre à la Caisse populaire depuis 90 jours, et ce, sans égard au montant apparaissant à son compte.Il est toutefois à propos de signaler que l'indemnité payée n'excédera pas 75% du montant de la perte en excédent du déductible.Si l'on s'en rapporte à l'expérience vécue dans d'autres institutions financières, il s'avère que la politique des Caisses populaires de ne transiger qu'avec ses membres, ne peut qu'améliorer cette expérience découlant des réclamations pour faux Toujours consciente de protéger adéquatement les Caisses populaires, une nouvelle protection sera ajoutée au contrat en vertu du chapitre « E », à savoir que l'on couvrira la responsabilité légale de la Caisse populaire découlant de la location de coffrets de sûreté.Cette protection répond à un besoin.En louant des coffrets de sûreté à leurs membres, la Caisse populaire n'est pas exempte de poursuites légales ou même d'une responsabilité imposée par la loi à la suite de la disparition possible du contenu des coffrets de sûreté.Par cette assurance, la S.A.C.P.verra à défendre la Caisse à la suite d'une réclamation si elles est poursuivie en justice, ou paiera la perte S! lis ÎX * i »[ I 1 ! !( ij I xté- | est ! ipe' Du i la ma-we lisse lau sses jtes- | (il ntl a si sa responsabilité légale est engagée.Il est bien entendu que cette protection n'est accordée qu'aux Caisses populaires dont les coffrets de sûreté sont gardés dans une chambre forte acceptée par l'assureur.Une protection taillée sur mesure LA SECONDE MODIFICATION : Une assurance répondant spécifiquement aux besoins.Autrefois, le montant d'assurance était basé sur l'actif et déterminé par une cédule de montant d'assurance préparée à cette fin.L'on se rendit bien compte que sous cette formule, l'assurance contre les détournements était insuffisante si l'on s'en tient aux tendances actuelles et à l'expérience des réclamations dans les institutions financières analogues.De plus, l’assurance accordée au chapitre fidélité sous l'ancienne formule était bien en deçà du montant qu'aurait souhaité le Ministère des Institutions financières et coopératives pour les Caisses populaires.Pour ces raisons, il fut convenu que dorénavant chacune des Caisses populaires, en vertu du chapitre «A» de la garantie globale, serait protégée contre les détournements de fonds pour un montant de $200 000.En ce qui a trait à la couverture contre les vols, des recherches intensives démontrèrent que sous l'ancienne formule, les Caisses populaires dont l'actif est inférieur à $1 000 000 étaient assurées pour un montant supérieur à leurs besoins, et celles dont l'actif est au-delà de $1 000 000 étaient insuffisamment assurées.Dorénavant, le montant d'assurance requis sera basé sur l'encaisse monétaire maximum au lieu d'être déterminé par une cédule de montants qui variaient selon l'actif.L'étude des statistiques révéla que l'encaisse en billets de banque et en monnaies, variait beaucoup d'une Caisse populaire à l'autre, même si ces Caisses avaient des actifs semblables.La façon d'avoir une protection d'assurance adéquate était de relier ce montant de protection à l'encaisse monétaire conservée par chaque Caisse populaire.On décida qu'à l'avenir le montant d‘assurance contre le vol et les faux serait relié à la formule de base suivante: la moyenne annuelle des encaisses monétaires maximums mensuelles augmentée de 15%.Ce 15% additionnel tient compte de l'augmentation normale de l'encaisse au cours de l'année.Le montant d'assurance obtenu par la formule de base assure une protection adéquate contre le vol à l'extérieur des locaux (chapitre C) et les faux (chapitre D), mais dans le cas du vol à l'intérieur des locaux (chapitre B), il faut prévoir une protection additionnelle.L'expérience ayant démontré que les vols surviennent généralement au moment où la Caisse populaire possède la plus forte encaisse, la formule pour déterminer le montant d'assurance se base sur la moyenne des encaisses maximums.De plus, le montant d'encaisse déclaré à la fermeture peut être inférieur au maximum atteint à un moment de la journée et en vue d'obtenir une assurance devant répondre à des besoins particuliers, une seconde formule calcule le supplément d'assurance requis de la façon suivante: l'écart entre le montant de base obtenu et la plus grande encaisse de l'année plus 50%.Les chèques sont couverts pour le double du montant d'assurance obtenu.Le chapitre « B » comporte néanmoins un minimum d'assurance de $5 000.Au chapitre « E » un montant de $500 000 est prévu pour protéger la responsabilité légale de la Caisse populaire découlant de la location de coffrets de sûreté.Une prime mieux adaptée aux risques de perte LA TROISIÈME MODIFICATION porte sur les primes demandées.Au chapitre «A» fidélité, le nombre d'employés est le critère de calcul de la prime exigible.Il est reconnu en assurance fidélité que les risques de détournements ne croissent pas proportionnellement à l'augmentation du nombre d'employés dans une institution donnée.Suivant ce principe, l'on demande une prime plus élevée pour les 5 premiers employés, parce que leur responsabilité est plus grande.La prime par employé sera réduite du 6e au 10e employé et sera réduite à nouveau pour tout employé additionnel.C'est ainsi que pour cette assurance, l'on demandera une prime de $27.00 par empJoyé pour les 5 premiers employés, $9.00 par employé pour les 5 suivants et $6.00 par employé pour le onzième employé et tous les suivants.Une prime de $2.25 sera demandée pour chacun des surnuméraires engagés, quelle que soit la durée de leur stage à la Caisse populaire.La prime exigible pour la protection contre les vols, est basée sur les risques assumés par l’Assureur et vise à motiver la Caisse populaire vers l'obtention d'un maximum de sécurité, dépendant de ses besoins.C'est le principe de la Caisse idéale.Une Caisse populaire importante n'attire pas le même type de voleur qu'une petite Caisse, l'enjeu n'étant pas le même.Conscients des méthodes de travail des voleurs les membres du comité divisèrent les Caisses populaires en catégories selon le risque qu'elles représentent et leur assignèrent un équipement de sécurité susceptible de contrecarrer l'action des types de voleurs qu'elles attirent.Catégories de Caisses populaires CATÉGORIE ACTIF LA CAISSE IDÉALE 1 2 3 4 5 $100 000 et moins La Caisse idéale doit posséder un coffre-fort renfermant un coffret construit d'alliage approuvé, dont la porte est munie d'un chronomètre et d'une serrure à retardement.Entre $100 00 et $300 000 Entre $300 000 et $800 000 Entre $800 000 et $2 millions Plus de $2 millions En plus de ce qui précède, la Caisse idéale de cette catégorie utilisera pour chaque caissier un tiroir-caisse avec serrure à retardement.En plus de ce qui précède, la Caisse idéale ajoutera à son équipement un système d'alarme contre le cambriolage approuvé par la S.A.C.P.Un coffret construit d'alliage approuvé, dont la porte est munie d'un chronomètre et d'une serrure à retardement — un tiroir-caisse avec serrure à retardement — un système d'alarme approuvé par la SACP contre le cambriolage — une chambre forte avec porte approuvée et munie d'un chronomètre, constituent l'équipement de sécurité requis pour les Caisses populaires de cette catégorie.La Caisse idéale de cette catégorie, utilisera tout l'équipement décrit précédemment et, au lieu de tiroirs-caisses, possédera un comptoir blindé avec verre antiballes ou son équivalent, la présence en permanence d'un gardien armé dans une guérite.Au sein de chaque catégorie, toute Caisse populaire, quelle que soit son importance au point de vue actif, devient idéale si elle possède tous les éléments d'un système de sécurité adapté à ses besoins.Dans ce cas, elle ne paie qu'un taux de prime minimum.Si son équipement est inférieur à celui suggéré pour sa catégorie, ou si elle n'en possède pas, on ajoute au taux minimum, un montant représentant le risque encouru.Aux chapitres B, C, et D, le taux de prime est croissant.À chaque catégorie de Caisses correspond un système de protection adéquat.Si une Caisse possède tous les éléments du système, elle devient Caisse idéale et bénéficie d'un taux La politique d'inciter les Caisses populaires à se doter d'un système de sécurité bâti sur plusieurs éléments, est une technique qui vise à rendre de plus en plus difficile l'action d'un malfaiteur, en offrant plusieurs obstacles contre les cambriolages.Après plusieurs mésaventures, le cambrioleur se rendra compte par lui-même des difficultés grandissantes qui l'attendent s'il veut perpétrer un cambriolage.Pour le vol à l'intérieur des locaux, le taux demandé à toute Caisse populaire répondant aux normes de sécurité pour être comprise dans la catégorie des Caisses dites idéales, est de $0.20 pour chaque $100.00 d'assurance.38 minimum. Au chapitre C, soit le vol à l'extérieur, des locaux, toutes les Caisses populaires sont placées sur un même pied.Elles doivent utiliser les services de camions blindés pobr être idéales sur le plan sécurité et bénéficier d'un taux minimum de 0.10.Les Caisses populaires qui n'utiliseront pas l'équipement de sécurité approprié à leurs besoins verront leur taux augmenté suivant le risque en- couru.Ainsi, l'absence de tiroirs-caisses à réserve munis d'une serrure à retardement se traduit par une augmentation du taux de 0.35.Cette évaluation des risques provient d'un calcul précis, puisque l'absence de ces tiroirs-caisses a représenté durant une période donnée, une perte nette de $117 000, ce qui divise entre toutes les Caisses populaires n'ayant pas cet équipement représente un taux de prime de 0.35.TABLEAU DE TARIFICATION EN DATE DU 23 OCTOBRE 1970 ACTIF TRÉSOR OU ENCAISSE TIROIR CAISSE ($,000) ($) ($) 0-100 2 000 500 100-300 5 000 1 500 300-800 12 500 3 000 800-2M 25 000 4 500 2M - et plus 55 000 6 000 SECTION B: Vol à l'intérieur des locaux /$100 l$100 /$100 /$100 /$100 Taux minimum .20 .20 .20 .20 .20 Coffret (Cl) .46 .46 .46 .46 .46 Chronomètre (DI) .20 .20 .20 .20 .20 Retardement (02) .65 .65 .65 — — Chrono à retardement (03) — — — .85 .85 Tiroir caisse (El) — .35 .35 .35 — Alarme (FA) — — .52 .52 .52 Voûte (A7) — — — .70 .70 Mur écran (Kl) — — — — .75 Total 1.51 1.86 2.38 3.28 3.68 SECTION D: Faux Taux minimum .05 .05 .05 .05 .05 Caméra fixe anti-faux (J1) — — — .20 .20 Total : 1.56 1.91 2.43 3.53 3.93 SECTION C: Vol à l'extérieur des locaux incluant courrier recommandé Taux minimum .10 .10 .10 .10 .10 Camion blindé (H1) .20 .20 .20 .20 .20 Total : 1.86 2.21 2.73 3.83 4.23 Le tableau de tarification illustre bien ces charges additionnelles; au chapitre B, un coffret approuvé vaut 0.46, un chronomètre sur la porte du coffret ou de la voûte : 0.20 ; une combinaison à retardement: 0.65; une serrure chronométrique à retardement sur le coffret: 0.85; des tiroirs- caisses avec serrure à retardement: 0.35; un système d'alarme approuvé: 0.52; la chambre forte 12" béton armé, porte 3%" d'alliage approuvé: 0.70 et le mur-écran ou la guérite avec gardien : 0.75. 40 Au chapitre C, les assurés qui ne recoureront pas aux services de camions blindés verront leur taux de prime augmenté de 0.20.Au chapitre D, l'absence d'une caméra fixe anti-faux entraîne une augmentation de 0.20 du taux de prime.Évidemment, la présence d'équipement inférieur à l'équipement approuvé entraîne des charges moins considérables, comme l'illustre l'exemple du coffret.Au chapitre E, couvrant la responsabilité légale de la Caisse populaire découlant de la location de coffrets de sûreté aucune prime n'est exigée pour l'assurance de base accordée.Conclusion La nouvelle police présente le remarquable avantage de s'adapter avec une précision scientifique aux besoins de chaque Caisse populaire.Elle ne saurait être définitive puisqu'elle est liée à la croissance des Caisses et aux derniers développements technologiques.Ce n'est qu'au prix d'une constante recherche et d'un perfectionne- ment des techniques de sécurité que l'action des criminels sera contrecarrée.L'expérimentation des toutes dernières innovations dans ce domaine, tel l'usage de la caméra de télévision et du magnétoscope, illustre bien cette volonté de la S.A.C.P.de se tenir à la fine pointe du progrès.Tout ce travail de recherche serait vain sans la collaboration des Caisses populaires.Animées par un juste souci de prévention, elles chercheront à obtenir le maximum de protection contre les délits, en ayant recours aux équipements de sécurité recommandés.Chez l'assureur, le risque de perte s'évalue en termes de primes chargées à ses assurés.Les Caisses populaires peuvent par leur action contribuer à réduire les primes, qui ne sont à toutes fins pratiques, qu'une véritable rançon aux voleurs.Toujours soucieuse de répondre avec justice et équité aux besoins particuliers de ses assurés, la S.A.C.P.recherche sans répit des techniques de gestion d'assurances qui soient plus efficaces et plus appropriées aux exigences de l'heure.L'objectif de la Société d'Assurance des Caisses populaires: la sécurité dans les Caisses populaires. LA SÉCURITÉ «Le Mouvement Desjardins s'est porté acquéreur, en 1963, de La Sécurité, compagnie d assurances générales fondée en 1940 et incorporée en vertu d'une charte fédérale.Le Mouvement Desjardins se rendait ainsi à la demande d'un grand nombre de membres de Caisses populaires établis dans les autres provinces qui désiraient avoir un organisme pouvant les protéger dans le domaine de / assurance générale.Grâce à sa charte fédérale, La Sécurité effectue toutes catégories d'assurances générales dans toutes les provinces du Canada, à l'exception de Terre-Neuve ».Cyrille Vaillancourt La Revue Desjardins, mars 1968.*' *¦ ¦* Le rapport financier le conseil d'administration Président: François Adam Vice-président: Claude Ducharme (Montréal) Secrétaire-trésorier: Jacques L'Heureux (Ottawa) Émile Bernard (Tracy), Roméo Boudreault (Beaucanton), Paul Charette (Valleyfield), Ernest Chénier (Montréal), René Dupont (Sherbrooke), Gabriel Forest (Saint-Boniface), Jean-Yves Gauthier (Matane), Gérard Goulet (Québec), Arthur Landry (Carleton-Sur-Mer), François La Roche (Arvida), Lucien Maynard (Edmundston), Oscar Mercure (Lévis), Jean-Paul Mireault (Joliette), Jean-Paul Morin (La Salle), J.-Philémon Tremblay (Shawinigan-Sud).la régie interne Directeur général : François Adam Directeur général associé : André Chamberiand Le bilan financier que vient de présenter La Sécurité Compagnie d’Assurances Générales du Canada révèle qu'au terme de son dernier exercice, l'actif s'élève à $14 224 1 93 — soit une augmentation de près de 30% sur l'exercice antérieur.Cet actif est largement constitué de placements inscrits à la valeur au marché qui totalisent $7 247 530.Au passif, les provisions pour réclamations en voie de règlement et les honoraires d'ajustement sont de $3 552 535 tandis que la réserve pour primes non acquises se chiffre à $2 316 862.Le volume-primes souscrit de $10 099 389 qu'il était en 1969 est passé à $13 982 613 — soit une augmentation de 38.45%.Les réclamations nettes payées et encourues qui se sont élevées à $3 416 767 sont largement attribuables à ses affaires d'assurance automobile pour l'ensemble du Canada.L'accroissement de son volume-primes de 38.45% a également contribué à grever ses résultats puisqu'une réserve de près de $345 000 pour primes non acquises a dû être constituée.Malgré tout, l'ensemble de ses opérations lui a quand même valu un bénéfice net de $174 501.41 Les services offerts par La Sécurité Compagnie d'Assurances Générales du Canada La Sécurité Compagnie d'Assurances Générales du Canada complète en somme les services que peuvent anticiper tous les sociétaires des Caisses populaires et autres, d'une société d'assurance générale, puisqu'elle offre une gamme des plus complète de contrats de toutes natures entre autres : — Incendie et branches connexes — Risques multiples — Transport terrestre — Biens personnels — Biens immobiliers — Automobile — Vol — Cautionnements de toutes natures — Bris de glace — Responsabilité civile — Responsabilité patronale — Marine — Responsabilité professionnelle Certains de ces contrats, entre autres cautionnements de contracteurs, responsabilité professionnelle, sont offerts par un nombre fort limité de compagnies d'assurance.Donc, La Sécurité Compagnie d'Assurances Générales du Canada avec les contrats en question aide ses assurés et représentants d'une façon fort appréciable.Il est à signaler de plus que La Sécurité Compagnie d'Assurances Générales du Canada transige des affaires dans toutes les provinces du Canada.Son siège social est localisé à Montréal, elle a de plus deux succursales dont l'une dans la ville de Québec et l'autre à Toronto; quant aux autres provinces, elle transige par l'entremise d'agents provinciaux.S14.224.193 S10.230.263 S6.828.789 S4.077.327 S3.133.320 Primes souscrites S13.982.613 S8.669.857 S6.589.222 S3.625.984 S2.921.579 $000.000 Le problème de l'assurance-automobile Vous trouverez dans les lignes qui suivent quelques passages d'une allocution de M.François Adam, président de La Sécurité et directeur généra! de La Société d'Assurance des Caisses populaires, au sujet de !'assurance-automobile.Ceux-ci furent cités devant les personnes présentes aux assemblées générales annuelles des institutions du Mouvement Desjardins, à Québec, le 24 mars dernier.4 -, On doit reconnaître que l'Assurance Auto est un mécanisme destiné à faire supporter le coût des réclamations par l'ensemble des assurés et partant de là, l’expérience que nous avons connue en 1969 est tout à fait indiquée.En 1969, le total des primes nettes souscrites en Assurance Auto pour l'ensemble du Canada était de $873 549 690 tandis que les réclamations totalisaient $616 962 460; ce qui représente un coefficient de 73.92%.Il vous intéressera de savoir qu'en ce qui concerne le Québec seulement, le total des primes nettes souscrites fut de $271 263 475 et les réclamations s'élevaient à $186 372 838 pour un coefficient de 71.1 % par rapport à la prime acquise de l'ordre de $262 148 460.Si l'on tient compte des frais administratifs — ce que nous appelons le coût d'acquisition — ce coût moyen s'établit à 26.77% comprenant les rétributions à nos agents, les .dépenses générales, primes et taxes, profit anticipé et dépenses imprévues.Réduction de prime impensable À la lumière des pourcentages précédemment indiqués, vous aurez vite conclu qu'une réduction dans la prime de quelque ordre que ce soit, est impensable à moins d'utiliser nos revenus de placements.C'est d'ailleurs ce que La Sécurité dut faire pour le dernier exercice, ayant à faire face à une perte d'opération, telle déjà signalée à $170 397.En dépit des résultats connus pour l'ensemble de la province de Québec en responsabilité civile et dommages à la propriété d'autrui, les primes pour l'exercice 1971, en ce qui a trait aux couvertures ci-haut mentionnées, sont demeurées les mêmes et dans certains cas à savoir pour les conducteurs n'ayant pas subi d'accident depuis cinq ans, la prime a été réduite.Malgré tout, certains pseudo-experts allèguent que la prime exigible en assurance automobile est trop élevée et partant de là, proposent des remèdes de toute sorte.Certains vont même jusqu'à préconiser la nationalisation; ce qui, selon eux, contribuerait à réduire la prime en question.Cependant, l'on ignore non seulement les données statistiques précédemment mentionnées mais également les causes fondamentales qui justifient pleinement ce que nous devons charger pour un contrat d'Assurance Auto.Pour ma part, je suis convaincu que la nationalisation n'améliorait pas la situation car je ne connais aucune industrie ou institution ayant réduit leur coût suite à leur nationalisation.Les causes fondamentales Des causes fondamentales il en existe une foule.Je me bornerai qu'à en citer quelques unes, à savoir: — Le gouvernement, en négligeant d'apporter les correctifs souventes fois suggérés, par plusieurs, entre autres: revision du Code de la route; application plus stricte des lois; examen plus sévère pour l'obtention d'un permis de conduire; système de pointage; amélioration du 43 44 réseau routier et de signalisation — enfin que d'autres je pourrais ici énumérer.Quant au Gouvernement du Québec, si l'on se reporte à la déclaration du Ministre des Institutions Financières, Compagnies et Coopératives, au sujet de l'Assurance Automobile ; déclaration préparée en coopération avec les ministères des Affaires intergouvemementales.Affaires sociales, Éducation, Justice, Transport et Voirie, l'on se plait à espérer qu'enfin quelque chose sera fait pour améliorer la situation dans laquelle nous évoluons depuis trop longtemps hélas.Que dire maintenant d'un bon nombre d'assurés — particulièrement au Québec — qui sont extrêmement imprudents (les moins de 25 ans tout spécialement) l'accroissement des accidents l'atteste d'ailleurs.Pour le Québec seulement, la fréquence des réclamations affiche une survenance de 12% comparativement à 8.7% en Ontario.Le coût moyen des sinistres est de $830 au Québec alors qu'il n'est que de $752 en Ontario.Les garagistes y sont pour beaucoup dans ce coût et vous serez sans doute étonnés d'apprendre qu'à Montréal ils exigent jusqu'à $9.00 l'heure.Nous pourrions majorer ce tarif horaire tenant compte de la conscience professionnelle des travailleurs.Les manufacturiers d'automobiles y sont également pour quelque chose vu le souci qu'ils apportent à l'apparence mais non à la solidité.Pour formuler ces critiques on compare les primes chargées pour l'assurance Auto dans la province de Québec avec celles des autres provinces.Il est vrai que la différence est appréciable mais certaines précisions s'imposent ici.En plus du coût moyen des sinistres plus élevé au Québec qu'ailleurs, une plus grande fréquence des sinistres, le climat, l'incidence de densité de la population, et ce que j'ai déjà énuméré, vous n'êtes pas sans ignorer que les lois de la province de Québec diffèrent de celles des autres provinces.Il est opportun de noter qu'en vertu du code civil au Québec, les passagers peuvent poursuivre les chauffeurs d'une voiture automobile pour dommages subis.Dans les juridictions de droit commun, soit toutes les provinces du Canada à l'exception du Québec, les passagers ne peuvent se prévaloir de ce droit qu'en cas de grossière négligence; ce qui, vous en conviendrez, n'est pas chose facile à établir.Le fonds d'indemnisation Nous avons au Québec une loi dite « Fonds d'indemnisation des victimes d'accidents d'automobile», ce qui n'existe pas ailleurs, sauf en Colombie Britannique, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse.Cette loi oblige les assureurs à indemniser toute personne qui a eu le malheur de subir un accident attribuable à une autre non assurée ou insolvable.Ce Fonds au Québec est entièrement à la charge des Assureurs, contrairement à la plupart des autres provinces où il fait l'objet d'une taxe spéciale perçue au moment où le conducteur reçoit son permis.Vous serez étonnés d'apprendre que pour ce Fonds d'indemnisation des victimes d'accidents d'automobile, les assureurs ont pour l'année 1970 seulement, fait face à $10 600 000 de réclamations.En 1969, des dernières se chiffraient à $8 779 000.Par contre les Assureurs n'exigent que 4% à la prime pour ce Fonds en question.D'autres éléments augmentent la charge des assureurs dans la province de Québec, à savoir: l'intérêt sur la somme accordée par le Tribunal comptant à partir de la date d'inscription de la cause et non à compter du jugement, comme dans l'Ontario.Nationalisation ! Ceux qui préconisent la nationalisation afin d'améliorer la situation, compare les primes chargées au Québec avec celles de la province de Saskatchewan où la nationalisation existe.À la lumière des précisions précédemment mentionnées, vous ne pourrez que conclure que nous ne pouvons faire une telle comparaison.Il aurait fallu prendre la province de l'Alberta et examiner les primes que l'industrie privée demande dans certaines villes, en comparaison avec la Saskatchewan.Voilà deux provinces dont la topographie est sensiblement la même, les lois identiques, etc., et je cite: En Alberta pour la ville d'Edmonton la prime est de $73 pour une voiture automobile — deux conducteurs âgés de 25 ans ou plus — trois ans sans accident.Medecine Hat $70 — Peace River $88 — Par contre en Saskatchewan : $90 — Automobilesde cultivateurs : Edmonton $66 — Medecine Hat $63 — Peace River $77.— Saskatchewan : $90.L'automobile utilisée pour se rendre au travail soit Plaisir et Affaires : Edmonton $91 — Medecine Hat $79 — Saskatchewan : $90.Par contre l'automobile utilisée pour affaires et promenade toujours trois ans sans accident: Edmonton $112 — Medecine Hat $96 — Saskatchewan: $90.Et que d'autres exemples je pourrais ajouter.Mais je m'en voudrais de m'abstenir de vous dire que les frais d'opération en Saskatchewan pour l'Assurance Auto sont inférieurs à ceux de l'industrie privée; les contrats étant émis lors de l'émission des permis de conduire aucune commission n'est versée à quelque représentant que ce soit.Et malgré cela vous noterez que la prime est plus élevée en Saskatchewan que celle des compagnies d'assurance ce qui atteste que nous pouvons faire mieux que l'État.Les remèdes suggérés Il va de soi que plusieurs remèdes pourraient être apportés pour améliorer la situation au Québec entre autres : l'Assurance Obligatoire (nul ne pourrait conduire sauf celui qui est assuré) l'assurance pour dommages corporels et matériels aux tiers devrait porter non plus sur la voiture et son propriétaire mais sur le conducteur; application plus suivie des lois (actuellement on ne peut pas dire que l'automobiliste conduit n'importe comment ou qu'on le laisse faire, maistropsouvent les règles élémentaires sont violées sans que personne n'intervienne; le maximum de la vitesse n'est pas observé; les automobilistes conduisent en zigzag.À ceux à qui l'occasion a été donnée de voyager en Ontario n'ont pas été sans remarquer que la vitesse est surveillée de très près — mais pas tellement au Québec.L'inspection des automobiles serait également une excellente suggestion.Un rapport du gouvernement Provincial révèle qu'entre le 2 juin et le 30 septembre 1969, on a constaté que sur 28 000 véhicules examinés, 47.4% étaient en bon état de conduite.Que dire maintenant des autobus scolaires qui encore aujourd'hui pour un bon nombre d'entre eux, sont dans un état qui ne correspond nullement aux normes de sécurité.La remise trop facile des permis de conduire qui avaient été suspendus, soit pour excès de vitesse ou état d'ivresse, ou encore le conducteur avait été la cause d'un accident sans pouvoir indemniser la victime.En somme nous violons tous plus ou moins les règlements de la route mais il est évident que si chacun est convaincu qu'il peut faire à peu près n'importe quoi, on n'obtiendra jamais une observance suffisante de la loi et des règlements; ce qui est la condition essentielle de la sécurité routière. secteur de l'assurance-vie SECTEUR ASSURANCE-VIE LES INSTITUTIONS ACTIF L'Assurance-Vie Desjardins $ 62,300,000 La Sauvegarde, Compagnie d'Assurance sur la Vie $ 86,800,000 Total $149,100,000 ASSURANCE EN VIGUEUR PRETS HYPOTHÉCAIRES $3,020,000,000 $21,800,000 $ 729,700,000 $36,900,000 $3,749,700,000 $58,700,000 lu le PLACEMENTS $ 21,000,000 $ 40,300,000 $ 61,300,000 La Sauvegarde et l'Assurance-Vie Desjardins complètent le champ d'activité que ie Mouvement Desjardins a mis en action et opère en vue du développement économique des nôtres.Loin de se concurrencer, La Sauvegarde et L'Assurance-Vie Desjardins complètent leurs activités: ie genre d'assurance que L'Assurance-Vie Desjardins n'avait pas, La Sauvegarde l'offre, et toutes deux continuent d'opérer dans ta même direction pour aider et protéger toutes les classes de ia société.Cyrille Vaillancourt Y g - 46 Citations du président des deux compagnies d'assurance-vie, M.Alfred Rouleau au cours de 1970 M.Alfred Rouleau, président des deux compagnies d'assurance-vie, s'adressant aux délégués.‘‘X • Extraits de discours, de Le Mouvement coopératif est profondément communications et d'interventions enraciné dans la réalité québécoise.Émanant du publiques au cours de 1970 peuple dont il épouse les problèmes, trouvant sa raison d'être dans la satisfaction des besoins du peuple, il s'identifie avec lui.Il lui échoit de ce fait une vocation particulière, celle d'interpréter et de satisfaire les aspirations populaires.— Président du Conseil de ia Coopération du Québec {1964-1970).Si nous n'avions pas utilisé la formule coopérative il y a soixante-quinze ans, alors que notre population québécoise était dans un état de sous-développement et que nous n'avions aucun élément de contrôle sur notre économie, je doute que nous pourrions espérer aujourd'hui contrôler une partie de notre économie et être de moins en 47 moins dépendants de décisions étrangères à nos intérêts.— {{Rencontres 70-71)), Jonquière, 2 décembre.Nous vivons des heures difficiles.Raisons de plus pour ne pas perdre la tête et examiner ensemble, aussi rationnellement et aussi sereinement que possible, l'envergure de certains problèmes sociaux et économiques, leurs origines récentes et lointaines et les solutions qui nous semblent les plus valables.Nous n'avons plus le choix: nous devons être, chacun dans notre milieu et à la mesure de nos possibilités, des artisans de paix.— Congrès de !'Ordre des notaires, Québec, 10 octobre.Sur le plan individuel, les grands administrateurs sont, pour la plupart, d'excellents citoyens et, dans bien des cas, de grands humanistes.Quand ils se retrouvent en groupe dans des conseils d'administration, ils deviennent impersonnels, ne jouent plus complètement leur rôle et c'est l'institution qui, par voie de conséquence, n'assume pas sa responsabilité face aux problèmes actuels de la société.— Conseil du bien-être du Québec, Ottawa, 27 octobre.Le Mouvement coopératif, se situant entre le système capitaliste et la tendance qui voudrait tout confier à l'État, relèvera le défi que lui posent sa croissance et sa mission sociale dans la société nouvelle, s'il sait demeurer efficace et traduire quotidiennement dans la réalité ses préoccupations sociales et économiques.— {{Rencontres 70-71 », Roberval, 3 décembre.1 J ¦ V; ‘TO SS?% % ' I < $ ?' ! r* {¦ ' : ! i mu $ i i/t, .J -y-r - > ' i, +4 , V.¦; ¦» -y**- .>> • 1 H» ji • k i ]¦)> i MM V ivt m v i i MM ji.¦ .< ¦ ¦* 1 * * ( .-k 1 1 ; iï hm i :l]L .: • -4 ( Ij TÏÜ L’influence unifiée et articulée du Mouvement coopératif Desjardins devra se faire sentir davantage, dans les mois et les années qui viendront, tenant compte de la conjoncture économique, sociale et culturelle qui affecte la population de la province de Québec.— Union régionale de Saint-Hyacinthe, Granby, 20 janvier.Une partie de l'assistance composée des délégués des Institutions du Mouvement coopératif Desjardins.48 L'ASSURANCE-VIE DESJARDINS „7| m h n mrni ^—5 n»mi " SIEGE SOCIAL KS/AUnS {{Incorporée en mars 1948, L'Assurance-Vie Desjardins commença ses opérations le 1er septembre 1949.« Nous avons déjà souligné le souci constant des dirigeants du Mouvement coopératif Desjardins de protéger les gens des classes besogneuses.Nous nous étions rendu compte, surtout depuis le début des opérations de La Société d'Assurance des Caisses populaires, que les gens à revenu modique et, de ce fait ayant besoin de plus de protection, étaient précisément ceux qui étaient le moins protégés.À leur mort, bien des pères de famille laissaient leur femme et leurs enfants dans des difficultés financières, quand ce n'était pas dans la misère.C'est pourquoi nous voulions mettre sur pied une assurance pour la protection des familles, au cas du décès du père.» Cyrille Vaillancourt Le conseil d'administration Président: Alfred Rouleau (Lévis) Président du Conseil : Victor Falardeau (Hull) 1er vice-président: Willie Deschênes (Kénogami) 2e vice-président: Guy Bernier (Montréal) Maurice Perrault (Amos), Émile Girardin (Montréal), Jean-Jacques Caron (Trois-Rivières), Jacques de Billy, C.R.(Québec), Jean-Paul Bernier (Granby), Adrien Bernard (Maria), Hilaire Béliveau (Sherbrooke), J.-Albert Boyer (Ottawa), Louis-A.Desrochers, avocat (Edmonton), Jean-F.Gagnon (Saint-Fabien), Maurice Demay, M.D.(Régina), Marcel Mantel, M.D.(Montréal), Jean-Marie Ouellet (Plessisville), Albert Lajoie (Joliette).La régie interne Président et chef de l'administration : Alfred Rouleau Directeur général : Oscar Mercure, C.A.Secrétaire et surintendant des services auxiliaires: Michel St-Cyr, M.S.S.Conseiller juridique : Gaétan Cantin, LL.L.Directeur des relations publiques : Roland Lelièvre, Acc.SCPR Actuaire : Louis-R.Labrecque, F.S.A.Directeur du service des ventes: Jean-Jacques Tremblay, D.Ph.Directeur du service des assurances aux Caisses populaires : Hubert Marceau, Adm.A.Contrôleur et trésorier adjoint : Edmond Pelchat, C.A.Directeur du service de l'organisation et de l'informatique: Gaston Lauzier, B.Sc.(Math.) Directeur du service du personnel : Jean-Claude Beaulieu, C.R.I.49 L'humanisation de l'économie Extraits de l'allocution prononcée par M.Oscar Mercure, directeur généra! de L'Assurance-Vie Des-jardins, /ors de ia dernière assemblée générale annuelle, à Montréal, le 10 mars 1971.Nous avons déjà vécu une année de cette nouvelle décennie à laquelle je faisais allusion dans l'introduction de mon rapport de l'an dernier.Une année marquée par des événements des plus percutants chez nous, tant dans les domaines politiques que sociaux.Une année dont les conditions économiques ont demandé une vigilance de tous les instants de la part de ceux à qui vous avez confié la garde de vos diverses formes d'investissements.Une année où la venue de mesures gouvernementales de sécurité sociale a suscité, dans le monde de l'assurance-vie, des modifications importantes de plusieurs des régimes existants.À mesure que nous avançons dans cette décennie, nous percevons la nécessité de revisions et d'adaptations de plus en plus fréquentes de nos façons traditionnelles de concevoir l'assurance-vie et la nécessité d'approches et de techniques nouvelles en réponse aux besoins nouveaux de l'homme de notre temps.Nous constatons également que ses besoins demeurent axés sur deux constantes : sa sécurité et celle des siens ainsi que sur un légitime désir de progrès collectif.C'est à la recherche quotidienne de dépassements personnels que l'homme se réalise ici-bas et assume à la fois son rôle social comme membre-participant au mieux-être d'une société.Je n'invente rien, je n'exprime ici que l'essentiel de la philosophie coopérative, à la base même de la motivation des coopérateurs canadiens-français.C'est pourquoi, pour notre part, à L'Assurance-Vie Desjardins, nous avons voulu rappeler, à travers le thème de notre rapport d'exercice 1970, les trois pôles de nos préoccupations: l'humain le social, l'économique.L'économique.au service du meilleur des intérêts de nos assurés et du progrès du Québec.Le social ., d'une part, par une attitude positive aux formes nouvelles de sécurité social face aux initiatives gouvernementales et, d'autre part, par la poursuite de notre souci d'assumer, à la mesure de nos moyens et en collaboration avec d'autres organismes du Mouvement coopératif Desjardins, notre rôle de partenaire responsable.tant au secteur de l'éducation coopérative qu'à celui de l'animation sociale.L'humain ., l'homme, finalité de nos préoccupations économiques et sociales, au service duquel nous continuons à chercher, aussi professionnellement et fraternellement que possible, des formes de réponses à ses besoins actuels et futurs.«La primauté de l'homme sur l'argent», a dit et écrit durant 30 ans notre regretté président-fondateur, le Sénateur Cyrille Vaillancourt.«Il faut humaniser l'économie», viennent de conclure, en décembre dernier, à Besançon, les participants français au Congrès du Conseil national des économies régionales.« L'industrialisation croissante ne saurait constituer une fin en soi, mais le moyen indispensable conduisant au développement social et humain ».Considérés autrefois par le monde des affaires comme des idéalistes, les coopérateurs voient aujourd'hui la finalité de toute leur perception philosophique de l'argent reconnue par des hommes d'état des plus prestigieux, par des sociologues et des économistes des plus compétents et de plus en plus par des hommes d'affaires réalistes.Comment rendre l'économique compétitif et rentable pour qu'il puisse à la fois contribuer à mieux servir l'homme et la société dans laquelle il vit?C'est là le défi 1970-80 des hommes de notre temps.Défi auquel L'Assurance-Vie Desjardins, pour sa part, en tant que compagnie d'assurance-vie, en tant qu'institution coopérative associée aux Caisses populaires et au Mouvement coopératif Desjardins, ne peut échapper.Toutefois, malgré l'ampleur du défi, nous demeurons optimistes parce que, bien qu'axés sur de telles préoccupations, notre développement et nos progrès, depuis 22 ans, ont été plus que remarquables et ont suscité l'admiration de plusieurs.Nous sommes optimistes parce que, à la qualité de la philosophie coopérative, à laquelle L'Assurance-Vie Desjardins a toujours souscrit, s'ajoutent la compétence, la clairvoyance et le dynamisme de son président, de ses administrateurs, de ses cadres et de ses employés.Que nous réserve et la présente année et les autres de la décennie 70-80?Qui pourrait être juste devin face aux climats assez nouveaux dans lesquels nous avons à continuer à vivre au Québec, au pays et à travers le monde?Nous allons tenter de demeurer éveillés aux diverses mutations qui se dessinent à l'horizon et éclairés sur nos responsabilités individuelles et collectives face au « Québec.à bâtir», que le récent colloque du Conseil de la Coopération du Québec a proposé comme sujet d'étude à ses membres.Un Québec à bâtir.avec la priorité à laquelle pas plus nous que les entreprises de chez nous et du monde entier ne pourront échapper : humaniser l'économie.La coopération en a déjà la philosophie.On a récemment écrit que la coopération et en particulier le Mouvement coopératif Desjardins détenait la clef de l'avenir économique du Québec.Nous en avons donc la clef, soit la philosophie, et les moyens pour répondre aux aspirations et aux exigences de notre époque : trouver l'équilibre qui puisse nous permettre d'humaniser davantage l’économie.Les services d'assurance-vie L'Assurance-Vie Desjardins offre aux Caisses d'épargne et de crédit: — l'assurance-vie prêt et invalidité, l'assurance-vie épargne et capital social au bénéfice de leurs membres ; — l'assurance-vie collective pour les administrateurs ; — un régime complet d'assurance collective (vie, accident-maladie, salaire) et un régime supplémentaire de rentes au profit des employés.Elle met également à la disposition du public, par l'entremise de ses représentants : — les assurances-vie individuelles, familiales et collectives ; — les assurances accident-maladie, complémentaires au régime d'État, pour les individus, les familles et les groupes d'employés ; — les revenus d'invalidité à court et à long terme pour les groupes d'employés ; — les régimes de rentes viagères individuelles et les régimes supplémentaires de rentes pour les groupes ; — les fonds mutuels des Placements Collectifs Inc.Le rapport financier Les points saillants da ce 22e rapport d'exercice, présenté par le directeur général, M.Oscar Mercure, C.A., révèlent une augmentation de $190 635 921 à l'encours, portant le total à $3 019 930 446.L'actif a connu une augmentation de 20.2%, soit $10 454 721, représentant un total de $62 301 648.On note une augmentation de 15.4% au secteur des revenus globaux de l'entreprise.De $30 645 187 qu'ils étaient en 1969, ils sont passés à $35 368 758.Selon les secteurs d'opérations, les progrès réalisés s'établissant ainsi : Assurances-individuelles — 5% d'augmentation Assurances-vie collectives — 8.9% d'augmentation 51 assurance en vigueur en millions de dollars 3200 3000 2800 2600 actif en millions de dollars 2400 2200 2000 1800 1600 revenus en millions de dollars 1400 1200 1000 1950 1955 1960 1965 1970 1950 1955 1960 1965 1970 1950 1955 1960 1965 1970 Assurances-vie prêt et invalidité — 10.9% d'augmentation Assurances-vie épargne et capital social — 3.3% d'augmentation Régimes de rentes — 69.5 d'augmentation Le secteur des investissements des fonds généraux accuse une augmentation de 15% et le rendement net de l'actif se situe à 6.67%, représentant l'un des rendements considérés comme élevés par les compagnies d'assurance-vie au Canada.Le montant des dividendes ou ristournes payés ou attribués au cours du présent exercice s'établit à $2 905 296.Au seul secteur de l'assurance-vie prêt et invalidité ainsi qu'à celui de l'assurance-vie épargne et capital social, l'on a retourné, $2 235 484 aux Caisses d'épargne et de crédit selon les formules de ristournes convenues.Des $1 6 977 241 payés en prestations, $9 736-671 s'inscrivent au secteur des régimes d'assu-rance-vie prêt, épargne et capital social et le total des seules prestations payées aux membres des Caisses détenant de ces contrats depuis 16 ans dépassa $62 millions.Des milliers et des milliers de familles éprouvées ont vu ainsi soit des emprunts remboursés, soit des soldes d'épargne doublés ou largement augmentés au moment même où elles avaient à faire face à des déboursés inusités ou à des responsabilités nouvelles.Les prêts hypothécaires dominent à l'actif, s'établissant à $21 749 778.En second lieu, les investissements en valeurs municipales et scolaires $7 620 299.En troisième lieu, les investissements dans l'industrie et les services publics $4 694 613.Le poste le plus important du passif est celui de la réserve mathématique, garantie de base de toute entreprise d'assurance-vie, qui se situe à $36 086 219.Les résultats de l'exercice ont permis de porter au surplus non attribué un montant suffisant en rapport avec l'accroissement des opérations.Ce surplus est maintenant de $2 701 781.52 LA SAUVEGARDE « Le 8 août 1962, La Société de gestion d'Aubigny se portait acquéreur de La Sauvegarde.C'est une compagnie d'assurance-vie qui détient une charte fédérale.Elle a été la première compagnie d'assurance fondée par les Canadiens français.Incorporée en 1903 à la législature de Québec, elle s'est munie d'une charte fédérale en 1911.À la fin de 1961, son actif était de $52 618 150.« Instituée dans le but de favoriser la sécurité et le progrès économique et culturel des Canadiens français, La Sauvegarde, dont le premier secrétaire fut Henri Bourassa, a constitué un important réservoir de capitaux dont ont bénéficié divers secteurs des activités sociales et économiques au Canada français.« L'entrée de cette puissante institution financière dans le Mouvement Desjardins permet à des centaines de milliers de coopérateurs d'accéder à la prospérité et à la direction d'une autre grande entreprise capable de lui fournir des services essentiels et vient renforcir toute l'économie coopérative dont les réalisations sont déjà si nombreuses chez nous.« M.Alfred Rouleau en était élu président, alors qu'il était directeui généra! de l'Assurance-Vie Desjardins.{{Fondée en 1901, presqu'en même temps que la première Caisse populaire, La Sauvegarde comptait parmi ses fondateurs : monsieur Guillaume-Narcisse Ducharme, premier président, messieurs Philorum Bonhomme, Henri Bourassa, Orner Héroux, OUvar Asselin, le sénateur N.-A.Belcourt.» Cyrille Vaillancourt Le conseil d'administration La régie interne Président du conseil : Wilfrid Girouard (Montréal) Président: Alfred Rouleau (Lévis) 1er vice-président : Jacques de Billy (Québec) 2e vice-président: Antoine Fradet (Drummondville) Administrateurs : Napoléon Mackay (Saint-Hyacinthe), Claude Ducharme Montréal), Gaétan Ducharme (Montréal), Ronaldo Raboin (Rimouski), Ernest Dauphinais (Chicoutimi), Ernest Désormeaux (Ottawa), Rosario Cousineau (Sherbrooke), Georges-E.Turcotte (Montréal), Émery Leblanc (Montréal), Pierre Camu (Montréal), Paul-É.Lévesque (Sainte-Anne-des-Monts), M aurice Gauthier (Saint-Boniface), Armand Piette (Berthierville).Chef de l'administration : Alfred Rouleau Directeur général : Clément Gauthier Directeur des ventes: Jean-Claude Goulet Directeur du personnel et secrétaire : André Gariépy Conseiller juridique : Michel Desmarais Actuaire : Henri Leblond Trésorier : André-G.Leroux Contrôleur : Gérard Bouvier Relations publiques : José Detuncq Le rapport financier Fondée en 1901 par des hommes de vision qui étaient conscients de l'importance des leviers économiques et qui étaient aussi des patriotes, La Sauvegarde a grandi en offrant des garanties valables de protection et une gestion excellente des épargnes que lui ont confiées principalement des Canadiens français.C'est depuis 1962 qu'elle est la propriété des Caisses populaires et évolue au sein du Mouvement Desjardins.À la fin de décembre 1970, l'actif de La Sauvegarde était de $86.8 millions.Il est à noter que la politique de soutien à l'habitation est toujours prioritaire avec un montant de $36.8 millions représentant 42.5% de l'actif.Ce montant est réparti sur 2 754 prêts.C'est principalement l'habitation familiale qui est privilégiée et, dans l'année, le comité des prêts hypothécaires a accepté 98% des demandes de prêts pour un montant de $4.14 millions.La répartition quant au genre d'habitations et quant au montant des prêts démontre l'apport à la construction domiciliaire.Comme pour la Société de Fiducie du Québec et l'Assurance-Vie Desjardins, ces prêts sont répartis par Unions régionales dans la proportion de primes que nous percevons dans les régions.L'orientation des investissements pour 1970 se répartit comme suit: Prêts hypothécaires Actions Obligations Prêts sur polices $3 945 000 1 820 000 1 546 000 472 882 De fait, les fonds sous forme d'actions ont augmenté légèrement, alors que le portefeuille d'obligations de grand marché a légèrement diminué en pourcentage pour un grand total de $33 549 580.Les revenus nets provenant des primes d'assurances et de rentes, des investissements et du profit sur la réalisation des placements ont atteint en 1970, $16 988 820, comparativement à $13 925 219 en 1969.Cette augmentation s'explique en partie par le fait que nous avons incorporé aux opérations les contributions et primes versées par le personnel et la Compagnie dans le fonds de pension et les régimes d'assurance du personnel.Les taux d'intérêt ont été élevés en 1970, mais ils ont fléchi légèrement à la fin de l'année.Il est à prévoir qu'ils se stabiliseront en 1971.Le taux net de rendement réalisé sur l'actif investi de la compagnie a été de 6.53% en 1970, comparé à 6.42% en 1969.54 Les services d'assurance-vie La Sauvegarde se spécialise dans la vente d'assurances-vie individuelle et de rentes individuelles et collectives.Elle offre toute la gamme des régimes d'assurance-vie qui peuvent aider les individus, les familles et les groupes à mieux se protéger pour l'avenir.En 1970, les nouvelles affaires des assurances et rentes individuelles se chiffraient à $57 292 000 contre $56 973 000 en 1969.Quant aux assurances-vie collectives, les ventes de l'année atteignent $25 035 000.Aux assurances collectives s'ajoutent des rentes collectives pour un montant de $10 873 000, ce qui porte le total des nouvelles assurances et rentes collectives à $35 908 000.Au total, les nouvelles affaires souscrites s'établissent à $93 200 000 au 31 décembre 1970.Comme le précise M.Clément Gauthier, directeur général de La Sauvegarde dans le rapport annuel 1970: « Il est évident que nous assistons aujourd'hui à une transformation du marché de l'assurance-vie.L'État y joue un rôle de plus en plus prépondérant.Le public est mieux et plus rapidement informé et il semble bien que les individus se préoccupent beaucoup plus de ce que l'avenir leur réserve, particulièrement lorsqu'il s'agit de la protection de leur famille, du rendement de leurs épargnes et de leur sécurité de vieillesse.Autant de facteurs dont les institutions d'assurance doivent tenir compte dans la conception de nouveaux contrats et leur mise en marché.« Consciente de cette évolution, La Sauvegarde est plus que jamais en mesure de répondre adéquatement à ces aspirations.En effet, grâce à l'éventail des services dont il dispose et à la formation qu'il a reçu, L'Assureur-Sauvegarde peut prouver aujourd'hui qu'un programme de sécurité financière intégrée est à la portée de chaque individu.C'est ce qu'illustre l'Arbre de la sécurité financière. le it le s 5 I Les assurances en vigueur en millions de dollars 800 700 600 500 400 300 200 100 0 729 690 000 1966 1967 1968 1969 1970 640 289 000 561 588 000 476 038 000 404 600 000 3{îEK Augmentation 1966 $61 336 000 1967 71 438 000 1968 85 550 000 1969 78 701 000 1970 89 401 000 Assurance-vie et rentes L'individu, La famille.L'arbre de la sécurité financière Par: M.Clément Gauthier Directeur général La Sauvegarde, compagnie d'assurance sur la vie.Cet arbre stylisé est inspiré d'une sculpture de Pier Bourgault L'Arbre de la Sécurité financière 56 L'arbre est depuis toujours symbole de stabilité, d'enracinement, de protection.Il est aussi illustration de vitalité, de croissance et d'épanouissement, autant de concepts qui s'appliquent à La Sauvegarde.C'est, cependant, un arbre stylisé, moderne que nous vous présentons.Il est lui aussi bien de chez-nous puisqu'inspiré de la création du sculpteur Pierre Bourgault, de Saint-Jean-Port-Joli, tel que montré lors d'une exposition à la « Maison des Arts La Sauvegarde ».Mais cet arbre est aussi en réalité un jeu casse-tête.Ce qu'il veut illustrer, c'est que l'agencement de tous les éléments dont il faut tenir compte pour parvenir à la sécurité financière pour soi et sa famille dans notre monde d'aujourd'hui présente d'énormes difficultés à moins d'avoir un spécialiste comme guide.Si nous pensons à la difficulté que la plupart d'entre nous ont à tenir un simple budget mensuel, comment peut-on s'imaginer parvenir à une planification de sa sécurité financière et de celle de sa famille?Après tout, c'est aussi un budget mais.pour toute la vie.Par où commencer?Comment tenir compte de tout?La Sauvegarde a choisi YArbre casse-tête de Bourgault pour illustrer ce problème, pour lui donner une forme concrète, palpable.C'est un arbre que l’on peut regarder sous tous ses angles pour voir comment ses pièces s'agencent les unes aux autres.Nous avons imaginé que chaque pièce, d'une forme différente, représente un des éléments financiers qui touchent l'individu et sa famille et dont il faut tenir compte.Ces éléments peuvent être groupés ainsi : — Les épargnes personnelles — Les prestations des régimes gouvernementaux que nous appelons Sécurité — État — Les garanties que procurent les divers régimes d'assurances-vie et de rentes individuelles et collectives — Les biens, les immeubles et les intérêts commerciaux personnels — Les investissements dans des valeurs mobilières, particulièrement grâce aux possibilités que présentent les Fonds mutuels Tous ces éléments représentés par les pièces de l'arbre s'emboîtent les uns aux autres et c'est seulement quand on les assemble correctement qu'on peut retrouver l'arbre dans sa forme originale .et atteindre la sécurité financière pour soi et sa famille.Heureusement, le représentant de La Sauvegarde connaît cet arbre et ses pièces composantes parfaitement.Il sait le rôle de la Caisse populaire dans l'épargne personnelle et peut y amener des membres nouveaux.Il est familier avec les régimes de protection et d'épargne obligatoire que l'État offre maintenant à tous.Il connaît à fond tous les systèmes de protection et d'épargne qu'offre la Compagnie d'assurance sur la vie La Sauvegarde aux individus et aux groupes pour correspondre à toutes les situations.Il a accès aux services des professionnels du Centre d'analyse et de planification et du Siège social de La Sauvegarde pour régler aussi avantageusement que possible les problèmes de transmission de biens ou d'intérêts commerciaux, autrement dit, planifier une succession avec l'aide de spécialistes en la matière.Il connaît les caractéristiques de chacun des fonds mutuels de «Placements Collectifs Inc.» qu'il peut offrir en faisant appel à des spécialistes au besoin.Il peut s'appuyer sur toutes les ressources humaines et techniques d'autres institutions des Mouvement coopératif Desjardins, notamment la Société de Fiducie du Québec.Le représentant de La Sauvegarde peut donc aider à agencer les éléments de l'Arbre dans le bon ordre et comme il convient dans chaque cas particulier.C'est le propre de sa fonction d'assureur de carrière.À mesure que les pièces de l'arbre sont identifiées, que l'arbre prend forme, peut-être qu'un individu peut faire remarquer qu'il n'a pas d'intérêts commerciaux ou d'argent pour des investissements.C'est possible.Les situations changent avec les individus et c'est justement là que la flexibilité de l'assurance-vie et la compétence de l'assureur-vie de La Sauvegarde sont vraiment utiles.En effet, en l'absence de l'un ou l'autre des éléments de la sécurité financière, l'assurance-vie peut se multiplier pour combler le vide et La Sauvegarde a tous les genres de systèmes d'assurance et de rentes voulus pour procurer la protection et favoriser l'épargne systématique.57 À mesure que chaque pièce de l'Arbre trouve sa place — la place qui convient dans chaque cas — les soucis se dissipent.Chacun sait où il en est, où il va.Son plan pour l'avenir est établi et si, par hasard, il n'est plus là pour le réaliser lui-même, il y a l'élément-clé qui mènera son plan à bonne fin pour sa famille :I'ASSURANCE-VIE.Supprimez de l'Arbre la pièce qui représente l'assurance-vie et plus rien ne tient.Remettez-là à sa place et vous obtenez un Arbre équilibré et harmonieux qui se tient bien solidement assemblé: c'est l'«ARBRE de la Sécurité financière ».Voilà la façon moderne que La Sauvegarde entend suivre pour présenter les services qu'elle offre et certains autres fournis par quelques institutions du Mouvement Coopératif Desjardins.Je crois que l'offre de nos services doit être très personnifiée, ne serait-ce que pour compenser les sensations déshumanisantes que provoque notre société moderne, notamment via les divers régimes étatiques de sécurité.Je crois également que cette méthode de présenter les services de sécurité financière intégrale que peut rendre notre représentant correspond au stade actuel de l'évolution du marché et du Mouvement Coopératif Desjardins.Il me semble que cela laisse entrevoir aussi ce que pourrait être une approche globale répondant au « marketing » moderne en plein respect de la personne, de la famille et des besoins et aspirations réels, donc « marketing » appuyé sur une bonne organisation de recherches, pour offrir à notre population du Québec tous les multiples services des diverses institutions dans un Mouvement Coopératif Desjardins bien intégré.On reconnaît sur cette photographie l'immeuble de La Sauvegarde, à Montréal et à ses pieds, La Maison des Arts de La Sauvegarde. '¦*\ .o 4 - LA SOCIÉTÉ DE FIDUCIE DU QUÉBEC SECTEUR FIDUCIE Société de Fiducie du Québec BIENS ADMINISTRÉS PRÊTS ACTIF HYPOTHÉCAIRES PLACEMENTS $135,500,000 $ 309,300,000 $36,500,000 $ 40,500,000 Le Fonds Desjardins $10,500,000 (.{Fondée le 25 septembre 1962, La Société de Fiducie du Québec ne peut avoir encore l'ampleur des autres organismes du Mouvement, mais si tous nous voulons lui apporter notre collaboration, elle aussi deviendra puissante et contribuera dans la même mesure que les autres au relèvement économique des nôtres.« // y a longtemps qu on nous demandait d'organiser une société de fiducie au sein du Mouvement Desjardins, de toutes parts, on sentait le besoin et on éprouvait la nécessité d'un te! organisme.Mais dans les Caisses populaires de campagne tout particulièrement, et aussi dans bon nombre de Caisses urbaines, ce genre de société n est pas assez connu et on ne se rend pas suffisamment compte des services précieux qu un te! organisme peut rendre au sein des familles.Pourquoi vous, gérants de Caisses populaires, ne recommanderiez-vous pas à ces familles que le deuil frappe de confierl' administration de leurs biens à La Société de Fiducie du Québec .Pour prévenir ces choses, // vaut mieux s'assurer que ces biens seront bien employés, et pour ce faire une société de fiducie sérieuse, respectable et respectée est F organisme tout trouvé ».Cyrille Vaillancourt Le conseil d'administration Président: L.-Édouard Morier (Saint-Hyacinthe) 1er vice-président: Jean-Paul Léonard (Montréal) 2e vice-président: Jean-Eudes Maguire (Gaspé) Secrétaire: Émile Colas (Montréal) Trésorier: Cyrille Bélanger (Québec) Administrateurs : Jean-Marie Couture (Montréal) Madame Louis Allyson (Trois-Rivières) Gustave Tremblay (Ouest-Québecois) Léonidas Bachand (Sherbrooke) Victor Banville (Rimouski) René Croteau (Lévis) Jean-Charles Dion (Québec) Wilbrod Dufour (Chicoutimi) Guy Lane (Joliette) Michel-E.Robillard (Montréal) Le comité de direction : Directeur général : Jean-Marie Couture Services et contrôle: Yvan Drouin Services financiers : Secrétaire du comité : André Therrien Service du personnel : Marcel Roy Gestion et succursales: Marcel Lysée Succursale de Montréal : Raymond Reid Succursale de Québec : Sylvain Chevalier Succursale de Sherbrooke: Jacques Riel 60 Un prolongement des services des Caisses Le Notaire L.-E.Morier, président de la Société de Fiducie du Québec.I ; mm» ' , • ' i M.Jean-Marie Couture, directeur général de la Société de Fiducie du Québec.-m*- Fronenac7! u Château y .-y L'apparition de la Société de Fiducie du Québec dans le Mouvement Desjardins n'est pas l'effet du hasard.Malgré que sa croissance s'effectue à un rythme ahurissant, il n'en demeure pas moins que l'adaptation de ses structures aux besoins des Caisses populaires suit un rythme satisfaisant.Comme l'a, à maintes fois, précisé M.Jean-Marie Couture, directeur général de la Société de Fiducie du Québec: « Depuis les tout débuts, nous nous sommes appliqués à faire de la Fiducie une institution qui soit le complément des Caisses populaires ».C'est cet esprit qu'il faut bien saisir dans toute sa réalité.En effet, la Fiducie met à la disposition des trois millions de membres du Mouvement Desjardins une gamme de services fiduciaires et financiers qui doivent leur existence aux experts qui sont à l'emploi de la Fiducie.Il faut être bien réaliste et affirmer que chaque Caisse populaire ne peut disposer de toute le personnel pour régler tous les problèmes financiers de chaque individu de la communauté.Le conseil d'administration, la commission de crédit, le conseil de surveillance, le gérant et ses subalternes, les membres des Caisses populaires ne peuvent répondre adéquatement à toutes les questions qui relèvent du domaine du placement des capitaux, de la planification des successions, de la vente d'immeubles, du financement des industries, de la gestion de portefeuilles, etc.C'est dans ce but que l'ensemble des Caisses populaires par l'Association Coopérative Desjardins a mis sur pied la Société de Fiducie du Québec de façon à procurer au membre de la Caisse populaire tous les services spécialisés qu'il ne peut se procurer d'une façon satisfaisante, normalement, chez lui.La Société de Fiducie du Québec n'entre pas en compétition avec les services de la Caisses populaire, elle est là pour lui rendre service, c'est-à-dire pourvoir aux besoins du membre de la Caisse que celle-ci ne peut rencontrer.En résumé, la Caisse populaire, c'est la base du Mouvement Desjardins.Cette base est des plus solide puisqu'on compte tout près de 1 300 Caisses populaires.Au niveau des services financiers opérationnels, les dix Unions régionales sont à la disposition des Caisses.Pour rendre des services plus étendus et plus complets aux millions de membres des Caisses, la Société de Fiducie du Québec est également disponible.61 Il est bien clair que les multiples services, les centaines de services financiers offerts par l'ensemble des institutions du Mouvement Desjardins ne visent qu'à satisfaire les besoins des Québécois de façon à améliorer leur mieux-être matériel.Bien protégé et outillé pour prévenir l'avenir, le Québécois, grâce au Mouvement Desjardins, peut également s'occuper de son aisance sociale individuelle et collective parce qu'il a su protéger d'abord ses arrières.Il ne serait pas trop hasardeux d'affirmer que la progression de la Société de Fiducie du Québec, multipliée par plusieurs autres changements rapides et progressifs comme l'emménagement dans de nouveaux locaux, les changements de structures et l'augmentation du personnel (4 en 1964, 155 en 1969 et 245 en 1970), est basée sur la confiance mutuelle de toute l'équipe de la Fiducie, du directeur général au commis de bureau, en passant par tous les niveaux de la hiérarchie administrative.Nouvelles structures En même temps qu'elle prenait possession de ses nouveaux locaux au 511 Place d'Armes, la Société de Fiducie du Québec repensait ses structures administratives afin de mieux répondre à ses besoins actuels et pour se donner les cadres et outils nécessaires pour progresser rapidement et efficacement.En plus du siège social de la Place d'Armes, la Fiducie du Québec compte maintenant trois succursales: Montréal, Québec et Sherbrooke.Cette société dynamique veut faire connaître ses services et en faire bénéficier progressivement tous les membres des Caisses populaires et l'ensemble des citoyens du Québec.« En raison du développement prodigieux de notre Société — à la fin de l'année 1970 notre équipe comptait 245 employés — après une étude approfondie faite par des experts, de nouvelles structures administratives furent mises en place; ces nouvelles structures peuvent être caractérisées de la façon suivante: — Définition des rôles respectifs du siège social et des succursales ; — Organisation de la succursale de Montréal comme entité distincte du siège social ; — Consolidation de nos cadres.» Telles sont les précisions apportées par le président de la Société de Fiducie du Québec, M.L.-Édouard Morier, au cours de la dernière assemblée générale annuelle de cette société dans le cadre des assemblées générales du Mouvement Desjardins.Les services de la SFQ Services aux individus — Planification testamentaire — Règlements de successions — Mandats, gestion et garde de valeurs Services immobiliers — Logis en gestion — Évaluations — Courtage (achats et ventes) Services aux corporations — Émissions d'obligations — Caisses de retraite, gestion de portefeuilles et garde de valeurs — Tenue de registres — Administrathèque Services financiers — Dépôts à terme — Prêts hypothécaires — Fonds Desjardins Succintement, le lecteur constatera que les Services aux individus, aux corporations et les services immobiliers n'entrent pas dans les attributs des Caisses populaires.Par contre, les services financiers de la Fiducie du Québec sont complémentaires des services offerts par la Caisse populaire.Il n'en demeure pas moins que ces services ne sont pas exclusifs.Ce ne sont pas les seuls qui existent.Avec les années, il est probable que d'autres services financiers s'ajouteront, comme d'autres existants ou à venir disparaîtront.Cependant, une chose est certaine: ce sont l'initiative de chaque institution et la coopération de chacune qui font que le membre de la Caisse populaire verra ses besoins satisfaits pour son mieux-être.Testaments et successions Parmi les multiples services qu'offre la Société de Fiducie du Québec et que la Caisse populaire peut aider à propager pour le plus grand bénéfice 62 des membres de nos sociétés coopératives, la planification testamentaire et le règlement de succession en sont deux de première importance.D'une part, il est important de voir à ce que les survivants d'une famille puissent être bien protégés en cas d'accident causant une mortalité.En plus du domaine des assurances qui rapporteront normalement un certain montant, il est important qu'à la mort d'une personne les bénéficiaires voient à faire prospérer l'héritage le mieux possible pour le mieux-être des héritiers et de la société.C'est le but que poursuit la Fiducie du Québec en ce faisant.Service aux corporations La Caisse populaire peut se référer à une institution qui lui appartient quand vient le temps d'aider les industries et les commerces de son milieu.À venir jusqu'à aujourd'hui, on a eu l'impression que les commerces et les industries ne faisaient pas partie du milieu.La Fiducie du Québec peut rendre service aux entreprises du milieu en leur offrant plusieurs genres de services qui vont du financement par émission d'obligations, en passant par la tenue des registres des compagnies, jusqu'à la gestion des caisses de retraite et de portefeuilles de placement sans oublier la garde de valeurs.Administrathèque Au cours de 1970, la Fiducie du Québec a lancé un nouveau sigle pour identifier une partie de ses services aux entreprises : Administrathèque.Il s'agit du regroupement d'une gamme de services spécialisés destinés aux corporations: analyse financière, gestion d'entreprise, fusion, secrétariat, traitement des données, projets de financement, etc.Comme l'a déjà précisé M.Couture: « Ce sont là autant de besoins nouveaux auxquels nous avons voulu répondre puisque nous croyons qu'une institution de fiducie comme la nôtre doit sans cesse innover pour offrir à sa clientèle des services qui répondent à tous leurs besoins.Services immobiliers La Fiducie du Québec est à la disposition de tous les Québécois qui veulent trouver un administrateur de maisons-appartements, faire évaluer des propriétés ou des résidences ou des entreprises et enfin effectuer l'achat ou la vente d'immeuble.Le gérant de Caisse ou d'une succursale de l'Assurance-Vie Desjardins ou de La Sauvegarde sait que la Société de Fiducie du Québec peut lui rendre tous ces services à l'intention de ses clients.Dépôts à terme Le montant des dépôts à terme a augmenté de plus de 50% au cours de la dernière année à la Fiducie du Québec.La majorité de ces dépôts provient du Mouvement Desjardins dans une portion de $55.5 millions au 31 décembre 1970 et d'individus pour un montant de $37.7 millions à la même date.Le montant total des dépôts à terme s'élève à $131.8 millions.On ne saurait passer sous silence la variation sensible des taux d'intérêt au cours des deux dernières années et particulièrement en 1971.Prêts hypothécaires Il est bon de rappeler que la politique établie depuis plusieurs années par la Fiducie du Québec, comme d'autres institutions du Mouvement Desjardins, au sujet de son budget de prêts hypothécaires précise qu'il est toujours réparti selon les Unions régionales afin de tenir compte autant que possible, de la provenance des dépôts et de replacer cet argent dans le territoire qui l'a produit.C'est ce qui fait que les prêts hypothécaires consentis par la Fiducie du Québec qui sont au nombre de 583, pour un montant de $14.9 millipns en 1970 sont répartis comme suit : UNIONS RÉGIONALES NOMBRE VALEUR QUÉBEC 203 $3.95 millions MONTRÉAL 253 8.0 SHERBROOKE 61 1.1 SAINT-HYACINTHE 24 679 300 CHICOUTIMI 17 409 953 RIMOUSKI 11 75 870 JOLIETTE 7 343 300 TROIS-RIVIÈRES 3 62 500 GASPÉ 2 15 000 63 La politique de prêts hypothécaires de la Fiducie du Québec est bien précise: «1.Donner la préférence aux demandes des Caisses populaires, des autres institutions du Mouvement Desjardins et à ses clients; « 2.Favoriser davantage les prêts sur propriétés résidentielles (bungalows, duplex, triplex).» Fonds Desjardins C'est un autre service complémentaire que la Fiducie du Québec met au service des Caisses populaires qui peuvent ainsi mieux rencontrer les besoins de leurs membres.C'est une autre façon d'administrer les épargnes des membres des Caisses populaires pour un placement à long terme.Ces fonds fiduciaires sont le Fonds Desjardins «A» et le Fonds Desjardins « B ».Le Fonds «A» investit les épargnes dans des valeurs mobilières, c'est-à-dire dans le domaine des actions et des obligations.C'est un fonds d'accroissement de capital à long terme.Au 31 décembre 1970, le total des placements dans le Fonds « A » s'élevait à $6 748 917.Au 1er mai 1971, l'unité du Fonds «A» valait $4.10 par rapport à $3.82 à la même date l'an dernier.Le Fonds « B » exerce une toute autre fonction.C'est ce qu'on appelle un fonds hypothécaire.Le genre de placements qu'effectue ce fonds est dans des hypothèques.Par exemple, le dernier rapport annuel du Fonds Desjardins nous rapporte que le Fonds « B » comprend 112 prêts hypothécaires à des taux d'intérêt variant entre 9 et 11%%.En 1970, ce fonds a profité de la situation exceptionnelle des taux d'intérêt élevés.Les participants à ce fonds, d'un montant de $3 837 00Û à la fin de 1970, soit une augmentation de 50% sur 1969, ont bénéficié d'un rendement de 9%.C'est un rendement qui se comparait avantageusement aux autres formes de placement.En terminant, il y aurait lieu d'ajouter que les Fonds Desjardins «A» ou «B» sont interchangeables sans aucun coût ou frais de transfert.De plus, il n'y a aucun frais d'entrée.Le gérant de Caisse populaire peut l'offrir aux membres qui les désirent.Il faut toujours se rappeler qu'on place dans ce genre de fonds à long terme normalement pour obtenir un meilleur rendement.La Fiducie du Québec offre également, avec les Fonds Desjardins, un autre service financier.C'est un plan d'épargne-retraite qui offre la possibilité de réduire maintenant vos impôts.L'objectif de cette formule vise à tirer avantage des dispositions de la loi de l'Impôt sur le Revenu en vertu desquelles certaines déductions sont accordées aux contribuables soucieux d'épargner en vue de leur retraite.Le rapport financier Au cours de son exercice financier terminé le 31 décembre 1970, la Société de Fiducie du Québec a réalisé une augmentation de ses bénéfices nets de l'ordre de 105.27% sur ceux de l'année antérieure.Elle a atteint sa septième année d'existence, sa septième année de progrès constant.En dépit du climat d'incertitude économique qui a prévalu au cours de l'année 1970, la Fiducie a recruté l'argent d'une multitude d'épargnants de sorte que l'actif de ses dépôts garantis s'est accru de 50% et que la durée de ses placements dans 47% des cas dépasse une année.L'actif total de la compagnie a aussi augmenté de près de la moitié, 48,3%, pour atteindre les 135,5 millions de dollars alors qu'en 1969, les actifs étaient de 91,4 millions.Les biens administrés totalisent maintenant une somme de $309 millions par rapport à $215 788 263, pour l'exercice financier précédent.Tout en se déclarant satisfaits des résultats obtenus, MM.L.-Édouard Morier, président et Jean-Marie Couture, directeur général, estiment que la Fiducie du Québec est maintenant en pleine possession de ses moyens et qu'elle s'est engagée sans réserve sur la voie de l'expansion. 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Accroissement 1969-70 en % (en millions de dollars) Biens administrés 22.3 35.7 52.2 95.3 149.5 215.8 309.3 44 Actif total de la société 22.4 31.3 35.8 52.5 64.3 91.4 135.5 48 Dépôts garantis 20.8 29.0 33.8 49.6 61.0 87.9 131.8 50 Revenus bruts 0.1 2.3 2.6 3.9 4.9 7.5 13.1 74 Hypothèques en cours 0.06 5.5 6.7 9.3 19.3 30.6 37.0 21 millions millions Biens administrés 1965 1967 1969 Actif total -140 -120 -100 Dépôts garantis millions -150 - 125 -100 Nombre d'employés LES PLACEMENTS COLLECTIFS INC.SECTEUR FONDS MUTUELS ACTIF DIVIDENDES DÉCLARÉS Les Placements Collectifs, Inc.$41,400,000 $9,700,000 (chiffres au 30 septembre 1 970) « Les Placements Collectifs Inc.sont devenus la propriété de La Société de Fiducie du Québec, de L'AssuranceWie Desjardins et de La Sauvegarde qui en ont acquis récemment la totalité du capital-actions.«Les Placements Collectifs Inc.fondés en 1956 à Montréal par un groupe de Canadiens français, est une compagnie à capital-actions, qui gère actuellement quatre fonds mutuels : les Fonds collectifs A, B et C et le Fonds Spec, représentant des actifs de l'ordre de $60 millions.« Les représentants de L'Assurance-Vie Desjardins et de La Sauvegarde, tenant compte de l'évolution du commerce de !'assurance-vie dans le contexte nord-américain, pourront vendre, dès que la législation déjà prévue à cet effet sera adoptée, du fonds mutuel à leurs assurés actuels et futurs.» M.Paul-Émile Charron 66 K '* M.Tancrède Sicard, directeur général des Placements Collectifs Inc.(en haut à droite) discutant avec M.J.-Gaudiose Hamelin, directeur-gérant de l'Union régionale de Montréal (en bas, à gauche), en compagnie de M.Alfred Rouleau (qu'on voit de dos), présidents de L'Assurance-Vie Desjardins et de La Sauvegarde et de M.Jean-Paul Léonard, 1er vice-président de la Société de Fiducie du Québec.Le conseil d'administration Président: A.-Hervé Hébert Premier vice-président: Marcel Nantel Second vice-président: Marc Leclerc Administrateurs : Cyrille Bélanger, David Belhumeur, Valbert Dugas, Lionel Gascon, André-G.Leroux, Edgar Lussier, Oscar Mercure, Paul-E.Normandeau, Louis-Philippe Poulin, Ronaldo Raboin, Tancrède Sicard.La régie interne Directeur général : Tancrède Sicard Trésorier : Raymond Gagné Directeur des ventes : Robert Desmarais Secrétaire et conseiller juridique : Jacques Goyer Directeur de la gestion : Georges Lopresti ».1ES K i % H' ’.U- y* k)J 31 %j //ife., ^ û'Vv : ’ *.,JT / / ) oii- %, |.^ Les Placements Collectifs Inc.ont ouvert au centre d'achat Les Galeries d'Anjou de Montréal, un kiosque d'information dont le thème est: « Bien investir Suppose .» Une présentation de diapositives du Ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec fait partie de l'exhibit.On voit de gauche à droite, M.Robert Desmarais, directeur des Ventes de la Compagnie et responsable du concept du kiosque, accompagné de M.Tan-crède Sicard, directeur général des Placements Collectifs Inc.Une première canadienne chez Les Placements Collectifs Inc.La Direction des Placements Collectifs Inc.a présidé le 27 avril 1 971 à l'ouverture d'un kiosque permanent d'information et de vente aux Galeries d'Anjou à Montréal.Ce projet-pilote constitue une innovation au point de vue de la mise-en-marché des fonds mutuels, et selon l'accueil qui lui sera réservé, pourrait être la première étape d'une campagne d'information plus importante.On se rappelle que le Mouvement Coopératif Desjardins a procédé à l'acquisition des Placements Collectifs Inc.par l'entremise de la Société de Fiducie du Québec, de l'Assurance-Vie Desjardins et de la Sauvegarde, en 1969.Les Placements Collectifs Inc.font ainsi la preuve de leur dynamisme et demeurent fidèles à leur politique de rendre accessibles au grand public les différents services financiers dont il aurait avantage à bénéficier.Le lancement de ce kiosque d'information constitue également une grande première canadienne.C'est en effet la première fois au Canada que monsieur-tout-le-monde et sa famille, en allant faire ses courses habituelles, se trouvera face à des exhibits destinés à lui expliquer la courbe économique de sa vie familiale.En utilisant les moyens audio-visuels adéquats et en l'intéressant de plusieurs façons à fréquenter ce kiosque d'information.Les Placements Collectifs veulent démystifier le mot «investissement» et le rendre compréhensible à la majorité du public.Des représentants seront en tout temps sur place pour répondre aux questions individuelles du public.Fondés par un groupe de 60 personnes en 1957, Les Placements Collectifs Inc.comptent maintenant plus de 27,000 participants et un actif de près de 50 millions de dollars.Sans négliger pour autant l'intérêt des autres formes de placements qu'une famille envisage comme l'assurance, le compte d'épargne, le plan de retraite, la Direction des Placements Collectifs Inc.compte expliquer à l'individu, quel que soit son revenu, la signification des mots inflation.67 68 pouvoir d'achat, indice Dow Jones, etc__________On lui proposera une description de la nature des fonds mutuels et des résultats qu'il peut en escompter.On lui apprendra ce que doit êtte pour lui et sa famille une planification financière réussie.Le rapport financier Fonds Collectif «A » Fonds Collectif « B » Fonds Collectif « C » Fonds Collectif « SPEC » $15 488 580 3 781 376 26 320 382 7 234 103 Placements Collectifs Inc.$52 824 441 D'après le tableau des affaires des Placements Collectifs Inc., l'actif global des quatre fonds mutuels est passé à $52 824 441.Le nombre d'unité de participation du Fonds Collectif « A » est de 2 402 854 et ce nombre représente un montant de $14 857 911 ; le Fonds collectif « B » en a 21 2 659 pour un montant de $1 290 698 ; le Fonds collectif « C » a 2 776 885 Les services financiers Les Placements Collectifs Inc.mettent six formules ou plans d'achat à la disposition du public acheteur: 1.Achat au comptant Un individu peut devenir participant en souscrivant à un plan d'achat comptant, un minimum de $200, dans le Fonds Collectif «A» ou «C» ou $1 000 dans le Fonds Collectif « B » ou le Fonds Spec.2.Plan personnel de retraite On peut acheter des unités d'un Fonds en vertu d'un plan personnel de retraite dûment enregistré auprès des autorités gouvernementales compétentes.Ces achats sont déductibles du revenu imposable de l'investisseur dans les proportions déterminés par les lois fiscales applicables au Canada.Expérience originale, dont il faudra surveiller les résultats avec soin, cette tentative de donner une dimension populaire aux fonds mutuels, marque aussi le leadership d'une institution du Mouvement Desjardins dans le secteur économique.2 402 854 212 659 2 776 885 651 520 $14 857 911 1 290 698 20 529 347 7 144 834 $43 822 790 $320 278 40 561 291 743 7 448 $660 030 unités de participation pour une valeur de $20 529 347 ; et le Fonds « Spec » est rendu avec 651 520 unités en circulation pour un montant de $7 144 834.Le revenu net de ces quatre fonds, pour l'année financière se terminant le 31 mars 1971, est de $660,030.3.Compte courant Le participant, après avoir souscrit et payé un montant minimum de $200 pour les Fonds Collectifs « A », « B » et « C » et $1 000 pour le Fond Spec, peut placer d'autres montants dont le quantum et l'époque sont laissés à sa discrétion.4.Compte de retraits périodiques Toute personne peut s'inscrire au plan de retraits périodiques des Fonds Collectifs « A », « B » et « C » en souscrivant et payant un montant minimum de $5 000.Elle donne alors instruction aux Placements Collectifs Inc.de lui verser mensuellement, trimestriellement, semestriellement ou autrement une somme fixe et constante q'elle détermine et qu'elle peut modifier.Ces versements proviennent de la liquidation du nombre requis d'unités de participation.Tous les dividendes payés sur ces unités sont réinvestis dans le compte du participant. lef 5.Plan de sécurité financière Il s'agit d'un plan d'achat systématique d'unités de participation dans les Fonds Collectifs «A» et « C ».Le participant se propose de verser chaque mois pendant dix ou quinze ans une somme fixe variant de $15 à $1 000.Les dividendes sont capitalisés et employés à l'achat d'unités additionnelles.Ce plan comporte des privilèges de suspension de paiements, de retraits partiels et particulièrement d'une assurance facultative sur '8 la vie du contractant pour le solde impayé de son il contrat à son décès.8 8 6.Plan exécutif Il s'agit également d'un plan d'achat systématique d'unités de participation, mais dans le Fonds |e i Spec seulement.Afin de détourner les petits in-!C ! vestisseurs d'un Fonds comportant des risques le I plus élevés, les souscriptions minimums sont plus élevées.ie • - le L'individu La famille Protection financière Il existe un commun dénominateur chez la plupart des individus qui doivent assumer des responsabilités qui relèvent tant du domaine familial que de la protection individuelle.En effet, tous et chacun des citoyens recherchent une formule de protection financière qui les prémunit contre l'incertain.D'une part, un individu pourvoira à ses besoins courants ainsi qu'à ceux de sa famille en épargnant une partie de ses revenus.Il ne se verra alors pas dépourvu s'il doit faire face à l'acquisition de biens ou de services dont il a besoin.e j D'autre part, ce même individu prendra les mesures nécessaires afin de faire face à certains besoins de nature accidentelle ou imprévue qui peuvent survenir.L'assurance sera utilisée comme instrument de protection contre les accidents qui engendrent des pertes matérielles, ou contre les conséquences d'un décès prématuré qui laisse sans revenu les dépendants du défunt.Enfin, une troisième dimension s'ajoute aux besoins devant être satisfaits.Il s'agit des investissements.La période productive d'un individu En effet le participant devra verser de $100 à $1 000 par mois pour une période de 5 ans.Ce plan comporte également le privilège de suspension de paiements, de retraits partiels, et également celui de souscrire à une assurance-vie du type « terme non-décroissant ».Il convient de remarquer que ces deux derniers plans, soit le Plan de sécurité financière et le Plan exécutif, comportent des versements égaux périodiques.Or, il a été démontré que ce mode d'investissement est beaucoup plus profitable puisque les versements sont normalement investis autant dans des périodes de hausse que de baisse du marché boursier.Or, il s'est avéré dans le passé que cette formule d'achat permettait de se constituer un coût moyen effectif par unité plus bas que ne le permettait l'achat par versement unique.Dans ce cas, en effet, il est fréquent de voir un investisseur effectuer son unique achat durant une période de hausse boursière.Le prix payé sera alors plus élevé.Par: M.Tancrède Sicard Directeur général Placements Collectifs Inc.comporte des périodes où les exigences financières sont plus grandes.Ces exigences surviennent, par exemple, à une époque où les enfants auront atteint l'âge où leur éducation ou leur formation académique occasionnent des déboursés supplémentaires importants pour un revenu salarial qui ne s'est pas nécessairement accru au même rythme.L'investissement effectué alors que les exigences familiales étaient moins considérables s'avérera donc d'un précieux secours.Par ailleurs, il faut également envisager les circonstances où les revenus provenant du salaire diminueront ou s'éteindront entièrement.Pour cette raison, la retraite doit faire l'objet d'une préparation de longue date au moyen d'investissements qui permettent au retraité de recueillir un capital suffisant à long terme.On recherche, dans la mesure du possible, à niveler les revenus de l'âge productif et de l'âge de la retraite.L'énumération et la description de trois ordres de besoins différents, tels que nous les retrouvons ci-devant, s'inscrit dans un contexte de planification financière où les revenus perçus durant une période donnée sont alloués, selon des proper- lions diverses, aux besoins courants, à l'épargne, à l'assurance et aux investissements.La persistance dans l'allocation des revenus est fonction d'une saine planification financière qui permettra à ceux qui mettent ces éléments en pratique, de se classer parmi ceux qui atteignent l'âge de 65 ans et qui demeurent indépendants financièrement.L'avenir appartient à ceux qui s'y préparent.Toutefois, si l'investissement doit répondre à des besoins à plus long terme, encore faut-il que les instruments utilisés permettent de conserver et d'augmenter, si possible, les sommes de capital investies.Contrairement à ce que l’on pourrait s'attendre, il n'est pas nécessairement facile de conserver son capital investi en termes de pouvoir d'achat du dollar.Au moment même où l'investissement travaille à gagner des fruits, le phénomène de l'inflation tend à en diminuer les récoltes.L'inflation, causée par une demande de produits de consommation supérieure à l'offre de ces mêmes produits, ou à la capacité générale de production, occasionne une montée des prix correspondante.Après un certain temps, la quantité de biens achetés par un dollar diminue.Il se produit donc une diminution de pouvoir d'achat du dollar.Un dollar de 1940 est maintenant l'équivalent de 340 en termes de pouvoir d'achat.Ou encore, $1 000.aujourd'hui achète l'équivalent de $340 en 1940.À titre d'exemple, le prix d'une pinte de lait est passé de 110 en 1939-40 à 310 aujourd'hui.Une Chevrolet 1940 se vendait $872 .comparez.Il devient donc essentiel, après avoir pourvu à l'épargne et à l'assurance, de détenir des titres qui répondent aux trois critères d'un bon investissement, à savoir: — la conservation du capital original en termes du pouvoir d'achat du dollar ; — un revenu raisonnable et continu ; — une croissance du capital et du revenu à long terme.Les titres à rendement fixe, telles les obligations, comportent des attributs qui leur sont propres.Pour cette raison, il est souhaitable de leur consacrer un rôle à l'intérieur d’un programme d'investissements.Toutefois, ils ne comportent pas de droit de propriété d'une industrie et, pour cette raison, ne peuvent satisfaire au premier et au troisième critères énumérés plus avant, à savoir la conservation du capital en termes de pouvoir d'achat et la croissance du capital et du revenu à long terme.Par contre, les titres à rendement variable, telles les actions ordinaires, se sont avérés être un véhicule d'investissement supérieur aux titres à rendement fixe dans le passé, et ce précisément parce qu'ils ont satisfait dans une plus grande mesure aux trois critères d'investissement que nous venons d'énumérer.L'évolution de l'indice Dow Jones démontre clairement le rythme de croissance dont a bénéficié la valeur des actions ordinaires.Malgré des soubresauts périodiques et des périodes de récession économique, il n'en demeure pas moins qu'à long terme, l'indice Dow Jones a démontré une persistance dans sa croissance.De 1940 à 1970, cet indice s'est multiplié par sept alors que le pouvoir d'achat du dollar est trois fois moindre en 1970 par rapport à 1940.Si les placements en actions ordinaires ont depuis longtemps été reconnus comme un outil d'investissements des plus profitables, leur clientèle était autrefois réduite à une poignée de gens qui possédaient un certain degré de connaissances leur permettant de suivre l'évolution du marché ou qui avaient recours à des conseillers financiers pour les éclairer dans leurs décisions de placement.Dans les deux cas, cependant, ces personnes possédaient des sommes d'argent suffisantes qui leur permettaient de détenir un éventail de titres, c'est-à-dire un porte feuille diversifié.N.D.L.R.— Les fonds mutuels sont une de ces formules de participation collective qui aident au développement du système de la libre entreprise; élèvent un mur contre l'inflation ; donnent l'occasion aux salariés de devenir co-propriétaires de l'industrie et de participer à ses profits et aident à retenir ou à augmenter le contrôle des compagnies canadiennes par des Canadiens.70 éditorial Une grande initiative: les Caisses Pop Extrait de La Tribune, Sherbrooke, jeudi, 25 mars 1971.Les succès que connaissent les Caisses populaires Desjardins sont une preuve qu'en s'occupant de son affaire on finit par faire son petit bonhomme de chemin.¦ ¦ ¦ Cinquième en importance au Québec, l'Union régionale de Sherbrooke fournit induscutablement un remarquable apport à l'économie régionale.À l'échelle de la province les Caisses Pop représentent une grande force économique.Pour s'en faire une idée souvenons-nous que leur actif consolidé s'élève à $2 milliards.On pourrait multiplier les statistiques pour impressionner.Dans le cas des Caisses Pop il y a mieux à faire dans ce but.Il suffit de souligner que toute Caisse populaire Desjardins doit axer son économie sur l'être humain et les dénués.C'est l'objectif du fondateur du mouvement.Pour ne l'avoir jamais oublié les Caisses Pop connaissent les succès que l'on sait.Le gouvernement voit d'ailleurs à ce qu'elles ne s'écartent pas de leur voie.C'est pourquoi, incidemment, il les oblige à limiter leurs investissements dans certains secteurs, dont celui de l'industrie à cause des risques qu'il comporte.Le gouvernement a déjà amendé, avec prudence, la loi qui les régit pour favoriser leur expansion.Il devra encore avec la même prudence, consentir encore de nouveaux amendements pour ne pas nuire à leur essor.Les Caisses Pop ne sont pas devenues seulement une puissance économique qu'il ne faut pas sous-estimer, mais aussi une puissance économique avec laquelle il faut compter.C'est une de nos institutions qui nous font le plus honneur.Nous avons raison d'en être fiers.En jetant un coup d'œil rétrospectif sur les Caisses Pop on ne peut se défendre de songer que c'est surtout à base de dévouement de bénévolat, qu'elles ont réussi à s'implanter et à faire leur marque.Toute une légion de braves, beaucoup plus sincères et honnêtes que qualifiés, a tenu le coup depuis le début.Nombreux encore aujourd'hui ceux qui suivent leurs traces.Chose certaine aussi, si les Caisses Pop n'avaient pas bénéficié comme elles l'ont fait du bénévolat, et si elles n'avaient pas profité de certaines exemptions de taxes et d'impôts en vertu de la loi des coopératives qui les favorise, on peut se demander si elles feraient aussi bonne figure qu'elles le font aujourd'hui.Les Caisses Pop avaient une mission à accomplir.Elles se sont merveilleusement tirées d'affaires.Dans le contexte de notre évolution elles se devaient, elles aussi, d'évoluer.Elles ne se sont pas soustraites à leurs obligations, à leurs responsabilités.Tout en ne perdant pas de vue leur objectif premier et primoridal, elles ont, en se hâtant lentement, étendu leur champ d'action Un de leurs grands mérites consiste à confier de plus en plus les postes de commande à des personnes hautement qualifiées et spécialisées.C'est un des facteurs qui leur valent le prestige qui caractérise cette institution essentiellement canadienne-française, tant dans la conception de son organisation que dans les formules d'accommodation qu'elles mettent à la disposition de leurs sociétaires, sociétaires en qui elles commencent d'abord par leur faire confiance.La clef du succès des Caisses Pop réside sans doute dans le fait que chacun, à son poste, s'est occupé de son affaire en se familiarisant avec les principes de la coopération, laquelle fait large la part de la compréhension et de l'entraide.Les Caisses Pop n'ont jamais placé la charrue devant le bœuf.Sans brûler les étapes, elles ont percé.Pour mousser leur cause, qui était celle des moins fortunés, elles ne se sont jamais lancées dans des campagnes de dénigrement contre qui que ce soit.Poursuivant leur objectifs et accomplissant sans bruit les services qu'elles avaient à rendre, mais en travaillant sans relâche, elles s'organisaient pour rendre service.C'est par millions qu'elles les ont rendus.Grâce à leur ténacité et à leur sagesse elles s'imposent aujourd'hui.Ceux qui, dans d'autres domaines, voudraient atteindre les succès qu'elles connaissent n'ont qu'à s'inspirer de leur esprit de travail et de détermination, mais aussi de leur philosophie de la vie.Encore faudrait-il qu'ils trouvent dans un autre secteur de notre vie économique une formule aussi heureuse que celle du fondateur des Caisses Pop dans le domaine du crédit.On pourrait peut-être résumer la grande leçon que donnent les Caisses Pop de la façon que voici : Pour réussir vaut mieux employer tout son temps à travailler ferme, avec intelligence et patience, que de le perdre en se plaignant à tout vent.Alvarez Vaillancourt ilw# mm IMPRIMÉ AU CANAD ________Z
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