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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 38, no 2
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1972, Collections de BAnQ.

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LA REVUE 1S72 ÉDUCATION ES H E0 E POPULAIRE ASSURANCE-VIE Usances SSi^aies [es fends (f11 2 1372 LA REVUE CAISSE POPULAIRE life' ¦ ¦ ¦ à.*,* rJilil, il O gs-u ’S, R i H;gS;"»SÏL'';B L'évolution normale du Mouvement des Caisses populaires Desjardins conduit vers la création d'un magasin à rayons avec la gamme des services financiers actuellement disponibles.Avec le temps, des services financiers complémentaires se sont ajouté à la Caisse populaire originale, tels que l'assurance-vie, les assurances diverses, les fonds mutuels, la fiducie, etc.C'est une première esquisse tel que compris par notre maquettiste Pierre Brousseau.VOLUME 38 N° 2 LA REVUE DESJARDINS, préparée par le Service de l'information et de la publicité, est l'organe officiel de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, 150 avenue des Commandeurs, Lévis, Québec, Canada.Ce numéro est tiré à 18,500 exemplaires et il est imprimé aux ateliers Charrier & Dugal (1965) Ltée à Québec.• Le prix de l'abonnement annuel est de $3.50 • Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe, permis n° 110.Port payé à Québec.SOMMAIRE D.li luit Is, Ce sjafdii populaire, il y a celui de la taxation.Actuellement, nous passons par une série de mesures transitoires qu'expli-: quent M.Raymond Blais.Page 3 jis*1 )an$l Le marketing et la Caisse populaire.De plus en plus, le dirigeant d'une Caisse populaire doit s'organiser pour qu'elle réponde de mieux en mieux aux besoins des membres.Dès lors, un changement d'attitudes peut s'avérer nécessaire.Voyons quelques principes de base du marketing avec M.Jacques Lefebvre.Page 7 B de ii «ceiPi LA STRATÉGIE: élément essentiel de l'administra-: tion.Il est évident qu'on administre une entreprise suivant des politiques précises à court et à long terme.Cependant, elles doivent s'appuyer sur une stratégie qui évoluera d'une façon permanente.M.Oscar Mercure nous apporte quelques éléments de réponses dans un premiertexte.Page 10 in CO: le i(|uêl üCa Le défi de la politique monétaire.Pour mieux connaître notre système économique, il faut connaître certains éléments qui nous touchent de plus près.Paul Gauthier nous apporte des précisions sur l'actualité économique.Page 13 L'amorce d'une révolution coopérative.C'est un document de base sur l'évolution du système coopératif au Québec.C'est M.Yvon Daneau qui nous précise sa pensée.Page 17 Une entrevue exclusive avec la première secrétaire de M.Alphonse Desjardins.Il s'agit de Madame Marie-Emmélie Laflamme-Bégin.i^ C'est Camille Fleury qui en a recueilli les propos Page 25 La première Banque du peuple en Amérique du Word.À Rustico, sur l'île du Prince-Édouard, des Acadiens ont précédé M.Alphonse Desjardins.Page 29 DIRECTEUR: ANDRÉ KALTENBACK RÉDACTEUR EN CHEF: CLAUDE MOQUIN RÉDACTEURS: CAMILLE FLEURY ET PIERRE-R.CLÉMENT MAQUETTISTE: PIERRE BROUSSEAU DROITS ET RESPONSABILITÉS Il n'existe aucun droit de reproduction ou de traduction pour les articles de cette Revue.Par ailleurs, les éditeurs vous seraient reconnaissants de bien vouloir identifier la source quand vous prendrez la liberté de nous reproduire.Les opinions émises dans les articles publiés pour La Revue Desjardins n'engagent que la responsabilité de leur auteur.Une nouvelle utopie.Ce texte est une réflexion d'un sociologue sur notre I ¦iHi société, ses comportements et ses aspirations.C'est M.'jhifti Lucien Lacroix qui nous livre sa façon de voir le pro- U blême.Page 32 11 Ils Le Contentieux communique.Deux sujets sont traités: Les membres auxiliaires dans les Caisses populaires et la capacité juridique à 18 ans Page 38 %i| ' ^ L'homme doit s'engager envers les autres.C'est un billet signé Bruno Lacroix.Page 39 î [.' Informations internationales Page 40 ‘ DÉPÔTS LÉGAUX: Bibliothèque nationale du Québec, Montréal.Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa.Documentation personnelle et communautaire.Page 41 El Kl .es Caisses populaires à l'ère de la fiscalité aymond Blais, directeur Services techniques édération de Québec des Caisses populaires Desjardins I.D.L.R.— Ce deuxième article sur un régime de taxation dans les Caisses populaires met en relief un ourt historique et les mesures transitoires nécessaires qui sont appliquées actuellement.- C;;r'! 'entrée des Caisses populaires'dans le monde de la taxation doit se faire avec le moins de douleurs possi-les.C’est ce qu'explique M.Blais.D'autres articles suivront dans les prochains numéros de La Revue flesjardins.Si des lecteurs avaient des questions précises, nous nous empresserions d'y répondre.'ins Dans le muméro 8-1970 de La Revue Desjar-(1), monsieur André Morin, directeur du Ser-ice de la Recherche, faisait l'historique du débat aiiedo oncernant la taxation des Caisses populaires, wai On constatait alors que ce problème n'était pas écent et qu'il n'était jamais apparu comme un iroblème facile pour les différentes commissions l'enquête et les différents comités d'étude des louvernements.En fait, même ceux qui voulaient continuer à exempter les Caisses populaires invoquaient des motifs différents.Il en est d'ailleurs de même pour ceux qui recommandent la taxation des Caisses populaires.Il sera sans doute intéressant de revoir le tableau qui résumait les positions prises par les commissions.vaut di 1:1 anuit es Caisses populaires et la fiscalité nefaçfl| plqua Principaux documents officiels ayant traité de la taxation des Caisses populaires) e, il fail I ïjîpiàil acti;: JOM DU DOCUMENT lapport McDougall Pour ou contre Année la taxation des C.P.RAISON 1945 Contre À cause du rôle économique et social des Caisses.SïStèHi Rapport Porter 1964 Pour Justice entre les diverses institutions financières.Page!’ Rapport Bélanger icrétaifi [!__________________ 1965 Contre En général, ce sont des petites entreprises desservant des régions économiquement faibles (pêche et agriculture.jéjin Rapport Carter 1 967 Pour Intégration : taxer tous les revenus au Canada une fois seu- lement, au taux des gens à qui ils appartiennent.ique Rapport Parizeau 1969 Pour Dû à leur taille, leur bureaucratisation, leurs placements et leurs réserves, les Caisses populaires sont différentes de leurs membres.sui no»1 C'est M -ivre blanc sur a fiscalité 1969 Pour if r page 3* Dans le même numéro de La Revue Desjar-iins {-1 2\ monsieur Paul-Émile Charron, directeur îénéral, commentait le mémoire soumis au gouvernement par le Mouvement des Caisses popu-aires Desjardins suite à la parution du Livre Diane Benson.Dans ce mémoire, les dirigeants du Mouvement ^ "fes Caisses populaires Desjardins ne s'opposaient Das à toute forme de taxation.Ils soutenaient toutefois que le traitement offert aux Caisses Appliquer les recommandations du rapport Carter.populaires par le Livre blanc ne respectait pas les caractéristiques juridiques propres aux coopératives d'épargne et de crédit.Le mémoire suggérait ensuite cette solution: 1° permettre aux Caisses populaires d'éliminer le revenu imposable en versant des intérêts ou des ristournes à leurs membres à même leurs trop-perçus; 3 2° imposer la partie des trop-perçus portée aux réserves de ces entreprises collectives au taux moyen collectif d'impôt que paieraient les membres.Ce traitement fiscal demandé n'était pas un traitement de faveur.Il nous apparaissait un traitement juste, respectant à la fois les caractéristiques des Caisses populaires et le principe de base de la Commission Carter et du Livre blanc voulant taxer les revenus des entreprises une fois seulement et au taux des citoyens qui en sont les propriétaires.Le bill C-259 Le 30 juin 1971, le gouvernement publiait le bill C-259, loi qui modifiait la loi de l'impôt sur le revenu.La thèse du taux collectif suggérée dans notre mémoire n'avait pas été retenue.Bien plus, faisant preuve d'un manque de connaissance du monde coopératif, le gouvernement avait presque assimilé les Caisses populaires aux autres entreprises.Dans son message à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, monsieur Émile Girardin, président, mentionnait les principales difficultés que comportaient le projet de loi C-259.En voici la liste : — « La définition d'une Caisse était inadéquate, — La déductibilité des bonis sur capital social n'était pas explicite, — Les pouvoirs de placement risquaient d'être limités, — Les Caisses étaient appelées à payer à brève échéance un taux d'imposition de 50%, — Les règles transitoires étaient imprécises et laissaient déjà voir des problèmes aigus au niveau de plusieurs Caisses populaires, — Les Caisses centrales étaient peu protégées et rapidement assimilées aux grandes entreprises.» Suite à ce nouveau projet de loi, un autre mémoire fut présenté au gouvernement.Il s'agissait de souligner les points qui nous paraissaient inacceptables et de suggérer les modifications.Après de nombreuses négociations, trois séries d'amendements venaient «corriger» le projet de loi initial.Nos principales demandes étaient acceptées par ces amendements.La nouvelle loi de l'impôtfédéral (Bill C-259) fut adoptée le 23 décembre 1971 et les Caisses populaires deviennent imposables à partir du 1er janvier 1972.Nous croyons cependant que les amendements apportés au premier projet vont permettre aux Caisses populaires de continuer à offrir à leurs membres les services dont ils ont besoin tout en participant au nouveau régime de taxation.Les mesures transitoires Les je 2: faco Lei La partie III de la Loi est intitulée « Règles de 1971 concernant l'application de l'Impôt sur le revenu ».Cette partie traite des modalités d'intégration la nouvelle Loi.Rappelons que les Caisses populaires n'ont jamais été taxées.Donc, il s'agit, par ces mesures transitoires, de réglementer les diffé-|3[ rentes procédures pour l'intégration à un mode deiprès taxation.Il faut, en pratique, réévaluer certain* Am actifs (en plus ou moins) de façon à établir urÉt «bilan de départ» accepté par le Ministère di listinc Revenu National.Lan Il est évident qu'en changeant, pour fins dtïub taxation, la valeur de certains actifs, la valeu L’ex nette de la Caisse populaire, c'est-à-dire le patri fai moine, sera aussi modifié.On établira alors ce qut Une nous avons convenu d'appeler «le patrimoinelîmini fiscal ».L’article 58 de cette partie III traite spécifi iiicoi quement des Caisses populaires.Cet article, entreimélioi autres, prévoit les mécanismes d'évaluation de Leci différents actifs.tels; ÉVALUATION DES OBLIGATIONS k Les obligations détenues par les Caisses popu laires doivent être évaluées au prix effectif pay plus ou moins l'amortissement de la prime ou d l'escompte.Une Caisse populaire dont l'année sociale s|S65 termine le 31 décembre 1971 et qui détient un obligation d'une valeur nominale de $100.échéan 151 le 31 décembre 1976 et achetée au prix de $9C le 31 décembre 1966 devrait donc évaluer ce titr à $95.au 31 décembre 1971 comme suit: lelioi Prix payé Amortissement de l'escompte $1.par année pour 5 ans $ 90.0 5.0 SlO Évaluation au 31 décembre 1971 $ 95.0 '9) fui aisses duf Il faut bien noter qu'aucune relation avec la 'aleur au marché n'est faite lors de cette évalua-ion.Je b VALUATION DES BÂTISSES: Reprenons maintenant le même problème mais en supposant cette fois que l'amélioration de 1969 a coûté $12 000.Il s'agit maintenant d'un bâtiment distinct (parce que supérieur à $10 000.) et le coût présumé de cette bâtisse au 31 décembre 1971 sera calculé comme suit: îdi valeu ;patfi ce pu °| Les bâtisses devront être évaluées à leur coût ; iccumulé moins un amortissement «présumé» e 2!4% par année en ne comptant pas l'année acquisition.Le coût accumulé comprend le coût d'acquisi-ion ou de construction et les modifications ou lead éparations majeures qui ont été capitalisés à la )âtisse.Si chacune des modifications apportées a une 'aleur moindre que $10 000., elle s'ajoute au oût initial de l'immeuble pour fins de l'amortisse-pJnent présumé.Elle est donc amortie pour toute [é a période même si les travaux ont été effectués près la date d'acquisition.Au contraire, si ces améliorations excèdent un j[wfroût de $10 000.elles constituent un bâtiment istinct au sens de la loi de l'impôt.L'amortissement présumé sera calculé à partir d .eulement de l'année qui suit les améliorations.L'exemple qui suit devrait faciliter cette expli-ation.Une Caisse populaire dont l'année sociale se in ermine le 31 décembre 1 971 a acheté une bâtisse iu coût de $100 000.en 1965.En 1969 des itf iméliorations à la bâtisse ont coûté $9 000.Le coût présumé de cette bâtisse au 31 décem->re 1971 sera calculé comme suit: d( V Coût accumulé de la bâtisse $ 100 000.Amortissement présumé 1965 année de l'acquisition aucun 1966 à 1971 incl., 6 ansX21/2% = 15% 15 000.Coût présumé $ 85 000.2° Coût accumulé de l'amélioration Amortissement présumé 1969 année de l'acquisition 1970 et 1971, 2 ans X214% = 5% $ 12 000 aucun 600.Coût présumé $ 11 400.3° Coût présumé total bâtisse amélioration $ 85 000.11 400.$ 96 400.On remarque que cette fois, un amortissement de deux (2) ans seulement a été appliqué au montant de l'amélioration ;P0PU tif pal ;0l)d dale entefl 0 de 5?$90.loût accumulé au 31 décembre 1971 ^chat Amélioration $ 100 000.9 000.oût accumulé Amortissement présumé 965 — année de l'achat 966 à 1971 inc.— 6 ansX214%=r 5% $ 109,000.aucun 16 350.:OUT PRESUME AU 31 DECEM-ÎRE $ 92 650.On notera que l'amélioration est inférieure à 4 0 000.et ne constitue donc pas un bâtiment listinct.C'est pourquoi le montant de $9 000. organisé par la Société des comptables en administration industrielle du Québec, le 29 mars 1972.Une des caractéristiques de l'époque que nous vivons dans l'entreprise est l'accélération du développement technique et scientifique.Cette accélération nous oblige, comme administrateurs, à nous ajuster constamment devant les nouvelles réalités technologiques et aussi devant les nouvelles réalités humaines.De cette situation naît un besoin d'adopter une planification à court, moyen et long terme qui doit être principalement caractérisée par sa souplesse et sa flexibilité.Dans un tel contexte on peut se demander, à cause des changements rapides qui se produisent, s'il y a encore lieu d'avoir dans l'entreprise ce que l'on appelle une stratégie de développement.Ma réponse à cette question est, sans aucune restriction, affirmative et je crois même que plus s'accélèrent les changements, plus l'entreprise a besoin de définir sa philosophie et d'établir une stratégie qui lui permettra justement d'affronter les transformations avec le plus de lucidité possible, ce qui diminuera les risques de perturbations qui pourraient sûrement se produire en l'absence d'une stratégie.Le concept même de la stratégie repose d'abord sur l'existence d'objectifs précis dans chaque entreprise.Encore là ces objectifs doivent être établis à court, moyen et long terme.Au premier abord, il apparaît simple de déterminer des objectifs pour une entreprise mais, si vous voulez en croire mon expérience, cette opération, lorsqu'elle se fait non pas par un individu seul mais par un groupe d'individus, nécessite énormément de travail.De plus, je dois admettre que cette opération de définition d'objectifs est d'autant plus compliquée lorsqu'une entreprise, comme celle à laquelle je suis associé, ne se contente pas d'objectifs à caractères strictement économiques mais se donne également des objectifs rattachés à la responsabilité sociale de l'entreprise, c'est-à-dire des objectifs axés sur le bien commun de la collectivité.Cette définition des objectifs, je le répète, constitue un élément fondamental pour l'établissement de la stratégie dans l'entreprise.En effet, sans objectifs la stratégie comme je la conçois perd tout son sens.Selon moi, la stratégie peut se définir comme l'art d'agencer les différentes ressources que possède l'entreprise, c'est-à-dire les ressources | Pouf 11% matérielles d'une part, tel que l'équipement et la finance, et les ressources humaines d'autre part dans le but d'atteindre les objectifs qu'on s'es fixés en tenant compte des divers environnementsltai dans lesquels l'entreprise évolue.La stratégie consiste donc à utiliser, par diverses combinaisons l'ensemble de ces ressources actuelles et éventuelles.Si l'on se réfère à des opérations militaires, le meilleur stratège n'est pas nécessairement celu qui dirige l'armée qui a le plus de canons, mais c'est plutôt celui qui les utilise de la meilleure façon ^ possible.Concrètement mon adversaire peu n'avoir que peu de canons par rapport à morife^ armée, mais ces canons peuvent être d'une force et d'une portée plus grande que les miens ! En bon stratège, je dois m'y prendre de telle sorte qu'avec ; mes canons je puisse être plus efficace que l'ad-versaire ou je dois essayer de rendre mon adversaire inefficace en l'empêchant d'utiliser ses canons à pleine capacité.Il va de soi que les ressources les plus importantes, et par ailleurs celles qui causent le plus de problèmes, sont les ressources humaines.kî f ternes Hstè icé, pouf' fepart a ses ieci fliSOflS i éveiï lires, it tel Pour ce qui est de l'environnement, l'administrateur doit y accorder une très grande importance ou étant donné que l'environnement est à l'entreprise ce que, si vous me permettez cette comparaison, 'eau est au poisson.Par environnement, j'entends d'abord des environnements internes tel que le conseil d'adminis-u tration, les cadres supérieurs et tout le personnel d'une entreprise et aussi des environnements 3{3çof externes tels que la clientèle, les concurrents, le eu le système politique, le système économique et 0 les valeurs sociales et culturelles du milieu.^lofd Vu que les éléments de la stratégie, ressources et environnements sont eux-mêmes en perpétuelle évolution, il devient indéniable que la stratégie ^Ijd elle-même soit constamment revisée de façon à s'ajuster à ces changements.Pour appuyer cet ¦ cj énoncé, je me réfère au volume Le choc du futur d'Alvin Toffler et particulièrement à ses réflexions :0t sur l'organisation.plus1 Pour Toffler, le règne de l'éphémère atteint également le domaine de l'organisation.Les pro- blèmes étant de plus en plus complexes et nombreux, ils exigent des gens très spécialisés et des décisions très rapides, la bureaucratie hiérarchisée et lente ne peut plus tenir le coup, il faut des organisations souples, capables de s'adapter rapidement au changement, décentralisées.On constate aujourd'hui, principalement dans les entreprises à la fine pointe du progrès technologique, une grande mobilité de la configuration interne de l'organisation: les titres se transforment, les emplois se modifient, les responsabilités se déplacent, les secteurs se transforment.On assiste également à la prolifération des task forces, ou groupes constitués temporairement, pour une tâche précise.Ainsi les relations de l'homme avec l'organisation, du fait de la mobilité du premier et des transformations de la seconde, tendent aujourd'hui à se modifier à une allure plus rapide que jamais, et leur durée moyenne est plus brève, plus éphémère que par le passé. Dans ce sens, les entreprises doivent donc se donner une stratégie d'adaptation si elles veulent survivre.Dans cet esprit, l'administrateur doit constamment reviser l'agencement des éléments constituant sa stratégie dans l'accomplissement de ses principales fonctions de planification, d'organisation, de direction et de contrôle.Pour réaliser cette revision constante, l'administrateur d'aujourd'hui ne peut plus agir seul.Il est obligé, dans notre contexte de participation, d'associer ses principaux collaborateurs.Ce processus peut apparaître à première vue comme très long, mais je dois vous dire par expérience qu'il s'avère à moyen terme des plus efficaces.L'administrateur d'une entreprise de taille moyenne et, à plus forte raison, d'une plus grande entreprise ne peut plus tout faire seul et il doit nécessairement déléguer des responsabilités de même que l'autorité suffisante à leur exercice.Cette double délégation force l'administrateur à consulter régulièrement ses collaborateurs non seulement pour la définition et l'établissement de la stratégie mais aussi sur la détermination des objectifs de l'entreprise.À mon sens, l'administrateur est devenu en quelque sorte un dispatcher des différentes activités de l'entreprise dont il est le coordonnateur.Dans l'optique de cette stratégie de participation, l'administrateur s'il délègue doit posséder un circuit d'information des plus sûrs.Il a essentiellement besoin de connaître quotidiennement le pouls de son entreprise et cette connaissance ne peut lui être disponible que par la réception de toute l'information pertinente provenant des différents services de l'entreprise.Ceci se concrétise au moyen de rapports réguliers d'activités venant des chefs de services et de copies des rapports des réunions, etc.Cette information constitue le feed-back nécessaire à la prise éventuelle de décisions.Toute cette approche administrative reliée à la stratégie signifie que l'administrateur d'autrefois passe d'une attitude de dominant à une attitude véritable de dirigeant.S'il est important pour l'entreprise d'avoir une stratégie bien élaborée, fondée sur des objectifs précis, il est également d'une très grande importance que cette stratégie soit connue par le personnel de l'entreprise qui, de son côté, doit y adhérer.En d'autres mots, le stratège ne peut agir seul; ses troupes doivent le suivre avec confiance et loyauté.12 _e défi de la politique monétaire •aul Gauthier, analyste financier.Service des Placements :édération de Québec des Caisses populaires Desjardins.C'est au cours du mois de mars que la Banque lu Canada a publié son rapport traitant des récents éveloppements économiques et discutant des iroblèmes auxquels s'attaque la politique moné-aire.Dans les prochains paragraphes, nous allons enter d'expliquer le défi actuel des autorités nonétaires.Objectifs internes Banque: « Considérant qu'il est opportun d'établir une banque centrale au Canada pour régler le crédit et la monnaie dans le meilleur intérêt de la vie économique de la nation, pour contrôler et protéger la valeur extérieure de l'étalon monétaire national et pour mitiger, par son influence, les fluctuations du niveau général de la production, du commerce, des prix et de l'emploi de la main-d'œuvre, autant que possible dans le cadre de l'action monétaire, et généralement de favoriser )ans le préambule à la loi de la Banque du Ca-lada, on définit ainsi les responsabilités de la la prospérité économique et financière du Dominion.» Labour market Marché du travail Labour force status of the population Répartition de la population active Regional employment Emploi par région Seasonally adjusted Données désaisonnalisées Seasonally adjusted Données désaisonnalisées % Millions of persons En millions de personnes L 57 56 Participation rate Taux d’activité Millions of persons En millions de personnes 9.0 Civilian labour force Population active civile Total employed Personnes ayant un emploi 3.00 2.80 2.20 2.00 1.40 Ontario Ontario Quebec Québec Employed excluding agriculture 1 • 30 Personnes ayant un emploi (agriculture exclue) 0.90 Prairies Prairies 6.5 % Unemployment rate Taux de chômage Unemployed 4 months and over Personnes sans emploi depuis 4 mois ou plus 0.83 0.80 0.75 British Columbia Colombie-Britannique 0.60 Atlantic provinces Provinces atlantiques 1968 1969 1970 1971 1968 1969 1970 1971 3S tableaux et graphiques de cet article sont tirés de La Revue de la Banque du Canada, mars 1972.13 14 Parmi ces nombreuses préoccupations, les priorités changent à mesure que se déroule le cycle économique.C'est ainsi qu'au début de l'année 1972, la priorité économique est d'amener le niveau général de la production à un niveau de pleine utilisation de la capacité de production de l'économie canadienne.L'année 1971 a été une année de reprise économique après la légère récession de 1970.Cependant, plusieurs secteurs de l'économie n'opèrent pas à pleine capacité et le chômage demeure à un niveau élevé ; ainsi le taux désaisonnalisé du chômage était de 6% au mois de mars 1972.Regional unemployment rates Taux de chômage par région Seasonally adjusted Données désaisonnalisées % 10 Quebec Québec Canada Canada Ontario Ontario Au cours de l'année 1971, la banque centrale a poursuivi une politique monétaire très expansionniste, permettant aux disponibilités monétaires du public d'augmenter de 15% (le taux d'augmentation s'élève à 18% si l'on ajoute les dépôts bancaires du gouvernement canadien).Une telle politique avait pour but de rendre le crédit plus facile, de stimuler ainsi l'activité économique.o 1968 1969 1970 1971 1972 de la période de douze mois se terminant à la fin de février 1972, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 4.9%.Lorsqu'on exclut le prix des aliments, l'avance de l'indice est de 3.8% pour la même période.Pendant ce temps, l'indice desprieu prix de gros enregistrait une hausse de 5.4%.)bjec >i302 Consumer price index components Composantes de l’Indice des prix à la consommation Not seasonally adjusted Données non désaisonnalisées if es iaiio life f iplus rant 1961 = 100 1961 = 100 'J: Sr Consumer price index , Indice des prix à la consommatioi lldl Brae In :.:,ï - Food Produits alimentaires t Goods other than food Produits non alimentaires Shelter Logement Other services Autres services Problème interne: l'inflation Depuis le début de l'année 1972, la politique monétaire est demeurée très expansionniste; comme nous le verrons un peu plus loin, ce sont des facteurs externes qui ont forcé la banque centrale à poursuivre une politique plus libérale qu’elle ne l'aurait voulu, alors que l'inflation menaçait de redevenir un problème sérieux.Au cours Ces chiffres nous montrent que l'inflation es revenue avant même que l'économie ne fonctionne à pleine capacité.On peut se demander si le politique monétaire n'a pas mis en circulation plu< de monnaie que nécessaire à la reprise économique, ce qui aurait à tout le moins facilité les hausses de prix.Pour être juste envers les autorités monétaires, il faut aussi examiner ses responsabilités d'autres niveaux.(s Iafir Objectifs et problèmes externes le prix edes Parmi les responsabilités de la Banque du anada, celle de contrôler et protéger la valeur xtérieure du dollar a toujours été complexe.Il est mportant pour nos industries d'exportation et >our celles qui subissent la concurrence des im-(ortations que la valeur du dollar canadien de-neure relativement stable.Or, depuis 1970, des urplus importants à la balance des paiements Durants ont poussé à la hausse la valeur du dollar anadien.Pour contrebalancer l'entrée de devises rangères provoquées par notre surplus à la >alance courante, la Banque du Canada a dû en-ourager la sortie de capitaux à court terme ; pour interest rates aux d’intérêt anadian-U.S.money market rates aux du marché monétaire au Canada et aux États-Unis lonthly Données mensuelles Canada Canada ______Bank rate Taux d’escompte Treasury bills: 3 month .Bons du Trésor à 3 mois tioPeS ictioû"1 et5' ion P.;oporûi tiaosss sPioré ibilités .Finance company paper : 90-day .Papier à 90 jours des sociétés de financement -Chartered banks day-to-day loans .Prêts au jour le jour des banques à charte 1968 1969 1970 1971 1972 ce faire elle a dû garder les taux d'intérêt canadiens à court terme à un niveau plus bas que dans les autres pays (surtout les États-Unis), en poursuivant une politique monétaire très expansionniste.Les mesures américaines, pour améliorer leur propre balance des paiements, ont compliqué le problème du Canada.Presque tous les pays du monde ont réévalué leur monnaie par rapport au dollar américain au cours de l'automne dernier.Le dollar canadien qui «flotte» depuis qu'on a cessé de protéger le taux de 0.925 dollar É.U.au mois de mai 1970 a légèrement dépassé la parité avec le dollar américain.La Banque du Canada se voit donc contrainte de poursuivre une politique monétaire libérale.United States États-Unis % 2 Federal Reserve discount rate _______ Taux d’escompte de la Réserve Fédérale Treasury bills: 3 month (365-day yield basis) Bons du Trésor à 3 mois (taux de rendement sur une base de 365 jours) 10 2 Finance company paper 90-day .Papier à 90 jours des sociétés de financement Federal funds rate- Taux des «federal funds» _ 1968 1969 1970 1971 1972 Monetary aggregates Agrégats monétaires Seasonally adjusted-monthly average of Wednesdays Données désaisonnalisées-Moyennes mensuelles des mercredis Billions of dollars En milliards de dollars L 40 Currency and total Canadian dollar deposits Monnaie et ensemble des dépôts en dollars canadiens Currency and privately-held Canadian dollar deposits Monnaie et dépôts du public en dollars canadiens Currency arid Canadian dollar demand deposits Monnaie et dépôts à vue en dollars canadiens 1968 1969 1970 1971 1972 Réconciliation Pour favoriser le plein emploi des ressources, la banque centrale a dû poursuivre une politique monétaire très expansionniste.Devant la résurgence de l'inflation, sa politique pourrait être plus neutre, d'autant plus que les effets expansionnistes de sa politique des quinze derniers mois n'ont pas fini de se faire sentir.Mais la position instable du dollar canadien et les conséquences néfastes d'un dollar trop fort pour nombre d'industries canadiennes, forcent la Banque du Canada à poursuivre une politique monétaire plus libérale qu'elle ne le souhaiterait.Dans son rapport annuel, le gouverneur de la Banque, monsieur Rasminsky ouvre la porte à une politique des prix et des revenus.« La politique monétaire doit viser à promouvoir, par tous les moyens dont elle dispose, une gestion de la demande globale qui tienne compte de l'avenir.Il se peut que cette gestion doive parfois être complétée par d'autres mesures — par une politique des prix et des revenus, par exemple — mais, en tout état de cause, une gestion efficace de la demande restera toujours une condition essentielle de la réalisation de nos objectifs économiques.» Il est perceptible que monsieur Rasminsky aborde avec réticence le sujet d'une politique des prix et des revenus, mais qu'il n'exclut pas cet instrument comme un complément temporaire aux autres politiques financières.Capital account and exchange rate Balance des capitaux et cours du change Not seasonally adjusted Données non désaisonnalisées Millions of dollars-quarterly Données trimestrielles-En millions de dollars 500 0 500 H Current account balance Solde de la balance des paiements courants M Qtt jtuxpi 0(lt 00 .111 .I Long-term capital movements Mouvements des capitaux à long terme 1 1 0 r 'I 1 j11' Short-term capital movements Mouvements des capitaux à court terme JL 111 ii Change in official reserves [excluding allocationsof SDRs' Variations des réserves officielles [non compris les allocations de D.T.S.] 500 l-L îi ter les ii Canadian $ in U.S.cents - Monthly ILS.$ in Canadian cents S canadien en cents É.-IL -Données mensuelles S É.-U.en cents canadiens Déplus li'elles Spot exchange rate -average noon rate Cours du change au comptant -Moyenne des cours à midi 105.26 111.11 lienf( % Sp k Née.^ e s Soir s L'amorce d'une révolution coopérative Yvon Daneau, directeur général.Conseil de la Coopération du Québec .Le directeur généra! du Conseil de la Coopération du Québec, M.Yvon Daneau, a parcouru les royaumes -'du Saguenay et du Lac-Saint-Jean en sensibilisant la population à l'émergence du fait coopératif partout \au Québec.La première partie du texte de M.Daneau était un schéma de sa causerie.Nous retenons les 'deux principales parties de son texte alors qu'il explique la réalité de la coopération et les défis que le monde de la coopération a à surmonter.Pour mieux saisir la réalité coopérative, nous nous sommes servis de tableaux statistiques montrant la situation de certains secteurs de la coopération.i-cvt-ds • afàm A— La coopération: son importance en terme de développement économique il Douai ' ^ 1.FORCE ÉCONOMIQUE ET ASSOCIATION NISTE .rsro ikaMs t il fit!0* anidi Les institutions coopératives, actuellement en activité au Québec, représentent, quand on en prend une vue globale, une force économique vraiment impressionnante.S'arrête-t-on suffisamment à penser, par exemple, que ces coopératives ont ensemble un actif de plus de $4 milliards?De plus, si l'on considère le volume des affaires qu'elles traitent et le nombre des emplois qu'elles procurent, on doit se rendre à l'évidence et admettre que le mouvement coopératif est un agent important de la vie économique au Québec.D'autre part, le mouvement coopératif constitue une force associationniste non moins significative, ainsi qu'en témoignent ses plus de 3,000,000 de membres, dont la majorité sont des adultes at qui se recrutent à la grandeur de la province, aussi bien dans les villes que dans les coins les alus éloignés.I.CENTRE DE DÉCISION INCORPORÉ ^ MILIEU (NÉCESSAIRE POUR UNE CERTAINE PLANIFICATION) Cadres favorables à une certaine planification, c'est-à-dire la possibilité, via la collaboration des différents secteurs du mouvement coopératif ^s'inspirant d'une même philosophie et impliquant des entreprises organisées en fonction des besoins des usagers), de réunir et mettre en œuvre les élé-nents d'une certaine cohérence sur le plan du développement économique québécois, du moins dans les domaines où la coopération est déjà engagée.Mise en relief des instruments fournis par la coopération en vue de favoriser le développement d'au moins quelques segments de notre économie dans une perspective communautaire.3.ENTREPRISES INALIÉNABLES Organisées et possédées collectivement, puis contrôlées démocratiquement par ceux-là mêmes dont elles sont au service comme instruments de la satisfaction de leurs besoins, les coopératives présentent les plus sûres garanties de rester défi-tivement aux mains des nôtres.Elles ne risquent pas, comme ce fut et c'est encore le cas pour d'autres types d'entreprises, d'être vendues à des intérêts étrangers.En réalité, les coopératives sont des institutions économiques qui, par nature et par vocation, sont destinées à demeurer bien à nous: elles sont vraiment enracinées et articulées à la vie québécoise.Au sein de notre économie, elles constituent à peu près les seules entreprises que l'on puisse considérer comme inaliénables.Il s'ensuit qu'au moment où les Québécois sont incités à s'affirmer davantage sur tous les plans et à se donner les moyens requis pour accéder graduellement à une pleine maîtrise de leur avenir économique, le mouvement coopératif mérite l'attention la plus bienveillante.Il s'offre, en effet, comme une formule puissante et souple grâce à laquelle on peut vraiment espérer bâtir quelque chose de solide et de durable, avec la certitude d'en conserver la propriété et le contrôle.4.DIFFUSION DE LA PROPRIÉTÉ ET DU CONTRÔLE Le mouvement coopératif s'est avéré jusqu'ici un moyen efficace aux mains des classes laborieuses pour améliorer leur situation économique.Il a permis aux gens à revenu modeste d'accéder à la propriété et au contrôle d'entreprises variées selon une formule adaptée à leurs ressources.Cette dissémination de la propriété et du contrôle d'entreprises économiques prend une signification particulière chez nous, s'il est vrai — comme on dit souvent — que nous n'avons guère de traditions dans le domaine des affaires.Il n'est certes pas indifférent pour l'avenir de notre économie qu'un quart ou plus de nos gens, parmi 17 ceux encore une fois dont les ressources individuelles sont souvent les plus limitées, participent à la propriété et à l'administration d'entreprises nombreuses dont l'activité est reliée à leurs préoccupations de tous les jours.D'un autre côté, la tendance à la concentration des entreprises en de plus vastes unités est un phénomène dont tout le monde est conscient à l'heure actuelle.De plus en plus, ce sont les grandes corporations qui dominent le champ des affaires.Les profits réalisés par ces entreprises géantes sont souvent drainés vers des centres très éloignés des lieux où elles effectuent leurs opérations.Leur direction et leur contrôle s'exercent à de vastes distances des localités où elles recrutent leurs clients, souvent en dehors de notre province ou de notre pays.Avec les coopératives, la situation est différente: c'est dans les milieux ou les régions mêmes qu'elles servent que se déterminent leur direction et leur contrôle.Les gains qui découlent de leurs opérations retournent dans les localités où ils ont été réalisés, et cela en proportion directe de l'utilisation qui y a été faite des services offerts.Il semble bien que la concentration de l'activité économique en des entreprises de plus en plus grandes soit devenue une nécessité dans le contexte moderne; il faut néanmoins reconnaître que la décentralisation de la propriété, l'élargissement des sphères où se discutent les problèmes et l'association d'un plus grand nombre de gens aux décisions de portée économique restent éminemment souhaitables à tous points de vue.Or, les coopératives constituent l'une des rares forces à œuvrer dans ce sens.CAI' ÎÜàiM jjffllIO Si'iK ;E: fi’ : | s:j s::; : fe ; T- IS ( Si Enf ACTIF DES CAISSES LOCALfS PAR FÉDÉRATION AU 31 DÉCEMBRE 1970 ÎS Plil su 31 18 Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins û O O d Fédération de Montréal des Caisses Desjardins Fédération des Caisses d'Économie du Québec Ligue des Caisses d'Économie du Québec Statistiques financières 1 970 — Bureau de la Statistique du Québec.g lïl Encaisse o ° Placements O < Prêts sur reconnaissance de dette featioi Popo liilioi Caiss Ife':-! d'Eci te te : d’Eco feaiioa d'Eial Prêts sur hypothèques d'Eoll fa (f c»a Immobilisations et autres actifs : ,fC- PCE: oi • m .Fédération des Caisses d'Entraide Économique du Québec Fédération Caisses des Caisses d'Épargne d'Établissement et de crédit du Québec non affiliées %: % ue se i1 CAISSES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT “ les e faite de la edis-iplus aortée blés à :onsti-ms ce Nombre de Caisses Nombre de membres Capital social Epargne FEDERATION Nombre % Nombre % ($'000) % ($'000) % Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins 1,294 77.3 2,496,080 84.8 169,424 62.9 1,834,998 87.0 Fédération de Montréal des Caisses Desjardins 34 2.0 158,353 5.4 12,008 4.5 165,860 7.9 Fédération des Caisses d'Economie du Québec 187 11.2 124,329 4.2 7,067 2.6 68,492 3.2 [Ligue des Caisses d'Economie du Québec 103 6.1 100,000 (2) 3.4 49,094 18.2 14,219 0.7 Fédération des Caisses d'Etablissement du Québec 10 0.6 30,858 1.0 1,688 0.6 19,180 0.9 Fédération des Caisses d'Entraide Economique du Québec 30 1.8 19,897 0.7 26,280 9.8 579 — Caisses d'Epargne et de Crédit non-affiliées ( 1 ) 16 * 1.0 14,072 * 0.5 3,598 * 1.4 6,780 * 0.3 TOTAL : 1,674 100.0 2,943,589 100.0 269,159 100.0 2,110,108 100.0 16 Caisses sur 22 ont fait rapport.(2 Donnée estimative.(1) En fin d'exercice 1969-1970.SOURCE : Bureau de la statistique du Québec.Les Principaux Postes de l'Actif des Caisses d'Epargne et de Crédit, par Fédération au 31 décembre 1970 Prêts en Cours Actif Rec.de Dette Hypothèques Placements FEDERATION Montant ($'000) % Montant ($'000) % Montant ($'000) % Montant ($'000) % -édération de Québec des Caisses Populaires Desjardins 2,135,650 83.9 437,652 (2) 74.1 717,223 (2) 85.9 493,009 (2) 85.3 Fédération de Montréal des Caisses Desjardins 190,416 7.5 31,585 5.4 59,482 7.1 69,149 12.0 Fédération des Caisses d'Economie du Québec 82,955 3.2 59,237 10.0 5,481 0.7 6,011 1.0 Ligue des Caisses d'Economie du Québec 72,702 2.9 52,975 9.0 8.166 1.0 5,900 1.0 Fédération des Caisses d'Etablissement du Québec 22,014 0.9 2,534 0.4 16,111 1.9 1,394 0.2 Fédération des Caisses d'Entraide Economique du Québec 29,507 1.1 2,599 0.4 23,805 2.8 1,259 0.2 Caisses d'Epargne et de Crédit non-affiliées (1) 12,292 * 0.5 4,133 * 0.7 4,971 * 0.6 1,862 " 0.3 TOTAL : 2,545,536 100.0 590,715 100.0 833,239 100.0 578,584 100.0 ’ 16 Caisses sur 22 ont fait rapport.(2) 1) En fin d'exercice 1969-1970.SOURCE : Bureau de la statistique du Québec.Le rapport consolidé de cette Fédération (incluant les opérations des dix Caisses centrales affiliées) indique $478 millions en prêts sur reconnaissance de dette, $725 millions en prêts sur hypothèques et $649 millions en placements.tjef, 5.CONCURRENCE SAINE ET ÉQUITABLE L'un des résultats de l'activité coopérative a été d'introduire, dans les secteurs de l'économie où elle s'est manifestée, les éléments d'une saine et équitable concurrence.Les coopératives jouent à proprement parler le rôle d'entreprises-témoins qui, d'une part, permettent de juger de l'efficacité de l'organisation économique qui sert la population et, d'autre part, facilitent l'élimination des abus dont cette même population peut être victime tant sur le plan du prix que de la qualité des produits ou des services.6.ÉDUCATION POPULAIRE SUR L'ÉCONOMIQUE L'information et l'éducation des membres sont une condition essentielle du succès en coopération.L'action coopérative, par sa nature même, exige de ses adeptes tout un ensemble de connaissances et de qualités pour qu'ils soient vraiment en mesure d'exercer convenablement leur rôle de propriétaires et d'usagers des entreprises qu'ils se sont données.Plusieurs méthodes sont utilisées pour développer le sens de l'appartenance chez les sociétaires et favoriser leur parti- 19 20 cipation intelligente et efficace à la vie de leurs organisations.D'ailleurs, les circonstances mêmes qui entourent l'activité coopérative font que les coopérateurs sont amenés souvent à modifier leur comportement, à acquérir de nouvelles façons de penser et d'agir qui font d'eux des hommes aux horizons élargis.Dans le secteur agricole, par exemple, la nature des liens qui unissent le cultivateur à sa coopérative fait en sorte que la recherche de la solution la plus satisfaisante aux problèmes qu'il veut dominer — et qui semblent à première vue se résumer à des problèmes d'achat et de vente — impose des préoccupations plus larges: c'est toute l'économie de la ferme qui entre en ligne de compte.Dans le secteur des pêcheries, la situation est à peu près identique: le membre de la coopérative est amené à prendre conscience que son activité individuelle s'intégre dans un ensemble.Sur le plan de l'incitation à l'épargne et de l'utilisation judicieuse du crédit, les caisses exercent quotidiennement un rôle dont les résultats ne manquent pas d'impressionner.Tous les autres secteurs du mouvement coopératif témoignent pareillement d'une activité éducative intense qui bénéficie non seulement à leurs membres, mais aussi par ricochet à l'ensemble de la population.B — Les défis actuels du mouvement coopératif 1.UN «COMBAT» À RE-SITUER Les institutions coopératives, chez nous comme ailleurs, sont nées d'une sorte de réflexe de défense contre des abus bien visibles et bien palpables.Leurs membres se recrutaient presque spontanément, poussés par la nécessité de se protéger face à des adversaires qu'ils pouvaient montrer du doigt.Chaque coopérateur avait une âme de militant.Aujourd'hui, par suite même de leur croissance et de leur progrès, les institutions coopératives sont devenues des entreprises assez solidement installées qui doivent déployer des efforts pour obtenir une authentique participation de leurs membres et parvenir à ne pas être confondues, dans l'opinion publique, avec n'importe quelle autre entreprise concurrente.L'attitude défensive qui a présidé à la formation des coopératives d'hier doit se modifier aujourd'hui.Il faut se tourner vers les besoins nouveaux à satisfaire, élargir l'éventail des services en s'adaptant à la transformation du genre de vie et du niveau de vie de la population.D'ailleurs, il serait présomptueux d'affirmer que les besoins qui ont été à l'origine des coopératives dans les différents secteurs soient pleinement satisfaits.Certains secteurs — nous pensons en particulier à la consommation et à l'habitation — ont été à peine effleurés jusqu'ici.La bataille coopérative, qui a pris naissance dans les milieux ruraux, doit maintenant se livrer résolument dans les centres urbains, en y adaptant sa stratégie et ses techniques.2.UNE SOCIÉTÉ À BÂTIR Un coopératisme authentique, dépouillé de ses déguisements et de ses caricatures, trouve sa vocation première dans l'amélioration des conditions économiques de ses membres.Mais si on le considère uniquement comme une affaire, ça risque de devenir rapidement une mauvaise affaire.Au temps des Pionniers de Rochdale et chez nous aussi, à l'époque où les premières coopératives sont apparues et ont pris leur essor, les fondateurs étaient animés par des préoccupations conquérantes à l'échelle de la société tout entière.Par la formule coopérative, c’est à l'édification d'un monde nouveau que l'on prétendait œuvrer.Or, paradoxalement, aujourd'hui qu'elles ont atteint un certain degré de puissance et d'organisation, les institutions coopératives semblent parfois perdre de vue l'idéal qui les a inspirées et donner l'impression de se satisfaire d'une influence restreinte au sein de frontières limitées.En fait — et on juge ça déplorable quand om s'arrête à y réfléchir un brin — le grand public ne peut arriver que très difficilement à percevoir l'image du type de société que le mouvement coopératif voudrait voir instaurer.Au moment où une foule d'autres corps plus ou moins intermédiaires interviennent régulièrement dans la discussion des problèmes d'actualité et distillent ainsi leur philosophie économique, sociale et politique, le mouvement coopératif observe une prudence qui le rend muet à toutes fins pratiques.C'est une situation qui devrait être corrigée.|t»J* lisse* îikitw iss eue Iraii laeipeles tnassiû! fctos femeii te b’isjj Pins (| ISOCI feiî \ k |î Se Su, nation ujour-iveaux es en ANALYSE COMPARATIVE DES PLACEMENTS DES CAISSES LOCALES PAR FÉDÉRATION AU 31 DÉCEMBRE 1970 eftjue fatives tnt sain par- us les et ses de ses jve sa condition le ire, ça >t cnez operator, les oatrons occère.ication jyvrer.les ont organ!-mtpaf-,fées ai inein' mitée5- and011 jblic"6 3fcei/oit ivemefj nent otermé" craie et rve ^ -atid11^ igée- Gouvernement du Canada et ses entreprises Gouvernement du Québec et ses entreprises Corporations Municipales Commissions Scolaires Mouvement Coopératif Autres Montants des placements (millions de dollars): Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins Fédération de Montréal des Caisses Desjardins Fédération des Caisses d'Économie du Québec Ligue des Caisses d'Économie du Québec Fédération des Caisses d'Établ issem du Québec Fédération des Caisses d'Entraide Économique du Québec Caisses d'Épargne et de Crédit non affiliés Nl05\ VX \18 9 liill •x-:.mmm 466 o Ensemble 540 1 Statistiques financières 1 970 — Bureau de la Statistique du Québec.2.SOCIÉTÉS D'ASSURANCE Statistiques au 31 décembre 1970 Année du rapport Institutions Actif Prêts hypothécaires Assurances en vigueur Revenus-primes assurances et rentes* année 1970 Total des revenus année 1970 94e La Société des Artisans $ 81,206.000 $ 34,725,527 $813,800,000 *$ 14,914,662 $ 19,958,552 22e L'Ass.-Vie Desjardins 62,301.648 21,749,778 3,019,930,446 * 29,048,536 35,368,758 34e Assurances UCC 26,069,356 4,110,565 492,242,113 4,620,204 6,123,532 25e Mutuelle SSQ 10.415,131 — 1,027,837,775 * 21,119,627 21,612,233 69e La Sauvegarde 86,784,841 36,845,352 729,690,000 * 11,634,741 16,988,820 TOTAL: $266,812,976 $ 97,431,222 $6,083,500,334 $ 81,337,770 $100,051,895 % d'augmentation 1969-70 9.35% 7.47% 17.02% 7.23% 9.84% Augmentation en dollars 1969-70 22,824,717 6,772,869 885,116,334 5,489,659 8,965,748 (Source : les états financiers) 21 22 3.DES MASSES POPULAIRES À REJOINDRE Par ses origines, par sa philosophie, par les besoins auxquels il s'efforce de répondre et par les milieux où il se développe, le mouvement coopératif ne peut être autre chose qu'un mouvement essentiellement populaire.Il ne pourra rester fidèle à sa vocation que dans la mesure où il restera solidement enraciné dans le peuple.Or, il faut bien admettre que la société dans laquelle nous vivons, en dépit de ses progrès dans différents domaines, n'en est pas arrivée à accorder à tous les citoyens une véritable égalité de chances.Le nombre des pauvres et des défavorisés (10% de la population) crée un problème devant lequel nul ne peut rester indifférent.Le mouvement coopératif ne peut pas se contenter, face à une telle situation, de poursuivre son petit train-train quotidien sans s'arrêter pour faire des efforts d'imagination et élaborer des formules appropriées afin de venir en aide à ces masses populaires dans le besoin.C'est l'un des défis qui se posent aux institutions coopératives d'aujourd'hui que cette recherche et cette mise en place de mécanismes en vue d'aider les défavorisés à s'aider eux-mêmes.4.UNE PENSÉE À APPROFONDIR Quand on est sincèrement attaché à un mouvement économique, social ou politique, il est normal qu'on ait le souci de voir se prolonger dans l'avenir, et avec une efficacité accrue, la tâche à laquelle on se dévoue.C'est ainsi que les coopérateurs, dont les institutions s’inspirent d'un idéal de justice sociale, sont amenés à s'interroger sur leur action et sur les principes qui doivent guider cette même action.Les changements accélérés que connaît le monde économique d'aujourd'hui imposent la nécessité de se demander si les réalisations coopératives présentes, même les plus significatives, demeureront valables dans un proche avenir.Chose sûre et certaine, le mouvement coopératif ne pourra s'adapter aux changements (et, ce qui serait encore préférable, provoquer lui-même des changements) sans un effort loyal de ressource-ment et de rajeunissement.5.DES CONTACTS À ÉTABLIR Le mouvement coopératif s'inscrit dans la communauté québécoise et il y est profondément enraciné.Il se présente comme l'un des éléments de solution les plus concrets, les plus réalistes e les mieux adaptés à une certaine catégorie de ses problèmes.Il fut peut-être un temps où les coopérateurs profondément convaincus des possibilités de l'effort personnel et de l'entraide, étaient portés pratiquer un certain exclusivisme qui, souvent, ne débordait guère leur propre secteur spécifique d'activité.Aujourd'hui, on reconnaît de plus en plus, heureusement, la nécessité de l'inter-coopé-ration ainsi que l'acceptation des exigences d'une | toujours plus étroite solidarité.Si les divers secteurs coopératifs se rapprochenl|^i les uns des autres, il apparaît de plus en plu évident qu'ils doivent s'ouvrir également au monde extra-coopératif, c'est-à-dire l'État, les autres types d'entreprises ou corps organisés, pour y articuler leur action quand le bien commun l'exige Mais cela présuppose, évidemment, une précision des objectifs poursuivis par chacun des secteurs du mouvement coopératif aussi bien que par l'ensemble de celui-ci.r 6.UNE ÉLITE À RÉVEILLER t!l! Une frustration dont les coopérateurs font pei f souvent état, mais qu'ils ressentent néanmoinsr avec une certaine amertume, c'est l'ignorance oi l'incompréhension dont témoignent à l'égard de leur mouvement nos élites intellectuelles dans les milieux d'enseignement.Il est assez triste de constater que, jusqu'à ces tout derniers temps, un jeune pouvait franchir toutes les étapes de ses études et obtenir ur diplôme de l'université sans jamais avoir entendu parler, à toutes fins pratiques, du système coopé ratif.Même nos sociologues et nos économistes en savent souvent moins sur la coopération que le plus humble sociétaire d'une caisse populaire ol d'une coopérative agricole.Et pourtant, quand or ; jette un coup d'œil sur l'activité économique qué bécoise, quel est le réseau d'entreprises le moindrement important qui soit aussi enraciné dans milieu et qui soit notre propriété collective, er dehors du mouvement coopératif?Espérons que les écoles, les collèges et le universités, sans nécessairement faire du prosélytisme en faveur de la coopération, sauront accorder à celle-ci l'importance qu'elle mérite vu la place qu'elle tient au sein de notre collectivité Ce sera un moyen de faire en sorte que leursl^ étudiants diplômés, quand ils rempliront leurî fonctions professionnelles, puissent vraiment être îisant Iss poiii Cl Hf hasi feiSpo] jlSfart IKL keniaj «te: j iis It nit Mutuel «ts S | ts i( "au p s»sdés "tttion î 1* prit :!s est Its r H "iPiej H î,eset des interlocuteurs valables pour les coopérateurs css« faisant appel à leurs services.lel'ef.«ésl jclieni nplys mé 1.UN RÉALISME À SUSCITER Un peu tout le monde au Québec, aujourd'hui, se croit habilité à exprimer ses vues sur les moyens d'organiser et de développer notre économie.Plusieurs — et pas nécessairement parmi les plus ignorants — prétendent déceler chez nous les manifestations d'une société post-industrielle et font miroiter toutes sortes de rêves en couleurs.Ils soumettent, en invitant les Québécois à s'y conformer, le prestigieux modèle américain de la réussite, en dehors duquel il ne saurait y avoir de salut.Or, ce modèle correspond-il vraiment à notre tempérament?Est-il apte à satisfaire nos aspira-iCteuf$|tions profondes?Peut-il constituer un stimulant jePa! pour l'ensemble de notre communauté?3.SOCIÉTÉS D'ASSURANCE GÉNÉRALES ACTIF Société d'Assurance des Caisses populaires La Sécurité TOTAL 1970 $25,144,981 14,224,193 1971 $28,700,000 17,000,000 $39,369,174 $45,700,000 y 3 C6S Pourcentage d'augmentation 18.5% (Source: états financiers des institutions) 16.0% üitendu coops- omis®5 PS — ASSURANCES UCC s'est associée avec Cooperative Insurance Services Ltd (CIS Ltd) pour les opérations d'assurance générale.En quelques mois d'opérations, les primes souscrites se sont élevées à près de $250,000.Mutuelles incendies Le mouvement coopératif compte également la Fédération les Mutuelles d'incendie Inc., qui groupe plus de 73% des 221 ' mutuelles qui existent au Québec; en effet, 163 mutuelles sont iffiliées à la fédération coopérative.Ces institutions existent tantôt au niveau de la paroisse, :antôt au niveau du comté; elles ont été formées par les culti-/ateurs désireux de se protéger contre les pertes causées prin-îipalement par les incendies.Aujourd'hui, elles assurent cette rrotection à 67,000 membres.[flOt aC‘ léiifê lecti' ye^ nt kf,s lent®' l^llffil Le principal service que la Fédération rend à ses mutuelles iliées est celui de la réassurance.Le volume de réassurance lue possédait la Fédération, à la fin de l'exercice 1970, était le $282,000,000, soit une augmentation de près de 23% sur 1969.Les primes brutes, à ce chapitre, étaient de $1,078,000.Le total des assurances en vigueur chez les mutuelles in-:endie membres de la Fédération dépasse les $700,000,000.! représente 80% du volume des 221 mutuelles du Québec.En date du 25 novembre 1970, la Fédération des Mutuelles f Incendie était constituée en corporation en vertu de la troisième jti 3artie de la Loi des compagnies.4.SOCIÉTÉ DE FIDUCIE (au 31 décembre de chaque année) 1969 1970 1971 Biens administrés $215,788,000 $309,289,000 $61 9,300,000 Actif total de la Société 91,388,000 135,494,000 194,200,000 Dépôts garantis 87,952,000 131,851,000 190,000,000 Revenus bruts 7,518,000 13,105,000 14,900,000 Hypothèques en cours 30,623,000 37,042,000 59,000,000 5.COOPÉRATIVES AGRICOLES Quelque 290 coopératives, dont 227 sont affiliées à la Coopérative Fédérée de Québec, servent 40 000 agriculteurs de la province.Ensemble, elles ont un actif d'environ $152 millions et réalisent un chiffre d'affaires dépassant $530 millions: leur avoir net atteint les $67 millions.Leurs excédents, en 1969-70, étaient de $6 millions.Progrès de la coopérative fédérée 1970 1969 1968 1967 1966 en millions de dollars Ventes 199.8 199.7 182.5 173.7 156.0 Trop-perçus (opér.) 1.6 1.4 0.7 1.0 1.7 Fonds de roulement 5.3 5.1 3.9 4.0 3.7 Actif 39.3 37.5 37.9 35.3 30.2 Avoir net 11.0 9.7 8.3 7.6 6.6 Avoir net en % 28.0 26.0 21.9 21.6 21.7 (Plus-value d'évaluation non comprise) Progrès des coopératives agricoles au Québec Actif Avoir net Chiffre d'affaires Excédents annuels (en milliers de dollars) 1966 110,000 50,000 390,000 4,900 1967 125,000 55,000 445,000 5,800 1968 140,000 60,000 495,000 5,500 1969 145,000 65,000 500,000 5,800 1970 152,677 67,320 535,000 6,100 23 CîiniH6 fédérât 6.SECTEUR CONSOMMATION Avoir Chiffre d'affaires Exercice Capital propre Gros Détail 1951-52 $ 32,178 $ 43,083 $ 307,837 $ — 1956-57 91,853 210,267 5,032,572 — 1961-62 514,784 809,784 12,706,460 — 1966-67 1,097,237 1,888,080 25,551,473 — 1969-70 1,944,855 3,085,035 41,309,672 1,942,505 1970-71 2,154,439 3,434,530 *46,000,000 *5,000,000 * (approximatif) Au lieu de nous prendre pour d'autres, il y aurait avantage à prendre conscience de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être.Et, dans cette optique, le moment paraîtrait venu d'essayer de transposer nos valeurs traditionnelles en valeurs d'avenir.Il y a une trentaine d'années, M.Esdras Minville faisait déjà voir comment les vieilles ambitions de la grande tradition coopérative pourraient éventuellement servir de base chez nous à la projection d'un idéal collectif pleinement en accord avec notre conception de la vie économique et de l'ordre social.Aujourd'hui, quand on constate la manière dont le mouvement coopératif est en voie de s'établir au Québec, on se rend compte qu'il y a moyen d'organiser une économie au sein de laquelle nos gens peuvent participer en s'enrichissant collectivement sous le signe de l'effort mutuel et de l'entraide et dans le respect d'un authentique humanisme.Voilà tout de même un commencement de démonstration de la possibilité de bâtir un nouveau modèle économique qui soit adapté à notre caractère et à notre philosophie.C'est ainsi que, débordant les cadres stricts de la poursuite des biens ou avantages d'ordre économique, les coopérateurs se trouvent entraînés à des motivations et à un engagement qui rejoignent et assument les aspirations de l'homme dans la société moderne.Cette éducation risque, cependant, de rester au niveau des vœux pieux, si elle ne fait pas constamment l'objet d'une stimulation de la part des dirigeants.C'est là une responsabilité qui devient de plus en plus impérieuse dans le contexte actuel.* * * Bien que les observations qui précèdent aient porté sur divers problèmes et défis auxquels le mouvement coopératif se doit de répondre aux fins de bonifier sa « substance » aussi bien que son «image», il convient de souligner que ces problèmes et ces défis font déjà l'objet d'un sérieux examen.À l'heure des interrogations et des remises en question, on peut sûrement affirmer que le mouvement coopératif est en éveil.Il est soucieux, tout en restant fidèle à lui-même, de s'outiller pour être en mesure de servir toujours mieux la collectivité dont il est issu et à l'égard de laquelle il est conscient de ses énormes responsabilités.C — Conclusion Le mouvement coopératif contribue à organiser une économie au sein de laquelle nos gens peur vent participer en s'enrichissant collectivement sous le signe de l'effort mutuel et de l'entraide et dans le respect d'un authentique humanisme.m mit des ^t, fei ®ec.8.DES CONVICTIONS À DÉVELOPPER L'information et l'éducation des membres ont toujours été considérées comme conditions essentielles du succès en coopération.L'action coopérative, par sa nature même, exige de ses adeptes tout un ensemble de connaissances et de qualités pour participer de façon intelligente et efficace à la vie de leurs organisations.Les circonstances mêmes qui entourent l'activité coopérative font que les coopérateurs sont amenés à modifier leur comportement, à acquérir de nouvelles façons de penser et d'agir, à élargir leurs horizons.^Il6l/ll5i ^ avec Plaine ‘ni Wc, ?SeCfé S, 24 Une entrevue exclusive avec la première secrétaire de M.Alphonse Desjardins Camille Fleury, agent d'information.Service de l'information et de la publicité Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins *>' - -v ans la fonction de secrétaire auprès de M.Alphonse Desjardins.Ml,e Larochelle fera part à sa grand-mère du projet du représentant des Caisses populaires Desjardins de l'interviewer.Quelques jours après, Mile Larochelle communiquait avec le représentant de La Revue Desjardins pour lui confirmer que l'entrevue était possible.Il ne restait qu'à déterminer la journée.C'est le 28 mars, à 9 heures 30 a.m., qu'on se présente chez Madame Laflamme-Bégin.Madame Laflamme-Bégin accueille le représentant du Service de l'information et de la pu-cité à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins avec enthousiasme.C.F.-O/?m'a dit que vous passiez les quatre-vingt dix ans.Mme L.-B.— J'aurai quatre-vingt-dix-huit ans, le 22 juin prochain.Je suis allée à bonne école et j'ai eu un bon maître en la personne de M.Alphonse Desjardins.C.F.— Vous avez été secrétaire de M.Desjardins durant combien d'années ?Mme L.-B.— J'ai travaillé pour M.Desjardins durant quatre ans, de 1896 à 1900.Comme vous voyez ce n'est pas d'hier.ganiser ispeu nemeû :aide 6 isme.Madame Marie-Emmélie Laflamme-Bégin, qui aura 98 ans le 22 juin prochain, a été la secrétaire de M.Alphonse Desjardins durant quatre ans, soit des années 1896 à 1900.Elle est, en ce mo-nent, retirée à la Maison Béthanie, sise sur la rue Oouillard, dans le quartier latin de la ville de Ouébec.Il convient de mentionner, dès le début de cette antrevue, comment on est arrivé à entrer en con- act avec cette grande dame qui approche de la centaine et n'en demeure pas moins en excellente >anté et d'une lucidité tout à fait extraordinaire.Un appel téléphonique de la part de M.René ^roteau, directeur général de l'Union régionale de Québec des Caisses populaires Desjardins, signale que M.Raymond Bergeron, notaire de Ouébec, a une secrétaire dont la grand-mère a îté secrétaire du Fondateur des Caisses popu-aires Desjardins.Un coup de fil à Mlle Marie -arochelle, c'est le nom de la secrétaire du no-aire Bergeron, confirme que Mme Laflamme-3égin, sa grand-mère, a rempli durant quatre C.F.— Vous avez dit, il y a un instant, que vous êtes allée à bonne école et que vous avez eu un bon maître.Pouvez-vous donner quelques explications ?Mme L.-B.— M.Desjardins était traducteur des débats à la Chambre des Communes d'Ottawa.Quand il venait à Lévis, il rapportait quantité de textes qu'il devait traduire en français rapidement pour les faire transcrire et les faire distribuer dès son retour au Parlement canadien.C.F.— Est-ce que vous preniez de la dictée à la sténo ?Mme L.-B.— Pas du tout.M.Desjardins traduisait environ vingt-cinq lignes d'affilée et je devais transcrire les phrases en français au fur et à mesure qu'il me les dictait.M.Desjardins n'aimait pas répéter et j'appris vite qu'il me fallait être très attentive.Heureusement que j'avais « une bonne bonne main d'écriture».Il relisait fréquemment le travail accompli, afin de s'assurer que les deux textes concordaient.25 26 V * -”V' C.F.— Votre travail consistait en quoi ?Mme L.-B.— Je transcrivais les traductions qu'il me dictait et répondait aux très nombreuses lettres qu'il recevait.C.F.— Est-ce que M.Desjardins recevait autant de lettres qu'on le rapporte dans ses biographies ?Mme L.-B.— M.Desjardins échangeait de la correspondance avec des personnages du Québec, du Canada, d'Angleterre, de France, d'Italie, d'Allemagne et des États-Unis.fl ne (f lüinsti lîSSOU! jjmois Ices C.F.— Que! salaire aviez-vous à ce moment-là Mme L.-B.— La première semaine, je ne reçus pas de salaire.M.Desjardins m'avait dit: «La première semaine, je vais vous montrer à travailler.» La deuxième semaine, il me donna trois dollars et les semaines suivantes sept dollars par semaine et durant les quatre ans que je travaillai.F.- Mme Laflamme-Bégin ne craint pas dire que pour le temps, elle recevait un bon salaire.Elle ajoute aussitôt: « Mais je travaillais».Elle insiste sur le mot «travaillais».ri ie, U C.F.— Comment étiez-vous arrivée à travailler pour le fondateur des Caisses populaires Desjardins ?Mme L.-B.— Je dois dire que ma famille demeurait à proximité de M.et M™6 Desjardins dont la maison était sise à l'angle des rues Guénette et Mont-Marie.De plus, j'avais fréquenté le couvent de Lévis et abandonné mon cours pour prendre soin de ma mère qui était malade.Je pus reprendre mes études chez les Ursulines de Québec.On appelait cela le « cours modèle ».C.F.— Pendant combien d'années êtes-vous demeurée chez les Ursulines ?Mme L.-B.— Deux ans.La première année, au début, j'arrivais dernière et ça se comprend ! Il me fallait rattraper.Je réussis si bien qu'à la fin de la première année, je me classai première.La deuxième année fut très bonne.Je décrochai le premier prix d'élocution.C.F.— Vous avez commencé à travailler pour M.Desjardins à l'été de 7896 ?Mme L.-B.— M.Desjardins vint chez moi vers la mi-juin pour me demander si je voulais travailler pour lui.J'acceptai et entrai en fonction vers la troisième semaine du mois de juin.C.F.— Votre journée de travail commençait à quelle heure et se terminait à quelle heure ?Mme L.-B.— Je commençais à 9 heures a.m.et je terminais à 11 heures.Je reprenais mon travail à 1 heure p.m.et je finissais à 5 heures.Il arrivait assez souvent que M.Desjardins réclamait mes services après le souper.Quand je travaillais le soir, il arrivait souvent que je le faisais en présence de visiteurs.C'était surtout le soir que M.Desjardins rencontrait ses amis et aussi des personnages qui avaient pris rendez-vous à l'avance.Souvent les conversations tombaient et M.Desjardins disait : « Voyez comme ma secrétaire travaille bien ».Je dois dire que le salon était le lieu de mon travail et aussi la pièce dans laquelle il recevait ses hôtes.Mgi haut l Desj Isouci »SÏC[ Wait Wsse itauxt ht$à C.F.— Vous avez donc travaillé pour M.Desjar-dins alors que la première Caisse populaire ^ n'était pas encore fondée ?Mme L.-B.M.Desjardins a tout d'abord travaillé auprès des instituteurs et institutrices, afin qu'ils inculquent la vertu de l'économie chez leurs élèves.‘H fe %é ^0, C.F.— Vous rappelez-vous les débuts de ce que l'on peut convenir d'appeler les Caisses scolaires ?l,| % î qu'il lettîes hies i1 de la lébec, Italie, it-là?:«La liller.» dobs Mlme L.-B.— Juste de l'autre côté de la rue, en :ace de la maison de M.Desjardins, il y avait une épicerie où l'on vendait toutes sortes de gâteries: Donbons, biscuits, etc___M.Desjardins trouvait donc que les écoliers dépensaient tous les sous que leurs parents ou grands-parents leur donnaient.Un jour il me dit : « Je vais aller rencontrer es instituteurs et les institutrices pour étudier la Dossibilité de faire en sorte que les jeunes confient es sous qu'ils dépensent à leurs maîtres.À la fin du mois les enseignants, qui auront fait le compte de ces très modestes économies, produiront la somme de cet argent à leurs élèves-épargnants.Ces derniers pourront retirer cet argent ou le aisser s'accumuler.Dès les premiers mois M.Desjardins constata que son projet prenait.Il 'étendit à toutes les classes de Lévis et dans d'autres commissions scolaires de la Rive-Sud.pit 3 ; d.met pail C'était tait sas tnt pris ¦salions itavi leuts C.F.— Les Caisses populaires Desjardins ont ionc commencé par cette formule de Caisses scolaires ?Mme L.-B.— Les Caisses scolaires ont été à l'origine.M.Desjardins me disait souvent: «Si les eunes peuvent ainsi économiser, pourquoi les dIus âgés et les adultes ne pourraient-ils pas en aire autant ?À ce moment-là et depuis longtemps M.Desjardins était constamment préoccupé par e souci de l'épargne chez ses compatriotes.Vous ¦valt savez comme moi que les Canadiens français qui devaient emprunter de l'argent à cette période là devaient payer de gros intérêts.M.Desjardins „ ajoutait: «Si d'une certaine façon on pouvait amasser de l'épargne, on pourrait venir en aide à ceux qui ont ainsi besoin d'argent.Des prêtres du Collège de Lévis étaient parmi ses confidents ntimes.Il y avait aussi un certain nombre de laïcs de sa paroisse qui étaient d'accord avec lui sur la nécessité de fonder quelque chose pour favoriser 'épargne et, en second lieu, permettre des em-arunts à d'autres qui avaient de pressants besoins d'argent.Il faut dire que d'autres personnages étaient loin de souscrire à ses idées et trouvaient î ses projets utopiques.C.F.— Quand vous étiez à l'emploi de M.Desjardins, vous rappelez-vous que M.Desjardins sit laissé entendre que les autorités gouvernementales, Ottawa par exemple, aient été mises au courant de ses projets et y aient fait cas.Mme L.-B.— Il parlait souvent de ses lettres patentes qui devaient lui être accordées parle Gou- vernement d'Ottawa.Je pense, ajoute-t-elle, si ma mémoire est bonne, que M.Desjardins a eu ses lettres patentes l'autorisant à faire fonctionner les Caisses scolaires.C.F.—Relativement aux Caisses populaires rappelons qu'un projet de loi avait été présenté à la Chambre des Communes en 1905 par le député de Jacques-Cartier.Ce fut un échec non à la Chambre des Communes, mais au Sénat.M.Desjardins se tourna alors vers le Gouvernement du Québec.Avec M.Eusèbe Belleau, avocat de Lévis, il prépara la loi des syndicats coopératifs.Des anciens du Collège de Lévis siégeaient à !'Assemblée législative notamment Lomer Gouin.Ce qu'il obtint, cette fois, c'était que la Caisse de Lévis avait un caractère d'utilité publique.Lomer Gouin revint à la charge, le projet de loi étant amendé, en comité général, subit sa troisième lecture et devait être voté en avril 1906.La première secrétaire de M.Desjardins précise que de toute cette période qui débute avec la fondation de la première Caisse à Lévis, elle ne connaît pratiquement rien puisqu'elle avait cessé de travailler pour M.Desjardins à la fin de l'année 1899 et que deux ans plus tard elle se mariait.27 la I eiii C.F.— En quelques mots pouvez-vous brosser le portrait de M.Desjardins ?Mme L.-B.— M.Desjardins était un homme tenace, méticuleux, très bon et d'une exceptionnelle délicatesse envers les dames.Reprenant chacun de ces traits Mme Laflamme-Bégin ajoute que sa ténacité était exceptionnelle.Il étudiait un projet à fond, il demandait conseil à des tas de gens.Une fois que les chances étaient de son côté, il n'y avait rien pour le faire changer d'idée.Vous n'avez pas idée, insiste-t-elle, combien il était tenace.La deuxième caractéristique : il était méticuleux.Il passait des heures et des soirées à étudier un document.Lorsqu'il avait à fournir une réponse sur un sujet donné, tout était scruté dans les moindres détails.Il n'entreprenait un nouveau projet que lorsqu'il avait entièrement parachevé le précédent.Mme Bégin ajoute: « Il était méticuleux comme vous n'avez pas idée.» « Son argumentation était rigoureuse et ne dissimulait aucune faiblesse.» M.Desjardins avait un visage dont tous les traits inspiraient la confiance et la bonté.Les photographies nous le montrent, parfois, sous des traits amincis.Je dois dire que ces photographies datent des dernières années de sa vie.Mme L.-B.— Quand je l'ai connu, il avait un visage rayonnant de santé et sans aucune ride.Enfin, M.Desjardins a toujours passé pour un homme d'une délicatesse et d'une gentillesse remarquables.Il était d'une attention toute particulière pour son épouse à qui, après le cardinal Bégin, il devait la survie de sa fondation.C.F.— Est-ce que d'autres personnes ont joué un grand rôle, précisément dans !'orientation et ia réalisation de ses projets ?h0~ d'assumer la présidence du Mouvement des Caisses populaires.Effectivement, M.Laflamme a été président des Caisses populaires à Lévis à compter de l'année 1920 jusqu'à l'année 1926, alors que, le 15 octobre, il mourrait dans des « circonstances tragiques lors du naufrage du bateau Le Guide au large de la Pointe des Monts, près de Godbout, sur la Côte Nord.M.Laflamme voyageait beaucoup.Ingénieur de sa profession, il s'occupait de construction de ponts et de quais gion: à travers la Province.Alphonse Desjardins el » Joseph-K.Laflamme, précise Mme Laflamme-Bégin, étaient deux types d'hommes qui se ressemblaient sous plus d'un trait et ils se comprenaient merveilleusement.Cela ne signifie pas pour autant qu'ils étaient toujours d'accord, mais ils ^ trouvaient toujours un terrain d'entente.Je puis vous dire en terminant que ces deux hommes étaient d'une ténacité remarquable Même les meilleures idées, ajoute-t-elle, sans la ténacité ne peuvent passer.C.F.— Ces quatre années de votre vie consacrées au Mouvement des Caisses populaires vous en conservez un excellent souvenir ?lie diff Mme L.-B.— Je suis fière d'avoir travaillé pour M.Desjardins dont la fondation est une réussite qui a été et qui est bienfaisante à des millions de Canadiens français.Je souhaite que toujours fi-jy plus de Québécois aient recours aux services des Caisses populaires Desjardins.«Elles sont vrai- ii-, ment à nous.» fs text g Am tistel inset p prt sdifet mro e le file IfC ides te te'npie bsbe tdii p; ftcon Justji Mme L.-B.— Deux prêtres du Collège de Lévis: les abbés Hallé et Lecours, le premier devait être nommé évêque de Hearst en Ontario, M9r F.-X.Gosselin, curé de Notre-Dame de Lévis et M.Joseph-K.Laflamme.Mme Laflamme-Bégin d'ajouter: «Joseph était mon frère.Il était constamment aux côtés de M.Desjardins.Je dois ajouter que M.Desjardins reconnaissait chez ce co-pa-roissien deux grandes qualités, à savoir: le dynamisme et la compétence.Mme Laflamme-Bégin ajoute que c'est M.Desjardins lui-même qui, à la fin de sa vie, avait prié M.Joseph-K.Laflamme d[ taitii dite H !%|; ^Olls S 28 ïamnii Lévis Ce texte a été tiré de la revue américaine The Credit Union Magazine, ia revue des coopératives de crédit en Amérique du Nord, du mois de janvier 1972.Ce texte a été traduit et adapté par Claude Moquin.kNous sommes à ia recherche de renseignements et de documents sur cette époque acadienne.Si nos électeurs peuvent nous orienter sur une piste ou nous fournir directement une documentation de base, nous les en remercions à !'avance.ession | a quais se ses' ipse ssporn ;'«S La première Banque du peuple en Amérique du Nord ions de oujouîs Quand le Gouvernement canadien a désigné a Banque de Rustico comme site historique national au mois de juillet 1971, il honorait non seulement les fondateurs de cette Banque, mais également les pionniers qui ont mis sur pied le vaste Mouvement des Caisses populaires Desjardins et des coopératives de crédit.Il est à noter que la Banque de Rustico fut la ; première Banque du peuple au Canada et une des premières Banques populaires en Amérique ll(|du Nord.Fondée en 1 864, par des fermiers acadiens, sous la direction du Révérend Père Georges-Antoine Belcourt, les objectifs poursuivis par cette Banque étaient d'améliorer les conditions de vie des fermiers et des pêcheurs démunis de la province de l'île-du-Prince-Édouard en les encourageant à épargner et à se doter d'une source de crédit à bas taux d'intérêt.Une situation économique précaire rendait la vie difficile pour la communauté acadienne sur l'île-du-Prince-Édouard.Depuis près d'un siècle, les commerçants de l'île-du-Prince-Édouard acceptaient les surplus de production des fermiers en règlement de compte au temps de la récolte.Ce genre d'économie gardait les fermiers endettés pour subsister à leurs besoins essentiels.Ils demeuraient dans une condition précaire par suite du manque d'argent et du peu d'espoir qu'ils gardaient pour améliorer leur condition de vie.Jusqu'en 1850, aucune banque commerciale n'avait existé sur l'Ile-du-Prince-Édouard.Au cours des années 1850 deux Banques ont fait leur apparition à Charlottetown, la capitale provinciale, mais leur haut taux d'intérêt rendait leurs services inaccessibles aux fermiers moyens.Les taux d'intérêt des prêteurs d'argent privés de ce temps-là s'étendaient de 15 à 25%.Si on s'attarde au capital-action de la Banque de Rustico, il fut fixé à 1,200 livres (environ $3,900) avec des actions établies à une livre ($3.25).L'incorporation de la Banque de Rustico pris plus d'un an à se faire parce qu'elle exigeait une charte spéciale de la législature coloniale et il iSrÉ-:-', Nr rtn mi lui , ¦ f| lus llll Um (iifii 181 r pu ISBSl lüisl fallait qu'elle fut approuvée par la reine Victoria du Royaume d'Angleterre.La Banque de Rustico vit le jour à la suite d'une série de rencontres bihebdomadaires de Y/nstitut de Rustico, un cercle d'étude pour adultes qui avait été fondé par le Père Belcourt en 1859, peu de temps après son arrivée à Rustico.Ce cercle d'étude favorisait des débats, des discussions, des séances d'éducation et d'information et des cours sur une variété de sujets d'intérêt pour les fermiers.Les membres de cet Institut avaient des livres à lire et devaient formuler et écrire des rapports au cours des réunions de ce cercle d'étude.Le sujet variait de l'amélioration des techniques agricoles à des méthodes de bien élever les enfants.À la suite de plusieurs genres d'étude, les membres de ce cercle ont reconnu que les fermiers avaient un besoin urgent de crédit à des taux d'intérêt raisonnables afin que cette communauté puisse améliorer d'une façon appréciable sa condition de vie.Pour abriter cette Banque, le Père Belcourt érigea un édifice de GO'XAO' qui était bâti en pierres sablonneuses rouges extraites du sol de cette région.Cet édifice avait deux étages, un sous-sol et un grenier.Les pierres, pour cons- 29 30 PERE GEORGES A BELCOURT , CURE A RUSTICO 18,59—1869 > FONDATEUR DE LA BANQUE S CONSTRUCTEUR DE CET EDIFICE psg truire cet édifice, ont été amenées par des carrioles sur la glace au cours de la période du carême, alors que les paroissiens venaient à l'église pour faire leur «chemin de croix».Le Père Belcourt faisait figure d'architecte en chef et demandait à chaque paroissien de contribuer deux semaines de travail afin de construire cet édifice.Aujourd'hui, cet édifice a plus de 100 ans et il s'est très bien conservé.La Banque de Rustico cessa ses opérations en 1894.Ensuite, cet édifice servit un certain nombre d'années de bibliothèque et d'école paroissiale.Aujourd'hui, c'est un Centre communautaire et un Centre de loisirs pour les 600 habitants de Rustico-Sud.Jérôme Doiron, un fermier, fut le premier président de la Banque de Rustico et Marin Blanchard, un fermier et un professeur d'école, son premier caissier.La Banque ouvrait le mercredi après-midi quand les administrateurs de cette Banque se rencontraient afin d'analyser les dossiers des emprunteurs.En moyenne, les prêts étaient de l'ordre de $35.00 à $40.00.Au cours de ses premières années, les effets de la Banque étaient généralement acceptés et échangés une ou deux fois la semaine par un agent qui voyageait une distance de dix-sept milles entre Rustico et Charlottetown.La Banque de Rustico émettait sa propre monnaie.C'était des billets de $1.00 et de $5.00.Sur ses billets de banque, la Banque de Rustico montrait des scènes qui ont rapport à l'agriculture.Les dénominations de $1.00 montraient un laboureur avec deux chevaux; le billet de $5.00 montrait un cheval et un cochon buvant dans une auge et sur l'autre côté du billet on pouvait y voir des poules, une vache et un veau.FARMERS BANK OF RUSTICO 1862 - 1892 '‘PS''*/:.Viï%ïîîi .02e*: ohê: pi ImiiHit lise pKlii [liste ci wait IlSfStl Au cours de ses premières années, la Banque de Rustico permit de rétablir fermement les fermiers acadiens de Rustico sur leur terre.Plus tard, cette Banque a également servi aux habitants de l'île-du-Prince-Édouard d'expression anglaise.Parmi ceux-ci, certains parcouraient plusieurs milles à cheval pour venir jusqu'à Rustico.La L< feefi wort ïé.I hait Alors que la Loi permettait à la charte de cette Banque de pouvoir opérer avec un capital-action d'un minimum de mille deux cents livres, une! autre partie du texte de Loi lui permettait d'accroître son capital à vingt et un mille deux centî livres.Les états financiers au mois d'avril 187' et au mois d'avril 1873, au sommet de sa crois sance, montrent que le capital-action de la Banque ttii atteignait $8,870.00, avec des actifs totaux dé $27 567.00 et $24 801.00 respectivement.Al fe|e cours de ses trente ans d'existence, tous les actionnaires furent des fermiers et des pêcheurs L'administration de cette Banque était assurée par le dynamisme local.Qu'est-ce qui a pu causer la disparition de le Banque de Rustico ?On ne retrouve nulle part deî documents qui prouveraient qu'elle fut officiellement dissoute ou liquidée.Elle est tout simplement disparue «dans le temps».% ^ 3V0i Mleci fccon «s Sa petitesse, son absence de personnel entraînf pour opérer sous une charte sensiblement l< même que celle des banques commerciales, l( changement de la structure politique du Canadc admettant l'île-du-Prince-Édouard dans la Confé dération et plusieurs problèmes humains avec le prêteurs d'argent, ont contribué à absorber s< croissance.Si Si] La charte de cette Banque expire en date du premier juin 1883.Des efforts concertés ont amené la création d'un Bill qui a permis à la charte de vivre jusqu'en 1891.Ce Bill exigeait la diminution annuelle d'un montant de 1214% des effets en circulation en excès du capital-action pour qu'en 1891, les effets à payer n'excéderaient pas le capital-action souscrit et payé.Les conditions de l'extension de la charte de cette Banque de 1883 reflètent la politique du Gouvernement canadien en ce qui a trait à la structure bancaire.Sous la Loi des banques de 1871, le Gouvernement fédéral s'accaparait du contrôle total des opérations bancaires.Cette Loi amenait à remplacer les institutions locales par un système national de succursales bancaires.Sanque les fer es, lit d’ao IX cents fil 1871 La Loi respectant la Banque de Rustico de 1891 était plutôt onéreuse.La vie de cette Banque e Plus fut prolongée de trois ans pour lui permettre de liquider ses avoirs.Au cours de la première année de cette période de trois ans elle devait retirer 1 0% des effets en vigueur et 20% au cours de la seconde année, le restant au cours de la troisième année.La Loi autorisait la Banque à vendre ses actifs à toute société de prêts ou de s'associer à un tel genre de compagnie.Au mois d'octobre 1890, la Banque de Rustico était apte à liquider dans des conditions excellentes.Son passif de $10 466.00 en effets à payer pouvait s'effacer par des actifs de caisse de $2 723.00 et de prêts à recevoir de $16 348.00.Mais les provisions de la Loi de 1891 exigeaient Jjque toute balance qui demeurait à la banque Ai après le paiement des effets à payer de ladite ban-|eSacjque devait être donnée à la compagnie à laquelle ^eufs, la banque s'affiliait ou disposait de ses actifs.Il ne faut pas se surprendre que les dirigeants de la Banque de Rustico ont préféré voir leur Institution «disparaître» plutôt que de donner eîses avoirs nets justement au type d'entreprise e.qu'elle concurrençait.En effet, elle avait été fondée pour contrebalancer les entreprises qui exigeaient de hauts taux d'intérêt.|eH iineni ciales, la# L'expérience de la Banque de Rustico démontre que la structure bancaire commerciale ne remplissait pas les buts que s'était fixée cette Banque du peuple.Ceci peut avoir influencé Alphonse Desjardins, fondateur de la première Caisse populaire, à Lévis, fondateur, également, des Caisses d'épargne et de crédit tant au Canada qu'aux États-Unis.Monsieur Desjardins connais- sait probablement la Banque de Rustico par un député de l'île-du-Prince-Édouard.En plus d'apporter aux citoyens de l'île-du-Prince-Édouard une source de prêts à bas taux d'intérêt, la contribution de la Banque de Rustico fut d'avoir été une formule élémentaire qui a précédé la Caisse populaire Desjardins.31 Une nouvelle utopie Lucien Lacroix, sociologue.Service de la recherche Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins 32 On définit communément l'utopie comme « un projet qui paraît irréalisable ».Fernand Dumont, dans son analyse de la Société québécoise, en arrive à conclure que ce qui nous manque pour être à l'aise et heureux dans notre société, c'est justement une utopie sociale, un vaste projet qui polarise la société globale et la pousse à travailler d'un commun effort à faire elle-même son avenir.L'utopie n'est pas nécessairement un rêve en couleur.Marcher sur la lune était un rêve d'artiste avec Jules Verne; il est devenu un projet durant les années '50 et une réalité aujourd'hui.Comment pourra-t-on définir cette nouvelle utopie?Le plein chômage (pour l'opposer au plein emploi)?Le plein loisir?En mots moins frappés mais plus nuancés, nous pourrions la définir comme suit: une organisation sociale qui sache se donner des structures économiques et politiques pour accaparer le moins d'hommes possible dans le travail obligatoire, une organisation sociale qui réapprenne à l'homme libéré à être innovateur.Apprendre à créer, ça peut-être simple.1 Ce monde futur auquel nous rêvons tous quelquefois, appelons-le le meilleur des mondes.Et bien, ce meilleur des mondes est ordinairement perçu négativement dès qu'on laisse tomber l'obligation de travailler.« Que fera-t-on de notre temps?» «C'est beau lire et regarder la télévision, mais pas à longueur de journée.» « 20% de gens dynamiques feront vivre 80% de pares- | seux.» Ce négativisme dans notre perception du monde futur est révélateur de deux valeurs partagées par la grande majorité des gens; d'abord, c'est par le travail rémunéré que l'homme acquiert son utilité et c'est par lui qu'il se valorise; les loisirs, c'est fait pour se délasser, se détendre (et plusieurs diront pour se vider).Pour entrer dans le meilleur des mondes, il faut nous débarrasser de ces préjugés et penser le monde de l'homme avec plus de nuances.Ce monde futur peut ne pas se résumer à « du pain et des jeux », pour que ce monde en soit un de personnes dynamiques occupées à faire leur avenir, il faudra ne pas le faire reposer sur une société centrée sur la consommation ni sur le travail obligatoire.Cette nouvelle société voudra consommer ce dont elle a besoin et non ce qu'une publicité factice lui proposera par des moyens de pression, t 5 il I» 9 r».* wt ' J liitlSj j • « azzai -A i» 1 • I ïmÉ •.à^Sti s pafes- .4 fl i / J K Ü .J»*»'* ert son loisir dans juasssi -r",! t I suiH iso'1 :.:1 ü le sort du foyer pour être moins seule.» i+HCLES A.TVsZZcug si*1 Sur le plan d'une éthique sociale, il n'est peut-être pas valable de vouloir résoudre le problème de l'emploi en favorisant la consommation; ce cercle vicieux engendre des mouvements sociaux (économiques, politiques, sociologiques .) dans lesquels la solution à un problème engendre un autre problème plus grave.Faire de l'homme un être qui produit, achète et se libère (s'amuse) ne peut fonder un humanisme valable, une pensée politique qui débouche sur le meilleur des mondes.L'homme dynamique n'accepte pas de se percevoir comme un simple objet dans un univers de choses qui gravitent autour d'une abstraction ordinairement désignée par le terme « le système».Par contre, ce meilleur des mondes ne veut pas tout jeter par terre; bien loin de là, il postule un fonctionnement optimum du secteur primaire (agriculture, pêche, forêt, mines), secondaire (industries) et tertiaire (services) pour que le quaternaire soit viable; ce secteur de pointe se centre sur l'éducation, la recherche et l'innovation culturelle.Le meilleur des mondes c'est un dépassement du monde actuel, une nouvelle étape dans le cheminement du groupe humain.L'idéologie actuelle qui veut que la personne humaine se valorise par un travail rémunéré, conduit inévitablement à l'idéal du plein emploi et, corrélativement, à l'entrée de la femme sur le .\ < vr .% ¦ .V i 33 Î1SSI3 llsfcll® v œ i f m Slonit iplus pel icon stMfid ked Il y a un passe sur lequel il est impossible de reconstruire w i m % m wm Il faut donc le faire sauter pour laisser place à l'innovation *ui$( ïtieso «s'org; > d'eau llîde h plan 74 ha Jtop E-SSSSSS?lifi % Etudier! Quoi et pourquoi?La femme-mère-ménagere-éducatrice-épouse, une race en voie d'extinction? marché du travail; les rôles qu'on lui attribuait traditionnellement n'étaient pas suffisants pour un plein épanouissement de sa personnalité tel que défini dans la nouvelle culture.Elle conduit aussi à l'exclusion de la société de tous ceux qui ne peuvent trouver d'emploi ou qui ne s'en cherchent pas.Un fait s'impose à nous : la main-d'œuvre com- (jrend une part sans cesse croissante de la popu-àtion totale d'un pays et cette main-d'œuvre est le plus en plus instruite.Pour répondre à cette nouvelle offre de main-d'œuvre, on veut créer de nouveaux emplois par milliers, on incite les jeunes g demeurer le plus longtemps possible aux études.Par contre, en même temps, on se plaint du trop oetit nombre d'emplois offerts par rapport à la demande, on se plaint d'une trop grande abondance de produits divers qui nous sont offerts et u'on nous invite à consommer, on se plaint du |:rop grand nombre de scolarités que la société e peut employer.Des études entreprises par 'UNESCO révèlent qu'un pays développé a besoin que 12 à 15% de sa main-d'œuvre ait une ormation universitaire; chez nous, nous nous réparons à en former 35%.Donc, cette idéologie de plein emploi et ses corollaires, bien que nécessaires actuellement, conduisent à une profonde désorganisation de lotre société et à un besoin pressant de la repen-er.Des jeunes, sans trop se poser de questions, ans peser le problème dans toutes ses dimensions, erçoivent qu'on n'a pas besoin d'eux et décident lie s'organiser en communauté pour vivre d'amour ^ et d'eau fraîche.Cet idéal de liberté absolue ^postule une société d'abondance dans laquelle >jl y a de tout pour tout le monde.En Amérique du Nord, le taux officiel de chômage «st d'environ 7% pour la dernière année.En cumulant aux chômeurs officiels les chômeurs éguisés et tous ceux qui ne se cherchent plus ^l'emploi, ce taux dépasse 25%.Maintenant, passons des faits aux hypothèses, ît J)es utopistes, théoriciens de l'organisation sociale, fjlisaient déjà en 1960 que pour le taux de pro-uction qu'on connaissait à ce moment, on aurait u se satisfaire de 50% de la main-d'œuvre pour |e même rendement à condition d'avoir un type 'organisation rationnelle qui tienne compte de humain et qui remette à la machine tout ce que ;elle-ci peut faire.On prévoyait qu'en 1980, on l'aurait plus besoin que de 20 à 26% de la main-l'œuvre.I L# * O L'homme se donne des instruments complexes pour être plus productif et se libérer de tâches ingrates.Par ces temps de changement rapide, le passage de l'utopie au projet, celui du projet à l'organisation n'est plus tellement long.Plutôt que de nous évertuer à vouloir que tout le monde travaille contre salaire ou rémunération, pourquoi ne pas accepter ce fait de surplus de main-d'œuvre par rapport aux emplois nécessaires (et non plus aux emplois disponibles).À partir de là, nous reposer le problème de l'homme, de la source de sa dignité, de ses moyens de valorisation.Actuellement, par exemple, lorsqu'une personne voit sa semaine se raccourcir et les conditions de travail s'améliorer, sa première réaction est souvent de se chercher un second emploi rémunéré.Premier problème d'envergure à poser pour que la société des loisirs devienne possible: revenu minimum garanti à tout adulte, masculin ou féminin, célibataire ou marié, qu'il travaille contre salaire ou rémunération ou non.Donc, fini l'assistance sociale, fini l'assurance chômage; plus d'allocation aux veuves et aux mères nécessiteuses.Un revenu minimum garanti à tous et des services sociaux pour les besoins essentiels: instruction, santé, justice .35 Deuxième problème majeur: celui de l'occupation de son temps libéré dans une perspective de formation.Si l'homme n'est plus forcé de travailler pour vivre, que fera-t-il pour mettre en action ses ressources?que fera-t-il pour se valoriser et s'intégrer à une communauté?Dire: « Les hommes ne travaillent presque plus.Les femmes font Tamour librement .» ce n'est pas le projet d'une organisation sociale.Dans une perspective d'évolution, si la communauté nord-américaine ne sait pas se créer une idéologie adéquate, nous entendrons des foules crier à leur gouvernement: «Donnez-nous du pain et des loisirs et foutez-nous la paix! » Ce ne sera pas le début d'un temps nouveau mais la fin d'une civilisation.Nous sommes ici pour penser librement, pour rêver du meilleur des mondes.Si nous ne le faisons qu'en termes de plein emploi et de consommation je crois que nous faisons fausse route, que nous refusons de nous poser le problème de l'homme dans son milieu tel qu'organisé actuellement et tel qu'il évolue, tout le problème de l'homme.Nous postulons que, malgré les nouveaux moyens de production que nous inventons tous les jours, la société doit connaître la même ligne d'évolution et les mêmes moyens d'organisation.À priori,en créant des milliersde nouveaux emplois, ne préparons-nous pas des milliers de travailleurs frustrés qui iront chercher un salaire mais en se sentant plus ou moins utiles.Plutôt que de vouloir le plein emploi, pourquoi ne pas penser, au contraire, le monde en termes d'emplois nécessaires et donner à tous la possibilité de vivre dignement.Plutôt que d'aller à New York, Paris, Londres ou Rome pour discuter du monde de demain, pourquoi ne pas aller voir des formes de vie à Stockholm et à Copenhague; là on semble se diriger vers ce type d'organisation sociale qu'on qualifie de Société des loisirs.En termes d'utopie, il y a plusieurs façons de définir le meilleur des mondes.Par exemple, si nous continuons à fonctionner comme nous le faisons, le meilleur des mondes sera : un minimum de personnes qui remplissent les postes nécessaires et une majorité qui se repose.C'est ici le meilleur des mondes de ceux qui n'aiment pas travailler.Ou encore : une équipe de gens brillants qui prennent en main l'organisation sociale, éco- 4.i !C^, uau.i ^ lui fera la société de demain: Socrate, la femme libérée, l'intellectuel angoissé ou qui?lomique et politique et une majorité de gens qui /inventent dans un travail libre.C'est le meilleur Jes mondes d'un jeune technocrate qui vient de jtecrocher un poste de chef de services.Et pourquoi pas une troisième définition : un type d'orga-isation qui donne à chacun un minimum de ravail obligatoire et un maximum de temps libéré jour que chaque personne apprenne à s'inventer tens son milieu.Il y aurait possibilité d'énumérer encore plu- «iieurs définitions du genre; résumons notre pen-tee en essayant de saisir schématiquement les :aractéristiques essentielles du meilleur des mon-* les: 0 Travail obligatoire à 20% du temps actuelle-nent donné par l'ensemble de la main-d'œuvre.0 Temps libéré à 80% du temps occupé actuellement par le travail obligatoire.*0 Fonctionnement optimum des secteurs pri-naire, secondaire et tertiaire pour que le quater-laire puisse fleurir.Nous nous souvenons que le quaternaire comprend l'éducation, la recherche it l'innovation dans le secteur culturel./) Dans ce monde, «loisirs» ne signifie plus eulement détente, oubli mais innovation, re-herche.Dans ce meilleur des mondes, la personne hu-riaine veut être à l'honneur; pas l'individu dans son incommunicabilité, mais l'homme-communi-cation, l'homme-participation.Le « Connais-toi toi-même» devra être remplacé par «Connais-toi dans le nous» ou bien «Sache t'inventer dans ton milieu sans cesse changeant ».La libération ne conduit pas nécessairement à la dignité.Pour pouvoir garder le goût de nous inventer même si nous n'avons pas d'emploi stable, pour garder le goût de participer à l'organisation d'un milieu social fiable, il nous faut dès maintenant commencer à modifier profondément notre idéologie.La dignité de l'homme ne reposera plus sur la capacité à faire vivre les siens (aspect financier), le travail obligatoire ne sera plus le milieu privilégié par lequel l'individu se fera individuellement et socialement (estime de soi, prestige, statut.) ; de même « se reposer » ne devra plus signifier « se vider ».Plutôt que de concevoir nos vies partagées entre le travail nécessaire et le repos bienfaisant, il faudrait trouver les conditions qui permettraient à l'homme de faire un travail-repos et un repos-création.C'est là un grand rêve, un vaste projet qui peut devenir réalité comme le désir de marcher sur la lune.Si nous devenons capables de repenser l'organisation sociale en ce sens, n'ayons plus peur de former des chômeurs instruits; parmi ceux-là seront plusieurs de nos innovateurs si nous leur donnons les moyens de se valoriser dans leur liberté.37 LE CONTENTIEUX COMMUNIQUE N.D.L.R.—Périodiquement, le Contentieux de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins donnera un avis généra! sur des sujets particuliers à l'intention des Caisses populaires Desjardins.Si un lecteur a des questions à poser sur d'autres sujets, les suggestions sont bienvenues.[(lino i Les membres auxiliaires Me Robert Giroux LOI DES CAISSES D'ÉPARGNE ET DE CRÉDIT ARTICLE 21 —Une caisse ne peut recruter ses membres que dans le territoire ou le groupe décrit dans la déclaration de fondation.ARTICLE 22 — Chaque caisse crée par règlement une catégorie de membres auxiliaires et détermine les conditions de leur admission ainsi que leurs droits et obligations.Ces membres ont droit d'assister aux assemblées, mais ne peuvent voter ni remplir aucune fonction.Les mineurs ne peuvent être admis qu'en qualité de membres auxiliaires.Le membre qui cesse d'avoir domicile, résidence, place d'affaires ou travail habitue! dans le territoire de la caisse, ou qui cesse de faire partie de son groupement, devient membre auxiliaire.Ces deux articles, même si à la suite, sont de deux ordres tout à fait distincts.L'article 21 traite du pouvoir de recruter, c'est le seul qui en traite.Ce pouvoir est strictement limité au territoire ou au groupe constitutifs.Il n'y a pas d'échappatoire.L'article 22 est d'exception, et, en donnant le pouvoir de créer une catégorie spéciale de membres, dispose de deux problèmes.D'abord, celui des mineurs qui, du fait de leur minorité, ne peuvent assumer la responsabilité légale attachée aux charges dans la caisse.Mais des mineurs dans le territoire ou dans le groupe.Ensuite, celui des membres qui quittent le territoire ou le groupe, vu les répercussions possibles sur la stabilité financière de la caisse.Mais c'est là vraiment exorbitant de la conception même de la coopérative qui ne recherche pas le client payant, mais le membre participant à la gouverne de ses affaires.Et la loi est ouverte par ce mécanisme, à la solution d'autres problèmes difficiles à imaginer (que je n'imagine pas en ce moment) où l'intérêt supérieur de la caisse justifierait le recours à ce pouvoir d'exception.Jamais, cependant, ce recours extraordinaire ne vient affecter le pouvoir de recruter qui, lui, ne souffre pas d'exception.On ne peut donc créer une catégorie de membres auxiliaires qui impliquerait un recrutement en dehors du territoire ou du groupe.Et cette interprétation vaut tout autant au niveau des Unions régionales et de la Fédération.La capacité juridique à 18 ans par: Me Charles-A.Roberge, notaire jîOOUi live «VI C'est fe coi M êti Le 24 décembre 1971 était sanctionnée la Loi modifiant le Code civil et en vertu de laquelle l'âge de la majorité qui était 21 ans est réduit à 1 8 ans.Cet amendement à notre droit a une grande importance dans la réforme de la législation et en proposant l'abaissement à 18 ans, le législateur a suivi l'évolution sociale de notre milieu, d'ailleurs depuis quelques années on avait accordé aux mineurs de 18 ans, le droit de vote, le droit de fréquenter des bars et de visionner des films de toutes catégories.D'ailleurs, trois autres provinces du Canada soit l'Alberta, l'Ontario et le Manitoba! tel avaient déjà légiféré dans ce sens et l'Office de) ta Revision du Code civil a appuyé cette réforme.L'article 324 du Code civil se lit comme suitjlep « La majorité est fixée à 18 ans accomplis.À cel is âge on est capable de tous les actes de la vie liitde civile ».Par conséquent, les personnes âgées de 18 ans ont la pleine capacité juridique, elles peuvent faire parfaitement, sans assistance, tous les genres de: contrats prévus dans notre droit sans pouvoii invoquer de causes de nullité pour lésion; elle peuvent même faire un testament, acquérir des immeubles et se marier sans le consentement de leurs parents.Les modifications apportées par cette réforme [donn touchent les Caisses populaires puisque toutes le^ pfliieji personnes âgées de 18 ans et plus, membres d la Caisse populaire (elles ne sont plus membre auxiliaires) ont le droit de voter aux assemblée générales et spéciales et elles sont éligibles a poste d'administrateur de la Caisse populaire soi au Conseil d'administration, à la Commission dt j^, crédit ou au Conseil de surveillance.e Les jeunes, âgés de 18 ans et plus, peuvent donc ^ contracter des emprunts sous forme de prêtî v, personnels ou de prêts hypothécaires, ils peuven également se porter caution.m^.Pour fins de concordance la Loi électorale, I Loi de l'impôt sur le revenu, la Loi du crédi agricole, le Code de la route, la Loi de l'indemni sation des victimes d'accident d'automobiles et I Loi favorisant la mise en valeur des exploitation agricoles ont été amendées en conséquence.Le seules exceptions où a été maintenu l'âge de 2 ans, sont la Loi des jurés et la Loi des compagnie qui exigent qu'un administrateur ait 21 ans.es au iL'hi noos, ( lûtes» Ond 'Des 'frcfcij BILLET Bruno Lacroix .D.L.R.— Nous ne pouvons qu'offrir nos félicitations à l'auteur de ce court texte sur l'engagement de rhomme envers ses semblables.Cette réflexion actuelle et profonde est d'une importance vitale dans évolution de notre société./homme doit s'engager envers les autres: « L'homme», c'est toi, c'est moi, c'est lui, c'est laJnous, comme disent les Caisses pop.Et « les iqyJautres » ce n'est pas cet immense univers que Vinous n'aurons pas le temps de visiter même en cent ans, mais c'est l'univers de toi, de moi, de lui, grand nous- netei Personne n'a le même univers; il y a autant ta d'univers que de personnes.Le tien, c'est d'abord ieu|;e groupe «d'autres» que tu as et auras croisé sur a route de ton existence; c'est ce tissu de rela-roitd$:ions humaines que tu auras tressé sur cette erre; c'est ce groupe d'êtres humains que tu uras vu, à qui tu auras parlé, que tu auras rendu eureux ou malheureux, que tu auras servi ou liceddont tu te seras servi, que tu catalogues peut-être m amis et ennemis comme Napoléon qui disait: : Seigneur, délivre-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis».Qu'as-tu fait et qu'auras-tu ait de ton univers, de ceux qui l'habitent?C'est superflu de le dire: la seule loi de l'hom-ne, comme son unique besoin, c'est l'amour; )ar ailleurs, l'énorme péché de l'homme, c'est le nanque d'amour.S'engager envers autrui, ce ne )eut être que l'aimer.C'est d'ailleurs le meilleur ; our à jouer à quelqu'un ; cela le désarme d'emblée : ;i jamais il rêve de guerre.lentol On dit qu'aimer c'est donner ou encore mieux, .;e donner.Cela me fait peur.Ce que j'ai ou même UiesleiPe que je suis n'est peut-être pas ce dont l'autre a ^Jîesoin pour être plus lui-même.L'homme veut !a vu 18an int fain.arasé ::J ¦ joitilé» blés 3| aiiesoi :
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