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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 41, no 3
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1975, Collections de BAnQ.

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I ENCONTRE INTERNATIONALE: COOPÉRATION D'ÉPARGNE ET DE CRÉDIT LA REVUE SOMMAIRE 3 ISVS RENCONTRE INTERNATIONALE: COOPÉRATION D'ÉPARGNE ET DE CRÉDIT Pour le graphiste-concepteur Pierre Brousseau, le colloque international sur la coopération constitue une autre occasion de «s'ouvrir au monde».VOLUME 41 N° 3 1975 LA REVUE DESJARDINS est l'organe officiel de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, 150, avenue des Commandeurs, Lévis, Québec, Canada.Ce numéro est tiré à 21,000 exemplaires.Il est imprimé aux ateliers Charrier & Dugal (1965) Limitée.Le prix de l'abonnement annuel est de $3.50.Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe, permis n° 110.Port payé à Québec.ISSN 0035-2284 Colloque international.3 Membres d'une caisse populaire.Montréalais .et citoyens du Québec.4 Les « autres ».— Michel Beauchamp.8 Le refus de la carte de crédit: réactions favorables.9 Soyons vigilants et achetons au comptant! — Paul-Emile Charron.10 La Société d'investissement Desjardins: après les prêts, les investissements .— Miche! Beauchamp.18 Susciter la participation.20 Comment prendre une bonne décision.21 Les Fermes Collin et le mouvement coopératif.22 Encourager le développement agricole .Michel Beauchamp.24 Création d'un centre de référence et d'information — Claude Marchesseault.26 Une vingtaine d'handicapés de Saint-Félicien possèdent leur propre entreprise — Denise Boutin-Grégoire.28 Dossier: Jeux du Québec — Miche! Beauchamp.29 Les Jeux du Québec et les caisses populaires.32 DIRECTION /COMMUNICATIONS INTERNES: MADELEINE JOUBERT CHEF DE LA DIVISION / INFORMATION : CLAUDE MOQUIN RESPONSABLE DE LA RÉDACTION: MICHEL BEAUCHAMP COLLABORATION / RÉDACTION : DENISE BOUTIN-GRÉGOIRE MAQUETTISTE: PIERRE BROUSSEAU DROITS ET RESPONSABILITÉS Il n'existe aucun droit de reproduction ou de traduction pour les articles de cette Revue.Par ailleurs, les éditeurs vous seraient reconnaissants de bien vouloir identifier la source quand vous prendrez la liberté de nous reproduire.Les opinions émises dans les articles publiés pour La Revue Desjardins n'engagent que la responsabilité de leur auteur.DÉPÔTS LÉGAUX: Bibliothèque nationale du Québec, Montréal.Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa.Un document d'information.36 Membres des commissions du Conseil d'administration.37 En bref.38 Publication d'un ouvrage sur les débuts des caisses populaires.39 Création de nouvelles fonctions à la Fédération de Québec des caisses populaires Desjardins.40 La Caisse populaire de Lévis: un projet d'aven- turier?— Gilles Beaulieu.41 Périodiques sur les coopératives.— Louise Tremblay.48 , Service Conseil, Union régionale de Montréal des Caisses populaires Desjardins, Montréal, janvier 1975, 95 p.).21 U.R.de Joliette Les Fermes Collin et le mouvement coopératif smg| mm na— M— S BHn mmm wmssÈSËSÈmammÊm mÊKm -, ; : : -1, ?‘' ¦î- «-*; I» 11 rjC ! |||M ^•ÿ.1 v >-A< -•'V ».^ .;»V' ' .* • i *’ s£î v- .4* ; » .• .«».• üf é.•V *' '' %.¦*> .Les Collin ¦ 1967 Alphonse Collin et ses quatre fils sont agriculteurs, à Saint-Esprit, dans la région de Joliette.b Ils font face à certaines difficultés relatives, entre autres, à la transmission des biens et à la nécessité de rationaliser l'exploitation de leur ferme.b 1975 Alphonse Collin et ses fils exploitent leur ferme (500 arpents).b Leur entreprise évaluée à $150,000 (1967) est aujourd'hui évaluée à $700,000.b Production principale: industrie laitière (lait de transformation).Transactions avec la coopérative de Granby.fl Autres activités: culture horticole et fruitière (fraises, légumes) pour la vente au détail (kiosque saisonnier et marché de Montréal).Union régionale et caisse populaire locale b Octavien Charpentier, gérant de la Caisse populaire de Saint-Esprit depuis 9 ans, est un ex-agriculteur.22 w )ope- I jitièie jsque jstüP ¦ Claude Beausoleil, adjoint au directeur de l'Union régionale de Joliette, a plusieurs années d'expérience en matière de formation coopérative.¦ En 1965, la Caisse populaire de Saint-Esprit avait 811 membres et un actif de $588,000.¦ En 1975, la Caisse populaire de Saint-Esprit a 1,300 membres et un actif de $2,940,000.Interventions et philosophie ¦ Dans un milieu agricole, la caisse populaire et l'union régionale peuvent susciter la concrétisation de certaines expériences susceptibles d'améliorer la situation socio-économique des agriculteurs.¦ Interventions : prêts temporaires, aide-conseil, animation des chefs de file, etc.Cas Collin ¦ En 1967, la famille Collin de Saint-Esprit est à un «tournant» important en ce qui concerne le développement de leur entreprise .¦ Les Collin sont conscients qu'il est possible de mieux rationaliser leur exploitation agricole.¦ Les Collin nouent des liens avec le gérant de la caisse populaire locale et un responsable de l'Union régionale de Jolietle.¦ On étudie le «dossier Collin» et on réussit progressivement à résoudre certains problèmes (orientation, transmission des b ens, prêts à court terme, application d'une charte de compagnie, etc.) et prôner certaines réformes (développement de méthodes de gestion moderne, amélioration du système de comptabilité, démarches systématiques auprès d'offices gouvernementaux, de prêts agricoles ou d'aide aux agriculteurs, meilleure répartition des tâches, abandon de certaines cultures, consolidation, définition des champs d'activité en fonction des aptitudes des membres du groupe Collin, etc.) ¦ Actuellement, les responsables de l'union régionale et de la caisse populaire locale entretiennent encore des liens très étroits avec la famille Collin et continuent de favoriser l'animation du groupe ¦ Les Collin sont dans une position privilégiée pour faire face aux problèmes actuels du monde agricole.Le groupe Collin est autosuffisant au niveau de la production.c % , V*- 'V : • -, * ¦$ v ¦ *" '7V-; '¦ ’U' v -4 -V ' r , ,• * V' » ~ - ; • 5 %.** / i.¦ O ¦ Fermes Collin Inc.est une entreprise familiale où certaines valeurs sont privilégiées: travail, ténacité, habileté au travail, innovation, solidarité, participation de tous les membres du groupe (père, fils, épouses, enfants).¦ Les Collin ont d'autres activités : transport scolaire, déneigement, etc.Présence dans le milieu ¦ Selon Octavien Charpentier, Fermes Collin Inc.est une expérience intéressante .mais l'approche que les Collin ont privilégiée n'est pas nécessairement « la » solution .¦ Les caisses populaires locales peuvent, dans certains milieux agricoles, jouer un rôle prépondérant au niveau de la concrétisation de certains projets et ce, de différentes manières (animation, information, conseils, prêts «temporaires» au moment où les demandes de prêts gouvernementaux sont à l'étude, démarches auprès d'agronomes, de comptables, de fonctionnaires, etc.).¦ Un choix: les agriculteurs québécois s'ingénient à trouver de nouvelles formules d'exploitation agricole (ex: les agriculteurs qui sont propriétaires de fermes potentiellement rentables — $150,000 à $500,000) ou ils acceptent d'être à la remorque des «gros propriétaires».23 Photo: Information Canada nent agricole ¦ Les manifestations organisées par l'Union des producteurs agricoles au cours des derniers mois ont sensibilisé bon nombre de citoyens aux problèmes vécus par les agriculteurs.¦ Les autorités des caisses populaires situées en milieu rural ou semi-urbain essaient, depuis 1900, de contribuer au développement agricole de certaines régions du Québec.¦ La société québécoise n'est plus une société rurale et l'agriculture n'est plus perçue comme elle l'était autrefois.¦ Les agriculteurs font face à de nombreux problèmes: rôle de la technologie, investissements coûteux, absence de relève, spéculation foncière, mise en marché, etc.¦ Les caisses populaires rurales si elles veulent réellement être présentes dans leur milieu devront contribuer au développement agricole.¦ L'agriculture est un secteur névralgique pour toute collectivité désirant un développement économique global.¦ Les caisses populaires situées en milieu rural seront, il n'en faut pas douter, invitées à différents titres à s'associer au développement de leur milieu et à contribuer à l'amélioration de la situation socio-économique d'agriculteurs, membres de coopératives d'épargne et de crédit.¦ Au 30 septembre 1974, il y avait 722 caisses populaires rurales et 133 caisses populaires semi-urbaines sur les 1,261 caisses populaires de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.Les caisses poulaires rurales regroupaient 759,894 membres et les caisses semi-urbaines regroupaient 418,668 membres.¦ En septembre 1974, l'actif des caisses populaires rurales était évalué à $974,000,000. > ) ' K • Va î M3.fM&W - Certains coopérateurs de la région de la Mauricie s'impliquent de plus en plus au niveau du développement de leurs coopératives d'épargne et de crédit.Les coopérateurs de Saint-Alexis-des-Monts ont vécu, il y a quelques mois, une expérience de participation fort gratifiante.Ce projet a permis de faire l'inventaire des ressources humaines et physiques du milieu desservi par la Caisse populaire de Saint-Alexis-des-Monts et d'étudier les relations « caisse populaire — membres » et « caisse populaire — milieu ».Sur la photo, nous voyons certains coopérateurs de Saint-Alexis-des-Monts discutant du rôle de la caisse populaire dans leur milieu.Des animateurs de l'Union régionale de Trois-Rivières (entre autres, M.Jean Beaulieu) ont participé à l'expérience de Saint-Alexis-des-Monts.(Photo: U.R.de Trois-Rivières) 25 26 U.R.de Saint-Hyacinthe Création d’un centre de référence et d’information Depuis 1950, les dirigeants de la Caisse populaire de Granby reconnaissent le rôle social et éducatif de toute entreprise coopérative.Une fois ce principe établi, des efforts particuliers devaient se faire afin de rejoindre le « membre ».C'est ainsi que le gérant du temps, monsieur Henri Fayette, secondé par ses dirigeants, élaborait un plan de travail qui a permis la création d'un organe d'information connu sous le nom de L'Écureuil.Destiné au monde scolaire, L'Écureuil s'efforcait d'être l'intermédiaire entre les déposants des diverses écoles et créait une certaine émulation parmi les nombreux étudiants.Depuis ce temps, les dirigeants de la Caisse populaire de Granby ne cessent d'accepter de défrayer les coûts nécessaires à la mise en place de mécanismes susceptibles de favoriser une participation éclairée de la part des membres.Qu'il suffise de mentionner le travail de Roger Gastonguay et l'engagement d'un permanent Claude Marchesseault attaché à l'éducation des membres ainsi qu'à la promotion des caisses scolaires.Les initiatives de Denis Lacroix, Denis Martel et de Marcelle Léger-Alston, par la suite, furent nombreuses et concluantes.Parmi ces expériences, mentionnons les suivantes: distribution de journaux et brochures à domicile, émission de messages diffusés à l’intérieur du local, rencontres d'anciens et nouveaux membres, création d'un comité d'animateurs, analyse du comportement des membres, réalisation de congrès étudiants, création de coopératives étudiantes, création de comptoirs étudiants, création d'un service de conseillers en économie familiale, etc.Revalorisation du rôle de la caisse pop Toutes ces activités ont fait que l'on a défini de plus en plus la caisse populaire comme une école de prévoyance, d'économie, d'épargne et ' \ - '4f .'ft ’ ^ ?Jp f' ^ HfflVüRI O'lttPO/ WÎI1IUII /u/ycKi mfVRimj ^ «o,.„ ' "•¦Vmî d'apprentissage au crédit.La Caisse populaire de Granby avait à cœur, non seulement de protéger les épargnes qui lui étaient confiées, mais elle avait aussi à éœur de prendre des mesures susceptibles d'amener effectivement les familles à bien s'administrer.M.Henri Payette disait dans son rapport du 25e anniversaire: «Le conseiller en économie familiale de la Caisse populaire de Granby est à la disposition des familles.Il veut les aider à résoudre leurs problèmes financiers, à mieux équilibrer leur budget et les conseiller dans l'administration de leur foyer.» Un centre de référence et d'information ! En janvier 1975, M.René Authier, président du Conseil d'administration de la Caisse populaire de Granby, réaffirmait le désir de toujours mieux informer les membres et non-membres.Il annonçait que la caisse populaire voulait se donner de plus en plus un caractère social, en transformant le service d'information et d'éducation en un « Centre de référence et d'information ».Pour M.Authier, cette nouvelle orientation correspondait aux vœux des membres, exprimés lors des récents congrès, tant au plan provincial qu'au niveau de l'union régionale.En fait, c'est dans une perspective de développement et d'intégration à la vie du milieu que le Conseil d'administration a accepté les budgets nécessaires pour réaliser un tel projet.Un permanent assurera la continuité de ce nouveau service qui s'inscrit dans la tradition de gestes déjà posés et des décisions prises antérieurement.Le responsable du projet, M.Yves Steinmetz, s'associera une ou des «personnes-ressources» à titre de consultants à temps partiel.Ce ou ces consultants pourront être des professionnels de la santé, des loisirs, du droit, du monde du travail ou de certains autres secteurs .hïiiTom .) inivi diiinuii -a|f pl/iï P St?- k * ___3 Informer la communauté M.Gérard Cadotte, directeur de la caisse, justifie, quant à lui, l'existence de ce service en rappelant que les membres définissent de plus en plus la Caisse populaire de Granby comme un carrefour d'information.Pour M.Cadotte, le travail des pionniers a comme conséquence que la caisse populaire est perçue comme une institution préoccupée par l'ensemble des problèmes intéressant les membres.Selon lui, le rôle de la caisse populaire dépasse la cueillette d'argent et l'émission de crédit.La caisse populaire doit répondre à des besoins personnels et tendre «vers le collectif».En fait, pour M.Cadotte et M.Steinmetz, le Centre de référence et d'information peut se comparer à l'assemblée générale annuelle : il s'agit d'un point de rencontre où les membres échangent et s'informent sur les sujets qui les préoccupent.Reprendre l'expérience ailleurs Lorsqu'on demande à M.Steinmetz si l'expérience actuelle peut être reprise ailleurs, celui-ci nous dit qu'il est impérieux que les caisses populaires remplissent pleinement leur rôle d'agent de changement.Selon lui, c'est grâce à une information éclairée que les membres et la population se développeront et s'engageront dans un processus de changement.M.Steinmetz note que le membre est très influencé par l'image que la caisse populaire projette et que présentement, toutes les entreprises qui travaillent sur le plan social sont avantagées.Toujours selon M.Steinmetz, ce service doit être offert non pas dans une perspective d'endoctrinement, mais dans une perspective d'intégration progressive à la communauté desservie par la caisse populaire.27 U.R.de Chicoutimi Une vingtaine d’handicapés de St-Félicien possèdent leur propre entreprise Denise Boutin-Grégoire St-Félicien — Une vingtaine d'handicapés, membres de l'Association de Paralysie cérébrale, division Saguenay-Lac Saint-Jean, ont réussi à mettre sur pied une entreprise qui leur donne la chance de faire un travail productif et rémunérateur en adoptant la formule coopérative.Créé en 1973, grâce à un projet d'initiatives locales, l'Atelier de travail pour handicapés voyait ses espoirs s'envoler lorsque le projet prit fin.Cependant, en 1974, l'avenir de cette initiative était assuré grâce à une subvention fédérale, destinée à la création de nouveaux emplois ainsi qu'à la mise sur pied d'une entreprise permanente.Après de nombreuses discussions, c'est la formule coopérative qui a retenu l'attention des travailleurs puisqu'elle leur permet de prendre en main leurs destinées.De nouvelles perspectives d'avenir Pour les travailleurs de la Coopérative d'Han-dicapés de St-Félicien, ce sont de nouvelles perspectives d'avenir qui se dessinent.La plupart des travailleurs en sont à leurs premières armes sur le marché du travail.Selon un des responsables, les handicapés sont heureux de faire quelque chose d'utile et sont vraiment motivés par un travail qui leur permet de gagner leur vie.L'Atelier fabrique des palettes de formats variables, destinées au transport et à la manutention de produits industriels, tels briques, blocs de béton, caisses en carton et autres.On y fabrique également des balançoires et des tables de parterre.Le salaire hebdomadaire moyen de l'employé est de $11 5.00 par semaine.Cependant, la coopérative a décidé en assemblée générale de prendre sur chaque paie des employés une sommede$5.00 qui est versée en capita social.De plus, des parts privilégiées ou auxiliaires ont été émises, mais leurs détenteurs n'ont pas le droit de vote à l'assemblée générale.Apport de la caisse populaire La Caisse populaire de St-Félicien, par l'intermédiaire de son assistant-gérant, M.Laurent-Paul Chartier, a vraiment assumé son rôle dans l'implantation d'une telle coopérative.La majorité des travailleurs n'était guère sensibilisée au wr# *« ¦¦S* ¦' i- Vf, 4! iSi& r i M.Laurent-Paul Chartier, assistant-gérant de la Caisse populaire St-Félicien, a donné un bon coup de main lors de la fondation de la Coopérative d'Handicapés de cette municipalité.phénomène coopératif.Des séances d'information ont donc été organisées pour initier les travailleurs à cette formule.De plus, la caisse populaire a fourni de nombreux services d'ordre technique et une aide financière lors des débuts difficiles de la coopérative.Cette somme a d'ailleurs été remise à la caisse populaire.Enfin, la coopérative peut compter sur le support de la caisse populaire qui n'hésite pas à répondre aux demandes des travailleurs.28 Les Jeux du Québec ¦¦¦I.¦ JEUX DE VALLEYFIELD — Août 1974.¦ Quelques mois avant les jeux, des contacts s'établissent entre les responsables des Jeux du Québec et certains coopérateurs des caisses populaires de la région de Valleyfield.¦ Les caisses populaires commanditent une série d'émissions radiophoniques hebdomadaires de 30 minutes chacune (« Mieux vivre par le loisir »).Le coût approximatif de cette série d'émissions: $2,200.¦ Les caisses populaires ont constitué d'excellents lieux publics de diffusion des documents d'information concernant les Jeux du Québec.¦ Les caisses populaires de la région ont également participé aux activités marquant le centième anniversaire de cette ville.Cette contribution a atteint $4,500.¦ Les gérants, les dirigeants et les membres du personnel des caisses populaires du secteur de Valleyfield (Sacré-Cœur de Valleyfild, Sainte-Cécile, Notre-Dame-de-Bellerive, St-Esprit, St-Eugène, Beauharnois, Châteauguay, Huntingdon, Vaudreuil-Soulanges, etc.) et le délégué de ce secteur, M.Jean-Louis Deschamps, ont été invités à participer ou ont participé à la concrétisation de certains projets relatifs aux Jeux du Québec.«f O- J / JEUX DE SAINT-GEORGES DE BEAUCE— HIVER 1974 ¦ Les caisses populaires de la Beauce et l'Union régionale de Québec ont participé à certaines des activités se déroulant dans les cadres des Jeux d'Hiver de Saint-Georges de Beauce (ex: exposition artisanale, cocktail-bénéfice, etc.).¦ Des ressources humaines de l'union régionale et des caisses populaires locales ont contribué à la réalisation de quelques activités (ex: kiosque d'information, participation à certains comités des Jeux et acceptation de mandats, etc.).¦ Contribution financière glo"bale (Jeux de Saint-Georges de Beauce) : entre $3,000 et $4,000.¦ Toutefois, l'union régionale de Québec encourage— de façon permanente — la concrétisation d'activités locales ou régionales se déroulant entre les «finales» québécoises.¦ Depuis trois ans, l'Union régionale de Québec est en relation avec certains comités de la région de Québec (ex: conseil des loisirs, Jeux du Québec, etc.).¦ En fait, l'Union régionale de Québec consacre environ $4,000 par année pour favoriser la participation des jeunes aux activités locales ou régionales.¦ Elle distribue aussi certains documents d'information à l'intérieur des caisses populaires et remet des trophées ou médailles aux jeunes participants.’ , I iaSlÉ^ i m 4 29 JEUX DE RIMOUSKI — 28 FÉVRIER AU 9 MARS 1975.¦ En février 1974, le mouvement des caisses populaires de la région de Rimouski encourage la participation de certains athlètes de la région qui désirent aller aux Jeux d'hiver de Saint-Georges-de-Beauce (ex.: achat de certains vêtements).¦ En septembre 1974, au moment où se tient habituellement la Semaine des caisses populaires, l'Union régionale de Rimouski commandite une campagne d'information à la radio.Cette campagne est axée sur la tenue des Jeux du Québec à Rimouski, Le coût de ce projet: $1,800.¦ Des contacts se nouent entre le comité organisateur des Jeux du Québec et les caisses populaires de la région de Rimouski.¦ Le Conseil d'administration du comité organisateur des Jeux du Québec à Rimouski demande officiellement à l'union régionale de commanditer certaines activités relatives aux Jeux.¦ Les caisses populaires sont invitées à participer à un «cocktail-bénéfice» ($100 le couvert) et à commanditer un «gouverneur» des Jeux (contribution de $500).¦ L'union régionale sert d'intermédiaire entre les caisses populaires et le comité organisateur des Jeux.L'union régionale se déclare prête à con- tribuer pour une somme globale de $5,000 à $6,000 à la réalisation des Jeux.Elle invite, par ailleurs, La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins à fournir une contribution équivalente.La Fédération décide de fournir $1,000.¦ Une campagne publicitaire bat son plein du 18 janvier au 10 mars à la radio (« capsules d'information », émissions d'information, reportages en direct, analyses, etc.).¦ Les caisses populaires ont également commandité une émission télévisée consacrée à l'ouverture des Jeux.¦ Ce qu'il faut aussi souligner, c'est que l'union régionale et certaines caisses populaire ont prêté des ressources humaines au comité organisateur des Jeux.¦ En fait, plusieurs coopérateurs de la région se sont impliqués individuellement.Signalons le travail de Georges Ross, Monique Parent, Ghis-lain Paradis, Nicole Desmeules, etc.¦ Parmi les caisses populaires qui ont contribué au succès des Jeux, mentionnons les Caisses populaires de: Trois-Pistoles, Bic, Rimouski, de Nazareth, Sainte-Odile, Saint-Robert, St-Yves, Mont-Joli, etc.VJV; VA.?30 JEUX DE TROIS-RIVIÈRES — 14 AU 24 AOÛT 1975.¦ Fin 1974.Des contacts s'établissent entre certains responsables de l'organisation des Jeux du Québec et des représentants de l'Union régionale de Trois-Rivières.¦ L'Union régionale de Trois-Rivières reçoit plusieurs demandes de contributions financières d'organismes du milieu.¦ L'Union régionale décide de participer aux Jeux, mais en tentant de dépasser le stade de la contribution financière.¦ On entend fournir aux jeunes de 10 à 13 ans l'occasion d'assister aux activités se déroulant dans les cadres des Jeux du Québec.¦ Un comité formé de gérants, de dirigeants, de membres du service de l'Éducation est mis sur pied.La responsabilité de ce comité est confiée à Louise Grenier, de l'Université du Québec, à Trois-Rivières.¦ k ¦ T Y Y.LE SOUFFLE DEVIE ¦ Une campagne de sensibilisation et de consultation est entreprise auprès des 138 caisses populaires affiliées à l'union régionale.¦ Chacune des caisses populaires est invitée à participer—à sa manière — au projet soumis par l'union régionale.¦ Chacune des caisses populaires pourra recruter les jeunes de son territoire, organiser le transport, choisir des moniteurs qui accompagneront les jeunes, etc.¦ Des comités sont mis en place dans certaines caisses populaires.¦ L'union régionale entend non seulement fournir certaines ressources humaines, mais elle commanditera également une campagne d'information et de publicité.¦ La contribution de l'union régionale pourrait atteindre près de $10,000.Celle des caisses populaires affiliées pourrait atteindre $15,000.ï 31 Photo: Eddy Trépanier Les Jeux du Québec et les caisses populaires Michel Beauchamp Les Jeux du Québec existent depuis 1972.Selon les auteurs d'un document publié par l'Union régionale de Trois-Rivières, ces rencontres sportives peuvent mobiliser jusqu'à 5,000 jeunes Québécois.Les caisses populaires de certaines régions du Québec ont collaboré ou collaborent de différentes façons à la réalisation des Jeux du Québec (voit article ci-contre).En fait, certaines caisses populaires encouragent depuis au moins douze ans le développement des loisirs et des sports sur leur territoire.D'après M.Claude Marchesseault, de l'Union régionale de Saint-Hyacinthe, les caisses populaires affiliées à cette union cherchent à promouvoir la réalisation de certaines expériences de participation depuis 1 963.L'initiative des caisses populaires de l'Union régionale de Saint-Hyacinthe a ensuite été reprise dans d'autres régions du Québec desservies par les caisses populaires.De rO.T.J.aux Jeux du Québec Au début des années '60, bon nombre d'enfants profitaient des loisirs offerts — bon an mal an — par l'Oeuvre des terrains de jeux de leur municipalité.Très souvent, des bénévoles ou de jeunes moniteurs — recevant une très faible rémunéia-tion — animaient les groupes « otéjistes ».Puis, on assista à une revalorisation grandissante des loisirs et des activités sportives.Quelques administrateurs scolaires et municipaux ainsi que certaines autorités politiques proposèrent des réformes en matière de loisirs et de sports.Les changements proposés «brisaient» certaines habitudes, obligeaient les preneurs de décision— de tous les niveaux — à rationaliser un tant soit peu leurs interventions et incitaient les personnes intéressées au développement des loisirs et des sports à se doter de structures efficaces à l'intérieur desquelles se concrétiseraient les changements envisagés.Il apparut bientôt nécessaire de former un personnel qualifié, de faire l'inventaire des ressources humaines et matérielles disponibles dans les différentes régions du Québec et de les utiliser, de fournir une aide financière aux localités prônant le développement des loisirs et des sports, etc.Il devint aussi question de participation de masse ! sîssè^’.M P » 32 Km m *¦ • • » / A! -•* 1 Vf» là à *if< j Ik •¦'.¦% Mkr »' '««fc -•*>.K-,./: ii itinar ''y/'j# f*- Participation, sports et loisirs Comme ce fut le cas au moment de la « réforme scolaire», les citoyens du Québec furent invités à s'impliquer au niveau du développement des loisirs et des sports.Cette invitation s'inscrivait dans un mouvement beaucoup plus vaste favorisant la participation et la consultation des gens.Mentionnons les demandes provenant de certains milieux étudiants, les souhaits formulés par certains groupes de travailleurs désireux de « participer » à la gestion des usines, les efforts de consultation de certains patrons qui, au nom de l'efficacité et de la concertation, cherchaient à obtenir la participation des employés, etc.Bien sûr, la « participation » n'a pas été inventée au cours des dernières années.Même si les gens du Québec ne parlaient pas comme tel de « participation », ils réalisaient certains projets collectifs.Que l'on songe seulement aux fameuses « corvées » ! Toutefois, il faut bien avouer que les citoyens du Québec se mirent à parler —eux aussi — de participation et qu'ils commencèrent à véhiculer certaines valeurs rattachées à la participation au sein des mouvements, associations ou organismes dont ils étaient membres.Ces discussions débouchèrent sur une réflexion plus large.On aborda des problèmes telles la démocratisation des organisations, la nécessité de la concertation, etc.C'est dans les cadres de ce vaste débat sur la participation, qu'on aborda, entre autres, la question de la démocratisation des loisirs et des sports au Québec.La création du Haut-Commissariat à la Jeunesse, aux loisirs et aux sports, la mise sur pied d'organismes de coordination locaux ou régionaux, le prestige croissant de certaines institutions d'enseignement formant un personnel qualifié (ex.: Pavillon d'éducation physique et des sports de l'Université Laval, département de Récréologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières, certains collèges où l'on offre l'option «Techniques de 33 Photo: Eddy Trépanier mn-4S8» «SffiHÎBK •••-¦ .^ 4‘ •r=.;'' : PEPS .- c .'.s- ¦ - ,^-,-'-'v'- '''’ t '- v-'- .-¦ •-•c;i< - - '- v ^ ; ./-l Tt 34 loisirs», etc.), l'intérêt des media d'information pour les activités récréatives et sportives, l'organisation de sessions d'étude pour les moniteurs ou instructeurs bénévoles et l'engagement de conseillers techniques compétents sont des faits témoignant des changements et du renouveau qui se produisent ou se sont produits dans le monde des loisirs et des sports, au Québec.Notre perception des activités sportives et récréatives a évolué.Le développement des loisirs et des sports n'est pas envisagé comme il l'était, autrefois.À l'aube, pourrait-on dire, de la civilisation des loisirs, on cherche désormais à susciter le développement des activités sportives et récréatives en tentant de promouvoir la participation des citoyens, et en cherchant à impliquer les organismes communautaires.Intérêt pour les Jeux du Québec Les Jeux du Québec intéressent les jeunes.Ces derniers ont pris l'habitude de participer à certaines des activités prévues dans les cadres de ces Jeux.Les parents de plusieurs jeunes athlètes connaissent, eux aussi, les Jeux du Québec.Ils en entendent régulièrement parler.Ils peuvent constater comment leurs enfants sont fiers de participer à ces Jeux et comment ils s'y préparent sérieusement.Certains parents ont même pris l'habitude de se déplacer « pour aller aux Jeux du Québec» et ce, peu importe la région où ils ont lieu.Cet engouement pour les Jeux du Québec et cette fierté ressentie par les résidents des villes où se tiennent les Jeux méritent d’être encouragés.En cette période marquée par l'amertume, le cynisme et le désabusement, il est pertinent que les caisses populaires contribuent au plan financier qu'au plan humain à la concrétisation et à la réussite de ces expériences de participation.Cela ne veut pas dire cependant, que cette contribution doit être la seule contribution des caisses populaires au développement de leur milieu ! Et les crédits gouvernementaux prévus pour l'organisation des Jeux ne devraient pas empêcher la construction d'habitations à loyers modiques .ou l'instauration d'un réseau de garderies.Entre le « pain et des jeux » de l'ère romaine .et la civilisation des loisirs, il y a le bon sens, la justice sociale et la participation populaire. Après les campagnes d'information et de publicité portant sur l'épargne-retraite et l'épargne-logement, le Mouvement des Caisses populaires Desjardins a lancé une vaste campagne d'information et de publicité portant sur Inter-Caisses.Cette campagne a débuté en avril et elle se poursuivra jusqu'à la fin de l'automne.L'ASSURANCE-VIE DESJARDINS J U vj l uy •i ^ t ^ ’î" n 1 J ¦ ¦ ; jjjiUrti" 1 m'.i • , .1 Les travaux de construction du nouvel édifice de l'Assurance-Vie Desjardins ont débuté il y a quelques semaines.Le coût de construction de l'édifice est estimé à $3,000,000 et l'on prévoit terminer les travaux en septembre 1 976.Ces travaux constituent, par ailleurs, une étape importante de l'expansion de i'Assurance-Vie Desjardins.Ce deuxième module fait partie d'un projet global « qui sera complété en six étapes au fur et à mesure du développement de l'entreprise et de ses besoins en espace ».L'Assurance-Vie Desjardins compte 300 employés à son siège social et son actif atteint $138,000,000.35 Photo: Eddy Trépanier Un document d’information .¦ Le document audio-visuel produit par La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins comprend 79 diapositives.La trame musicale et certains effets sonores constituent des éléments importants de ce montage audio-visuel.¦ Des documents d'accompagnement (fiches, affiches, etc.) seront produits en fonction des besoins des différents publics qui visionneront le montage audio-visuel.¦ Les voix que l'on entend sur la bande sonore sont celles de Marcel Landry et de l'animateur radiophonique, Michel Trahan.¦ L'idée de produire un document semblable à été lancée en juillet 1 974, suite aux travaux d'un comité ad hoc formé de Roland Lelièvre, Hervé Hudon, Gaston Dubé et Madeleine Joubert.¦ L'équipe de production mandatée par La Fédération de Québec des Caisses populaires a occasionnellement fait appel aux services de certaines ressources de l'extérieur — ainsi qu'à ceux de membres du personnel de la F.Q.C.P.D.— pour réaliser certains travaux.¦ Le titre du document d'information: «Parlons-en du Mouvement! .» L’audio-visuel au service de l’information La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins diffusera un nouveau document d'information portant sur les activités et les structures des institutions du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Ce document d'information est un montage audio-visuel qui a été conçu et produit par des ressources de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.Les personnes mandatées pour réaliser ce document étaient Serge Perreault, Majella St-Pierre et Marcel Landry.Certains groupes de coopérateurs ont déjà visionné ce montage audio-visuel et d'autres coopérateurs — du Québec ou de l'étranger — seront invités à levisionnerau cours des prochains mois.PARLONS-EN DU MOUVEMENT 36 Membres des commissions du Conseil d’administration WÊÊÊÊKÊÊ .C'est au cours d'une séance régulière du Conseil d'administration de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins que les membres des différentes commissions du conseil ont été nommés.Conformément à l'article 66 de la Loi des caisses d'épargne et de crédit, le Conseil d'administration forme des commissions, avec mandats spécifiques, en vue de faciliter son travail par une répartition des tâches entre les administrateurs, de bénéficier des connaissances particulières de ceux-ci et d'accroître son efficacité.C'est habituellement au cours du mois de mars ou du mois d'avril que les membres des différentes commissions du C.A.de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins sont nommés.COMMISSION DES RELATIONS DE TRAVAIL COMMISSION DE L'EDUCATION Audet, Raymond Dupont, René Lajoie, Albert Lamoureux, Paul Létourneau, Robert Tremblay, Gérard Blais, Raymond Charbonneau, Paul R.Dragon, Gilbert Roussel, Gérard Parent, Armand Roy, Roger COMMISSION DE GESTION COMMISSION DE SELECTION ET DE MISE EN CANDIDATURE Cimon, Charles Hamelin, J.-Gaudiose Bellemare, J.-Roland Couture, Jean-Marie Laroche, François Mercure, Oscar Ouellet, Jean-Marie Rouleau, Alfred Trudel, Henri-Paul Gauthier, Clément Hébert, A.-Hervé Lapointe, Roland Ménard, Lionel COMMISSION DE RÉGIE DE L'INSPECTION Adam, François Couturier, Yvan Langlois, G.-Octave Pilon, Lucien Richard, François Veilleux, Claude ü-rrrT ! /•î à# Il i En bref.38 ¦ MM.Jean-Marie Ouellet, J.Gaudiose Hame-lin, François LaRoche et Me Charles Cimon ont été respectivement réélus par scrutin secret, tel que prévu par les règlements, président du Conseil, 1er et 2e vice-président et secrétaire de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.¦ La rencontre internationale d'octobre prochain^ sur la coopération d'épargne et de crédit bénéficiera d'une subvention de $30,000 de l'Agence Canadienne de Développement International, pour permettre à des personnes de pays en voie de développement d'y participer.¦ Il a été convenu que dorénavant un administrateur ne pourra à la fois conserver son poste et fournir à la Fédération, lui-même ou par ses associés, des services professionnels rémunérés, sous forme d'honoraires ou autrement.Cette politique a pour but d'éviter toute possibilité de conflit d'intérêt et s'inspire des exigences de l'éthique professionnelle.¦ Le rapport sur la recherche concernant les investissements du Mouvement des Caisses populaires Desjardins a été déposé et étudié lors d'une réunion du Conseil d'administration.Les Unions régionales et les Institutions ont été invitées à en prendre connaissance et à faire connaître leurs commentaires.¦ Radio-Québec a commencé à tenir des audiences publiques.On veut ainsi connaître le points de vue de la population de chaque région sur l'orientation, la programmation et l'organisation de Radio-Québec.Les Unions régionales sont invitées à participer à des audiences pour y faire connaître leurs vues.La Fédération fournira un support aux Unions régionales, afin de faciliter la qualité de cette opération.Canada 8- Portage Postes Un timbre commémoratif a été récemment émis par le Gouvernement fédéral en hommage au fondateur des caisse populaires, Alphonse Desjardins.¦ Monsieur Jean-Marie Ouellet a été élu président de la Société d'investissement Desjardins.Monsieur François Richard en a été élu administrateur, suite aux indications fournies par les administrateurs de la Fédération provenant de l'Union Régionale de Montréal.Il vous intéressera peut-être de connaître le nom des personnes-ressources qui ont accepté de participer à la rencontre.Ce sont : Shinkicki Katayanagi Japon Tadeusz Kowalak Pologne Heran Schiffgen Allemagne Yvan D.Alphonse Suisse Dr A.Edelmann Suisse Henri Desroche France Roger Kérinec France Pierre Lacour France Théo Braun France Alain Dabiré Haute-Volta Amadée Nagapen île Maurice ¦ La 6e Semaine de la Caisse Pop du 12 au 18 octobre prochain, aura pour thème: Ouvert à l'avenir par un retour aux sources.Il s'agit d'un sujet qui nous situe en plein dans l'esprit du 75e Anniversaire.Le matériel de promotion est déjà disponible.¦ Le président adressera sous peu une lettre au ministre des Finances du Québec, monsieur Raymond Garneau, en relation avec l'annonce de l'intention du gouvernement de charger une prime aux Caisses populaires pour les coûts de la régie de l'assurance-dépôts.Il y sera clairement indiqué que nous ne sommes pas prêts à accepter cette mesure sans que nous ayons pu, au préalable, expliquer notre point de vue.Une telle taxe ne sera pas sans avoir„cela va de soi, des incidences sérieuses sur notre Mouvement; il nous faut donc les évaluer.À cet effet, un groupe de travail a été constitué, avec mandat, entre autres: a) De rappeler les mécanismes mis sur pied par le Mouvement des Caisses populaires Desjardins pour protéger les dépôts de ses membres.b) De calculer le coût de la taxe préconisée.c) D'évaluer des incidences autres que financières face à cette politique.d) De suggérer, s'il y a lieu, des hypothèses de rechange. - ¦ Comme on le sait, la loi des Banques sera amendée en 1977.Plusieurs travaux ont été enta 1 trepris au niveau de la Banque du Canada, du Ministère des Finances, du Conseil Économique voie I du Canada, des banques à charte et des institutions para-bancaires pour en arriver à faire des suggestions au Ministre des Finances sur les :iele | modifications qui devraient être apportées à la loi copié I régissant les banques à charte.Comme par le passé, le Mouvement des Caisses populaires Desjardins ne peut rester indifférent aux conséquences que peut avoir une telle loi sur ses opérations.À cet effet, un groupe de travail a été constitué, avec le mandat suivant : a) Évaluation de la compétition croissante entre les différentes institutions financières et incidences sur les Caisses populaires.b) Implications de la législation bancaire sur cette compétition.c) Interrogations face au mode de paiement de l'avenir.d) Identification de nos préoccupations en fonction de la nouvelle législation bancaire.e) Établissement de liens avec le comité bancaire de NACCU pour connaître leur point de vue sur le sujet.f) Préparation d'un mémoire devant être présenté au Ministre des Finances et faisant état des préoccupations du Mouvement des Caisses populaires Desjardins (ce document pourrait être préparé conjointement avec NACCU, s'il y a lieu).iu18 «ftà d'un it du A est ire au Ray-:ede prime régie digue cette liable, xene I ences I ;donc I ivale I îdpef I 2fdin$ I anciè" I ses de i Publication d’un ouvrage sur les débuts des caisses populaires M.Yves Roby, professeur d’histoire à l'Université Laval, entend publier un volume traitant des débuts des caisses populaires.Le titre de l'ouvrage: Les caisses populaires / Alphonse Desjardins 1900-1920.Dans son volume, M.Roby décrit les conditions socio-économiques qui prévalaient au Québec au début du vingtième siècle et y situe l'œuvre d'Alphonse Desjardins.La publication de cet ouvrage s'inscrit dans le cadre des activités du 75e anniversaire Desjardins.Éléments biographiques M.Yves Roby a poursuivi des études universitaires à l'Université Laval (1959-62), à la Sorbonne (1962-64) et à l'Université Rochester (1964-65).Il détient une Licence en Lettres (histoire) de l'Université Laval et un Ph.D.(histoire) de l'Université Rochester.M.Roby a publié, seul ou en collaboration, Les États-Unis et la Confédération, Histoire économique du Québec 1851-1896 et Alphonse Desjardins et les caisses populaires {1854-1920).Il publiera prochainement aux Presses de l'Université Laval un volume d'environ 300 pages intitulé Les Québécois et les investissements américains, 1918-1929.mÊÉÊÊÊ WmmÊm mmm M.Yves Roby 39 Création de nouvelles fonctions à la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins Nomination: André Morin L'accroissement constant de relations avec les gouvernements du Québec et du Canada en raison de la multiplicité des sujets où nous sommes impliqués, et la nécessité de maintenir des relations plus suivies avec les différentes fédérations de caisses d'épargne et de crédit, autant au Québec qu'à travers le pays, nous ont amenés à créer une nouvelle fonction: Conseiller aux affaires gouvernementales et coopératives d'épargne et de crédit.Cette fonction, rattachée au président, consistera entre autres à suivre l'évolution des diverses législations pouvant affecter directement ou indirectement les activités des Caisses populaires, des Unions régionales et des Institutions, à agir comme conseiller dans l'élaboration des divers dossiers soutenant nos démarches auprès des gouvernements et dans les rencontres avec leurs représentants.En plus de coordonner les relations du Mouvement des Caisses populaires Desjardins avec les divers organismes gouvernementaux et para-gouvernementaux, le conseiller aux affaires gouvernementales et coopératives d'épargne et de crédit devra coordonner les relations du MCPD avec les autres groupes de caisses d'épargne et de crédit et, à cet effet, verra à l'élaboration des dossiers nécessaires, à leur acheminement, et devra en suivre l'évolution.Pour favoriser une meilleure articulation et une plus grande efficacité de nos relations avec les groupes concernés, il va de soi que toute démarche ou toute information pertinente devra être communiquée à la personne occupant ce poste.Monsieur André Morin en sera le titulaire.Après avoir poursuivi des études à l'Université de Montréal, il a obtenu une maîtrise en Sciences économiques et une licence en pédagogie.À l'emploi du Mouvement des Caisses populaires Desjardins depuis 1957, il a participé à l'organisation de services et a dirigé d'importantes études qui lui permettront, sans aucun doute, de remplir aujourd'hui ses fonctions avec beaucoup de compétence et d'expérience.Il faut souligner que, dans le passé, il a été associé à la plupart des grandes négociations que nous avons eues avec les gouvernements.Même si Monsieur Morin a démissionné en tant que directeur-Études et Statistiques, il continuera d'être associé à certains travaux de recherche auxquels il a l'avantage d'être familier.Nomination: Roger Stanton La Fédération a retenu les services, à temps partiel, de monsieur Roger Stanton, C.A.à titre de conseiller spécial à la direction générale Recherche et Développement.Monsieur Stanton, actuellement à la retraite, a été régisseur à la Régie des Rentes du Québec.Il est maintenant membre du Conseil d'administration de cette institution.Après des études complétées à l'Université McGill, il fut successivement assistant auditeur de la Province, sous-ministre adjoint et sous-ministre du Revenu.Il a également été membre du Conseil de l'Institut des comptables agréés, et trésorier du même organisme.Monsieur Stanton a aussi été président national de l'Institut d'Administration publique du Canada, membre du Conseil d'administration de la National Tax Association des États-Unis ainsi que du bureau des gouverneurs «Saskatchewan Administration Foundation Board».Durant plusieurs années, il fut chargé de cours à la Faculté de Commerce de Laval, sur des sujets concernant les «finances publiques».À titre de représentant et conseiller technique de la province de Québec, il a participé à maintes réunions des gouvernements fédéral et provincial, et fut délégué par le Québec au Xlle congrès de l'Institut des Sciences Administratives tenu à Vienne, Autriche.Notons également que monsieur Stanton a agit à titre d'aviseur technique auprès de la Commission royale d'enquête sur les problèmes constitutionnels.(Commission Tremblay). La Caisse populaire de Lévis un projet d’aventurier?Gilles Beaulieu* Qui aurait cru, à Lévis, qu'un jour, Alphonse Desjardins, le petit sténographe d'Ottawa, parviendrait à fonder sa caisse populaire?Bien peu de gens en réalité.Pour plusieurs.Desjardins était un «toqué», un «rêveur».Il avait une marotte.Il parlait de son projet à qui voulait l'entendre, tellement qu'il en devenait « fâcheux ».Les gens s'impatientaient, nous révèle Cyrille Vaillancourt, «de toujours lui entendre parler de la même chose, on était fatigué de lui entendre répéter la même idée » (1 ).Les obstacles furent nombreux et souvent de taille.Que de fois Alphonse Desjardins a-t-il vu venir le moment du découragement, l'appréhension devant la tâche immense qu'il voulait accomplir: assurer le bien-être de son peuple.La caisse populaire, ce n'était pas pour lui, mais bien pour le cultivateur, l'ouvrier, pour celui qui était dans le besoin.Mais encore fallait-il qu'ils veuillent bien l'accueillir chez eux.Pour cela.Desjardins n'a ménagé ni son temps, ni son argent.Pour atteindre son but, il se mit « à prêcher l'évangile de la coopération » à tous ceux qu'il jugeait susceptibles d'en comprendre la valeur et les avantages.Cela lui a coûté bien des efforts et bien des peines.Il a dû subir bien des affronts et bien des railleries.Toutefois, tant de ténacité ne pouvait que produire son effet.Le jour vint où il trouva suffisamment de personnes convaincues pour jeter avec lui les bases de la première caisse populaire.Le 6 décembre 1900, c'était chose faite.Desjardins voyait le couronnement de toutes ses années de labeur: la première caisse populaire en Amérique était née .Restait à la faire fonctionner! C'est le 23 janvier 1 901 que la première caisse populaire ouvrit ses portes.«Ce jour-là, raconte M.Jean-Marie Gagnon, ancien gérant de la caisse, 12 citoyens se pré- sentèrent chez Monsieur Desjardins; 11 lévisiens se rendaient ainsi à l'engagement pris lors de l'assemblée de fondation; ils faisaient un premier versement sur les parts sociales qu'ils avaient souscrites, tandis que le douzième s'inscrivait comme sociétaire.Cette première perception rapporta la somme de $26.40.La première entrée apparaissant dans le « livre de caisse » de l'époque démontre que feu Joseph-Eugène Roy, avocat, après avoir payé la taxe d'entrée qui avait été fixée à dix cents par part, versa un acompte de $0.1 0 sur la part sociale qu'il avait souscrite » (2).Très modeste dépôt! .Lors des assemblées préliminaires à la fondation de la caisse populaire, plus précisément à la deuxième assemblée tenue le 24 septembre 1 900, il avait été décidé que le prix de chacune des parts serait fixé à cinq piastres, et que le minimum du versement à être remis sur une telle part serait de dix sous par semaine.Cette mesure fut prise afin d'en faciliter le paiement au plus humble des sociétaires.Si on regarde de près le compte du premier sociétaire, la première part fut souscrite et complètement acquittée seulement après deux ans (3).Peu d'institutions financières, à l'époque, sinon aucune, n'auraient attendu aussi longtemps pour que l'un de ses membres devienne sociétaire à part entière et qu'il soit traité comme tel, entre-temps.Du 23 au 31 janvier 1901, des 128 signataires du pacte social du 6 décembre 1900, 86 se présentèrent au guichet de la caisse pour y déposer une partie du montant qu'ils avaient souscrit.C'est tout à l'honneur des pionniers de la Caisse populaire de Lévis (4).Aucun des sociétaires fondateurs n'a payé sa part au complet en un seul versement.Tous ont payé leur taxe d entrée en ajoutant un petit montant de $0.10 ou $0.25 sur leur capital souscrit.( ) Gilles Beaulieu est étudiant en histoire à l'Université Laval de Québec (maîtrise).Ses services ont déjà été retenus par le service de Documentation de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins (1) Cyrille Vaillancourt.«Comment M.Desjardins concut-il l'idée de fonder ses caisses?», dans Revue Desjardins, IX, (déc.1943) p.183.(2) Jean-Marie Gagnon.« La Caisse populaire de Lévis», dans Revue Desjardins, XVII, 4 (avril 1951) p.67.(3) Cyrille Vaillancourt.« 23 janvier 1 901 », dans Revue Desjardins, XXVII, 1 (janvier 1 961 ) p.3.(4) Jean-Marie Gagnon.Opus cit., p.67.41 Un autre fait significatif des très modestes débuts de la caisse nous est révélé par l'épargne.Le premier dépôt à l'épargne fut fait le 7 février 1901 par un dénommé Raoul Samson.Ce dépôt a été de $0.05.Ce même homme devait effectuer un second dépôt de $0.05, le 13 février suivant.C'était également le deuxième dépôt à l'épargne de la caisse.Un troisième fut inscrit le 6 février: Xavier Laflamme déposait $0.20.De sorte, qu'au deuxième rapport mensuel, Desjardins « avait l'orgueil d'écrire que la première caisse populaire administrait des épargnes au montant de $0.30» (5) .Signalons immédiatement que, trop pauvre au début, la caisse populaire eut comme premier local la propre résidence du fondateur, à l'angle des rues Mont-Marie et Guénette.C'est là qu'il percevait chaque soir les modestes dépôts que daignaient bien lui confier les gens de Lévis.Au commencement, Alphonse Desjardins n'aT vait pas hésité à se déplacer chez ses amis pour y recevoir leur argent.Mais, peu à peu sa clientèle devenant plus nombreuse, sa résidence étant trop petite et peu fonctionnelle, il lui fallait donc trouver un autre local.C'est alors que la Société des Artisans Canadiens-Français de Montréal, succursale de Lévis, a mis gratuitement à sa disposition son bureau situé sur la rue Bégin.Là, trois fois par semaine, les lundi, mercredi et samedi, Alphonse Desjardins y fit la perception des dépôts.Il faudra attendre le mois de septembre de l'année 1919 avant que la Caisse populaire de Lévis devienne propriétaire, pour la première fois, d'un local situé à l'angle des rues Bégin et St-Étienne.La première perception ne rapporta donc que $26.40, et la première situation financière (fin janvier) accusa un total de $242.80.Ce fut un bien maigre résultat pour Desjardins: «Il faut avouer qu'il y avait là un sujet de découragement plutôt que de hardies espérances, et que compter créer un courant sérieux dans la nouvelle direction paraissait absurde et chimérique » (6).Aussi, ses détracteurs ne manquèrent-ils pas de lui prédire un « fiasco » complet.Ils ne croyaient pas à l'efficacité et à la solidité d'une pareille institution.Ils n'étaient pas confiants; ils étaient sous l'impression que ça ne pouvait pas durer.« On ne ménagea pas les critiques injustes et les assertions même les plus blessantes pour celui qui avait osé provoquer par l'organisation de cette caisse » (7).Il y avait vraiment de quoi désespérer, mais «soutenu par des dévouements convaincus, le travail de propagande fut continué sans défaillance et même avec une énergie redoublée» (8).Desjardins, en effet, déjouera tous les calculs de ces faux prophètes et leur montrera comment ils s'étaient trompés.Ainsi, en fut-il du révérend M.Marcoux, supérieur du Collège de Lévis qui, en 1912, à l'assemblée générale des sociétaires de la Caisse populaire de Lévis, devait exprimer sa profonde admiration devant l'œuvre accomplie depuis douze ans par la Caisse populaire de Lévis : « Il avoua loyalement qu'il n'avait pas été l'un des fervents se la première heure.Il lui fallut plusieurs années pour dissiper ses doutes et lui faire croire au succès final de l'œuvre.Mais les progrès constants de la caisse ont aisément triomphé de ses hésitations et ont dissipé ses dernières timidités.Aujourd'hui, il est heureux de se dire un enthousiaste croyant de la caisse »(9) Comme quoi même chez le clergé, l'adhésion à l'œuvre d'Alphonse Desjardins ne fût pas toujours unanime et spontanée .Mais ce manque de confiance de certains de ses compatriotes n'était rien, semble-t-il, comparativement à l'épreuve qui l'attendait, en 1905.Alors qu'il était à Ottawa, on rapporte que des voisins, ou d'autres inconnus, se rendirent chez sa femme semer dans l'esprit de cette dernière le (5) Jos Turmel.« De la petite histoire », dans Revue Desjardins, XXII, 2 (février 1 956) p.28.(6) Alphonse Desjardins.« La Caisse populaire », 4e édition, Montréal, École sociale populaire, nos 7 et 12, 1944, p.42.(7) Ibid.(8) Ibid.(9) ACPL.Procès-verbaux des assemblées générales annuelles des sociétaires de la Caisse populaire de Lévis, 16e réunion, 22 décembre 1912, pp.89-90.42 doute et la crainte.Ils soulevèrent le spectre de la faillite pour la Caisse populaire de Lévis et des difficultés financières pour la famille Desjardins.Sans protection légale, en effet, toute la responsabilité d'un échec financier reposa it sur les épaules du fondateur.Apeurée, Mme Desjardins se rendit trouver son mari à Ottawa et lui exposa ses craintes.Ce geste, plus que tout autre, devait frapper cruellement Desjardins .(10).Desjardins eut aussi à régler un autre problème délicat, problème issu des nombreuses pressions exercées sur lui : le problème de la police garantie que devait fournir, selon les règlements, tout gérant en fonction dans une caisse populaire (11).Au mois de septembre 1902, il en parla à une réunion du Conseil d'administration.Unanimement, celle-ci décida qu'il n'y avait pas lieu pour le moment d'imposer à la société une dépense qu'entraînerait l'achat d'une police d'assurance en garantie pour le gérant vu que ce dernier remplissait à ce moment-là ladite charge bénévolement et qu'il offrait « par sa position sociale et comme propriétaire d'immeubles, par son honorabilité et son honnêteté toutes les garanties désirables quant à la fidèle exécution de ses devoirs» (12).Nous ne savons pas exactement les circonstances qui ont amené Alphonse Desjardins à soulever cette question au Conseil, mais on peut croire que diverses pressions ont été faites sur lui en ce sens, par diverses personnes.Alphonse Desjardins, comme nous l'avons déjà mentionné, sans garantie légale, avait à supporter seul la responsabilité d'un échec financier possible.Et même si cela n'était pas pour se produire, le le gérant avait à manipuler l'argent que d'autres veuillaient bien lui confier.C'était une question de confiance, et il est possible que celle-ci fut mise en doute.(10) Anecdote citée par Cyrille Vaillancourt dans: «Alphonse Desjardins: fondation de la Caisse populaire de Lévis », dans Revue Desjardins, X, 1 (janvier 1 944) p.32 (11) Seul le poste de gérant, dans l'administration d'une caisse populaire pouvait être rétribué pour ses services.Desjardins avait toujours refusé le salaire qu'on lui offrait, à mainte occasions pour cette charte.(12) ACPI Procès-verbaux des réunions du Conseil d'administration de la CPL.Cahier 2, 8e réunion, 11 sept.1902, p.7.43 Cette question est revenue deux fois sur le tapis.Premièrement, le 24 décembre 1905, probablement à la suite de l'incident survenu avec sa femme au moment où il était absent de chez lui, afin de remplir ses fonctions de sténographe, à Ottawa.À cette réunion du Conseil d'administration, Alphonse Desjardins, qui, à titre de gérant avait en main les fonds de la caisse, souleva et soumit à nouveau la question du cautionnement qu'il devait fournir.Il invita les gens à se prononcer sur ce point «afin qu'il n'existe aucun malentendu sur un sujet aussi délicat pour lui surtout» (13).Les gens présents réaffirmèrent, encore une fois, leur confiance en son honorabilité.À titre de propriétaire d'immeubles, et de par le bénévolat de sa charge, il donnait toute les garanties que pourrait représenter une police d'assurances (14).C'est finalement à la réunion du 14 novembre 1906, qu'une résolution du Conseil devait mettre un terme à toute cette affaire.Ainsi, sur une prop- position de Joseph Carrier, appuyée par Pierre Ferland, il fut résolu « que la société prenne pour et au nom du gérant, M.Alphonse Desjardins, une police garantie au montant de trois mille piastres pour assurer une entière exactitude dans le maniement des fonds sociaux et protéger la société contre les conséquences de toute infidélité de nature à mettre en péril lesdits fonds » (15).Desjardins a donc rencontré, dès les débuts des opérations de la caisse populaire, de nombreuses difficultés.Par contre, malgré certaines défaillances morales bien compréhensibles, il n'a jamais douté du succès de son œuvre.Dès 1901, il pouvait dire à deux qui doutaient de l'existence pratique de la caisse populaire qu'elle vivait et vivait réellement : « Notre société fonctionne et continue à le faire d'une manière très satisfaisante, nous promettons le succès le plus complet pour l'avenir (.).Si nous comparons nos débuts avec ceux des sociétés semblables fondées en Eu- La première Caisse populaire Desjardins à Lévis.v-:* *' fi iPv .r PESt" A !& r‘ SSà - .ÏW* rope, il y a trente ou quarante-cinq ans, nous avons raison d'affirmer hardiment que, ce que nous avons accompli jusqu'à aujourd'hui dépasse de beaucoup ce que ces mêmes sociétés ont fait dans leur milieu respectif» (16).Cet optimisme d'Alphonse Desjardins, on le retrouvera dans tous ses discours et articles.Si Alphonse Desjardins eut à vivre des moments pénibles, d'autres moments lui amenèrent aussi des joies et un certain encouragement.Seul, Alphonse Desjardins n'aurait pu rien faire, mais il eut la chance d'avoir à ses côtés des amis dévoués, à qui il pouvait se confier aux heures les plus sombres de sa vie, et trouver tout le réconfort nécessaire à la continuité de son travail.Parmi les plus connus, il nous faut citer les abbés F.X.Gosselin, curé de Lévis, et Irénée Lecours, professeur au Collège de Lévis.Ce dont on a moins parlé, c'est du travail obscur mais régulier des tous premiers collaborateurs de Desjardins, certains mutualistes de Lévis, promus pour la plupart d'entre eux, au titre d'administrateur de la caisse populaire.Ce sont ces hommes qui, à mon avis, ont constitué l'armature de base de la société; ce sont eux qui, sous la direction d'Alphone Desjardins, organisèrent la caisse populaire et la firent fonctionner.Ils furent les propagandistes de la première heure, et nous parlons ici de cette propagande auprès du simple citoyen, futur sociétaire, qui viendra déposer son $0.10 ou son $0.25 et qui, par le fait même, assurera la réussite de la société.Ces hommes ont cru en l'œuvre d'Alphonse Desjardins, et ils n'ont pas hésité à sacrifier leur temps et leurs énergies.Alphonse Desjardins, afin d'aller remplir ses fonctions de sténographe officiel à la Chambre des Communes d'Ottawa, devait s'absenter fré- quemment de son poste de président-gérant à la Caisse populaire de Lévis.Aussi, durant son absence, fallait-il désigner un gérant temporaire pour que puissent continuer quotidiennement les opérations de la caisse.Dès le 25 janvier 1901, quelques jours seulement après l'ouverture des bureaux de la société, une réunion du Conseil d'administration prenait des mesures en ce sens et nommait F.X.Marceau, le secrétaire de la caisse populaire, provisoirement gérant à partir du 4 février, jour où Alphonse Desjardins devait partir.Arthur Demers et Joseph Lemieux, de leur côté, furent chargés de la perception des versements sur les parts sociales et Joseph Verrault, vice-président du Conseil, devait assurer l'intérim.Alphonse Desjardins s'absenta 4 mois et, en son absence, tous, semble-t-il, s'acquittèrent de leur fonction avez «zèle et assiduité».Il en fut de même en 1902 alors que Théophile Carrier était nommé gérant provisoire avec mission de s'occuper spécialement des opérations de prêts et escomptes de la société, et Arthur Demers chargé de recevoir et de déposer à la Caisse d'Économie de Notre-Dame de Québec, succursale de Lévis, les fonds de la Caisse populaire de Lévis et de tenir les écritures de la comptabilité (17).Outre ces hommes, Alphonse Desjardins eut aussi à ses côtés quelqu'un en qui, plus que tout tout autre, il pouvait avoir entièrement confiance.C'était sa propre femme; Dorimène Desjardins.Effectivement, elle se montra toujours sa collaboratrice la plus dévouée.La part de Mme Desjardins dans le succès des caisses fut considérable.En 1902 et 1903, elle consacra plus de trente-trois semaines de son temps à la gérance de la seule Caisse populaire de Lévis (1 8).(13) AC PL.Procès-verbaux du Conseil d'administration, cahier n° 2, 1 ère réunion, 24 décembre 1905, p.65.(14) Ibid., p.66.(15) Ibid., 7 e réunion, 14 novembre 1 906, p.12.N'oublions pas que la Loi suri es syndicats coopératifs était votée depuis le 9 mars 1906.Peut-être qu'alors Desjardins a-t-il simplement voulu légaliser sa situation.(16) ACPL.Procès-verbaux des assemblées générales des sociétaires, 2e assemblée, 5 août 1901.(17) Durant les absences prolongées d'Alphonse Desjardins, le Conseil d'administration de la Caisse populaire de Lévis ne tenait aucune réunion.Ainsi, en 1 904, la 5e réunion eut lieu le 2 mars et la 6e réunion le 8 septembre donc un écart de 6 mois entre ces deux réunions correspondant à la durée de l'absence de Desjardins.De même en 1905: 1ère réunion le 4 janvier, 2e réunion le 24 octobre : écart d'un peu plus de 9 mois.(18) ACPL.Procès-verbaux du Conseil d'administration, cahier n° 2, 14 janvier 1904, p.37.45 En 1904, elle fut autorisée à signer au nom du du gérant tous les reçus et les chèques de la caisse populaire, à effectuer les dépôts en surplus à la banque, à faire les opérations du prêt des clients ordinaires, à consentir les avances temporaires aux sociétaires jusqu'à concurrence de 80% de leur avoir social, etc.(19).Ses services furent tels qu'à la fin de l'année, le Conseil d'administration n'a pu s'empêcher de lui voter une indemnité de 100 dollars: « La susdite somme étant votée non pas comme l'expression de la valeur des services rendus, mais plutôt comme une bien modeste indemnité pour le travail fait ; le Conseil tenant ainsi à manifester sa haute appréciation et celle de tous les sociétaires de ces services et de la reconnaissance qu'ils méritent » (20).Parmi les jours heureux de la Caisse populaire de Lévis, il ne faut pas oublier de mentionner les divers témoignages de confiance et d'estime qui parvinrent à Desjardins de la part de diverses personnalités publiques de l'époque.À ses débuts, la caisse n'avait pas les moyens de faire imprimer ses règlements et déjà beaucoup de gens les réclamaient.Il arriva, dès lors, vers la fin de l'année 1901, que l'honorable Adélard Turgeon, membre du gouvernement Parent et secrétaire de la province de Québec (21 ), fit voter unanimement par l'Assemblée Législative l'impression à 8,000 exemplaires, en anglais et en français, aux frais du gouvernement, des Statuts et Règlements de la Caisse populaire de Lévis.Une centaine de copies de ceux-ci furent remises à Alphonse Desjardins.Ce coup de chance prit aux yeux d'Alphonse Desjardins et de tous les intéressés à l'œuvre une importance considérable: « Cet acte de générosité si bien inspiré, et la consécration en quelque sorte quasi officielle — à coup sûr, officieuse — qu'il comporte pour notre existence sociale, puisqu'on en reconnaît le caractère d'utilité publique, est la plus éclatante comme la plus flatteuse approbation que nous pouvions ambitionner pour nos efforts et notre initiative hardie dans un genre d'entreprise inconnue au Canada, et même dans les Amériques » (22).Depuis la fondation de la caisse populaire, une grandes préoccupations d'Alphonse Desjardins avait été d'assurer l'existence légale de son entreprise.Après quelques vaines tentatives effectuées auprès du Gouvernement fédéral, c'est finalement le Gouvernement provincial qui la lui accorda.En effet, grâce à l'initiative de l'honorable Lomer Gouin, premier ministre de la province, le 9 mars 1906, le parlement provincial sanctionnait à l'unanimité la loi des syndicats coopératifs qui accordait droit de cité et protection juridique aux associations coopératives partout dans la province (23).Alphonse Desjardins exultait! « C'est l'approbation la plus flatteuse que nous puissions rêver, puisqu'elle nous vient de l'autorité publique la plus élevée que nous ayons dans notre province (.).Nous avons raison d'être fiers de cet éclatant témoignage en faveur de notre société » (24).Entre-temps, Alphonse Desjardins s'efforcait d'obtenir l'adhésion des autorités religieuses et civiles comme sociétaires de la caisse.Comme nous le signale Yves Roby, il y mit beaucoup d'insistance (25).En fin de compte, NNSS Bégin et Roy, le gouverneur-général Lord Grey, Sir C.A.Pelletier, lieutenant-gouverneur de la province de Québec, et Lomer Gouin, premier-ministre, acceptèrent de devenir sociétaires de la Caise populaire de Lévis.C'est le 5 mars 1907 que Lord Grey vint offrir son précieux témoignage au Commandeur Desjardins en devenant sociétaire de la caisse populaire.Président de l'Alliance Coopérative Internationale, (19) ACPL.Procès-verbaux du Conseil d'administration, 2 mars 1904, pp.44-45-46.(20) Ibid., 24 octobre 1905, pp.58-59.(21 ) L'honorable Adélard Turgeon avait souscrit 25 parts à la caisse le 23 décembre 1 900.(22) ACPL.Procès-verbaux des assemblées générales annuelles, 12 décembre 1901.(23) CED.VII, 1906, C.33, Statuts du Québec, pp.134-143.(24) Propos tenus à l'assemblée spéciale des sociétaires à la caisse tenue le 27 septembre 1906.ACPL.Procès-verbaux des assemblées générales des sociétaires.(25) Cf.Roby Yves, Alphonse Desjardins et les caisses populaires, 1854-1920, Montréal, Fides, 1964, p.90, note 12.Roby affirme que de telles adhésions n'ont pas été spontanées.« Desjardins exploita avec habileté, dans ses conférences et dans ses articles, le concours soi-disant spontané de ces personnages au nom prestigieux, ibid.p.90.46 il s'était intéressé très tôt aux travaux d'Alphonse Desjardins.D'ailleurs, il devait, par la suite, l'appuyer à Ottawa alors qu'Alphonse Desjardins cherchait à établir solidement son organisme par une législation.Le jour de sa visite à la caisse, il prit une part de $5.00 et paya les frais d'entrée: 10 sous.A l'automne de la même année, le 25 septembre, il déposa $5.00 à son compte puis, le 7 octobre, $1.00 (26).En 1908, ce fut au tour du lieutenant-gouverneur de la province, Sir C.A.Pelletier, à venir oâ I donner une nouvelle preuve de confiance à la caisse.En effet, le 3 décembre, il s'inscrivait mais I comme sociétaire de la caisse.Il ne manquait plus qu'une adhésion, celle de l'autorité religieuse.Au mois de janvier 1909, ce sera chose faite, car le Cardinal Bégin, après une visite au local de la caisse populaire, s'inscrivait à son tour comme sociétaire et souscrivait dix parts sociales.A l'assemblée générale de 1911, les sociétaires de la Caisse populaire de Lévis, en reconnaissance du geste posé à leur égard, décernèrent le titre de patron de la Caisse populaire de Lévis à Mgr Bégin et de président d'honneur à Lord Grey.Alphonse Desjardins n'allait pas non plus être oublié : on lui conféra le titre de président-fondateur.(26) Aujourd'hui, l'état de compte de Lord Grey se lit comme suit part sociale: $ 5.00 épargne: $106.02 La Caisse populaire de Lévis .Aujourd'hui f r- • 47 48 Périodiques sur les coopératives Louise Tremblay, Chef du Centre de documentation Les revues et journaux traitant de la coopération, quoique peu nombreux au Québec, offrent un grand intérêt pour connaître les diverses expériences dans ce domaine.Notre recherche bibliographique nous amène à vous présenter une liste sommaire de ces documents publiés au Québec et dans différents pays.La plupart de ces documents sont disponibles au Centre de documentation de la Fédération ou à la bibliothèque des Hautes Études Commerciales, 5255 ave Decelles, Montréal.ACTUEL DÉVELOPPEMENT 110, rue de l'Université 75340 Paris, France AGRICULTURAL CO-OPERATIVE BULLETIN International Cooperative Alliance 11 Upper Grosvenor Street London W1X2PA England ANNALES DE L'ÉCONOMIE COLLECTIVE C.I.R.I.E.C.45 Quai de Rome 4000 Liège, Belgique ARCHIVES INTERNATIONALES DE SOCIOLOGIE DE LA COOPÉRATION ET DU DÉVELOPPEMENT Bureau d'études coopératives et communautaires 7, avenue Franco-Russe Paris Vile, France AUTOGESTION, ÉTUDES, DÉBATS, DOCUMENT 12, Avenue du Maine, Paris 1 5e, France LE BULLETIN COOPÉRATIF AGRICOLE Cooperative News Service International Cooperative Alliance 11 Upper Grosvenor Street London W1X9PA England BULLETIN DE LA FÉDÉRATION DE MONTRÉAL DES CAISSES DESJARDINS Fédération de Montréal des Caisses Desjardins 1405 Henri Bourassa Est Montréal, Qué.BULLETIN D'INFORMATIONS COOPÉRATIVES DU CAMEROUN Ministère de l'Agriculture Direction de la Coopération et de la Mutualité B.P.440 Yaoundé, Cameroun LES CAHIERS COOPÉRATIFS F.N.C.C.135, rue de la Loi 1040 Bruxelles, Belgique LES CAHIERS DE CRÉDIT MUTUEL Coopérative de Presse Rurale et Urbaine Raiffeisen 1, rue Paul Muller-Simonis Strasbourg, France CAHIERS DE DOCUMENTATION INTERCOOPÉRATIVE Maison des Études Coopératives 7, avenue Franco-Russe 75007 Paris, France CAISSE D'ÉCONOMIE Fédération des Caisses d'économie du Québec 5705 est, rue Sherbrooke Montréal, Qué.CARTEL Revue trimestrielle International Cooperative Alliance 11 Upper Grosvenor Street London W1X9PA England CITÉS-COOP Société Nationale des Cités coopératives 76, avenue de St-Mandé 7501 2 Paris, France CONTACT Cooperative Insurance Service Ltd 1 920 College Ave Regina, Saskatchewan, Canada CO-OP ACTIVITY Co-op Education Guild Inc.New York, U.S.A.CO-OP BULLETIN HABITAT Comité International de l'habitation coopérative HSB, Fack S-100 21 Stockholm 1 8, Suède COOP COMMENTARY Cooperative Union of Canada 111 Sparks Street Ottawa, Ont., Canada COOPÉRATEUR Secrétariat Permanent des Clubs de Consommation 445, St-François-Xavier Montréal, Qué.LE COOPÉRATEUR AGRICOLE Coopérative Fédérée du Québec B.P.500 Station Youville Montréal LE COOPÉRATEUR DE FRANCE 4, rue Martel 7501 0 Paris, France LE COOPÉRATEUR TCHÉCOSLOVAQUE I Prague 8 Sokolovska 140 Tchekoslovakia LA COOPÉRATION AGRICOLE Centre national de la coopération agricole 14, rue Armand-Moisant 75740 Paris, France LA COOPÉRATION DE PRODUCTION Confédération générale des S.C.O.P.88, rue de Courcelles Paris 8e, France COOPERATION, DISTRIBUTION, (CONSOMMATION, Ant.: Coopération S.C.E.L 89, rue La Boétie 75008 Paris, France COOPÉRATION NOUVELLE, Ant.: Notes coopératives Fédération nationale des Coopératives chrétiennes 135, rue de la Loi il 040 Bruxelles, Belgique COOPÉRATIVE ACCOUNTANT National Society of Accountant for Cooperatives P.O.Box 4765 Duke Station Durham, N.C.27706 COOPERATIVE CONSUMER Editorial Office Consumer Press Ltd.401, 22nd Street east, P.O.Box 1050 Saskatoon, Saskatchewan, Canada COOPERATIVE HOUSING COMMENTARY Central Mortgage & Housing Corp.Ottawa, Ont., Canada COOPERATIVE INFORMATION BULLETIN Vaikunth Mehta National Institute of Cooperative Management India COOPERATIVE MANAGEMENT AND MARKETING Cooperative Press Ltd 418 Chester Road Manchester Ml 6 9HP England COOPERATIVE NEWS SERVICE International Cooperative Alliance 11 Upper Grosvenor Street London W1X9PA England COOPERATIVE REVIEW Cooperative Union Manchester COOPERATIVE REVIEW PAKISTAN West Pakistan Co-operative Union Lahore, Pakistan CO-OPERATIVE SCIENTIFIC QUARTERLY (english version) Institute for the Supreme Co-operative Council Warsaw, Poland COOPÉRATIVES DU QUÉBEC, Statistiques financières Bureau de la Statistique Ministère de l'Industrie et du Commerce Gouvernement du Québec Québec, Qué.CO-OPERATIVES QUARTERLY Cooperative Bank of Taiwan Taipei, Formose THE COOPERATOR National Cooperative Union of India New Delhi India COOP-HABITAT Fédération Nationale des Sociétés Coopératives d'H.L.M.20, rue de Richelieu 7500 Paris, France COOP-PÊCHE Pêcheurs Unis du Québec C.P.1100 Station Youville Montréal CREDIT UNION DIGEST California Credit Union League 2322 So.Garey Avenue Pomona, Ca.91766, U.S.A.THE CREDIT UNION EXECUTIVE The Credit Union Executive c/o Publications Department Credit Union National Association Inc.P.O.Box 431, Madison, Wisconsin 53701, U.S.A.THE CREDIT UNION MAGAZINE The Credit Union National Association Inc., P.O.Box 431, Madison, Wisconsin 53701, U.S.A.CREDIT UNIONS IN CANADA Economies Branch Department of Agriculture Government of Canada Ottawa, Ont., Canada DIGEST DE LA PRESSE COOPERATIVE International Cooperative Alliance 11 Upper Grosvenor Street London W1X9PA England ÉCONOMIE AGRICOLE 61, rue La Fayette 75009 Paris, France ÉCONOMIE COOPÉRATIVE Union du Crédit coopératif et du Centre pour le développement de la coopération 18 bis, avenue Hoche 75008 Paris, France ENSEMBLE Conseil de la coopération du Québec 2030, boul.du Père Lelièvre Québec, Qué.ENTERPRISE B.C.Central Credit Union 125 east, 8th Avenue Vancouver 10, B.C.Canada ENTRAIDE Fédération des Caisses d'entraide économique 540, rue Sacré-Cœur Alma, Qué.EVERYBODY'S MONEY (Can.ed.) Credit Union National Association Box 800 Toronto, Ont.Canada INDIAN COOPERATIVE REVIEW National Cooperative Union of India New Delhi India INDIA REVIEW OF PUBLIC AND COOPERATIVE ECONOMY New Delhi, India INFORMATIONS COOPERATIVES Bureau International du Travail Service des Institutions coopératives rurales & similaires CH 1211 Geneva, Suisse INFORMATIONS COOPÉRATIVES Institut des Études Coopératives Paris, France INTERNATIONAL JOURNAL OF COOPERATIVE DEVELOPMENT REVISTA INTERNATIONAL DE DESARROLO COOPERATIVO Univ.Center for Cooperatives 524 Lowell Hall 61 0 Langton St.Madison, Wisconsin, U.S.A INTRODUCTION TO THE BIBLIOGRAPHY OF CO-OPERATIVE LITERATURE C.Kamp Albert Schweitzerplaats 679 Rotterdam 3014, Holland ISRAEL CO-OPERATIVE NEWSLETTER Ministry of Labour Jerusalem JOURNAL CAISSE Fédération de Montréal des Caisses Desjardins 1405 est, boul.Henri-Bourassa Montréal JOURNAL DES CAISSES D'ÉPARGNE Union nationale des Caisses d'épargne de France 5, rue Masseran Paris Vile, France K F INTERNATIONAL DEPT.NEWSLETTER K F International Department S-10465 Stockholm 15, Suède LIBRADOC Working Party of Co-operative Librarians and Documentation Officers International Cooperative Alliance 11 Upper Grosvenor Street London W1X9PA England MA CAISSE POPULAIRE Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins 150, avenue des Commandeurs Lévis, Qué.MADRAS JOURNAL OF COOPERATION The Tamilnadu Cooperative Union Madras, India MANITOBA COOPERATOR Manitoba Cooperatoi 908-220 Portage Avenue Winnipeg R3C 0A5 LE MONDE DES CAISSES D'ÉPARGNE Institut international des Caisses d'épargne 1 -3, rue Albert-Gos 1206 Genève, Suisse MONTHLY NEWS OF CO-OPERATIVE COMMUNITIES North American Student Cooperative Organisation Guelph, Ont.NOUA QUARTERLY U.S.National Credit Union Administration 2025 M.Street N.W.Washington, D.C.20456, U.S.A.THE NEW HARBENGER: A JOURNAL OF THE COOPERATIVE MOVEMENT North American Student Cooperative Organization Box 1301 Ann Arbor, Michigan, U.S.A.NEWS FOR FARMER CO-OPERATIVES U.S.Department of Agriculture (Farmer Coopeiative Service) Washington, D.C., 20250, U.S.A.NORRIS MEMORIAL LIBRARY NEWSLETTER National Rural Electric Co-operative Asrociation Washington, D.C., U.S.A.NOUVELLES DE L'ÉCONOMIE COLLECTIVE Section française du C.I.R.I.E.C.Paris, France NOUVELLES DU C.I.R.I.E.C.45, Quai de Rome 4000 Liège, Belgique NOUVELLES UCO United Co-operatives of Ontario C.P.527 Mississauga, Ontario THE PARENT CO-OPERATIVE NEWSLETTER Parent Cooperative Preschools International Québec (Baie d'Urfé) Qué.PHILIPPINE CO-OPERATIVE ADVOCATE Central Co-Operative Educational Board Manila, Philippines POLISH COOPERATIVE REVIEW Supreme Cooperative Council Jasna I 00-013 Warsaw, Poland 51 PUBLIC AND COOPERATIVE ENTERPRISE G.B.House of Common London, England QUESTIONS ACTUELLES DU SOCIALISME 11 00 Belgrade Trg Marksa i Engelsa 11 P.P.576 RÉFORME AGRAIRE, COLONISATION ET COOPÉRATIVES AGRICOLES Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture Rome, Italie UNID-D Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins I 50 avenue des Commandeurs Lévis, Qué.REVUE CANADIENNE D'ÉCONOMIE PUBLIQUE ET COOPÉRATIVE Ant.: Revue du Canadien C.I.R.I.E.C.Département d'économie.Sir George Williams University 1455, boul.de Maisonneuve Montréal, Qué.REVUE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE International Cooperative Alliance II Upper Grosvenor Street London W1X9PA England REVUE DE LA COOPÉRATION SCOLAIRE Office Central de la coopération à l'école 101 bis, rue du Ranelagh 7501 6 Paris, France REVUE DES ÉTUDES COOPÉRATIVES Institut français de la coopération 7, avenue Franco-Russe Parie 7e, France REVUE DESJARDINS Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins 150, avenue des Commandeurs Lévis, Qué.REVUE DU CENTROSOYOUZ Union Centrale des Sociétés de Consommât de l'U.R.S.S.121 165 35, rue Stoudentcheskaia Moscou, U.R.S.S.SERVICE DES NOUVELLES DE LA COOPÉRATION International Cooperative Alliance London W1X 9PA, England UNION AGRICULTURE 29, ave Mac-Mahon Paris 1 7e, France LE RÉVEIL DU CONSOMMATEUR IPIC, Bureau 108, 600 est, boul.Métropolitain, Montréal, Qué.HIS 1B2 Errata LA REVUE H «2 1075 ¦ Dans le dernier numéro de la Revue Desjardins (vol.41, n° 2, 1975) plusieurs erreurs se sont glissées dans les articles écrits par M.Robert Bourbeau.Liste des erreurs relevées dans le 1er texte (Regards sur la démographie .) PAGE 10, 4e LIGNE (1er PARAGRAPHE) On devrait lire «interaction» à la place de « intersection ».PAGE 11, TABLEAU 1 Ce tableau contient plusieurs erreurs de chiffres.Nous le reprenons ci-contre.PAGE 12, 3e PARAGRAPHE 6e ligne: «29.1%0 à 14.5%0» au lieu de «29.1% à 14.5%» Liste des erreurs relevées dans le 2e texte (Croissance du nombre des membres) PAGE 15, TABLEAU 1 Année 1957, le % de croissance est de 4.5 au lieu de 4.4 PAGE 17, TABLEAU 2 Année 1957, le total est de 967,754 au lieu de 967,745 Année 1964, le total est de 1,578,654 au lieu de 1,578,645 PAGE 18, TABLEAU 3 Années (2e colonne) remplacer 1965 par 1956 PAGE 20, Ire LIGNE On devrait lire «périodes 1951-61 et 1961-71 » au lieu de «périodes 1951-61 et 1961-74» PAGE 21, TABLEAU 5 Groupes d'âges: le 1er groupe d'âges est « 0-14 » au lieu de « 9-14 » PAGE 21, TABLEAU 6 Colonne (3) (Indice p.r.pop.totale) L'indice du groupe d'âges 35-44 ans est de 59.1 au lieu de 49.1 PAGE 24, TABLEAU 9 Hypothèse B, colonne Nb.de membres 1 re ligne Année 1975.Lire 3,453,860 au lieu de 3,435,860 PAGE 24, TABLEAU 9 Féd.de Québec des C.P.Croissance (%) Année 1978.Lire 4.9 au lieu de 5.9 PAGE 24, TABLEAU 10 Colonne Nb.de membres, Groupes d'âges 55-64.Lire 410,775 au lieu de 419,775.53 CJ1 TABLEAU 1 : BILANS DÉMOGRAPHIQUES ANNUELS DU QUÉBEC, 1951 à 1972.Unité 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 Population au 1 er janv.'000 4,020 4,125 4,229 4,338 4,453 4,582 4,710 4,848 4,974 5,093 5,210 Population au 1 er juin '000 4,056 4,174 4,269 4,388 4,517 4,628 4,769 4,904 5,024 5,142 5,259 Nombre de mariages 35,704 35,374 35,968 35,516 35,356 37,290 37,135 36,229 37,124 36,211 35,943 Nombre de naissances 123,254 128,118 130,848 136,365 136,492 138,839 144,687 143,799 144,520 141,291 139,910 Nombre de décès 34,900 34,854 34,469 33,169 33 952 35,042 36,234 35,774 36,390 35,129 37,044 Accroissement naturel 88,354 93,264 96,379 103,196 102,540 103,797 108,453 108,025 108,130 106,162 102,866 Solde migratoire + 16,646 + 10,736 + 12,621 + 11,804 + 26,460 + 24,203 + 29,547 + 17,975 + 10,970 + 10,838 + 11,134 Accroissement total '000 105 104 109 115 129 128 138 126 119 117 114 Immigration étrangère 46,033 35,318 34,294 28,419 32,117 31,396 55,073 28,443 24,816 25,774 16,920 Émigration nationale 29,387 24,582 21,673 16,615 5,657 7,143 25 526 10,468 13,846 14,936 5 786 Taux de nuptialité %o 8.8 8.5 8.4 8.1 7.8 8.1 7.8 7.4 7.4 7.0 6.8 Taux de natalité O/ /oo 30.4 30.7 30.9 31.1 30.2 30.3 30.3 29.3 29.1 27.5 26.7 Taux de mortalité Taux d'accroissement O/ /oo 8.6 8.4 8.1 7.6 7.5 7.6 7.6 7.3 7.2 6.8 7.0 naturel 7oo 21.8 22.3 22.8 23.5 22.7 22.7 22.7 22.0 21.9 20.7 19.7 Unité 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 Population au 1er janv.'000 5,324 5,435 5,541 5,643 5,740 5,833 5,910 5,962 6,004 6,023 6,047 Population au 1 er juin '000 5,371 5,481 5,584 5,685 5,781 5,868 5,927 5,984 6,013 6,030 6,059 Nombre de mariages 37,038 37,358 39,400 40,893 444 41 46,275 46,004 47 545 49,606 49,695 53,830 Nombre de naissances 138,219 136,547 133,923 123,339 112,843 104,679 100,724 99,642 96,680 93,681 87,934 Nombre de décès 37,142 38,217 37,552 38,534 38,680 38,665 39,537 40,103 40,392 40,738 42,511 Accroissement naturel 101,077 98,530 96,371 84,805 74,163 66,014 61,187 59,539 56,288 52,943 45,623 Solde migratoire + 9,923 +7,670 + 5,629 + 12,195 + 18,837 + 10,986 -9,187 -17,539 -37,288 -28,943 -20,623 Accroissement total '000 111 106 102 97 93 77 52 42 19 24 25 Immigration étrangère 19,132 23,264 25,973 30,346 39,198 45,717 35,481 28,230 23,261 19,222 18,592 Émigration nationale 9,209 15,594 20,344 18,151 20,361 34,531 44,668 45,769 60,549 48,165 39,215 Taux de nuptialité O/ /oo 6.9 6.8 7.1 7.2 7.7 7.9 7.8 7.9 8.3 8.2 8.9 Taux de natalité O/ /oo 25.8 24.9 24.0 21.7 19.5 17.8 17.0 16.7 16.1 15.5 14.5 Taux de mortalité Taux d'accroissement O/ /oo 6.9 7.0 6.7 6.8 6.7 6.6 6.7 6.7 6.8 6.8 7.0 naturel °/ /oo 18.9 17.9 17.3 14.9 12.8 11.2 10.3 10.0 9.3 8.7 7.5 Sources: a) b) c) Population: La population au 1er juin est l'estimation du B.F.S., publiée dans Population estimative du Canada par province (91-201), La population au 1 er janvier a été obtenue par interpolation linéaire.Mariages, naissances et décès: Statistiques de l'État civil (84-202), B.F.S.Naissances différées: Registre de population du Québec, sept.1974.Immigration étrangère.Ministère de la Main-d'œuvre et de l'Immigration, Statistiques de l'immigration, Ottawa, diverses années. REÇU L.E 11 JUIl, 1975 BIBLIOTHÈQUE nationale du QUÉBEC IMPRIMÉ AU CAN,
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