Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1985, Vol. 51, no 6
« ' ^ EVUE méro 6, 1985 .-r^.Zîé SSîSag! K /-'V jTALt DESJARDINS La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec fà vrss; ^ O SOMMAIRE Volume 51, no 6, 1985 NOTRE PHOTO-COUVERTURE Partiellement enfoui sous sa parure hivernale, le village du Bic.C’est le berceau de la fédération Desjardins du Bas Saint-Laurent maintefiant établie à Rimouski.La Revue Desjardins est l'organe officiel de La Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec.Ce numéro a été tiré à 23 000 exemplaires.Le prix de l’abonnement est de 12 $ par année pour six numéros.Affranchissement numéraire au tarif de la troisième classe en nombre, permis no 1981.Port payé à Québec.CHANGEMENT D’ADRESSE Pour recevoir votre exemplaire régulièrement, veuillez nous prévenir au moins six semaines à l’avance de tout changement d’adresse, nous fournissant à la fois votre ancienne adresse et la nouvelle et joignant si possible à votre note l’étiquette apposée sur votre revue, à l’attention des Services internes, La Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, 100, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec), Canada, G6V 7N5.DROITS ET RESPONSABILITÉS La traduction et la reproduction totale ou partielle des articles, photographies et illustrations publiés dans La Revue Desjardins sont autorisées à condition que la source soit mentionnée.Les opinions émises dans les articles publiés par La Revue Desjardins n’engagent que la responsabilité de leur auteur.ISSN 0035-2284 Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa Bibliothèque nationale du Québec, Montréal Imprimé au Canada VICE-PRESIDENT MARKETING Jacques Lefebvre DIRECTRICE DES COMMUNICATIONS: Rolande Laveau CHEF DE LA DIVISION INFORMATION ET RELATIONS PUBLIQUES: Lionel Bélanger RÉDACTRICE EN CHEF: Denise Montpas COLLABORATEURS Gilles Allard, Bernard Boucher, Martine Giroux, Maurice Roy RÉVISION: Solange Deschênes SECRÉTARIAT: Nicole Chrétien MAQUETTISTE: Denys Frenette SUPERVISION DE LA PRODUCTION: Carole Pouliot PAGE COUVERTURE: Photo: Pierre Pouliot Séparation des couleurs: Audart Inc.COMPOSITION ET MONTAGE: Typo-Litho composition inc.IMPRESSION: Laflamme & Charrier, lithographes A REVUE I I- Un mot du Président Ultime hommage à un bâtisseur émérite: M.Alfred Rouleau Vers « SIC + ».Denise Montpas Index 1981-1985 Le monde de la coopération en bref Martine Giroux Le programme d’études en gestion des caisses populaires Gilles Allard Une économie sans douleur de un million de dollars à la F.M.O.Maurice Roy La France à l’heure de la télématique Bernard Boucher Un mot du président eux événements d’importance ont agité, au cours des derniers mois, la sphère généralement sereine des milieux financiers canadiens.Il y eut d’abord la publication, par le gouvernement fédéral, du livre vert exposant son projet de réforme de la réglementation des institutions financières canadiennes.Le second, on le devine sans doute, fut la double mise en faillite de la Banque commerciale du Canada (Canadian Commercial Bank) et de la Norbanque (Northland Bank).Comme la solvabilité des institutions financières était déjà l’une des préoccupations majeures énoncées dans le projet gouvernemental de réglementation, il est évident que l’effondrement de ces deux institutions bancaires albertaines ne fait qu’ajouter à l’actualité du sujet et à l’importance que tous devront lui accorder dans l’avenir.Les derniers d’une série.Aux États-Unis, où la structure du système financier est composée de dizaines de milliers d’institutions, pour la plupart de petite taille, la faillite d’institutions financières est un phénomène assez fréquent.Au Canada, par contre, c’est un fait exceptionnel.Il faut cependant se rappeler que, depuis quelques années, nous avons aussi assisté à l’ébranlement des caisses d’entraide économique, puis à la liquidation de plusieurs sociétés de fiducie, de prêts hypothécaires ou d’assurances, principalement de l’Ontario et de l’Ouest canadien.Une telle « série noire » ne pouvait évidemment échapper à l’attention des législateurs, mais elle ne peut, non plus, être négligemment passée sous silence par les institutions financières elles-mêmes.Nous devons tous, humblement, tirer profit des leçons qui se dégagent de ces échecs.Nécessité des mesures de prudence Le Mouvement Desjardins ne dispose pas de tous les renseignements que nécessiterait une analyse en profondeur des divers facteurs qui ont conduit ces institutions à l’impasse.De toute façon, le Mouvement Desjardins ne peut pas et ne veut pas se faire juge de ce qui se passe dans les autres institutions financières.Toutefois, il ne fait pas de doute que ces événements nous rappellent, avec à-propos, la fragilité des courants économiques avec lesquels nous devons composer et la nécessité d’agir avec prudence dans le secteur d’activités où nous oeuvrons.Nous devons donc être, à tout instant, conscients des responsabilités que nous assumons envers nos membres et envers le public en général, et prêts à accepter une autodiscipline sérieuse et déterminée.Une ir C.' :: : ¦ internf :: il"!> | db f! île H ta;- T.:- T; ^Jll é; :sHi '¦ • v T-,, Ubpe '«1)0 a!M( 'Uie Srr Jhiir CS | ^ Olfj Prftse 'S Si Une tradition de responsabilité Au cours de l’histoire du Mouvement Desjardins, certaines caisses, on le sait, ont connu des périodes de difficultés; c’est grâce à la solidarité interne de celui-ci qu’elles ont pu surmonter ces difficultés et faire face à l’ensemble de leurs obligations.Instruits par ces expériences, les dirigeants des caisses ont eu la sagesse d’adopter progressivement diverses mesures de prudence, de protection et de solidarité qui ont sans cesse amélioré la sûreté des bases financières des caisses et du Mouvement Desjardins ainsi que la protection des dépôts des membres.Parmi ces règles d’autodiscipline qui s’ajoutent elles-mêmes aux mécanismes de prévention et de contrôle intégrés à la charte des caisses (intérêt limité sur le capital, dévolution désintéressée de l’actif net en cas de dissolution) et à leurs structures (commission de crédit, conseil de surveillance), on peut mentionner: - l’inspection et la vérification périodique des opérations des caisses; - les normes de liquidité et les sanctions appliquées aux dérogations; - les mécanismes d’autorisations de prêts, de placements, d’investissements et d’immobilisations; - les procédés de contrôle interne des opérations et de surveillance des coûts de fonctionnement; - les normes et les objectifs de capitalisation, touchant principalement le niveau des réserves; - les mesures de diversification des risques dans les prêts et les placements; - la Corporation de fonds de sécurité de la Confédération Desjardins, etc.Certaines de ces dispositions sont aujourd’hui consignées dans la loi ou dans les règlements de régie interne.Cependant, il est bon de se souvenir que, à leur origine, presque toutes ont été adoptées démocratiquement à partir de la base même du réseau, dans un souci constant de respect de ses obligations et de promotion des intérêts des membres.Une raison de plus En réponse aux propositions de réglementation du gouvernement fédéral, le Mouvement Desjardins a donc réaffirmé sa volonté de collaborer à toute mesure raisonnable destinée à protéger les intérêts des épargnants; mais, en conformité avec sa tradition d’autodiscipline et avec la pratique coopérative de l’autonomie démocratique et de la solidarité, il a aussi revendiqué le droit de demeurer le premier responsable des mécanismes et des mesures devant assurer sa propre solvabilité et la protection de l’épargne que lui confient ses membres.Dans cet esprit, nous devons avoir la fierté de continuer d’assumer nous-mêmes, dans l’action, la responsabilité la plus entière possible de nos actes et de nos décisions; nous devons aussi conserver un sens aigu des responsabilités que nous confère le caractère délicat des services que nous offrons.C’est ce que traduisait déjà notre effort commun des dernières années pour augmenter considérablement les réserves de nos caisses et de nos institutions.Il nous faut poursuivre cet effort, courageusemeent et systématiquement, comme tendent à le faire maintenant plusieurs des institutions financières les plus prestigieuses de l’Amérique du Nord.Nous sentons déjà, dans chacune de nos caisses et de nos institutions, les effets bénéfiques de cet investissement patient dans notre propre avenir.C’est, de plus, le moyen le plus sûr de léguer à ceux et celles qui nous suivront des institutions communautaires sûres, saines, solides et vraiment efficaces.Raymond Blais, président 3 Ultime hommage à un bâtisseur émérite: M.Alfred Rouleau B S1 i r-iü M ans la nuit du vendredi 18 octobre 1985, Alfred Rouleau a glissé paisiblement de son sommeil à l’histoire.Sa contribution au développement du Mouvement des caisses Desjardins et à l’émergence du Québec moderne sera sans doute plus justement reconnue dans quelques années.Les notes biographiques et les témoignages que la Revue Desjardins publient ci-après sont un bien pâle reflet de l’influence réelle d’Alfred Rouleau sur ses contemporains.En outre, elles ne disent pas que malgré les tâches écrasantes de sa charge, il n’a jamais refusé une demande de rendez-vous ni omis de retourner un appel téléphonique.Ces notes ne parlent pas de sa fameuse méthode de travail du « voir, juger, agir » apprise dans les mouvements de jeunesse catholique et pratiquée tout au long de sa vie, même dans les périodes de crise où il aurait été facile de paniquer et d’abuser de son pouvoir.En examinant l’oeuvre d’Alfred Rouleau on peut facilement se rendre compte qu’il a été un travailleur infatigable et acharné.Dans la réalisation de ses projets, on remarque qu’il a su s’entourer de personnes fiables et qu’il a eu la chance d’être appuyé par des collaborateurs et des collaboratrices efficaces.Il n’était peut-être pas évident qu’il aimait rire, qu’il savait se détendre et s’amuser; cependant, ceux et celles qui l’ont bien connu savent qu’il profitait pleinement des rares occasions qui lui étaient offertes.jiirm a quiren coosae pourir; tomme £Be fai lecteurs men complet Person r a! f % eiitt 4 1- Au moment de l’inauguration de l’édifice de la Confédération.2- À Montréal, durant la semaine Desjardins de 1980, avec l’ex-ministre Guy Joron.3- Lors de la rencontre internationale soulignant le 75e anniversaire du Mouvement.À droite, M.Théo Braun.4- Le 19 septembre 1979, la Fédération des caisses d’économie se joint au Mouvement Desjardins.Qui n’a pas eu d’échos de ses célèbres colères?Ses proches savent bien que M.Rouleau faisait trois sortes de colère: des vraies, des fausses et des saintes colères.Des vraies, quand il estimait que quelqu’un n’avait pas donné sa pleine mesure, des fausses, quand il voulait que les témoins déploient toutes leurs énergies dans une action à venir, et des saintes, celles qui venaient de ses tripes, quand il dénonçait les injustices.L’équipe de la Revue Desjardins en proposant ce court hommage à son ancien grand patron est consciente de la faiblesse des mots pour traduire la « présence » d’un homme comme Alfred Rouleau.Elle fait confiance aux milliers de lecteurs qui l’ont connu a un moment ou l’autre de sa vie pour compléter le portrait trop succint tracé par les notes biographiques.Elle sait aussi que les nombreuses personnes pour qui il aura été un maître s’efforceront de continuer son oeuvre à travers leurs tâches quotidiennes.Notes biographiques Né à Sherbrooke, le 19 août 1915, Alfred Rouleau a vécu la majeure partie de sa vie dans la région de Québec.Très jeune, il déménage dans la capitale et après seulement quelques années d’études, il entre sur le marché du travail.Tout en travaillant le jour comme laitier, il suit des cours du soir à la nouvelle école des sciences sociales de l’université Laval où il est l’élève du père Georges-Henri Lévesque.¦ ; 11 Ceux qui ont lié le nom de Desjardins à tout ce qu’ils ont fondé après lui et grâce à lui ne peuvent souffrir de prendre un autre chemin que celui qui mène, en raison même de nos objectifs humains, économiques et sociaux, à la franchise des relations humaines, à la clarté des situations, à l’honnêteté des décisions et à la prospérité pour tous et chacun.Il nous faut, à la suite du fondateur Alphonse Desjardins, voir clair, garder les yeux ouverts à ce carrefour de nouveaux départs, juger les faits d’une façon froide, lucide, honnête, répondre adéquatement aux besoins de notre époque avec la dose de sagesse et de courage que les événements commandent.Alfred Rouleau, mars 1972 (Dernière allocution prononcée en tant que président de VAssurance-vie Desjardins, au moment de l’assemblée générale annuelle de cette institution) ».* Par la suite, M.Rouleau devient agent d’assurance pour La Laurentienne.Pendant quelque temps, il sera même gérant du bureau de Montréal de cette mutuelle d’assurance.Déjà administrateur-fondateur de la Caisse populaire Notre-Dame-du-Chemin en 1943, il entre au service du Mouvement Desjardins, comme employé, en 1949.Cette même année, il devient le directeur-gérant fondateur de l’As-surance-vie Desjardins.En 1972, grâce à ses qualités exceptionnelles, M.Rouleau est élu premier président à temps plein de la Fédération de Québec des caisses populaires Desjardins (aujourd’hui la Confédération).Sous son règne, de 1971 à 1981, le Mouvement Desjardins deviendra un géant dans le monde financier du Québec.Il fut l’un des principaux promoteur de la Société d’investissement Desjardins, de la Caisse centrale, de la Place Desjardins, de l’Institut coopératif Desjardins, du campus Desjardins à Lévis.Photo: Réjean De Roy QUELQUES TÉMOIGNAGES En plus d’insister pour que le Mouvement Desjardins élargisse sans cesse ses horizons pour répondre de mieux en mieux aux besoins de la population, M.Rouleau donnera l’exemple d’un engagement généreux et dynamique au service des causes les plus diverses.Il joua un rôle de premier plan au sein d’organismes à vocation communautaire; il s’intéressa aussi activement à tout le secteur coopératif.De 1964 à 1971, il fut président du Conseil de la coopération du Québec, membre du Conseil directeur de l’Alliance coopérative internationale de 1969 à 1971 et membre du Conseil directeur des caisses Raiffeisen de 1979 à 1981.Après son départ du Mouvement Desjardins en 1981, M.Rouleau est demeuré très actif.Entre autres, il a siégé au conseil d’administration de la Banque du Canada et au conseil d’administration de l’Institut national de productivité.Jusqu’à sa mort, il a oeuvré comme administrateur-conseil pour la maison de comptables Mallette, Benoît, Boulanger, Rondeau et Associés.La contribution de M.Rouleau à la vie économique et sociale du milieu fut reconnue plusieurs fois publiquement, notamment comme récipiendaire de doctorats honorifiques de nos grandes universités.Il a été décoré de l’Ordre du Canada et en juin dernier, il recevait l’Ordre national du Québec.« C’est un coopérateur éminent qui disparaît en la personne de M.Rouleau, et la société québécoise perd en lui un citoyen lucide et engagé, un guide sûr et un inspirateur de grande valeur.» Raymond Blais, président du Mouvement Desjardins « M.Alfred Rouleau a été l’un de mes collègues pendant vingt ans et mon patron pendant neuf ans.Cet homme portait en lui les préoccupations sociales et économiques de son époque; pour lui, le milieu coopératif était le milieu idéal pour s’engager dans une action porteuse de mieux-être pour ses concitoyens.« Il était un homme engagé, dynamique, énergique; il possédait des qualités naturelles de chef.» René Croteau, adjoint au Président, relations institutionnelles « C’était un homme déterminé, très énergique.Il a travaillé de toutes ses forces pour l’avancement des Canadiens-français.» Paul-Emile Charron, exdirecteur général de la Confédération Desjardins « La faculté a perdu un de ses plus brillants anciens, et moi, un grand ami pour lequel je garderai toujours un souvenir tout rempli d’estime et d’admiration.» Père Georges-Henri Lévesque, fondateur de la faculté des sciences sociales de l’université Laval « Il a su ne jamais dissocier préoccupations sociales et réussites financières.Pour lui, les valeurs coopératives étaient primordiales.» Jean Caron, ministre « Son trait dominant a toujours été d’être ouvert aux gens et aux idées.Alfred Rouleau n’a jamais fermé sa porte aux autres même lorsqu’il était à la tête du Mouvement.» Irénée Bonnier, président de la Société d’habitation Desjardins « Quand il acceptait de s’engager, c’était pour aller jusqu’au bout.Il a donné au Mouvement Desjardins les moyens qui lui ont permis de s’adapter au monde d’aujourd’hui; il était conscient du potentiel illimité du Mouvement.» Claude Ryan «.Son départ laisse au Québec non seulement un héritage de réalisations impressionnantes mais un testament intellectuel et moral de grande actualité.» Jean-Claude Leclerc, journaliste (Le Devoir) « Durant ses neuf ans à la présidence du Mouvement Desjardins, M.Rouleau a prouvé qu’il était possible d’ériger un puissant levier financier tout en respectant les valeurs mises de l’avant par le fondateur Alphonse Desjardins.» Vincent Cliche, journaliste (Le Soleil) « Conscience sociale, esprit l’entreprise et générosité auront narqué la vie et la carrière de cet donnant bâtisseur.Il incarnait à ui seul, par un mélange d’idéa-isme et de pragmatisme, de vieille agesse et d’impatience devant l’in-ustice, ce qu’on peut trouver de r»11/=» 11 v r\ 'J tv c I COIS.» Marc Laurendeau, journaliste (La Presse) Silespi tureaii! doubler sent ils noiiveai .dui; S'ils op lütion, Mer dû pit ftlAû vants, Voy;, au Sect système! pour es uitjuee '“forma VERS inJl1 Jill'lliiii eus et autres te du dent esen- nonde eut du ipn(i » sse ait :ntage naiu» uel et [li ^ .v jeciani par Ie; dioS',| nalisif espn aur»11 ¦de^ 1 d'i^1 e vieil par Denise Montpas Si les propriétaires d’un édifice à bureaux de quinze étages désirent doubler l’espace dont ils disposent, ils peuvent démolir l’édifice d’origine et en reconstruire un nouveau de trente étages, ou encore renforcer le premier édifice et lui ajouter quinze autres étages.S’ils optent pour la seconde solution, ils devront, par exemple, doubler la force des piliers des dix premiers niveaux, modifier quelques puits d’ascenseurs, doubler la capacité du climatiseur, etc.; simultanément, ils élèveront la structure des quinze étages suivants.Voilà l’analogie qu’utilise M.Raymond Lafontaine, vice-président au Secteur développement des systèmes de la Confédération, pour expliquer les refontes technique et fonctionnelle du système informatisé des caisses (SIC).uvtf f 1 Document interne: « Aperçu de l’architecture future du système-caisse ».ntreprise depuis plus d’un an, la refonte technique se traduira, en 1986, par « la mise en place du sous-système commandant les transactions opérationnelles, la mise en place de l’infrastructure du sous-système administratif, le lien des systèmes AMIC (Applications de la micro-informatique dans les caisses) avec ceux de la centrale et la correction des problèmes d’AMIC tels que la double saisie ».(1) En 1987, on procédera à la mise en place du « sous-système de produits bancaires et du sous-système des effets »'.Enfin, en 1988, on effectuera des « ajustements aux quatre sous-systèmes ».‘ En termes plus.quotidiens, ces objectifs signifient qu’on améliorera le système SIC actuel en le fractionnant en quatre sous-systèmes; tout en le rendant plus souple, cette refonte lui permettra de réaliser un plus grand nombre d’opérations et, par conséquent, de recevoir et de donner plus d’informations.Depuis maintenant une quinzaine d’années, le SIC enregistre des transactions bancaires relativement simples: entrées et sorties de fonds, mise à jour des différents comptes des membres, etc.Cependant, il existe maintenant quelque 150 types de transactions qui s’effectuent dans une caisse; le système collige tout ça.Il fait des totaux par personne, par caisse, par région; il permet de faire le point dans tout le Mouvement Desjardins.Lorsque le système est très utilisé, par exemple, un jeudi soir avant Noël, il peut effectuer jusqu’à 120 transactions à la seconde.C’est énorme! Mais avec l’avènement des guichets automatiques en mode partagé, des terminaux au point de vente, de la carte débit et éventuellement du « homebanking », le système sera davantage sollicité.Selon les experts, le nombre de 120 transactions à la seconde pourrait être porté à 500 ou même 600.Il faut donc repenser les infrastructures qui supportent le traitement de ces transactions.Pour mieux connaître les membres des caisses La tâche des informaticiens ne s’arrête pas là car les besoins des caisses les entraînent plus loin.En effet, les caisses ont besoin aujourd’hui de mieux connaître leurs membres.En raison de la complexité des services offerts, il leur faut consulter le dossier de celui qui se présente pour obtenir un prêt, pour modifier son rythme de remboursement, pour prêter ses économies à meilleur taux ou pour toute autre transaction.Cette consultation, une fois informatisée, permettra à l’employé de caisse de « feuilleter » électroniquement le dossier du membre, d’effectuer certaines vérifications et peut-être d’insérer une nouvelle information.Ce travail, il va sans dire, nécessite l’acquisition de nouveaux terminaux à larges écrans pouvant contenir environ 1000 caractères au lieu des 240 que l’on connaît présentement.Ces applications administratives qui seront ajoutées au système permettront aux caisses d’assurer un suivi plus rapide et plus complet des dossiers; elles seront aussi un outil indispensable à l’élaboration de leur planification et de leur stratégie de « marketing ». Que devient AMIC?AMIC c’est l’« application de la micro-informatique dans les caisses ».Quelque 150 caisses, à l’heure actuelle, possèdent un micro-ordinateur dans lequel sont emmagasinées des informations dites « administratives ».Très utile pour la caisse, cette « application de la micro-informatique » comporte cependant certains inconvénients et même quelques risques.Le lien avec le réseau se fait au moyen de disquettes qui sont expédiées à la Corporation Desjardins de traitement informatique (C.D.T.I.); c’est un système lourd qui mérite d’être repensé.De plus, le micro-ordinateur ne peut être utilisé qu’avec un seul clavier; un autre clavier signifie un autre système! Qui plus est, les mises à jour des informations s’effectuent à toutes les semaines, ce qui est nettement insuffisant! Pour toutes ces raisons, le travail déjà réalisé avec AMIC sera récupéré dans le sous-système administratif.Le « pont » entre AMIC et la centrale sera confié au réseau des « contrôleurs 4702 ».Ce nouveau venu est un mini-ordinateur utilisant un disque dur qui peut contenir un nombre considérable d’informations.Le « contrôleur 4702 » éliminera la circulation des disquettes, offrira grâce au travail de la centrale des données plus à jour et permettra l’accès aux applications à partir de plus d’un poste dans la caisse.8 P to w ri.7^
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