Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1975, Vol. 41, no 2
tmmtm 2 LA REVUE ¦B v;/^ .¦¦B LA REVUE m ¦ S 1975 Pierre Brousseau souligne la pertinence d’être attentif pour mieux assumer un devenir.VOLUME 41 N° 2 1975 LA REVUE DESJARDINS est l'organe officiel de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, 150, avenue des Commandeurs, Lévis, Québec, Canada.Ce numéro est tiré à 21,000 exemplaires.Il est imprimé aux ateliers Charrier & Dugal (1965) Limitée.Le prix de l'abonnement annuel est de $3.50.Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe, permis n° 110.Port payé à Québec.ISSN 0035-2284 DIRECTION / COMMUNICATIONS INTERNES : MADELEINE JOUBERT CHEF DE LA DIVISION / INFORMATION : CLAUDE MOQUIN RESPONSABLE DE LA RÉDACTION: MICHEL BEAUCHAMP COLLABORATION / RÉDACTION : DENISE BOUTIN-GRÉGOIRE MAQUETTISTE: PIERRE BROUSSEAU SOMMAIRE Assemblée générales annuelles du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.3 Le mouvement coopératif: un carrefour.4 Congrès des membres à La Tuque — Michel Beauchamp.6 Le service Inter-Caisses: partout au Québec !.8 Regards sur la démographie .— Robert Bourbeau.9 Croissance du nombre de membres .— Robert Bourbeau.15 Le rôle de l'union régionale face aux besoins des caisses populaires — Michel Beauchamp.26 Dix mini-congrès ont eu lieu à l'Union régionale de Montréal — Michel Beauchamp.28 Communication et participation: les « téléclubs »—M/c/ie/Æeai/c/jamp.32 Un plan d'épargne-retraite enregistré est un plan de vie — Claude Moquin.35 Non à la carte de crédit !.38 Le système des paiements dans l'avenir — Yvon Daneau.40 L’UCC et le clergé ont contribué au développement des caisses populaires — Mario Desmarais 43 Émission d'un timbre commémoratif — Raymond Dubé.45 Proclamation officielle du premier ministre du Québec.46 DROITS ET RESPONSABILITÉS Il n'existe aucun droit de reproduction ou de traduction pour les articles de cette Revue.Par ailleurs, les éditeurs vous seraient reconnaissants de bien vouloir identifier la source quand vous prendrez la liberté de nous reproduire.Les opinions émises dans les articles publiés pour La Revue Desjardins n'engagent que la responsabilité de leur auteur.DÉPÔTS LÉGAUX: Bibliothèque nationale du Québec, Montréal.Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa.Proclamation officielle du premier ministre du Canada.Principales études faites par la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins .— Louise Tremblay. £/< K ZŸ3 Assemblées générales annuelles du Mouvement des Caisses populaires Desjardins* 1 ¦ C'est dans l'ambiance des Fêtes soulignant le soixante-quinzième anniversaire de fondation de la première caisse populaire en Amérique du Nord, le 6 décembre 1900, que se sont déroulées, à Québec, les assemblées générales annuelles de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins et de ses institutions membres.Au cours de l'exercice se terminant le 31 décembre 1974, l'actif consolidé du Mouvement des Caisses populaires Desjardins a augmenté de plus de $611 millions pour atteindre un grand total de près de cinq milliards de dollars, soit $4,928,139,438.Les placements dépassent $1.4 milliards et les prêts atteignent les trois milliards de dollars.Voilà quelques chiffres qui ressortent de l'ensemble des états financiers présentés cette semaine par La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins qui regroupe dix unions régionales, 1,261 caisses populaires et six institutions: La Société d'Assurance des Caisses Populaires, L'Assurance-Vie Desjardins, La Sauvegarde, compagnie d'assurance sur la vie, La Sécurité, compagnie d'assurances générales du Canada, la Fiducie du Québec et l'Association Coopérative Desjardins.Le secteur Épargne et Crédit Au 31 décembre 1974, la Fédération de Québec, les dix unions régionales et les 1,261 caisses populaires affiliées montraient un actif global de $4,308,955,000, soit une augmentation de près de $553 millions sur l'an dernier.Cet actif com- prend 172,000 prêts avec garantie hypothécaire et 525,000 prêts personnels (sur reconnaissance de dettes) pour un montant d'environ $2.5 milliards.3,150,000 membres confient à leurs caisses populaires plus de $4 milliards.Le secteur des assurances globales Avec une augmentation de plus de 10%, l'actif global des deux institutions d'assurances générales, La Société d'Assurance des Caisses Populaires et La Sécurité, compagnie d'assurances générales du Canada, dépasse les $60 millions.Le volume-primes de $74.9 millions a permis de payer plus de $35.1 millions en sinistres encourus.Les placements de ces deux institutions dépassent $35.6 millions.Le secteur de l'assurance-vie Les deux institutions d'assurance-vie du Mouvement des Caisses populaires Desjardins ont atteint un actif global de $267 millions, soit une augmentation de plus de $42 millions par rapport à l'an dernier.L'Assurance-Vie Desjardins et La Sauvegarde, Compagnie d'assurance sur la vie administrent un portefeuille d'assurance en vigueur évalué à près de $7.4 milliards, ce qui représente une augmentation de plus de 30% par rapport à 1973.Les placements de ces deux institutions atteignent près de $140 millions et les prêts hypothécaires en vigueur sont de $91.6 millions.Le secteur fiducie et gestion Avec un actif de $291.2 millions, la Fiducie du Québec gère des biens pour une valeur de plus de $1 milliard.Les hypothèques détenues représentent une valeur de $213.2 millions et les fonds mutuels sont de l'ordre de $47.7 millions.L'Association Coopérative Desjardins qui a un actif de $13.6 millions possède directement au nom des caisses populaires et des unions régionales la totalité des actions de la Société de Gestion d'Aubigny Inc., de La Sécurité, Compagnie d'assurances générales du Canada et de la Fiducie du Québec.* Nous commenterons — dans un numéro ultérieur de la Revue Desjardins — certains aspects des assemblées générales annuelles de mars 1975.3 Le Mouvement coopératif: un carrefour Extraits de l'allocution du président Alfred Rouleau à l'assemblée générale annuelle de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, le mardi 11 mars 1975 - Im*".r y L Je m'en voudrais de ne pas insister pour que tous, tant que nous sommes, nous continuions à œuvrer toujours avec la même conviction et le même dévouement au niveau de la caisse populaire.Comme ceux qui nous ont précédés, nous développons une institution qui ne peut que devenir de plus en plus utile, autant pour les membres que pour la collectivité québécoise.Comment pourrait-il en être autrement, puisque le preuve est faite, depuis longtemps, que la caisse populaire répond à des besoins toujours d'actualité.L'important est que nous restions fidèles aux principes et aux objectifs qui la caractérisent.Nous vivons une période sûrement difficile.Le climat social et les problèmes économiques, qui ne sont pas nécessairement particuliers au Québec, rendent inquiets la plupart d'entre nous.Nous vivons malheureusement, depuis un certain temps, dans une ambiance polluée.D'une façon presque constante, des personnes ou des groupes s'appliquent à mettre en relief tout ce qui va mal, laissant peu de place à ce qui va bien.Pour beaucoup, c'est l'occasion de tout saboter, même ce qu'il y a de bon.Comment construire, dans une ambiance aussi négative?Si les gens de bonne volonté, peu importe où ils se trouvent, ne réagissent pas et ne s'impliquent pas dans le débat, nous deviendrons un peuple désabusé et démoralisé.Pour les gens ordinaires, je dirais pour la masse, il n'y a plus rien à comprendre.Où est la vérité?Y a-t-il encore des gens honnêtes?À qui pouvons-nous faire confiance?Ce qui m'apparaît le plus grave, en me plaçant dans leur perspective, c'est que la crédibilité des gens qui occupent des responsabilités s'en trouve sérieusement affectée, peu importe le secteur ou le niveau où ils exercent leurs responsabilités.Pourtant, je ne peux me résigner à croire que nous sommes devenus un peuple de gens malhonnêtes.Pour moi, nous demeurons pleins de vie et en bonne santé physique et morale.Partout, à la grandeur du Québec et dans toutes les classes sociales, y compris celle des moins bien partagés, se trouvent des hommes et des femmes, de tout âge, qui jouent pleinement leur rôle, trop souvent dans l'anonymat.Pour eux, tout ne va pas mal.Ils se donnent encore la peine de travailler à améliorerleursituation et celle de leurs semblables.La plupart connaissent la satisfaction et la joie du devoir accompli.Que ceux qui seront appelés demain à exercer des responsabilités dans la société prennent garde de ne pouvoir le faire avec autorité et respect, parce qu'ils n'auront pas eu soin aujourd'hui de nuancer objectivement les situations ou parce que le climat sera tellement détérioré que personne ne voudra les suivre.Nous devons, à mon avis, faire une pause assez longue et prendre le temps de respirer.Nous devons aussi prendre le temps d'écouter le bon sens de la population.Et le bon sens dit: il y a des choses à changer ou à modifier, mais tout n'est pas à recommencer au pays du Québec.Notre problème, c'est d'abord un problème d'homme, avant d'être un problème politique, économique, social et culturel.Comment changer la situation ou bonifier la société, si chacun n'accepte pas de commencer par lui-même?On est habituellement social dans ce que l'on dit et dans ce que l'on écrit, mais très individualiste et égoïste dans ce que l'on fait.Au Québec, présentement, il y a encore trop de gens qui diagnostiquent nos maux et cherchent la solution miracle.Peut-être sommes-nous trop cérébraux pour ce que nous sommes soucieux des autres valeurs humaines ?Ce n'est pas nécessairement par la politique que nous réglerons tous nos problèmes.Ce n'est pas nécessairement par des lois que nous produirons des hommes meilleurs.D'autres ont essayé avant nous et les résultats ont été loin de ce qu'ils avaient espéré.En ce qui me concerne, vu la situation actuelle, j'ai décidé de faire une pause, pour être sûr du chemin que je devrai prendre.Encore une fois, il faut savoir se ménager des temps d'arrêt, dans le silence et la réflexion.Qui sommes-nous et où allons-nous, comme individu et collectivité?Il faut bien nous rappeler que nous avons une tâche à accomplir sur cette terre et que nos chances d'être heureux sont beaucoup plus grandes si elles sont marquées par l'amour, la compréhension, la tolérance et le sens de la fraternité, plutôt que par l'égoïsme individuel et collectif.Les solutions à nos problèmes, comme individu ou comme peuple, ne se trouvent pas dans f
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