Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1993, Vol. 59, no 5
Destinée aux dirigeants et aux cadres du Mouvement des caisses Desjardins Numéro 5,1993 DEUX DEFIS : LES ALLIANCES IA FORMATION nmmi " f, HOTEL MERIDIEN Au Méridien, on répond à tous vos besoins.Que ce soit pour une réunion ou une conférence, notre souci du détail et la qualité de nos services vous permettront de vous concentrer exclusivement sur le succès de vos affaires.Situé au coeur de Montréal, le Méridien est le seul hôtel à offrir un accès souterrain au Palais des Congrès, à la Place des Arts et aux boutiques du Complexe Desjardins.Une situation privilégiée qui nous permet de vous recevoir depuis plusieurs années déjà.Merci de votre confiance.Pour réserver, composez sans frais le 1 800 361-8234 ou le (514) 285-1450.MERIDIEN MONTREAL 4, Complexe Desjardins, Montréal (Québec) H5B 1E5 EN AMÉRIQUE DU NORD Boston • Chicago • Nassau, Bahamas • Nouvelle-Orléans «New York Newport Beach • San Diego • Toronto • Vancouver ¦ Le succès en J affaires, c'est aussi une^ affaire de réseau.Choyez votre visibilité! 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' (jdi 0 Micheline Paradis Directrice Édition et publications Bâtir ensemble Claude Béland Vers la société financière Desjardins Laurentienne ?Marie-Agnès Thellier EN DIAGONALE Formation et perfectionnement: UN PARTI PRIS POUR LA COMPÉTENCE Gilles Drouin PLEINS FEUX SUR LES CAISSES LAURÉATES Belœil, La Guadeloupe, Saint-Thomas-de-Montmagny .16.Les ALLIANCES AU sein de Desjardins: DES EXEMPLES DANS TOUTES LES RÉGIONS Michel Beauclair Mieux comprendre.l’achat de créances ET LA TITRISATION Entrevue avec Denis Casavant Nouvelles tendances Joëlle Noreau .21.Un peu d’histoire Guy Bélanger .24.Des ouvrages UTILES Benjamin Fortin VOLUME 59 NUMÉRO 5 Papier fait de fibres recyclées 79771178 BATIR L’ÉDUCATION COOPÉRATIVE: LESOLAGEDUMOUVE MENT écemment, sous l’égide du Conseil de la coopération du Québec, se tenait le premier Sommet sur l’éducation coopérative.Au moment où la société québécoise vit une étape cruciale de son développement, il est réconfortant de voir les coopératives se préoccuper sérieusement d’éducation coopérative.C’était fort instructif d’entendre les 350 participants témoigner de leurs expériences.On sentait dans ce forum, dont l’initiative revient à la Confédération québécoise des coopératives d’habitation, quelque chose comme un souffle de jeunesse, de renouveau.Et c’était fort prometteur de voir, comme lors des Etats généraux de la coopération, la présence active des centrales syndicales et des groupes communautaires.En effet, les coopérateurs n’ont pas le monopole des valeurs de l’économie solidaire, de l’économie sociale.Que serait aujourd’hui le Québec sans l’action des coopératives, des sociétés fraternelles, des mutuelles, des syndicats ?Les réalisations qui résistent à l’usure du temps sont majoritairement celles où l’on est davantage préoccupé de réussite collective que de réussite individuelle.Et, quand on sait que la quasi-totalité des entreprises familiales ne survivent pas à la deuxième génération, on se dit que, plus que jamais, le Québec n’a pas les moyens de se priver des coopératives.Après la décennie 1980 où l’on a vu triompher le « chacun pour soi » (avec les résultats que l’on connaît), les années 90 doivent être celles du « chacun pour tous ».À cet égard, les réussites du modèle coopératif doivent être mieux reconnues.Pour que la coopération puisse prendre sa place comme système économique et social, l’éducation coopérative s’impose.Elle comprend trois aspects complémentaires : l’éducation aux valeurs fondamentales, l’enseignement des principes coopératifs et l’apprentissage des techniques de gestion appropriées.Le point fondamental est sans aucun doute l’éducation aux valeurs fondamentales, celles qui nous font aspirer à une société plus humaine.Car, ce qui compte, c’est la finalité des coopératives : bâtir ensemble une société plus prospère et plus juste.Comme ce fut le cas pour Alphonse Desjardins, on devient coopérateur quand on constate que la coopération est l’outil approprié pour atteindre cette fin.Les autres aspects de l’éducation coopérative sont importants mais ils découlent du premier.Ainsi, le coopératisme s’est donné des principes qui lui permettent d’incarner ses valeurs.Et la coopérative, qui est à la fois une entreprise et une association de personnes, a besoin de techniques de gestion appropriées pour survivre et prospérer en gardant intactes ses valeurs.Une expérience vécue valant des milliers de discours, il serait fort souhaitable que chacun - et particulièrement le plus grand nombre possible d’élèves et d’étudiants - ait la possibilité de vivre l’expérience de gérer une entreprise coopérative.Certains projets pilotes (comme Jeune coop ou Coopérative jeunesse service) semblent prometteurs mais leur réussite dépend du parrainage par une coopérative, de l’engagement des coopérateurs dans l’essaimage de l’idéal coopératif.Grandes ou petites, jeunes ou moins jeunes, les coopératives se doivent donc d’unir leurs forces, à l’échelle locale et régionale, pour développer le terreau coopératif.Plusieurs initiatives naîtront du Sommet.L’une d’elles pourrait être la création d’une « académie » qui accentuerait les efforts concertés touchant l’éducation coopérative, en incluant les partenaires des secteurs communautaires et syndicaux et les institutions d’enseignement.L’éducation coopérative est véritablement le solage du mouvement coopératif en général, et du Mouvement Desjardins en particulier.Avec 38 000 employés, 19 000 dirigeants bénévoles et 4 millions de membres, chez Desjardins le défi de l’éducation coopérative est immense.Comme l’ont recommandé les participants au Sommet, chaque coopérative doit être encore plus pro-active en matière d’éducation coopérative.Pour sa part, la caisse Desjardins doit plus que jamais favoriser les apprentissages coopératifs, notamment ceux de ses employés.Elle peut aussi profiter de l’intégration des nouveaux membres, employés ou gestionnaires pour parler davantage de finalité de la coopération et de valeurs coopératives.2 La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 Vers la Société financière Desjardins Laurentienne ?une Etape décisive ARIE-AGNES THELLIER La Revue Desjardins présente ici un résume succinct de l’offre publique d’échmye dictions (OPE) transmise le 5 novembre der- omme le Mouvement des caisses Desjardins l’avait annoncé le 20 octobre dernier, sa nouvelle filiale, la Société financière Desjardins Laurentienne, On trouvera aussi le calendrier des étapes qui restent a franchir d’ici le SI janvier 1994 et une explieation de ce qu’est une OPE.Eorsque le regroupement Desjardins - Eaurentienne sera concrétisé, le prochain numéro de La Revue Desjardins contiendra des informations ?tra™!fle 5 novem~ plus détaillées sur la Société financière Desjardins Laurentienne.bre fvv3 aux action- 1 j j naires de la Corporation du groupe La Laurentienne une offre publique d’échange d’actions (OPE) visant à mettre sur pied la Société financière Desjardins Laurentienne (SFDL) qui regroupera les filiales de la Société financière des caisses Desjardins inc.et de la Corporation, deux groupes du domaine des services financiers.Le Mouvement des caisses Desjardins a également annoncé le 20 octobre dernier son intention de se porter acquéreur de la Corporation d’assurances de personnes La Laurentienne (Ancienne Laurentienne Vie) qui est l’actionnaire principal de la Corporation du groupe La Laurentienne.La Corporation du groupe La Laurentienne est un holding en aval et une compagnie de gestion, qui contrôle à 100 % la Laurentienne Financière, à 55,5 % la Banque Laurentienne du Canada, une banque de l’annexe II, et à 50 % Gestion Laurentienne générale.Comme l’ont annoncé le 7 juillet dernier le président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, et le président de la Corporation du groupe La Laurentienne, Jacques Drouin, Gestion Laurentienne générale et ses filiales sont cependant exclues de la transaction.L’entente annoncée le 7 juillet était conditionnelle à une vérification diligente qui a été effectuée durant l’été.Le président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, et le président de la Corporation du groupe La Laurentienne, Jacques Drouin, lors de la conférence de presse confirmant le projet de regroupement Desjardins - Laurentienne le 20 octobre dernier à Montréal.Approuvé par le conseil d’administration de la Confédération des caisses Desjardins, par celui de la Corporation du groupe La Laurentienne ainsi que par le conseil d’administration de La Laurentienne, corporation mutuelle de gestion, le projet de regroupement est conditionnel aux approbations des autorités réglementaires et gouvernementales et à certaines modifications législatives.Pour chaque action de catégorie A ou chaque action subalterne de catégorie B comportant droit de vote qui sont détenues par les porteurs d’actions visées de la Corporation, la SFDL a l’intention d’offrir diverses combinaisons d’espèces, de titres de créance et d’actions privilégiées et ordinaires de la SFDL qui naîtra de la transaction.L’offre à l’ensemble des actionnaires est faite selon l’une ou l’autre des quatre options A, B, C et D (voir encadré page 4).Elle est conditionnelle notamment à ce que la totalité des actions de catégorie A et au moins 90 % des actions de catégorie B de la Corporation soient déposées.L’option B a été choisie par l’Ancienne Laurentienne Vie car elle « lui permet de remplacer son placement dans la Corporation par des titres mieux appariés à son passif ».Par con-iventions de blocage, la | Compagnie financière du | Groupe Victoire et Eaton’s of s Canada Limited, qui détien-£ nent ensemble environ 25,1 % des actions Laurentienne de catégorie A et 43,2 % des actions subalternes de catégorie B, ont convenu La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 3 d’accepter respectivement l’option C et l’option D.Si tous les autres actionnaires choisissent l’option A - selon l’hypothèse contenue dans les états financiers pro forma de la Société financière Desjardins Laurentienne présentés dans le prospectus de l’OPE -, le coût total de la transaction serait d’environ 685,5 millons de dollars.Cela comprendrait 72,9 millions en espèces, 160,1 millions de billets à ordre non garantis, 172,6 millions par l’émission d’actions privilégiées de catégorie A et 279,8 millions par l’émission d’actions subalternes de catégorie A et d’actions de catégorie B.La somme de 72,9 millions en espèces serait versée par le Mouvement des caisses Desjardins.Au terme de l’offre publique d’échange, qui expirera à 23 h 59 le 22 décembre 1993 et de l’acquisition des actions de l’Ancienne Laurentienne Vie, il est prévu que Desjardins contrôlera, directement et indirectement, plus des deux tiers de la Société financière Desjardins Laurentienne à la clôture de l’offre prévue vers le 1er janvier 1994.Enfin, si les membres de La Laurentienne, corporation mutuelle de gestion, l’autorisent, les actions de la Corporation d’assurance de personnes La Laurentienne (Ancienne Laurentienne Vie) seraient transférées à la Société financière des caisses Desjardins.Le Mouvement Desjardins prendrait alors à sa charge les engagements de l’Ancienne Laurentienne Vie envers ses 190 000 mutualistes.Le Mouvement s’est ainsi engagé à injecter immédiatement 30 millions dans l’Ancienne Laurentienne Vie et, au besoin, d’ajouter une somme de 30 millions par la suite.100% Services financiers et fiduciaires Valeurs mobilières Assurance de dommages Assurance-vie La Corporation d'assurance de personnes La Laurentienne Laurentian Capi Corporation (États-Unis) Laurentian Financial Group pic (Royaume-Uni) Assurance-vie Desjardins inc.La Laurentienne Vie inc.L'impériale, compagnie d'assurance-vie Trustco Desjardins inc.Valeurs mobilières Desjardins inc.La Société de portefeuille du Groupe Desjardins Banque Laurentienne du Canada La Société financière des caisses Desjardins inc La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec La Société financière Desjardins Laurentienne inc.1 En assumant que la Corporation d’assurance de personnes La Laurentienne déposera les actions qu’elle détient dans la Corporation du groupe La Laurentienne et qu’elle se prévaudra de l’option B dans l’offre publique d’échange.Dans cette vue aérienne de Lévis, on voit à gauche la Fédération des caisses Desjardins de Québec; au fond l'Assurance-vie Desjardins et le Groupe Desjardins, assurances générales; à droite, la Confédération des caisses Desjardins.y h.* V.¦ OPE : LES QUATRE OPTIONS Pour chaque action de catégorie A ou chaque action subalterne de catégorie B comportant droit de vote qui est détenue par les porteurs d’actions visées de la Corporation du groupe La Laurentienne : Option A : 6,22 $ au comptant pour chaque tranche de 50 % de chaque action de la Corporation du groupe La Laurentienne (la « Corporation ») et une combinaison de 0,0996 action privilégiée de catégorie A de la Société financière Desjardins Laurentienne d’une valeur nominale de 25,00 $ (les « actions privilégiées SFDL ») et de 0,1794 action subalterne de catégorie A de la SFDL (les « actions subalternes SFDL de catégorie A ») pour l’autre tranche de 50 % de chaque action de la Corporation déposée; Option B : un billet à ordre non garanti d’une valeur nominale de 6,22 $ émis par la SFDL pour chaque tranche de 50 % de chaque action de la Corporation déposée et une combinaison de 0,0996 action privilégiée SFDL et de 0,1794 action de catégorie B (droits de vote multiples) de la SFDL (les « actions SFDL de catégorie B ») pour l’autre tranche de 50 % de chaque action de la Corporation déposée; Option C : 0,68 $ au comptant, 0,234 action privilégiée SFDL et 0,28406 action SFDL de catégorie B pour chaque action de la Corporation; ou Option D : 0,56 $ au comptant, 0,0972 action privilégiée SFDL et 0,45449 action SFDL de catégorie B pour chaque action de la Corporation déposée.Les fractions d’actions sont payables en espèces.Chaque porteur d’actions de la Corporation ne pourra choisir qu’une option quant à la totalité de ses actions.4 La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 Photo : Ghisloin DesRosiers Vers la Société financière Desjardins Laurentienne L’OFFRE PUBLIQUE D’ECHMGE D’ACTIONS UNE ETAPE DECISIVE CE QU’EST UNE OPE Lors d’une offre publique, l’initiateur de l’offre fait savoir à tous les actionnaires qu’il est disposé à acquérir leurs titres à un prix déterminé (dans le cas d’une offre publique d’achat ou OPA) ou à les échanger contre d’autres actions ou obligations (dans le cas d’une offre publique d’échange d’actions ou OPE).Comme l’OPA, l’OPE est une procédure tendant à assurer un traitement égal de tous les actionnaires lors de la prise de contrôle (ou du renforcement du contrôle) de la société par un tiers.Outre le traitement égal des actionnaires, le second grand principe des offres publiques est l’information.Tous les actionnaires doivent recevoir l’information la plus complète possible de manière à pouvoir prendre une décision éclairée.Le conseil d’administration de l’entreprise visée par l’OPA ou l’OPE doit aussi donner son avis aux actionnaires.Dans le cas d’offres touchant des compagnies inscrites en bourse (comme l’est la Corporation du groupe La Laurentienne), il faut suivre certaines règles précises édictées par la Commission des valeurs mobilières du Québec, notamment : • l’offre doit être rendue publique dès que la décision a été prise par le conseil d’administration de l’initiateur et elle doit être transmise à tous les porteurs de la catégorie d’actions visées par l’OPE; • l’offre doit préciser le but visé par l’initiateur et ses projets quant à la société visée; • le conseil d’administration de la société visée doit faire parvenir aux actionnaires un document présentant sa position.Il peut aussi fournir aux actionnaires une évaluation faite par des experts indépendants ainsi que des rapports d’experts; • le délai doit être d’au moins 21 jours entre la date de l’offre (c’est-à-dire le dépôt du prospectus) et la date limite pour déposer les titres.Par ailleurs, en vertu de l’article 51 de la Loi sur les compagnies, si plus de 90 % des actions de la catégorie visée sont déposées dans les délais requis et s’il désire avoir le contrôle à 100 %, l’initiateur de l’offre peut obtenir d’un juge de la Cour supérieure qu’un avis soit donné aux actionnaires dissidents afin que les actions manquantes soient obligatoirement déposées.Enfin, les informations exigées des initiateurs d’OPE sont plus détaillées que celles qui sont exigées des initateurs d’OPA.« Puisque, dans l’OPE, les actionnaires sont invités à échanger leurs actions contre un autre titre, le prospectus doit donner des informations détaillées sur l’initateur de l’offre, en l’occurrence sur la Société financière des caisses Desjardins et sur sa nouvelle filiale la Société financière Desjardins Laurentienne », explique Jean-Guy Larochelle, directeur Affaires juridiques et Secrétariat général à la Confédération des caisses Desjardins.ETAPES DES TRANSACTIONS RESTANT À FRANCHIR (esi date du 15 novembre 1993) • 30 novembre 1993 : assemblée générale extraordinaire des membres de La Laurentienne, corporation mutuelle de gestion à Québec.Les mutualistes devront se prononcer sur le transfert à la Société financière Desjardins Laurentienne de la totalité des actions de la Corporation détenues par l’Ancienne Laurentienne Vie (actions représentant 64,2 % des droits de vote).• Début de décembre : étude du projet de loi d’intérêt privé par la Commission parlementaire du budget et de l’administration à l’Assemblée nationale.L’offre publique d’échange d’actions (OPE) est conditionnelle à l’adoption de cette loi levant certaines interdictions législatives et permettant certains élargissements quant à l’acquisition et à la détention de placements.• D’ici le 22 décembre : démarches visant l’obtention de certaines approbations et autorisations réglementaires.• 22 décembre 1993 : date limite pour le dépôt des actions.L’OPE est conditionnelle à ce que la totalité des actions Laurentienne de catégorie A et au moins 90 % des actions subalternes de catégorie B en circulation soient déposées.Dans ce cas, les transactions seraient terminées vers le 1er janvier 1994.•31 janvier 1994 : date limite pour que la Société financière Desjardins Laurentienne remplisse toutes les exigences des Bourses de Montréal et de Toronto, y compris le placement des actions subalternes de catégorie A et des actions privilégiées de catégorie A auprès d’un nombre minimal d’actionnaires du public.La Revue Desjardins, numéro 5, J 993 S E N AIT Emploi, jeunes, finances, fleuve.quatre commandites à la télévision En 1992-1993, avec quatre importantes commandites à la télévision, le Mouvement des caisses Desjardins a pu sensibiliser le public québécois à quatre de ses préoccupations : la formation et la création d’emploi (Viséo), les jeunes (Ici Ados-Canada), l’éducation financière (Salut, bonjour) et l’environnement (Le fleuve aux grandes eaux).Viséo, le magazine sur Vemploi - Destiné aux jeunes de 15 à 25 ans, ce magazine hebdomadaire a été diffusé sur les ondes de Radio-Québec pendant la saison automne-hiver 1992-1993.Grâce à des reportages sur des jeunes exerçant leur métier avec passion, Viséo communiquait une information attrayante sur les métiers d’avenir.Ici Ados-Canada - Lauréat de deux prix Gémeaux (notamment celui de la meilleure émission ou série Jeu- nesse), Ici Ados-Canada a été diffusé par Radio-Canada en février 1993.Attirant plus d’un million de téléspectateurs, l’émission spéciale traitait des préoccupations des jeunes quant à l’amour, la sexualité, la violence, la dépression, les drogues et la communication.En s’associant à cette émission aux témoignages émouvants, le Mouvement signifiait qu’il était à l’écoute des besoins des jeunes.Salut, bonjour ! - Chaque matin, le Mouvement Desjardins commandite la chronique financière réalisée par le journaliste Claude Ficher à l’émission Salut, (Télé-Métropole).Cela contribue à renforcer la notoriété de Desjardins comme agent d’éducation économique et à améliorer la compréhension de l’actualité économique et financière par le grand public.On y a parlé, entre autres, de la Semaine Des- jardins.L’auditoire moyen est de 412 000 personnes.Le fleuve aux grandes eaux -Réalisé par Frédéric Back, ce film magnifique est consacré au fleuve Saint-Laurent et à la protection de notre patrimoine.Le Mouvement Desjardins en a appuyé la diffusion par Radio-Canada.De plus, les profits de la vente de la vidéocassette aux employés du Mouvement Desjardins iront à l’Union québécoise de la conservation de la nature pour un projet mettant à contribution des jeunes.Après avoir commandité Feu wr?pendant plusieurs années, le Mouvement Desjardins a choisi Le fleuve aux grandes eaux pour réaffirmer son engagement en matière d’environnement.Source: Ann Lavoie, conseillère en communications, Confédération des caisses Desjardins.Développement coopératif : CCQ et MICT partenaires A la suite de la réorganisation des services gouvernementaux aux coopératives, trois ententes ont été conclues en octobre entre le Conseil de la coopération du Québec (CCQ) et le ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie (MICT).Ces ententes devraient permettre un meilleur partage des responsabilités en ce qui touche le développement coopératif.Le MICT versera un million de dollars en 1993-1994 et autant en 1994-1996 pour aider les coopératives de développement régional.Il versera aussi 2,2 millions en trois ans pour soutenir les fédérations de coopératives.Enfin, les deux bulletions d’information seront fusionnés au profit de Réseau Coop, une publication de 12 pages imprimée à 6000 exemplaires.Desjardins appuie la Dictée des Amériques Cet automne, 285 employés du Mouvement des caisses Desjardins ont participé à la Dictée des Amériques, un jeu auquel Radio-Québec a notamment convié les entreprises du Québec.Les 285 « forts en orthographe » venaient de dix fédérations, de sept filiales et de la Confédération.Pour toutes les « filières » du concours, et notamment pour la « filière entreprises », la grande finale de la Dictée des Amériques aura lieu le 26 mars 1994 à Montréal.La compétition a été lancée dans toutes les provinces canadiennes, onze Etats américains et une dizaine de pays d’Amérique latine.Bonne chance aux représentants de Desjardins ! Le Mouvement Desjardins appuie les organisateurs (Radio-Québec et l’Office de la langue française) par une commandite substantielle.Rappelons que, lors des dernières assemblées annuelles, un représentant de la Caisse populaire de Victoriaville, M.Lionel Bernard, souhaitait que Desjardins se préoccupe de la qualité de la langue et s’associe à une grande dictée.Évaluez votre santé financière Menée tambour battant par des retraités de Desjardins, la campagne d’abonnement à la revue Ma Caisse a permis la diffusion cet automne d’un nouvel outil de planification financière, « Evaluez votre santé financière ».Créé par Ma Caisse en collaboration avec un expert-conseil de la Confédération, M.Alain Ferland, administrateur agréé et planificateur financier, le dépliant permet d’évaluer son avoir net et de mieux savoir où va son argent.Il contient aussi dix judicieux conseils qui seront utiles aux membres des caisses.Les caisses l’ont sûrement apprécié puisqu’au début de novembre elles en avaient déjà commandé 100 000 exemplaires alors que le tirage initial était de 25 000 exemplaires.6 La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 • •• À vos agendas.Nuit Desjardins le 17 décembre.Signé : Nez rouge Les Assurances générales des caisses Desjardins (AGCD) convient les employés et les dirigeants du Mouvement Desjardins à participer bénévolement à l’Opération Nez rouge, particulièrement lors de la Nuit Desjardins qui sera organisée dans une cinquantaine d’agglomérations du Québec le 17 décembre prochain.Cette année, le président des AGCD, John Arbour, assume la présidence d’honneur de l’Opération Nez rouge.Associées depuis les débuts en 1984, les AGCD soulignent la dixième édition de l’Opération Nez rouge par un concours qui récompensera les bé- névoles Desjardins en poste le 17 décembre.Il y aura douze équipes gagnantes : une par fédération et une pour l’ensemble des sociétés filiales.Rappelons que l’Opération Nez rouge est une vaste campagne de sécurité routière qui, au Québec, a contribué à transformer les mentalités concernant l’alcool au volant.Les conducteurs qui désirent boire durant le temps des fêtes sont invités à utiliser les services d’un chauffeur privé, celui de Nez rouge, pour retourner à la maison.Lancée par Jean-Marie De Koninck dans la région de Québec, l’opération est maintenant implantée Opération Nez rouge dans tout le Québec, dans trois villes canadiennes et plusieurs villes de Suisse et de France.Durant le mois de décembre, les AGCD offrent une protection d’assurance aux bénévoles, clients et organisateurs de Nez rouge au Québec.• •• • •• Chaire Desjardins en développement des petites collectivités À Rouyn-Noranda, au début d’octobre, on fêtait la création de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.Le développement des petites collectivités concerne un Québécois sur trois puisqu’on compte environ 1300 municipalités de moins de 3000 habitants.Lors du lancement, le président du Mouvement Desjardins a souligné que « le Québec de l’an 2000 aura besoin de ses régions s’il veut être à la hauteur des défis qui parsèmeront sa route ».Le Mouvement Desjardins a souscrit 350 000 $ en cinq ans grâce à la participation de plusieurs composantes (caisses de Rouyn et de Témiscamingue, Fédération de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, Fédération de l’Abitibi, Assurance-vie Desjardins, Groupe Desjardins, assurances générales, Confédération des caisses Desjardins).Oscar Mercure : un bâtisseur humaniste Le premier volume d’une collection portant sur « les dirigeants québécois qui ont marqué leur milieu » est consacré à un homme qui a travaillé au Mouvement Desjardins, et plus particulièrement à l’Assurance-vie Desjardins : Oscar Mercure, « un dirigeant bâtisseur et humaniste ».« Nous avons choisi M.Mercure parce qu’il a été un acteur important dans le secteur des assurances au Québec, un excellent dirigeant et un bon gestionnaire », explique Alain Robichaud, professionnel de recherche et d’enseignement à l’Ecole des hautes études commerciales (HEC).M.Mercure a été président de l’AVD de 1972 à 1990, après avoir été directeur général de 1969 à 1972.Publié en octobre dernier par les HEC (service Direction et Gestion des entreprises), le livre de 142 pages est utilisé pour les cours en management portant sur la direction d’entreprise; ces cours sont donnés aux étudiants du MBA, du baccalauréat et du certificat en administration.On peut se procurer le livre par l’intermédiaire de la Coop HEC (J.-F.St-Pierre, téléphone: (514) 340-6400; télécopieur : (514) 340-6406).Entente de principe pour la vente du Groupe Epicerie de Culinar : Une entente de principe visant l’acquisition éventuelle du Groupe Epicerie était annoncée par Culinar et par Placements Clairyve le 9 novembre dernier.Si l’entente est conclue, Placements Clairyve prendra en main la gestion des compagnies du Groupe Epicerie, sous la direction de MM.Yves Hudon et Pierre Denault qui, à eux deux, cumulent plus de 50 ans d’expérience dans l’industrie alimentaire.Investissement Desjardins apporterait son appui financier à la création de la nouvelle entreprise, aux côtés de la Société québécoise d’initiatives agro-alimentaires (Soquia), du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec et de Placements Clairyve.La transaction est cependant conditionnelle à une vérification diligente.La clôture de l’acquisition est prévue pour le début de l’année 1994.L’entente permettrait la consolidation des activités du Groupe Epicerie qui emploie 1500 personnes dans trois usines au Québec, une usine en Ontario, huit centres de distribution et un centre administratif.Le Groupe Epicerie commercialise cinq catégories de produits (biscuits, bonbons, craquelins, pains secs, soupes déshydratées) sous les marques Grissol, Lido, Loney’s, McCormicks Paulins et Viau.La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 7 • •• • •• Le modèle Desjardins dans la francophonie A l’occasion du dernier Sommet de la francophonie, le gouvernement du Québec et la Société de développement international Desjardins (SDID) se sont associés pour renforcer le réseau de coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone.Le modèle coopératif a donc été adopté pour un programme de mobilisation de l’épargne domestique.Dans les pays de langue française de l’Afrique de l’Ouest, il existe déjà 724 caisses locales, comptant plus de 200 000 membres.« L’entente est modeste - un million de dollars en cinq ans - mais elle a une grande importance pour Desjardins.Par contre, elle s’ajoute à nos activités déjà en cours dans la francophonie », signale Ghislain Paradis, président-directeur général de la SDID.La Société fournira son appui à des organismes de formation et facilitera le perfectionnement de leaders et de gestionnaires dans des domaines touchant l’épargne et le crédit.La SDID prévoit notamment, pour une vingtaine de stagiaires, un séjour de quelques semaines au Québec.Le gouvernement du Québec fournira 700 000 $ et la SDID 300 000 $.Lo Caisse populaire Desjardins Domaine-Saint-Sulpice a reçu le Mercure dans la catégorie Engagement communautaire, remis par la Chambre de commerce du Québec en juin 1993.Sur la photo, Guy Lussier, directeur général, et Roger Dionne, président de la caisse, reçoivent le trophée des mains de Mme Joanne Paquet, vice-présidente de la Chambre de commerce du Québec.Du côté du Bas-Saint-Laurent La Fédération des caisses populaires Desjardins du Bas-Saint-Laurent fêtait en octobre les 20 ans de son Fonds d’investissement et de développement régional et elle a remis le prix Gérard-Roussel 1993 au Centre d’interprétation du saumon de l’Atlantique.Ce centre, qui se consacre à la conservation de la faune et à l’éducation du grand public, est implanté à Sainte-Flavie.Créé en 1976, le prix Gérard-Roussel récompense les organisations engagées dans le développement économique, social ou culturel du Bas-Saint-Laurent.Quant au Fonds d’investissement, en 20 ans il a injecté 5 millions de dollars dans 83 entreprises et soutenu près de 2300 emplois.Le « comité des d.g.» a 50 ans Le 28 août dernier à Québec, le comité des directeurs généraux des caisses populaires Desjardins de Québec fêtait son cinquantième anniversaire en présence de son président fondateur, M.Roger Paquet (qui fut directeur de la Caisse populaire de Saint-François-d'Assise), et du président de la Fédération de Québec, M.Yvan Caron.Un répertoire de l'éducation coopérative Il existe maintenant un répertoire de l’éducation coopérative, dans lequel sont recensés 30 programmes, 74 cours, 74 sessions et stages et 72 activités.Ainsi pas moins de 39 vidéos de formation sont actuellement utilisés dans les coopératives.Pour le seul secteur « Finances, épargne et crédit », le répertoire compte 36 fiches.Le répertoire a été réalisé par Yvan Comeau et il est publié conjointement par la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’UQAM et par le Conseil de la coopération du Québec (CCQ).On peut se le procurer, au prix de 25 $, au CCQ, 4950, boul.de la Rive-Sud, bureau 304 à Lévis (Québec) G6V 4Z6.Téléphone (418) 835-3710, télécopieur : (418) 835-6322.• • • De la Colombie à la Beauce.En séjour au Québec en septembre dernier, deux Colombiens ont passé une journée à la Caisse populaire de Sainte-Clotilde-de-Beauce.Membres de l'Association de développement rural de la Cocha - projet dans lequel la Société de développement international Desjardins est engagée -, ces stagiaires se sont ainsi familiarisés avec le fonctionnement d'une coopérative d'épargne et de crédit.8 La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 photo E.Rainville • •• Nouveau code civil : l'hypothèque mobilière Avec l’arrivée du nouveau Code civil du Québec le 1er janvier prochain, certains mots vont faire leur apparition tandis que des expressions bien connues vont cesser d’être utilisées.Ainsi apparaîtra le terme « hypothèque mobilière ».Cette nouvelle expression désigne certaines sûretés que les caisses utilisent actuellement pour prendre en garantie des biens meubles lorsqu’un prêt est consenti à des particuliers ou à des entreprises.L’hypothèque mobilière pour le crédit aux particuliers désigne certaines garanties que la caisse connaît actuellement sous le nom général de « transport ».De la même façon, dans le domaine des prêts aux entreprises, les caisses pourront continuer à prendre en garantie des pièces d’équipement, des stocks, des comptes-clients et même des animaux, mais sous forme d’hypothèque mobilière.Signalons par ailleurs que dans le nouveau Code civil la notion d’entreprise inclut toute personne qui travaille à son compte et qui n’est pas employée ou salariée.Aussi, en vertu de cette définition élargie de l’entreprise, des garanties sur de l’équipement, des stocks ou de l’outillage peuvent être obtenues d’un industriel, d’un commerçant, d’un agriculteur mais aussi d’un professionnel, ou d’un artisan.Voici donc les termes que recouvre la nouvelle expression « hypothèque mobilière ».POUR LES PARTICULIERS Caisse populaire de Charette CODE CIVIL ACTUEL NOUVEAU CODE CIVIL (Centre du Québec) Transport d’épargne Mise en garantie d’épargne Hypothèque mobilière affectant un certificat de dépôt émis par une autre caisse Caisse populaire Sainte-Christine, Auvergne Caisse populaire Belvédère Caisse populaire Saint-Simeon, Charlevoix Caisse populaire de Stoneham (Québec) Transport d’effets de commerce ou de valeurs mobilières Hypothèque mobilière grevant des valeurs mobilières Hypothèque mobilière affectant une ou des créances spécifiques Transport d’obligations d’épargne Hypothèque mobilière d’obligations d’épargne Caisse populaire Sainte-Agathe-des-Monts Transport d’un REER et d’un FERR en garantie Hypothèque mobilière d’un REER et d’un FERR Caisse populaire Kiamika Caisse populaire Mirabel (Montréal et Ouest-du-Québec) Caisse populaire Saint-Raphaël-de-Bury Caisse populaire Transport de police d’assurance-vie Hypothèque mobilière grevant une police d’assurance-vie Transport de police d’assurance contre l’incendie ou tous risques Hypothèque mobilière grevant une police d’assurance contre l’incendie ou tous risques Transport spécifique de créances Hypothèque mobilière affectant une ou des créances spécifiques L’immaculée- Conception, Sherbrooke Caisse populaire Saint-Georges, Richmond POUR LES PRÊTS AUX ENTREPRISES (Estrie) Nantissement commercial, agricole et forestier Hypothèque mobilière affectant un ou des biens spécifiques OU hypothèque mobilière affectant une universalité de biens Caisse populaire Saint-Fulgence (Saguenay - Lac-Saint-Jean) Cession de biens en stock Hypothèque mobilière affectant une universalité de biens Caisse populaire Sainte-Hélène-de-Bagot Transport spécifique de créances et transport d’effets de commerce Hypothèque mobilière affectant une ou des créances spécifiques Caisse populaire La Présentation Caisse populaire Saint-Thomas-d’Aquin (Richelieu-Yamaska) Transport général de créances Hypothèque mobilière affectant une universalité de biens Charge flottante de l’acte de fiducie sur des biens meubles Hypothèque mobilière ouverte UB Transport de valeurs mobilières Hypothèque mobilière grevant des valeurs mobilières m La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 9 FORMATION ET PERFECTIONNEMENT CHEZ DES JARDINS N PARTI PRIS POUR LA COMPETENC GILLES DROUIN h Mouvement des cuisses Desjurdins u résolument fris un tournunt duns le domuine de lu formu-tion.Le truin Desjurdins vient de chunyer de e message publieitaire de la banque était clair.L’employé de l’institution financière concurrente, pressé de faire signer un contrat, était incapable de répondre précisément aux questions d’un client.Derrière lui, il était pos-I sible de distinguer des affi- I ches publicitaires, un portrait et le fameux hexa-M ï gone vert : pas de doute, il s’agissait bien d’un employé d’une caisse Desjardins dont la compétence était fortement mise en doute.Bien sûr, cette publicité télédiffusée en 1992 tenait plus de la caricature (et du dénigrement !) que de la réalité.Elle tirait toutefois profit d’une faiblesse dans l’image du Mouvement des caisses Desjardins.En effet, bien que des progrès notables aient été faits depuis 1989, une étude menée au printemps 1993 à la demande de la Confédération montrait que c’est encore en matière de qualité de service que les caisses doivent s’améliorer, notamment en offrant des conseils adaptés aux besoins financiers, en informant les membres sur les services offerts et les coûts, en augmentant la compétence de leur personnel.« Nous n’avons tout simplement pas le choix, croit Liliane Denis, directrice générale de la Caisse populaire de Coaticook.La nouvelle réalité du marché des services financiers nous oblige à accroître nos connaissances et à rehausser nos aptitudes de vente ou de une meilleure compétitivité.Ainsi, du côtéfomu- oyes e,du cotéfomution upfliquée, on compte 4000 inscriptions uux cours sur lu réforme du Code civil pour Liliane Denis, directrice générale de la Caisse populaire de Coaticook.gestion pour répondre aux demandes de nos membres.» Liliane Denis est convaincue depuis longtemps de l’importance pour chacun de parfaire ses connaissances.« Tous les cadres sont incités à participer aux activités de formation et la caisse a un plan de développement des ressources humaines.» Plus que jamais, une meilleure formation du personnel devient une condition essentielle à la qualité du service et au succès de toute entreprise.Formation de base : un tournant majeur Le Mouvement Desjardins a compris depuis longtemps l’importance de la formation.Pour Hélène Lafleur, directrice Service à la gestion à la Confédération, il est évident que Desjardins a toujours maintenu un intérêt pour la formation.En fait, avec un budget correspondant à environ 3 % de la masse salariale, Desjardins se compare avantageusement aux banques et aux autres institutions financières.Seule la Banque Royale consacre un peu plus d’argent à la formation et au perfectionnement de ses employés.« Toutefois, précise Hélène Lafleur, cette formation était plus technique et principalement axée sur la connaissance des produits et des services offerts par Desjardins.» Il faut dire que chez Desjardins les changements n’ont pas fait défaut au cours des dernières années.« Depuis une quinzaine d’an- 10 La Revue Desjorckns, numéro 5, 1993 nées, explique Hélène Lafleur, Desjardins a dû consacrer beaucoup d’efforts à la formation technique, à l’entraînement du personnel et à l’accompagnement des changements.La formation générale en a peut-être souffert un peu.» Aujourd’hui, en plus de rechercher cette connaissance essentielle des produits et des services, le Mouvement des caisses Desjardins entend permettre à tout son personnel d’élargir le champ de ses compétences et d’acquérir une meilleure formation de base.« C’est ce qui constitue le tournant majeur dans notre approche de formation, souligne Jocelyne Goyer, directrice Développement des ressources humaines à la Fédération des caisses Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec.Nous voulons que nos employés améliorent leurs habiletés de gestion et de vente-conseil.Auparavant, la formation était ponctuelle.Maintenant, elle se situe dans un cadre général d’amélioration des compétences.» Répondre à la demande Au fil des années de service, les employés et les gestionnaires ont acquis une expérience et une connaissance autant des produits et des services que de la culture Desjardins.C’est ce qui a en bonne partie permis au Mouvement d’atteindre la position de leader qu’il occupe aujourd’hui.« Mais la nature de plus en plus complexe des services, souligne Hélène Lafleur, nous oblige maintenant à hausser les exigences propres à chaque poste.Il est aussi important de mieux définir les qualifications requises pour chaque fonction.» D’ailleurs, les besoins en formation ont été ressentis et exprimés par les gestionnaires eux-mêmes.« Devant l’évolution rapide de leur tâche, remarque Jocelyne Goyer, les directeurs généraux ont demandé une formation sur mesure.Ils ont besoin d’une formation qui leur permettra d’amélio- rer leurs habiletés de gestionnaire d’entreprise.» Cette demande a déjà incité quelques fédérations à mettre en place un plan directeur de développement des ressources humaines comme à la Fédération de Québec.« Notre principal objectif, explique Jean Caron, directeur Développement GESTION DESJARDINS : UNE VISION COMMUNE Depuis le mois de mai 1993, tous les gestionnaires du Mouvement Desjardins ont la possibilité de participer à un nouveau séminaire intitulé Gestion Desjardins.D’une durée de deux jours et demi, cette activité est conçue pour favoriser la réflexion et les échanges sur le Mouvement Desjardins et sur son avenir.Conférences, ateliers et exercices de réflexion se succèdent pour permettre au participant de nourrir sa vision de Desjardins et de cerner sa contribution à l’avancement du Mouvement.« Tous les cadres du Mouvement devraient participer à ce séminaire, croit Jean-Yves Bédard, directeur général de la Caisse populaire Place Desjardins.C’est une excellente occasion de cerner les grands enjeux et d’acquérir une vision stratégique du Mouvement Desjardins.En ce qui me concerne, ce séminaire m’a permis de confirmer ma propre vision de Desjardins et de participer à l’élaboration d’une vision commune du Mouvement.» Pour Jean-Yves Bédard comme pour Liliane Denis, les conférenciers extérieurs à Desjardins sont d’une grande utilité : « Ils nous ont permis de mieux voir les grandes tendances économiques ainsi que les caractéristiques des entreprises performantes », souligne la directrice générale de la Caisse populaire de Coaticook.« Les nombreux échanges avec les collègues et les cadres supérieurs qui viennent parler de l’environnement interne de Desjardins constituent une importante source de motivation et de mobilisation », ajoute Jean-Yves Bédard.« J’ai acquis une vision plus large et plus claire des grands enjeux », conclut-il.Jean-Yves Bédard, directeur général de la Caisse populaire Place Desjardins à Montréal.gg^sjin La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 il FORMATION ET PERFECÏÏONMMEM CHEZ DESJARDINS ü N PARTI PRIS POUR LA COMPETENC E des ressources humaines à la Fédération de Québec, est d’abord d’améliorer les compétences et pas nécessairement la scolarité.Si la formation est couronnée par un diplôme, ce sera tant mieux pour le gestionnaire.» Les exigences de formation Desjardins touchent aussi bien les gestionnaires et les employés en place que ceux qui seront appelés à prendre la relève.« Il est important pour nous de bien préparer la relève », précise Jocelyne Goyer.Pour les gestionnaires en poste, l’amélioration des habiletés se fera en douceur grâce à une formation universitaire sur mesure.Desjardins entend donc continuer à privilégier la promotion à l’interne car il s’agit d’un bassin de main-d’œuvre plus fidèle et qui connaît bien les valeurs du Mouvement.Toutefois, tous les nouveaux employés devront détenir une scolarité minimale, collégiale ou universitaire selon les fonctions remplies.Une formation encadrée Conscient de l’envergure des changements qui affectaient le monde des institutions financières, le Mouvement des caisses Desjardins a amorcé dès la fin des années 1980 une réflexion sur la formation.Ce travail de concertation entre les entités de Desjardins a permis de mettre en place des programmes cadres de formation.De façon générale, ces programmes établissent les priorités en matière de formation de 1993 à 1996.Ils touchent à la fois la formation générale et la formation particulière à Desjardins.Ils englobent trois dimensions : la formation à la gestion, la formation en conseils financiers aux particuliers et la formation en conseils financiers aux entreprises.Pour la formation en gestion, l’employé peut s’inscrire à un certificat en administration offert par toutes les universités québécoises.Ce certificat devient la norme minimale pour l’obtention d’un nouveau poste de gestionnaire.Une formation sur mesure est aussi offerte par quatre universités; elle permet d’obtenir des crédits universitaires.Ce bloc de formation est complété par une formation appliquée, consistant en un entraînement à la tâche.Enfin, la session Gestion Desjardins offerte par la Confédération permet à un groupe de gestionnaires d’échanger sur le thème « Vision partagée des défis de Desjardins » (voir encadré page 11).Pour leur part, les conseillers en finances personnelles (particuliers) devront détenir une attestation d’études collégiales ou un certificat universitaire en services financiers.Les cours menant à l’attestation sont offerts dans 20 cégeps répartis sur le territoire québécois tandis que le certificat en services financiers sera vraisemblablement offert par la Télé-université.Ce programme de 10 cours permettra à l’étudiant d’acquérir des connaissances plus spécialisées dans ce domaine.A ces deux programmes de base s’ajoutent des activités de formation appliquée (entraînement à la fonction, sous la responsabilité des fédérations et des caisses) et d’accompagnement de changements.Enfin, pour le volet conseils financiers aux entreprises, un certificat universitaire en crédit commercial est offert par la Télé-université depuis le début de l’automne 1993.Il s’agit d’un programme fait sur mesure pour les besoins de Desjardins.Encore ici, des activités de formation appliquée et d’accompagnement de changements complètent le tout.Donc, dans l’ensemble, les programmes cadres misent principalement sur l’acquisition et le perfectionnement d’habiletés de base qui permettront au personnel d’effectuer son travail de façon plus systématique et avec plus d’assurance.Ils indiquent également la scolarité de base qui sera nécessaire pour obtenir un poste au sein d’une caisse.Portage des responsabilités Le dossier formation est aussi un bon exemple de partage des responsabilités au sein du réseau Desjardins.La Confédération est la première responsable de la formation générale qui sera généralement donnée par des maisons d’enseignement reconnues (cégeps, universités).Elle s’occupe également de l’accompagnement de tout changement qui touche l’ensemble du réseau (comme la réforme du Code civil).Cependant, dans tous les cas, la conception de programme de formation ne se fera pas en vase clos à la Confédération car une approche de partenariat avec les fédérations et les institutions d’enseignement sera privilégiée.La responsabilité de concevoir des programmes particuliers, comme les programmes d’entraînement du Hélène Lafleur, directrice Service à la gestion à la Confédération des caisses Desjardins.12 La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 personnel, revient aux Fédérations de Montréal et de FOuest-du-Québec, de Québec et du Centre du Québec.Les autres fédérations deviennent en quelque sorte des clientes pour ce type de programme.« Elles seront aussi des partenaires, ajoute Jean Caron, puisqu’elles participeront financièrement à l’établissement de ces programmes et qu’elles pourront y apporter les modifications pertinentes à leur situation.» La majeure partie des programmes cadres de formation Desjardins reposent sur une collaboration étroite avec les universités et les collèges québécois.Le réseau de l’Université du Québec est mis à profit, en particulier l’UQAM et la Télé-université, tandis que l’Université Laval, l’École des hautes études commerciales (FIEC) et l’Université de Sherbrooke ont déjà tissé des liens étroits avec quelques fédérations.Une vingtaine de cégeps offrent aussi la formation qui permet d’obtenir une attestation d’études.« En fait, croit Hélène Lafleur, l’ouverture manifestée par les maisons d’enseignement supérieur a grandement contribué à la mise en place d’un programme cadre qui correspond aux besoins des gens de Desjardins.Cette collaboration donnera aussi beaucoup de crédibilité à notre formation.» 22k»: AlOf MIMMIIE Pour les deux dernières années, le plus ambitieux programme d'éducation coopérative est venu de la Fédération de Québec.Il a même déjà été acheté et adapté dans plusieurs fédérations et filiales de Desjardins.Zoom Coop est né du besoin d'affirmer le caractère coopératif distinct du réseau Desjardins.Deux actions constituent l'ossature de Zoom Coop : des cercles d'études en petits groupes et un programme de reconnaissance appelé « Cercle des bâtisseurs ».Dans les cercles d'études, trois vidéos et quatre cahiers servent d'outils de réflexion.À la Fédération de Québec, durant l'année 1992,5600 personnes ont participé à 875 cercles d'études tandis que, en 1993, 275 personnes dans une trentaine de caisses présentaient des projets concrets au concours « Cercle des bâtisseurs ».Desjardins n’est pas une institution financière comme les autres.Faut-il le préciser encore ?Oui, car il semble bien que la coopération soit une grande méconnue au Québec.C’est donc animé d’une volonté d’affirmer sa différence et de montrer les mérites de la coopération comme modèle d’organisation économique que le Mouvement Desjardins entend donner un second souffle à l’éducation coopérative.Desjardins compte déjà un certain nombre d’activités de formation axées sur la coopération.Par exemple, plusieurs entités du Mouvement utilisent Zoom Coop, un programme d’initiation à la coopération conçu par la Fédération de Québec.Pour sa part, la Confédération offre des sessions qui présentent les valeurs et les principes de la coopération, ses aspects historiques et sa LA COOPÉRATION A L'AFFICHE dimension actuelle.La session Desjardins et sa cultures.aussi été révisée afin de bien dépeindre le Mouvement Desjardins, dont la pensée coopérative constitue le ciment de base.Enfin, en septembre dernier, la première vice-présidence Affaires publiques et internationales, responsable de l’éducation et du développement coopératifs à la Confédération, tenait un nouveau séminaire sur la coopération dont le matériel est mis à la disposition des fédérations.« Ce séminaire vise principalement les leaders d’opinion de Desjardins, ceux qui ont la responsabilité de diffuser l’éducation coopérative », précise Majella St-Pierre, responsable du dossier.Combinant conférences, ateliers et séances plénières, ce séminaire est l’occasion pour les participants de réfléchir sur les valeurs Desjardins et sur les moyens d’appliquer ces valeurs aux activités des différentes entités du Mouvement.La première rencontre avait pour thème « La coopération : une formule gagnante ».Un panel d’invités a d’abord exprimé quelques idées sur la coopération qui ont servi de point de départ aux ateliers.Dans l’ensemble, les participants ont souligné à maintes reprises l’importance de bien faire connaître la différence Desjardins, de bien expliquer la coopération sans avoir peur de souligner ses bons coups.Le journaliste Laurent Laplante, qui participait au panel, a fait remarquer que la coopération n’était que rarement évaluée à sa pleine valeur, que ses retombées sociales et humaines étaient souvent négligées alors qu’elles sont en fait très importantes.Pour les participants, il est urgent que Desjardins s’interroge sur ses pratiques quotidiennes et qu’il s’assure qu’elles ne contredisent pas les valeurs fondamentales de la coopération.C’est là un des principaux défis du Mouvement Desjardins et du monde de la coopération en général.La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 13 Jtarvêp PLEINS FEUX SUR LES CAISSES UURÉATES Belœil Meilleure diffusion de l'éducation coopérative La Caisse populaire Desjardins de Belœil profite de toutes les occasions pour parler coopération à ses membres et à son personnel.Aussi a-t-elle reçu en 1993 le Mérite coopératif Desjardins pour la meilleure diffusion de l’éducation coopérative des mains de M.Claude Béland, président du Mouvement (que l’on reconnaît sur la photo, au milieu du personnel de la caisse).Les valeurs coopératives, comme la priorité à la personne, la participation démocratique et l’appartenance, sont extrêmement importantes pour les dirigeants de la coopérative d’épargne et de crédit qu’est la caisse de Belœil.« Nous avons tenu un congrès des membres sur les défis de l’engagement en octobre 1992, explique M.Jacques Meunier, directeur général.Nous parlons aussi coopération aux tables rondes organisées lors de l’assemblée annuelle.» La diffusion de l’éducation coopérative prend diverses formes.Ainsi la revue Ma Caisse est distribuée à 1500 exemplaires, en rotation, dans tous les secteurs de la ville.Le versement de la ristourne a aussi été l’occasion de rappeler à chaque membre ce qui distingue Desjardins des autres institutions financières.Les dirigeants ont participé à des sessions de formation sur la coopération ainsi qu’aux Etats généraux de la coopération.Quant aux employés, ils sont informés par le journal interne et des rencontres régulières.A Belœil, on croit aussi à la coopération entre caisses.Ainsi, en association avec la Caisse populaire Desjardins Sainte-Maria-Goretti, la caisse de Belœil publie et diffuse un journal sur un territoire où il n’y a pas de caisse populaire.Présidée par Pierre Grenon, la caisse de Belœil a un actif de 135 millions, pour 15 400 folios-membres.Elle emploie 71 personnes (dont 55 à temps plein).Saint-Thomas-de- Montmagny Meilleure gestion des ressources humaines Comptant 57 employés, la Caisse populaire Desjardins de Saint-Thomas-de-Montmagny remportait en 1993 le Mérite coopératif pour la meilleure gestion des ressources humaines.Ce Mérite vient saluer une série d’initiatives prises par la caisse, notamment la mise sur pied d’un programme de gestion-santé et l’organisation d’un colloque sur la planification stratégique triennale.« Aujourd’hui le salaire n’est plus la seule compensation à donner à nos employés, signale André Fortin, directeur général de la caisse.Nous devons être attentifs à leurs besoins et nous préoccuper de leur développement.Et parfois s’il y a un problème, même si cela n’est pas dans le domaine du travail, nous devons y être attentifs.» Voilà pourquoi, en 1992, en petits groupes, les employés ont pu auto-évaluer leur stress, lors de rencontres de sensibilisation organisées avec des professionnels du CLSC.Le prochain projet touchera la relaxation.« C’est en grande partie grâce au personnel que les membres demeurent fidèles à leur caisse », rappelle André Fortin.Devant la concurrence CAISSE LAUREATE MEILLEURE DIFFUSION DE L'EDUCATION COOPERATIVE 14 io Revue Desjardins, numéro 5, 1993 accrue, les caisses se doivent d’investir temps, argent et volonté pour mobiliser, motiver et valoriser leurs res- sources humaines.Pour sa part, la caisse Saint-Thomas-de-Montmagny projette de réaliser, avec chacun de ses em- ployés, un plan de relève et un plan de développement de carrière.Personnel et dirigeants ont profité du colloque sur la planification stratégique triennale pour faire des commentaires et des suggestions intéressantes dont on a tenu compte.« Par exemple, lors du colloque, on a suggéré d’obtenir une meilleure visibilité : la caisse est très active sur le plan social mais elle ne va pas assez chercher le crédit de ses dons et commandites », raconte M.Fortin.Une suggestion constructive, donc.La caisse est présidée par M.Jacques Carrier.Elle a un actif de 115,3 millions de dollars pour 12 400 folios-membres.J La Guadeloupe Meilleur engagement dans le milieu La Caisse populaire Desjardins de La Guadeloupe s’est fortement engagée depuis quelques années dans le développement local et, à ce titre, elle a reçu le Mérite coopératif en mars dernier.« La caisse a été l’un des principaux initiateurs de la Société de développement industriel de La Guadeloupe* (SDIG) », souligne Donald Veilleux, directeur général de la caisse.M.Veilleux préside la SDIG qui, par exemple, organisera en janvier une seconde rencontre annuelle avec les jeunes diplômés afin de renforcer les liens avec leur municipalité beauceronne.Pour la caisse, l’engagement n’est pas un mot creux.Ainsi, elle a choisi localement une diplômée en administration qui, après un stage de neuf mois, est devenue conseillère Service aux entreprises.La caisse accueille aussi en stage une étudiante en administration du programme coopératif de l’Université de Sherbrooke.« Deux choses sont à souligner, ajoute M.Veilleux.Les dirigeants de la caisse incitent les employés à s’engager dans le milieu.Et les employés s’engagent fortement.» En octobre, le deuxième volet de Zoom Coop a même été l’occasion de parler de coopération et de développement local.Les employés, sous le leadership du directeur Secteur conseil, ont en effet organisé un colloque auquel participaient une soixantaine de person- nes, dirigeants et membres de la caisse.« Un colloque très positif », selon M.Veilleux.La caisse de La Guadeloupe compte 3500 folios-membres et emploie 14 employés.En octobre, son actif dépassait 36 millions de dollars.Elle est présidée par M.Denis Martin.* Pour en savoir plus sur la Société de développement industriel de La Guadeloupe, lire « Le secret de La Guadeloupe » dans La Revue Desjardins, n° 2-1993, pages 12-13.La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 15 O O DOSSIER LES ALLIANCES AU SEIN DE DESJARDINS : DES EXEMPLES DANS TOUTES LES RÉGIONS MICHEL BEA écidément, le modèle coopératif ne cesse de se renouveler.Sous d’autres formes ou d’autres noms, ses principes d’entraide et de solidarité trouvent chaque jour de nouvelles applications.Prenons les concepts d’alliances stratégiques et de partenariat.Les pages économiques de nos quotidiens regorgent d’exemples de ces ententes inspirées des dernières tendances en management et, surtout, conclues par nécessité, à l’heure où la situation économique impose de faire preuve d’imagination.De l’imagination, plusieurs fédérations de Desjardins en ont à revendre.En particulier lorsqu’il s’agit, pour leurs caisses, de procéder à des alliances en vue d’améliorer leur efficacité ou de résoudre un problème commun.A l’échelle de la province comme à celle des régions, les exemples abondent.Les modèles varient selon les besoins et les ressources.Programmes sur mesure de « ressources partagées » Justement, le « programme de ressources partagées » qu’ont appris à roder certaines caisses des Fédérations du Saguenay - Lac-Saint-Jean, de Québec et de l’Estrie est un exemple des plus convaincants.C’est en 1986 qu’a d’abord germé au Saguenay l’idée de faire appel à des conseillers itinérants en crédit agricole.A l’époque, la profonde mutation que connaît l’agriculture favorise l’expansion des grosses exploitations au détriment des petites.Quelques bons conseils seraient fort bienvenus.Mais, selon Richard Tremblay, conseiller en ressources humaines et en développement organisationnel à la Fédération du Saguenay - Lac-Saint-Jean, les caisses touchées n’ont ni le volume d’affaires ni les moyens suffisants pour s’offrir un conseiller à temps complet : « Nous avons étudié les besoins sur une vaste échelle avant de leur suggérer un programme de ressources partagées.Un conseiller spécialement formé ferait la tournée des caisses selon un horaire préétabli.Deux projets regroupant chacun trois caisses ont été mis sur pied.» L’expérience se révèle bientôt des plus concluantes.Les caisses étendent leur marché et gagnent de nou- UCLAIR veaux clients, parfois chez les fils d’exploitants qui ont pris en main la gestion des affaires familiales.« Nous nous sommes vite rendu compte que les agriculteurs sont très exigeants sur la compétence, avoue M.Tremblay.Nous avons donc recruté nos conseillers parmi des agro-économistes.Après trois ou quatre ans, l’une des caisses les plus engagées dans le crédit agricole, celle de Lac-à-la-Croix, avait connu un tel essor qu’elle a pu offrir à l’un des conseillers un poste à temps plein.» Peu après, la Caisse de Notre-Dame-d’Iberville repêchait le second.Les caisses délaissées ont tôt fait de se regrouper pour bénéficier des avantages d’un nouveau conseiller.Plus récemment, à l’automne 1992, ce sont quatre caisses du secteur nord d’Alma, une région à forte concentration forestière, qui choisissent de partager les services d’un responsable du crédit aux entreprises.Mais, que ce soit en crédit agricole ou commercial, les programmes sont soumis à des normes très strictes définies par contrat, histoire d’éviter les tiraillements.On s’entend notamment sur des clauses touchant la concurrence entre les caisses et le partage des coûts.Demandés : conseillers en finances personnelles A la Fédération de Québec, on comprend vite l’avantage de ces programmes.Les besoins sont analogues dans les régions rurales et l’on s’empresse dès 1987 de suivre l’exemple du Saguenay.Aujourd’hui, une trentaine de caisses emploient une dizaine de conseillers en crédit agricole et commercial dans la Beauce, Charlevoix et Lotbinière; ces conseillers passent un jour ici, deux jours là.Pour sa part, Denis Pelletier, conseiller en développement organisationnel à la Fédération de Québec, voit plus loin : « Nous songeons sérieusement à aider les caisses en région à se doter de conseillers en finances personnelles.La concurrence est vive dans ce secteur, et les caisses de la région de Québec peuvent compter sur 18 conseillers pour y faire face.Celles des régions rurales n’ont pas cette chance car le marché n’est pas assez vaste.D’où la nécessité de se regrouper entre caisses.» La répartition des caisses en microsecteurs facilite les choses.La tradition des comités de 16 La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 directeurs de caisses, où sont discutés un ensemble de problèmes communs, est déjà bien établie.Elle peut servir de tremplin en favorisant l’acquisition d’une expertise en finances personnelles grâce à un nombre restreint de conseillers.L’expérience s’annonce prometteuse.Même si sa première expérience n’a été que temporaire, la Fédération du Centre du Québec croit au partage de ressources, notamment dans le domaine du crédit agricole.« Certaines caisses ont déjà manifesté leur intérêt et des projets pourraient être réalisés en 1994 », signale Alain Tremblay.Deux caisses (Chateaudun et Sainte-Madeleine) partagent un guichet automatique.A la Fédération de l’Estrie, où deux caisses de Magog partagent un centre de services depuis dix ans, « le concept d’alliances fait tranquillement son chemin dans les esprits à cause des défis que doivent relever les caisses », précise Louise Beaudoin.Récemment, des alliances ont même été conclues autour de l’automobile.En effet, pour offrir le service de financement au point de vente chez les concessionnaires d’automobiles, les caisses de la région de Sherbrooke se partagent les services d’un conseiller et d’un commis.Ailleurs en Estrie, le concessionnaire achemine les demandes vers une seule caisse — dite « responsable » - qui entre en contact avec les autres caisses participantes.Une mise en marché efficace A la Fédération de Richelieu-Yamaska, l’alliance vedette est celle du Quatuor des caisses populaires du Granby urbain.On quitte ici le domaine strictement financier pour aborder celui de la mise en marché.André Deschamps, directeur de la Caisse populaire de Granby, résume l’action du Quatuor : « C’est simple, le Mouvement Desjardins est un réseau et l’unité d’action donne une plus grande force.Notre action commune en marketing nous permet aussi de mieux servir les membres, de leur offrir notamment des taux d’intérêt, des frais d’administration et des produits et services uniformes.» Gil Bruneou, directeur de la Caisse populaire de Saint-David.Le Quatuor a aujourd’hui six ans d’existence.« Notre activité est multiple, poursuit M.Deschamps, et elle rejaillit sur les huit autres caisses du secteur.En regroupant notre mise en marché sous la responsabilité d’une seule personne, nous en faisons profiter toutes nos campagnes, celles des REERpar exemple ou de certains produits vedettes.Que nous partagions des achats ou un guichet hors site, ce sont les membres qui en profitent au bout du compte.» Surtout, le Quatuor peut retourner à la collectivité les bénéfices qu’il retire de ce regroupement : il est par exemple le partenaire majeur du Festival international de la chanson de Granby.Il soutient aussi des organismes comme Centraide, en plus d’avoir créé un programme Epargne-Jeunesse dont profitent 13 écoles.Le secret d’une telle réussite ?« Une communication ininterrompue que permettent des rencontres soigneusement planifiées », conclut M.Deschamps.Remontons vers le nord-est, dans le micro-secteur de la Fédération de Québec où s’activent de leur côté les neuf caisses de la Cité Desjardins - huit caisses populaires et une caisse d’économie - autre modèle réussi d’« intercoopération ».Gil Bruneau, directeur de la Caisse de Saint-David et président du regroupement, retrace les origines du projet : « C’est au début des années 1980 qu’on a pensé à uniformiser nos taux et nos frais d’administration, et à lancer en commun nos campagnes.Aujourd’hui, nous disposons d’un budget annuel de 130 000 $ réparti selon l’actif des caisses.» Dans une région où 70 % de la population possède un compte Desjardins, les caisses de la Cité jouent aussi un important rôle social.« Nous avons par exemple aidé le mouvement en faveur de la relance du chantier maritime MIL Davie de Lauzon.Ce sont des gestes comme ceux-là que notre regroupement rend possible.» Ces ententes de mise en marché reposent sur des normes et des objectifs analogues à ceux des programmes de ressources partagées.En 1991, le Comité des caisses populaires et d’économie de Baie-Comeau visait par exemple à se donner « les moyens pour affronter l’avenir de la façon la plus profitable pour les membres ».La mission a été accomplie sous plusieurs aspects, en dépit d’un conflit de travail qui est venu interrompre quelques mois ce bel élan, jusqu’en février 1993.Selon Richard Sarrazin, directeur de la Caisse de Elauterive, la reprise de contact est pour bientôt : « Nous avons cependant maintenu le programme PAIR, un service gratuit destiné aux personnes âgées et financé avec la caisse voisine de Ragueneau.Les aînés inscrits reçoivent un appel téléphonique par jour, repris trois fois au besoin.Le système a déjà sauvé des vies en permettant une intervention rapide.» Patricia Mclnnes, directrice Services conseils et Ressources humaines à la Fédération du Bas-Saint-Laurent.La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 17 O O DOSSIER O O DOSSIER Un directeur, deux caisses, trois facteurs de réussite Mais Pexpérience la plus audacieuse s’est déroulée dans le Bas-Saint-Laurent, à l’initiative de la Fédération qui a proposé à des caisses en difficulté de partager les services d’un même directeur général.Patricia Mclnnes, directrice Services conseils et Ressources humaines, raconte : « Des problèmes de rentabilité sont survenus dans certaines caisses avec les premières baisses de taux d’intérêt.Leur actif de moins de cinq millions de dollars les rendait vulnérables, elles n’avaient aucune marge de manœuvre.Nous leur avons suggéré des mesures de gestion du changement, basées sur trois critères précis : la rentabilité, l’accord des dirigeants et la pleine satisfaction des besoins des sociétaires.» La Caisse de Trinité-des-Monts accepte elle aussi en octobre 1992 de tenter une expérience pilote de cogestion avec un conseiller de la Fédération.On fixe les rendez-vous avec les membres les jours où le directeur est sur place et le tour est joué.Peu après, la Caisse de Saint-Fabien accepte d’assumer la gestion de la caisse voisine de Saint-Simon, dont le directeur vient de quitter ses fonctions.« En huit mois, sou- tient Mme Mclnnes, la situation s’est sensiblement améliorée, le temps pour une employée d’expérience, Mme Ida Lagacé, de faire valoir ses talents de gestionnaire.Elle est nommée directrice et s’occupe des affaires courantes tandis qu’un de nos conseillers gère le portefeuille de prêts.Une solution de ce genre est amorcée pour les Caisses populaires de Sainte-Rita et de Saint-Jean-de-Dieu.» L’application de ces solutions aux petites caisses de région demande cependant beaucoup de tact : « La Fédération propose une formule adaptée à chaque cas qui permet de gérer le changement tout en préservant le rôle des dirigeants, piliers de leur milieu, et par conséquent l’autonomie des caisses.Ces solutions de type réseau ou modulaire ont prouvé leur efficacité », conclut Patricia Mclnnes, dont l’action a fait coïncider la mission de Desjardins et les principes de gestion les plus novateurs.Le tout s’accomplit en souplesse, puisque cette mission repose précisément sur la force d’un réseau aux ressources étendues et sur une structure établie de longue date pour faire valoir les nombreux avantages de la coopération, indispensable à toute forme d’alliance stratégique.Montréal-Nord : une garderie pour sept caisses À la Fédération de Montréal et de l'Ouest-du-Québec, une alliance entre sept caisses de Montréal-Nord a permis la création en octobre 1992 de la garderie Les Abeilles Desjardins, dirigée par Martine Charlebois (sur la photo).L'initiative est venue du président de la Caisse populaire Henri-Bourassa.« Une enquête auprès des six autres caisses du secteur a montré l'intérêt des employés pour une garderie aux horaires souples », raconte M.Léonard Deschamps, directeur de la caisse Henri-Bourassa.« Nous avons alors mis sur place un comité provisoire où siégeait un employé de chacune des caisses, ajoute-t-il.Pendant trois ans, directeurs, employés et administrateurs ont fourni un effort remarquable pour préparer l'ouverture de la garderie ».La garderie compte une soixantaine de places.La Revue Desjardins.Dms les prochaines années, les mots « achat de créances » et « titrisation » vont devenir familiers dans plusieurs caisses Desjardins.Pour en savoir plus sur ces termes techniques, La Revue Desjardins a interrogé Denis Casavant, vice-président Administration, prêts hypothécaires a la Piducie Desjardins à Montréal La Revue Desjardins : Par P entremise de leur fédération, les caisses se sont vu proposer un programme d’achat de créances par la Fiducie Desjardins.Pourquoi une caisse serait-elle intéressée à vendre certaines créances hypothécaires ?Denis Casavant : La principale raison est que la caisse va obtenir des liquidités en contrepartie.Pour la caisse, la vente de créances constitue donc une source de fonds alternative, à côté de la collecte de dépôts ou des emprunts à sa fédération.A titre d’exemple, les liquidités obtenues permettent soit de continuer de répondre à la demande de crédit sans devoir augmenter sa base d’endettement, soit de rembourser ses emprunts à sa fédération.Dans ce deuxième cas, cela va améliorer son ratio de capitalisation.L.R.D.: La vente de créances a-t-elle d’autres avantages pour la caisse ?D.Casavant : Elle facilite la gestion de l’appariement.Par exemple, dans un contexte de taux d’intérêt peu élevés, cela permet à la caisse de consentir des prêts La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 ENTREVUE MIEUX COMPRENDRE.L’ACHAT DE CREANCES ET LA TITRISATION Denis Casavant, vice-président Administration, prêts hypothécaires à la Fiducie Desjardins.hypothécaires de cinq ans sans avoir nécessairement de dépôts de cinq ans.L.R.D.: On parle d’achats de créances « sans recours ».Qu’est-ce que cela veut dire ?D.Casavant : La vente de créances n’est pas un concept nouveau.Mais il faut distinguer les ventes avec ou sans recours.La vente est sans recours lorsque l’acheteur ne peut exiger le remboursement de sa créance par la caisse advenant que le membre ne respecte pas ses engagements contractuels.Il y a quelques années, principalement de 1986 à 1990, les caisses ont procédé à la vente de créances avec recours auprès de leur fédération ainsi qu’auprès de certaines entités de Desjardins.Mais, puisqu’il y avait recours possible, la créance devait rester au bilan des caisses, ce qui ne réglait rien du point de vue de la capitalisation.En raison des exigences en matière de capitalisation jumelées à la croissance rapide des prêts hypothécaires, il a été décidé en 1992 d’établir un programme d’achats de créances sans recours.Toutefois, il fallait auparavant surmonter plusieurs contraintes opérationnelles et légales : par exemple, l’information de gestion nécessaire et le traitement de la prime d’assurance vie liée au prêt hypothécaire.L.R.D.: Est-ce populaire auprès des caisses ?D.Casavant : C’est un succès puis-qu’en octobre dernier la Fiducie avait acheté 100 millions de dollars de créances auprès de quatre fédérations sans qu’il y ait eu véritablement promotion du programme.Cependant, en raison des excédents de liquidités de plusieurs caisses, le besoin de vendre des créances est moindre que ce qui avait été anticipé.Les conditions économiques et la baisse des mises en chantier expliquent essentiellement la diminution de la demande de prêts dans les caisses.Mais, à moyen terme, de nombreuses caisses vont recourir au programme d’achat de créances sans recours car c’est un important outil pour leur gestion financière.La Confédération, conjointement avec la Fiducie Desjardins, a donc en septembre dernier entraîné des formateurs au sein de chaque fédération.De plus, la Fiducie fera bientôt une tournée d’information auprès des fédérations.L.R.D.: La vente de créances a-t-elle des conséquences sur le membre auquel la caisse a accordé le prêt hypothécaire, prêt qui a ensuite été revendu sans recours ?D.Casavant : Cela n’a aucune conséquence pour le membre puisque la caisse continue d’administrer le prêt.Le système facilite la tâche de la caisse.Ainsi, les prêts en retard sont recensés par la Fiducie et signalés à la caisse par sa fédération.C’est à la caisse de contacter l’emprunteur.L.R.D.: Quel est le rôle de la Fiducie Desjardins dans l’achat de créances ?D.Casavant : La Fiducie sert d’intermédiaire entre les caisses et les acquéreurs.Etant en quelque sorte fiduciaire du programme, elle achète les créances des caisses pour ensuite les recycler sur le marché.La Fiducie recherche alors la solution la plus rentable pour le réseau.Selon les conditions du marché, elle choisira entre quatre solutions : titriser, mutualiser (à compter de novembre 1993), placer auprès de caisses de retraite, placer auprès de composantes de Desjardins (Assurance-vie Desjardins, Fiducie ou certaines fédérations).C’est cette quatrième solution - le placement auprès des composantes de Desjardins - que nous privilégions à condition que ce soit fait aux mêmes conditions que le marché.L.R.D.: Comment est rémunérée la Fiducie Desjardins ?D.Casavant : Elle est rémunérée pour effectuer la vente de créances et elle est rémunérée en tant que gestionnaire de portefeuilles des prêts vendus puisqu’elle fournit les informations de gestion tous les mois.L.R.D.: Une des possibilités qu’a la Fiducie est de titriser les créances.Qii ’est-ce que c’est, la titrisation ?D.Casavant : C’est une opération qui peut suivre l’achat de créances.Par la titrisation, on transforme des blocs de créances en titres négociables sur le marché financier.Au Canada, on parle surtout de « titrisation LNH » : c’est le processus par lequel un bloc de créances de premier rang, assurées ou assurables aux termes de la Loi nationale de l’habitation (LNH), est vendu à des investisseurs qui obtiennent alors un titre hypothécaire LNH.Incidemment, la Fiducie Desjardins a été la première fiducie au Québec à émettre, en 1987, des titres hypothécaires en vertu de ce programme.Cependant tous les prêts hypothécaires ne peuvent être titrisés LNH : ils doivent remplir des conditions précises, notamment une certaine uniformité quant aux taux d’intérêt et à la période d’amortissement résiduelle.Il peut arriver, comme c’est le cas actuellement, que la titrisation soit très attrayante en raison des marges financières qui en résultent.Aussi, comme le prévoit le programme, toutes les marges excédentaires résultant de la titrisatrion seront rétribuées trimestriellement à l’ensemble des caisses participantes.Le mode de rétribution des caisses sera précisé au printemps 1994.La Revue Desjardins, numéro 5, J 993 19 NOUVELLES rnn LA CAISSE, PRÊTE À AFFRONTER LE PROCHAIN SIÈCLE > OELLE NOREAU l’aide de courbes, de chiffres et de pyramides d’âges, les démographes nous font depuis plusieurs années la démonstration que nous vivons dans une société vieillissante.Cependant, une société dont l’âge moyen s’accroît ne se dirige pas nécessairement vers la catastrophe.Le planificateur y voit plutôt l’occasion de s’adapter à de nouvelles réalités et même de faire des affaires.Épargne : objectif fidélité En 1991, 75 % des 45-64 ans au Canada (67 % au Québec) étaient propriétaires de leur logement et la majorité d’entre eux avaient remboursé leur emprunt hypothécaire.Cela leur laissait donc davantage de ressources à investir dans les divers produits d’épargne.Au Canada, les gens qui ont plus de 55 ans contrôlent 65 % des épargnes déposées dans les établissements financiers.Ce chiffre, les institutions financières le connaissent déjà puisqu’elles courtisent avec assiduité les plus de 55 ans.Et elles les courtiseront davantage dans les prochaines années.En effet, le nombre de gens âgés de plus de 55 ans s’accroîtra considérablement avec le vieillissement des baby-boomers.Car les baby-boomers (nés entre 1946 et 1966) atteindront 55 ans durant les 20 premières années du XXIe siècle.A l’heure actuelle, la première vague des baby-boomers entre dans cette période de la vie où l’épargne s’accroît : certains ont déjà acquis la majorité des biens durables dont ils avaient besoin.Inéluctable, cette tendance à épargner sera même renforcée par les prévisions pessimistes quant aux régimes de retraite gouvernementaux.Certains se demandent déjà s’il restera suffisamment de fonds pour assurer à tous une retraite longue et sereine.Il y a donc fort à parier que l’on entendra de plus en plus parler d’épargne dans les années qui viennent.Mais la concurrence sera encore plus féroce entre les di- verses institutions.Chacune cherchera des façons de « fidéliser » ses clients.Les caisses auront elles aussi à continuer de mériter la fidélité de leurs membres.Service : objectif autonomie Les produits d’épargne et la préparation à la retraite ne sont pas les seuls services qu’une caisse peut offrir à ses membres qui vieillissent.Le service Reconnaissance, destiné aux membres de 60 ans et plus, témoigne de la relation de confiance établie entre la caisse et ses membres âgés.Par ailleurs, les aînés cherchent à rester autonomes le plus longtemps possible.Seulement 12 % des personnes âgées de plus de 65 ans vivaient en institution au Québec en 1991.Les autres - soit 88 % - sont des gens relativement autonomes; la majorité sont même en mesure de gérer leur vie et d’effectuer des transactions financières.Demeurer autonome dans la gestion de ses finances personnelles : voilà une préoccupation légitime des membres des caisses.On rapporte qu’au Canada près de 4 % des gens de plus de 65 ans sont victimes de fraudes dans le domaine financier, souvent parce qu’ils ne peuvent effectuer eux-mêmes leurs transactions.D’ores et déjà, les institutions financières peuvent aider les aînés à conserver la gestion de leurs affaires.Les virements automatiques et les services financiers à domicile sont deux exemples de services qui peuvent être offerts aux personnes âgées.Quand la technologie est mise au service des membres, une mobilité réduite n’est plus une barrière à l’autonomie financière.La caisse dispose déjà de nombreux outils pour servir ses membres et pour répondre à leurs besoins aux différentes saisons de leur vie.Les produits et services, la technologie sont là, à la disposition de tous.Il manque peut-être certains efforts de formation et d’information pour démystifier la technologie auprès des personnes âgées.Et la caisse doit surtout s’assurer la fidélité de ses membres, en misant notamment sur la fiabilité et sur la sécurité.20 La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 UN PEU ÜN REGARD D’UNIVERSITAIRE SUR LES CAISSES POPULAIRES EN 1910 GUY BELANGER Certains témoins dmmnnt silencieux pendant às mmes.Cestlecas, bien involontaire, d’Hector Macpkrson, un sociologue américain dont le précieux témoignage avait été oublié, méconnu.Pensez : une thèse de doctorat consacrée au Mouvement des caisses populaires en 1910, dix ans seulement après la fondation de la caisse de Lévis.L’auteur a rencontré Alphonse Desjardins et l’a longuement questionné.A sa demande, Desjardins a même compilé les premières statistiques connues du Mouvement.Apartir de 1910, la thèse dort sur les tablettes d’une bibliothèque universitaire d à peine effleurée par quelques chercheurs américains qui n’en soupçonnent pas la valeur.En 1911, la bibliothèque Patrick-Allen, de l’Ecole des hautes études commerciales, fait venir à Montréal une copie de la thèse.Las ! Pour encore quinze ans, le témoignage de Macpherson ne restera qu’une simple référence bibliographique.Pour la première fois, Guy Bélanger, historien d la Société historique Alphonse-Desjardins (SHAD), présente dans La Revue Desjardins le contenu de cette étude inédite.e milieu universitaire américain apporte l’un des plus étonnants témoignages sur le rayonnement de l’oeuvre de Desjardins chez nos voisins du Sud.En 1910, un sociologue de l’Université de Chicago dépose la toute première thèse de doctorat consacrée au Mouvement des caisses populaires au Québec1.Outre sa valeur intellectuelle, ce document présente une vision contemporaine d’Alphonse | Desjardins et de la naissance des caisses populaires, i De retour d’un voyage d’étu-des en Europe en 1909, Hector Macpherson, professeur de science économique dans un collège américain, porte son attention sur les conditions industrielles dans la province de Québec.Au fil de ses lectures, il découvre un article de William Lyon Mackenzie King, sous-ministre fédéral du Travail, publié dans La Gazette du travail en mars 1905.Partisan avoué de la coopération, King y décrit longuement le fonctionnement et l’utilité des caisses populaires.Une enquête sociologique Aussitôt, Hector Macpherson entre en contact avec King, devenu ministre du Travail, pour obtenir plus d’information sur l’œuvre du fondateur des caisses populaires.Le ministre se laisse facilement convaincre.En juillet 1909, il lui remet une lettre de recommandation adressée à Alphonse Desjardins.Muni de cette lettre, Macpherson se rend à Lévis tnnzz Isaac Bernard, gérant de la Caisse populaire de Maria en Gaspésie, est ici entouré de sa famille.Au moment où Hector Macpherson rédige son étude, la caisse de Maria est en activité depuis moins de deux ans.où Desjardins et sa famille lui réservent un accueil chaleureux.Une fois revenu aux Etats-Unis, Macpherson s’inscrit au doctorat au Département de sociologie de l’Université de Chicago.S’inspirant de la tradition américaine des « Community Studies », il prend la coopération d’épargne et de crédit au Québec pour objet d’étude.Sa démarche s’inscrit dans le prolongement du « style de Chicago », une école sociologique dont les travaux s’appuient sur des enquêtes de terrain et des monographies sociales.Au cours des trois années suivantes, l’étudiant en sociologie entretient une correspondance savante, mais espacée, avec Alphonse Desjardins.On a retrouvé dans les archives onze lettres de Macpherson à Desjardins datées entre décembre 1909 et novembre 1912.Vraisemblablement, Desjardins aurait répondu à chacune de ces lettres, mais il n’a malheureusement conservé aucune copie de ses réponses.D’entrée de jeu, son correspondant caresse un projet ambitieux.En effet, il se propose de faire enquête auprès des présidents de toutes les caisses populaires en activité.Dans ce but, il demande à Desjardins de lui fournir une liste indiquant leurs nom, profession et adresse.Mais ce projet tourne court, vraisemblable- 1.Hector Macpherson.Co-operative Credit Associations in the Province of Quebec, Kingston, thèse de doctorat en sociologie.Université de Chicago, 1910, 96 p.La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 21 6436 ment parce que le fondateur voit cette forme d’ingérence d’un mauvais œil.Macpherson exprime aussi le vœu de lui emprunter certains ouvrages, ce qui témoigne bien de la qualité de la bibliothèque personnelle de Desjardins.Au fil de cette correspondance, le chercheur se livre à un questionnement qui se développe largement en cascade.Conscient de ses propres exigences, il en vient à se qualifier lui-même, non sans humour, d’«old tormentor» du fondateur.Cependant, ce dernier répond de bonne grâce à toutes les questions.Insatiable dans sa curiosité, Macpherson consulte aussi Desjardins au sujet du plan de son étude et de ses sources.Au moment où il entreprend la rédaction de sa thèse, il tient compte de la plupart de ses commentaires et suggestions.En juin 1910, Hector Macpherson informe Desjardins que le jury universitaire a réservé un accueil favorable à sa thèse de doctorat.Pour faire suite à une recommandation du jury, il prévoit y ajouter un tableau de l’actif et des prêts des caisses.Et il sollicite la collaboration de son correspondant pour réaliser cette statistique.Curieusement, il a négligé de soumettre son manuscrit à Desjardins, alléguant un calendrier de travail trop chargé.Quatre chapitres Déposée sous le titre de Co-operative Credit Associations in the Province of Quebec, cette thèse se divise en quatre chapitres.Dans le premier chapitre, Hector Macpherson étudie les traits saillants de l’histoire des caisses populaires et leurs liens avec le mouvement coopératif (p.1-21).Il présente trois types historiques d’institutions d’épargne et de crédit populaires : la banque populaire Schulze, la caisse de crédit Raiffeisen et la banque populaire Luzzatti.Selon lui, Alphonse Desjardins « is undoubtedly the best authority in America on the co-operative credit movement ».Tout l’intérêt de son modèle de caisse réside dans le fait qu’il propose une synthèse originale de ces différents systèmes afin de les adapter à la situation particulière du Québec.Et le succès des caisses populaires s’explique en bonne partie par « their wide range of adaptability ».Loin de chercher simplement une solution au problème de l’usure, Desjardins essaie de réconcilier les Canadiens français et les banquiers.Toujours selon Macpherson, le fondateur tente de corriger les deux principaux défauts de ses concitoyens : la méfiance à l’égard des institutions financières et la thésaurisation.Pour ce faire, il peut compter sur un solide réseau social à Lévis.Il a des qualités susceptibles de lui faciliter la tâche : son intégrité, un enthousiasme contagieux et une ferme persévérance.Après une brève analyse des activités de la Caisse populaire de Lévis, l’auteur en devient lui-même un témoin historique.L’auteur résume aussi les grandes lignes de la Loi des syndicats coopératifs de 1906.Si son résumé est fidèle, il en va autrement de sa perception de l’ensemble de la question légale.Il suggère, à tort, que Desjardins aurait donné la préférence à une loi provinciale plutôt qu’à une loi fédérale, à tel point que la première aurait servi de modèle à la seconde.Le deuxième chapitre de la thèse est consacré à l’organisation et au fonctionnement d’une caisse populaire « typiquement » canadienne-française (p.22-48).Macpherson souligne la valeur éducative de la caisse populaire, porteuse d’un idéalisme rare dans le monde économique.Son mode de sélection des sociétaires est basé sur une série de critères moraux.Par conséquent, la caisse limite généralement son activité à ses propres membres.Il est à noter qu’elle privilégie le crédit productif.On pourrait croire que toutes ces conditions ont pour effet d’alourdir la politique de crédit.Macpherson répond non et il cite l’exempje d’une caisse non identifiée dont la commission de crédit a dressé une «private list» de tous les sociétaires, prévoyant pour chacun d’eux le crédit disponible.Grâce à cette liste, le gérant peut souvent accorder lui-même un prêt sans référer la demande à la commission de crédit.En outre, l’auteur consacre quelques pages à la centralisation du Mouvement des caisses populaires.S’inspirant de l’expérience allemande, il prévoit que les caisses populaires devront bientôt se regrouper au sein de fédérations d’envergure régionale ou nationale.En fait, les caisses ressentent déjà le besoin d’une caisse centrale qui servirait à équilibrer l’offre et la demande d’argent parmi elles.Mais ces structures devront respecter leur autonomie, leur sécurité et leur esprit d’initiative.Le troisième chapitre de la thèse est sans doute le plus subjectif (p.49-73).Macpherson tente d’évaluer l’impact des caisses populaires sur le développement social et économique du Québec.Selon lui, l’économie québécoise est dans un état lamentable.Certes, la province possède d’abondantes richesses naturelles et sa population est industrieuse.Mais ces richesses naturelles ont été l’objet d’une dilapidation forcenée.De plus, l’activité industrielle accuse un important retard qui s’explique principalement par l’isolationnisme social et éducationnel préconisé par l’Église catholique.Heureusement, le Mouvement des caisses populaires est arrivé à point nommé pour évoquer la doctrine sociale de l’Église et ses applica-tiôns en Europe.En plus de juguler la thésaurisation et de stimuler l’esprit d’entreprise, les caisses populaires locales font la promotion des valeurs de prévoyance, de savoir-faire et de solidarité, exerçant ainsi une influence bénéfique sur l’évolution des mentalités.Parallèlement, elles contraignent les usuriers et les prêteurs sur gages à renoncer à leurs pratiques.Toujours selon l’auteur, l’avenir des caisses populaires au Québec repose sur les épaules du clergé et des élites sociales.Il n’en tient qu’à eux pour que la société québécoise soit régénérée, en moins d’une décennie, par une véritable révolution économique, d’où surgirait une nouvelle démocratie industrielle.D’ailleurs, l’État moderne pourrait tirer des leçons de l’expérience des caisses, notamment en matière de « social surveillance ».Des données inédites On trouve dans ce chapitre des données inédites.A la demande de Macpherson, Alphonse Desjardins aurait lui-même réalisé un premier tableau statistique sur les caisses populaires de la province de Québec.Ce document méconnu serait, à notre connaissance, le premier du genre produit par Desjardins.A première vue, les données qu’il contient sont très précises, bien que leur fiabilité soit souvent incertaine.Desjardins a obtenu la collaboration de 22 La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 mm Lévis 9 ans 7 mois Saint-Joseph 8 ans Saint-Malo 7 ans Saint-Sauveur 15 mois Saint-Victor 12 mois L’Ancienne-Lorette 16 mois Saint-Charles 13 mois Maria 18 mois Danville 9 mois Saint-Maurice 8 mois Montréal 20 mois Québec 23 mois Rimouski 17 mois Saint-Ulric 6 mois Sayabec 9 mois Saint-Ephrem 6 mois Saint-Grégoire 18 mois Saint-Théophile 7 mois Saint-Gervais 1 !4 mois Saint-Narcisse 9 mois Black Lake 10 mois Beauport 22 mois Saint-Bonaventure 28 mois Thetford Mines 7 mois Enfant-Jésus 6 mois Saint-Cajetan 4 mois TOTAL : 301 662,33 536 224,92 14 930,55 19 172,13 40 964,06 143 995,91 9 637,00 8 662,00 7 247,10 10 272,50 23 710,76 10 955,52 24 586,10 13 689,34 9 117,35 7 982,85 3 881,71 5 195,00 54 255,41 25 394,12 1 583,57 1 867,03 18 413,62 22 272,70 2 729,26 1 389,00 8 742,49 9 854,23 1 709,66 2 363,00 2 579,60 2 420,54 3 073,50 2 300,00 7 718,43 4 370,47 9 247,21 595,00 11 830,18 6 308,99 1 653,75 2 099,00 1 773,68 1 070,00 14 196,61 18 758,84 12 012,39 10 140,16 2 337,62 2 077,18 48 082,92 4 242,00 637 676,86 873 672,43 26 des 34 caisses en activité en avril 1910.Outre la Caisse populaire de Hull liquidée en 1907, les huit caisses manquantes sont celles de Paquetteville, Saint-Isidore, Contrecoeur, Nominingue, Saint-Mathias de Cabano, PImmaculée-Conception, Saint-Paul-de-la-Grand’Mère et Trois-Rivières.Ce tableau donne une idée assez précise de la situation du Mouvement en 1910.Enfin, le quatrième et dernier chapitre explore les perspectives d’avenir des caisses populaires au Canada et aux Etats-Unis (p.74-96).Si le modèle des caisses convient parfaitement aux besoins de plusieurs régions rurales dans l’est du Canada et des Etats-Unis, selon l’auteur, il en va autrement des régions industrialisées et urbanisées, situées plus à l’ouest, où la banque populaire Schulze offre plus d’envergure.De toute façon, les communautés américaines les plus prospères peuvent déjà compter sur les services des « Building and Loan Associations ».En octobre 1910, Hector Macpherson fait parvenir une copie de sa thèse à Desjardins.Aussitôt, ce dernier lui répond par une franche critique.Outre des points techniques, il se trouve en désaccord avec l’auteur quant à l’influence négative de l’Eglise catholique au Québec.Il semble que Desjardins aurait craint les retombées d’une telle hypothèse dans l’opinion publique.Invoquant la « liberté académique », le sociologue lui oppose poliment une fin de non-recevoir.À partir de 1911, Hector Macpherson, devenu professeur en science économique à l’Oregon Agricultural College, oriente ses recherches vers les banques d’épargne et la situation de l’agriculture aux États-Unis.Pour sa part, Alphonse Desjardins ne tardera pas à s’imposer comme l’instigateur du mouvement des « credit unions ».La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec Destinée aux dirigeants et dirigeantes du Mouvement Desjardins, cette revue d’information est publiée cinq fois par année par la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec.Ce numéro a été tiré à 23 000 exemplaires.Le prix de l’abonnement est de 10,00 $ par année pour cinq numéros.Affranchissement numéraire au tarif de troisième classe en nombre, permis n° 1981.Port payé à Québec.DIRECTRICE GROUPE ÉDITION ET PUBLICATIONS Micheline Paradis RÉDACTRICE EN CHEF Marie-Agnès Thellier (collaboration) COLLABORATEURS ET COLLABORATRICES Michel Beauclair, Claude Béland, Guy Bélanger, Denis Casavant, Gilles Drouin, Benjamin Fortin, Joëlle Noreau, Micheline Paradis, Jocelyn Proteau.RÉVISION Solange Deschênes SECRÉTARIAT Suzan Bernier PUBLICITÉ Yvan Forest CONCEPTION GRAPHIQUE ET MONTAGE ÉLECTRONIQUE Design et Infographie Eurêka PHOTOGRAPHIE DE LA PAGE COUVERTURE Rénald Vallée SÉPARATION DE COULEURS Graphiscan (Québec) Itée IMPRESSION Imprimerie Canada EXPÉDITION Postecnik inc.CHANGEMENT D’ADRESSE Pour recevoir votre exemplaire régulièrement, veuillez nous prévenir au moins six semaines à l’avance de tout changement d’adresse, nous fournissant à la fois votre ancienne adresse et la nouvelle et joignant si possible à votre note l’étiquette apposée sur votre revue, à l’attention de La Revue Desjardins, Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, 100, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec), Canada G6V 7N5.Téléphone: 1 800 463-4810, poste 2203 ou (418) 835-2203.DROITS ET RESPONSABILITÉS La traduction et la reproduction totale ou partielle des photographies, illustrations et articles publiés dans La Revue Desjardins sont autorisées à condition que la source soit mentionnée.Les opinions émises dans les articles publiés par La Revue Desjardins n’engagent que la responsabilité de leur auteur.ISSN 0035-2284 Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa Bibliothèque nationale du Québec, Montréal Imprimée au Canada Desjardins L’incroyable force de la coopération.La Revue Desjardins, numéro 5, 1993 DESJ A000004527 2 BIBLIOTHEQUE NATIONALE QUEBEC BUREAU DEPOT LEGAL 1700, RUE SAINT-DENIS MONTREAL QC H2X 3K6 POSTER-MAIL Société caiMéloiHM éos postes / Cauris Post Corporatioo Port payé Postage paid Nbre Blk QUÉBEC 1981 Port de retour garanti par: La Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec 100, avenue des Commandeurs Lévis, Québec G6V7N5 DESJARDINS ET IBM UNE RENCONTRE EN 5 VOLETS VOLET 2 liit' La recherche et le développement demeurent la pierre angulaire de l’Innovation et du leadership technologiques d’IBM.IBM consacre environ 10% de ses revenus dans les efforts de recherche et de développement, soit plus de six milliards de dollars US annuellement pendant la période allant de 1987 à 1992.La recherche est menée dans trois laboratoires de recherche fondamentale situés à San José en Californie, à Yorktown Heights dans l’état de New York et à Zurich en Suisse.Ce dernier compte dans ses rangs quatre Prix Nobel, dont celui de physique en 1986 et 1987.L’activité de développement s’accomplit principalement dans les 29 usines IBM réparties dans une vingtaine de pays.La recherche et le développement, c’est notre avenir.Sur la photo : le dernier-né des microprocesseurs, le POWERPC.Le développement de ce module a été entièrement réalisé à l’usine IBM de B rom ont.IBM B rom ont est le seul fabricant au monde de ce nouveau produit, gage de l’esprit d’innovation et des compétences solides de son équipe.ilTiOÎHtnOT) fWWWI
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