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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 44, no 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1978, Collections de BAnQ.

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1 1978 LA REVUE r LA REVUE 1 10V8 1978 1977 1976 1974 j 1973 Planification: organisation selon un plan Plan: tout projet élaboré, comportant une suite ordonnée d'opérations, destinée à atteindre un but.[Le Petit Robert) (Illustration: Odette Duchesne) VOLUME 44 n° 1 1978 LA REVUE DESJARDINS est l'organe officiel de La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, 150, avenue des Commandeurs, Lévis, Québec, Canada.Ce numéro est tiré à 22,200 exemplaires.Il a été imprimé aux ateliers Charrier & Dugal (1965) Limitée.Le prix de l'abonnement annuel est de $5.00.Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe, permis n° 110.Port payé à Québec.DIRECTION / INFORMATION ET PUBLICITÉ: YOLANDE LAVIOLETTE ADJOINT ADMINISTRATIF: MAJELLA ST-PIERRE RESPONSABLE DE LA RÉDACTION: MICHEL BEAUCHAMP GRAPHISTE-CONCEPTEUR ODETTE DUCHESNE DROITS ET RESPONSABILITÉS Il n'existe aucun droit de reproduction ou de traduction pour les articles de cette Revue.Par ailleurs, les éditeurs vous seraient reconnaissants de bien vouloir identifier la source quand vous prendrez la liberté de nous reproduire.Les opinions émises dans les articles publiés pour La Revue Desjardins n'engagent que la responsabilité de leur auteur.DÉPÔTS LÉGAUX: Bibliothèque nationale du Québec, Montréal.Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa.SOMMAIRE Le MCPD, l'opération I.V.A.et le nouveau régime d'assurance-automobile .— Guy Cameron Épargne-retraite / Épargne-logement.Examen de la situation et perspectives .— Auguste Roy et Serge Coulombe Éléments de réflexion et images de la vie coopérative .— Michel Beauchamp / Odette Duchesne Entrevue avec M.Jean Marineau.Union régionale de Trois-Rivières / Les congrès régionaux: permettre aux gens de s'exprimer .— Michel Beauchamp Congrès / Faits saillants de la consultation effectuée lors des congrès régionaux .— Michel Beauchamp U.R.de Rimouski: le développement dans l'Est du Québec .— Jacques-René Quimper Mémoire présenté au cabinet fédéral.L'économie et les disparités régionales .Allocation de M.Rouleau.Une vie « normale » pour les francophones du Québec et du Canada .La formation des dirigeants: l'expérience du Saguenay — Lac-St-Jean (I, II).— Raymond Auger, Pau! Prévost, Richard Lapointe Nouveaux dirigeants / Responsabilités et tâches du dirigeant.CHANGEMENT D'ADRESSE Pour recevoir votre exemplaire régulièrement, veuillez nous prévenir au moins six semaines à l'avance de tout changement d adresse, nous fournissant à la fois votre ancienne et votre nouvelle adresse et y joignant, si possible, l'étiquette apposée sur l'enveloppe de votre revue, à l'attention de Michèle B.Samson.2 INFORMATION CANADA Le MCPD, l’opération I.V.A.et le nouveau régime d’assurance-automobile Guy Cameron I g ma ___ ____ Depuis le 9 janvier dernier, plus de la moitié des Caisses populaires sont engagées dans l'opération I.V.A.(immatriculation des véhicules automobiles).L'implantation de ce service dans les Caisses populaires a suscité toutes sortes de réactions, tant dans le public en général qu'au niveau des organismes concernés.Il n'est pas étonnant, si on considère l'importance et la portée des changements ainsi provoqués et la rapidité avec laquelle on a dû procéder à leur application, qu'on se sente ici et là bousculé par les événements et qu'on s'essouffle un peu à assimiler les étapes d'un échéancier aussi chargé.ne sont pas toujours clairement identifiées.Il en résulte même une certaine confusion sur le rôle des Caisses populaires et du Mouvement des Caisses populaires Desjardins dans l'élaboration de ces réformes.Il est bien sûr trop tôt pour évaluer les résultats concrets de l'opération.Il peut cependant être utile, à ce moment-ci, de revoir d'une manière cohérante, mais sommaire, l'évolution des deux projets qui se sont rejoints dans l'opération I.V.A.et de mettre en lumière certaines implications de ces développements sur la vie, les services et le fonctionnement des Caisses populaires et de l'ensemble du M.C.P.D.Deux projets se rejoignent L'opération I.V.A.comporte, en fait, deux éléments distincts: il y a d'abord les transactions reliées à l'émission ou au renouvellement des certificats d'immatriculation et la perception des frais courants qu'ils entraînent; en même temps, les Caisses participantes doivent aussi recueillir la prime exigée pour la partie étatique du nouveau régime d'assurance-automobile instauré par la loi 67.Dans l'opinion publique, ces deux parties Un calendrier chargé Voici, en résumé, les dates importantes dans l'évolution parallèle des deux dossiers: 5 mai 1971: devant les sérieuses lacunes du système d'assurance-automobile alors en vigueur, le gouvernement du Québec constitue un « Comité d'étude relatif à l'assurance-automobile », en vertu de la Loi des commissions d'enquête (arrêté en Conseil no 1676) Le Comité, présidé par M.Jean-Louis Gauvin, doit faire prolonger son mandat à trois reprises afin d'être en mesure de présenter un ensemble consistant et fondé de constatations et de recommandations.mars 1974: publication du « Rapport Gauvin », qui donne lieu à de nombreux débats.automne 1974: étude du rapport en Commission parlementaire.Devant la complexité des questions en cause, on confie l'étude du rapport à un comité de fonctionnaires présidé par le juge André Desjardins, d'où un second rapport.octobre 1976: le gouvernement Bourassa dépose sa première proposition concernant l'établissement de nouvelles mesures relatives à l'assu-rance-automobile; devant l'urgence et l'envergure des réformes suggérées par le rapport Gauvin, cette proposition est jugée timide et fragmentaire.8 décembre 1976: le Conseil des Ministres confie à Mme Lise Fayette, ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, la responsabilité de faire le point sur la question.Engagé par son programme, le parti ministériel reprend l'étude du dossier.décembre 1976: le gouvernement propose aux Caisses populaires de participer à l'enregistrement des véhicules automobiles.Les négociations s'engagent pour préciser le projet.31 janvier 1977: Mme Fayette et les ministres de la Justice et des Transports reçoivent la tâche d'intégrer les différentes mesures susceptibles de corriger les défauts du système d'assurance-automobile.15 avril 1977: le livre bleu « Pour une réforme de l'assurance-automobile » expose les grands principes de la réforme proposée.mai-juin 1977: consultation des Caisses sur le projet de participation aux services d'immatriculation des véhicules automobiles.Environ la moitié donnent leur accord de principe.5 mai-8 juin: Mme Fayette et ses collaborateurs tiennent des audiences publiques dans dix villes du Québec.Pas moins de 160 individus, groupes ou organismes (dont la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins) y font valoir leur point de vue.21 juin: dépôt en Chambre du projet de loi no 49, constituant la Régie de l'assurance-automobile du Québec (RAAQ); la loi sera sanctionnée le 26 août suivant.19 août: le projet de la loi no 67, sur l'assurance-automobile, est déposé en première lecture, à l'Assemblée nationale.Il donnera lieu, à l'automne, à de nombreux débats en commission parlementaire.1er septembre: signature d'un protocole d'entente entre la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins et la Fédération de Montréal des Caisses Desjardins, d'une part, et les ministères concernés du gouvernement du Québec, d'autre part.Ce protocole établit les conditions et la nature de la participation des Caisses à l'opération « immatriculation ».22 décembre 1977: les débats de la Commission parlementaire ont été interrompus pour permettre l'adoption de la loi 67.9 janvier 1978: début de l'opération I.V.A.dans les Caisses et les comptoirs participants.La période de renouvellement des certificats d'immatriculation s'étendra jusqu'au 31 mars.Les autres opérations connexes se poursuivront tout au long de l'année: changements d'adresse, demandes de duplicatas, transferts de propriété, demandes de remboursement de la prime d'assurance-auto (pendant les périodes de remisage du véhicule, par exemple).1er mars 1978: entrée en vigueur du nouveau régime d'assurance-automobile.Le nouveau régime d'assurance-automobile (1) Le nouveau régime d'assurance-automobile comprend un régime de base universel de protection contre les dommages corporels, administré par la Régie de l'assurance-automobile du Québec, et une assurance-responsabilité obligatoire pour dommages matériels à autrui, fournie par les sociétés d'assurances générales autorisées à dispenser ce type d'assurance.• Les dommages corporels En matière de dommages corporels (blessure, mutilation, décès), le nouveau régime assure à tous les Québécois une protection de base contre les pertes économiques résultant d'un dommage corporel subi dans un accident causé par une automobile.Dans cette partie du régime, la notion de responsabilité a été abolie (« no-fault »).Ainsi, tout (1) Pour plus de détails sur ce nouveau régime, on peut consulter le numéro 8 de la revue Ma Caisse populaire, 1977, p.9-21. résidant du Québec victime d'un accident d'automobile a droit aux indemnités prévues par la loi, que l'accident ait eu lieu au Québec ou hors du Québec, qu'il ait été impliqué dans l'accident comme piéton, passager, conducteur ou cycliste, et, finalement, qu'il ait été responsable ou non de l'accident.Ce droit universel à l'indemnisation abolit cependant, pour un Québécois, tout droit de recours en justice contre un autre citoyen du Québec pour recevoir compensation de dommages corporels subis dans un accident d'automobile.C'est la Régie qui verse ces indemnités, jusqu'à un maximum prévu par la loi.Si un citoyen désire une protection supplémentaire, il doit signer avec un assureur un contrat privé d'assurance supplémentaire.Le droit de recours ne peut donc être exercé que contre une personne étrangère responsable de l'accident, et seulement pour la partie des pertes excédent les indemnités versées par la Régie.Ces indemnités accordées par la RAAQ sont versées sous formes de rentes d'invalidité (ou de remplacement du revenu), d'indemnités de décès (remboursement des frais funéraires, jusqu'à $1,000., et rentes de survivants ou indemnité forfaitaire), d'indemnités forfaitaires pour blessures, mutilation douleurs ou autres préjudices, ou d'un remboursement des frais encourus pour des traitements, des prothèses ou des services de réadaptation.Le coût du régime d'État, estimé pour la première année à environ $350 millions, sera financé à partir d'une hausse des coûts du permis de conduire et de l'immatriculation ainsi que d'une taxe de $0.01 par gallon d'essence, prélevée à même les taxes déjà perçues.• Les dommages matériels Dans ce domaine, la notion de responsabilité demeure et l'administration de cette partie du régime reste aux mains de l'entreprise privée.L'assurance-responsabilité pour dommages matériels à autrui est cependant obligatoire pour un montant minimum de $50,000.Cette assurance s'applique aussi aux dommages corporels causés par un Québécois à des étrangers dans un accident survenu hors du Québec.La loi vise également la création d'une Corporation des assureurs qui aura, entre autres responsabilités, la tâche d'établir une convention d'indem- «.une protection de base contre les pertes économiques résultant d'un dommage corporel.» POLICE } 1 4 nisation directe de l'assuré par son propre assureur, la mise sur pied de centres locaux d'évaluation des dommages subis par les véhicules et la recherche de moyens susceptibles de réduire le coût des réparations.Globalement, le nouveau régime d'assurance automobile a donc pour but d'accorder à toutes les victimes d'accidents d'automobile, une indemnisation meilleure et plus rapide de leurs dommages, au meilleur coût possible.Conséquences pour les sociétés d'assurances générales du MCPD Cristallisées dans l'opposition du Bureau d'As-surance du Canada (BAC), les réactions hostiles du milieu des assureurs à l'établissement du nouveau régime d'assurance-automobile visaient principalement l'étatisation de la partie du régime concernant les dommages corporels.Cette part de l'assurance représente en effet environ 35% du total des primes perçues pour l'assurance-auto-mobile.La Société d'Assurance des Caisses Populaires (SACP) et la Sécurité, compagnie d'assurances générales du Canada — deux institutions du MCPD — sont elles aussi touchées par l'instauration de ce régime.Elles ont toutefois endossé le mémoire présenté au ministre par la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.Ce mémoire, soucieux de défendre avant tout les intérêts du consommateur québécois, appuyait globalement le projet de réforme, tout en suggérant quelques améliorations importantes dont 5 certaines ont effectivement été retenues dans le texte de la loi.La SACP a perçu, en 1976, pour des polices d'assurance-automobile, des primes brutes de $35,700,000, et la Sécurité $17,600,000.Dans les deux cas, ces primes d'assurance-automobile représentaient un peu plus de 40% du total des primes brutes perçues dans l'ensemble de leurs opérations.Ensemble, la SACP et la Sécurité (« groupe Desjardins ») se situaient au troisième rang des assureurs opérant au Québec, quant au montant des primes brutes perçues en assurance-automobile.La prise en charge par l'État d'une partie du nouveau régime d'assurance-automobile devrait donc signifier pour elles une réduction sensible de leur chiffre d'affaires.Cependant, dans l'hypothèse où ces deux sociétés, en vertu de l'assurance obligatoire pour les dommages matériels, iraient chercher parmi les non-assurés une clientèle proportionnelle à leur part actuelle du marché, ces pertes seraient nettement diminuées.Elles pourraient ainsi représenter environ 10 ou 15% (au lieu de 35%) des primes brutes perçues en assurance-automobile.Dans l'ensemble de leurs opérations, ces pertes équivaudraient finalement à une baisse d'environ 5 à 8%, ce qui demeure quand même inférieur à leur taux moyen de croissance annuelle.Cela signifierait alors non une régression, mais un ralentissement au moins temporaire de leur taux de croissance.L'entrée en vigueur du nouveau régime a toutefois d'autres conséquences sérieuses.Le nombre des assurés augmentera éventuellement, alors que le total des primes perçues sera moindre; il faudra donc multiplier les efforts pour réduire au minimum les frais d'administration et les coûts d'acquisition.D'autre part, si la situation nouvelle n'entraîne pas réellement de surplus de personnel, elle nécessitera possiblement la réaffectation de certains employés (agents de réclamations, experts en sinistres, etc.).Il faudra également participer à la création et aux travaux de la Corporation des assureurs, reprendre l'étude des échelles de tarification, reformuler une part importante des contrats, effectuer les remboursements ou signifier les crédits (pour la partie désormais assumée par le gouvernement, et proportionnellement à la longueur de la période précédant l'échéance de la prime), etc.Il s'agit donc de changements majeurs, qui ne menacent pas la viabilité des deux entreprises, mais qui leur posent néanmoins des défis de taille.L'opération I.V.A.A ce jour, 657 Caisses populaires Desjardins, 13 caisses de la Fédération de Montréal et 50 comptoirs participent à l'opération.Ainsi, 720 nouveaux points de service sont à la disposition du public pour les besoins de l'immatriculation.C'est évidemment une opération d'envergure qui, surtout à cause des délais très courts alloués à son organisation, a nécessité la mobilisation de nombreuses personnes aussi bien au niveau des caisses qu'à l'intérieur des unions régionales et de la Fédération.Il a fallu préparer et réaliser la formation et l'entraînement d'un grand nombre d'employés appelés à effectuer les transactions prévues au protocole.Ces transactions ont trait aux véhicules d'usage personnel, c'est-à-dire les voitures de promenades, les roulottes, les tracteurs et autres véhicules de ferme, les motoneiges et les cyclomoteurs.Les principales opérations effectuées dans les Caisses populaires sont: l'émission et le renouvellement de certificats d'immatriculation, la confection de duplicatas, l'enregistrement des transferts de propriété et la perception de la taxe de vente, l'enregistrement des changements d'adresses, les demandes de remboursement de la prime d'assurance-automobile et, bien sûr, la percep-des droits exigibles pour ces opérations ainsi que pour le régime public d'assurance-automobile.On prévoit effectuer, dans l'ensemble des caisses et des comptoirs participants, au-delà de deux millions de renouvellements d'immatriculation et environ 400,000 transferts.• Des difficultés L'implantation rapide d'un service aussi vaste et aussi complexe ne saurait s'effectuer sans difficultés.Plusieurs d'entre elles ont été évoquées au cours des échanges et des consultations qui ont eu cours depuis le début du projet: — nécessité d'embaucher du personnel supplémentaire (environ 125 personnes, dans l'ensemble du MCPD); ces nouveaux emplois sont cependant subventionnés par le gouvernement fédéral.— formation et entraînement du personnel spécialisé. IMMATRICULATION DES VEHICULES AUTOMOBILES DOSSIER — surcroît de travail, surtout dans les caisses où l'opération ne peut justifier l'embauche de personnel supplémentaire.— affluence attendue dans les périodes de pointe (mars 1978, principalement).— manque d'espace ou nécessité de réaménager les lieux (comptoir spécial, entreposage).— enregistrement comptable des transactions et rapports à produire.Ces difficultés ont motivé le refus de participer de plusieurs caisses; elles constituent pour les autres un défi qu'on a généralement relevé jusqu'ici d'une manière impressionnante, grâce à la souplesse et à la capacité d'adaptation étonnantes du personnel et à une efficace coordination des efforts et de l'information.• Des hésitations Le principal motif de réticence était toutefois contenu dans les questions suivantes: « Y-a-t-il lieu d'ouvrir les locaux de la caisse à un service qui n'a rien de commun aux opérations courantes d'une institution financière?» Ne risque-t-on pas de disperser les énergies, d'encombrer les caisses de paperasse, de réduire la rapidité et l'efficacité des services déjà en place, de s'éloigner des objectifs essentiels de la caisse populaire et d'accorder trop d'importance et d'espace à la « quincaillerie?» Toutes ces questions ont été posées.Pour plusieurs dirigeants ou sociétaires, certaines de ces questions demeurent en suspens.La réflexion n'est pas finie: il a fallu « faire vite » et il faudra sans doute, quand la tension aura baissé, revoir ces aspects pour les analyser sereinement et réévaluer l'ensemble de l'opération.• Les avantages Malgré ces hésitations et ces difficultés, il fallait répondre vite à la proposition gouvernementale, et on a répondu positivement, en considérant aussi les avantages de ces développements.— ils offrent un service additionnel aux membres des caisses populaires (plus de la moitié des membres sont concernés); — particulièrement dans les zones rurales, ils rapprochent ce service de la population locale; — c'est un moyen de faire connaître la Caisse populaire à des gens qui n'y sont jamais venus et de favoriser l'adhésion des nouveaux membres; — l'opération peut fournir certaines occasions de promouvoir les services de la caisse (prêt personnel, inter-Caisses, épargne méthodique.) ou des institutions du MCPD (assurance populaire, assurance-automobile, assurance-vie) — la caisse retire pour ces services une compensation financière: $1.00 par renouvellement d'immatriculation, $0.50 pour la perception de la prime d'assurance-automobile et 2% de la taxe de vente perçue lors des transferts; — l'ensemble de l'opération provoque l'entrée et la circulation de fonds importants dans le réseau financier du MCPD; — les Caisses ayant obtenu l'exclusivité de ce service, elles pourront possiblement, à long terme, tirer un certain profit de ce service.A travers l'évolution de ces deux dossiers parallèles qui se rejoignent finalement dans l'opération I.V.A., le caractère d'urgence qui a marqué presque toutes les étapes n'est certes pas étranger aux divers malaises qui se sont manifestés de part et d'autre.C'est pourquoi ce bref retour en arrière nous semblait apte à préparer l'étape de l'évaluation, en soulignant les principaux aspects qui nécessiteront une étude plus approfondie. Épargne-retraite / Épargne-logement Examen de la situation et perspectives Il existe, depuis près de trois ans, deux nouvelles formules mises à la disposition des Québécois pour l'accumulation d'épargne auprès des institutions de dépôt, notamment des Caisses populaires Desjardins.Il s'agit en l'occurrence des régimes enregistrés d'épargne-retraite et d'épargne-logement.Il a semblé par conséquent opportun de faire un examen de la situation pour, d'une part mesurer les performances réalisées par les Caisses populaires Desjardins dans le domaine des régimes enregistrés d'épargne et, pour scruter d'autre part les perspectives compte tenu principalement des modifications fiscales susceptibles d'être apportées.Dans ce document, nous aborderons successivement: • les principales caractéristiques des participants québécois à ces plans d'épargne, • les performances des Caisses populaires Desjardins, • les perspectives qui peuvent présentement être envisagées.Principales caractéristiques des participants québécois à ces plans d'épargne Les régimes enregistrés sont les formules spécialisées d'épargne.Les participants à chacun de ces plans poursuivent des objectifs précis, soit Auguste Roy Serge Coulombe* BBBHHj au niveau de l'épargne-retraite, pour se doter d'un revenu stable au moment de la retraite; soit, au niveau de l'épargne-logement, en vue de l'acquisition d'une unité d'habitation.La publication des données fiscales fournit un éclairage adéquat sur la participation des Québécois à ces plans d'épargne.L'analyse de ces données nous permet de faire les constatations suivantes: • Pour l'année fiscale 1975** (incluant janvier et février 1976 pour les REER et pour les REEL), on comptait au Québec 233,000 participants au plan d'épargne-retraite pour un montant de $287 millions et 102,000 participants au plan d'épargne-logement pour un montant de $95 millions.• Les données fiscales révèlent que 7.9% des contribuables avaient adhéré à un plan d'épargne-retraite et 3.5% à un plan d'épargne-logement.• En regard des données de 1974, la croissance du nombre de participants à un REER et des montants contribués a été respectivement de 21.8% et de 29.4%; la proportion des contribuables est passée de 6.6% à 7.9%.La croissance élevée rencontrée en 1975 au niveau de l'épargne-loge-ment est attribuable au fait que cette formule d'épargne a été implantée en 1974.• La moyenne des montants souscrits au REER s'élevait à $1,235 en 1975 comparativement à $1,166 en 1974; malgré la croissance rencontrée, ce montant moyen est inférieur au maximum TABLEAU I —CONTRIBUABLES ET PRIMES AU QUÉBEC Années fiscales 1974 et 1975 1974 1975 Nombre de contribuables Montant en $000 Nombre de contribuables Montant en $000 Primes d'un REER 190,802 $222,489 232,606 $287,500 Primes d'un REEL Nombre de contribuables 43,048 $ 41,139 102,052 $ 94,629 (Total) 2,878,850 — 2,956,533 — % ayant contribué à un REER .6.6% 7.9% — REEL .1.5% — 3.5% — Source: Gouvernement du Québec, Ministère du Revenu, Statistiques fiscales des particuliers au Québec pour les années fiscales 1974 et 1975.* Ce document a été produit, en collaboration, par MM.Auguste Roy, directeur « Recherche » (F.Q.C.P.D.) et Serge Coulombe, étudiant au département des Sciences économiques de l'Université Laval.Les données statistiques relatives à l'épargne-retraite et à l'épargne-logement des Caisses populaires Desjardins ont été fournies par Fiducie du Québec.** Données disponibles les plus récentes. permis.Quant au montant moyen engagé dans les plans d'épargne-logement, il se situait près du maximum, soit $927 en 1975.Les participants aux régimes d'épargne-retraite et d'épargne-logement selon le revenu L'analyse des participants à ces plans d'épargne en tenant compte de leur revenu est révélatrice: • D'après les données de 1975, on constate que plus de 70% des montants contribués à l'épargne-retraite proviennent de particuliers dont le revenu se situait à $15,000 et plus.• L'épargne-retraite a la faveur des particuliers dont le revenu est supérieur à la moyenne; 58% des particuliers dont la catégorie de revenu est égal ou supérieur à $25,000 adhéraient au plan d'épargne-retraite; la proportion s'élevait à 24.1% chez ceux dont le revenu se situait de $15,000 à $25,000.• Les participants les plus nombreux au plan d'épargne-logement se situaient dans la classe de revenu de $10,000 à $15,000.Près de 40% avaient des revenus inférieurs à $10,000.• Par rapport au revenu, on rencontre une croissance de la participation parallèle à celle des re- «.se doter d'un revenu stable au moment de la retraite.» * TABLEAU II — CONTRIBUABLES ET PRIMES SELON LE REVENU (1975) AU QUÉBEC (REER ET REEL) Moins de $5,000 $5,000 à $7,500 $7,500 à $10,000 $10,000 à $15,000 $15,000 à $25,000 $25,000 et plus Total global Nombre de contribuables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant Nombre global de contri-($000) buables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant global ($000) Primes d'un régime d'épargne-retraite .6,253 1,791 17,682 8,252 28,312 17,439 64,485 55,591 73,220 97,017 42,644 107,411 232,606 287,500 % du total global 2.7 0.6 7.6 2.9 12.2 6.1 27.6 19.3 31.6 33.7 18.3 37.4 100.0 100.0 Primes d'un régime d'épargne-logement .4,844 4,119 12,757 11,344 21,060 19,246 33,302 30,954 22,070 21,150 8,011 7,815 102,052 94,629 % du total global 4.7 4.4 12.5 12.0 20.6 20.3 32.7 32.7 21.7 22.3 7.8 8.3 100.0 100.0 Nombre de contribuables (imposables ou non) 924,657 586,598 462,934 597,376 304,444 80,696 — 2,956,705 % ayant contribué: R.E.E.R 0.7 3.0 _ 6.1 10.8 24.1 52.8 7.9 REEL 0.5 — 2.2 — 4.5 — 5.6 — 7.2 — 9.9 — 3.5 — Source: Regroupement à partir de: Gouvernement du Québec, Ministère du Revenu.Statistiques fiscales des particuliers du Québec pour l'année 1975.9 TABLEAU III — CONTRIBUABLES ET PRIMES SELON L'ÂGE (1975) AU QUÉBEC (REER ET REEL) Moins de 25 ans 25 à 35 ans 35 à 45 ans 45 à 55 ans 55 ans à 65 ans 65 ans et plus Total global (incluant âge non déclaré) Nombre de contribuables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant Nombre global de contri-($000) buables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant global ($000) Nombre de contribuables Montant global ($000) Primes d'un REER 13,885 6,453 65,356 60,578 59,098 79,200 57,690 83,380 31,274 48,566 4,027 7,426 232,606 287,500 % du total global 6.0 2.2 28.1 21.1 25.4 27.5 24.8 29.0 13.4 16.9 1.7 2.6 100.0 100.0 Primes d'un REEL 22,166 19,664 51,089 48,154 14,431 13,359 8,379 7,822 4,519 4,328 934 804 102,052 94,629 % du total global 21.7 20.8 50.1 50.9 14.1 14.1 8.2 8.3 4.4 4.6 0.9 0.8 100.0 100.0 Nombre de contribuables (imposables ou non) .777,639 739,299 489,347 424,067 285,981 209,545 2,956,533 % ayant contribué à un REER 1.8 8.9 12.1 13.6 10.9 — 1.9 — 7.9 — % ayant contribué à un REEL 2.9 — 6.9 — 2.9 — 2.0 — 1.6 — 0.4 — 3.5 — Source: Regroupement à partir de: Gouvernement du Québec, Ministère du Revenu.Statistiques fiscales des particuliers du Québec pour l'année 1975.10 venus des contribuables qui ont souscrit à un plan d'éprrgne-logement.• L'épargne-logement retient davantage l'attention des particuliers ayant un revenu voisin de la moyenne.Les participants québécois aux plans d'épargne-retraite et d'épargne-logement selon l'âge Si on analyse, les participants québécois à ces plans d'épargne en portant l'attention sur l'âge, on constate que: • La participation au plan d'épargne-logement est populaire chez les jeunes; 71.7% des montants contribués l'ont été par des particuliers de moins de 35 ans.• Quant à l'épargne-retraite, l'âge du participant représente un facteur moins déterminant; on doit signaler cependant la prédominance des particuliers de 45 à 55 ans.Il est maintenant possible de préciser les grandes caractéristiques des participants québécois à ces deux régimes enregistrés d'épargne.Il ressort de l'ensemble des données analysées les constatations suivantes: TABLEAU IV —CARACTÉRISTIQUES DES CONTRIBUABLES AUX RÉGIMES ENREGISTRÉS D'ÉPARGNE AU QUÉBEC EN 1975 REER REEL Revenu moyen $18,550 $14,106 Revenu médian $14,490 $13,135 Âge moyen 42 ans 33.6 ans Prime moyenne $ 1,166 $ 927 Revenu moyen pondéré au montant contribué $24,762 $14,346 • bien que les REER soient plus populaires que les REEL au Québec et ce, tant au niveau du nombre d'adhérents qu'à celui du montant contribué et quelle que soit la structure d'âge et des revenus, les REEL sont relativement plus populaires chez les jeunes; • bien que la popularité des deux régimes enregistrés d'épargne croît avec le revenu des con- tribuables, cette croissance est beaucoup plus importante dans le cas des REER que dans celui des REEL.Les performances des Caisses populaires Desjardins dans les domaines de l'épargne-retraite et de l'épargne-logement A venir jusqu'à présent, nous avons examiné la participation de l'ensemble des Québécois au régime enregistré d'épargne-retraite et d'épargne-logement.Il semble maintenant opportun de considérer la présence des Caisses populaires Desjardins dans ces domaines.• Épargne-retraite Au 30 septembre 1977, on comptait 28,728* plans d'épargne-retraite dans les Caisses populaires Desjardins pour un montant en vigueur de $76 millions.Le nombre de caisses populaires qui offraient ce plan d'épargne s'élevait à 1,050.Il y a lieu ici de signaler la stabilité de l'épargne confiée; de 1975 à septembre 1977, on a noté que 1,797 retraits sur 28,771 adhésions.TABLEAU V — ÉPARGNE-RETRAITE Nombre de plans Adhésions Retraits 1975 .6,794 191 1976 .8,236 537 1977 sept.13,741 1,069 Dans un second temps, nous avons essayé d'évaluer la part relative de l'épargne-retraite confiée par les Québécois aux Caisses populaires Desjardins.En se basant sur les données fiscales de 1975, l'estimation réalisée révèle que cette part relative serait entre 5% et 7%.Cette part a dû certes augmenter en 1977 en raison de la forte augmentation des plans.Mais, elle semble être encore loin de la part relative de 32% que les caisses populaires détiennent au Québec dans le domaine des dépôts d'épargne personnelle.• Épargne-logement Au 30 septembre 1977, on comptait 49,307* plans pour un montant en vigueur de $63 millions au niveau de l'épargne-logement dans les caisses populaires.Le nombre de caisses populaires qui offraient ce plan d'épargne s'élevait à 1,091 en regard de 877 en septembre 1975.Donc, 87% des caisses populaires offraient le service d'épargne-logement en regard de 84% au niveau de l'épargne-retraite.L'épargne-logement manifeste beaucoup moins de stabilité que l'épargne-retraite.De 1975 à septembre 1977, les caisses populaires ont recueilli 67,207 plans d'épargne-logement; elles ont aussi fait face à 29,446 retraits.L'annonce de modifications à la Loi de l'impôt sur le revenu relative au régime enregistré d'épargne-logement a provoqué un nombre élevé de retraits, soit 11,363 de mars à septembre; le montant d'épargne en vi- TABLEAU VI —NOMBRE DE CAISSES POPULAIRES DESJARDINS OFFRANT LES RÉGIMES ENREGISTRÉS D'ÉPARGNE-RETRAITE ET D'ÉPARGNE-LOGEMENT Épargne-retraite Épargne-logement Total Sept.75 Sept.77 Sept.75 Sept.77 Sept.77 Trois-Rivières .80 124 108 131 139 Québec.190 265 233 285 331 Montréal.243 312 278 314 336 Gaspé .28 36 24 37 44 Sherbrooke.38 65 40 66 79 Rimouski .39 58 40 60 82 Chicoutimi.26 49 42 56 69 Ouest-Québécois.14 24 13 23 43 St-Hyacinthe.54 71 62 73 76 Joliette.35 46 37 46 48 Total .747 1,050 877 1,091 1,247 * Données d'après la facturation 11 12 ti:J.Ill, >.- .' «V "-r;- air- - • ¦ T“Ii~ ' v ¦ "r - • • r.W- ‘ "•¦ :wï ‘ : -.« -, r.^ rc.gueur a diminué au cours de cette même période de plus de $6,5 millions.On doit signaler que dans le domaine de l'épar-gne-logement, les caisses populaires connaissent un très bon succès.D'après les données fiscales, elles avaient recueilli de mars 1975 à mars 1976, entre 30% et 34% des montants contribués par les Québécois à ce plan d'épargne.TABLEAU VII — Nombre de plans ÉPARGNE-LOGEMENT Adhésions Retraits 1975 21,702 4,250 1976 23,339 9,998 1977 sept 22,166 15,228 Perspectives On a constaté au cours de cette analyse que les sommes placées par les Québécois étaient, notamment pour l'année fiscale 1975, trois fois plus élevées dans les plans d'épargne-retraite que dans les plans d'épargne-logement.Toute proportion gardée, les caisses populaires, sur le plan financier, ont connu des succès au niveau de l'épargne-logement et relativement moins au niveau de l'épargne-retraite.La principale raison, pouvant expliquer ce phénomène, réfère au revenu des participants.On a estimé que le revenu moyen des membres des caisses populaires s'élevait en 1975 à près de $14,000.On sait que le revenu moyen des ménages québécois s'élevait alors à $15,300.En conséquence, comme le revenu moyen des partici- pants québécois à l'épargne-retraite s'élevait à $18,550 à la même époque et que celui des participants à l'épargne-logement correspondait à $14,106, il est alors possible d'expliquer un succès plus grand des caisses populaires au niveau de l'épargne-logement que de l'épargne-retraite.Les caractéristiques des membres des caisses populaires semblent plus similaires à celles des participants au REEL que de celles des participants au REER.Que réserve l'avenir?Les modifications éventuelles de la Loi de l'impôt sur le revenu relativement au régime enregistré d'épargne-logement auront comme incidence prévisible une réduction des montants totaux placés annuellement dans l'épargne-logement.Pour qu'il en soit autrement, il faudrait une augmentation du montant limite permissible.Par ailleurs, il est possible d'anticiper une forte augmentation des montants totaux contribués par les Québécois à l'épargne-retraite en raison d'un usage plus grand des déductions admissibles.Pour une institution de dépôts, l'épargne-retraite représente une forme d'épargne très stable.Il y a lieu de rappeler en ce moment le faible nombre de retraits qu'ont connus les caisses populaires depuis l'introduction de cette forme d'épargne.La moyenne d'âge des participants québécois à ce plan d'épargne est voisine de 42 ans.Selon le recensement de 1971, 51% des ménages québécois étaient propriétaires de leur logement comparativement à 67% en Ontario et 64% au Canada.Ce taux de propriété du logement variait au Québec selon les régions économiques, étant de 39.8% à Montréal pour le taux le plus faible et de 75.1% dans le Bas-St-Laurent — Gas-pésie pour le plus élevé.On a dû certes connaître depuis 1971 une hausse du taux de propriété de logement au Québec; mais, sans l'ombre d'un doute, ce taux est encore présentement plus faible au Québec que dans le reste du Canada.Les modifications fiscales en voie d'adoption relatives au régime enregistré d'épargne-logement tendent à limiter l'utilisation des fonds accumulés dans ces plans d'épargne à l'acquisition d'un logement.Ces modifications vont par conséquent provoquer une réduction des montants placés annuellement par les Québécois dans cette forme d'épargne. —— ÉPARGNE-RETRAITE DANS LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS Unions régionales 30 juin 1976 31 décembre 1976 31 mars 1977 30 septembre 1977 Nombre Montant Nombre Montant Nombre Montant Nombre Montant Trois-Rivières 1,293 $ 2,679,723 1,410 $ 3,382,442 2,525 $ 6,080,104 2,633 $ 6,910,555 Québec 3,329 6,561,522 3,652 8,286,920 6,554 15,120,567 6,804 17,078,450 Montréal 5,929 11,960,463 6,598 15,294,907 11,701 28,402,596 12,294 32,550,469 Gaspé 187 434,388 203 527,037 316 850,726 331 935,458 Sherbrooke 544 1,162,386 605 1,438,408 1,117 2,572,526 1,153 2,874,994 Rimouski 506 1,014,002 545 1,210,979 814 1,984,012 839 2,251,976 Chicoutimi 329 562,586 380 766,974 706 1,476,271 741 1,728,692 Ouest-Québécois 227 471,946 236 565,572 406 1,077,250 428 1,208,345 Saint-Hyacinthe 1,101 2,551,296 1,216 3,143,611 2,236 5,861,177 2,316 6,612,710 Joliette 682 1,480,544 707 1,744,522 1,175 3,069,026 1,189 3,379,300 TOTAL* 14,127 $28,878,862 15,552 $36,361,376 27,550 $66,494,255 28,728 $75,539,954 * Ne correspond pas nécessairement en raison de l'arrondissement des données.Direction Recherche.Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.ÉPARGNE-LOGEMENT DANS LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS Unions régionales 30 juin 1976 31 décembre 1976 31 mars 1977 30 septembre 1977 Nombre Montant Nombre Montant Nombre Montant Nombre Montant Trois-Rivières 2,766 $ 2,708,760 2,778 $ 3,633,322 4,249 $ 5,610,445 4,193 $ 5,066,541 Québec 10,336 11,358,289 9,890 14,131,673 14,078 20,024,721 13,576 17,700,637 Montréal 14,407 15,178,522 14,193 19,195,036 21,342 28,971,117 20,550 26,923,700 Gaspé 349 392,593 377 511,720 640 883,120 630 720,187 Sherbrooke 1,173 1,209,220 1,138 1,497,760 1,762 2,350,865 1,694 2,129,892 Rimouski 994 1,044,695 985 1,247,569 1,388 1,903,832 1,382 1,691,783 Chicoutimi 1,260 1,290,303 1,315 1,661,065 1,894 2,481,126 1,861 2,186,386 Ouest-Québécois 238 268,249 272 347,881 458 582,490 455 486,855 Saint-Hyacinthe 2,316 2,390,597 2,372 3,192,106 3,647 4,799,908 3,515 4,333,110 Joliette 990 1,014,239 975 1,283,943 1,528 1,968,860 1,451 1,777,385 TOTAL* 34,829 $35,855,472 34,295 $46,702,082 50,986 $69,576,487 49,307 $63,016,482 * Ne correspond pas nécessairement en raison de l'arrondissement des données.Direction Recherche.Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins.oo IJéineiUs de réflexion el images de la vie eoopéralive Les besoins des usagers el de la eolleelivilé Citation/1 « .la prévision, la planification, l'organisation, la direction, la coordination et le contrôle présentent déjà des difficultés dans les entreprises de type ordinaire où la source d'autorité réside dans la propriété d'un homme ou de quelques hommes qui ont mis des capitaux en commun pour les faire fructifier.Il faut admettre que la situation est plus complexe dans une coopérative, où les propriétaires sont en même temps les usagers, où le but poursuivi est la satisfaction des besoins des usagers, et où tous les membres se reconnaissent des droits et des pouvoirs égaux, selon l'option démocratique qui est la leur.» (M.Oscar Mercure, L'administration d'une Coopérative », colloque, juin 1974, p.15) Citation/2 » .pour résumer, il apparaît que tous les éléments de la gestion dans la coopérative sont articulés et coordonnés en fonction du fait que le propriétaire est l'usager, et qu'en conséquence, c'est le service aux usagers qui devient le facteur prépondérant.» (M.Oscar Mercure, « L'administration d'une Coopérative », colloque, juin 1974, p.17) Choix des citations: Michel Beauchamp Mise en valeur et illustration des textes: Odette Duchesne 14 ÉDITEUR OFFICIEL DU QUÉBEC Citation/3 «.à compter du moment où une personne devient membre d'une coopérative, elle n'est pas pour autant placée en dehors de ses relations coutumières.Ses préoccupations par rapport à sa famille, aux écoles que fréquentent ses enfants, à son milieu de travail, à son syndicat, aux soins de santé, aux questions d'administration publique, de même qu'aux activités de loisir, continuent d'être présentes dans sa vie.» M.René Croteau, Directeur général {Revue Desjardins, no 6, 1975, p.5) > • %v < » V * - • • ••• •• a ¦ I." • Citation/4 «.parce que la coopérative effectue ses opérations avec des usagers qui sont en même temps propriétaires, une obligation spécifique est faite à ses administrateurs de tenir les membres informés des lignes générales d'opération, des problèmes qui surgissent, des solutions appliquées.En plus, c'est par un dialogue et une communication constante avec les membres que l'administrateur peut se tenir au fait de l'évolution des ajuster les services de la coopérative.» M.René Croteau, Directeur général [Revue Desjardins, no 6, 1975, p.5) Citation/5 « .en tant qu'entreprise, la coopérative est soumise dans son fonctionnement à un certain nombre de règles, de techniques et de méthodes qui sont communes à tous les genres d'entreprises.Cependant, avant de décider de l'utilisation de procédés nouveaux, l'administration doit s'assurer de leur compatibilité avec les objectifs poursuivis par la coopérative et tels que déterminés par les membres.» Directeur général {Revue Desjardins, no 6, 1975, p.4) ÉDITEUR OFFICIEL DU QUÉBEC Les besoins des usagers el de la colleclivilé mamm -y- .r.X a .¦ .••• >.- x i ?- f "> -¦> #>w' £xmm> umt *¦ I-/ Citation/6 « .si des membres, comme dans la région du Lac St-Jean, veulent déposer des sommes pour lesquelles ils ne recevront pas d’intérêt pour qu’on puisse prêter à des déshérités, pourquoi pas?Mais aussi pourquoi ne pas accepter que des membres attendent de leur caisse le meilleur rendement possible ou les services financiers les plus poussés.» M.Claude Pichette, [Revue Desjardins, 1975, no 6, p.25) Citation/7 « .la souplesse dans les techniques veut dire adaptation des caisses aux milieux dans lesquels elles s'insèrent.Pourquoi tant de gens voudraient-ils emprunter aux caisses, disent les enquêtes, et ne le font pas?N'est-ce pas à cause de l'inadaptation à certaines réalités de la vie moderne de la part des caisses?» M.Claude Pichette, [Revue Desjardins, 1975, no 6, p.25) 16 EDITEUR OFFICIEL DU QUÉBEC A zr:.U :• .Citation/8 au niveau de la caisse populaire locale, le rôle des dirigeants est assez précis.Il s'agit, grosso modo, de mettre de 'avant des politiques qui sont en fonction des intérêts des membres et de s'assurer, en se référant aux normes généralement préconisées au sein du MCPD, que la Caisse populaire est bien administrée.Les dirigeants doivent éga lement s'interroger sur le développement de la caisse populaire locale et sur le rôle de l'institution dans le milieu .» (Extrait/Entrevue avec M.Guy Bernier, Revue Desjardins, 1976 no 6, p.35) 17 Gestion des eoopérnlives Citation/9 « .le processus de transition qui est en cours ne doit-il pas être fortement accéléré afin que l'entreprise coopérative puisse faire meilleure figure dans la course à l'efficacité économique.Cependant, la copie servile par la coopérative du management moderne américain ne peut être qu'un palliatif.L'entreprise coopérative a effectivement à apprendre de l'entreprise américaine dans une première étape de sa mutation.Mais, si la coopérative se refuse à être une éternelle bonne seconde, si elle veut arriver à rejoindre la concurrence et, surtout si elle cherche à exprimer ses propres valeurs socio-économiques éminemment humaines et efficaces, ELLE DOIT RAPIDEMENT IDENTIFIER SON PROPRE STYLE DE MANAGEMENT.Il n'est donc pas question de marquer le pas ni d'emprunter indéfiniment ce qui se fait ailleurs, dans l'entreprise privée, publique ou étatique.L'alternative est claire: ou la coopérative adapte et modifie selon ses fins propres les techniques modernes de gestion, ou elle bricole des opérations et est toujours dépassée par d'autres types d'entreprises.Pour en sortir, la recherche doit porter d'abord sur le développement des ressources humaines; elle doit porter aussi sur le système de valeurs que l'entreprise coopérative propose à la société pour justifier sa mission originale.» (M.Gilles Châtillon, « L'administration et la gestion des coopératives », Revue Desjardins, 1976, no 2, p.18) * L m J! LyVj Citation/10 « .l'entreprise coopérative sera donc avantagée dans les secteurs où l'information requise est telle qu'il est souhaitable de décentraliser la prise de décision et où la flexibilité au niveau de l'évaluation des options est plus importante que la standardisation des critères de décision.» (M.Bertin Nadeau, « Une approche stratégique à la gestion des coopératives », Revue Desjardins, 1977, no 1, p.27) Citation/11 « .par ailleurs, notre étude nous permet de constater qu'il existe des limitations sérieuses à l'utilisation intensive de la formule coopérative à l'état pur, et que, d'autre part, cette dernière présente des caractéristiques qui lui confèrent des avantages indéniables dans certains secteurs ».(M.Bertin Nadeau, « Une approche stratégique à la gestion des coopératives », Revue Desjardins, 1977, no 1, p.27 ÉDITEUR OFFICIEL DU QUÉBEC Union régionale de Trois-Rivières / Entrevue avec M.Jean Marineau* Les congrès régionaux: permettre aux gens de s’exprimer R.D.Quand votre congrès régional a-t-il eu lieu et qui pouvait participer à ce congrès?J.M.Notre congrès a eu lieu les 5 et 6 novembre.Tous les dirigeants ainsi que leur conjoint pouvaient participer à ce congrès régional.Près de 900 personnes ont participé au congrès de l'Il.R.de Trois-Rivières.Je tiens, par ailleurs, à souligner le fait que plus de 130 ressources (ex.animateurs, techniciens, etc.) ont contribué au succès de l'opération « congrès ».R.D.Quels ont été vos objectifs?J.M.Un des objectifs que nous avons poursuivis a été de collaborer à la réalisation d'une opération « MCPD » permettant de préciser le rôle susceptible d'être joué par le MCPD au niveau du développement économique et ce, en privilégiant en autant que faire se peut, la formule coopérative.Un autre de nos objectifs fut de créer un appétit de connaître ce qui se fait au plan économique dans notre région.Toutefois, nous avons toujours considéré le congrès comme un « début » et non pas comme une fin en soi.L'ampleur des problèmes abordés nous obligeait à être réalistes.R.D.Quelles ont été — au plan du contenu — les principales lignes de force du congrès?J.M.L'habitation, l'agriculture, l'alimentation et la transformation industrielle ont été les thèmes les plus étudiés par les congressistes.Le fait qu'un nombre important de personnes se soient intéressées à la transformation industrielle m'a quelque peu surpris.Ce phénomène dénote que les dirigeants des caisses populaires s'intéressent de plus en plus aux réalités « urbaines ».Le chômage et la fermeture d'usines dans notre région ont incité les gens à s'intéresser au secteur de la transformation industrielle.Dans un autre ordre d'idée, on a également remarqué que les gens voulaient passer à l'action dans le domaine de l'habitation.En ce qui a trait à l'agriculture, les dirigeants s'intéressent à ce secteur mais ils ne savent pas comment — de manière concrète et efficace — ils pourraient s'engager économiquement.Quant à notre rôle dans le domaine « alimentation », les idées sont fort disparates, fort hétérogènes.R.D.Quels ont été les « effets » de l'opération « congrès »?J.M.Le congrès a été un succès.Les gens discu- taient ferme au sein des ateliers.Rarement, a-t-on vu des gens quitter avant le temps ou déambuler dans les couloirs.On ne peut pas dire que le congrès a eu des effets significatifs au niveau des caisses populaires ou des autres entreprises coopératives de notre région.Toutefois, il existe, dans certaines localités, de meilleures relations entre coopératives et caisses populaires.R.D.Quelle importance peut avoir une opération « congrès » au plan d'une région?J.M.La tenue d'un congrès constitue une expérience de participation fort valable.C'est l'occasion de discuter dans un climat serein et de recueillir l'opinion des gens sur certains sujets.Un congrès constitue également un excellent outil d'animation.Cependant, il nefaut pas attendre d'un congrès plus que ce genre de rencontre peut donner.R.D.Quels ont été les principaux mécanismes qui ont été mis en place pour susciter la participation des congressistes?J.M.La production et la distribution de documents, la tenue d'une douzaine de sessions « précongrès », l'organisation d'ateliers animés par des ressources préalablement formées, l'utilisation de techniques audio-visuelles ont constitué quelques-uns des mécanismes utilisés pour susciter la participation des gens.Nous avons utilisé les ressources techniques et humaines de notre milieu.Ainsi, des ressources de l'Université du Québec à Trois-Rivières ont fourni une certaine aide technique au plan de l'audio-visuel et produit différents documents.R.D.Quel type de « suivi » a été ou sera.donné à l'opération « congrès régional »?J.M.Le comité du congrès des caisses populaires de l'U.R.de Trois-Rivières a eu le mandat explicite d'assurer un « suivi » au congrès de novembre dernier.Dans l'immédiat, une des choses que nous pouvons faire est de bien préparer les délégués de notre union régionale qui participeront au congrès provincial.Il s'avère quelque peu difficile de passer à l'action — au niveau des régions — avant de connaître les résultats du congrès provincial.R.D.Est-ce que les gens avaient déjà eu l'occasion de réfléchir sur le développement coopératif dans votre région?* M.Jean Marineau est agent d'éducation à l'U.R.de Trois-Rivières depuis cinq ans.À titre de membre d'un comité de coordination, monsieur Marineau a, avec la collaboration de messieurs Gérard Cormier, Fernand Payer et Daniel Lamarre, participé à l'organisation du congrès des caisses populaires de l'U.R.de Trois-Rivières.19 « Le chômage et la fermeture d'usines dans notre région ont incité les gens à s'intéresser au secteur de la transformation industrielle.» * .¦ .J.M.Certains dirigeants des caisses populaires avaient déjà eu l'occasion d'échanger ou de réfléchir sur cette question lors de congrès précédents ou de sessions.Quant aux échanges entre dirigeants d'entreprises coopératives, ils sont peu nombreux et très localisés.R.D.Est-ce que les dirigeants sont satisfaits de l'opération « congrès » et que représente cette étape par rapport au prochain congrès provincial?J.M.Les gens sont généralement satisfaits et ce, tant au plan de l'organisation qu'au plan du contenu.Nous n'avons pas tellement eu de commentaires négatifs.Le congrès régional constitue une étape importante avant la tenue du congrès provincial.Les gens qui participeront au congrès provincial seront mieux préparés et se sentiront davantage responsables.Ces gens seront les porte-paroles de leur milieu.Ayant participé au congrès régional, les gens qui participeront au congrès provincial pourront s'inspirer des discussions qui se sont déroulées au plan régional.ÉDITEUR OFFICIEL DU QUÉBEC Congrès Faits saillants de la consultation effectuée lors des congrès régionaux N.D.L.R.Nous vous présentons les faits saillants d'un rapport synthèse de l’ensemble des congrès régionaux préparé par la firme Crop pour le compte de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins et des dix Unions régionales.À partir de textes de base rédigés par des spécialistes appointés par la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins et d'entrevues en profondeur effectuées auprès de personnes impliquées dans chacun des secteurs thématiques des congrès régionaux (pêcheries, forêt, transformation industrielle, agriculture, distribution alimentaire et habitation), six questionnaires structurés furent élaborés.Chaque questionnaire était composé d'une majorité de questions à choix, de réponses pré-étabües et de quelques questions ouvertes et se divisait en quatre sections ou volets couvrant les points suivants: 7 — Les caractéristiques socio-économiques des délégués de même que leur expérience coopérative dans le secteur de développement.2 — L'attitude de l’informateur à l'égard de la situation et de Futilité de la formule coopérative dans le secteur de développement.3 — L'identification des priorités et des moyens d'action pour le MCPD au plan local, régional et provincial.4 — L’évaluation de la satisfaction suscitée par le congrès.Les quatre volets des questionnaires furent distribués aux délégués à des moments différents de chacun des congrès régionaux.Les résultats que nous vous présentons porteront surtout sur les volets 2 et 3.La presque totalité des congressistes ayant participé à l'étude, on peut considérer /'enquête plus comme un recensement d'opinions que comme un sondage, te! que nous /’entendons habituellement.Les données recueillies correspondent donc exactement aux attitudes, opinions et autres renseignements livrés par les délégués inscrits lors des congrès régionaux.Cependant, il nous faut être prudent dans /’interprétation des résultats de certaines questions pour lesquelles la non-réponse et le nombre de cas rejetés sont assez élevés (supérieurs à 40%, tout particulièrement).En publiant ces faits saillants, nous désirons sensibiliser les lecteurs de la Revue Desjardins à ce que pensaient, à un moment donné, (i.e.lors d'un congrès régional) des individus invités à participer à une expérience de consultation.La publication de ces faits saillants ne devrait pas, toutefois, «biaiser » ou «bloquer » le processus de réflexion actuellement en cours au sein du MCPD.Les données recueillies, lors des congrès régionaux constitueront des éléments de réflexion privilégiés lors du congrès provincial de mai 1978.Les délégués qui participeront à ce congrès recevront le rapport détaillé de la synthèse préparée par la firme Crop.Pêcheries (29 questionnaires étudiés)* • Perception de la situation Les avis sont partagés.La moitié des répondants semblent satisfaits de la situation actuelle.41.4 des répondants considèrent que la situation est mauvaise ou très mauvaise.• Les solutions Il faudrait, entre autres, solutionner le problème de la rareté du poisson, améliorer la mise en marché et la vente du produit, solutionner le problème du vieillissement de la flotte pour permettre un meilleur développement du secteur des pêcheries.• Optimisme ou pessimisme Optimisme.On croit généralement que la situation s'améliorera d'ici cinq ans.• La formule coopérative dans le domaine des pêcheries Il apparaît pertinent d'utiliser la formule coopérative pour améliorer la situation et favoriser le développement du secteur.Les succès passés des entreprises coopératives, le fait que les membres-coopérateurs soient les premiers bénéficiaires de ce genre d'entreprise, la présence de ressources compétentes, la viabilité économique * Ce thème a été abordé uniquement par les congressistes de l'U.R.de Gaspé.21 A\ S ii* de l'entreprise coopérative dans le domaine des pêcheries constituent les principaux facteurs incitant les répondants à opter pour la formule coopérative.Les désavantages de la formule: certains échecs passés et la difficulté de motiver les membres de l'entreprise coopérative.• Le rôle du MCPD Les répondants aimeraient majoritairement que la F.Q.C.P.D., leur union régionale, les institutions ou leur caisse populaire, s'impliquent davantage au niveau du développement coopératif dans le secteur des pêcheries.L'accord de prêts, l'aide au recrutement de nouveaux membres, l'appui des demandes des coopératives auprès des gouvernements, l'aide technique constituent quelques-uns des moyens d'action susceptibles, selon les répondants, d'être utilisés par le MCPD.Mais avant de s'engager, les dirigeants des caisses populaires devraient, entre autres, selon les répondants, évaluer la viabilité économique de l'entreprise de même que le degré de motivation des membres.rurei (219 questionnaires étudiés)* • Perception de la situation La situation est jugée mauvaise ou très mauvaise par la majorité des répondants.• Les solutions L'obtention de concessions forestières, le développement technologique, une meilleure concurrence au niveau du marché et le recrutement des travailleurs forestiers constituent les aspects dont il faudrait tenir compte pour améliorer le développement du secteur « forêt ».• Optimisme ou pessimisme Pour un tiers des répondants, la situation restera la même, d'ici cinq ans.Certains répondants (29.3) envisagent l'avenir avec pessimisme tandis que d'autres (28.2) estiment qu'il y aura amélioration.• La formule coopérative dans le domaine de ia forêt La formule coopérative mériterait, selon la majorité des répondants, d'être utilisée dans le domaine de la forêt et ce, surtout dans le secteur de la coupe du bois de même qu'au niveau de l'industrie du sciage et de l'industrie de la pulpe et du papier.Les avantages de la formule coopérative: le fait que les membres-usagers soient les premiers bénéficiaires de l'entreprise et les chances de viabilité économique.Les désavantages: les échecs passés, les difficultés de recruter des ressources compétentes, la difficulté de maintenir la motivation et le support continu des membres.• Le rôle du MCPD On semble généralement souhaiter que le MCPD 22 * Ce thème a été abordé par les congressistes d'un nombre limité d'Unions régionales. s'intéresse davantage au développement coopératif dans le secteur de la forêt.Les institutions du MCPD, l'union régionale et la FQCPD auraient, selon les répondants, un rôle important à jouer.L'accord de prêts à des coopératives, (caisses populaires et union régionale), l'assistance technique (union régionale), l'exercice de pressions auprès des gouvernements (F.Q.C.P.D.) constituent les principaux moyens d'action qui pourraient être retenus au sein du MCPD.Avant de s'engager, les dirigeants devraient, entre autres, selon les répondants, exiger que les dirigeants soient compétents, que l'entreprises soit viable économiquement et que les gestionnaires soient compétents.f:r ’ ¦ ¦ ¦ , * ?»,' '~iL 'H: Sr 8 | $ ïÂl, •mV !¦ * Transformation industrielle (898 questionnaires étudiés) • Perception de ta situation La situation est jugée « mauvaise » ou « très mauvaise » par la majorité des répondants.• Les solutions Le financement de nouvelles entreprises, le développement technologique, la productivité de la main-d'oeuvre, le réinvestissement, la mise en marché des produits, le financement de nouvelles entreprises constituent quelques-uns des aspects dont il faudrait tenir compte pour améliorer la situation de la transformation industrielle.• Optimisme ou pessimisme La très grande majorité des répondants croient que la situation s'améliorera ou restera stable d'ici cinq ans.• La formule coopérative dans le domaine de la transformation industrielle La forme de présence coopérative que les répondants privilégient est la suivante: les entreprises para-coopératives ou communautaires dont les propriétaires proviennent de différents f m -'Y - v L milieux.Une autre forme de présence coopérative dans le secteur de la transformation industrielle: la propriété par un mouvement coopératif d'entreprises non-coopératives.• Le rôle du MCPD Selon la majorité des répondants, le MCPD devrait davantage s'intéresser au développement du secteur de la transformation industrielle.Les institutions du MCPD devraient, quant à elles, s'occuper davantage de l'industrie manufacturière.L'accord de prêts à des entreprises ou à des coopératives de production (caisse populaire, union régionale, F.Q.C.P.D., institutions), l'établissement de sociétés régionales d'investissement ou de formes d'épargne à fins industrielles, la participation au capital-action d'entreprises, la création de formes d'épargne spéciale constituent certains des moyens que les autorités du MCPD pourraient mettre de l'avant dans le but d'intervenir dans le secteur de la transformation industrielle.Avant de s'engager dans ce secteur de l'économie, les répondants aimeraient, entre autres, qu'on évalue les chances de viabilité économique de l'entreprise de même que la compétence des dirigeants, des promoteurs ainsi que celle des gestionnaires.Agriculture (735 questionnaires étudiés) • Perception de la situation La majorité des participants aux ateliers sur l'agriculture estiment que la situation est bonne ou très bonne.• Les solutions La vente et la mise en marché des produits agricoles, le capital nécessaire pour l'entreprise agricole, l'amélioration de la transformation des produits agricoles constituent quelques-uns des aspects qu'il faudrait étudier afin d'améliorer la situation actuelle.• Optimisme ou pessimisme Plus des deux tiers des répondants évaluent que la situation s'améliorera ou demeurera stable d'ici cinq ans.• La formule coopérative dans le domaine de l'agriculture Les répondants croient, très majoritairement, que la formule coopérative peut être très utile ou assez utile pour favoriser le développement du secteur de l'agriculture.Les réussites passées, la viabilité des entreprises coopératives dans le domaine agricole, les bénéfices de la coopération pour les membres-usagers militent en faveur de la formule coopérative aux yeux des répondants.La difficulté de maintenir la motivation des membres, le problème du recrutement de res- wMâM1 > •' • ¦téSScXî’KWim*
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