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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 46, no 5
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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    Prédécesseur :
  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1980, Collections de BAnQ.

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REVUE NUMERO 5, 1980 It i- " » ¦ ¦ » ¦ ¦ ¦ t v.- - ‘ .X ' * .kïSW; .| —1_____m % 1 m • OüjNfr ¦• • : S'f-r- >5.* !______________________________ •• w-mmmmrn gfgîi iiaag MW : : ;¦ .Hill III JH— :*S'r .j ’ t": MHÜ MM .mm Nouveau siège social de la Confédération BT Ms: :>SAv: mm, mm •X'V;':; ï.ïV:'^ Ml •:XV • SOM MAI RC La Revue Desjardins est l’organe officiel de la Confédération des Caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec.Ce numéro a été tiré à 23,500 exemplaires; il a été imprimé par La Compagnie de l’Éclaireur Limitée, à Beauceville.Le prix de l’abonnement est de 8,00$ par année.Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe en nombre, permis No 1981.Port payé à Québec.Directeur des Communications: Majella St-Pierre Responsable des publications: Guy Cameron Responsable de la rédaction: Michel Rompré Collaborateurs: Lionel Bélanger, Thérèse Dumesnil, Jean-Pierre Hardy, Jean-Guy Larochelle, Hélène Matte, Yves Morency, Gilles Soucy.Maquettiste: Denys Frenette Couverture: Carole Pouliot Photo couverture: Bureau, Boulay et Associés Prière d’adresser toute correspondance à: La Revue Desjardins Confédération des Caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec 100, avenue des Commandeurs Lévis, Qué G6V 7N5 Changement d'adresse Pour recevoir votre exemplaire régulièrement, veuillez nous prévenir au moins six semaines à l’avance de tout changement d’adresse, nous fournissant à la fois votre ancienne et votre nouvelle adresse et y joignant, si possible, l’étiquette apposée sur l’enveloppe de votre revue, à l’attention des Services internes, Confédération des Caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, 100, Avenue des Commandeurs, Lévis (Québec), Canada, G6V 7N5.Droits et responsabilités La traduction et la reproduction totale ou partielle des articles, photographies et illustrations publiés dans La Revue Desjardins sont autorisées à condition que la source soit mentionnée.Les opinions émises dans les articles publiés par La Revue Desjardins n’engagent que la responsabilité de leur auteur.ISSN 0035-2284 Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa Bibliothèque nationale du Québec, Montréal Page couverture.Les différents édifices occupés successivement par le siège social de la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec.LA REVUE UISJAliÜlkS Volume 46, no 5, 1980 La semaine de la caisse 2 Lionel Bélanger populaire et d’économie Chronique juridique Les parties concernées par la loi de protection du 4 Jean-Guy Larochelle consommateur Indicateurs économiques 7 Dans le cadre du Concours 8 Collaboration spéciale international des jeunes Thérèse Dumesnil Un voyage au pays des géants Le Service de sécurité des caisses populaires Desjardins Inc.10 Michel Rompré Entrevue avec M.Gérard Tobin Cahier spécial: Inauguration du siège social 16 Le Comité de construction 1.La conception architecturale du du siège social siège social de la CCPEDQ 20 Hélène Matte 2.Le 100 avenue des Commandeurs Le Comité de construction en images 27 du siège social 3.On économise l’énergie Chronique Institutions La Sauvegarde, compagnie d’assurances sur la vie 31 Jean-Pierre Hardy Les rentes individuelles La Fondation Girardin-Vaillancourt 34 Michel Rompré De nouvelles balises La caisse populaire de St-Pamphile de l’Islet Savoir attendre son heure .38 Hélène Matte activement Chronique secteurs coopératifs: La coopérative de recherche et d’information du Québec à Montréal 40 Hélène Matte Démocratiser l’accès à l’information L’Ordre du mérite coopératif Quatre nouveaux récipiendaires 43 Nouvelles brèves 44 Afin de souligner comme il se doit l’inauguration du nouveau siège social de la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, nous avons dû retirer de ce numéro les chroniques économie-finances, coopération et document pour faire place au cahier spécial.Nous reprendrons cependant de façon régulière la publication de ces chroniques à compter du prochain numéro. La Semaine de la caisse populaire et d’économie par Lionel Bélanger La «Semaine de la caisse populaire et d’économie» est un événement annuel au cours duquel les caisses s’efforcent de montrer à leurs membres et à la population en général une image complète de leur réalité.Les multiples services d’épargne et de crédit ainsi que l’ampleur du travail que ceux-ci exigent peuvent faire oublier au public d’autres aspects importants de la vie de l’institution.Ainsi, pendant cette Semaine, on peut mettre l’accent sur la dimension coopérative de la caisse, sur ses engagements et ses réalisations dans le milieu, sur ses services et sur combien d’autres aspects moins connus des membres et de la population.Un événement important Parmi les hommages rendus au Commandeur Alphonse Desjardins, la «Semaine de la caisse populaire et d’économie» est probablement la manifestation la plus vaste puisqu’elle implique tous les niveaux du Mouvement Desjardins; c’est également la plus significative puisqu’elle témoigne auprès de millions de membres de la vigueur et de la qualité de l’institution qu’il a créée.Cet événement entoure d’ailleurs un moment privilégié de reconaissance envers le fondateur, car le troisième jeudi d’octobre est consacré, en Amérique du Nord, au 2 Commandeur Alphonse Desjardins.On le souligne de différentes façons, mais au Québec le Mouvement Desjardins peut s’enorgueillir de comp- 2 w Sèconam*.^ ter chaque année sur la participation de plus de 1 000 caisses populaires.Son Objectif Le thème «la caisse populaire et d’économie Desjardins parle de ses services et de ses réalisations» choisi cette année, illustre bien la préoccupation qui animera l’ensemble du MCPED au cours de cette semaine.Condensé en un slogan, ce thème devient: «Parlons Desjardins».Pour la première fois cette année, les caisses d’économie Desjardins participeront à cette manifestation.Ainsi, c’est dans 1 370 caisses populaires et d’économie Desjardins que l’on soulignera cet événement annuel.Occasion de dialogue Les façons de manifester la vitalité et la présence des caisses dans le milieu sont nombreuses et diversifiées.Certaines activités se déroulent à la caisse et les membres sont invités à y participer.C’est une occasion par excellence pour le personnel de s’identifier fièrement à l’entreprise coopérative dont il contribue à l’épanouissement; pour les membres, c’est également une occasion d’exprimer leur fierté d’être des partenaires à part entière dans la propriété de l’entreprise à laquelle ils ont choisi d’adhérer.parlais c»’sse Popts/^- ae%i*nfa* À La «Semaine» constitue, de plus, un moment de dialogue par excellence.Le climat de joie et de fierté, l’atmosphère de fête qui régnent dans la caisse se prêtent à merveille à la diffusion d’informations sur la caisse, ses services, son fonctionnement et son engagement dans le milieu; c’est aussi une occasion propice pour recueillir les commentaires et les suggestions des membres.En plus de faciliter le dialogue membres-caisses, la «Semaine» contribue à de meilleures relations dirigeants-direction-personnel, donc à une plus grande cohésion entre les divers éléments de la structure caisse populaire ou caisse d’économie.Des activités de toutes sortes «Parlons Desjardins» ne signifie pas uniquement des échanges en cercle fermé.Ce slogan traduit une volonté certaine d’ouverture vers l’extérieur, vers le public non-membre, vers les associations et clubs porkms lÿ/V b •ks/ardin* de toutes sortes, en un mot, vers le milieu dans toute sa complexité.Ainsi, pendant la «Semaine de la caisse populaire et d’économie», si les manifestations culturelles prennent une place considérable, on ne néglige pas pour autant les autres genres d’activités.Par exemple, plusieurs caisses populaires et d’économie en profitent pour «parler d’affaires» en rencontrant les corps publics, les corps intermédiaires, les clubs sociaux et les gens du milieu des affaires à l’occasion de dîners, de colloques et de réunions.Participation des autres composantes du Mouvement Desjardins Cette année afin de favoriser une plus grande participation des Fédérations et des Institutions du Mouvement, un plan de communication a été mis sur pied.Les principaux objectifs poursuivis sont: drsjard^* • appuyer par différents moyens les caisses dans leurs activités de la Semaine; • faire connaître régionalement les services qu’elles dispensent et leurs réalisations dans chaque région; • favoriser des échanges entre le personnel des Fédérations et des Institutions dans les régions.Cette nouvelle dimension de la Semaine permettra d’être présents dans les émissions d’affaires publiques dans les stations de radio et de télévision.De plus, le moment est propice pour l’organisation d’activités régionales pour le monde des affaires (colloque, dîner avec les gens d’affaires, soirée culturelle, etc.) et pour des rencontres sociales de toutes sortes.L’ensemble de ces activités, tant au niveau local que régional, fera voir le Mouvement Desjardins comme un réseau financier coopératif complet, dont la base est la caisse populaire et la caisse d’économie.De plus, un thème unique pour les activités des caisses populaires et d’économie Desjardins et des autres composantes reflétera une image de cohérence et d’unité.r V» cjhsf Une manifestation de solidarité Cette semaine est une excellente occasion pour manifester la solidité des liens qui unissent les dirigeants élus et les employés, ainsi que la solidarité qui existe entre toutes les composantes du Mouvement Desjardins.Quoi de plus naturel que d’être fier de l’une des plus belles réussites des Québécois, surtout lorsqu’on est associé à titre de membre, de dirigeant élu ou d’employé.C’est en parlant de la qualité et de l’accessibilité de nos services dans tout le Québec et aussi en parlant de nos réalisations, que le goût du défi va naître et que la volonté de continuer va habiter tout le monde.3 LES PARTIES CONCERNÉES PAR LA LOI SUR LA PROTECTION DU CONSOMMATEUR La Loi sur la protection du consommateur, comme son titre l’indique, vise essentiellement à réglementer les opérations intervenant entre un consommateur et un commerçant.Les contrats auxquels sont parties deux commerçants et ceux passés entre deux consommateurs ne sont toutefois pas soumis à l’application de la loi.En outre, la même loi stipule que le gouvernement, ses ministères et organismes, de même que les sociétés coopératives agricoles, les associations coopératives, les caisses d’épargne et de crédit et les corporations sans but lucratif sont tenus de respecter les obligations imposées aux commerçants sans avoir pour autant la qualité de commerçant.Le réparateur, quoique son statut ne soit pas défini, est aussi soumis à certaines dispositions de la loi dans le cadre de l’exercice de son métier.Jl IDI^ DI OLE par Jean-Guy Larochelle* Consommateurs et commerçants En ce qui concerne le consommateur, il est décrit comme étant «une personne physique, sauf un commerçant qui se procure un bien ou un service pour les fins de son commerce».Cette définition exclut donc une corporation et même une société puisque cette dernière, au Québec, tend de plus en plus à être assimilée à une personne morale.Par ailleurs, nous devons retenir que la personne physique qui a la qualité de commerçant profite, dans certains cas, de la protection qui est accordée à un consommateur lorsqu’elle passe un contrat ayant pour objet un bien ou un service destiné à son usage personnel ou à celui de sa famille.Par exemple, si une caisse d’épargne et de crédit consent à un quincaillier un prêt dont le produit doit servir à l’acquisition d’une caisse enregistreuse, ce dernier ne pourra bénéficier de la protection de la loi.* Me Larochelle est avocat à la direction des Affaires juridiques de la CCPEDQ.Il en sera autrement si ce même quincaillier effectue un emprunt dans le but de prendre des vacances ou d’acquérir tout bien qu’il n’utilisera pas dans le cadre de son commerce.Dans le cas précité, si la caisse peut s’en tenir à la déclaration de l’emprunteur pour connaître la destination d’un emprunt, il lui sera plus difficile d’établir si elle transige avec un consommateur ou avec un commerçant, en raison de l’occupation de certaines personnes.Nous pensons particulièrement au professionnel, à l’agriculteur et à l’artisan que la jurisprudence ne considère habituellement pas comme des commerçants sauf dans certaines circonstances particulières.Ce dernier problème nous oblige à identifier, sans en faire toutefois une étude exhaustive, les critères de la commercialité.Pour ce faire, nous devons nous en remettre à la doctrine et à la jurisprudence puisque le législateur n’a pas fait l’énumération de ces critères jusqu’ici. I me wit ices de jes- plus ivec # ifes- asad deis des lines ;gf0iS #1 La commercialité L’opération commerciale, autre que celle que la loi qualifie expressément comme telle, est caractérisée par l’idée de circulation d’objets (l’objet passant d’une personne à une autre), l’idée d’entremise (le commerçant agissant comme intermédiaire), l’idée de spéculation (la réalisation d’un profit) et, enfin, l’idée d’entreprise qui doit comprendre les trois premiers critères mais dont l’idée de spéculation est basée spécialement sur la main-d’oeuvre.Les critères précités permettent d’identifier l’opération commerciale, mais ils ne suffisent pas à donner la qualité de commerçant à celui qui effectue une telle opération à titre exceptionnel.En effet, pour être considérée comme commerçant, une personne doit effectuer des opérations commerciales de façon habituelle et pour son propre compte.Cela étant dit, si nous revenons à la définition qui est donnée au consommateur, nous constatons qu’elle exclut un commerçant et non une opération commerciale en particulier.Pour plus de précision, notons que la personne qui achète une automobile dans le but de la revendre sera considérée tantôt comme un commerçant, si elle fait habituellement cette opération, tantôt comme un consommateur, s’il s’agit là d’une transaction isolée.Le professionnel En ce qui concerne le professionnel, il n’est pas lié à la notion de commerçant, puisqu’en principe il ne spécule pas sur les biens et la main-d’oeuvre, ses opérations étant reliées à ses capacités intellectuelles ou manuelles.Par contre, l’activité du professionnel peut être qualifiée de commerciale si l’idée de circulation, d’entremise et de spéculation prend trop d’importance par rapport à sa profession.Sur ce dernier point, les tribunaux ont déjà reconnu qu’un pharmacien pouvait avoir la qualité de commerçant lorsque l’achat et la revente de produits ne constituaient pas une opération accessoire à l’exercice de sa profession.Pour ce qui est du professionnel qui accomplit occasionnellement certains actes de nature commerciale comme, par exemple, le cas d’un notaire qui vend un immeuble.On ne peut lui attribuer pour cela le statut de commerçant parce que, d’une part, le mandat de vendre un immeuble est un pouvoir inhérent à l’exercice de sa profession et, d’autre part, qu’il s’agit là habituellement d’une opération qui ne constitue pas sa principale activité.Aussi, dans certains cas, le menuisier qui achète des terrains pour y construire des maisons devient commerçant puisque l’achat et la vente de maisons prennent plus d’importance que l’exercice de son métier.5 L’artisan Dans le cas de l’artisan, c’est-à-dire celui qui, par son travail manuel, travaille à l’heure, à la pièce et d’une façon autonome, il n’est pas non plus considéré comme un commerçant.Entre autres, sont artisans le peintre, le sculpteur, le journalier, le forestier et même le camionneur qui fait du transport pour autrui.En effet, même si ces derniers peuvent utiliser des outils imposants pour accomplir leur tâche (camion, scie à chaîne, etc.), la jurisprudence reconnaît que leur travail manuel est l’élément principal de leur activité et que leur outillage a peu d’importance.Les matériaux qui peuvent être utilisés par l’artisan sont aussi généralement jugés comme un simple accessoire de son métier ou de son art.Far contre, à l’exemple du professionnel, l’artisan pourra aussi être assimilé à un commerçant, s’il accorde plus d’importance à l’achat et à la vente de biens qu’à l’exercice de son art.Ainsi, le réparateur d’appareils électriques conservera son statut d’artisan si les ventes qu’il effectue se limitent à vendre des pièces qu’il incorpore aux biens qui lui sont remis pour réparation.Lorsque la même personne achète et vend des appareils électriques dans le but d’en faire sa principale activité, elle aura par contre le statut de commerçant, même si elle fait aussi de la réparation.Aussi, dans certains cas, le menuisier qui achète des terrains pour y construire des maisons devient commerçant puisque l’achat et la vente de maisons prennent plus d’importance que l’exercice de son métier.Maintenant, qu’en est-il de l’artisan qui engage des employés et transforme son activité en une entreprise?Sur ce point, la jurisprudence a 6 reconnu que les entreprises de transformation de biens, de construction, de transport et de fournitures de services sont des opérations commerciales, parce que l’on y retrouve les critères de la commercialité.En effet, à l’état d’entreprise, l’artisan spécule sur la main-d’oeuvre et son travail personnel comme artisan diminue en importance.L’agriculteur Pour les mêmes raisons qui ont été soulevées à l’égard de l’artisan, l’agriculteur n’est pas un commerçant et profite de ce fait des droits que la loi accorde au consommateur.Par ailleurs, celui dont l’exploitation agricole rencontre les critères de l’opération commerciale pourra être considéré comme un commerçant, même si la mise en valeur du sol constitue le plus souvent une opération de nature civile.Si l’entreprise de l’agriculteur est entièrement reliée à l’exploitation du sol et auto-suffisante, elle conservera sa nature civile.Ainsi, l’élevage du bétail n’est pas une opération commerciale si le troupeau est nourri à même le produit de l’exploitation de la ferme.Toutefois, l’élevage du bétail comportant l’achat de bêtes en bas âge et l’achat important de produit pour les nourrir pourrait constituer une entreprise commerciale surtout si elle comprend de la spéculation sur la main-d’oeuvre.Certaines exemptions à la loi A la lumière de ce qui précède, nous constatons donc que la Loi sur la protection du consommateur offre, en principe, sa protection aux professionnels, aux artisans et aux agriculteurs, puisque ces derniers sont généralement des consommateurs aux fins de cette loi.Toutefois, le contrat de prêt ou le contrat assorti d’un crédit qui est consenti à ces derniers dont le revenu saisonnier ne dépasse pas huit (8) mois, sera exempté des articles 84, 85 et 87 de la loi si la mention suivante, signée à part par l’emprunteur, apparaît à ce contrat: «Monsieur Jean D.Faitout, exerçant la profession de (activité qui constitue sa principale source de revenu), déclare que son revenu principal est saisonnier».Également, le contrat passé entre un commerçant et un consommateur, portant sur un bien nécessaire à l’exercice du métier, de l’art ou de la profession profitera des mêmes exemptions, à la condition que ce contrat contienne la mention suivante qui doit aussi être signée à part par l’emprunteur: «Monsieur Jean D.Faitout, artisan, déclare que le bien faisant l’objet du contrat est nécessaire à l’exercice de son métier, de son art ou de sa profession».Le fait d’être exempté des articles 84, 85 et 87 de la Loi sur la protection du consommateur permet de prévoir dans ces contrats des remboursements à une fréquence supérieure à trente-cinq (35) jours, des paiements inégaux ou l’inclusion d’une clause de rappel.Mise en garde Si le présent texte comporte certains exemples ou fait ressortir des critères faisant en sorte que le professionnel, l’artisan et l’agriculteur peuvent être assimilés à des commerçants, dans des circonstances exceptionnelles, il vise davantage à établir que chaque cas doit être analysé en particulier et avec la plus grande prudence avant d’en arriver à la conclusion que les circonstances font qu’un agriculteur, un réparateur, un camionneur, un sculpteur ou un forestier exerce son métier, son art ou sa profession à l’état de commerçant. 1^1 ECONOMIQUES iP^jET riNÀNCICRS DICA TCLRS ÉCONOMIQUES 1979 par rapport à 1978 Période de II t.’80 II t.’80 la dernière par rapport par rapport donnée au au 11.’80 II t.’79 Dernière donnée par rapport à la donnée précédente Taux de croissance (%) Production intérieure réelle Québec 3,6e -0,1e 0,7e ut -0,1e Canada 2,9r -0,8r -0,4r juin - 0,4m Emploi — Québec 3,2 -0,4 3,0 juillet -0,lm Mise en chantier — Québec -4,4 42,9e 30,7e Ht 42,9e Gains hebdomadaires moyens — Québec 8,2r 2,9r 10,9r juin l,5m'p Indice des prix à la consommation — Montréal 9,1 2,6 9,6 juin l,lm Ventes au détail — Québec 14,lr 0,2r 4,6r juin 1,2 m,p Chômage 1979 It t.’80 II t.’80 Dernier mois Taux (%) Québec 9,6 9,5 9,7 juillet 9,9 Canada 7,5 7,4 7,7 juillet 7,6 FINANCIERS 1979 1980 Juin Sept.Déc.Mars Juin Juil.Août DIVERS TAUX D’INTÉRÊT Court terme Taux d’escompte, Banque du Canada 11,25 12,25 14,0 14,79 10,63 10,31 10,74 Bons du trésor (3 mois) 10,78 11,64 13,66 15,24 10,38 10,06 10,49 Banques à charte • dépôts à terme de 90 jours 11,18 12,02 14,04 11,24 11,04 10,42 • dépôts d’épargne stable 9,50 10,25 12,00 12,00 10,00 10,00 9,25 États-Unis: Bons du trésor (3 mois) 9,13 10,39 12,63 17,49 7,31 8,37 10,06 Moyen et long termes Certificats de placement garantis, 5 ans, soc.de fiducie 9,86 10,94 11,30 13,25 10,96 11,40 12,00/12,25 Prêts hypothécaires ordinaires 11,16 12,25 13,58 14,69 12,92 13,09 13,50/14,25 Gouvernement du Canada, obligations de 10 ans et plus 9,73 10,38 11,40 13,45 11,29 12,32 12,40 Dollar canadien en cent américain 85,7 86,18 85,72 83,60 86,90 85,79 86,30 CAISSES POPULAIRES DESJARDINS Croissance annuelle (%) • Épargne personnelle 16,0 14,3 12,4 12,5 7,9 8,8 • Prêts personnels 17,9 19,7 23,2 23,5 20,7 19,6 • Prêts hypothécaires 19,7 20,7 21,0 19,9 16,3 15,5 BANQUES À CHARTE — QUÉBEC Croissance annuelle (%) • Épargne personnelle 19,9 20,3 24,0 24,6 • Prêts personnels 20,2 22,3 18,9 17,8 • Prêts hypothécaires 21,8 19,2 10,0 8,1 MONNAIE ET DÉPÔTS À VUE DANS LES BANQUES (Ml) 9,1 7,7 3,9 8,6 1,0 4,4 Sources: Statistique Canada, Banque du Canada, CCPEDQ.Notes: t.: indique trimestre.11.: janvier, février, mars; II t.: avril, mai, juin; III t.: juillet, août, septembre; IV t.: octobre, novembre, décembre.m.: variation mensuelle; r.: donnée révisée; e.: estimation du Conference Board; p.: donnée préliminaire. Dans le cadre du Concours international des jeunes UN VOYAGE AU PAYS DES GÉANTS ! I TT ] ^ II.¦ ' .i tip “IP Marcel Labonté Fédération des CPD de l’Estrie Aline Chalifoux Fédération des CPD de Montréal et de l’ouest du Québec Pierre Lalande Fédération des CPD de l’Abitibi Gérald Arseneault Fédération des CPD de la Péninsule et des îles Jean Bilodeau Fédération des CPD du Saguenay — Lac St-Jean Georges Bélanger Fédération des CPD du Bas St-Laurent Louise Paradis Union régionale de Joliette des CPD Claude Marchesseault Fédération des CPD de Richelieu Yamaska Christiane Lemaire Fédération des CPD du Centre du Québec Mme Dumesnil, journaliste bien connue, était membre du jury du Concours international des jeunes pour les textes au niveau secondaire.Elle a participé au voyage organisé, pour les gagants de ce niveau, à destination de Toronto et de la Baie James.collaboration spéciale: Thérèse Dumesnil (LG-2, Baie-James, 8 août 1980) — Soixante-dix-sept frimousses médusées contemplent l’Énergie à l’état pur! Le déclic des appareils photographiques en dit long sur l’émerveillement.À 1 450 km au nord-ouest de Montréal, venus des quatre coins du Québec et de notre région, les lauréats du Concours International des Jeunes, niveau secondaire, organisé chez nous par les Caisses populaires Desjardins, vivent le point culminant d’un voyage palpitant.Après avoir fouillé le thème de l’énergie et l’avoir exprimé en mots ou en dessins, quoi de plus emballant que d’aboutir à LG-2?Cette eau qui gronde, tourbillonne, s’élève dans les airs en mille fontaines-geysers, avant de dévaler les 12 marches de 10 mètres de haut qui l’acheminent vers la Grande Rivière, on veut la capter sur film, en souvenir et pour partager l’émotion avec les parents et les amis.Cette eau galopante, c’est le trop plein du réservoir LG-2 (deux fois et demie le lac Saint-Jean!), libéré par une seule des huit vannes d’évacuation de crues (imposantes portes de 20,3 m de haut sur 12,2 m de large), ouverte au tiers seulement.Nous sommes au pays des géants! Pays d’extravagances où un feu de bois vous accueille au chalet de ski en plein coeur d’été: il fait 4° C! Chaussé en consé- quence, on s’offre les 140 m de dénivelé qui mènent à la rivière; autrement, on fait griller du pain au bout d’un cintre et on sirote un jus de fruit.A 9h30, on a déjà un bon bout de journée dans le corps, avec ce lever à 5h et ce baptême de l’air (pour la plupart) à bord du DC-9 d’Air Canada, collaborateur associé à cette réalisation.Et puis, on n’a pas chômé, les deux jours précédents: Niagara Falls, Toronto et son Musée de la Science, sa tour du CN et Ontario Place, où l’on a souligné leur présence, avant un concert de l’Orchestre symphonique de Toronto.Soixante-dix-sept jeunes accompagnés de neuf adultes, ça ne passe pas inaperçu, surtout quand ils parlent français et affichent une tenue dont leurs parents seraient fiers.Une chanson n’attend pas l’autre, durant les trajets d’autobus entre les divers points d’attraction.Leur répertoire dépasse les airs du chansonnier qu’on a mis dans leur trousse de voyage: croyez-le ou non, c’est le Minuit, Chrétiens qui a la faveur! A bien y penser, avec le temps qu’il fait, on pourrait croire que Noël s’en vient.Mais c’est le barrage qui approche.Le guide de la SEBJ a beau dispenser commentaires et statistiques époustouflantes sur le grand ouvrage d’enrochement à corps de moraine, les jeunes ne marchent pas.C’est à croire qu’on les a trompés avec ce «barrage» qui n’a rien à voir avec les images imposantes de «vrais barrages» comme Manic V, par exemple, avec ses arches majestueuses.Le barrage de LG-2, pour eux, restera un immense «tas de roche», sans plus, en dépit de ses 160 m de haut sur 2 835 m de long.Mais les compensations ne vont pas tarder.On se dirige, conduite à gauche et tous feux allumés, à travers le long tunnel qui vous amène à la centrale, à 140 m sous terre.C’est dans cette cathédrale de roc taillé à vif qu’est tur-binée l’eau qui génère un courant de 13,8 kV, porté à 735 kV par les transformateurs de surface, au-dessus de la centrale.Et en route pour Mirabel, par les fameuses lignes de transmission qui enjambent le pays à pas de géants! Et en route pour la cafétéria, les jeunes, les adultes et les invités du groupe: 102 personnes de plus ou de moins, dans une cantine qui pouvait en servir 5 000, aux plus beaux jours des travaux .Le DC-9 se pose à Dor-val et déverse dans «le grand luxe» du Hilton de l’aéroport sa cargaison de jeunes que le sommeil portera jusqu’au «brunch» du lendemain matin, dernier événement de cette grande aventure.Resteront les amitiés nouvelles.Et puis, toutes ces images que fera désormais surgir le mot énergie: turbines, vannes, moraine, enrochement, évacuateur de crues, Complexe La Grande, Radisson, centrale, digues, SEBJ, barrage, transformateur, conduite forcée, galerie de dérivation, LG-2! LG-2, comme sur ces chandails qu’on rapporte pour ses frères et soeurs qui n’ont pas eu cette chance d’aller là-haut, invités par la SEBJ .Restera, plus éloquente que tous les cours de géographie ou d’écologie, cette vision de l’immense pays, de la taïga à perte de vue, avec son sol recouvert de mousse à caribou et piqué d’épinettes noires, de mélèzes et de pins gris, avec deux trois bouleaux par-ci, trois quatre trembles par-là, et le rose des épi-lobes à épis.Et les plantations d’aulnes crispés, pour combattre l’érosion.Au retour de ce pays de géants, encore sous le coup de cette démesure, les mots ordinaires ont l’air mesquins.Si vous rencontrez un jeune qui n’en est pas encore revenu, qui n’a pas tout digéré, malgré les diaporamas, les maquettes et les films et les exposés, ne le brusquez pas.Si vous voulez des chiffres, de-mandez-lui le dépliant qu’il a rapporté pour mémoire.Si c’est d’un poème que vous avez envie, demandez-lui plutôt de vous montrer l’échantillon de moraine qu’on lui a remis en souvenir du passage des grands glaciers, il y a très, très, très longtemps .9 Entrevue avec M.Gérard Tobin, directeur général 10 Le service de sécurité des caisses populaires Desjardins Inc.par Michel Rompré Les caisses populaires Desjardins disposent d’un service de sécurité à nul autre pareil au Québec.Nous connaissons ses effets bénéfiques, mais son fonctionnement, sa composition, son travail quotidien et ses défis nous sont beaucoup moins familiers.C’est pourquoi nous avons rencontré son directeur général, M.Gérard Tobin qui nous en fait part.RD Monsieur Tobin, pourriez-vous nous relater les principales étapes de l’existence du Service de Sécurité des C.P.D.?GT En 1965, La Société d’Assurance des Caisses populaires créait son propre Service de sécurité et prévention par suite de l’augmentation constante des vols de coffres-forts et des réclamations provenant du contrat de l’assurance globale avec les caisses populaires.En juillet 1979, le Service de sécurité et prévention devenait le Service de sécurité des C.P.D.Inc.Ce dernier emploi actuellement 255 personnes qui se répartissent comme suit: 1 directeur général, 1 directeur adjoint, 3 chefs de division, 2 surintendants, 13 enquêteurs, 2 techniciens, 1 conseiller en prévention, 2 lieutenants, 217 gardes et 13 personnes au service du secrétariat.Nous travaillons pour le Mouvement Desjardins ainsi que pour Place Desjardins Inc.où nous assurons la totalité du gardiennage.RD Quelles sont les principales tâches qu’effectue le Service de Sécurité aux divers échelons du M.C.P.E.D.?GT Nous oeuvrons dans deux principaux secteurs, celui du gardiennage et celui des enquêtes.Le premier consiste à la surveillance des édifices du M.C.P.E.D.par les gardes de notre service.En plus des Institutions, des Fédérations (unions régionales) et de la Confédération, nous dispensons le service de gardes armés à 123 Caisses populaires.Quant au secteur des enquêtes, en plus de faire la lumière sur les crimes commis, il joue un rôle de premier plan dans le domaine de la prévention.En réalité, c’est le but premier du Service de Sécurité de prévenir les crimes de toutes sortes, de décourager les criminels de s’attaquer à nos établissements.Nous déployons d’ailleurs énormément d’énergie pour réaliser cet objectif.Ainsi, l’année dernière, nous avons tenu 96 réunions à travers tout le Québec auxquelles tout le personnel des caisses populaires était convoqué.Nous avons ainsi rejoint au-delà de 7 000 employés de cais- ses populaires à qui nous avons ex pliqué diverses méthodes de pré vention contre plusieurs types de crimes.En outre, nous répondons fréquemment à des demandes de directeurs de Caisses populaires pour rencontrer leur personnel afin de leur donner des conseils en matière de prévention contre le vol à main armée, les faux et toutes les autres mesures préventives à être prises dans la Caisse.Plus les règles de sécurité sont appliquées, plus les pertes des Caisses populaires sont réduites.RD Comment fonctionne le Service de Sécurité des C.P.D.Inc., sur le plan de l’organisation interne?GT La direction générale est à Québec et une division se trouve à Montréal comprenant la section enquêtes et la section des gardes armés.En ce qui concerne les enquêtes, le territoire de la province est divisé en deux.Tout ce qui est à l’est de Drummondville et de Trois-Rivières relève du bureau de Québec et tout ce qui est de l’ouest des deux mê- , WÊttËÈÊÊÊtÊÊÊËÊÊËÊÈEË mmmmm Æ4 mes villes est confié au bureau de Montréal.Chaque fois qu’un crime est commis dans une caisse populaire ou dans une institution du M.C.P.E.D., une plainte est transmise au Service de Sécurité et nous envoyons un enquêteur sur les lieux.Ce dernier fait rapport et adresse des recommandations au Groupe Desjardins Assurances générales qui assure les Caisses populaires contre ce genre de pertes.En outre, depuis 1978, nous avons mis à la disposition des Caisses po- pulaires et de tous les dirigeants du Mouvement Desjardins un «téléphone rouge» (1-800-463-4634) qui est en service 24 heures par jour, 7 jours par semaine, à longueur d’année.Ainsi, quelle que soit l’heure ou la journée, les Caisses peuvent communiquer directement avec le Service de sécurité qui a toujours du personnel enquêteur en devoir.L’aide demandée parvient rapidement à destination, peu importe le moment et l’endroit.RD Sur le plan administratif, comment fonctionne le Service de Sécu- rité des C.P.D.Inc., de qui relève-t-il?GT Le Service de Sécurité est une entité autonome ayant un Conseil d’administration.Celui-ci est présentement composé de M.Conrad LeBlanc, président du Groupe Desjardins— Assurances Générales, de M.René Croteau, directeur général de la C.C.P.E.D.Q.et de M.Pierre Bornais, vice-président exécutif du Groupe Desjardins.D’ailleurs, des modifications devraient survenir au cours de l’automne, à ce propos, car la propriété du Service de Sécurité va passer entièrement à la Confédération des Caisses populaires et d’Économie Desjardins du Québec.RD Est -ce que vous dispensez une formation particulière à votre personnel?GT Tous nos enquêteurs et tous les cadres ont été recrutés dans divers corps de police, ils ont donc déjà toute la formation nécessaire.D’autre part, une loi doit bientôt être adoptée à l’Assemblée nationale pour obliger toutes les agences de sécurité à former leurs gardes.Nous avions prévu l’avènement de cette loi et avec l’aide du service de Formation de la Confédération, nous avons préparé un cours à l’intention de nos gardes.Ce cours sera dispensé à partir de l’automne 80.RD L’affiliation de la Fédération des caisses d’économie a-t-elle amené certains changements pour le Service de Sécurité?11 GT Je ne pense pas que cela puisse entraîner de modifications.Cependant, nous devons réaliser une inspection complète des dispositifs de sécurité de chacune des caisses d’économie affiliées à la Fédération.Cette mesure est rendue nécessaire par le fait que ces caisses vont bientôt être couvertes par «l’assurance garantie globale» au même titre que les caisses populaires.Il faut donc vérifier leurs systèmes de sécurité, car c’est ce qui détermine les primes d’assurance à payer.RD Quel rôle joue le Service de Sécurité dans l’établissement des normes de sécurité en vigueur dans les caisses populaires?GT Notre service a établi des normes que le Groupe Desjardins Assurances Générales fait siennes.Nous venons de publier un cahier de spécifications techniques qui indique comment construire tous les équipements de sécurité, depuis le comptoir jusqu’à la chambre forte en passant par les guérites et les autres installations.De plus, nous vérifions la solvabilité des entreprises qui veulent vendre de l’équipement de sécurité aux caisses populaires de façon à être certains que le service après vente sera disponible.En outre, nous vérifions la qualité des dispositifs de sécurité offerts aux caisses populaires.Par exemple, l’année dernière tous les types de verre pare-balles ont été soumis à des épreuves pour déterminer le plus efficace.Nous faisons de même pour les systèmes d’alarme et pour tout ce qui sert à la sécurité dans la caisse.12 RD En ce qui concerne la sécu- Mrm rité des personnes, est-ce que vous prévoyez certaines dispositions?GT A la suite de la vague de prises d’otages dans les institutions financières, j’ai publié, dès mon entrée en fonction en 1977, un volume de mesures préventives contre l’enlèvement.Ce volume a été distribué à tous les cadres dans le Mouvement.Ensuite, nous avons établi «l’Opération filet».Il s’agit d’un fichier contenant le dossier de tous les directeurs de caisses populaires et de leur famille ainsi que de tous les cadres du Mouvement Desjardins et de leur famille.Ainsi, s’il survient un enlèvement, tous les renseignements nécessaires peuvent être communiqués sans délai aux corps policiers.Ai-je besoin de vous dire que ces documents sont strictement confidentiels et qu’ils sont gardés dans des voûtes.C’est un ex-directeur B wfm « H P "1 général adjoint de la Sûreté du Québec maintenant à l’emploi de notre Service de sécurité qui est responsable de l’Opération filet.1 ^ai I ùde RD Quels sont les grands principes sur lesquels s’appuie un service de sécurité?; ; GT Notre but est de sécuriser les gens que nous avons mission de protéger, non seulement le personnel, mais également les membres qui fréquentent les Caisses populaires.Pour y arriver, nous devons trouver sans cesse de nouveaux moyens d’empêcher les criminels de s’attaquer à nos établissements, il faut trouver de nouvelles formules et éviter les habitudes.Par exemple, nos enquêteurs patrouillent certains territoires, dans lesquels ils font la tournée des caisses populaires, à des moments où les vols sont les plus susceptibles d’être commis.Egalement, je conseille aux directeurs de caisses d’offrir du café aux policiers 3Ppar kt( aiira( coure, Nui Photos: Ghislain Desrosiers municipaux qui font la patrouille, ainsi lorsque la voiture de police est devant la caisse, celle-ci est en période de sécurité.Je vous donne un autre exemple, nous allons faire apposer un collant à rayures horizontales de différentes couleurs près des portes des caisses populaires; quand un voleur se présentera, il sera possible de déterminer exactement sa taille d’après la rayure qui apparaîtra au-dessus de sa tête, ce qui facilitera l’identification par la police.De plus, nous expérimentons une nouvelle formule pour identifier facilement les caisses populaires du haut des airs.Ainsi, lorsqu’un vol aura été commis et que nous re-courerons à l’hélicoptère de la Sûreté du Québec, celui-ci pourra identifier le numéro apposé sur la toiture de l’établissement et entreprendre immédiatement ses recherches à partir de ce point précis.«ifi Pour bien atteindre notre but, nous devons sans cesse rappeler les consignes de sécurité, c’est pour ça que nous faisons des réunions de prévention, pour rafraîchir la mémoire des gens et les mettre en garde contre certaines imprudences ou inattentions.RD Pourriez-vous nous énumérer quelques règles de sécurité en vigueur dans les caisses populaires Desjardins?GT Nous avons une liste de 50 recommandations qui dit au personnel de la Caisse quelles précautions prendre.Ainsi, le matin, avant l’entrée du personnel, une personne doit faire le tour de l’édifice et vérifier s’il y a des traces d’effraction.Ensuite, quelqu’un entre dans la caisse, l’inspecte et en ressort avant que tout le monde n’entre.Cette méthode permet d’éviter ce que nous appelons, dans le jargon du métier, les «morning glory» qui s’in- troduisent dans la caisse pendant la nuit, attendent l’ouverture et prennent tout le personnel en otage jusqu’à l’ouverture des voûtes et repartent avec des centaines de milliers de dollars.Nous déterminons également les montants maximum à conserver dans les tiroirs-caisse.Nous conseillons de ne pas y garder plus de 2 500 $ car si un voleur se présente et ramasse 7 000 $,10 000 $, il fera son prochain coup au même endroit: c’est payant! RD Quels sont les crimes les plus fréquents que les caisses populaires subissent?GT Actuellement, nous constatons une nette augmentation des faux (usage de faux documents, faux chèques, etc.) par rapport à l’an dernier.Par contre, les vols à main armée sont en régression: à la fin de juin 1979, 59 de ces vols avaient été perpétrés dans des Caisses populaires, cette année, à la fin juin, on en comptait 48.Les autres types de crimes sont les défalcations et les vols par la poste.Ces derniers sont peu fréquents, mais ils mettent en cause des sommes beaucoup plus élevées.Ce sont les 4 cas pour lesquels nous recevons la majorité des plaintes.Cependant, nous recevons fréquemment des demandes d’aide.Par exemple, les caisses ne sont pas assurées contre les chèques sans provisions, quand cela se produit, on nous demande de l’aide; nous contactons la personne et très souvent, celle-ci-rembourse.Il nous est même arrivé de rejoindre un marin en mer.Ce dernier avait échangé de l’argent étranger contre 13 de l’argent canadien et, par erreur, il avait reçu au-delà de 600 $ de plus qu’il n’aurait dû.Il a remboursé dès son arrivée outre-mer, la caisse populaire qui avait fait cette erreur.Remarquez que les caisses populaires ne paient pas de supplément pour ce genre de services, même s'ils ne sont pas couverts par l’assurance.RD A ce propos, comment se finance le Service de Sécurité des C.P.D.Inc.?GT II est financé par la prime d’assurance que les Caisses populaires paient au Groupe Desjardins Assurances générales, sauf le service de gardes qui est facturé à chaque Caisse populaire ou institution qui en emploie.Avec le changement de propriété du Service, il est à prévoir que certaines modifications seront faites, mais rien n’est encore arrêté à ce sujet.RD Comment les résultats du Service de Sécurité des C.P.D.Inc.se comparent-ils avec ceux d’organismes semblables, d’autres institutions financières?GT Vous savez que le Québec est le champion canadien et Montréal la capitale mondiale pour les vols à main armée.Mais les caisses populaires tirent très bien leur épingle du jeu.Concrètement, je peux vous dire qu’en 1978 et en 1979, nous avons environ 7 fois moins de vols à main armée que dans les banques, compte tenu du nombre de succursales.Les statistiques de l’Association des Banquiers canadiens montrent qu’en 1979, les 1 732 succursales bancaires du Québec (incluant la Banque d’Épargne) ont subi 1 012 vols à main armée, alors que dans les 1 476 caisses populaires, incluant la Fédération de Montréal des caisses Desjardins que nous pro-14 tégeons également, il y en a eu 114.O Vous pouvez voir que la proportion est nettement à notre avantage.Quand on me dit que notre service coûte cher, je l’admets volontiers, mais en contrepartie, je peux faire valoir des résultats et quand nous parlons de prévention, nous sommes à l’aise pour le faire.Les chiffres que je vous ai mentionnés ne sont pas les miens.Je le répète, ils proviennent de l’Association des Banquiers.D’ailleurs, plusieurs corps de police ont souligné aux banques la qualité du travail de prévention qui se fait dans les caisses populaires.RD Quelles sont les relations que le Service de Sécurité entretient avec les différents corps policiers?GT Je vous ai dit précédemment que tous nos enquêteurs sont d’anciens policiers à l’exception de 2 d’entre eux qui sont des criminologues.Nous sommes d’ailleurs le seul service de sécurité à employer des criminologues.En ce qui me concerne, lorsque j’ai pris la direction du service, j’arrivais avec 32 ans d’expérience policière ayant été successivement enquêteur, détec- tive et lieutenant-détective à la Sûreté du Québec, puis chef de la police de Sillery pendant 8 ans et membre de la Commission de Police du Québec pendant 9 ans.Avec de telles expériences, inutile de vous dire que nos relations avec les corps policiers sont au beau fixe.Pour favoriser ces bonnes relations, chaque année, à l’occasion du congrès de l’Association des Chefs de Police du Québec, les institutions et le service de sécurité offrent un repas au cours duquel nous décernons des plaquettes souvenir à des individus pour souligner des actes méritoires effectués dans les caisses populaires.RD Quels sont les projets d’avenir du Service de Sécurité?GT Ils sont innombrables dans le sens où je le disais tout à l’heure.Notre travail, c’est la prévention et la prévention, c’est la multiplication des efforts et la découverte de nouveaux moyens pour déjouer les criminels.Ces gens-là sont intelligents et ils essaient toujours de nous devancer.C’est pourquoi nous devons progresser sans cesse, sinon les voleurs réussiront à nous soutirer plus d’argent.En fait, si nous ne sommes pas à l’avant garde, nous n’avons plus de raison d’exister, car notre efficacité en dépend.Alors, comme projet d’avenir, nous voulons continuer de sécuriser les gens au maximum pour qu’ils puissent mener une vie normale sans craindre à tout instant un enlèvement ou tout autre mauvais coup du genre.Les gens ne doivent pas hésiter à faire appel à nos services pour toutes les questions de sécurité, car c’est notre travail et nous aimons bien le faire. Bureau, boulay et CAHIER SPÉCIAL SUR LE NOUVEAU SIÈGE SOCIAL DE LA CONFÉDÉRATION — .J 1 L jMgMj 'yàfêSj.'S v ' mu ni .% ¦ ' À l’occasion de l’inauguration officielle du nouvel édifice du siège social de la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, nous croyons opportun de faire connaître à nos lecteurs les principales caractéristiques de cet édifice ainsi que les principes directeurs qui ont animé les artisans de sa conception.Les deux textes inclus dans ce cahier nous ont été fournis par le Comité de construction du siège social.Ce comité se composait de: M.Marc Lemieux, directeur général adjoint — Développement technique M.Jules W.Comtois, directeur du Personnel interne M.Gilles Douville, directeur, direction Immeubles M.Robert Labbée, directeur, direction administrative M.Réginald Samson, coordonnateur du projet et secrétaire du comité M.Jean Morissette agissait comme agent d’information pour ce comité. La conception architecturale du siège social de la Confédération Le mandat de concevoir un édifice apte à répondre aux attentes des employés et de l’entreprise fut confié à une équipe de professionnels, dès 1977.L’architecte qui coordonna cette équipe, monsieur Jacques Reeves, de la Société LaHaye & Ouellet, avait déjà conçu plusieurs édifices pour le MCPD: l’Institut Coopératif Desjardins et le siège social de l’Assurance-Vie Desjardins.16 Son orientation La conception architecturale de l’édifice est particulière et découle principalement des objectifs d’aménagement intérieur.En effet, la Confédération ayant décidé d’aménager ses locaux selon les principes de l'aménagement de type paysager, il était nécessaire que les principales caractéristiques du bâtiment favorisent l’implantation de ce type d’aménagement.Cette conception devait également tenir compte des préférences des employés, en matière d’espace de travail.Un sondage à cet effet fut mené en mars 1978.Le principe de base qui régit l’aménagement intérieur était de type paysager, seuls quelques postes réservés à des employés cadres devant être de type conventionnel.On tenta donc de développer une forme architecturale capable de sa- tisfaire les principales exigences de l’aménagement et celles des employés.La forme architecturale choisie dépend essentiellement de la décision de la Confédération d’opter en faveur du principe de croissance modulaire jumelée ce qui offrait plusieurs avantages: a) Le premier de ces avantages est de permettre au siège social de respecter l’environnement propre à la Cité Desjardins, tout en atteignant aisément les objectifs fixés par la Confédération quant à la superficie nécessaire.En effet, l’implantation d’un édifice très élevé dans un environnement qui se distingue particulièrement par la modération en matière d’utilisation des sols, de densité et d’échelle des constructions, aurait certainement pu rompre un équilibre établi de longue date.Grâce à la conception modulaire, on a pu réaliser le siège social tout en respectant l’environnement.b) Puisque les effectifs de la Confédération augmentent continuellement, la conception modulaire de l’édifice en tient compte et favorise un développement modulaire adapté au rythme de croissance de l’entreprise.Ce développement permet d’assurer l’expansion fonctionnelle de chaque service avec un minimum de chambardement des aménagements déjà en place.c) Le dernier type d’avantages que l’on trouve dans le siège social découle de la forme créée par la conception modulaire de l’édifice.Cette forme permet d’obtenir une superficie utilisable optimale tout en favorisant l’implantation d’un aménagement fonctionnel de qualité qui répond aux exigences de la Confédération et à celles de ses employés. La conception modulaire En deux mots, la construction modulaire consiste à élever deux unités ou modules de bâtiment indépendants, mais reliés entre eux par un noyau de service.Le siège social est constitué de deux modules de six étages, d’un sous-sol et d’un appentis mécanique au toit.Sa hauteur totale de 102 pieds et 8 pouces ne nuit pas à l’harmonie de l’environnement et permet à la Confédération de disposer d’autant de superficie que si elle était dotée d’un édifice conventionnel de douze étages.Quant au noyau de service, il relie les modules est et ouest et constitue l’axe principal de communication, tant vertical qu’horizontal, puisqu’il contient les trois ascenseurs, le monte-documents et l’escalier central tandis que tous les déplacements horizontaux d’un module vers l’autre, passent aussi par le centre du noyau de service.De plus, le noyau contient des équipements électromécaniques tels que les unités de climatisation, les boîtes de distribution électrique ainsi que du matériel téléphonique et les toilettes.Parce que le noyau de service est extérieur au module, l’aire de plancher conserve le maximum de latitude d’aménagement.APPENTIS MÉCANIQUE M-EST M-OUEST 6 5 4 3 2 REZ DE CHAUSSÉE SOUS SOL 1 caractéristiques techniques (Six (6) étages, un sous-sol et un appentis mécanique Aire du terrain: 293,139 pieds carrés Aire totale brute du bâtiment: 168,985 pieds carrés Aire totale utilisable: 132,927 pieds carrés Aire d'un étage: 20,052 pieds carrés (excluant le noyau de service) Aire d’un module: 10,026 pieds carrés Hauteur du bâtiment: 102 pieds et 8 pouces Longueur totale d'est en ouest: 253 pieds et 4 pouces noyau de service croissance modulaire croissance modulaire escalier 17 Le personnel de la Confédération continuera probablement d’augmenter.Advenant le cas où les locaux actuels ne suffisent plus à fournir l’espace nécessaire à l’expansion de chaque service, des modules supplémentaires pourront être édifiés sur les terrains situés à l’est et à l’ouest des modules actuels et seront reliés au corps principal du bâtiment.La disponibilité de l’espace permet de regrouper, au centre des modules, la majorité des locaux fermés (c’est-à-dire les salles de réunion et les bureaux fermés), de manière à assurer le dégagement d’une superficie maximale de fenestration.Grâce à cette organisation, les postes de travail situés autour des locaux fermés ont accès à l’environnement naturel et à la lumière du jour puisque le nombre d’obstacles susceptibles d’empêcher cette lumière d’atteindre les postes de travail a été réduit au minimum.Conscient du fait que l’ensemble des postes de travail tend à se constituer en unités ou zones de travail, de dimensions diverses, relativement autonomes mais reliées fonctionnellement, l’architecte a choisi une forme de module qui permet de favoriser la création de telles zones. Module carré Module articulé Module articulé Coins tronqués Zone de travail En effet, comme le démontre bien l’illustration ci-dessus, l’architecte a modifié le découpage du module.L’évolution, depuis le module carré, en passant par le module articulé à coins non tronqués, a permis de maximiser le contact visuel extérieur tout eh favorisant la définition des zones de travail et l’implantation de l’aménagement paysager.Cette maximisation du contact visuel avec l’extérieur a été réalisée grâce à l’aménagement paysager et surtout grâce au troncage des coins du module qui permet de réaliser des angles de vue beaucoup plus considérables que ce que l’on peut obtenir dans un bâtiment à coins carrés, aménagé conventionnellement.En conclusion, on peut considérer que la conception architecturale du siège social est propre à favoriser le développement des opérations de la Confédération dans un cadre de travail de qualité qui offre aux diverses directions l’espace nécessaire à l’expansion, tout en respectant l’environnement extérieur et surtout en satisfaisant aux exigences de l’ensemble des employés.¦ ¦ ¦ i- i — *—- .¦ « m Q ,, a i i D D L C L a a ~ï D a a 'ZD D 1 1 ?y U 0 D P
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