Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1976, Vol. 42, no 5
5 1976 LA REVUE ; ¦ml v ùtà.' -7 V .¦y Z; 7T £ et les salutations à caractère mondain.Pour d'autres, c'est l'action concertée pour modifier les règles du jeu en vigueur dans la société capitaliste.Souvent, cependant, c'est dans l'action que les gens apprennent le sens des mots.UN EXEMPLE: les travailleurs de Tricofil.«neofil Être des objecteurs de conscience C'est après avoir connu plusieurs luttes et de nombreux déboires que les travailleurs de Tricofil ont compris ce que le mot « solidarité », par exemple, veut dire.Et c'est en tentant de réussir une expérience collective originale qu'ils deviennent les « objecteurs de conscience » des preneurs de décision de certaines institutions à caractère démocratique, pre- neurs de décision devenus un peu trop timorés et craintifs.Pour leur part, les mandataires des membres des caisses populaires qui ont encouragé les travailleurs de Tricofil savent, désormais, eux aussi, ce que veut dire le mot « solidarité ».Ces gens ont, en quelque sorte, fait un pas de plus.Tout comme les travailleurs de Tricofil.Et, comme, finalement, les membres et les preneurs de décision de certaines caisses populaires qui ne craignent pas de « vivre » la doctrine coopérative au lieu d'y référer « parce-qu'il-faut-bien-se-diffé-rencier-des-banques ».C'est à partir de ces projets et expériences de toutes sortes que se définit globalement l'orientation d'un mouvement à caractère démocratique .Un mouvement démocratique Si, dans un mouvement comme celui des caisses populaires Desjardins, on laisse place à l'engagement et à la participation des membres, le réseau des leaders d'opinion existant au sein du mouvement s'élargira et le nombre de membres réellement conscients d'appartenir à un mouvement « coopératif » augmentera.Des études (exemple: Image des caisses) ont démontré qu'un faible pourcentage de membres des caisses populaires savent qu'ils sont membres d'une coopérative.D'où la difficulté de trouver — au sein des coopératives— des interlocuteurs pour discuter des principes coopératifs (exemple: l'intercoopération) avant de passer à l'action.Seuls certains leaders d'opinion connaissent — dans chacune des caisses populaires du Québec — les principes coopératifs .Autrefois, c'était différent.Les coopérateurs devaient mettre la main à la pâte pour « bâtir » les caisses populaires.Dans l'action, répétons-le, les gens apprenaient ce que des mots comme solidarité, entraide, intercoopération signifient.Les lieux actuels d'apprentissage se nomment « garage coopératif », « comptoirs alimentaires », « coopérative d'habitation », etc.Il faudrait, idéalement, multiplier ces lieux d'apprentissage.Cela suppose que les preneurs de décision des coopératives « établies «soient motivés et veuillent passer à l'action! Cela suppose aussi la volonté d'intercoopérer! « Souvent, cependant, c'est dans l'action que les gens apprennent le sens des mots.» pas eu la chance — comme leurs aînés — de bâtir le mouvement des caisses populaires).Nombreux sont les efforts à faire pour que la caisse populaire ne soit plus perçue comme une chapelle pour « initiés » (forts en chiffres, de préférence), où il est uniquement question de statistiques à odeur de « rapport d'impôt ».La vie coopérative continue .Entre-temps, malgré toutes sortes de difficultés, la vie coopérative continue et il y a des coopérateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ou de l'Outa-ouais, qui essaient d'inciter les gens « à se parler » au niveau de leur région ou de leur localité.C'est souvent, effectivement, à ce niveau qu'ont lieu tôt ou tard les vrais débats! Tranquillement, on le sent, on plante le décor où se dérouleront les vraies discussions! Elles sont, faut-il le souligner, inévitables! Pour l'heure, c'est au nom d'un nationalisme assez vague, semble-t-il, que les organisations « intercoopèrent » (trop timidement, selon certains observateurs) au niveau de l'ensemble du Québec.Dans un discours qu'il prononçait, en mars dernier, le président Rouleau rappellait pourtant qu'il faudrait bien, tôt ou tard, solutionner certains problèmes liés à l'orientation ou à la vie quotidienne des caisses populaires (v.structures, solidarité avec certains groupes de citoyens, relations avec les autres institutions coopératives, etc.) .Processus de conscientisation Mais pour vivre encore plus la coopération — et l'intercoopération — ne faudrait-il pas — dans le contexte actuel — davantage sensibiliser les membres au potentiel de la formule coopérative, ce qui les inciterait peut-être à passer à l'action et à prendre leurs affaires en mains?Ne serait-il pas pertinent de mettre en branle une sorte de campagne intensive d'animation et de participation: un large mouvement de conscientisation débouchant non seulement sur la tenue de colloques ou congrès locaux, mais aussi sur .l'action?N'est-ce pas le temps, enfin, de chercher à intéresser un plus large auditoire?Non pas de rompre avec les « fidèles habitués » des caisses populaires, mais plutôt d'intéresser ceux qui ne sont que très rarement intéressés par les caisses populaires (par exemple, ceux qui ont moins de 35 ans et qui n'ont Les principes coopératifs Les principes coopératifs (l'intercoopération est un de ces principes) peuvent être de précieux points de référence pour les citoyens qui se préoccupent de l'avenir de la communauté ou de la collectivité dont ils sont membres.Pourtant, certains membres des caisses populaires se butent encore à certains obstacles (v.difficultés administratives, financières, non-encouragement des autorités gouvernementales, etc.) quand ils désirent — dans l'intercoopération — réaliser différents projets et influencer le développement économique de la communauté.Le développement du mouvement coopératif n'est donc pas une chose facile à réaliser, car les coopérateurs québécois habitent sur un continent où l'idéologie dominante s'appelle capitalisme et où on les considère très souvent comme des citoyens faisant partie d'une « minorité ».13 Elémenls de réflexion el images de In vie eoopérnlive 14 La coopération.cl l’action Citation / 1 « La coopération multipliera aussi les liens organiques entre diverses sociétés coopératives.À cet égard, les progrès, si lents qu'ils puissent paraître par référence à des projets déjà anciens, sont incontestables; ils indiquent le sens de l'évolution.» (Lambert, Paul, La doctrine coopérative, Les propagateurs de la coopération, deuxième édition, Bruxelles, 1959, p.252) Citation / 2 Le Conseil de l'Intercoopération du Saguenay-Lac Saint-Jean: « organisme à caractère consultatif qui vise d'abord à mettre en contact les responsables des différents secteurs coopératifs de la région, à faire véhiculer des informations entre eux et à susciter leur collaboration dans des projets communs.» (Conseil de l'Intercoopération du Saguenay-Lac Saint-Jean, dossier d'information sur la coopération régionale) Citation / 3 « Nous faisons déjà beaucoup, mais collectivement nous sommes capables de faire davantage au niveau de notre fonctionnement interne envers nos membres et au niveau de nos responsabilités envers la collectivité.» (Alfred Rouleau, lors de l'assemblée générale annuelle de la F.Q.C.P.D., en mars 1976) La coopération L'intercoopération .La solidarité .Le communautaire .Choix des citations: Michel Beauchamp Mise en valeur et illustration des textes: Odette Duchesne t/-¥ , L * inlerroopéralion Citation / 4 « Pour pouvoir servir au mieux les intérêts de ses membres et de ta collectivité, chaque organisation coopérative devrait, de toutes les manières possibles, coopérer activement avec les autres coopératives, à l'échelle locale, nationale et internationale.» (Cité dans « Coop-001 », document de référence, tome /, p.85) Citation / 5 «.les dirigeants des caisses populaires m'apparaissent avoir un certain nombre de mandats bien précis: — promouvoir l’idéal de la coopération auprès des membres et mettre à leur disposition des outils capables de les aider à prolonger l'action coopérative dans d'autres secteurs de notre activité économique (je pense ici tout particulièrement aux secteurs de l'habitation et de la consommation.) — favoriser l'éducation coopérative auprès des membres et préparer une relève imbue de l’esprit coopératif, formée à son école et d'une confiance à toute épreuve en son idéal; — promouvoir l'intercoopération entre caisses populaires d'un même quartier ou d'une même région, d'une part, et entre secteurs coopératifs, d'autre part; — sauvegarder, comme elle l'a fait par le passé, les intérêts économiques de ses membres et leur fournir des services d'épargne et de crédit capables d'être concurrentiels, sinon de qualité supérieure à ceux des autres institutions financières.» (Gilles Arès, in, la Revue Desjardins, vol.42, n° 3, 1976, p.8) 15 MARIO DESMARAIS Inlercoopéralion el solidarité Citation / 6 « Tous ensemble, nous avons fait des corvées et travaillé, pendant un certain temps, sans salaire, pour faire redémarrer l'usine ».(Albert Rock, mécanicien-car de ur, « tricofilien », travaille dans cette usine depuis 1939) Citation / 7 « On a mis nos idées en commun ».(Roland Beaudry, « tricofilien », travaille dans cette usine depuis 37 ans) MÊÊÊ a- - .Citation / 8 « Tout est différent.Les gens s'entraident beaucoup.» (Cécile Labelle, examineuse, « tricofi-Henne », a déjà travaillé dans l'usine en 1947-48, à l'emploi de Tricofi! depuis un mois) BKüüfæj .16 MARIO DESMARAIS MARIO DESMARAIS ! ; l $ \ 5S2=^52ar' Citation / 9 « Si nous n'avions pas fait preuve de solidarité, chacun aurait emprunté son chemin individuel .Nous n'avons pas compté les heures .Il faut être conscient que nous vivons dans notre usine .Tricofil, c'est un espoir pour les ouvriers .Nous avons, je pense, la sympathie des gens .(Laurette Bonami, tricofilienne, travaille dans cette usine depuis 25 ans) MH ml ml i .x y# sufl -c fer «sa ri PHILIPPE DELISLE PHILIPPE DELISLE I ni nr o opération el solidarité Citation / TO « Tricofii, c'est ia preuve de ia solidarité.On essaie de montrer que des Québécois sont capables de se serrer les coudes pour réussir.» (Alain Langlois, tricoteur, « tricofilien », travaille dans cette usine depuis trois ans) K % **» , .iül .'fîfc .-Tf] n.h II m \ \ ;> (aujourd'hui le Nouveau-Rosemont) seront même visités par les familles les plus démunies.L'ensemble de ces considérations sur le niveau de vie des familles, les normes de consommation et l'univers des privations senties mettent en relation les difficultés économiques des familles et les solutions qu'elles inventent pour subvenir à leurs besoins.Elles sont aidées par la collectivité toute entière qui assume, dans le cadre paroissial où des contrôles sociaux naturels existent, ses responsabilités morales d'entraide et de partage.La famille et la parenté ainsi que les voisins agissent aussi auprès des membres éprouvés comme éléments d'assistance et de soutien.Contrairement à ce qui s'est passé dans d'autres milieux urbains (Garigue 1956), la famille d'ascendance française de Montréal a conservé, par rapport à la famille étendue, les normes rurales de solidarité et de visite.N'y aurait-il pas dans ce patron culturel, un élément de toute première importance pour expliquer les mécanismes d'adaptation de la famille montréalaise durant la dépression économique des années trente?* 40 * N.D.L.R.— Dans le prochain numéro de la Revue Desjardins, nous entendons publier la seconde partie de l'article de M.Tremblay.Dans cette seconde partie, H sera question des conséquences de la crise économique et de la situation économique en 1976. La gestion budgétaire (II) SS, i V.WÊ/mm ¦ Nous avons vu dans un article antérieur * les principaux éléments de la gestion budgétaire.Mais cette partie ne peut être complète sans que nous y ajoutions le rôle des acteurs, tout en développant un aspect fondamental du sujet, à savoir la coordination.La coordination exercée permet d'établir des interrelations entre chacune des étapes, que ce soit au niveau de la prévision, de la budgétisation ou du contrôle, de même qu'à l'intérieur de ces étapes.De plus, un certain degré d'efficacité sera atteint en autant que chacun des acteurs impliqués dans cette coordination puisse réellement cerner les responsabilités qui lui sont attribuées.Quelles sont les personnes intéressées par ce processus?Il va de soi que tous les membres ont à coeur le bon fonctionnement de leur Caisse, c'est-à-dire qu'elle soit bien administrée, qu'elle puisse répondre à leurs besoins et attentes, qu'elle puisse faire face à la concurrence .Cependant, par délégation, ce sont plutôt les dirigeants et, à des degrés divers, le personnel qui auront de telles préoccupations: l'importance de ces dernières allant de pair avec l'autorité et les responsabilités dévolues à chacun.A — Les étapes du processus de gestion budgétaire (Voir Annexe I) Après avoir vu ce qu'était la gestion budgétaire, et une fois les personnages bien identifiés, il devient nécessaire de se pencher sur la démarche qui doit être entreprise afin de distinguer les intervenants à chacune des étapes du processus.Le processus de gestion budgétaire est un concept plus généralisé et a besoin pour fonctionner d'un outil que nous avons appelé gestion budgétaire et d'acteurs que nous avons identifiés comme étant les dirigeants et le personnel cadre de la Caisse.Ce processus se divise en trois (3) parties, à savoir: la décision, l'action et le contrôle.1 — La décision La première partie du processus de gestion budgétaire est la décision.Elle englobe, au niveau de la gestion budgétaire, les étapes des prévisions, de la budgétisation et se termine par l'acceptation des budgets.* Voir Revue Desjardins, n° 4, vol.42, 1976.« H va de soi que tous les membres ont à coeur le bon fonctionnement de leur caisse, c'est-à-dire qu'elle soit bien administrée, qu’elle puisse répondre à leurs besoins et attentes, qu 'elle puisse faire face à la concurrence.» ijÆ a) LES PREVISIONS Les prévisions sont la responsabilité première du Conseil d'administration; en effet, c'est lui qui détermine les politiques générales, les objectifs, les plans et les programmes d'action concernant les activités de la Caisse.Cependant, la Commission de crédit et le Conseil de surveillance ont aussi un rôle important à jouer: la première, en participant à la détermination des objectifs spécifiques au crédit; le deuxième, en s'assurant que les objectifs répondent aux voeux de l'assemblée générale, aux attentes des membres, et que les plans établis permettent de réaliser ces objectifs.La rencontre de ces conseils apparaît très utile afin que tous les dirigeants puissent définir l'avenir de la Caisse.Cette première rencontre doit normalement se tenir avant le début de la période budgétée afin de permettre une continuité administrative.À ce stade du processus, les cadres ont aussi un rôle primordial à jouer.En effet, ces derniers se doivent de fournir aux dirigeants toutes les informations pertinentes.Ils doivent aussi analyser ces informations et produire divers rapports dans le but d'aider les dirigeants dans l'accomplissement de leurs tâches.41 ! ivm - ÊÊÊÊmÊBUÊÊm ft 8H- fv": F H; J > sas S 'X.pjk i» ./ ^ — » • Ui- 42 LA BUDGÉTISATION L'élaboration des budgets doit être la responsabilité des cadres de la Caisse.Le gérant et ses adjoints doivent établir des états financiers projetés qui traduisent les objectifs généraux et spécifiques de la Caisse.Pour ce faire, on pourra utiliser le modèle proposé par la Fédération et les Unions régionales.Cette élaboration, bien qu'étant la responsabilité du gérant, nécessite un travail d'équipe.Par exemple, l'adjoint-épargne peut très bien procéder à la budgétisation de cette partie du bilan, pendant que l'adjoint-prêts travaille à la quantification des objectifs fixés en fonction du crédit.Ces budgets devraient être finalisés avant la fin du premier mois de l'exercice budgété, de manière à être présentés assez tôt aux dirigeants pour acceptation.cj L'ACCEPTATION DES BUDGETS La présentation des budgets aux dirigeants est nécessaire afin que ceux-ci puissent voir s'ils répondent ou non aux objectifs préalablement définis.Cette présentation devrait avoir lieu au début de l'exercice budgété et elle est la responsabilité des cadres.Les administrateurs doivent, par la suite, adopter ces budgets; il est également souhaitable que les surveillants et les commissaires de crédit soient présents à cette rencontre, puisqu'ils ont participé à la détermination des prévisions.Il ne faut pas négliger ici la possibilité du refus de budgets qui ne rencontreraient pas les objectifs fixés par les dirigeants.Dans une telle situation, il est impérieux de déterminer si ces différences sont dues à une mauvaise budgétisation ou à des objectifs irréalisables.Dans les deux cas, il faut apporter les correctifs qui s'imposent pour finalement en arriver à une acceptation des budgets.2 — L'action L'action se traduit par la réalisation pratique des budgets.Nous avons déjà mentionné qu'une fois le budget approuvé par les dirigeants, on assiste alors au transfert (délégation) des pouvoirs.La réalisation des budgets relève donc des cadres de la Caisse.En effet, les dirigeants exercent leur rôle en assemblée lorsqu'ils participent aux délibérations.Ils sont d'abord et avant tout des preneurs de décisions, qui déterminent les actions à prendre: par exemple, augmenter les taux d'intérêt, implanter un nouveau point de services, faire ou ne pas faire un prêt, approuver un programme de publicité, etc .Il s'ensuit que le gérant et tout son personnel doivent veiller à ce que toutes les décisions et actions prises quotidiennement respectent les lignes de conduite tracées par les dirigeants lors de la fixation d'objectifs.Pour ce faire, le personnel de la Caisse dispose de procédés et d'outils fournis par la Fédération et l'Union régionale.3 — Le contrôle La dernière étape du processus est le contrôle.Cette étape comprend au niveau de la gestion budgétaire la partie également appelée contrôle.Nous avons déjà élaboré sur ce sujet.Cependant, il convient de préciser que les dirigeants et les cadres de la Caisse ont tous un rôle important à jouer lors du contrôle: — l'administrateur doit reviser les budgets en fonction des prévisions et modifier ces dernières, s'il y a lieu; — le commissaire de crédit, par sa participation à l'élaboration des objectifs de crédit, devra reviser celle-ci; — le conseiller de surveillance verra si les objectifs fixés par les dirigeants répondent aux attentes exprimées par les membres en assemblée générale et si les plans définis permettent d'atteindre ces objectifs; il avertira également le Conseil d'administration si ces mêmes objectifs et plans ne sont pas respectés par les cadres de la Caisse; — les cadres procéderont à la détermination et à l'analyse des écarts.En conclusion, il nous semble important d'insister sur la période de mise en branle du processus. ANNEXE I ÉLÉMENTS D'ORGANISATION DU PROCESSUS DE GESTION BUDGÉTAIRE ÉTAPES INTERVENANTS BUTS MOYENS TEMPS PRÉVISIONS Z § BUDGÉTISA-O Tl O N LU a ACCEPTATION DES BUDGETS — Administrateurs — Surveillants — Commissaires de crédit — Cadres — Cadres de la Caisse — Administrateurs — Surveillants — Commissaires de crédit — Cadres Permettre aux administrateurs de fixer des objectifs pour l'avenir, spécifiquement pour la période budgétée.(Planification) Fournir un outil administratif qui permet une plus grande efficacité de gestion.(Organisation) Acceptation des budgets par les administrateurs.— Analyse des informations internes (Caisse, Union, Fédération).— Analyse des informations externes (environnement social, économique,.).Utilisation du modèle établi de prévisions budgétaires.Étude et revision des budgets en fonction des objectifs et des moyens envisagés.Avant le début de l'exercice budgété.Avant la fin du premier mois de l'exercice budgété.Au début de l'exercice budgété RÉALISATION —Cadres de la DES BUDGETS Caisse Atteindre les objec- Utilisation des Quotidiennement, tifs définis dans les moyens établis dans prévisions la budgétisation.Z O H ü < Administrateurs —Faire modifier les budgets lorsque les circonstances l'exigent, le tout en fonction des prévisions.— Reviser les prévisions, si nécessaire.— Analyse des écarts Périodiquement entre les réalisations et les budgets.— Prise de connaissance des recommandations des surveillants et des commissaires de crédit.CONTRÔLE — Surveillants Veiller à l'atteinte des objectifs de la Caisse et faire des recommandations, s'il y a lieu.Prise de connaissance des objectifs fixés et des correctifs apportés par les administrateurs et les commissaires de crédit (procès-verbaux).Périodiquement BUDGÉTAIRE — Commissaires de crédit Faire modifier les budgets lorsque les circonstances l'exigent, le tout en fonction des prévisions et à l'intérieur de leur domaine de compétence Analyse des écarts au niveau des prêts et prise de connaissance des recommandations des administrateurs et des surveillants.Périodiquement — Cadres Reviser les budgets en fonction des prévisions.Détermination et analyse des écarts.Périodiquement Dans la plupart des Caisses, les budgets sont élaborés et acceptés un ou deux mois après le début de l'année, causant de ce fait une coupure très nette dans la planification de l'organisation.Afin que le processus budgétaire soit vraiment efficace et dynamique, il y aurait lieu avant la fin du quatrième trimestre de mettre en branle tout le mécanisme de façon à pouvoir commencer la nouvelle année avec des budgets terminés et approuvés.B — Le comité du budget Une expérience relativement nouvelle, mais intéressante, semble se propager dans les Caisses populaires, afin de solutionner des problèmes particuliers, En effet, par la création de comités,on peut plus facilement faire intervenir les personnes impliquées.Dans le cas du budget, on constate la nécessité que des personnes ajustent leurs objectifs aux moyens à prendre pour les réaliser, etc .Le comité du budget nous semble être le moyen qui permettrait de tels ajustements.Voyons donc de façon plus précise son rôle, sa composition et son fonctionnement.(Voir Annexe II) 1 — Son rôle Le comité du budget répond selon nous à un certain nombre de besoins dont le plus important est celui de coordonner les efforts de ses différents acteurs.Le comité permet d'échanger sur les objectifs, les moyens, les possibilités, l'environnement, la concurrence et tout autre facteur pouvant influencer la marche de la Caisse.Il devient le lien entre les dirigeants et les cadres.Il permet donc à chacun de comprendre les points de vue exprimés par ies autres et les raisons qui sous-tendent les décisions à prendre.Ce comité ne se veut pas permanent, et son rôle se termine avec l'acceptation des budgets.2 — Sa composition La formation du comité du budget est la responsabilité du Conseil d'administration.C'est lui qui voit à nommer les personnes qui doivent y siéger.Cependant, il y a avantage à ce que des membres des autres conseils puissent participer activement à l'intérieur de ce comité, afin que celui-ci puisse rejoindre vraiment les préoccupations ou les attentes de l'organisation.Les cadres de la Caisse doivent également prendre part à ces délibérations puisqu'il ANNEXE II PROPOSITION D'UN CYCLE BUDGÉTAIRE AVEC SES ACTEURS budgétisation Contrôle budgétaire Contrôle budgétaire CADRES R éalisation des budgets Contrôle budgétaire Contrôle budgetaire NOTE: Le processus et les actions décrits au niveau des dirigeants et des cadres, le sont à l'intérieur des pouvoirs qui leur sont conférés par la loi, les règlements et les pratiques courantes.leur revient de préciser les besoins spécifiques et de fournir toutes les informations nécessaires à la prise de décisions concernant les recommandations à faire.3 — Son fonctionnement Le comité du budget étant d'ordre consultatif, il intervient en particulier au niveau des prévisions et de la budgétisation.Il précise ainsi les objectifs définis et voit à leur budgétisation, en analysant avec les cadres les moyens qui doivent être utilisés pour parvenir à la réalisation des objectifs.Ainsi, il fait le déblayage nécessaire pour que l'élaboration des budgets soit conforme au plan défini préalablement ou, tout au moins, que les raisons invoquées pour y apporter des modifications soient bien comprises et interprétées par les dirigeants lors de leur acceptation.Ainsi, tous les acteurs reliés au processus budgétaire prennent part au plan détaillé, qu'il faudra par la suite réaliser et contrôler.44 Les caisses populaires des îles de la Madeleine: 39 ans d’histoire s Jean-Claude Tardif HHMHM « S/ ça n'avait pas été des Caisses populaires, il n'y aurait pas beaucoup de magasins coopératifs aux lies de la Madeleine » (Étienne Bourque, gérant de L'Idéale Fédérée).Et on pourrait ajouter: si ça n'avait pas été des magasins coopératifs, de l'argent il n'y en aurait pas gros au îles de la Madeleine, tant ces deux aspects de l'économie des îles sont importants et interreliés.Pour montrer comment les îles de la Madeleine en sont venues à se doter d'un réseau structuré et stable de coopératives d'épargne et de crédit, il faut remonter dans le temps, tenter de comprendre l'histoire de ces Acadiens de la déportation, l'histoire de la tutelle de Sir Coffin, l'histoire du monopole des marchands et depuis 1930, l'histoire du mouvement coopératif.Premiers peuplements 1534, Cartier touche les îles.Près de cent ans plus tard, Champlain fait de même.Mais auparavant, des pêcheurs bretons, basques et normands avaient l'habitude d'y venir pêcher.C'est en 1653 que Nicolas Denys reçoit la concession des îles du Golfe Saint-Laurent.Puis l'Archipel est concédé à François Doublet, apothicaire de Honfleur.Les pêcheurs avaient baptisé ces îles « Araynes » puis « Ramées »; lui, les baptise « îles Madeleine » en l'honneur de sa femme Madeleine Fontaine.Puis, à tour de rôle, la concession passe, en 1686, à Gabriel Gauthier, en 1722 au comte de St-Pierre, premier écuyer de la duchesse d'Orléans, en 1731, au Sieur de Plarenédé de Louisbourg, en 1742 aux frères Antonin et Joseph Pascaud, négociants de La Rochelle, en 1763 au colonel Gudley, après qu'on les eut annexées à Terre-Neuve et enfin, en 1787, à un officier de marine de Lord Dorchester: Sir Isaac Coffin.Cette concession fut officiellement ratifiée le 24 avril 1798, accordant par lettres patentes les îles Madeleine « en franc et commun soccage ».Coffin prélève la redevance annuelle de deux quintaux de morue par famille, sauf à quelques privilégiés que Robert Rumilly appelle des « collaborateurs » et que nous appellerions des « patroneux ».En 1795, Isaac Coffin recence 500 personnes.D'où viennent-elles?Ce sont tous des Acadiens déportés en Caroline ou en Louisianne en 1755, remontés en Nouvelle-Angleterre, ou en Beauce, puis sur les bords de la Baie des Chaleurs.D'autres se sont rendus aux îles St-Pierre et Miquelon d'où ils sont partis après la révolution St-Pierraise de 1789, pour atteindre lesîles de la Madeleine.Déjà en 1824, on compte 840 âmes.Mais de 1848 à 1850, plusieurs d'entre eux émigrent, ne pouvant plus tolérer les seigneurs, les marchands, les américains et la disette: c'est « le petit dérangement ».En 1867, c'est l'année de la Confédération.Les îles de la Madeleine passent au Comté de Gaspé.Il faudra attendre 1896 pour que les îles aient droit à leur propre comté.Pendant longtemps, cependant, les îles seront dépendantes des Maritimes tant au point de vue économique que religieux.De 1798 à 1895, c'est le régime Coffin qui dure par succession.À ce moment, la loi tant attendue par les Madelinots arrive: elle leur permet de racheter leurs terres.Cependant, ces derniers n'y trouvent plus grande motivation, dû au fait qu'une nouvelle ère a commencé pour eux, qu'on appelle le « Monopole des marchands ».En effet, le marchand fournit aux pêcheurs, agrès de pêche, vivres et vêtements et lui rachète en retour son poisson.Il lui ouvre ainsi un livre à deux colonnes, faites de crédit et de débit.Pas besoin de «solde », car c'est un déficit perpétuel, le marchand étant le seul à déterminer le prix de ce qu'il achète et vend.C'est dans ce cadre que naissent les premières coopératives.Premières coopératives: l'influence anglaise 1930, on est en pleine crise.Le homard passe de huit sous à trois sous la livre.Il y a près de 8,000 habitants répartis dans cinq paroisses: Havre-Aubert, Étang-du-Nord, Cap-aux-Meules, Havre-aux-Maisons et Grande-Entrée.Le clergé domine la vie économique, politique et religieuse des Madelinots.Les marchands entretiennent un monopole économique qui tient les Madelinots dans un état de dépendance.Le gouvernement québécois les laisse complètement à eux-mêmes quant à la pêche, aux transports et aux communications.Depuis 1877, les îles forment leurs propres institutrices dans le Couvent de Havre-aux-Maisons.Et depuis 1882, les îles sont reliées par télégraphe au Cap-Breton.Les Anglais sont les premiers à avoir parlé de coopération aux Madelinots, même si au Québec Alphonse Desjardins avait fondé la première caisse coopératif aux îles-de-la- * Nous publions le premier d'une série d'articles portant sur l'évolution du mouvement Madeleine.45 V ¦ §5*8*^ 4 v ' >¦?, f.c^* / d'épargne et de crédit en 1900 et qu'une première société de secours mutuels avait été fondée à Montréal en 1851.Le Dr Coady, de l'Université d'Anti-gonish (Nouvelle-Écosse) donne aux îles une conférence sur la coopération.L'abbé Alphonse Arsenault, alors directeur du collège St-Pierre, adopte et propage l'idée de la coopération.Nommé curé de Havre-aux-Maisons en septembre 1931, il y trouve un « club d'achat » qu'il transforme et développe en coopérative de production.C'est la « House Harbour Fishermen's Federation », première coopérative à voir le jour aux îles de la Madeleine (1).En 1933, cette même coopérative ouvre une homarde-rie coopérative.La même année, la « Grindstone Fishermen's Association » commence ses opérations à Gros-Cap.Puis sera fondée à Étang-du-Nord l'« Étang-du-Nord Fishermen's Federation », coopérative spécialisée dans le salage, le séchage et le fumage du hareng et de la morue.Premières difficultés Déjà, cependant, la contre-propagande s'organise.« Les marchands ont compris une chose, nous confie Monsieur Étienne Bourque, gérant de l'idéale Fédérée, c'est que les coopératives, c'était pas là pour les aider ».Mais c'était là pour aider les Madelinots à sortir du chaos économique des années'30 et pour leur permettre d'obtenir leur indépendance vis-à-vis ces mêmes marchands en choisissant de vendre le résultat de leur pêche et d'acheter les produits de la maison là où ils en auraient le meilleur prix.Or, cette concurrence, au départ salutaire, s'est installée avec tellement de force qu'elle s'est imposée aux coopératives entre elles.Ajoutée au crédit fort répandu, à une mise en marché souvent hasardeuse, à un trop faible fonds de roulement, cette concurrence amena même des coopératives à déclarer faillite — comme celle du Havre-aux-Maisons— et eut un effet désastreux sur les principes coopératifs qu'entretenaient déjà bon nombre de Madelinots.Certains pêcheurs ont même vu dans le mouvement coopératif une machine de guerre contre les marchands.Et les marchands, c'était quand même ceux qui les faisaient vivre.Influence française 1935: élections provinciales.Le libéral Amédée Caron est toujours sur les rangs.Un gars des îles, Ovide Hubert, apôtre tout dévoué au mouvement coopératif se présente indépendant.Un nouveau venu, de l'extérieur, brigue les suffrages sous la bannière conservatrice: c'est Hormidas Langlais.On ne sait rien de lui, il arrive à la dernière minute, mais « il a de la gueule », il sait faire pleurer une foule.Il ne sera pas élu, ni Hubert, mais les deux se lieront d'amitié et quand, en 1936, de nouvelles élections sont déclenchées, ils feront toute la campagne ensemble et grand bien en fut à Langlais, car ce dernier restera au pouvoir pendant un quart de siècle.Son programme: les routes, les communications, l'hôpital, les écoles, les séchoirs à morue, les entrepôts frigorifiques et un système coopératif établi sur des bases solides.Maurice Duplessis est le nouveau premier ministre.« La Fédération des Caisses populaires, acquiesçant à une requête d'Hormidas Langlais, envoie aux lies un propagandiste, l'abbé Émile Turmel, qui tient trois assemblées et prêche /'organisation de caisses populaires, en 1937 ».(2) (!) L'origine anglaise du mouvement coopératif aux lies delà Madeleine est responsable de l'appellation anglaise des coopératives.Celles-ci se franciseront par la suite avec l'influence de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins autour des années 1937-40.(2) Robert Rumilly, Les îles de la Madeleine, Monfréa/, Chantecler, 1951, p.116. Pour le mouvement coopératif aux îles de la Madeleine, 1937 marque un tournant.Si la période de 1930 à 1937 est caractérisée par la naissance du mouvement coopératif aux îles — secteur de la production — et par l'influence de l'Université St-François-Xavier d'Antigonish, une nouvelle période que l'on pourrait situer entre 1937 et 1945 va être dominée par la Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins et va être marquée par la naissance des coopératives d'épargne et de crédit; c'est également la sépartion des coopératives de consommation d'avec les coopératives de production et l'organisation d'une structure de liaison tant au niveau de la production qu'au niveau de la consommation.L'abbé Turmel, stimulé par le député Langlais, lui-même stimulé par une forte reprise économique liée au déclenchement de la deuxième guerre mondiale, reprend l'idée des propagandistes d'Antigonish et lance l'opération « cercle d'étude ».Écoutons l'actuel gérant de la Caisse populaire de Lavernière, Monsieur Léopold Cormier, nous expliquer le fonctionnement de ces cercles d'étude: « Chacun de ces cercles d'étude, tenus deux soirs par semaine, dans des maisons différentes à chaque fois, étaient pour chacun des participants un genre de fête.Bien sûr, on était sérieux.Le tout débutait par un chant de rassemblement composé par quelqu’un de la place (3), pour être suivi, en groupe, de l'étude du règlement coopératif.On disait, en langage populaire du temps, qu’on se rassemblait pour étudier le livre du « Grand Manitou ».Vers les dix heures, on passait le chapeau afin de ramasser les cinq et dix sous qui allaient constituer le premier capital nécessaire à la fondation de la caisse.Le tout se terminait avec quelques danses, au son des belles chansons du temps, et en prenant un ou plusieurs verres de boisson du pays.» (4) Avec les cercles d'étude, les Madelinots recommencent à croire à la coopération.La coopérative de l'Étang-du-Nord qui avait été fondée par 189 pêcheursen 1933 n'en comptait plus que 11 en 1937.D'autre part, les coopératives de production avaient permis pour la première fois dans l'histoire des îles, la circulation de l'argent.Il fallait maintenant canaliser ces épargnes.De son côté, la pêche se développait rapidement et les pêcheurs avaient besoin de plus en plus de crédit sur des bateaux et des équipements de pêche.Enfin, l'on rapporte que la majorité était dans un état d'endettement extrême.Caisses Populaires En 1938, on voit naître la première caisse populaire des îles, à Lavernière.Écoutons de nouveau son actuel gérant: (5) « Née d'un acte de foi indéfectible en l'avenir, la caisse populaire de Lavernière voit le jour le 19 juin 1938, en la demeure de feu Théophile Bourque, père de feu Léger, qui en est le premier gérant.En 1940, ne pouvant plus suffire à la tâche de gérer deux entreprises simultanément, ce dernier cède la barque à son frère cadet Edgar, qui en assurera le commandement durant trente-quatre années.Aujourd'hui, il goûte à une retraite bien méritée et c'est M.Gilles Montigny, l'un de ses employés, qui lui a succédé.» (6) En août de la même année, c'est la fondation de la Caisse populaire de Havre-aux-Maisons.« C'est le 28 août 1938, à la suite d'une conférence publique donnée à la salle municipale par le Révérend Alfred Gallant et par M.René Scott, agronome, (.) que 44 personnes souscrivaient 66 actions de $5 chacune et fondaient la Caisse populaire de Havre-aux-Maisons.Le nom du Révérend Père Chouinard, alors curé de la paroisse apparaît en tête de liste des fondateurs.» (7) Le 2 juillet 1939, c'est l'ouverture de la Caisse populaire de Bassin et le 26 juillet, celle de Grande-Entrée.« Les caisses s'installent dans des bicoques, avec un comptoir, deux chaises et un poêle » (8).a écrit (3) Voici un exemple de ces chants: « Si vous, les enfants d'école, vous avez des sous, Versez donc cet obole dans la caisse de chez vous, Adieu les cigarettes, les « drogues » et les bonbons, Plus tard la vie vous guette avec ses privations.» (4} Léopold Cormier, Historique des Caisses populaires, îles de la Madeleine.Texte dactylographié, p.1.(5) Léopold Cormier, op.cit, p.2.(6) Monsieur Gilles Montigny a été gérant de la Caisse de Lavernière jusqu'au printemps 1976, date à laquelle Léopold Cormier, agent technique de l'Union régionale de Gaspé pour le territoire des lies et Madelinot d’origine, l'a remplacé.(7) Léopold Cormier, op, cit., p.3.(8) Robert Rumilly, op.cit.,p.117.47 ////*§( / y >• / y J Robert Rumilly dans son livre.Ce n'est pas très flatteur pour les Madelinots, car presque toutes les caisses se sont installées dans le domicile du premier gérant ou au presbytère comme à Grande-Entrée.C'est avec plus d'à-propos que Rumilly poursuit: « Elles aident à construire des bateaux, à purger des hypothèques.Elles permettent de régler de vieilles dettes à bon compte.C'est bien un commencement de libération.» (9) Autant de dynamisme devait se manifester publiquement par un congrès.En effet, au printemps de 1940, se tient à Cap-aux-Meules le premier congrès des coopérateurs des îles.Les quatre caisses ont alors 583 membres et la moitié de leurs prêts est remboursée.Au lendemain du congrès, soit le 26 mai, une cinquième caisse complète le réseau des coopératives d'épargne et de crédit accrochées le long de cet hameçon que forment les îles de la Madeleine: il s'agit de la Caisse populaire de Havre-Aubert.Trois nouvelles caisses s'ajouteront par la suite dont une seulement survivra (10).Nous reviendrons plus loin sur le développement de ce secteur de la coopération.Des artisans de la coopération Il serait malhonnête de passer sous silence les grandsnomsdela coopération aux îles.Nous avons mentionné deux noms venus de l'extérieur, soit le Dr Coady, de Nouvelle-Écosse et l'abbé Turmel, de Québec.Mais aux îles, il y avait celui que tous les coopérateurs reconnaissent comme une sorte d'apôtre indomptable: Ovide Hubert.En plus de travailler à l'éducation des principes coopératifs, il donna beaucoup de son temps pour mettre sur pied les coopératives de production, de consommation et d'épargne et de crédit.Dès 1940, il implante aux îles la Mutuelle l'Assomption, afin d'éduquer les Madelinots à l'assurance.On le retrouvera en 1944 lors de la fondation de la Coopérative de Transport Maritime et Aérien (CTMA).Le clergé, par ses curés, eut également une influence déterminante.Encore aujourd'hui, l'on rappelle avec emphase les noms d'Alfred Galland, d'Alphonse Arsenault, du père Chiasson et de Mgr Blaquière.À ces valeureux coopérateurs s'ajoutent les noms d'Elzéar Lafrance, premier permanent des coopératives de consommation, Edgar Bourque, gérant de la Caisse populaire de Lavernière pendant trente-quatre ans, Télesphore Chiasson, gérant de la Caisse de Bassin pendant dix-neuf ans, Azade Arsenau, un autre artisan de la coopération, Étienne Bourque, actuel gérant de l'idéale Fédérée et coopérateur actif depuis plus de trente ans, mais aussi et surtout le nom de Monsieur Octave Turbide, qui depuis une trentaine d'années également, a été lié à toutes les expériences coopératives tentées aux îles.On n'hésite pas à dire qu'il doit consacrer pas moins de quatre-vingt pour cent de son temps à la coopération.Et au cours d'une entrevue que nous avons eue avec les gérants des caisses populaires et des coopératives de consommation, tous ont été unanimes pour lui rendre hommage.(9) Robert Rumilly, op.cit.,p.118.(10) La Caisse populaire de Fatima, fondée le 23 octobre 1949 sous l'instigation, une fois de plus, du Père Alfred Gallant, est demeurée et a grandi aux dépens de la Caisse de Lavernière.La Caisse populaire de Pointe-aux-Loups, fondée en 1943, et celle de Grosse-Ile, en 1940, ont dû être liquidées par la suite, la clientèle de ces deux municipalités étant trop faible.48 Télé-université Mieux connaître le Québec, tout en restant chez soi HH Ml giiiSHI v _ « Mieux connaître le Québec », tout en restant chez soi, c'est ce que propose la Télé-université, unité constituante de l'Université du Québec chargée de la formation à distance, en offrant de nouveau à tous les adultes, dans le cadre de la session d'automne 76, qui a débuté le 20 septembre dernier, son programme d'études appelé Connaissance de l'homme et du milieu.Ce programme, qui avait enregistré l'inscription de quelque 1700 adultes lors des deux sessions précédentes, comprend actuellement quatre cours: Histoire du Québec d'aujourd'hui (titre donné à deux cours distincts, dont les thèmes sont: économie, pouvoir, idéologies pour l'un des cours; population, travail, nation pour l'autre cours); Initiation à l’économie du Québec; Initiation à la coopération.Des cours sur des aspects importants de la réalité québécoise Ces cours, de niveau universitaire et d'une valeur de trois crédits chacun, permettent à ceux qui s'inscrivent d'élargir leurs connaissances sur le Québec, sur des aspects importants de la société québécoise qui sont l'histoire contemporaine, l'économie, la coopération.En effet, ils ont le choix de s'intéresser à l'histoire québécoise, sous ses aspects les plus actuels et les plus brûlants, en s'inscrivant à un des deux cours Histoire du Québec d'aujourd’hui ou d'avoir une vue d'ensemble mais aussi détaillée, avec le cours Initiation à l'économie du Québec, des principaux rouages de l'économie québécoise, de l'influence des principaux agents économiques et des mesures prises à tous les niveaux pour influencer les phénomènes propres à toute économie.Ils peuvent encore opter pour le cours Initiation à la coopération qui leur permet de découvrir les principaux aspects de ce mouvement socio-économique très important au Québec: historique, juridique, idéologique, administratif, économique.Qui peut s'inscrire à un cours de la Télé-université?Tous les adultes.Peu importe leur formation, leur profession ou leur âge.D'ailleurs, un des objectifs de ce programme d'études est d'intéresser un large éventail de catégories socio-professionnelles et de groupes.Une étude menée auprès des étudiants qui s'étaient inscrits à un ou plusieurs cours, lors des deux sessions précédentes, a permis de brosser le COURS D’INITIATION À LA COOPÉRATION portrait-type de l'étudiant du programme Connaissance de l'homme et du milieu de la Télé-université.L'âge moyen des inscrits variait de 25 à 35 ans, dépendant des cours.Leur formation scolaire était également très variable.La majorité des étudiants (50%) avait un niveau collégial, mais un pourcentage relativement important d'entre eux (25%) possédait seulement le niveau secondaire.Le lieu de résidence des étudiants reflétait assez l'image démographique du Québec: selon les cours, entre 30% et 40% étaient de la région de Montréal, 25% à 30% habitaient Québec et les environs, venaient ensuite les étudiants résidant dans l'Outaouais et le Saguenay-Lac St-Jean (6% à 7%).Cependant il y avait une exception, dans le cas du cours sur la coopération, puisqu'on enregistrait un nombre important d'étudiants résidant dans l'Est du Québec.Les inscrits représentaient un large éventail de catégories socio-professionnelles et de groupes: ouvriers et techniciens, professeurs, agriculteurs, professionnels, fonctionnaires, admnistrateurs, coopérateurs, gérants et employés de magasin, ingénieurs, professionnels de la santé, femmes au foyer, étudiants réguliers d'autres universités.Toutefois, certaines catégories étaient plus fortement représentées.Ainsi des personnes oeuvrant en milieu coopératif ont constitué une partie importante des étudiants du cours Initiation à la coopération.On a compté également un nombre très appréciable de professionnels, administrateurs et professeurs parmi ceux qui ont suivi les deux cours.Que peut-on ajouter de plus, sinon qu'on comptait un nombre égal d'adultes des deux sexes inscrits aux cours d'histoire, alors que le nombre d'étudiantes aux deux autres cours dépassait à peine 30%. Fiducie du Québec Bénéfice net d’exploitation de $508,000 La Fiducie du Québec a complété son premier semestre de 1976 avec un bénéfice net d'exploitation de $508,000 par rapport à $108,000 pour le même semestre l'an dernier.Elle a donc pratiquement atteint, en six mois cette année, les résultats financiers obtenus en 12 mois l'an dernier.L'on se souvient qu'elle a terminé l'année 1975 avec un bénéfice net d'exploitation de $655,000.Le président de l'entreprise, M.Jean-Marie Couture, attribue ces excellents résultats à une progression significative des activités de l'entreprise dans tous les secteurs, notamment dans celui des services fiduciaires et dans un contrôle de plus en plus efficace des frais d'exploitation.Les revenus nets ont connu un accroissement de $1 million dont $600,000 provenant du secteur fiduciaire.Pour sa part, le Directeur général, Me Marcel Lizée, signale que l'entreprise a réussi à réduire d'une façon marquée le pourcentage de ses dépenses.L'an dernier, à la même époque, les dépenses absorbaient 96% des revenus, ce qui laissait un bénéfice net d'exploitation que de 4%.Cette année, nos dépenses ne se sont élevées qu'à 85% des revenus nets, dit-il, ce qui nous permet de réaliser un bénéfice d'opération de $508,000 ou 15% des revenus.Ceci représente un bénéfice par action de $3.78 comparativement à $0.72 à la même époque l'an dernier.Parmi les principaux événements qui ont caractérisé la vie de l'entreprise au cours du premier semestre 1976, il faut signaler l'aménagement du siège social de la Fiducie dans le nouveau et prestigieux Complexe Desjardins, le succès remporté cette année encore dans le domaine des prêts hypothécaires par l'entremise des Caisses populaires (prêts P.C.P.) soit 1,500 prêts individuels représentant des engagement de $35 millions ou une moyenne de $23,300 par prêt, le lancement de « Immeubles Pop », journal contenant les photographies d'immeubles à vendre dans les principales régions desservies par les bureaux de courtage immobilier de la Fiducie; ce journal est distribué gratuitement au comptoir des Caisses populaires.La Fiducie du Québec a également procédé tout récemment à une émission de $6.3 millions de billets en sous-ordre acquis par les Unions régionales.La Fiducie du Québec gère actuellement au-delà de $1.2 millions de biens, ce qui la classe au quatrième rang des entreprises de fiducie dont le siège social est au Québec.50 Immeubles pop: un nouvel instrument au service de l’inter-coopération Lors de la dernière assemblée générale annuelle de la Fiducie du Québec, le directeur général, Me Marcel Lizée indiquait que la Fiducie du Québec devait orienter ses services vers un marché de masse.Il soulignait de plus le potentiel que représente pour la Fiducie du Québec son appartenance au Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Ainsi, tant la distribution des produits que leur promotion peut se faire par l'entremise du réseau des Caisses populaires.Rappelons que les institutions du Mouvement Desjardins ont été, soit mises sur pied, soit acquises par les Caisses populaires afin de compléter les services déjà offerts par celles-ci à leurs sociétaires.C'est dans ce sens et afin de faciliter aux sociétaires l'accès à ses services immobiliers, services complémentaires par excellence à ceux déjà offerts par les Caisses, que la Fiducie du Québec a jugé opportun de publier Immeubles Pop.Immeubles Pop Immeubles Pop présente essentiellement un répertoire d'immeubles à vendre.Il contiendra également des articles de fond traitant de l'immeuble, de la coopération et des services offerts par les Caisses populaires.Il se veut un instrument de communication entre la Fiducie du Québec, la Caisse populaire et son sociétaire.Immeubles Pop sera publié en deux éditions: soit une édition pour les régions de Québec et Chicoutimi et une autre édition pour les régions de Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières, Joliette, St-Hyacinthe, Drummondville et Granby.Un nouveau numéro paraîtra toutes les six semaines d'ici la fin de 1976.En 1977, il deviendra un mensuel.Il est distribué dans toutes les Caisses populaires de ces régions.Immeubles Pop est original en ce qu'il présente non seulement une brève description des propriétés à vendre mais aussi la photographie de ces propriétés.Chaque numéro comptera plus de 300 photographies de propriétés.Autant Immeubles Pop est intéressant pour celui qui désire vendre sa propriété, puisque le marché couvert est passablement vaste, autant il est intéressant pour celui qui désire acheter, puisqu'il fournit des renseignements de première main sur l'état du marché immobilier dans différentes régions du Québec.Les Caisses populaires Un des éléments-clefs du succès d'immeubles Pop réside dans sa distribution.Or, celle-ci est fonction de la coopération qui doit s'établir entre les gérants et les agents de la Fiducie du Québec d'une part et les Caisses populaires et les Unions régionales d'autre part.Immeubles Pop constitue non seulement un instrument de promotion pour les services immobiliers de la Fiducie du Québec, mais aussi un moyen de renseigner et d'amener les sociétaires et le public en général à utiliser les services de la Caisse.En effet, c'est la politique de la Fiducie du Québec d'insister auprès de ses agents d'immeubles pour que ceux-ci recommandent à leurs clients de présenter leurs demandes de prêts pour des propriétés à la Caisse populaire.Nous profitons de l'occasion pour souligner que le taux hypothécaire des Caisses, tout en suivant celui du marché, comporte une possibilité de ristourne dépendant des surplus réalisés par la Caisse.Lorsqu'une demande de prêt hypothécaire est acceptable, la Caisse populaire peut l'effectuer à même ses propres liquidités ou, si cette dernière manque de liquidités, elle peut l'effectuer par l'entremise du système P.C.P.Le système P.C.P., un des services mis à la disposition des Caisses par la Fiducie du Québec, permet à une Caisse qui manque de liquidités de consentir un prêt hypothécaire à son sociétaire à même les fonds de la Fiducie du Québec en autant que cette dernière ait elle-même des liquidités.Notons aussi que la Fiducie du Québec met plusieurs autres services à la disposition des Caisses, tels l'administration des plans d'épargne-logement, des plans d'épargne-retraite .Courtage immobilier Active dans le domaine du courtage immobilier depuis 1967, la Fiducie du Québec emploie plus de 200 agents immobiliers répartis dans les principales régions du Québec.Le taux de rotation des agents de la Fiducie du Québec est un des plus bas dans le domaine de l'immeuble, tandis que leur salaire moyen dépasse celui de plusieurs de nos compétiteurs.Quant aux ventes, la Fiducie se situe parmi les six premiers courtiers au Québec.D'autre part, il faut remarquer, et ce, sans dévoiler les données des rapports confidentiels fournis par les Chambres d'immeubles, que le pourcentage des inscriptions de la Fiducie vendues est un des plus élevé, non seulement dans la région de Montréal, mais sur tout le territoire du Québec.51 En bref — — — — ¦ Le prix annuel Desjardins 1977 LE PRIX ANNUEL DESJARDINS, institué l'an dernier à l'accasion du 75e anniversaire de fondation de la première Caisse populaire Desjardins et décerné dans le cadre des assemblées générales annuelles du M.C.P.D., sera doublé cette année: de $5,000 il passera à $10,000.Tous les groupes ou organismes privés, sans but lucratif, constitués ou opérant depuis au moins trois ans et répondant aux exigences requises, peuvent poser leur candidature avant le 1er décembre 1976.Chaque demande accompagnée d'un dossier devra parvenir à: PRIX ANNUEL DESJARDINS La Fédération de Québec des C.P.D.Direction des Communications 150, avenue des Commandeurs Lévis, P.Q.Tél.: (418) 835-7277 Ce prix s'adresse plus particulièrement aux groupes qui, en 1976, ont réalisé un projet à caractère communautaire, à la satisfaction des personnes concernées par le projet.On peut se procurer un feuillet explicatif et un formulaire d'inscription à sa Caisse populaire locale.Rappelons que ce geste du Mouvement des Caisses populaires Desjardins se veut un encouragement et un appui aux groupes qui ont à leur acquis des réalisations ayant une incidence marquée sur le développement socio-économique d'une région ou d'une localité.¦ Haute-Rive: projet de coopération de câblodistribution Peu satisfaits des moyens de communication électroniques de la région, désireux d'innover et de se doter de nouveaux moyens de communication à caractère communautaire, les responsables de la Caisse populaire de Haute-Rive ont décidé de s'embarquer et de contribuer financièrement à la mise sur pied d'une coopérative de câblo-distri-bution locale.Ils ont rédigé de nombreux documents, convoqué plusieurs réunions, obtenu l'appui de 42 organismes du milieu et recueilli $50,000 en parts privilégiées auprès de leurs concitoyens.Un comité de coordination a été mis sur pied et la population de Haute-Rive est informée en par-manence des résultats obtenus par les individus mandatés pour parrainer le dossier.Les preneurs de décision de la Caisse populaire de Haute-Rive et certains de leurs concitoyens ont une ambition: doter la population de Haute-Rive d'une entreprise coopérative de câblo-distribution où la qualité de la programmation prédominerait sur le profit à tout prix et où la participation et la consultation des propriétaires-usagers feraient de cette entreprise coopérative un lieu d'analyse du système socio-économique dans lequel on vit, un lieu d'information et un lieu d'éducation populaire.Le dossier présenté au Conseil de la Radio et de la télévision canadienne et à la Régie des services publics du Québec par les citoyens de Haute-Rive est, selon l'avis même des spécialistes de la question, un « bon dossier ».Les garanties financières existent aussi! Reste à savoir à quelle enseigne logent les preneurs de décision gouvernementaux.Les citoyens de Haute-Rive attendaient avec impatience — au moment où ces lignes étaient écrites — la décision des autorités gouvernementales.¦ U.R.de Montréal / Communications Le Conseil d'administration de l'Union régionale de Montréal a pris connaissance des rapports d'activités des Services de l'Union afin de formuler pour l'année sociale de l'Union (1er septembre 1976 — 31 août 1977) les principaux objectifs de fonctionnement et les priorités des différentes unités administratives.À cette réunion, il a été décidé par le Conseil de créer le Service des Communications.Ce Service remplace la Division de Liaison.Les raisons qui ont amené les administrateurs à prendre cette décision sont les suivantes: — d'abord améliorer les communications entre les Caisses et l'Union régionale en assurant des rapports plus directs; — ensuite, informer les Caisses populaires des principales décisions et politiques de l'Union régionale les concernant; — acheminer par l'entremise des délégués les besoins des Caisses populaires et des secteurs à la direction de l'Union régionale; — et enfin, s'impliquer plus à fond au niveau de la publicité.¦ Semaine de la Caisse populaire Pour la 7e année consécutive, les Caisses populaires Desjardins ont organisé une Semaine de la Caisse Populaire, du 17 au 23 octobre.Le thème mis 52 de l'avant a été « Aujourd'hui, le plus bel âge ».Cette initiative a été l'occasion d'une réflexion collective où l'on s'est interrogé sur nos attitudes et nos comportements à l'égard du problème de l'âge.Les 1,250 Caisses Populaires Desjardins, en choisissant ce thème, ont voulu ainsi sensibiliser chacun des 3,300,000 membres et la population en général à leurs responsabilités face au phénomène du vieillissement.¦ U.R.de Sherbrooke: une étude démographique et statistique * L'Union régionale de Sherbrooke a entrepris, depuis peu, une étude démographique et statistique de la Ville de Sherbrooke et de ses environs immédiats.L'objectif du projet est de «vérifier la pertinence de la distribution des aménagements physiques des Caisses populaires sur le territoire de la Ville de Sherbrooke ».L'étude, sous la responsabilité de la Direction technique de l'Union régionale, est menée en collaboration avec la Direction Recherche et développement de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.C'est le 24 mars dernier que le Conseil d'administration de l'Union régionale donnait le feu vert au projet.Depuis lors.M.Yves Monfette, analyste technique à l'Union régionale, a été chargé de ce dossier.Les variables suivantes ont été retenues et feront l'objet de l'attention des personnes affectées à la cueillette des données: 1) Les données démographiques actuelles; 2) Les prévisions démographiques pour les prochaines années; 3) Les principaux axes de déplacement et les pôles d'attraction actuels; 4) Les prévisions de développement de la Cité de Sherbrooke; 5) La localisation géographique des principaux concurrents et, 6) L'évolution de la technologie bancaire au sein du Mouvement Desjardins.Notons, encore une fois, que le projet aura comme centre d'intérêt les aménagements physiques uniquement.C'est la première fois qu'une étude démographique et statistique d'une telle envergure est menée sur le territoire de l'Union régionale de Sherbrooke.Ses conclusions permettront une meilleure planification de l'implantation des aménagements physiques et, par le fait même, un meilleur accès aux services pour la population.*(LUS, bulletin de l'Union régionale de Sherbrooke, vol.2 n° 4).Une enquête a récemment été effectuée auprès d'un échantillonnage de 600 personnes en vue de connaître les besoins de la population en matière de services financiers.(N.D.L.R.) Les résultats de ce sondage sont actuellement étudiés par les preneurs de décision de l'Union régionale de Sherbrooke.(N.D.L.R.) ¦ Intercoopération Ontario-Québec Dans un message électronique parvenu le 3 août 1976 directement de la centrale d'informatique des Caisses populaires Desjardins, à Montréal, au président de la Oshawa Community Credit Union de l'Ontario, le président de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, M.Alfred Rouleau, a souhaité la bienvenue à cette Credit Union qui, bénéficie des services d'informatique de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.Ce geste d'intercoopération est le résultat d'une entente intervenue entre la Fédération et la Ontario Credit Union League, soit son homologue dans le secteur anglophone des coopératives d'épargne et de crédit de l'Ontario.Graduellement, les autres Credit Unions affiliées à la Ontario Credit Union League pourront bénéficier des mêmes services.Notons que déjà 16 Caisses populaires de l'Ontario profitent d'avantages semblables.Le système d'informatique conçu et opéré par la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins est le plus important système intégré de télétraitement des données en direct dans une institution financière en Amérique du nord.Cette réalisation entièrement québécoise est le résultat d'une dizaine d'années d'efforts persévérants.Actuellement, le système intégré des Caisses populaires traité électroniquement les opérations de plus de 2,700,000 membres dans 535 Caisses populaires.492 Caisses populaires offrent un service inter-caisses.¦ U.R.de Chicoutimi: développement régional « Ce premierterme à titre de président de l'Union régionale des Caisses populaires Desjardins du diocèse de Chicoutimi se termine par une interrogation sur la valeur de notre présence et de notre influence dans le développement socio-économique de la région, présence et influence jugées trop faibles par certains membres.Les Caisses ont une présence locale humaine et financière réelle, mais je suis d'avis que nous sommes à un tournant important de notre évolution en ce qui concerne le leadership que nous devrons exercer dans le développement coopératif et régional.Déjà, divers groupes de Caisses par leurs dirigeants ou leur personnel ont développé des activités en commun; ce qui me semble nécessaire dans le contexte actuel.Pour un développement plus efficace et plus harmonieux de l'ensemble des Caisses populaires de la région, il faudra développer des relations plus intenses sur le plan régional et ce à différents niveaux de responsabilité de notre mouvement régional.Le développement coopératif suppose aussi de bonnes relations entre les différents secteurs coopératifs.Les efforts déployés en ce sens au cours des deux (2) dernières années dans notre région devront être soutenus, car c'est à travers une action de cette nature que pourra se réaliser l'idéal coopératif.» (Extraits d'une conférence de M.Rosario Rainville, président de l'U.R.de Chicoutimi, lors de l'assemblée générale annuelle de l'Union.) ¦ U.R.de Montréal la Caisse populaire Témiscaming Cette Caisse devient le 334ième membre de l'Union.Elle fait partie du secteur Rouyn-Noranda.Cet événement prend une signification particulière puisque la dernière fondation de Caisse remonte à 1972.Il faut ajouter également que cette inititative repose totalement sur les gens de ce milieu qui ont décidé de prendre en main leur devenir sur le plan économique et social.Fait à souligner en ce sens, Témiscaming est une ville de 6,000 habitants qui a vécu des moments difficiles lors de la fermeture de l'usine de la C.I.P.¦ Fondation Girardin-Vaillancourt: campagne de souscription Une campagne de souscription en faveur de la Fondation Girardin-Vaillancourt a débuté le 7 septembre 1976.Cet appel de fonds s'adresse aux caisses populaires, aux Unions Régionales, aux Institutions et à la Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins.La campagne devait se terminer le 30 novembre prochain.La Fondation est de plus en plus sollicitée comme dans le milieu étudiant, ce qui se traduit par une augmentation du nombre des demandes de bourses.Cette année, les membres du Comité de sélection ont étudié 180 demandes, soit une augmentation de 82% par rapport à 1975.Cependant, la Fondation ne disposait que de quelques milliers de dollars de plus qu'en 1975 pour répondre à ces demandes.On peut, en tout temps, faire parvenir des contributions financières à l'adresse suivante: Fondation Girardin-Vaillancourt 1, Complexe Desjardins C.P.35, « Succursale Desjardins » MONTRÉAL (P.Q.) H5B1E7 Pour renseignements additionnels: M.Gérard Marotte, président, 1-514-351-1916.¦ U.R.de Trois-Rivières: la recherche s'accentue L'étude réalisée par la firme de Marketing « Devcom » en 1975 a fourni aux dirigeants de l'Union régionale de Trois-Rivières, et à ceux des caisses populaires des indices précieux concernant le développement des coopératives d'épargne et de crédit.Une équipe dirigée par M.Louis-Georges Ger-vais, conseiller à la recherche et au développement, prépare une série d'expériences pour mesurer les possibilités d'expansion sur le territoire de l'Union régionale.La fragilité de ces tests oblige les responsables à la plus grande discrétion afin de ne pas fausser les résultats.Cependant, les dirigeants des caisses populaires connaîtront à la fin de la présente année les retombées de ces expériences et l'application possible du marketing dans notre milieu.¦ M.Joseph Laliberté décoré du Mérite agricole M.Joseph Laliberté, agronome, fondateur de l'Union régionale de l'Ouest Québécois et, pendant de nombreuses années, administrateur de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins a récemment reçu la décoration du Mérite agricole lors du dernier congrès de l'Ordre des agronomes, tenu à Sherbrooke, il y a quelques mois.M.Laliberté a joué un rôle fort important au sein d'organisations à caractère démocratique dans l'Ouest Québécois (v.Mouvement coopératif, mouvement agricole, etc.). 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