Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1976, Vol. 42, no 2
LA REVUE 99999999999^ LA REVUE ¦ «2 IQVS Wmm Tricofil, usine appartenant aux travailleurs qui y oeuvrent quotidiennement.Odette Duchesne a cherché à mettre en valeur le «travail quotidien », la productivité, des « tricofiliens ».Solidarité: «Campagne Tricofil, Saint-Jérôme, P.Q.» VOLUME 42 N° 2 1976 SOMMAIRE Des réflexions sur des sujets difficiles mais d'une importance fondamentale .3 — Alfred Rouleau Quelques statistiques concernant le dernier exercice financier.8 Société d'investissement Desjardins: bientôt sur le marché financier québécois et canadien! .9 LE PRIX ANNUEL DESJARDINS 1976: Encouragement au Centre de Relèvement et d'information sociale de Victoriaville.10 • Le Centre de Relèvement et d'information sociale de Victoriaville.11 • Le club d'endossement: une idée originale.11 • La Société d'Exploitation des Ressources de la Vallée Inc.(Amqui) .12 • Coopérative de développement agro-forestier du Témiscouata (JAL) .13 • Société populaire Tricofil (Saint-Jérôme).13 — Michel Beauchamp Entrevue avec Daniel Wermenlinger.Le Complexe Desjardins: un point de mire! .14 — Michel Beauchamp LA REVUE DESJARDINS est l'organe officiel de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, 150, avenue des Commandeurs, Lévis, Québec, Canada.Ce numéro est tiré à 21,000 exemplaires.Il est imprimé aux ateliers Charrier & Dugal (1965) Limitée.Le prix de l'abonnement annuel est de $4.00.Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe, permis n 110.Port payé à Québec.ISSN 0035-2284 DIRECTION / COMMUNICATIONS: MADELEINE JOUBERT RESPONSABLE DE LA RÉDACTION: MICHEL BEAUCHAMP COLLABORATION / RÉDACTION: DENISE BOUTIN MAQUETTISTE: ODETTE DUCHESNE DROITS ET RESPONSABILITÉS Il n'existe aucun droit de reproduction ou de traduction pour les articles de cette Revue.Par ailleurs, les éditeurs vous seraient reconnaissants de bien vouloir identifier la source quand vous prendrez la liberté de nous reproduire.L'administration et la gestion des coopératives.18 — Gilles Châtillon Caisse populaire de Mont-Laurier: le réinvestissement local.24 — Michel Beauchamp L'assemblée générale est-elle souveraine?.28 — Rita Bédard L'épargne des particuliers au Québec et celle confiée aux institutions financières .31 — Auguste Roy La Sauvegarde: un chaînon dans l'économie coopérative .40 Les opinions émises dans les articles publiés pour La Revue Desjardins n'engagent que la responsabilité de leur auteur.DÉPÔTS LÉGAUX: Bibliothèque nationale du Québec, Montréal.Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa.Enracinement et développement futur.42 En bref .43 2 y?Des réflexions sur des sujets difficiles mais d’une importance fondamentale .Alfred Rouleau président, La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins Nous avons entrepris, depuis un an, des réflexions sur des sujets difficiles mais d'une importance capitale pour l'avenir du Mouvement et de la coopération.Par exemple, un colloque tenu en septembre dernier a réuni les dirigeants des Unions régionales et des Institutions pour étudier le Rapport Parenteau sur les relations de l'État et du mouvement coopératif, et sur ses responsabilités envers le développement coopératif.Deux' documents, l'un sur la consommation et l'autre sur l'habitation ont été déposés au Conseil d'administration.Jusqu'à maintenant, les Caisses populaires ont connu un développement considérable.Leur organisation décentralisée a su répondre de façon remarquable aux besoins financiers individuels de leurs membres.La confiance qu'elles se sont méritée, comme nous le démontrent leurs résultats, indique bien que les Québécois, dans l'ensemble, y ont trouvé réponse à leurs besoins.Cependant, on sait que, parallèlement à ce développement, d'autres types de caisses d'épargne et de crédit sont nés pour répondre à des besoins particuliers exprimés par des segments significatifs de la population.Savoir s'adapter Le fait qu'elles soient des coopératives, donc des organismes dont la principale préoccupation doit être le service aux membres, nous amène à poser la question: Pourquoi ces nouveaux types de caisses d'épargne et de crédit?Aurait-on, à certains moments, manqué de .clairvoyance nécessaire pour déceler, dans des phénomènes nouveaux à l'époque, les tendances qui passeraient l'épreuve du temps et fourniraient des opportunités valables de développement?A-t-on eu trop d'attachement pour certaines modalités d'organisation, au détriment des objectifs de service qu'elles devaient remplir?Pourtant, Alphonse Desjardins insista sur la nécessité première de leur parfaite adaptation.« Ce qu'il importe de faire par dessus tout pour assurer le succès de telles associations, écrivait-il, c'est de les adapter parfaitement aux besoins, aux circonstances et même aux désirs des classes populaires ».H WW W \ ^ * Extraits d'une allocution prononcée lors de l'assemblée générale annuelle de la F.Q.C.P.D.3 EDITEUR OFFICIEL DU QUEBEC V (f.Vous aurez compris que mon intention est moins d'attirer l'attention sur le passé que de susciter des réflexions sur la situation présente et pour mieux comprendre et agir dans l'avenir.Les responsabilités que les dirigeants du Mouvement des Caisses populaires Desjardins exercent comme mandataires de plus de 3,300,000 Québécois, leur imposent un devoir de lucidité, que rend plus nécessaire encore la confusion qui prévaut dans notre société actuelle.Ils ont à déceler les éléments positifs de la situation et à dégager, parmi les courants populaires, ceux qui vont demeurer comme l'expression de besoins réels et qui méritent d'être encouragés.On ne peut nier la grande faveur populaire que connaît la formule coopérative depuis quelques années au Québec.D'après le « Québec Coopératif 1975 », publié par le Conseil de la Coopération, sur 2,700 coopératives existantes au 30 juin 1974, près de 10% avaient moins de 5 années d'existence.Les coopératives naissent, souvent dans des domaines jusqu'alors inexplorés, à un rythme de 60 à 80 par année.Quand on songe à la somme considérable d'énergies et de temps qu'il faut pour fonder une coopérative et au nombre de personnes qu'il faut recruter par la suite, on doit admettre que la formule coopérative suscite beaucoup d'intérêts chez la population, comme moyen de répondre à des besoins essentiels.Habitation, consommation et initiatives populaires À l'heure actuelle, le Mouvement des Caisses populaires Desjardins assume-t-il toutes ses responsabilités à l'égard du problème aigu de l'habitation?Devrions-nous continuer à nous limiter à faire des prêts hypothécaires qui, très souvent, ne rejoignent pas la catégorie de personnes qui ont vraiment des difficultés à se loger?Sommes-nous équipés pour aider les projets de groupes de citoyens qui cherchent des moyens pour régler leurs problèmes de logement, en essayant de bénéficier des nouveaux avantages qu'offrent les lois.N'avons-nous pas, en ce domaine, une responsabilité collective qu'une Caisse populaire, une Union régionale, ou une Institution ne peut assumer seule, mais qu'en tant que Mouvement il nous serait finalement possible de remplir?Les mêmes questions se posent au sujet du secteur de la consommation.De la même façon que pour l'épargne et le crédit, le Mouvement des Caisses populaires Desjardins k&i" mm ’XX -X, ¦ ' .y/.r-.V •• r ' ¦ - 1 ^ ' I __ .•; .«J r aurait tout intérêt à ce que les consommateurs se regroupent, pour la mise en commun de leur pouvoir d'achat et la défense de leurs intérêts.N'est-ce pas un autre moyen de favoriser l'épargne, en permettant des économies?Tout le monde est à même de constater le nombre de plus en plus grand d'initiatives populaires, qui témoignent de la volonté de groupes de citoyens de prendre en main leurs propres responsabilités, dans la recherche de solutions à leurs problèmes.Nous ne pouvons laisser se multiplier indéfiniment des espoirs déçus.Définitivement, ces groupes ont besoin d'assistance et nous ne pourrons jamais nous récuser, en niant toute responsabilité.Nous parlons souvent de la Société d'investissement Desjardins comme d'un organisme susceptible de venir en aide au développement des coopératives.Même si elle veut aider aussi bien les coopératives que les compagnies à capital-actions, il semble bien qu'elle ne pourra le faire que sous forme de prêts garantis par des valeurs mobilières ou immobilières et de service-conseil.Sur le plan des investissements, elle ne peut pas penser à devenir « actionnaire » d'entreprises coopératives et espérer obtenir des dividendes et une appréciation du capital investi.D'une part, les coopératives visent à donner de meilleurs services, au meilleur coût, et elles n'ont pas, par conséquent, pour objectif premier l'accroissement de l'avoir des membres.D'autre part, pour les coopératives nouvelles surtout, la faiblesse de leurs mises de fonds et un avoir propre insuffisant limitent leurs capacités d'emprunt.4 Pourtant, si nous voulons répondre aux attentes exprimées de façon collective par les hommes de notre temps et demeurer fidèles à toute la mission qu'Alphonse Desjardins assignait à son mouvement, il va nous falloir innover.Quand Desjardins disait que « la Caisse doit servir de foyer générateur des autres associations, parce que les ressources qu'elle leur apporterait seraient essentielles à leur début et à leur bonne marche ensuite », il donnait une orientation, mais il ne pouvait décrire par quels mécanismes s'accomplirait cette action des Caisses.C'est à nous, aujourd'hui, d'inventer d'autres moyens d'intervention.La création de la Société de développement coopératif et d'un bureau de consultants, que nous avons proposée lors des assemblées annuelles de 1974, apportera, nous l'espérons, une solution, sinon totale, au moins partielle, à différents besoins exprimés par des groupes de citoyens ou de travailleurs qui veulent utiliser la formule coopérative.Nous souhaitons que le comité, composé de représentants du Ministère des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières et du Conseil de la coopération puisse déboucher rapidement sur des recommandations qui pourront se traduire dans le courant de l'année par un projet de législation.Malgré tout, nous croyons que le Mouvement des Caisses populaires Desjardins sera toujours confronté avec certains projets particuliers, parfois très audacieux ou innovateurs et où il devra tenter des expériences.Dans une telle perspective, ne serait-il pas possible de créer un fonds par des contributions volontaires des Caisses populaires et même des membres.Même s'il ne peut être question, pour aucune Caisse populaire, aucune Union régionale, aucune Institution de mettre en danger sa rentabilité par des engagements généreux mais trop risqués, par contre, il est possible de faire en groupe ce qui n'est pas possible individuellement.En vérité, nous exprimons ici une suggestion qui nous est venue très souvent de dirigeants, qui étaient conscients que nous avions, dans certaines circonstances, un rôle à jouer mais que nous ne pouvions pas le faire par les moyens habituels.Dans un même ordre d'idées, les Caisses populaires, comme parties constituantes du Mouvement, possèdent des institutions qui offrent d'autres services et complètent ainsi ceux qu'elles dispensent.Il nous semble aujourd'hui que nous sommes arrivés au moment de nous demander ïm'Â dans quelle mesure les services offerts par les Institutions devraient être davantage accessibles, et possiblement à un coût moindre, par la voie des Caisses populaires.Certaines entreprises offrent déjà aux consommateurs, sans intermédiaire, des produits semblables à ceux qui sont offerts par nos Institutions.D'ailleurs, plusieurs dirigeants et membres de Caisses populaires réclament, depuis plusieurs années, une telle façon de procéder.Elle valoriserait davantage le rôle de la Caisse populaire dans son milieu.Dans cette perspective, tout en continuant à répondre de façon toujours plus efficace aux besoins individuels et collectifs des membres des Caisses populaires, il va nous falloir examiner plus à fond le fonctionnement interne du Mouvement et nos relations avec d'autres organismes du milieu.Structures et services Le Mouvement des Caisses populaires Desjardins rencontre, dans son fonctionnement, certaines difficultés provenant de la disparité entre ses organismes constituants et de la disproportion entre leurs ressources.Nous retrouvons ce problème au niveau des Caisses populaires, des Unions régionales et des Institutions.Ne faudra-t-il pas, un jour ou l'autre, s'attarder à examiner ces problèmes sur tous leurs aspects?L'efficacité et la participation seraient-elles davantage facilitées avec un plus petit ou un plus grand nombre de Caisses populaires et d'Unions régionales? Un tel examen exigera, de la part de tous, beaucoup de compréhension et des motivations qui dépassent les intérêts particuliers, si valables soient-ils.Que penser, d'autre part, d'un autre problème délicat, celui de la proportion des non-salariés et des salariés du Mouvement, au niveau des Conseils d'administration des Unions régionales, des Institutions et de la Fédération.Une présence plus grande d'administrateurs non salariés du M.C.P.D., parce que moins impliqués personnellement, ne serait-elle pas de nature à favoriser une plus grande objectivité dans les décisions?Une autre situation que nous vivons depuis des années et qui, à la longue, devient désagréable et fait très souvent le jeu de la concurrence, c'est le fossé qui existe entre la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins et les autres Fédérations de caisses d'épargne et de crédit.rn V'>; r- Bien sûr que, dans la poursuite de certains objectifs communs, il y a collaboration, par exemple, lors de prises de position vis-à-vis les gouvernements.Malgré tout, cela n'empêche pas nos sociétaires et la population de ne rien comprendre à nos divergences.Pourquoi maintenir et perpétuer une telle incompréhension entre nous, quand nous devons subir la concurrence de tant d'autres institutions, qui ne s'inspirent pas des mêmes principes et qui tirent avantages de nos divergences?Relations avec l'État et le mouvement syndical En ce qui concerne nos relations avec l'État, elles sont meilleures qu'autrefois.Les exemples sont multiples où, au cours de la dernière année, le gouvernement a consulté le Mouvement des Caisses populaires Desjardins et a aussi sollicité sa collaboration.Suite à une intervention de la Fédé- ¦* " ÿr,~*W*r*BSîrv:-.JM»»- - • ‘ .— ' .- ^ .Signe de l'intercoopération: l'ancien local de la Caisse populaire de Mont-Laurier près du Magasin du Peuple.24 OFFICE PROVINCIAL DE PUBLICITE Ainsi, au cours du dernier exercice financier, la Caisse populaire de Mont-Laurier a consenti 91 prêts hypothécaires pour une valeur totalisant $1,192,198.Les prêts à la consommation constituent eux aussi une injection de capitaux relativement importante au niveau d'une économie locale.À ce chapitre, la Caisse populaire de Mont-Laurier a effectué, au cours du dernier exercice financier, 826 prêts pour une valeur totale de $1,754,734.Mais si certaines actions ou politiques d'une caisse populaire ont surtout des effets indirects quant au développement socio-économique d'une région donnée, d'autres actions ou politiques peuvent avoir, elles, des effets plus directs.SOGEFOR et Cooprix La Caisse populaire de Mont-Laurier a permis, il y a quelques années, à certains travailleurs de la localité, d'acheter des parts dans l'entreprise Sogefor et ce, en consentant certains prêts personnels à des taux préférentiels.La Caisse populaire de Mont-Laurier a également fait des dons (pour une valeur de plus de $1,000) à des travailleurs désireux de se regrouper pour éviter que l'usine Dupan (industrie de panneaux agglomérés) ne ferme ses portes.(Cette usine faisait partie du complexe Sogefor).En 1971, M.Claude Moquin constatait, dans la Revue Desjardins (vol.37, no 1, p.37), que le problème de Sogefor impliquait tout naturellement « les caisses populaires de cette région .puisqu'ellesdoiventvoirau mieux-être individuel et communautaire de leurs membres ».L'auteur ajoutait que même si « toutes les caisses de cette région n'étaient pas affectées directement par ce problème .une dizaine de caisses populaires » étaient directement concernées «par la fermeture » des trois usines du complexe Sogefor (les usines Dupan, J.B.Dubé et Maki).D'où, à l'époque, l'action concertée des caisses populaires de la région et l'importante participation de la Caisse populaire de Mont-Laurier.Soulignons, par ailleurs, qu'en plus d'avoir consenti des prêts à certains travailleurs de Mont-Laurier, la caisse populaire de cette localité avait alors administré un fonds spécial de solidarité et qu'elle avait participé à l'organisation d'une campagne d'information.La Caisse populaire de Mont-Laurier.iSSE POPUUISE - - i ww r* Les épargnes des coopérateurs de la Caisse populaire de Mont-Laurier ont également permis à cette coopérative d'épargne et de crédit de consentir — conjointement avec l'Union régionale de Montréal — un prêt de $100,000 au Cooprix de Mont-Laurier.Cette action constitue, certes, un apport important au niveau du développement économique régional.Avec un actif de seulement $12 millions, la participation de la Caisse populaire de Mont-Laurier au niveau du développement socio-économique local se trouve limitée.Mais, selon M.Léveillée, « la Caisse populaire de Mont-Laurier est intéressée à consentir encore plus de prêts favorisant l'économie locale » (ex: récents prêts de $15,000 à des propriétaires de serres).Services et information En plus de répondre aux besoins des membres (v.g.prêts aux étudiants, prêts hypothécaires, prêts personnels, prêts aux agriculteurs), et de fournir du travail à près de vingt personnes, la coopérative d'épargne et de crédit de Mont-Laurier cherche à s'impliquer davantage dans le milieu qu'elle dessert.Ainsi, par exemple, retrouve-t-on des représentants de la caisse populaire au sein d'organismes socio-culturels locaux (v.g.société historique, loisirs, etc.).La caisse populaire parraine également certaines campagnes d'information traitant du coopératisme ou de certaines questions pouvant intéres- 25 ser les citoyens (v.g.campagne d'information sur la fibrose kystique).En ce qui concerne l'information des membres, M.Léveillée a déjà affirmé qu'avec « un actif dépassant $12,000,000, la caisse pourra se doter d'un adjoint aux communications, qui verra à s'occuper des activités locales et de l'éducation coopérative ».M.Léveillée entend, par exemple, organiser non seulement une semaine d'information sur le coopératisme par année, mais une semaine d'information à tous les trois mois.Cette implication dans le milieu s'ajoute à la vocation économique de la caisse populaire.Économie locale et caisse populaire La Caisse populaire de Mont-Laurier ressemble, répétons-le, aux autres caisses populaires du Québec qui sont situées dans de petits centres urbains.Ces petits centres constituent très souvent le lieu privilégié du développement local.Certes, le rôle joué — directement ou indirectement— par une caisse populaire au plan d'une localité n'est pas toujours apparent.Mais, répétons-le, ce rôle existe! Et les preneurs de décision du Mouvement des Caisses populaires Desjardins devront sans aucun doute, au cours des prochaines années, mettre de l'avant — en innovant et en utilisant au maximum les ressources disponibles — des stratégies impliquant davantage les caisses populaires au niveau du développement des économies locales ou régionales.La Caisse populaire de Mont-Laurier joue un rôle au niveau de la localité qu'elle dessert.En étant à l'écoute des besoins des membres actuels et en cherchant à s'impliquer davantage au niveau du développement économique du milieu, la Caisse populaire de Mont-Laurier — comme d'autres caisses populaires — augmentera sa force de frappe, recrutera, cela est prévisible, de nouveaux membres et assoiera certainement sa crédibilité comme agent de développement économique dans la communauté où elle se trouve.L'idéal serait évidemment que — sous le signe de l'intercoopération et de la solidarité — les caisses populaires encouragent non seulement la concrétisation de projets parrainés par un ou deux individus mais qu'elles encouragent de plus en plus la concrétisation d'entreprises au sein desquelles la formule coopérative (ou une formule analogue) est privilégiée. ï.'.+r r-!ü iSaü ,mafu ^ w ¦^Kee* C!**'*/'* ¦wmie.r *¦*
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