Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1972, Vol. 38, no 5
*243 5 1372 LA REVUE 5 1S72 LA REVUE ¦ L'émission de télévision «Comme tout l’monde», commanditée par le Mouvement des Caisses populaires Desjardins, est le reflet des préoccupations des membres sur plusieurs sujets auxquels on tente d'apporter des solutions simples.Le maquettiste Pierre Brousseau a stylisé la notoriété de cette émission.VOLUME 38 N° 5 LA REVUE DESJARDINS, préparée par le Service de l'information et de la publicité, est l'organe officiel de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, 1 50, avenue des Commandeurs, Lévis, Québec, Canada.Ce numéro esttiré à 18,500 exemplaires et il est imprimé aux ateliers Charrier & Dugal (1965) Ltée à Québec.• Le prix de l'abonnement annuel est de $3.50 • Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe, permis n° 110.Port payé à Québec.DIRECTEUR: ANDRÉ KALTENBACK RÉDACTEUR EN CHEF: CLAUDE MOQUIN RÉDACTEUR: CAMILLE FLEURY, RÉNALD MASSICOTTE MAQUETTISTE: PIERRE BROUSSEAU DROITS ET RESPONSABILITÉS Il n'existe aucun droit de reproduction ou de traduction pour les articles de cette Revue.Par ailleurs, les éditeurs vous seraient reconnaissants de bien vouloir identifier la source quand vous prendrez la liberté de nous reproduire.Les opinions émises dans les articles publiés pour La Revue Desjardins n'engagent que la responsabilité de leur auteur.DÉPÔTS LÉGAUX: Bibliothèque nationale du Québec, Montréal.2 Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa.18 Cî SOMMAIRE La campagne de publicité 1972-73 du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Page 3 Le code canadien des normes de la publicité.Page 12 Le Mouvement des Caisses populaires Desjardins Un rêve devenu réalité.A.F.Laidlaw.Page 14 L'économie coopérative sera-t-elle exclusive?Rodolphe Laplante.— M.Laplante est décédé récemment.Comme hommage posthume, nous reprenons un texte qu'il avait préparé pour La Revue Desjardins en décembre 1943.Page 16 Le Conseil de Surveillance comporte un rôle souvent remis en question.Rénald Massicotte et Claude Moquin.Page 19 La participation implique une bonne information Lucien Lacroix.Page 23 leiouvei tout en et 1S7W97: Seivice ds Desiaidins ce Seivice edip 'eenin ir 1970-71, ( SCO 1“ plan d Piniandî L'Opération microfilm: une amélioration tangible au mode de conservation des documents.(Lai C'est le micro-filmage des documents conservés à la Fédération de Québec comme opération d'administration efficace.Rénald Massicotte.Page 2 Ndeùi 9 Neoi Il faut être un défricheur, un initiateur, un communicateur pour vivre la coopération.Voilà ce qu'a été Roger de Bellefeuille.Camille Fleury.Page 32 C'est le c fiooetd Piécisi %dun Le moulin à papier de Kingsey-Falls et l'action des Caisses populaires Desjardins.Page 37 I Monsieur Jean-Louis Rouleau et sa famille au Cameroun pour deux ans.Camille Fleury.Page 41 Place Desjardins Inc.dans toute son ampleur.Page43j)0| K* K - fedéfS a campagne de publicité 1972-73 du Mouvement des Caisses populaires Desjardins tes! voisin la caisse populaire desjardins «Vsl nom autres Pas!) Page II 1.Rétrospective 1971-72 Dans le numéro 6-1971 de Z.a Revue Desjardins, nous faisions le point sur la publicité dans e Mouvement des Caisses populaires Desjardins out en accentuant nos efforts sur la campagne 971-1972.AUJOURD'HUI, NOUS POURSUIVONS LA MÊME LIGNE DE PENSÉE SOUÏI f[naWf Rappelons succinctement que la création d'un it jService de l'Information et de la Publicité à la :édération de Québec des Caisses populaires Desjardins date de janvier 1970.La première :ampagne de publicité qui a suivi la création de e Service a été celle du fameux mot mnémo-echnique « POP-SAC-À-VIE-SAU-SEC-FI-CO-IN ».À ce moment, les dirigeants du Mouvement des baisses populaires Desjardins ont décidé de :réer un impact d'ensemble.Au cours du terme 1970-71, on a tenté d'offrir une image cohérente ans le public.Nous continuons à suivre la voie toute tracée, au plan des principes par notre fondateur, le Commandeur Alphonse Desjardins.En 1905, no-re fondateur disait: «À l'heure actuelle, ce qu'il ne faut, c'est une campagne de presse pour former 'opinion publique.» Dans le livre d'Yves Roby | »ur Alphonse Desjardins, on peut lireà la page 111 : i ;:La propagande ne constitue qu'une partie du ravail de Desjardins.Ses efforts visent essentielle-nent à démontrer au public l'utilité de la coopé-itio^ ation d'épargne et de crédit.» C'est le cheminement que le Service de l'Infor-nation et de la Publicité suit depuis sa création.5lus précisément, nous avons aidé à créer une mage d'unité pour le Mouvement des Caisses opulaires Desjardins.En 1971-72, l'objectif premier de la campagne été d'accroître la notoriété de ce qu'est la coopé-tion et de ce qu'elle apporte sur le plan indivi-uel et communautaire, cela vu sous l'angle de épargne, du crédit et des autres services com->lémentaires du Mouvement des Caisses popu-ires Desjardins.La Fédération de Québec des Caisses popu-aires Desjardins a fabriqué quatre commerciaux lui avaient pour mots-thème: le crédit, l'épar-ine, la coopération et le Mouvement des Caisses 0 (opulaires Desjardins.Pour atteindre l'ensemble de la population du Québec, nous nous sommes servis de la télévision, de la radio et de certains média d'information et de la presse écrite.L'utilisation de la télévision a été et demeure nécessaire.La taille du groupe que nous visons, soit les trois millions de membres, plus les trois autres millions de citoyens du Québec, est trop importante pour délaisser un véhicule aussi économique qu'efficace.À la télévision d'État, nous avons commandité une partie de la série des « Beaux Dimanches ».L'Odyssée nous a permis de nous associer à une production de très grande classe qui attira un nombre impressionnant de téléspectateurs; elle fut commanditée en première passe et en reprise.Sur le réseau privé de télévision, la commandite de la série « Québec, c'est nous autres » nous a permis de nous identifier encore davantage à des facettes ou composantes importantes de la réalité québécoise.Nous avons également commandité sur les ondes privées la série des «Billets populaires» qui se tira fort bien d'affaire, en s'attachant des téléspectateurs assidus.Ce genre d'émission nous engageait sur l'avenue qui correspondait aux objectifs à caractère éducatif poursuivis par notre Mouvement.De plus, nous avons appuyé au maximum le programme d'éducation à la consommation créé conjointement par nos divers services d'éducation et par la firme Novalis, d'Ottawa.Ce programme est populairement connu sur la majorité du territoire québécois sous le nom de « EDUCOPOP ».En tout, quarante-deux stations radiophoniques ont diffusé les messages des Caisses populaires Desjardins par tout le Québec.Nous avons également été présent dans le magazine Perspectives et dans plusieurs hebdomadaires par le biais de treize annonces qui ont été produites et mises à la disposition des Caisses populaires et des Unions régionales.En somme, au cours de la campagne de publicité 1971 -72, nous avons consommé 150 minutes à la télévision de messages publicitaires.À la radio, nous avons acheté plus de 5 000 minutes de messages publicitaires.Par contre, pour la prochaine campagne publicitaire, nous ne disposerons, en temps pour faire passer notre publicité, que de 78 minutes, à la télévision, au total, pour toute la campagne.C'est pourquoi, nous devons et nous avons innové.Mais avant de préciser les 3 objectifs et la réalisation de la présente campagne publicitaire, voyons certains aspects de la dernière campagne publicitaire.2.Sondage et témoignages pour 1971-72 Comme il est assez difficile, pour ne pas dire impossible, de calculer le rendement immédiat d'une campagne publicitaire, il faut procéder par d'autres moyens pour obtenir des facteurs de rentabilité.Pour la campagne publicitaire 1971-72, nous avons procédé à un sondage et nous avons reçu plusieurs témoignages publics qu'on ne peut passer sous silence.Le sondage L'analyste en marketing de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, Monsieur Michel Dubé, a procédé à un sondage partiel sur le territoire du Québec métropolitain.Nous avons posé trois problèmes.D'une part, est-ce que nos messages publicitaires ont été compris de la population par rapport aux objectifs que nous nous étions fixés?D'autre part, est-ce que le thème de la campagne publicitaire a été saisi par la population?En troisième lieu, est-ce que la population écoutait l'émission « Billets populaires»?À la suite de ce sondage, 49% des gens interviewés ont identifié le slogan « C'est toi, c'est moi, c'est lui, c'est nous autres» à la Caisse populaires et 51% des personnes interrogées savent que la Caisse populaire Desjardins est une coopérative d'épargne et de crédit.C'est l'objectif que nous nous étions fixé, c'est-à-dire faire savoir aux gens que la Caisse populaire est une coopérative d'épargne et de crédit.Atteindre dans une proportion de 50% l'objectif que l'on s'était proposé, à savoir: apprendre aux gens que la Caisse populaire Desjardins est différente des autres institutions financières précisément parce qu'elle est une coopérative d'épargne et de crédit, paraît extrêmement valable.C'est même une incitation à poursuivre avec maîtrise cette action publicitaire éducative auprès du grand public.«ÀÛUI Moins de 20 à 29 30 à 39 40 à 49 50 et plus «LES BIL Moins de 20 à 29 30 à 39 40 à 49 50 et pb POURCENTAGE DES PERSONNES QUI ONT IDENTIFIÉ LE «SLOGAN» À LA BONNE ENTREPRISE Gulf Labatt Caisses pop.Coca-Cola « On n'a pas les deux pieds dans la même bottine.» « Tu l'as ou tu l'as pas.» « C'est toi, c'est moi, c'est lui, c'est nous autres.» « Le vrai de vrai.» Banque Canadienne Nationale « La force de l'argent au service de la jeune famille.» * Il faut préciser qu'au moment où ce sondage a été effectué, notre «slogan » n'était âgé que de cinq (5) mois.POURCENTAGE DES PERSONNES QUI ONT IDENTIFIÉ NOTRE «SLOGAN» PAR CATÉGORIE D'ÂGE 60% 51% 49% 28% 26% Lestén nousavo îc d'ori îutfes^ ^saiï Nleure HiStl CAISSE POP.AUTRES NE SAIS PAS TOTAL I Moins de 20 61 28 11 100 20 à 29 64 10 26 100 30 à 39 56 9 35 100 40 à 49 39 15 46 100 50 et plus 36 8 56 100 Total 49 11 40 O O Piix i Ie|évisé3 JHisst ¦ N :U[N H, 1% Hil 4 «À QUI APPARTIENNENT LES COOPÉRATIVES?» (Pourcentage des répondants par catégorie d'âge) fi?En DIRIGEANTS USAGERS CANADIENS- COUVER- TOUT LE NE SAIS TOTAL uuidll FRANÇAIS NEMENT MONDE PAS intei- Moins de 20 19 6 19 56 100 c'est 20 à 29 9 27 — — 14 50 100 Caisse 30 à 39 5 29 1 1 29 35 100 logées ns est 40 à 49 9 34 — — 13 44 100 50 et plus 7 38 9 10 15 30 100 c'est- Total 8 31 1 3 18 39 100 objet-:#e :os est «CONNAISSEZ-VOUS L'ÉMISSION «LES BILLETS POPULAIRES»?(par catégorie d'âge en pourcentage des répondants) ipféci- aupfès OUI Moins de 20 56 20 à 29 40 30 à 39 41 40 à 49 49 50 et plus 36 Total 41 60 5l| 281 261 U ]8 Les témoignages Au cours de la dernière campagne publicitaire, nous avons reçu plusieurs témoignages d'appréciation d'individus ou de groupements tant au Québec que d'ailleurs.Mentionnons-en trois qui sont d'ordre public.Notre émission de la série « Québec, c'est nous autres — La Jeunesse » avec Robert Charlebois, nous a mérité le trophé MERITAS décerné à la meilleure émission spéciale de télévision, au Gala des Artistes.De plus, pour la troisième année consécutive, le Prix ÉCLAIR, attribué au meilleur message télévisé a été décerné à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins par le magazine TV-Hebdo.ET, CE N'EST PAS TOUT.La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins s'est aussi vu décerner trois mentions d'excellence et le COQ DE BRONZE pour le meilleur message commercial à la radio, octroyés par le Publicité-Club de Montréal.3.La Campagne publicitaire 1972-73 Avec les succès remportés au cours des deux dernières années, nous sommes bien conscients que la création et l'innovation sont la pierre d'angle sur laquelle nous bâtissons.L'objectif pour la présente campagne se résume dans les mots suivants : « Il s'agit pour nous maintenant de vulgariser en l'expliquant la notion d'usager-propriétaire vue à travers les opérations d'épargne et de crédit, de même que les activités communautaires qui découlent de son rôle et de celui de chacun de ses membres.» Pour ce faire, nous nous sommes d'abord basés sur les recherches antérieures tant celle de l'Image des Caisses populaires que le sondage que nous avons effectué pour mieux connaître l'impact de la campagne précédente.De plus, nous avons pris en considération les politiques générales des dirigeants du Mouvement des Caisses populaires Desjardins et les réflexions qui ont été portées à notre attention.Avec ce bagage d'expérience, nous avons bâti un programme «pas comme les autres» pour atteindre nos objectifs.Malgré que la quasitotalité de la campagne publicitaire soit limitée à une émission d'un quart-d'heure sur le réseau privé de télévision, nous avons utilisé les ressources créatrices disponibles pour en arriver à surmonter cet autre défi qui doit nous permettre de rejoindre les trois millions de membres du Mouvement des Caisses populaires Desjardins afin de leur véhiculer le message des dirigeants de notre grand Mouvement.5 ' LES RESPONSABLES — On reconnaît dans l'ordre habituel: MM.Gilles Caron, chargé de compte à la maison Dubuisson Publicité, Yves Desharnaies, directeur de la création, Jacques Lefebvre, publicitaire au Service de l'information et de la publicité de la Fédération de Québec, Michel Petit, réalisateur de la série « Québec, c'est nous autres », André Kaltenback, directeur du Service de l'information et de la publicité de la Fédération de Québec, et François Smet, publicitaire et auteur de la série de commerciaux: « La Caisse populaire Saint-Voisin ».weet mwar & jrsdesprf REMISE DU PRIX ÉCLAIR — Dans l'ordre habituel: MM.Jacques Brunelle, président et directeur général de la Maison Dubuisson Publicité et Conseil, Jacques Lefebvre, président du Publicité-Club de Montréal, André Kaltenback, directeur du Service de l'information et de la publicité à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, et Jacques Lefebvre, publicitaire au Service de l'information et de la publicité de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.(T COQ DE BRONZE À LA FÉDÉRATION DE QUÉBEC — De gauche à droite : MM.Jacques Brunelle, président et directeur général de la Maison Dubuisson Publicité et Conseil, Jacques Lefebvre, président du Publicité-Club de Montréal, Mlle Murielle Demers, hôtesse et membre du Comité d'organisation du Gala au cours duquel les trophées ont été remis, et M.André Kaltenback, directeur du Service de l'information et de la publicité à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.Üneca La can Campagi Caisses composa gièsgén iëducat Semaine octobre, grata d ta de fi Eneffe de toute Caisses nousavo afin de se desinstit Pour ri les seta de fager beCon Québec donné $c Cest ce les pages t >àic|i 6 Une campagne intégrée « Comme tout l'monde » La campagne de publicité est une partie de la Campagne de communication du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Elle est une des composantes importantes qui donnent une forme au phénomène de la communication.Au cours du présent terme, le Mouvement connaîtra un Congrès général et une intensification du programme d'éducation populaire EDUCOPOP.De plus, la Semaine de la Caisse populaire, du 16 au 20 octobre, appuie la campagne de publicité.L'intégration du contenu des communications en fonction de l'éducation populaire n'est pas le seul lien.En effet, l'intégration existe également au niveau de toutes les institutions du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.C'est pourquoi, nous avons imaginé une autre formule de publicité afin de servir les fins du Mouvement et de chacune des institutions.Pour réaliser cette campagne, le Service de l'Information et de la Publicité de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins retient les services d'une agence de publicité.Il s'agit de l'agence Dubuisson Publicité Conseil Inc., dont le président est Jacques Prunelle.Le Conseil d'administration de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins a donné son accord à une campagne publicitaire.C'est ce programme que nous présentons dans les pages qui suivent.Marcel Cabay.L'émission de télévision de l'année ne durera qu'un quart-d'heure à chaque semaine.Elle a comme titre « Comme tout l'monde ».C'est l'émission populaire par excellence puisqu'elle s'adresse à «tout l'monde» parce qu'elle est faite pour «tout l'monde».L'HORAIRE DE CETTE EMISSION VA COMME CECI: «COMME TOUT L'MONDE» Durée : Jour: Heure : Stations : 15 minutes Jeudi 22 h 00 à 22 h 15 CFTM-TV CFCM-TV CJPM-TV CHLT-TV CKTM-TV CKRT-TV CJBR-TV CKRN-TV CHAU-TV Montréal Québec Chicoutimi Sherbrooke Trois-Rivières Rivière-du-Loup Rimouski Rouyn Carleton CKBL-TV MATANE Les téléspectateurs de la station CKBL-TV Matane voudront bien noter que les messages commerciaux sur Saint-Voisin seront transmis tous les lundis au cours de la demi-heure débutant de 19 h 30, à compter du 4 septembre.Cet état de choses est dû au récent achat de la station CKBL-TV par Radio-Canada, empêchant la diffusion de l'émission « Comme tout le monde » réalisée et produite par une station privée.Cette émission «très spéciale» de quinze minutes chaque semaine est conçue pour la Caisse populaire par Télé-Métropole.Cette émission a pour but de mettre en évidence les problèmes de la consommation et de suggérer des éléments de solution à ces difficultés.Le sujet de chacune des émissions est le plus souvent établi par un animateur — Jacques Mo-rency —, puis le problème est vécu dans un sketch humoristique.« Comme tout l'monde » est avant tout éducative et divertissante.L'auteur de ces émissions est Marcel Cabay (nom de plume Marcel Marin).En plus d'être un comédien d'expérience — à la radio, sur la scène, à la télévision et au cinéma — Marcel Marin est un auteur à succès.Son téléroman Les Berger, la première émission de ce genre au réseau privé, s'est attirée la plus forte cote d'écoute en 1971 -72.7 v\ [Mi Jfl 1-4 ï I, • ***'* !*' ^ & ^ La participation exige une bonne information.En étant bien informé, le citoyen pourra mieux participer.Au début, on regarde, on écoute, on ressent des émotions, ensuite, il s'agit de s'exprimer.de la vie et ils se sont cherché des moyens pour que ça change, mais aussi pour diriger le changement.Ce sont eux qui ont parlé d'animation pour que la participation soit possible.Depuis dix ans, il s'est tenu des dizaines de congrès sur ce thème de la participation.Dans les universités et dans les comités de citoyens, on parle de démocratie de participation pour l'opposer à la vieille forme (démocratie de délégation).En novembre 1971, le C.C.Q.(Conseil de la Coopération du Québec) tenait un colloque de deux jours sur ce thème pour les dirigeants des coopératives.Monsieur Léon Dion, conférencier à ce colloque, définissait comme suit la démocratie de participation, définition qui peut nous éclairer dans notre organisation qui est devenue complexe : « Pour une participation vraie, // faut non seulement une libre circulation de l'information mais aussi une animation (susciter l'intérêt dans le groupe qui veut participer) pour que les participants actuels ou virtuels puissent faire un tri dans la masse d'informations qu'ils reçoivent et, ainsi, devenir capables de prendre des décisions éclairées.« Si un conseil d'administration sait animer les membres d'une Caisse populaire, une majorité de ceux-ci pourront participer aux décisions et la Caisse répondra ainsi sans cesse aux besoins du milieu.» UL 3 fjp».-O, ¦ ^ JV 4É ' '' V srmr-v:.-.' ï i- ¦; À tout âge, on est apte à participer.Normalement, l'expérience aide à mieux participer parce que nous sommes mieux préparés à apporter des éléments de solution aux problèmes qui nous confrontent pour le mieux-être individuel et communautaire.S'1 A PARTIR DE CETTE SEULE PHRASE, NOUS POUVONS DONC SAISIR CINQ CONCEPTS CLÉS: But-moyen : Participation Pré-requis : Information Moyen : Animation But intermédiaire : Participer aux décisions Objectif: Répondre aux besoins du milieu DANS LA PRATIQUE, UNE CAISSE PRÉSENTE LA STRUCTURE SUIVANTE Ensemble des membres Assemblée générale I Administrateurs î I Technocrates Services offerts à l'ensemble des membres 25 Les membres présents à l'Assemblée générale s'élisent des administrateurs pour s'occuper de la Caisse populaire.Ceux-ci s'engagent des technocrates (gérant et personnel de service) pour répondre aux besoins des membres.Une telle structure est opératoire surtout dans une société en évolution lente ; les administrateurs et le personnel de service ont assez de contacts avec les membres pour saisir les besoins du milieu.Par contre, lorsque le milieu devient plus complexe (milieu urbain), lorsque le rythme d'évolution s'accélère, les contacts spontanés ne sont plus suffisants pour percevoir les besoins sans cesse changeants de l'ensemble des membres.De là la nécessité d'établir des mécanismes pour que la Caisse populaire redevienne une coopérative, c'est-à-dire qu'elle appartienne toujours à ses membres qui en sont non seulement propriétaires mais dirigeants.POURQUOI DEMANDER AU MEMBRE DE PARTICIPER À L'ADMINISTRATION DE SA CAISSE POPULAIRE?Si chaque individu devait s'occuper de tout ce qui le regarde directement ou indirectement, il deviendrait vite fou.C'est beau participer, mais un individu est limité dans son temps.Il y a la famille, il y a les relations avec l'entourage, il y a le travail qui accaparent le meilleur du temps d'une personne humaine.Si en plus de ses engagements de base, il s'occupe de l'école où vont ses enfants (comité de parents), de la Caisse populaire où il est membre, du syndicat, de tel ou tel club politique ou social, il devra sacrifier quelque part sur les engagements de base ou il sera saturé de participation.Cet idéal de participation doit être bien compris sans quoi la société globale souffrira bientôt de « participationite ».FTTrp-r-r - : I €srM .'-V; - .r , Don cioite laires ceuxc intérêt (loitSÊ POPU Cetti Caisse que les b foi peut Caisse Enfin, veulent le Cais groupe ceuxpL POUf (jf enfin et Pouffe tons (( lotitfe( DE Qü pÛÜfi % p0PU[ P0Uf| sio",Ufi Co^ff X se Donc, entendons-nous bien; il est utopique de croire que 100% des membres des Caisses populaires participeront aux assemblées générales; ceux qui y iront, ce sont ceux qui y voient leurs intérêts et, c'est de ce côté-là que, à notre sens, doit se faire la réforme des Caisses populaires.QUI DEVRAIT PARTICIPER À L'ADMINISTRATION DE LA CAISSE POPULAIRE?Cette deuxième question pose tout le problème de la légitimité des intérêts.Doivent d'abord y participer tous ceux qui considèrent que leur Caisse populaire ne rend pas tous les services d'épargne et de crédit dont la communauté a besoin ou que la coopérative ne rend pas ces services de la bonne façon.Tous ceux qui croient que les administrateurs en place remplissent mal leur fonction ou se sont coupés du milieu qu'ils doivent servir.Tous ceux qui sont intéressés à cette structure coopérative et, sans vouloir y consacrer trop de temps, veulent voir comment leur Caisse a été administrée durant la dernière année.Enfin, ceux qui, par altruisme ou dévouement, veulent prendre part à l'administration quotidienne de la Caisse populaire et ont un peu de temps à y consacrer.Qui ne devrait pas assister à cette assemblée générale?D'abord ceux qui veulent monopoliser la Caisse populaire pour avantager un petit groupe au détriment de l'ensemble des membres, ceux qui veulent être élus comme administrateurs pour une question de prestige dans le milieu et enfin ceux qui courent les assemblées publiques pour le plaisir de dire aux autres qu'ils ne sont pas bons (ces derniers se camouflent souvent sous le titre d'animateurs sociaux).DE QUOI LE MEMBRE A-T-IL BESOIN POUR PARTICIPER À L'ADMINISTRATION DE SA CAISSE POPULAIRE?Pour participer à n'importe quel type de décision, un individu doit d'abord avoir du temps à y consacrer, pas seulement le temps matériel de se rendre à une réunion mais un temps intérieur qui lui permette de penser à cette organisation.Ceci acquis, il lui faut de l'information pour prendre les décisions éclairées.Ici se pose le problème majeur auquel nous commençons à être sensibilisés: pour être infor- mé sur un organisme, il faut d'abord être motivé, intéressé.Il y a, sur le territoire de chaque Caisse populaire, des centaines d'individus qui s'intéresseraient à leur coopérative d'épargne et de crédit s'ils savaient ce qu'est une coopérative, s'ils pressentaient les services qu'une telle institution pouvait leur rendre.De là la nécessité de l'animation.Faire circuler de l'information dans un milieu sans l'animer est souvent peine perdue; cette information se perd dans les milliers de messages que tout individu reçoit chaque jour.Pour qu'une coopérative fonctionne comme un organisme de participation et non comme une compagnie à capital-action, il faut donc faire circuler de l'information et rendre le milieu capable de la capter.Mais, plusieurs conseils d'administration sont allergiques à l'animation parce que, selon eux, elle conduit à la discorde, même à la révolte.Dans certains cas ça se vérifie et il est heureux qu'il en soit de même.L'ANIMATION CONDUIT À LA RÉVOLTE Je m'explique.Lorsqu'un pouvoir restreint, souvent usurpé (assemblées générales « pactées ») garde le monopole de l'information jusqu'au moment où il a pris une décision, parce que c'est plus vite de décider à 5 qu'à 100, parce que les membres ne s'y connaissent pas assez pour discuter de taux d'intérêt ou de politique de prêts, parce que, quand on élit quelqu'un, on le laisse prendre les décisions administratives pour tout le temps de son terme, parce que .parce que .parce que .Si, en même temps qu'une autorité rigide et non participante veut administrer la Caisse populaire comme sa petite affaire, il y a un mouvement d'animation qui veut faire comprendre à un milieu que la Caisse populaire peut lui appartenir, que le délégué n'est pas un père autoritaire mais un collaborateur dévoué, à ce moment l'animation peut conduire à une contestation bienfaisante qui redonnera à l'ensemble des membres leur Caisse populaire.Certaines Caisses populaires sont entre les mains de petits groupes de capitalistes de la place qui ne veulent pas prêter aux économiquement faibles, d'autres sont entre les mains de cultivateurs qui ne veulent même pas considérer les demandes des étrangers (et ces étrangers peuvent être dans la place depuis 5 ou 10 ans).À d'autres endroits, c'est la ligue de propriétaires qui essaie de tout monopoliser, 27 même la Caisse populaire.Dans ce jeu de forces traditionnelles, se mêlent d'autres groupes plus neufs qui ne veulent pas redonner la Caisse à l'ensemble des membres mais à un autre petit groupe: les syndiqués plutôt que les marchands, les jeunes à la place des vieux, la nouvelle élite locale à la place de l'ancienne .Les intérêts étroits ou mesquins peuvent jouer dans les coopératives comme dans les corps intermédiaires; l'assemblée générale est là pour les contrôler.Par contre, le mouvement inverse est aussi vrai, surtout à des paliers supérieurs d'organisation.La base délègue des pouvoirs à un niveau supérieur et elle n'en voit pas toutes les implications ou elle oublie ce qu'elle a délégué.Encore une fois, si la communication se fait entre des personnes rigides, la base se sentira dépossédée par la technocratie qu'elle paie et la technocratie se plaindra de n'avoir pas de mandat clair ou se laissera tout simplement tenter par la solution de l'efficacité en vase clos, d'une efficacité de gens qui veulent décider entre eux.Pour une participation vraie, il faut, d'un côté, des technocrates compétents mais souples, sans cesse capables de reviser leur mandat en se tenant en contact avec la base.D'un autre côté, il faut une base qui accepte de déléguer certains pouvoirs à une technocratie spécialisée et qui accepte de sans cesse dialoguer avec cette technocratie pour sans cesse ajuster le mandat.Cependant, dans l'organisation des Caisses populaires, avec la mobilité dans les conseils d'administration, un nouvel élu ne connaît souvent pas les rôles qu'on a délégué à l'Union régionale ou à la Fédération; de là la source de plusieurs confusions et de plusieurs frustrations.« Il faut créer de nouveaux moyens de commu-cation ! » Sans doute pas; nous avons déjà la plupart des moyens de communication dont nous avons besoin mais nous ne savons pas nous en servir.C'est une question d'ouverture d'esprit, de mentalité à changer.PARTICIPER C'EST S'ÉPUISER Malgré l'idéal de participation générale et globale, chaque individu doit faire des choix sans quoi il se sentira bien vite écrasé.Ma participation s'orientera donc surtout vers le politique, l'économique, le social, le culturel .Tout en me choisissant une ligne privilégiée de participation, je pourrai, à un moment ou à l'autre, aller assister * ^ S* à une assemblée de parents, à l'assemblée générale de ma Caisse populaire ou de ma coopérative d'assurance ou donner de mon temps à un corps intermédiaire.Cette participation, pour être vraie et bienfaisante, doit se faire dans la ligne de certaines préoccupations de base.Participer n'est pas un simple rêve pieux ni une mode de quelques années; pour que ma participation à un organisme soit positive, il me faut m'informer et accepter le dialogue (esprit ouvert).Pour la direction d'un organisme, inviter à la participation signifie diffuser l'information nécessaire pour que la base puisse voir clair, animer le milieu pour que cette informattion diffusée puisse être captée et assimilée, créer les mécanismes de communication pour que cette base puisse exprimer ses besoins.L'inverse de la participation est l'endoctrinement, le « pactage », l'autoritarisme.feéco ^$ef ^se Won$jei h neuf ^niem K îfUs les uiper Nt Plus sut Peti >piE Joi bl; L'opération microfilm: une amélioration tangible au mode de conservation des documents Rénald Massicotte Sauver de l'espace et renforcer les mesures de sécurité: tels sont les deux principaux objectifs de l'opération microfilm.Amorcée le 15 décembre 1970 à la section du classement des services administratifs de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, l'opération microfilm vient améliorer de façon tangible le mode de conservation des documents.Alors qu'avec l'année 1970, la voûte ne suffisait plus à la demande, on a déjà recouvré, en 1971, les espaces requis, grâce à l'opération microfilm.Cette voûte contient une partie des documents disponibles sur le Mouvement des Caisses populaires Desjardins depuis sa fondation.Elle contient aussi des documents qui ont précédé la fondation de la FQCPD, en 1932.Le coût Il est pratiquement impossible d'évaluer en dollars les bienfaits de l'opération microfilm.Nous allons néanmoins tenter de donner une certaine évaluation d'ensemble.Pour un million de documents microfilmés, on libère 480 pieds cubes dans la voûte, soit l'équivalent de 160 tablettes de trois pieds cubes.Ce million de documents et contenu dans 472 cassettes .un volume de cinq pieds cubes seulement.Le microfilm a d'autre part une longévité remarquable.Les experts prétendent qu'il peut durer 300 ans, tout en donnant une netteté de lecture intéressante.Mais retenons pour l'instant que l'opération microfilm est une solution qui s'avère très économique au point de vue espace.éfatiw, iC0fP! ] viatë I Les effectifs La section du classement, dont le chef est joe ^Monsieur Claude Journault, bénéficie des services de neuf personnes, parmi lesquelles cinq sont ^pijpréposées au classement, et trois voient exclusi-parfici y/ement à microfilmer les documents, sous la iefaui direction de Mlle Rita Lafresnaye.Si microfilmer u$ft)J tous les documents est une opération très vaste.JI3 'équipement n'en demeure pas moins très réduit péces pour suffire aux besoins: une machine à microfilmer qui reproduit le document original 24 fois alus petit, et un lecteur-imprimeur qui reproduit Et, au train où vont les choses, le deuxième million sera atteint vers la fin du mois de juin 1973.Il y a présentement au-delà de 4 millions de documents dans la voûte de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, et il en arrive des milliers d'autres par mois.Deux microfilms Deux microfilms originaux sont faits sur les mêmes documents, de façon à ce que l'un d'eux soit entreposé à bonne distance de l'édifice de la Fédération de Québec.On élimine ainsi les risques de perdre les microfilms en main, en cas d'incendie ou d'événements semblables. Il faut être un défricheur, un initiateur, un communicateur, pour vivre la coopération Voilà ce qu'a été Roger De Bellefeuille Camille Fleury Roger De Bellefeuille À la suite de la mort subite de M.Roger De Bellefeuille, B.péd.de l'Université d'Ottawa, qui remplissait la fonction de coordonnateur de la formation socio-économique au Service de l'Éducation de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, on a recueilli plusieurs témoignages rendus par des personnes qui ont travaillé ou vécu dans son entourage.On a pensé les transmettre aux employés du Mouvement des Caisses populaires Desjardins et aux administrateurs des Caisses populaires par le truchement de La Revue Desjardins.Le décès de M.De Bellefeuille est survenu samedi, le 1er juillet dernier, à sa résidence de Saint-Bruno, alors qu'il commençait ses vacances annuelles.M.Jacques Towner, directeur général de la Fédération des Magasins Coop, dont le siège social est à Québec; M.Irénée Bonnier, directeur du Service de l'Éducation à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins; M.Jean Larivière, chef du bureau de la Fédération de Québec à Montréal; M.André Kaltenback, directeur du Service de l'Information et de la Publicité à la Fédération de Québec; M.Gérard St-Denis, directeur de la division de la Promotion à la Fédération des Magasins Coop, sont les personnes qui, avec empressement, ont aimablement répondu à nos questions, afin de nous permettre de rédiger cet article sur cet employé qui a rempli sa tâche quotidienne avec un grand dévouement, un effort soutenu et une conviction profonde en la valeur et l'efficacité du système coopératif.M.Jacques Towner Le Directeur général de la Fédération des Magasins Coop a été son compagnon de travail, au cours des années 1944 à 1947, à l'Union catholique des cultivateurs franco-ontariens.Tous deux ont alors travaillé auprès des agriculteurs-colonisateurs qui étaient partis du Québec au cours de la décennie '40, pour s'établir sur des terres nouvelles situées dans le nord de l'Ontario, principalement dans les diocèses de Hearst et de de Sault-Sainte-Marie.M.De Bellefeuille remplissait alors la fonction de secrétaire permanent à l'Union catholique des cultivateurs franco-ontariens.Il avait travaillé auparavant, de 1937 à 1939, à Ottawa, à titre de professeur dans les écoles séparées.Par la suite, il fut à l'emploi du Ministère fédéral de l'Agriculture comme inspecteur, notamment dans les régions où il était appelé à mettre sur pied des coopératives agricoles mixtes.«Sa formation académique, d'ajouter M.Towner, aurait dû faire en sorte qu'il œuvre toute sa vie dans l'enseignement, puisqu'il avait poursuivi et terminé avec succès des études pédagogiques à l'Université d'Ottawa.Pourquoi il n'a pas fait carrière dans l'enseignement?Si je revois le déroulement de sa vie, de préciser M.Towner, M.De Bellefeuille avait toutes les dispositions et l'entregent nécessaires pour œuvrer dans le domaine de la coopération.» « Que cette activité coopérative soit agricole, d'épargne et de crédit, ou encore dans le domaine de la consommation, il se sentait dans son élément.Pour lui, la Coopération était en quelque sorte « une religion ».Il manifestait une foi profonde en la Coopération.» «Au cours de ses conversations, il aimait à répéter: « Il faut prolonger l'action de la Coopé- foi f te r Jean La Québec lion de iîee Jblicité ¦Oenis, n à la sonnes ipondy mm h s - .on des iiavail dec a« | L ''W4 Stet^ jean Larivière, chef du bureau de la Fédération de Québec à Montréal, en compagnie de Roger De onctiof Bellefeuille.puedi la suit! ^gficu les ré itef te tou ntpoui ition5 üfico* |S0^ ai^1', Coup Roger De Bellefeuille en compagnie de responsables de l'éducation dans les secteurs-jeunesse de Montréal et de Saint-Hyacinthe.À gauche: Pierre Tremblay, de l'Union régionale de Montréal, et à droite: Claude Marchessault, de l'Union régionale de Saint-Hyacinthe.I hL * Roger De Bellefeuille fait la synthèse des délibérations à l'issue du premier congrès régional des Caisses populaires de l'Ouest-Québecois, tenu à La Sarre en novembre 1971.i Roger De Bellefeuille agit comme personne de ressource auprès d'un groupe de gérants de Caisses populaires réunis à L'Institut coopératif Desjardins.33 34 rative d'épargne et de crédit.La Coopération à la consommation est un domaine, disait-il en substance, où il faut que les Québécois relèvent de nombreux défis.Si on pouvait un jour effectuer une ouverture dans le domaine de la production.» M.Jacques Towner mentionne qu'il ne manquait jamais l'occasion de promouvoir la formule des magasins CO-OP.Vers les années 1948 et 1949, il a rempli la fonction de gérant au magasin coopératif et à une fromagerie opérant à Curran, en Ontario.Pariailleurs, depuis quelques années, M.De Bellefeuille était le délégué officiel ou le porte-parole des membres individuels de la section des Cooprix de la région de Montréal au Conseil d'administration de la Fédération des Magasins Coop.Cette présence active de M.Roger De Belle-feuille dans le secteur des Coopératives de consommation trouve son origine à partir de cette mission qui lui avait été confiée par la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.Il s'était, en effet, rendu, en compagnie de MM.Gérard St-Denis, directeur de la division de la Promotion à la Fédération des Magasins Coop, et Alphée Picard, directeur des Services techniques à la Fédération des Magasins Coop, à Water-town, état du Dakota, aux États-Unis, pour étudier sur place le fonctionnement des magasins d'entrepôt.« C'est à la lumière des informations recueillies et avec la collaboration de personnes travaillant déjà dans le milieu des magasins Co-op, que M.Roger De Bellefeuille avec Gérard St-Denis est peut-être un de ceux qui a contribué le plus à perfectionner la formule actuelle qui permet aux magasins Cooprix de donner des services nombreux, de qualité et efficaces.D'ailleurs, dans son milieu immédiat, la ville de Saint-Bruno, il avait largement contribué à l'implantation d'un Club alimentaire.» M.Jacques Towner qualifie de «difficile» toute cette période de la vie de M.Roger De Bellefeuille au cours de laquelle il a travaillé à l'U.C.C.F.O.Les moyens de transport mis à sa disposition pour rejoindre les gens étaient une motocyclette, en été, et le train, en hiver.« Heureusement que messieurs les curés étaient compréhensifs et accueillants.C'est grâce à leur collaboration qu'on pouvait compter espérer se loger et obtenir les locaux (les salles paroissiales) pour donner rendez-vous aux chefs de famille.» M.Roger De Bellefeuille avait ce don de se faire comprendre des populations qu'il visitait.Il leur parlait de la formule coopérative et de ses applications possibles dans les régions en voie de développement.«Je pense, de souligner M.Jacques Towner, que ce qui importait pour M.Roger De Bellefeuille, c'était d'amener les familles d'une région à se grouper, afin d'analyser leurs besoins et, grâce à la formule coopérative (l'association de personnes), trouver les éléments de solution.Déboucher dans le domaine des coopératives d'épargne et de crédit, il n'y a qu'un pas.C'est ainsi que M.Roger De Bellefeuille aurait contribué, indirectement, mais sûrement, à la fondation de Caisses populaires Desjardins dans les diocèses de Hearst et de Sault-Sainte-Marie.» im légions Seloi lise si éesCd: ineatti » re| te Un teuis-js H tessé i Caisses taatii Caisses Coopéi tel M.Irénée Bonnier Depuis 1963, M.Bonnier était le patron de M.De Bellefeuille.Il faut dire que MM.Bonnier et De Bellefeuille avaient travaillé ensemble à l'Office National du Film.À souligner que vers les années 1947, M.De Bellefeuille avait fait un premier stage à l'ONF.«Au moment où il quitta l'ONF en 1963, M.De Bellefeuille remplissait la fonction de directeur général adjoint au bureau de cet organisme du Gouvernement fédéral, localisé dans la Métropole canadienne.À ce titre, il faisait de l'animation et de l'éducation de groupe en utilisant le film.» M.Bonnier explique qu'il a été en quelque sorte le responsable de la venue de M.De Bellefeuille à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.«Je puis dire que cet homme a été apprécié dans tous les milieux où il a travaillé pour le compte de l'ONF.Aussi, je m'étais dit que pour œuvrer dans le domaine de l'éducation à la consommation à la Fédération de Québec en collaboration avec les Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, il serait un homme précieux.» Le Directeur du Service de l'Éducation à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins signale que M.De Bellefeuille se sentait bien à son aise surtout lorsqu'il était en présence de membres des Caisses populaires.Il a vécu des expériences valables dans les Unions régionales de Gaspé, de Saint-Hyacinthe, de Montréal et de l'Ouest-Québecois, notamment ¦«Je exceller Iéo ké(]üi cation t les Unir M.Je, Uecli fcCai: baillé forant ( [«lia COllègyj ‘Online léress; %\ Ptatigyj b fai Kr$( m l ^ance, Hpi Ney de se isitait, le ses oie de a se giàce ïper-ébou-laigne peM., ifecte-aisses Heaist on de fait un difec- jnisme l'automne dernier, à l'occasion du premier congrès régional des Caisses populaires de cette région.Selon M.Bonnier, il a aussi été à l'origine de la mise sur pied des comités d'éducation au niveau des Caisses populaires locales.Il a aussi apporté une attention spéciale et une étroite collaboration aux représentants des Services de l'Éducation des Unions régionales, notamment dans les secteurs-jeunesse.M.De Bellefeuille s'est particulièrement intéressé à la formation des administrateurs des Caisses populaires.Dans le cadre des stages de formation prévus à l'intérieur du Mouvement des Caisses populaires Desjardins, surtout à L'Institut Coopératif Desjardins, il agissait comme personne de ressource lors du 4e cycle lequel réunissait des gérants et aussi des administrateurs.M.Bonnier a tenu à signaler que « M.Roger De Bellefeuille aurait peut-être préféré travailler au niveau de l'Union régionale ce qui lui aurait permis de se sentir plus près des groupes de coopérateurs ».«Je garde de M.Roger De Bellefeuille un excellent souvenir.Il était un collègue disponible et dévoué.Il était toujours prêt à coopérer avec es équipes travaillant dans les services de l'Éducation tant à la Fédération de Québec que dans es Unions régionales.» matioi Jim 12 !a# ollabû' Caiss6î pillai 1(2$'11 I» M.Jean Larivière Le chef de bureau de la Fédération de Québec ue des Caisses populaires Desjardins, à Montréal, a travaillé aux côtés de M.Roger De Bellefeuille laisses durant cinq ans.« Il a été pour toute l'équipe un charmant écié collègue.Son dévouement était remarquable.joui lî Comme tout le monde, il avait des moments moins intéressants, mais il savait retrouver une grande sérénité.» « Depuis quelques années, M.De Bellefeuille pratiquait le camping en compagnie des membres de sa famille.Cette formule, nouvelle pour lui, de passer ses vacances estivales, lui plaisait énormé-àb ment.La mort l'a emporté à la veille de ses i0 vacances annuelles.Encore cet été, il devait partir en camping.Il avait hâte pour nous en avoir parlé ^{t à plusieurs reprises.« Il est décédé, le samedi matin et, la veille au soir, il devait se rendre au garage pour la vérification de l'attache fixée à sa voiture pour tirer sa «Jroulotte.Un peu fatigué, car il revenait de comités de travail à Lévis, il décida de remettre cette visite au samedi matin.» « La disparition de ce collège de bureau nous a bouleversés », de dire M.Larivière, en terminant.M.André Kaltenback Le directeur de l'Information et de la Publicité à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins a été son voisin durant cinq ans à Saint-Bruno.« On ne choisit pas ses voisins pas plus que ses parents, de faire remarquer M.Kaltenback, mais si j'avais eu à retourner à Saint-Bruno, c'est encore comme voisin de la famille De Bellefeuille que j'aurais choisi de demeurer.» « Roger de Bellefeuille, de poursuivre le Directeur de l'Information et de la Publicité à la Fédération de Québec, était un voisin extrêmement accueillant, parce qu'il était toujours disponible et chaleureux, non seulement pour moi, mais pour ma femme et mes enfants.Il était en quelque sorte, une espèce de grosse miche de bon pain blanc faite avec du blé entier.Une fois qu'on le connaissait, on ne se demandait pas s'il renfermait les plus riches vitamines: c'était l'évidence même».« C'est à traversée coopérateur entraîné par une longue expérience que j'ai senti et compris toute la force, toute la richesse qu'il y a dans l'idéologie coopérative.Les fréquentes conversations que nous poursuivions tous deux m'ont amené à me rendre compte et à mesurer la distance énorme qui sépare la théorie coopérative comme telle et le manque de connaissance qu'en ont la grande majorité des membres des Caisses populaires.» M.Kaltenback fait observer que cette réalité, il la voyait déjà dans sa profession et à la lumière de son expérience.« Roger, dit-il, était conscient, très conscient même de ce phénomène de lenteur que la population en général manifestait à l'endroit de la coopération.C'est si vrai que cette période de ma vie passée près d'un tel homme m'a souvent amené à faire preuve de raideur dans mes jugements sur ce que j'appelais le retard incompréhensible des Caisses populaires à prendre les moyens qu'elles utilisent, en ce moment, pour que leurs membres, dans leur ensemble, comprennent presque malgré eux, qu'ils sont des coopérateurs.Qui dit coopération dit association de personnes disposées à se venir en aide individuellement et collectivement.» 35 36 « L'un des sujets qui remontait souvent à la surface de nos conversations, entre Roger et moi, c'était que dans l'ensemble du Mouvement des Caisses populaires Desjardins, on avait bien de la misère dans les faits à démêler les objectifs enchevêtrés dans des mots aussi courants qu'é-ducation, information, publicité, formation et propagande.» Faisant allusion aux propos que M.André Kaltenback avait tenu avec M.Paul-Émile Charron, directeur général de la Fédération de Québec, au cours d'une rencontre précédant son entrée en fonction dans cette institution du Mouvement Desjardins, «J'avais, d'ajouter M.Kaltenback, plein la tête les réflexions que Roger De Belle-feuille m’avait tant de fois faites.Je ne pouvais m'empêcher de constater que les efforts que déployait Roger De Bellefeuille pour faire avancer la cause de la coopération, c'était avec des armes ou des outils inadéquats.» « Même si huit années se sont écoulées, mes deux fils se rappellent les bons biscuits qu'ils se procuraient dans la jarre que Madame De Belle-feuille conservait toujours bien remplie sur le comptoir de la cuisine, près de la porte arrière de la maison.Je dois ajouter que les biscuits des De Bellefeuille étaient bien meilleurs que ceux que nous avions à la maison.» « Cette anecdote, à mon sens, pince la corde la plus sensible qu'on puisse imaginer.En effet, « le radar» des enfants qui eux sont encore vrais, ne ment pas, ne trompe pas.Ils reconnaissent non seulement le «bon monde» mais le «vrai bon monde ».» « La nouvelle du décès de Roger De Bellefeuille (durant les vacances annuelles) nous est parvenue avec plus d'une semaine de retard.Ma femme et moi, sommes restés muets.Et ma femme de soupirer: «Ça me fait autant de peine que si c'était un parent qu'on vient de perdre! » « Ce n'est que le lendemain que nous avons transmis la nouvelle aux enfants.Les deux garçons se sont tus un instant et l'un deux de dire: «Te souviens-tu quand on allait chercher des biscuits chez Madame De Bellefeuille?Puis ce fut le grand silence.Quant à l'aînée d'ajouter: «Ce n'est pas drôle .c'est difficile à comprendre».La conversation s'est poursuivie, mais à voix basse.» M.Kaltenback a signalé à la fin de l'entrevue que « Roger De Bellefeuille était un bricoleur.C'est lui-même qui avait parachevé son sous- sol, aménageant du même coup une chambre pour l'un de ses fils.Dans le parterre tout autour de sa maison, il avait lui-même planté des arbres qu'il ne manquait pas d'entretenir constamment.» «ce: iistemi Monsieur Gérard St-Denis laisses a été Le Directeur du Service de la Promotion à la Fédération des Magasins CO-OP a dit que durant quelques années, il a rempli la fonction de directeur du Comité d'éducation sociale et économique auprès de six Caisses populaires de l'Est de la Métropole notamment : Maisonneuve, La Nativité, Hochelaga, Sainte-Jeanne-d'Arc, Sainte-Claire et Pointe-au-Tremble.« C'est durant cette période que j'ai été pour ainsi dire à chaque semaine en contact avec Roger De Bellefeuille dont la nouvelle du décès m'a profondément surpris.» « Il me téléphonait souvent.La veille de sa mort, alors qu'il s'apprêtait à quitter Lévis pour sa résidence de Saint-Bruno, il téléphona chez moi.Malheureusement, j'étais en voyage.Il aurait dit à mon épouse, Suzanne, qu'il se sentait fatigué et l'a priée de me dire de sa part que la santé est un bien précieux et de faire attention à la mienne.» « Lorsque Roger De Bellefeuille appelait chez moi et que je n'y étais pas, il était ordinairement très bref, mais cette fois, d'ajouter ma femme, il m'a donné l'impression qu'il ressentait le besoin de causer plus longuement que d'habitude.En fait, il a parlé environ une demi-heure.» Monsieur Gérard St-Denis a tenu à rendre un éloquenttémoignage d'amitié à l'adresse de Roger De Bellefeuille.« C'était un gars qui excellait dans les relations humaines.Comme animateur de groupe, il était un maître, réussissant d'une façon remarquable à faire participer et réagir tout le groupe.» « Roger De Bellefeuille, comme tout le monde, a eu des soucis, mais il savait de manière étonnante rester gai et enthousiaste.C'est peut-être qu'au fond, il savait admettre ses limites lui permettant d'être très ouvert et attentif aux autres.» « Comme tout le monde, il aurait eu maintes fois l'occasion de s'emporter, voire même de se mettre en colère, mais il se reprenait, se livrait à l'analyse de tel comportement, de telle situation et savait garder son calme.Il était surtout capable d'admettre son erreur.Il n'était point rivé au passé.Il avait du respect pour tout ce qui a été fait avant lui, appréciait le présent et entrevoyait l'avenir , «Sui St-Den intelec mind: iJei œei ei muais A tara Nous ladam mille, Le moulin à papier de Kingsey- Falls et l'action des Caisses populaires Desjardins ambre arbres )na ip t be 1 :e, 1üy< ;ès IH1 ramoii sa ÎZ irait d avec espoir, principalement dans le domaine de la :oopération.» Monsieur Gérard St-Denis a fait remarquer ustement que « Roger De Bellefeuille a été un lomrne très précieux dans le Mouvement des aisses Desjardins auprès des nouveaux venus, a été un bon conseiller».« Sur le plan professionnel, d'ajouter Gérard St-Denis, celui dont nous pleurons le départ îtait très exigeant pour lui-même.Son honnêteté ntellectuelle et professionnelle était à l'abri du noindre doute.» «Je conserve de Roger De Bellefeuille, de pré-:iser en terminant Gérard St-Denis, le souvenir i'un compagnon de voyage à la fois agréable et ympathique.Ses conversations étaient émaillées i'anecdotes amusantes et il se révélait un homme lui avait lu sur des tas de sujets, permettant à ses ompagnons de voyage de bénéficier de ses :onnaissances.» « Roger De Bellefeuille était un vrai collègue !ivec qui il faisait bon travailler», de souligner "érard St-Denis à la fin de l'entrevue.Nous réitérons nos plus vives condoléances à Madame De Bellefeuille et aux membres de sa amille.iestu itcbî En fan ndfa; 18 faç® toiitl •:;#i maioi* ie :li' situa"1 car Quand un moulin à papier représente la seule industrie dans une municipalité et qu'il donne de l'emploi à une cinquantaine de personnes, il faut prévoir des réactions de toutes sortes de la population et des institutions qui la desservent s'il vient à se trouver dans une situation économique périlleuse.Construit en 1872, le moulin à papier de Kingsey-Falls aborda les années 1950 avec une situation économique précaire.La machinerie était devenue désuète à la suite d'une non-modernisation de la machinerie et de l'outillage.Réaction et action d'une caisse populaire Un manque de prévision et de décisions en temps utile conduisit ce moulin à papier vers une situation financière déséquilibrée et dangereuse qui amena la fermeture définitive en février 1957, et la perte d'une cinquantaine d'emplois de l'unique industrie locale; devant cette situation sans aucun espoir — il était également question du démantèlement de la machinerie pour l'expédier en Ontario — la Caisse populaire de Kingsey-Falls, la seule institution financière de cette municipalité, ne fut pas lente à réagir.Le gérant de la caisse populaire, monsieur Armand Bolduc, toujours à son poste aujourd'hui, réussit à convaincre le conseil d'administration de faire quelque chose pour remédier à la situation; des contacts s'établissent avec l'Union régionale de Trois-Rivières ; après avoir analysé la situation, elle a autorisé la Caisse populaire à prêter $75 000 pour permettre à d'autres intérêts d'acquérir l'usine fermée.Ce geste de solidarité communautaire a fait renaître un peu d'espoir; les nouveaux acquéreurs ont conduit certaines expériences, dans le but de modifier la production de l'usine, mais l'entreprise n'a jamais pu reprendre complètement ses activités, tel qu'on l'espérait.Qui plus est, l'entreprise a dû fermer ses portes une deuxième fois, et la Caisse populaire se retrouva avec un prêt hypothécaire de $75 000 sur un moulin à papier fermé.L'entreprise tombe en faillite Pour préserver la créance hypothécaire, on décida de continuer à entretenir l'usine pour protéger l'actif qui restait.Des problèmes juridiques empêchaient la reprise des activités de ce moulin à papier Kraft et canelure. 38 % Sms., Si - r.aaiK'^f r»»' „i.S-JéM ; .-“ ' ¦' ' K*S#( 5»> Vf*-* î~¥il i'.V jf^JK IP*- i* '^:r '•fei 'V^,s iî-Æ» ••W' tr.^ „ 'M % 1 K.Mu / V ¦V' ^ X.=• Durant plus de deux ans et demi, l'entreprise demeura fermée.Par contre, les citoyens de cette municipalité demeurent confiants de voir renaître cette usine.Un groupe de propriétaires et de cultivateurs manifestent concrètement leur confiance dans la reprise de ce projet.En effet, pour permettre la remise en marche de cette usine, une centaine de citoyens souscrivent chacun un billet de mille dollars pour refinancer cette usine.Ces billets n'ont jamais servi.Cependant, l'action positive de cette population, son désir concret de survie à tout prix, méritent d'être mentionnés.Suite à ce geste de solidarité communautaire, l'Union régionale de Trois-Rivières des Caisses populaires Desjardins, sous la direction de son gérant, monsieur Jean-Jacques Caron, décida de prendre à sa charge le prêt consenti à l'usine par la Caisse populaire de Kingsey-Falls.Un tel geste permettrait de libérer la Caisse populaire pouHoitsun qu'elle puisse continuer à jouer son rôle d'épargne et de crédit envers les citoyens de cette municipalité.Consolidation et réouverture Nous sommes arrivés à l'automne 1963, ce moulin à papier est inopérant depuis sept ans.par contre, nous arrivons au moment où, finalement, les problèmes juridiques sont réglés.C'est alors que l'Union régionale de Trois-Rivières entre tisv en action.En voici les principales étapes.l^nCe| En février 1964, l'Union régionale de Trois-Jégi0ll5| Rivières devient propriétaire de l'usine dans le bul t .de la remettre en marche.Pour ce faire, une solu-l»^ tion se présente pour permettre la remise eniW. i I ¦ I V fell SK -J.’lîl :,H .' - ' \.v.,| *, ¦ -i'':.’?.''} V >vi :¦• • r.:: •* * me511 arche de l'usine en la louant à des industriels de Drummondville.Sous le nom de Papier Cascades Paper Inc., la famille Lemaire repart l'usine.Une rencontre avec le président de Papier Cascades Inc., monsieur Bernard Lemaire, permet 'affirmer que monsieur Simon L'Heureux, C.A., irecteur-adjoint des Services techniques de la édération de Québec des Caisses populaires esjardins, qui représentait les intérêts de l'Union égionale de Trois-Rivières, a rendu des services récieux à cette nouvelle industrie qui prend actuellement un essor extraordinaire.Quant au genre d'aide que peuvent ou doivent (fournir les institutions financières, cette aide ne oit surtout pas se limiter aux capitaux.Comme le oulignesi bien monsieur Lemaire: «Pour sauver es petites entreprises, il ne s'agit pas uniquement de fournir l'argent nécessaire à son développement, mais également les personnes de ressource habilitées à contrôler périodiquement les activités de l'entreprise, tout en élaborant avec ses dirigeants une ligne de conduite précise pour les aider à gérer efficacement les capitaux et la machinerie et à bien utiliser les hommes.» Pour monsieur Lemaire, l'important pour les nstitutions financières, d'une part, est de disposer un certain montant de capitaux sur le plan régional.Par contre, il est également, sinon plus, mportant de trouver à un certain niveau une «banque de cerveaux» qui pourra conseiller 'entreprise à mieux utiliser les ressources humai- nes et techniques.Monsieur Lemaire a tenu à préciser que l'Union régionale de Trois-Rivières des Caisses populaires Desjardins avait soutenu l'entreprise durant sa phase expansionniste en la refinançant dans la mesure où sa rentabilité s'accroissait.Expansion et diversification La reprise de cette usine s'effectue avec quelque 40 employés.En 1966, l'entreprise poursuit sa bonne marche.Une autre phase dans l'avenir de cette entreprise s'effectue.D'une part.Papier Cascades Inc.achète l'usine.Pour sa part, l'Union régionale de Trois-Rivières refinance cette industrie par un prêt hypothécaire global de $560 000.En contre-partie, elle conserve en garantie collatérale 100% des actions ordinaires et demeure propriétaire de plus de cinq mille acres boisés environnant la municipalité de Kingsey-Falls.Durant cette phase d'expansion, on a sauvé non seulement ce qui existait, mais on a amélioré la machinerie et l'outillage.Par une série d'investissements— emprunts et autofinancements — on double la capacité de production de la machine à papier tout en améliorant la qualité des produits.Nous sommes rendus en 1970.Les administrateurs de Papier Cascades Inc.décident de diversifier leurs produits par la fabrication de pâte moulée, dont une grande partie de la production 39 40 PAPIER ^ ¦ ; CASCADE, PAPER !N< : 7E « i f-%il i.r.t< 7à-&£~ mm loi «ou îilüillo te Cal jus, t .ts -VW.I- t - .- .' ¦¦ ¦ -c .- ¦- v.-'.¦ • ''iJWsmseSii mWm ySmsBl&m % ' ^ Wmm mm m .• WÊm.Wmm&L k .i .«i M, SS&s&i >’^w- •- ÇT’V.r’v; ¦ sera exportée aux États-Unis.Dans cette deuxième usine, on fabrique des alvéoles pour le transport des œufs; dans celle-ci, on procédera également à la fabrication d'un nouveau produit, il s'agit de contenants en écume {styrofoam).Depuis 1966, Papier Cascades Inc.a investi plus d'un million de dollars pour améliorer la productivité de la première usine et diversifier la production de la deuxième usine.Près de 80% de ces investissements provient de ('autofinancement ou des profits retenus par l'entreprise.Au cours de cette période, les dirigeants de la compagnie reconnaissent l'intérêt de la population envers son usine.Dès lors, les dirigeants contribuent à créer un sentiment de solidarité parmi toute cette population en organisant à quelques reprises pour les ouvertures successives de la première et de la deuxième usine une grande fête populaire à l'intention de toute la population, qu'on pourrait désigner sous l'appellation de « fête au village ».Dans un but d'expansion, les propriétaires de Papier Cascades Inc.et le personnel de gérance de cette compagnie s'associent et achètent les actions de la compagnie J.-M.Caya Limitée, de Victoriaville, fabricant de boîtes en carton ondulé.En 1972, le groupe Papier Cascades Inc.compte 75 employés qui travaillent en équipe.24 heures par jour, 7 jours par semaine.Ce groupe produit plus de dix mille tonnes de papier cane-lure et d'emballage.En plus, il faut compter la fabrication de plus de vingt cinq millions d'alvéoles.%fce lecaclii pticentf À part les octrois gouvernementaux s'élevant à près de $500 000, la compagnie John Mans-; ville, d'Asbestos, a conclu une entente avec les actionnaires de Papier Cascades Inc.visant à construire une nouvelle usine de transformation de leurs sous-produits d'amiante et, à cette fin, a investi un million et demi de dollars dont la réalisation est contrôlée à part égale par les deux compagnies.Cette nouvelle mesure signifie que le nombre d'employés doublera d'ici un an et que le chiffre d'affaires de cette nouvelle filiale ma femi 1,01 ^our r « Papier Kingsey Falls Inc.» doublera égalementjiuc>.avec de nouveaux produits sur le marché nord-américain et même européen.Ce sont des gars de chez nous, des Québécois, avec leur compétence, leur dynamisme et leur goût du risque calculé qui ont su mettre ensemble leur force collective et individuelle pour en faire un tel succès.Tout naturellement, ces Québécois, parce que membres d'une Caisse populaire Desjardins, ont pu amener leur coopérative d'épargne et de crédit à jouer son rôle d'instrument de libé ration économique et sociale./eiire !o[ Suo %i( Soi Null % I onsieur Jean-Louis Rouleau et sa famille our deux ans au Cameroun Camille Fleury Après avoir travaillé comme inspecteur au Service de l'Inspection de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins durant quinze ans, M.Jean-Louis Rouleau est parti travailler à Yaoundé, au Cameroun.Il est parti en compagnie de son épouse et de ses quatre enfants pour un séjour prévu de deux ans.Depuis environ cinq ans.Monsieur Rouleau était sous-directeur des opérations, Service de l'Inspection, pour la région de Rimouski-Gaspé.Monsieur Rouleau définit sa vocation « Ce nouveau départ dans ma vie et celle de mon épouse a-t-il souligné, est la suite d'un cheminement que je considère comme normal.En effet, avant de travailler pour la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, j'était à l'emploi des Chantiers coopératifs de Sherbrooke qui effec-uaient des opérations dans le nord de la province d'Ontario.Puis, durant une année entière, je me suis retrouvé commis-comptable à la Caisse popu-aire de Marieville et gérant à la Caisse populaire de Sainte-Anne-des-Monts.C'est, a-t-il noté, g[0u(j ses fréquents déménagements qui me font envi-sager ce « séjour à l'étranger ».Monsieur Rouleau ,::s-1 ne cache pas que la première fois qu'il a fait part n5(fj de son projet à son épouse, celle-ci s'est montrée 'éticente.« Peu à peu, l'idée a fait son chemin et /^ai ‘ma femme a finalement accepté; c'est avec un ^ grand optimisme que nous entrevoyons cet engagement.» Notre collègue est d'avis qu'aujour-.i d'hui, on parle de plus en plus d'engagement.|< Pour moi, l'engagement doit être plus qu'un lettefi dont les ilfie fl metfll noi engagement théorique mais vraiment pratique.Je donne en fait deux ans de ma vie.Je crois i que les pays en voie de développement ont grandement besoin d'argent mais aussi besoin de essources humaines.» Monsieur Rouleau entre-/oit retirer un enrichissement de cette expérience üu Cameroun.« Quand on donne, a-t-il précisé, on etire toujours quelque chose.» 0 En quoi consistera le travail de jetl®1 Monsieur Rouleau au Cameroun?just ’60 jébecl ali® Il répond qu'il s'agit de découvrir les besoins de a population; en second lieu, étudier et voir comment le système coopératif peut apporter les îléments de solution pour parvenir à combler ces ; )esoins.«J'ai foi en la formule coopérative, mais e ne dis pas que ce sera nécessairement la coopérative d'épargne et de crédit qui sera ma première préoccupation en terre africaine.Il va falloir scruter les besoins de la population.C'est sûr que l'épargne sera une grande préoccupation pour moi, mais à quelle formule d'épargne fau-dra-t-il avoir recours?Si la formule coopérative d'épargne et de crédit a si bien réussi ailleurs, principalement dans la province de Québec, pourquoi ne serait-elle pas valable dans un tel pays ?» Les milieux de travail C'est au niveau de la paroisse, de la mission, que le travail d'un coopérateur peut s'accomplir.Dans ce pays, principalement dans la région de Yaoundé, les paroisses et les missions constituent des communautés bien structurées dans lesquelles il sera possible de faire de l'animation.Dans son sens large, l'animation est un ensemble de moyens utilisés pour amener une collectivité ou un groupe à agir ensemble face à une situation problématique commune.Il y aura aussi des possibilités dans un bon nombre de villages où les chefs sont au courant de la formule coopérative d'épargne et de crédit mais ils n'ont jamais été en contact, durant une période plus ou moins longue, avec 41 Plac dan des personnes qui l'ont réellement vécue.Il y aura aussi d'autres groupements qui, dit-on, sont très ouverts à la coopération.Comment les enfants entrevoient ce séjour au Cameroun?Monsieur Rouleau a noté que Brigitte, l'aînée, doit entreprendre ses études secondaires en septembre prochain.Il n'y a vraiment pas de problème, puisque l'enseignement élémentaire, secondaire, collégial et universitaire est très bien organisé.Si jamais notre séjour se prolonge, Yaoundé offre les mêmes possibilités académiques qu'au Québec.Monsieur Rouleau a ajouté que tous ses enfants ont hâte de partir.Évidemment, il s'agit d'un départ, d'un grand départ.Il y a peut-être bien de nos amis ou de nos parents qui, au fond, apprécieraient une telle expérience.Nous profitons de l'occasion pour souhaiter un excellent voyage et un profitable séjour à Monsieur et Madame Jean-Louis Rouleau et à leur famille.Nous espérons qu'après quelques mois vécus là-bas, il nous fera le plaisir de nous communiquer ses impressions que nous porterons à la connaissance des lecteurs de La Revue Desjardins.Sous les auspices de la CIDR Le travail que monsieur Jean-Louis Rouleau poursuivra au Cameroun s'inscrit dans le cadre des activités prévues par le siège social canadien de la Compagnie internationale de Développement régional (CIDR).Objectifs de la CIDR La Compagnie internationale de Développement régionale (CIDR) a été fondée il y a une quinzaine d'années à Autrèches, près de Paris.Le but de cet organisme est de pratiquer des interventions dans les pays francophones d'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Asie et de l'Amérique latine.Depuis l'an passé, avec la collaboration des Caisses populaires Desjardins, une CIDR canadienne a été mise sur pied.Elle a son siège social au 55, avenue Bégin, à Lévis.Monsieur Raymond Audet assume la direction générale de la Compagnie internationale de Développement régional.L'une des missions prioritaires de la CIDR canadienne est d'offrir la formule coopérative aux pays en voie de développement, en particulier les Caisses d'épar- tvcou ÏMont gne et de crédit.En second lieu, la CIDR canadienne permet la coordination de l'aide en cas de catastrophes naturelles.Pour le moment, il s'agit ^ plus d'un travail d'animation auprès des populations pour ajuster, s'il y a lieu, la notion de l'épargne à la mentalité des pays concernés.Par la suite, ces nations pourront découvrir elles-mêmes les avantages de l'épargne.Elles auront à créer des structures vraiment adaptées à leurs besoins.Quant à la coordination de l'aide en cas de catastrophes naturelles, la CIDR contribue au programme général de secours du Conseil international des Agences bénévoles.Elle voità rechercher des méthodes pour prévenir ou atténuer les conséquences des désastres.La CIDR cherche à maintenir dans les régions les plus souvent menacées des réserves de céréales plus grandes que celles qu'on y trouve traditionnellement.À cette fin, la CIDR étudie le développement d'une formule coopérative pouvant s'appliquer à des magasins et à des réserves destinés à desservir la population, non seulement en temps normal mais aussi à l'occasion des catastrophes.Rappelons que deux autres Québécois sont ^a-déjà rendus en Afrique.Monsieur Michel Lagacé, dont le lieu de travail est à Diébougou, Haute-Volta, et Michel Blais, technicien agricole, qui travaille à Tenkobogo, Haute-Volta.Monsieur Lagacé est accompagné de son épouse.caisse ; En pli IP 42 Place Desjardins Inc.dans toute son ampleur i cas de Au cours de l'inauguration officielle du début des travaux du complexe immobilier Place Desjardins, à Montréal, le lundi 8 mai 1972, monsieur Alfred Rouleau, président de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins et président du Conseil d'administration de Place Desjardins Inc., prononçait les paroles suivantes.lés.Pai , - : t d’uni fàda sefviili rai mai ; ¦ SSI Nous inaugurons aujourd'hui officiellement le :< chantier de Place Desjardins ».Cette cérémonie sera marquée dans quelques instants par la ?lantation, en plein centre de la métropole du Canada, d'un érable de Lévis, lieu de naissance d'Alphonse Desjardins, fondateur de la première :aisse populaire au Canada et en Amérique du Nord.En plus de l'impact économique que produira a construction de Place Desjardins, vous me per-j mettrez de profiter des circonstances pour rappeler quelques-uns des motifs qui sont à l'origine Ide cette réalisation.Nous voulons, à travers ce complexe immobilier, raduire notre propre personnalité humaine, cul-:urelle, sociale.Se voulant une des premières réalisations d'en-/ergure, authentiquement québécoise, nous ne succomberons certes pas à la tentation facile de copier ce qui a déjà été fait par d'autres, si ce l'est de tenir compte de leur expérience.¦ Aussi, avons-nous invité architectes, ingénieurs et techniciens spécialisés à créer un Ensemble d'édifices dont l'environnement inté-i érieur et extérieur fera que ceux qui y travailleront quotidiennement, tout aussi bien que ceux qui i féambuleront sur cette Place, auront le sentiment ie se retrouver chez eux, dans un climat à la dimension de l'homme.Place Desjardins se voudra donc le symbole de :e qu'ensemble on peut construire à notre image, m tenant compte de nos aspirations individuelles )t collectives.De plus, ce nouveau centre de vie constituera un lien naturel entre le milieu culturel, maintenant de réputation internationale qu'est Place des Arts, et le nouveau complexe immobilier du Gouvernement fédéral qui sera construit sous peu.Nous allons ainsi, à 70 ans de recul, concrétiser les premières aspirations du fondateur des Caisses populaires, Alphonse Desjardins qui, déjà à l'époque, affirmait que « la société de demain appartiendra à l'association ».Interprétant la pensée Corporation Immobilière mouvement Desjardins) monsieur le représentant des dirigeants de la Place Desjardins (le vous me permettrez, du Premier Ministre, de vous dire, en leur nom, toute leur appréciation Une réalisation communautaire pour l'appui reçu du Gouvernement du Québec, tant par l'occupation d'un immeuble que par une participation financière dans Place Desjardins Inc.Quant à vous.Monsieur le Maire, vous avez été vous aussi de ceux qui ont voulu que le projet de Place Desjardins devienne réalité et s'inscrive dans le décor futur de Montréal.Ce projet, vous l'avez pris à cœur.Nous vous en sommes tous reconnaissants.Même si vous n'avez pas créé Place Desjardins, vous aurez quand même inventé quelque chose pour le jour d'inauguration du chantier de Place Desjardins: notre symbole, notre «érable de Lévis», c'est votre idée .qui a été reçue, vous n'en doutez pas, avec beaucoup d'intérêt par les autorités municipales de la ville de Lévis et tous les dirigeants du Mouvement des Caisse populaires Desjardins.Bonne repousse à notre arbre en terre montréalaise.Vœux de succès aux équipes qui prennent en main le chantier de Place Desjardins.ifihl "SS Au cours d'une présentation spéciale au maire et aux membres du Conseil de la Ville de Montréal, les membres de la direction de Place Desjardins Inc.ont dévoilé une maquette illustrant le plan d'ensemble définitif du complexe immobilier PLACE DESJARDINS actuellement en voie de construction au sud de la Place des Arts.« Le projet qui vous est présenté est l'aboutisse ment de longues années d'études, d'expertises e de réflexions», a dit Monsieur Jean-Claude L Haye, urbaniste-conseil de Place Desjardins Inc « L'objectif principal de Place Desjardins Inc.peu se résumer ainsi: nous voulons apporter notr contribution au développement de Montréal e créant, devant la Place des Arts, un carrefou économique et socio-culturel » a-t-il poursuivi au^, cours de cette rencontre du 14 août 1972.Le projet sera caractérisé par une place publique ^ à recouvrement transparent en forme de dôme laquelle sera située au cœur même du projet e entourée de trois immeubles à bureaux et d'u hôtel.L'infrastructure du projet abritera les installa tions de mécanique, d'électricité, les locaux d'en treposage, un parc de stationnement pour 1 20' voitures, lesvoiesd'accèsà deux stations de métr les couloirs de raccordement à l'édifice de l'Hydro Québec.Une grande place publique et un mail seront situésau rez-de-chaussée.Logeant des boutiques, restaurants et cafés-terrasses, des succursales' bancaires et autres magasins, le mail et la Place représenteront une surface utile de 72 000 piedsirentç, carrés.Le dégagement de la Place est de 75 piedsHmi en hauteur libre.Constituant le carrefour du! complexe, cette Place recouverte sera reliée auxiann;.' trottoirs entourant le quadrilatère et servira d'ac-|e$ajI)|, cès à tous les immeubles du complexe.ent Une structure basilaire de deux étages coiffera l'infrastructure et sera érigée tout autour de lafc$ Place.Trois tours à bureaux, la première de 28 étages, niai(jeff tel la seconde de 35 étages et la troisième de 41 étages représenteront une surface de plancher de 2 000 000 de pieds carrés.Les halls d'entrée de ces trois immeubles seront intercommunicants etjj l'accès s'y fera depuis la Place publique.Enfin un hôtel d'au moins 500 chambres se dressera f avec trois niveaux de onze, treize et quinze étages^! et sera doté d'une piscine en plein air.&tioiia L'accès des véhicules sera limité à deux pointant ^ situés respectivement rue Saint-Urbain et rueii ; f.H^fiH Bsavl&Z.» -i ^,- - ** - •.-fr'"** r « « v- ttf*.= î; sera
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.