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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 63, no 2
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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    Prédécesseur :
  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1997, Collections de BAnQ.

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R e v xi e ms L5§>J Numéro 2, 1997 Destinée aux dirigeants élus et aux gestionnaires du Mouvement des caisses Desjardins Fusions, alliances, regroupements.Y a-t-il trop .,5.*• .ï vÀmSB* • >-v -v *- * '^1 -c- ••; • v ¦ Au Saguenay-Lac-Saint-Jean ï" ^ < * ^ '«Y» -, - * Fédération et"syndicat, ^Sî-partenaires de la réingénierie, V' .-brnL iv.: % ^ ^ \ .* ^ » w*(0 ' •'tr in AGA: FAITS SAILLANTS 1996 SUR NOS PRETS et sur nos ÉPARGNES NOUS PREFERONS TOUT TROUVER SOUS un MÊME TOIT Li LU l| ¦ L Lorsqu’il est question de leurs finances personnelles, plus de 5 millions de Québécoises et de Québécois pensent tout naturellement à leur caisse Desjardins.Ils savent qu’ils y seront bien servis en matière d’assurance vie, accident et voyage.Ces services spécialisés d’assurance de personnes sont des outils indispensables à la maîtrise de leur avenir.POUR OBTENIR PLUS DE RENSEIGNEMENTS, COMPOSEZ LE 1 888 283'AVDL (1 888 283'2835) Assurance vie Desjardins-Laurentienne L'assurance d'un monde différent ASSURANCE VIE • ÉPARGNE - PRÊT • INVALIDITÉ ¦ VOYAGE ¦ ACCIDENT - ENTREPRISES ¦ TRAVAILLEURS AUTONOMES > ASSISTANCE SOMMAIRE Volume 63, numéro 2 BâtiP BÜSBmlllB, aller plus loin et plus vite!,pûrC/ûutfeMûw/ 2 En par Hélène Matte 3 Faits saillants 1996 6 Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la réingénierie a débuté il y a 5 ans, par Pierre Goulet 8 MifiUX COmprfindPB, Desjardins sur Internet : comment y accéder ?, par Madeleine Huberdeau 10 Fonction diPiOBOnt, Administrer et gérer : où tirer la ligne 1, par Pauline DAmboise 11 Deux notaires qui ont marqué l’histoire de Desjardins, par Charles-A.Roberge 12 DOSSIER Fusions, alliances, regroupements, etc.: Y a-t-il trop de caisses ?, par Pierre Goulet 14 Les fusions de caisses de la Fédération de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, par Hélène Matte 17 Changements issus du XVIe Congrès et de la révision de la Loi : Les premières séances de sensibilisation donnent le ton, par Louis Garneau 20 NOUVfillBS tfindOHCBS, La rémunération incitative : tout le monde y gagne !, par Yuan Paré 22 GBnS dB DBSjaPdiOS, Sylvio Gosselin : « Y en a pas comme lui.Si y en a, y en a peu.y en a pas beaucoup ! », par Jean-Guy Trinque 24 14 * v L’éclatement des paroisses et ses conséquences De numéro en numéro, La Revue Desjardins traite de questions vitales pour l’avenir du Mouvement.Le présent dossier sur les fusions et les alliances de caisses ne fait pas exception à la règle.«Y a-t-il trop de caisses ?» La question est posée ! L’éclatement des limites des anciennes paroisses affecte aujourd’hui directement les caisses, elles qui, depuis leur création, ont épousé ce découpage.D’ailleurs, leur rentabilité et leur croissance s’en ressentent vivement.Comment s’adapter au nouveau contexte ?Nous sommes allés vérifier sur place, auprès de dirigeants, de directeurs de caisses et de ressources des fédérations concernées où en était ce dossier.Voici donc le portrait, à Montréal bien sûr, mais également à Québec et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, sans oublier le Manitoba.À lire également le reportage sur la réingénierie à l’heure du Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est-à-dire dans une région où la syndicalisation est synonyme de partenariat plutôt que d’affrontement.À lire enfin le compterendu des premières séances de sensibilisation sur les changements issus du XVIe Congrès et des amendements à la Loi sur les caisses d’épargne et de crédit.Des changements exigeants pour d’aucuns, nécessaires pour d’autres.Je vous invite à porter une attention particulière à l’éditorial de M.Béland qui résume l’essentiel de son allocution aux assemblées générales annuelles du Mouvement.Micheline Paradis, directrice Imprimé sur du papier fait de fibres recyclées Aller plus loin et pim vite! Les résultats financiers de l’année 1996 vous sont probablement parvenus.Les médias y ont fait largement écho.Du reste, vous trouverez en page 6 les faits saillants de l’année.D’entrée de jeu, je tiens, comme je l’ai fait en présence des 2300 délégués aux assemblées générales annuelles, à situer notre rendement dans le contexte économique québécois et à dégager les lignes de forces de la scène financière.11 n’est pas nécessaire d’être un savant économiste pour constater que l’année 1996 s’est déroulée sur fond de stagnation économique.En effet, l’économie québécoise n’a crû que de 1,2 %, le nombre de nouveaux emplois a été limité à 8500 et le taux de chômage s’est maintenu tout juste sous la barre des 12 %.Finalement, le nombre de faillites personnelles a atteint des sommets.Les résultats financiers des caisses reflètent en bonne partie la piètre condition de notre économie.Par bonheur, les bénéfices du dernier trimestre nous ont permis d’afficher de meilleurs résultats que ceux que nous craignions au départ, en particulier grâce à l’activité de nos filiales.C’est ainsi, par exemple, que le bénéfice de la SFDL a augmenté de 27,6 % par rapport à 1995, pour atteindre 84,5 millions de dollars.De même, l’actif net de nos fonds de placement a bondi de 126 %, se chiffrant à 759 millions de dollars.Cette croissance remarquable ne doit cependant pas nous faire perdre de vue notre modeste part de ce marché en pleine expansion.Qu’il me suffise ici de dire que l’actif net des fonds de placement, au Québec, a grimpé de 35 % en 1996, pour dépasser 42 milliards de dollars.Cette croissance est deux fois plus rapide que celle de l’année précédente.Les membres recherchent un meilleur rendement À eux seuls, ces chiffres donnent un avant-goût des transformations que les caisses de- vront faire.Les anciens produits d’épargne et de crédit, qui ont fait la force des caisses, n’ont plus la faveur du public.Dorénavant, le réseau des caisses devra changer son approche et se muter en véritable coopérative de services financiers, c’est-à-dire une coopérative qui gérera l’ensemble des rapports de ses membres avec les différentes composantes du Mouvement.Certaines caisses ont déjà compris le message, puisque les trois quarts de l’augmentation de l’encours de nos fonds de placement proviennent de demandes des caisses.Il en va de même pour les Valeurs mobilières Desjardins, où près de 42 % de la clientèle est venue des caisses.Mais désormais, il faut aller plus loin et plus vite ! Aujourd’hui, plus de 4000 entreprises et 500 000 employés, disposant de tous les moyens technologiques existants, se disputent la clientèle des consommateurs canadiens.Et, soyez-en sûr, les membres de Desjardins sont dans leur mire ! Desjardins ne peut plus se reposer sur sa proximité physique des membres pour espérer demeurer premier; à l’heure d’Internet, cette proximité est de moins en moins déterminante.D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que nous avons créé le service Accès D et offert sur notre site Desjardins des fonds de placement.L’efficacité technologique est une arme puissante.Nous le savons mieux que personne puisque nous sommes les champions des transactions automatisées.Mais ce ne sont là que des services courants.Ce qu’il faut désormais, c’est devenir les champions de l’épargne et du placement! Une restructuration nécessaire Les tendances du marché montrent, année après année, que ce n’est plus tant la sécurité et la garantie de leurs épargnes que nos membres recherchent, comme toute autre clientèle du secteur financier, mais de meilleurs rendements.Les intermédiaires de marché le savent.On les voit déployer une intense activité pour attirer ceux parmi nos membres qui détiennent de fortes liquidités; ils font même pression sur le gouvernement pour restreindre notre offre de service et la circonscrire à des produits moins rentables.Mais, pour nous, il n’est pas question de reculer sur la question du décloisonnement: l’enjeu est trop important.Si le législateur ne donne pas à la notion de décloisonnement la définition la plus large possible, c’est le consommateur qui se verra brimé dans sa liberté de choix.Nous pourrions alors avoir à vivre avec un accroissement de nos coûts de production, ce qui rendrait nos produits moins concurrentiels.Chacune et chacun, dans son milieu, doit le faire savoir aux élus! Par ailleurs, j’ai annoncé aux délégués une restructuration de la haute direction du Mouvement.Cette réorganisation vise essentiellement à harmoniser davantage les réseaux des caisses et des filiales.C’est ainsi qu’en tant que président du Mouvement et chef de la direction, je serai appuyé de M.John Harbour qui devient président et chef des opérations de la Confédération, puis président du conseil d’administration de la Caisse centrale.De son côté, M.Humberto Santos cumulera les fonctions de président et chef de la direction de la SFDL et de responsable du secteur des sociétés du Mouvement, ce qui inclut les activités d’investissement Desjardins.En route vers l’an 2000 En 1997, environ 400 caisses se verront offrir les premiers outils sortis des laboratoires de la réingénierie.Ces nouveaux outils testés dans les caisses-pilotes et les caisses-vitrines ont montré qu’ils étaient efficaces.Ils nous seront précieux dans l’amélioration de la qualité de service aux membres et dans notre volonté de réduire nos coûts de fonctionnement.Ils s’ajoutent à un effort de formation sans précédent, correspondant à 7 % de notre masse salariale.C’est pourquoi je n’ai pas hésité à inviter les délégués et, à travers eux, tous nos dirigeants et dirigeantes, à relever le défi de l’an 2000:100 ans, 100 G$ d’épargne et 100 M$ en ristournes ! Claude Béland 2 • La Revue Desjardins, numéro 2,1997 en DIAGONALE p- Anniversaires Hélène Matte Des bourses de Desjardins pour les IMMIGRANTS INVESTISSEURS La Fiducie Desjardins s’engage à verser 22 000 $ en bourses universitaires offertes à ses clients immigrants investisseurs, aux enfants ou aux conjoints de ceux-ci, s’ils décident de poursuivre leurs études au Québec.C’est la Fondation Desjardins qui gérera ce nouveau programme.À la Fiducie, on croit que ces bourses constituent un élément de plus pour attirer cette clientèle au Québec où certains s’établiront ensuite définitivement.La Fondation accorde déjà 15 000 $ de bourses aux résidents permanents non citoyens canadiens qui étudient à plein temps et en français au Québec.C’est donc un total de 37 000 $ par an que Desjardins consacre à la relève de ces nouveaux Québécois.¦ Le 27 février 1997, M.Pierre De Montigny, directeur administratif de la Fondation Desjardins (à gauche), etM.Jean Landry, président de la Fiducie Desjardins, ont signé l’entente concernant les bourses offertes aux immigrants investisseurs.L’Assurance vie Desjardins-Laurentienne (AVDL) DANS LA LUTTE CONTRE LE SUICIDE Cet hiver, au Québec, il a beaucoup été question du taux de suicide chez les jeunes, ce qui a donné un relief particulier à la Semaine québécoise de prévention du suicide en _ L ir~ LES ^ J y; jarmÈ^ 5 février dernier.L’AVDL a été le commanditaire principal de cet événement.Le suicide n’est pas une préoccupation nouvelle pour l’ÀVDL; il y a un an, en effet, elle devenait partenaire de l’Association québécoise de la suicidologie (AQS) afin de participer à cette lutte pour la vie.L’AVDL apporte un soutien financier et technique à certaines des activités de l’AQS.À l’initiative de l’AVDL, l’an dernier, un groupe de travail avait été constitué et ses travaux ont permis de préciser les besoins les plus pressants.L’AVDL a collaboré à la préparation d’un répertoire qui recense toutes les ressources de prévention du suicide.Cet outil d’information et de coordination, publié au printemps 1997, sera très utile à tous ceux qui, de près ou de loin, travaillent à enrayer ce fléau.Décès d’un pionnier DE L’INDUSTRIE DE l’assurance Un des pionniers de l’assurance au Québec, Georges Lafrance, est décédé le 6 février dernier à l’âge de 97 ans.Diplômé en mathématiques actuarielles de l’Université d’Édimbourg en Grande-Bretagne, Georges Lafrance a été nommé surintendant des assurances de la province de Québec en 1937.Il occupa cette fonction jusqu’en 1960.Il est considéré, nous dit Paul-Émile Charron, qui a été secrétaire général de la Confédération, comme un ardent promoteur de la « canadianisa-tion » de l’industrie de l’assurance.Son apport à l’établissement de la Société d’assurance des caisses populaires, en 1944, et de l’Assurance-vie Desjardins, en 1948, a été considérable.AMS Saint-Jean-Baptiste (Joliette) Saint-Paul (Lanaudière) Saint-François-du-Lac (Centre du Québec) Lac-des-Écorces Sainte-Jeanne-d’Arc (Bas-Saint-Laurent) Le quart de siècle DE J*INFORME Saluons au passage le 25e anniversaire de la publication de la Fédération du Centre du Québec, la deuxième plus «vénérable» publication interne du Mouvement.la plus âgée étant celle que vous tenez entre vos mains, et qui a passé le cap des 63 ans.J’informe paraît 10 fois l’an et est tiré à 3000 exemplaires.Valeurs mobilières Desjardins DÎSnat L Une division de Valeurs mobilières Desjardins .pour les conseils! .pour les économies! Pour les investisseurs Pour les investisseurs traditionnels recherchant autonomes recherchant un professionnel en des économies sur les gestion de portefeuille! commissions (jusqu’à 86%)! (514)987-1749 (514) 842-8471* 1-800-361-4342 1-800-361-1845 Une vaste gamme de produits et services : • Obligations canadiennes, provinciales ou municipales • Obligations à coupons détachés • Fonds de placements • Actions • Options • REAQ • REER autogéré * Consultez la brochure sur ce service à votre Caisse Desjardins participante.La Revue Desjardins, numéro 2,1997 • 3 Le TCE ou terminal caisse étudiante Les caisses étudiantes bénéficient depuis peu d’un nouvel outil informatique pour faciliter les transactions courantes : il s’agit du terminal caisse étudiante (TCE).On a d’ailleurs profité de l’implantation de cet outil pour regrouper en un seul cartable plusieurs documents d’accompagnement qui constituent le tout nouveau Guide d’organisation de la caisse étudiante.On y trouve rassemblé tout le matériel nécessaire à la vie de cette coopérative en milieu scolaire, de la fondation à la gestion des opérations.Don d’un million de dollars à l’Université Laval La Fédération des caisses populaires Desjardins de Québec a versé un million de dollars à la campagne Défi de FUniversité Laval.Une tranche de 850 000 $ va à la création du Fonds Desjardins en développement de carrière, 100 000 $ sontversés au Fonds Conrad-Leblanc et 50 000 $ à la Chaire en cardiologie Bertrand-Fradet.Le Centre de recherche sur le développement de carrière (CERDEC) regroupe une vingtaine de chercheurs qui se consacrent à l’étude de l’insertion professionnelle et des transitions en cours de carrière.Le Fonds Desjardins en développement de carrière permettra d’accueillir des sommités internationales de toutes disciplines se référant à l’adaptabilité de la main-d’œuvre.Nouvelle publication sur la vie DÉMOCRATIQUE D’UNE COOPÉRATIVE Est-on dirigeant d’une coopérative de la même façon qu’on le serait d’une entre prise capitaliste?Sûre ment pas.Gérer la vie démocratique d’une coopérative explore d’ailleurs cette différence et s’adresse aux élus des divers mouvements coopératifs.11 s’agit d’un guide pratique en trois sections: 1 la différence coopérative; 2° les mécanismes démocratiques (assemblée générale, fonctionnement du conseil d’administration, techniques d’animation d’un comité); 3° des grilles d’analyse pour poser un g i diagnostic sur l’état de santé de la démo- j’y cratie coopérative.Dr(i GÉRfo d‘?LBÉ"#CIMI,Wï UNE coopérative Guide pratique OMon tfw ǰWec(ion •Gestion d’une coopérative* '•xterch* ¦ B R!DE AU LT, Alain Gérer la vie démocratique d’une coopérative, guide pratique Orion, collection Gestion d’une coopérative, 38 Une caisse étudiante dans les murs d’un des PLUS VIEUX COLLÈGES FRANÇAIS D’AMÉRIQUE En fait, c’est la deuxième fois qu’une caisse étudiante voit le jour à Saint-Charles-Garnier.À ce qu’il paraît, le Collège des Jésuites en aurait abrité une entre 1946 et 1963.Celle-ci a été inaugurée en décembre dernier en présence du vice-président de la Caisse populaire de Saint-Sacrement, M.Denis Breton, et du président de la Fédération de Québec, M.Yvan Caron.On raconte qu’après seulement trois semaines d’activité la caisse comptait déjà plus de 40 membres et possédait un actif dépassant 5 000 $, ce qui montre bien l’intérêt des étudiants pour leur toute nouvelle coopérative d’épargne et de crédit.De plus, le Collège a l’intention de reconnaître l’expérience de ceux et de celles qui auront été associés de près au projet en leur accordant des crédits à leur diplôme de fin d’études.Au service du Mouvement Desjardins et de ses employés Y emces Les T T de f/oyages INTER INTRA inc.MONTRÉAL 275, Saint-Jacques Ouest, Bureau 54 Montréal (Québec) H2Y 1M9 Téléphone: (514)844-1210 Télécopieur: (514)844-6514 LÉVIS 150, av.des Commandeurs Lévis (Québec) G6V 6P8 Téléphone: (418)835-8475 Télécopieur: (418) 833-0742 4 * La Revue Desjardins, numéro 2,1997 Après le colloque, le livre Un an après la tenue du colloque « Desjardins, une entreprise ou un mouvement ?», l’UQAM fait paraître un recueil de textes émanant des exposés et des discussions que les participants ont pu y entendre.Ce livre ne manquera pas de captiver ceux et celles qui y étaient et qui ont trouvé l’exercice stimulant.Mais il peut aussi éveiller l’intérêt de tous les autres qui, de près ou de loin, se préoccupent de l’histoire du Québec contemporain et du mouvement coopératif québécois.Les sujets touchent l’enracinement et la vie démocratique du Mouvement, les enjeux, le i développement et l l’histoire « Du sous-I sol de l’église au I complexe Desjar-I dins » de même que I le rayonnement international.Desjardins - Une entreprise ou un mouvement?Sous la direction de Benoît Lévesque, Presses de l’Université du Québec, Sainte-Foy (Québec), 1997.Desjardins associé à une première CAUSERIE EN FINANCES PERSONNELLES SUR le réseau Internet francophone Infini T, le mégasite Internet de Vidéotron qui accueille 450 000 internautes par mois, a été le 19 février dernier l’hôte de la première d’une série de quatre causeries sur les finances personnelles destinées au grand public, une innovation sur le réseau Internet francophone.Des experts du Mouvement étaient présents et répondaient en temps réel aux questions posées par les participants sur le sujet de la causerie : le REER.Les trois autres causeries qui ont suivi ont également été organisées conjointement par Infini T et par Desjardins.Infini T, créé selon un concept de «communauté virtuelle» québécoise dont Vidéotron a été le précurseur, offre sur un même site trois fonctions essentielles de l’inforoute : la diffusion d’une information variée, la communication interactive entre les membres de la communauté et la possibilité d’effectuer des transactions en toute sécurité.CIRRUS MET NOS GUICHETS À LA PORTÉE DES VISITEURS ÉTRANGERS Depuis le début de l’année, les touristes étrangers détenteurs d’une carte arborant le logo CIRRUS peuvent utiliser les guichets automatiques Desjardins pour obtenir de l’argent en devise canadienne débité directement de leur compte.Les visiteurs susceptibles d’utiliser le réseau CIRRUS proviendraient surtout des États-Unis, mais les voyageurs français sont aussi d’importants détenteurs de cartes de ce réseau.Nul doute que ce nouvel accès sera apprécié des visiteurs, quel que soit le but de leur voyage.cnoil Uv Presses de l'Uni* La Banque Laurentienne FÊTE SES I SO ANS Propriété à 57,5 % de Desjardins, la Banque Laurentienne est sans doute, à 150 ans, la doyenne des composantes du réseau.Pour souligner cet anniversaire, le Mouvement Desjardins a fait don à la Banque d’une œuvre d’art.Dans l’ordre habituel, sur la photo, MM.Jocelyn Proteau, président de la Fédération de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, Henri-Paul Rousseau, président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, et Humberto Santos, président et chef de la direction de la Société financière Desjardins-Laurentienne.La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec Destinée aux dirigeants élus et aux gestionnaires du Mouvement Desjardins, cette revue d’information est publiée cinq fois par année par la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec.Ce numéro a été tiré à 24 000 exemplaires.Le prix de l’abonnement est de 14 $ par année pour cinq numéros.Affranchissement numéraire au tarif de troisième classe en nombre, permis n° 1981.Port payé à Québec.DIRECTRICE DES COMMUNICATIONS RÉDACTEUR EN CHEF Micheline Paradis Pierre Goulet COLLABORATEURS ET COLLABORATRICES Claude Béland, Pauline d’Amboise, Louis Carneau, Madeleine Huberdeau, Hélène Matte, Yvan Paré, Charles-A.Roberge, Jean-Guy Trinque.RÉVISION Solange Deschênes PUBLICITÉ Yvan Forest PHOTOGRAPHIE DE LA PAGE COUVERTURE Francesco Bellomo IMPRESSION Imprimerie la Renaissance CHANGEMENT D’ADRESSE Tout changement d’adresse doit être communiqué à ia Revue Desjardins, Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, 100, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec), Canada G6V 7N5.Téléphone : 1 800 463-4810, poste 2203 ou (418) 835-8444, poste 2203.Télécopieur : (418) 833-5873.DROITS ET RESPONSABILITÉS La traduction et la reproduction totale ou partielle des photographies, illustrations et articles publiés dans La Revue Desjardins sont autorisées à condition que la source soit mentionnée.Les opinions émises dans les articles publiés par La Revue Desjardins n’engagent que la responsabilité de leur auteur.ISSN 0035-2284 Dépôts légaux : Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa; Bibliothèque nationale du Québec, Montréal SECRÉTARIAT ET ABONNEMENTS Suzan Bernier CONCEPTION GRAPHIQUE ET MONTAGE ÉLECTRONIQUE Design et Infographie Eurêka SÉPARATION DE COULEURS Graphiscan (Québec) liée EXPÉDITION Ateliers TAQ La Revue Desjardins, numéro 2,1997 • 5 Faits saillants 1996 En incluant les caisses situées hors Québec, l’actif global du Mouvement des caisses Desjardins atteint 83,3 G$.L’actif du Mouvement au Québec a connu une augmentation de 2,5 %, passant de 77,8 G$ à 79,8 G$.Les trop-perçus d’exploitation du Mouvement Desjardins ont totalisé 473 M$, une progression de 8,5 % par rapport à 1995.Les caisses Desjardins du Québec ont distribué 66,1 M$ en ristournes à leurs membres, comparativement à 60,6 M$ en 1995, soit 9 % de plus.En 1996, ce sont 513 cais- Trop-perçus d’exploitation du Mouvement* (en millions de dollars) M$ 600 - 500 400 300 200 100 1992 1993 1994 1995 1996 Incluant les caisses et fédérations hors Québec Ristournes aux membres* (en millions de dollars) Nombre de caisses n Ristournes comptabilisées Nombre de caisses ayant versé des ristournes Les ristournes inscrites à l’état des résultats cumulés représentent le montant estimé des ristournes attribuables à l’année civile terminée le 31 décembre.Ce montant diffère des ristournes versées qui sont comptabilisées sur une base d’encaisse.ses qui ont versé des ristournes, contre 403 l’année précédente.Desjardins a remis plus de 89 M$ à la collectivité.En effet, en plus des 66,1 M$ de ristournes, en 1996 les dons, commandites et bourses d’études totalisaient plus de 20,5 M$.À cela s’ajoute la somme de 2,5 M$ versée par des caisses à un fonds social et communautaire, à partir de leurs trop-perçus.Avec plus de 5,4 millions de membres, le Mouvement compte sur 18 000 dirigeants bénévoles œuvrant dans 1452 caisses, dont 1307 au Québec.Les caisses du Québec ont accueilli cette année 1918 nouveaux dirigeants, dont le tiers sont des femmes.Le Mouvement des caisses Desjardins employait, au 31 décembre 1996, environ 49 000 personnes, dont 46 800 par le réseau du Québec et 2 200 par le réseau hors Québec.C’est le premier employeur privé du Québec.Présente dans tous les piliers financiers, la Société financière Desjardins-Lauren-tienne a connu une progression de près de 28 % de son bénéfice net consolidé (sur la base des activités poursuivies) : ce dernier est passé de 66,2 M$, ou 1,37 $ par action en 1995, à 84,5 M$, ou 1,80 $ par action en 1996.L’encours des fonds de placement et des valeurs mobilières, venant de demandes transmises par les caisses, a augmenté de 132 % en 1996.¦ C’est un vibrant appel au changement qu ’a lancé le président du Mouvement aux quelque 2300 délégués des caisses réunis en assemblées générales annuelles.• Les membres des caisses Desjardins ont effectué près de 740 millions de transactions en 1996.Cela représente 12 %de plus qu’en 1995.Au-delà de 65 % de ces transactions ont été effectuées en mode automatisé, contre 61 % en 1995.• Grâce au nouveau service Accès D, les membres des caisses Desjardins peuvent effectuer des transactions par téléphone ou par Internet.Desjardins a été la première institution financière québécoise à vendre des fonds de placement par Internet.• Le service de paiement direct a poursuivi sa forte croissance, avec une augmentation de 36 % par rapport à 1995.Leader canadien dans le paiement direct, Desjardins compte 28 000 terminaux au point de vente (TPV), qui sont installés chez près de 25 000 marchands.ir».Restructuration de la haute direction du Mouvement.De gauche à droite: Humberto Santos, président de la SFDL et responsable du secteur des sociétés, Claude Béland, président du Mouvement et chef de la direction, et John Harbour, président et chef des opérations de la Confédération.6 • La Revue Desjardins, numéro 2,1997 On ne fait pas de spéculation.Les spécialistes de Bell ne se fient pas qu'aux théories pour élaborer les solutions d'affaires qui vous conviennent.Ils s'appliquent plutôt à comprendre les enjeux qui vous préoccupent, afin de vous guider vers la solution technologique qui vous démarquera de SOLUTIONS D'AFFAIRES SUR MESURE la concurrence.Il serait facile de recommander à tous les clients du monde financier la même solution d'affaires, mais vos besoins sont uniques et exigent une approche sur mesure.On s'appuie sur vos besoins réels Lignes 800 et 888, transmission de données, vidéoconférence, centres d'appels, Internet, messagerie vocale, commerce électronique.Judicieusement associées, ces solutions vous permettent de réaliser des 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villes grandes et moyennes dont les plus importantes -Jonquière, Chicoutimi, La Baie- forment à elles seules le quatrième centre le plus populeux du Québec.Mais c’est également un chapelet de petits villages qui s’étend sur tout le pourtour du lac Saint-Jean et le long de la rivière Saguenay.Son économie, qui repose sur la grande entreprise -l’aluminium et les pâtes et papiers principalement-continue de façonner cette population par ailleurs homogène.Pour Marc Laplante, directeur principal Services aux caisses, la dépendance à la grande entreprise et à une économie primaire a des conséquences certaines.11 y a d’abord les cycles qui caractérisent le marché des matières premières et les corrections que s’impose l’industrie pour y faire face.«La plus récente modernisation des installations de l’Alcan a coûté très cher en emplois, dit-il.Et comme la population vit en symbiose avec la grande industrie, il n’y a pas chez nous une tradition entrepreneuriale aussi forte que dans la Beauce, par exemple.» La présence de la grande entreprise explique la polarisation des revenus, beaucoup plus forte ici qu’ailleurs au Québec, ainsi que le haut taux de syndicalisation.Ce n’est donc pas un hasard si 85 % du personnel des caisses affiliées à la Fédération du Saguenay-Lac-Saint-Jean est syndiqué, contre 15 % à 20 % ¦ Pour Marc Laplante, directeur principal Services aux caisses, la réingénierie comporte des défis exaltants auxquels les employés sont invités à s’associer.ailleurs au Québec.En fait, 47 des 64 caisses sont syndiquées, et parmi elles les plus grosses.Autre particularité : les syndiqués se sont donné, il y a longtemps déjà, une structure de négociation régionale.Le meilleur indice d’effectif de tout le réseau Desjardins Pourtant, les caisses du Saguenay-Lac-Saint-Jean se tirent fort bien d’affaire.Leur pénétration du marché se compare avanta- geusement à celle de l’ensemble des caisses au Québec, avec des succès notoires dans le crédit hypothécaire (45 %) et les portefeuilles institutionnels (85 %).En dépit d’une valeur des transactions inférieure à la moyenne québécoise, son indice d’effectif est inférieur aux normes Desjardins.Cette réussite tient, bien sûr, à une gestion serrée de l’effectif; il suffit de mentionner que le personnel de la fédération n’a pas augmenté depuis 15 ans.Mais, surtout, c’est que la fédération a misé énormément sur la formation et la technologie depuis trois ans.Marc Laplante assure que les investissements dans ces domaines sont supérieurs à ceux des autres fédérations.Par exemple, 50 des 64 caisses affiliées possèdent déjà leur plateforme MIC.Et s’il faut en croire la présidente du syndicat des employés, Margot Côté, « ses membres (du syndicat) sont presque tous sur les bancs d’école ! » 11 faut dire que, depuis son entrée en fonction, Camil Laforge s’est fait un devoir d’anticiper les changements.«Les marchés fermés n’existent plus, dit-il, citant le cas d’Investor qui s’est d’abord fait la main en milieu rural et celui de la Banque Nationale, présente dans presque tous les villages.» Aussi, pour lui le défi de la petite caisse, c’est la réduction de ses coûts d’exploitation.Dans cette optique, la fédération suggère aux petites caisses de créer des alliances entre elles, c’est-à-dire de constituer à plusieurs une équipe spécialisée en crédit commercial, par exemple, car «il faut maintenir cette expertise dans la caisse», dit-il, convaincu.De la même façon que la fédération, première à pratiquer le financement au point de vente, a tenu à ce que ce type de financement soit exercé par les caisses elles-mêmes.Deux cents postes à couper Lorsqu’à la fin de janvier la fédération a annoncé que la réingénierie entraînerait une réduction d’environ 200 postes, une certaine presse a tenté d’opposer le syndicat à l’employeur, mais en vain, car, depuis trois ans, les employés sont dûment informés des changements qui se préparent.S * La Revue Desjardins, numéro 2,1997 Lac-Saint-Jean, Camil Laforge, directeur général de la fédération : « Les marchés fermés n ’existent plus.» L—i—w# En effet, le 7 mars 1995, la fédération publiait une sorte de manifeste intitulé four une vision commune et partagée de notre avenir.Les dirigeants ont mis cartes sur table, brossant un portrait réaliste de la situation du marché ainsi que des forces et des faiblesses du réseau des caisses pour y faire face.Une fois le diagnostic posé, on a dégagé les orientations et les priorités d’action.Des mots comme offre de service personnalisée, télémarketing, alliances entre caisses, adaptation des heures d’ouverture, nouveaux modes de distribution des services, approche sectorielle, organisation du travail, guichet unique pour les entreprises, réingénierie : les employés savaient déjà à quoi s’en tenir.Certes, une diminution de 200 postes, c’est important, mais la fédération s’est engagée à limiter les mises à pied, en procédant par attritions et mises à la retraite.Tant le syndicat que l’employeur en sont venus à la conclusion que la réingénierie était incontournable.Pour Marc Laplante, la réingénierie comporte des défis exaltants aux- quels les employés sont invités à s’associer.Acette démarche correspondent des outils de travail modernes et un plan de perfectionnement que peu d’entreprises offrent.Camil Laforge insiste: «Nous essayons d’anticiper les changements pour pouvoir garder le cap sur notre mission et ne pas être trop déstabilisés; autrement dit, toute notre approche vise à donner un sens au changement et à créer l’adhésion de tout notre personnel.» C’est pourquoi, dans un premier temps, la fédération elle-même s’est réorganisée pour pouvoir livrer la marchandise.Certes, la partie n’est pas gagnée, car il reste tout un défi à relever: l’organisation de la fonction vente sur une base sectorielle.Camil Laforge et Marc Laplante s’y attaquent déjà.Un choc! ême si le Syndicat des salarié(e)s des caisses populaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été associé de près à toute la démarche de la réingénierie, l’annonce, en février dernier, d’une réduction de 200 postes a été un choc pour ses 722 membres.«On n’a pas à être en accord ou en désaccord: la réingénierie, il faut qu’elle se fasse ! », déclare la présidente, Margot Côté.Mais, entre les plans mis de l’avant par la fédération et la dure réalité, il y a un pas difficile à franchir.Pourtant, le syndicat et la fédération n’ont pas ménagé les efforts pour s’y préparer.«Nous avons travaillé en comité de main-d’œuvre toute l’année dernière, précise Margot Côté et, actuellement, avec d’autres partenaires comme la Société québécoise de développement de la main-d’œuvre (SQDM), nous examinons toute la question du réaménagement du temps de travail.D’ailleurs, les résultats du Groupe de travail sur l’aménagement du temps de travail (GATT) sont attendus avec impatience.« Mon défi comme présidente du syndicat, dit-elle, c’est de minimiser les pertes d’emplois, et pour cela nous travaillons, en collaboration avec la fédération, à une formule du partage du temps de travail.Mais partager un salaire hebdomadaire de 492 $, ce serait tout simplement partager la pauvreté.» Une des solutions envisagées par le syndicat et la fédération est d’aider, à même les surplus dégagés par le gel des cotisations à la caisse de retraite, les personnes qui devront quitter leur emploi.Au dire de Margot Côté, la réingénierie et la réduction de l’effectif insécurisent beaucoup le personnel dans les caisses, même si, par le passé, des expériences comme les fusions de caisses ont donné lieu à l’ouverture de postes syndiqués.Mais cette fois, avec le déploiement d’OMA (Opérations en mode assisté) dans les 15 plus grosses caisses, à partir de mai prochain, avec d’importantes fusions à Jonquière et la fermeture de certains guichets hors site, c’est autant de postes menacés.Pour Margot Côté, le dialogue est plus que jamais nécessaire.Margot Côté, présidente du syndicat: « On n ’a pas à être en accord ou en désaccord: la réingénierie, il faut qu’elle se fasse!» La Revue Desjardins, numéro 2,1997 • 9 mieux COMPRENDRE Desjardins sur Internet: comment y accéder?M) 'EL 0 ® ^ Inscription Retour è Nouvelles àAccèsD Aide l'accueil Accès D Pour accéder aux transactions, veuillez vous inscrire.Continuer ] * Numéro de carie asao ?Mot de passe: H| Comme tout le monde, vous avez probablement entendu parler d’Internet.Ce gigantesque réseau de télécommunications a pour principal avantage de donner accès à tous ses usagers à des quantités d’informations extrêmement diversifiées, provenant de partout dans le monde.Désireux de profiter de ce réseau de distribution extrêmement prometteur, le Mouvement des caisses Desjardins s’est doté, il y a quelques mois, d’un site Internet, dont le développement relève de la Confédération, plus spécifiquement des premières vice-présidences Marchés et Opérations.Le déploiement s’est amorcé le 30 septembre dernier, lors d’une conférence de presse virtuelle.Desjardins a alors inauguré le volet informationnel de son site, permettant aux internautes, membres de Desjardins ou non, d’obtenir diverses informations sur les caisses: ses différents produits et services, son engagement dans le milieu, l’histoire du Mouvement, etc.Le développement du site s’est poursuivi intensivement et, le 17 décembre, Desjardins lançait son service de transactions financières Accès D* par Internet, devenant ainsi la première institution financière québécoise à offrir ce service.Dorénavant, nos membres internautes peuvent effectuer de façon tout à fait sécuritaire des transactions cou- rantes, comme le paiement de factures et les virements, ou obtenir de l’information sur le solde de leurs comptes.Ils peuvent même, depuis la fin de janvier, se procurer des fonds de placement Desjardins admissibles au REER, offerts par la Fiducie Desjardins.Mode d’emploi Vous vous demandez comment accéder au site Desjardins ?Cela prend d’abord le matériel suivant : un ordinateur, un modem, un accès à Internet de même qu’un serveur Internet.Une fois entré dans le système, vous devez composer l’adresse du site Desjardins, soit le http://www.desjardins, corn.Cela vous conduira à l’entrée du site, où vous serez accueilli par Alphonse Desjardins lui-même (en photo couleur.), et par un mot du président, M.Claude Béland.Le site est vaste; il faut plusieurs heures pour en faire le tour.Les experts d’Internet le qualifient, en général, de beau site, agréable à consulter.Par mesure de sécurité, le service de transactions du site n’est accessible qu’aux membres internautes de Desjardins qui ont adhéré au service d’opérations courantes d’Accès D.En date du 2 mars 1997, il y a présentement 4280 demandes d’adhésion d’internautes.L’inscription peut se faire de deux façons : le membre remplit le formulaire d’inscription mis à sa disposition sur le site même de Desjardins, il le fait imprimer, le signe et le fait parvenir à sa caisse.Il peut également commander une trousse d’inscription à Accès D (1 800 CAISSES).Dans tous les cas, le membre doit posséder une carte Multiservices, les 12 derniers chiffres de sa carte servant de code d’accès.Quant au coût d’utilisation de ce service, il est de 1,95 $ par mois, plus les frais associés aux transactions courantes.Par ailleurs, afin de réduire leur facture, l’ensemble des membres peuvent bénéficier depuis peu de forfaits avantageux (Forfait mixte, Forfait autonome) qui, pour un montant fixe, leur permettent de faire un nombre illimité de transactions courantes.Un ou plusieurs sites Desjardins?À l’heure actuelle, certaines caisses ont leur propre site d’information sur Internet.L’arrivée de ce nouveau site Desjardins risque-t-il de les éliminer?Il semble que l’orientation privilégiée est de dégager, avec les caisses concernées, un consensus qui porterait sur la définition d’un contenu qui uniformiserait davantage le type d’informations offertes et sur l’intégration (sur le site Desjardins) d’une page WEB par caisse.Cette intégration viendra éventuellement alimenter les divers outils de recherche à la disposition des internautes pour visiter le site Desjardins.Il est aussi prévu que les différentes composantes du Mouvement s’intégrent et partagent le site Desjardins.Déjà, certaines caisses mettent le site Internet à la disposition de leurs membres dans la caisse même, et certains employés démarcheurs s’en servent comme outil de travail et de présentation quand ils vont chez leurs membres-clients.Si vous avez la chance de visiter prochainement le site Desjardins, sachez qu’il connaîtra des changements rapides et probablement importants au fil des mois.Même si le nombre d’usagers est encore restreint - 7 % seulement des Québécois ont actuellement un accès à Internet-, il augmente très rapidement.On estime même, dans certains milieux, qu’en 2001 il pourrait y avoir entre 600 millions et un milliard d’internautes à l’échelle planétaire ! * Accès D permet d’avoir accès à toute une gamme de produits et services Desjardins à l’aide d’un appareil téléphonique ou d’un ordinateur (Internet).10 • La Revue Desjardins, numéro 2,1997 fonction DIRIGEANT Administrer et ^êrer : où tirer la ligne?Pauline D’Amboise Il est simple de dire que la responsabilité de l’administration des affaires d’une caisse relève de son conseil d’administration, et que celui-ci en confie la gestion courante à son directeur général.Il semble toutefois que la ligne entre les deux niveaux de responsabilité pose parfois bien des interrogations aux dirigeants et dirigeantes.À première vue, on pourrait être tenté de dire que le législateur aurait dû définir plus clairement dans la loi sur les caisses d’épargne et de crédit l’étendue du mot «administrer».En effet, on ne retrouve nulle part une définition précise de ce terme ni une description détaillée des responsabilités qui en découlent.Il semble qu’il faille voir dans ce silence une volonté du législateur de laisser le plus de latitude possible aux caisses de définir elles-mêmes le partage probable des responsabilités entre leur conseil d’administration et leur direction générale.Il y a alors différentes façons de voir les choses puisque, pour certains, administrer implique une gestion active et continuelle par le conseil d’administration de toutes les activités, alors que pour d’autres ce terme renvoie plutôt à des fonctions de direction et de contrôle.C’est cette dernière approche qui est valorisée dans les caisses.L’assemblée générale vs le conseil d’administration Le rôle primordial d’une assemblée générale, c’est d’élire des administrateurs compétents qui auront la capacité de mener à bien la responsabilité de l’administration des affaires de la caisse.La loi spécifie d’ailleurs que cette responsabilité revient au conseil d’administration.Ce dernier puise dans cette disposition toute la latitude requise pour exercer son rôle, dans le respect de la loi, de ses règlements, des politiques, des normes et règlements émanant de la fédération ou de la Confédération.Le conseil d’administration vs la direction générale de l’entreprise Pour l’assister dans cette responsabilité, le conseil nomme un directeur général qui exerce ses fonctions sous son autorité et dont les pouvoirs et devoirs sont déterminés par un règlement de la caisse.Ce dernier élément est important puisqu’il donne au directeur sa marge de manœuvre pour prendre des décisions en conformité, notamment, avec les orientations du conseil d’administration.Le règlement type de régie interne qui sera proposé sous peu aux caisses donne une série d’attributions au conseil d’administration et au directeur général.Ces attributions ne sont toutefois pas limitatives en ce qui concerne le conseil d’administration, puisque celui-ci assume l’entière responsabilité de l’administration de la caisse.Que nous apprend le règlement de régie interne de la caisse ?Le règlement de régie interne donne tout d’abord un aperçu des multiples facettes que comprend la responsabilité, pour le conseil d’administration, d’administrer les affaires de la caisse, dont les relations avec ses membres et avec son milieu ainsi que la ques- tion de l’orientation et du contrôle de la caisse.De façon plus précise, le règlement reprend certaines responsabilités appartenant au conseil d’administration, telles: • l’analyse des besoins des membres et la vérification de leur satisfaction; • la définition des objectifs économiques et sociaux de la caisse; • l’établissement des priorités d’action et du budget; • l’établissement de politiques relevant de son autorité (crédit, investissements, tarification); • le contrôle de l’application des orientations et des politiques; • l’engagement et le congédiement du directeur général; • la décision des emprunts de la caisse, de l’acquisition et de l’aliénation des immeubles; • les poursuites judiciaires nécessaires au recouvrement des créances de la caisse; • l’application de pratiques financières et de gestion saine, prudente et efficace.Responsabilités de la direction générale En ce qui concerne la direction générale, les responsabilités qui lui sont dévolues par le règlement de régie interne viennent préciser le sens de la responsabilité de la gestion courante de la caisse.Cette responsabilité touche en effet: • le contrôle de l’ensemble des activités; • l’exécution des décisions des différents organes; • la recommandation d’objectifs, de politiques et de plans d’action et de l’information sur leur mise en application; • la présentation des états financiers, des budgets et du rapport annuel; • la gestion des ressources humaines; • la garde des registres; • l’appui aux différents organes; • l’intermédiation entre les membres et les dirigeants; • la collaboration avec le président pour la représentation officielle de la caisse.À moins de circonstances particulières et exceptionnelles (par exemple, conflits d’intérêts non réglés, situation financière de la caisse qui se détériore), le conseil d’administration assure le suivi des actions de la direction générale, sans intervenir directement dans la gestion courante de la caisse.Il existe une expression anglaise très représentative de ce principe, à savoir la règle NIFO pour Nose in, fingers out.Le conseil d’administration et la direction générale ont un rôle complémentaire à jouer et, s’il survient une difficulté d’interprétation du règlement, on pourra prendre avis auprès de sa fédération ou de la Confédération pour clarifier le rôle de chacun.Un bon moyen serait de préciser au besoin la description de fonctions de la direction générale à partir des pouvoirs et des fonctions qui lui sont dévolus par le règlement de régie interne de la caisse.L'auteure remercie Me Lise Nadeau pour la validation des aspects légaux.La Revue Desjardins, numéro 2,1997 • 11 Deux notaires qui ont marqué Vlmtoire de Desjardins A A Chambre _ rfoc nntaii des notaires des notaire; du Québec Charles-A.Roberge * Léonidas Bachand, J.-Adélard Plourde, Raymond Gagné, Adélard L’Heureux, Pierre Tardif, Georges-Octave Langlois, Charles-Édouard Gagnon, Eugène Poirier, Louis-Auguste Dupuis ont deux ou trois choses en commun.Tous notaires, ils ont été ou fondateurs ou administrateurs d’une caisse populaire ou d’une fédération.À l’occasion du 150e anniversaire de Tordre professionnel des notaires, créé le 28 juillet 1847, il est intéressant de rappeler la contribution exceptionnelle à l’œuvre d’Alphonse Desjardins de deux d’entre eux: Eugène Poirier de Montréal et J.-Adélard Plourde de Saint-Jérôme au Lac-Saint-Jean.J.-ADELARD PLOURDE (1888-1968) La Caisse populaire de Saint-Jérôme (Métabetchouan), fondée le 7 octobre 1928, a eu la chance de compter le notaire Plourde parmi ses fondateurs.Il en fut administrateur en 1930, puis président en 1935.Natif de cette paroisse rurale, il étudie au Séminaire de Chicoutimi et à PUniversité Laval de Québec.Il fait sa cléricature chez Joseph-Pierre Gagnon et reçoit sa « commission de notaire », le 21 juillet 1921.Établi à Saint-Jérôme, il signe plus de 23 000 actes pendant sa carrière.J.-Adélard Plourde est alors reconnu comme un conseiller dévoué et écouté, un administrateur averti et prudent.C’est à son initiative que PUnion régionale de Chicoutimi est créée, dont le siège social est alors fixé Jérôme, aujourd’hui Métabetchouan.Il en est le président de 1943 à 1965.Administrateur de la Société d’assurance des caisses populaires en 1945, cupe la présidence de 1955 à 1967.Une rue de Chicoutimi rappelle son nom.à Saint-il en oc- * Notaire et conseiller juridique à la Fédération des caisses populaires Desjardins du Centre du Québec.EUGÈNE POIRIER (1891-1960) Eugène Poirier est originaire de Saint-Aimé, dans la région du Richelieu.Après des études au Séminaire de Saint-Hyacinthe et à la faculté de droit de l’Université Laval à Montréal, il est assermenté notaire le 25 juillet 1913.Il s’associe alors à Me Édouard Biron, grand-père de Jacques Parizeau.11 s’intéresse très tôt à la formation d’une coopérative d’épargne.En 1918, il fonde, avec quelques pionniers, la Caisse populaire de Sainte-Cécile, dont il assumera la présidence jusqu’à son décès en 1960.Dès 1926, il est élu administrateur de l’Union régionale de Montréal, et il en devient le président de 1930 à 1945.Entre-temps, il présidera la Fédération des unions régionales (aujourd’hui la Confédération).Ami et confrère de Maurice Duplessis, Me Poirier reçoit de celui-ci la responsabilité de l’Office du crédit agricole; il en a été le président de 1936 à 1940 et de 1945 à 1960.Candidat de l’Union nationale dans Laurier, aux élections provinciales de 1944, Me Poirier est défait par un jeune intellectuel nommé André Laurendeau.12 • La Revue Desjardins, numéro 2,1997 Archives CCPEDQ Vous êtes une vague.Des flots qui coulent sans fin, elle se détache pour affronter vents et marées.Quand elle se fracasse sur un rocher c'est pour mieux se reformer.Irrésistiblement.Comme elle, vous êtes une force tranquille qui patiemment avance vers son rivage.Nous savons qu'un portefeuille se construit lentement et que sa gestion exige du temps et des connaissances spécialisées.C'est pourquoi nous vous offrons les services d'un gestionnaire de comptes.Avec l'aide de nos analystes et de nos gestionnaires de portefeuille, il créera la combinaison parfaite qui pourra augmenter le rendement net de votre portefeuille.Toujours en tenant compte de vos besoins particuliers, du niveau de risque que vous êtes prêt à assumer et de votre horizon de placement.Vous pouvez vous informer à l'un des centres de Gestion privée de la Fiducie Desjardins ou en composant le numéro suivant : 1 800 361-2680.|^
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