Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1998, Supplément 1
PAR AILLEURS ($) DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL DESJARDINS Printemps 1998 Volume 5, numéro 1 • r\/, -irfw I/' 5Î e JP* ^ i H mmmUl 1 S Si ;?coopérative sre-x * relève le défi de la croissance r une Nouvami, FAÇON DE FAIRE DELA U.m m ¦ : ¦ i* -4 «EN CHINE, tout passe par le lien de confiance » • || — François Joly WÊSt: ' 7 \ Reingenierie Une coopérative cière de l'Uniguay relève le défi de la croissance i’ ¦ WËËËÊÊÊm Wl Œa Coopérative! Nacional de Ahorro y Crédite (COFAC), institution financière de type coopératif en Uruguay, s'est donné l’objectif de devenir l’une des cinq principales institutions financières du pays en l'an 2000.Un défi de taille si l’on considère l’ampleur des changements qui doivent être apportés et la forte concurrence à laquelle la coopérative doit faire face.Et pourtant! Depuis trois ans, la COFAC a augmenté sa part de marché de 50 %! Pour les dirigeants de la COFAC, tout est désormais possible.Et c'est en s'associant à Desjardins, une institution qui partage les mêmes valeurs coopératives qu'elle, que la COFAC entend réaliser ses objectifs.La COFAC est une caisse coopérative constituée de succursales, 37 au total, réparties sur l'ensemble du territoire uruguayen.Elle compte actuellement plus de 200 000 membres, que servent près de 600 employés et quelque 500 dirigeants, pour la plupart bénévoles.Ajoutons à cela qu'elle détient plus de 40 % du marché coopératif, ce qui fait d'elle la plus importante des huit institutions coopératives de l'Umguay.En 1994, la COFAC effectue un important virage dans la gestion de ses affaires.Devenir un leader dans son domaine, augmenter sa part de marché, accroître son efficacité et sa rentabilité, améliorer l'accueil aux membres, tels sont les défis que se sont donnés les dirigeants de la COFAC.Mais, s'ils sont prêts à apporter de grands changements dans leur organisation, ces mêmes dirigeants tiennent à ce que ces changements se fassent dans le respect des valeurs coopératives.UN PAYS DE CONTRASTES L'Umguay est à l'Amérique du Sud ce que la Suisse est à l'Europe.C'est du moins ce que plusieurs estiment.Ce pays est en effet reconnu pour son niveau de vie élevé et la sûreté de son système bancaire.Situé entre le Brésil et l'Argentine, l'Umguay s'étend sur un territoire de 177 500 kilomètres carrés (le dixième du territoire québécois) où vivent quelque 3 100 000 habitants.Plus de la moitié d'entre eux habitent la capitale, Montevideo.Du fait de sa situation géographique, l'Uruguay entretient des relations économiques étroites avec ses voisins.Cette proximité a cependant pour effet d'augmenter la dépendance économique du pays.COMPRENDRE POUR MIEUX INTERVENIR En 1995, les dirigeants de la COFAC sont à la recherche d'un partenaire qui pourra les aider à atteindre leurs objectifs.Mais pas n'importe lequel! La COFAC veut s'associer à un expert en finance qui soit aussi spécialiste du système coopératif et qui partage ses valeurs et ses orientations sur la coopération.Et c'est à DID quelle confie son mandat d'assistance technique.Gustavo Marion, directeur général de la COFAC, explique ainsi la raison qui les a dirigés vers Desjardins.« Desjardins est, pour nous, la preuve que l'on peut être une institution coopérative, tout en offrant des services de qualité et en étant concurrentiel sur le marché financier.» L'intervention de DID auprès de la COFAC est financée directement par la & coopérative et non par un bailleur de fonds comme la Banque mondiale ou l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Pour DID, ce mode de financement procure un double avantage.Du point de vue des affaires, cela permet de diversifier les sources de financement; sur le plan de l'efficacité, cela permet d'éliminer un niveau décisionnel, donc de faciliter l'exécution de travaux.UNE APPROCHE CLIENT Claude Lapointe est chargé du dossier de la COFAC pour DID.Il a été de la première mission réalisée par DID en Uruguay.« Notre démarche a d'abord consisté à tracer le portrait financier et organisationnel de la COFAC », dit-il.Premier constat, le système bancaire uruguayen se bute à une forte résistance aux changements.Tous les employés sont en effet liés par un syndicat national très fort qui rend quasi impossible toute mise à pied.C'est ce qui explique, entre autres, que les dépenses d'exploitation de la COFAC soient si élevées, sept fois plus élevées en fait que celles de Desjardins.Les experts de DID décèlent aussi des problèmes d'efficacité, de lourdeur administrative et de formation.La COFAC doit également faire face à une concurrence très forte : deux banques d'État détiennent près de 50 % du marché bancaire, le reste étant sous le contrôle de banques privées étrangères. Les coopératives sont les seules institu-ticms nationales de prêt et de crédit.Octobre 1997.Deux experts de DID sont affectés en Uruguay.Michel Hamelin, alors employé à la Fédération du Centre du Québec, est spécialisé en réingénierie et en gestion du changement.Son mandat consiste à assister les dirigeants de la COFAC dans la définition d'un nouveau modèle de caisse.Il participe, entre autres, à l'élaboration d'une approche client, à la définition d'un modèle de rémunération et devaluation du rendement, à la conception d'un plan de formation et à la mise sur pied d'un plan de communication.Pierre Cadieux, alors employé de la Confédération, est expert en informatisation.Il apporte son aide dans l'évaluation des besoins de la COFAC, la définition d'une nouvelle architecture des systèmes informatiques, la définition d'un plan d'implantation et la gestion de l'équipe informatique.DES CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS Le nouveau modèle de coopération actuellement à l'essai est totalement innovateur par rapport à l'ancien.L'approche personnalisée des membres est d'ailleurs l'un des plus importants changements puisqu'elle permet à la COFAC de se distinguer des banques.On a par exemple instauré le principe du guichet unique qui permet d'obtenir tous les services auprès d'une seule personne.On a aussi séparé les membres affaires des membres individuels pour mieux répondre à leurs besoins respec- « L'INCROYABLE FORCE DE LA COOPÉRATION » On pourrait croire que ces paroles sont d'un dirigeant de Desjardins.Elles sont en fait de Gustavo Marton, directeur général de la COFAC.Au-delà de la taille qui les tifs.On travaille par ailleurs à l'amélioration et à l'uniformisation de l'image de la COFAC dans ses différentes succursales, en limitant par exemple la vue sur l'« arrière bureau ».Les guichets automatiques, le paiement automatique des comptes et le dépôt automatique des salaires font désormais partie du paysage de la COFAC.« Au lieu de nous apporter des recettes toutes faites, les experts de Desjardins nous ont aidés à trouver des solutions qui nous appartiennent, qui correspondent à nos besoins, dit Cristina Laitano, directrice de l'équipe Implantation des changements.Ils nous ont aidés à motiver nos gens, à concevoir des idées, puis à les élaborer.» Comment ces transformations sont-elles perçues des employés que l'on dit résistants aux changements ?«Jusqu'à maintenant, ça va bien, estime Claude Lapointe.Il reste bien sûr quelques modifications à faire, du côté de la période d'attente notamment, mais dans l'ensemble les membres sont très satisfaits des modifications apportées.» La COFAC est la première institution financière de l'Uruguay à investir dans la réingénierie de ses opérations.Et les résultats sont plus que satisfaisants.Si bien que la coopérative est passée du 18e au 10e rang des institutions financières privées en Uruguay, sur un total de 24.Autre indice de la bonne santé de l'entreprise : DID a décidé d'investir dans le fonds de retraite Integracion AFAP, l'institution de gestion de la COFAC.« Tout simplement parce que c'est un bon placement!», explique différencie -42 000 employés chez Desjardins contre 600 chez COFAC-, ces deux institutions partagent les mêmes valeurs coopératives basées sur la solidarité, la démocratie et le souci d'équité.Les deux sont dirigées par des membres propriétaires, dont plusieurs sont bénévoles.Ce LES FONDS DE RETRAITE L'Uruguay est reconnu pour son système de sécurité sociale, un système très généreux qui, jusqu'à récemment, donnait accès à la retraite dès l'âge de 40 ans.À la suite de pressions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, l'Uruguay a entrepris une importante réforme sociale.Le pays s'est alors tourné vers un système de financement de la retraite adapté d'un modèle chilien, les Administradoras de Fondes de Ahorro Previsional (AFAP).Le fonctionnement en est simple: une part de 15 % est prélevée sur le salaire des employés; une partie de ce montant est placée dans le fonds de retraite de l'État; le reste est placé dans une AFAP qui a pour mandat de faire fructifier les épargnes.Les AFAP connaissent depuis un véritable succès.Et les résultats sont concluants: croissance de l'économie et des investissements, baisse importante du taux d'inflation - de 120% qu'il était dans les années 1980, le taux d'inflation est passé à environ 15 % en 1997 -, émergence de nouveaux marchés de capitaux.Même le développement technologique, jusqu'alors absent de la scène nationale, entreprend sa propre révolution ! sont toutes deux des sociétés démocratiques, préoccupées par le développement des régions.L'une et l'autre doivent s'adapter au changement et prouver que la formule coopérative conduit à une «autre façon de réussir». Une nouvelle façon de faire de la coopération C omme tout le reste, l'aide internationale a profondément changé au cours des dernières années.Prenons, par exemple, l'attribution des fonds qui servent aux projets de développement.«Avant, indique Pierre Emond, vice-président Programmes chez DID, il était possible de présenter à l'Agence canadienne de développement international (ACDI) un projet local dont on était le seul maître d'oeuvre, et on obtenait le financement.Aujourd'hui, ça ne se passe plus de cette façon.» Les changements dans les modes d'octroi du financement à l'aide internationale conditionnent tout naturellement les méthodes de travail de DID.Mais pas sa philosophie, qui reste résolument axée sur la coopération.La Revue Desjardins : DID semble travailler de plus en plus à la manière d'une firme de consultants plutôt que comme une institution non gouvernementale (ING).Doit-on voir là une distanciation de sa mission coopérative ?Pierre Emond: Ce n'est pas du tout notre perception.Par notre statut juridique, nous demeurons une ING.Dans certains cas, on participe au démarrage d'un réseau coopératif alors que, dans d'autres, l'aide que nous apportons à des coopératives existantes est très spécialisée.Mais l'orientation de DID ne change jamais.Prenons le cas des caisses uruguayennes, que nous appuyons dans la réingénierie de leurs processus administratifs.La COPAC, l'organisme fédératif du réseau, a fait appel à nous pour deux raisons : la première, c'est que Desjardins a évidemment une expérience de la réingénierie qui est exportable; la deuxième, qui est aussi importante, c'est que Desjardins a, lui aussi, une structure coopérative, et qu'il a la même vision du service aux membres.La coopération est toujours au centre de nos actions.L.R.D.: Quels secteurs d'intervention peut-on considérer comme les locomotives de DID en 1998?P.E.: Notre fer de lance est toujours la mise sur pied de coopératives d'épargne et de crédit, avec une structure semblable à la nôtre, mais nous offrons aussi des services spécialisés qui ont en commun la consolidation et l'expansion des coopératives dont DID a favorisé l'émergence.Il peut s'agir d'informatique bancaire, d'encadrement juridique, d'assurance, de microfinancement.L.R.D.: Que faites-vous dans le domaine du microfinancement?P.E.: Le microfinancement est un moyen extraordinaire d'aider les plus pauvres d'entre les pauvres à s'en sortir, ceux qui n'ont pas accès au système bancaire traditionnel.C'est pourquoi ces projets sont primordiaux pour DID.D'ailleurs, nous allons joindre nos efforts à ceux de Lreedom from Hunger, une organisation américaine, au Mali et au Burkina faso.On mettra à la portée de certaines populations du microcrédit, des services d'épargne et de l'information sur la santé.C'est un projet extraordinaire.L.R.D.: Quelles régions du monde sont les plus prometteuses pour DID ?P.E.: Géographiquement parlant, nos actions se diversifient depuis quelques années, bien que plus de 50% de nos projets se déroulent encore en Afrique.Ainsi, nous venons de remporter un appel d'offres en Inde et nous avons un contrat important avec les banques coopératives du Mercosur en Argentine et en Uruguay; ce sont deux exemples parmi d'autres.On pourrait parler de l'Asie, où nous sommes de plus en plus présents, de l'Europe centrale et de l'Est, de l'Amérique latine.m W’( SA.Pierre Emond, vice-président Programmes, Développement international Desjardins L.R.D.: Quelles sont les alliances sur lesquelles vous misez en 1998 ?P.E.: Compte tenu de l'environnement où nous évoluons, il est sûr que nous aurons de plus en plus d'alliances avec de nouveaux organismes.Les composantes de Desjardins demeurent nos partenaires privilégiés; ainsi nous avons entrepris, avec l'Assurance vie Desjardins-Laurentienne, de mettre au point une assurance prêt et une assurance épargne qui pourraient nous amener à être présents dans d'autres pays.En outre, nous avons un certain nombre de nouveaux partenaires aussi divers que freedom from Hunger, dont j'ai déjà parlé, le Conseil de développement international de l'Union des producteurs agricoles, SOGEMA, une firme privée, la Canadian Cooperative Association, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) et LUniversité Laval.F Protocole d entente DID-AVDL « En Chine, tout passe par le lien de confiance» C' est en cherchant un passage vers la Chine que Jacques Cartier a découvert le Canada.François Joly, lui, a réellement découvert la Chine, en même temps que les précieux services qu'un organisme comme Développement international Desjardins (DID) peut rendre à Desjardins.En effet, c'est p^r l'entremise de DID que le président et chef des opérations de l'Assurance vie Desjardins-Laurentienne (AVDL) s'est rendu en Chine, l'automne dernier, accompagné de Ghislain Paradis, président-directeur général de DID.Pour découvrir une culture et un continent qui lui étaient complètement étrangers, mais surtout pour évaluer le potentiel en matière d'assurance vie de ce pays de 1,2 milliard d'habitants.Dès son arrivée à Beijing, François Joly, guidé par Peter Situ, conseiller DID sur le terrain, a dû mettre de côté certaines idées reçues.C'est ainsi qu'il croyait avoir affaire à une certaine gérontocratie, comme celle qui dirige le parti communiste; mais non: les décideurs économiques de la Chine néo-libérale ont dans la quarantaine, et ils sont particulièrement enthousiastes envers les nouvelles technologies.À preuve, dans la capitale, on ne compte plus les téléphones cellulaires.«Comme la ville n'est pas vraiment câblée, les Chinois ont fait un saut technologique et ont adopté le téléphone cellulaire», raconte François Joly.Mais, surtout, notre explorateur a vite compris que cette jeune génération de décideurs ne veut pas de dépendance à l'endroit des étrangers : «Ce qu'ils cherchent essentiellement, c'est un transfert d'expertise», souligne-t-il.— François Joly ; M.François Joly, président et chef des opérations, Assurance vie Desjardins-Laurentienne.tait à François Joly était unique: explorer, parallèlement à la mission Bouchard qui était sur place au même moment, les immenses possibilités qu'offre la Chine.«On n'a pas idée de la taille de ce pays; dans la province d'Ubay où le réseau des caisses rurales de crédit est particulièrement présent, on compte environ 60 millions d'habitants; c'est deux fois la population canadienne !» dit-il, enthousiaste.Et ces millions de Chinois sont peu ou pas assurés.Sur place, François Joly a donc pu recueillir de nombreuses données sur ce fabuleux marché et, surtout, établir des premiers contacts.«En Chine, précise-t-il, tout passe par le lien de confiance; comme les représentants du RCC étaient déjà venus au Québec, en visite chez DID, ce lien existait déjà.Si bien que leurs représentants étaient très bien disposés à notre égard.» Au passage, François Joly se dit impressionné par DID, par son professionnalisme, sa connaissance du terrain et par l'excellente perception que ses hôtes avaient de Des jardins.AVDL-DID : UNE ENTENTE DE TROIS ANS À Nanning, dans le sud de la Chine, François Joly a pu rencontrer des personnes clés de l'administration chinoise.D'abord un des responsables de la Banque populaire de Chine, puis un représentant de la plus importante compagnie d'assurance de Chine (PICC) et, enfin, des responsables du réseau des caisses rurales de crédit (RCC).Tout cela en moins de 10 jours.UN FABULEUX MARCHÉ Après avoir rapatrié l'ensemble de ses activités au Canada, il n'était pas dans les plans du Groupe vie Desjardins-Faurentienne (GVDL) de faire des affaires à l'étranger.Mais l'occasion qui se présen- Pour brasser des affaires en Chine, il faut détenir un permis, et ce permis s'obtient en faisant alliance avec une compagnie chinoise.D'où l'importance d'entretenir des liens solides avec la PICC.D'ailleurs, les plus grosses compagnies canadiennes d'assurance ont déjà leur représentant en Chine.Alors pourquoi pas l'AVDF?«Nous n'en sommes pas encore là, précise François Joly, mais, en avril, une délégation chinoise viendra chez nous et nous explorerons davantage les possibilités d'une alliance qui permettrait d'offrir de l'assurance prêt dans le réseau des caisses rurales de la province d'Ubay.» C'est dans cette optique que DID et l'AVDF ont paraphé une entente qui prévoit la planification et la réalisation de projets d'assistance technique dans le secteur de l'assurance à l'étranger.Fes premières collaborations se concentreront sur la Chine «mais, je dois vous dire que l'Amérique du Sud, et en particulier le Brésil, nous semble intéressante».F'entente prévoit que l'AVDF, en collaboration avec DID, dépêchera des experts pour des missions à l'étranger et recevra, au besoin, des stagiaires et des visiteurs.Fa pertinence d'ouvrir un bureau en Chine fera d'ailleurs l'objet d'une étude plus approfondie.F'entente est d'une durée de trois ans.| Avez-vous le profil de Temploi ?V ous détenez un diplôme de deuxième cycle dans un domaine relié aux activités bancaires?Vous avez 8 ans d'expérience au sein d'une institution financière?Vous maîtrisez le français et au moins l'une des deux autres langues en usage chez DID (anglais, espagnol) ?Vous êtes tenté(e) par les nouvelles approches en développement international?Vous pourriez être la personne recherchée ! DID est en effet à la recherche d'experts dans le domaine bancaire pour des affectations de courte ou de longue durée, c'est-à-dire des missions de 15 à 30 jours ou des affectations plus longues de deux à trois ans, selon les besoins de ses partenaires.Ces partenaires sont généralement des organisations coopératives financières, responsables de la livraison de produits et de services adaptés aux besoins de petits agents économiques : des ménages, des travailleurs autonomes, des micro et petites entreprises, etc.En plus d'être spécialisé dans des activités reliées à l'épargne et au crédit, DID réalise des prestations dans les domaines de l'habitat et des assurances.AGIR POUR ET AVEC LES MOINS NANTIS Filiale du Mouvement Desjardins, DID réalise des programmes de coopération technique et financière dans plus de 25 pays et sur quatre continents.Ses activités sont financées principalement par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et par des organismes multilatéraux.DID vend également ses services à des gouvernements étrangers.Sa mission est de renforcer la capacité d'agir des populations moins nanties de pays en développement, en favorisant la maîtrise d'entreprises à propriété et à contrôle collectifs.L'approche de DID repose sur une préoccupation constante : s'associer à des changements durables et maximiser la rentabilité de ses partenaires.•% Si vous vous qualifiez, le travail que vous aurez à faire touchera la planification stratégique, la conception et le marketing de produits et services, l'organisation du travail, la gestion financière, les systèmes informatiques transactionnels ainsi que les systèmes d'information de gestion.Certains des projets font appel à une solide connaissance des mécanismes de contrôle et d'inspection des opérations ou encore du cadre légal et réglementaire d'une organisation coopérative bancaire.DES DÉFIS EMBALLANTS Les conseillers sur le terrain sont des personnes clés pour une organisation comme DID.Aussi, les personnes recherchées doivent-elles être autonomes, créatives et habiles à adapter et partager leur expertise.Si vous êtes de l'équipe, vous participerez à la définition de stratégies de développement de programmes de coopération internationale et à leur implantation; vous collaborerez à la planification, à l'organisation, au démarrage et à la gestion de projet.Vous aurez également à participer à l'élaboration de nouveaux cadres conceptuels, à la mise au point de nouveaux outils et de nouvelles approches dans votre spécialité.ni 1% / ISRP M.Raymond Arsenault, directeur du programme d'appui aux coopératives d'épargne et de crédit au Pérou.DES CONDITIONS AVANTAGEUSES Vos conditions de travail seront celles en vigueur au sein du Mouvement Desjardins, plus des avantages, comme une prime d'éloignement non imposable pour les missions à long terme.En outre, certains projets peuvent donner droit à un crédit d'impôt.Vous avez les qualifications requises ?Le défi vous stimule?Faites parvenir votre curriculum vitæ à l'adresse suivante : Service des ressources humaines Développement international Desjardins (DID) 150, avenue des Commandeurs Lévis (Québec) G6V 6P8 Tél.: (418) 835-2400 Téléc: (418) 833-0742 C.élec.: info@did.qc.ca RAYONNEMENT oesjardinI LES VISITEURS ÉTRANGERS Développement international Desjardins accueille chaque année des stagiaires et des visiteurs en provenance de nombreux pays.Ceux-ci sont désireux de connaître le modèle Desjardins et de parfaire leurs connaissances à l'égard de certains volets du modèle coopératif québécois.Au cours des mois de septembre 1997 à février 1998, Desjardins a été Vhôte de 31 représentants des pays suivants : RÉPUBLIQUE SLOVAQUE Trois représentants de l'Union coopérative de la République slovaque et un représentant de l'USCC et de KOOPE-RATIVA, compagnie d'assurance.HAÏTI M.Leslie Voltaire, conseiller au président de la République d'Haïti.MEXICO M.Carlos Joel Ramirez Mata de la Caja Popular Mexicana, M.Norberto Roque Diaz de Leon, coordonnateur principal, et M.Alberto Ortriz Trillo de SEFIDE.RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Un représentant de l'Union des coopératives financières tchèques, deux représentants de l'Association des coopératives tchèques et quatre représentants de la Fondation des coopératives financières tchèques.Deux représentants du gouvernement de la République tchèque.RUSSIE M.Serguei Vassilievitch Borovik de «Edinstvo» credit union (Siberia), Mme Lioudmila Ualentovna Dourava de «Souyz-credit» credit union (Ekaterin-burg-Ural), M.Alexander Norov de la Credit Union of Kamichine (Volgograd), M.Youri Nikolaevitch Volok-honski de l'Association des caisses de crédit du Sud et M.Andrei Ivanovitch Sidnev de la Credit Union Foundation (Moscou).VIÊT-NAM Cinq représentants de la Banque d'État du Viêt-nam, un représentant du Central Credit Fund, un représentant de la Banque asiatique de développement, deux représentants de la People Credit Institution et un représentant du Banking Projects Management Unit.Ces visiteurs ont été accueillis chez Desjardins par les institutions suivantes : les Assurances générales des caisses Desjardins, la Caisse centrale Desjardins, la Confédération des caisses populaires et d'économie Des jardins du Québec, la Corporation de fonds de sécurité de la Confédération Desjardins, la Fédération des caisses populaires Desjardins du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Groupe vie Desjardins-Laurentienne, la Société historique Alphonse-Desjardins et les caisses populaires Desjardins de Saint-Ambroise et de Sainte-Marie (Beauce).Signalons également que plusieurs organismes extérieurs au Mouvement des caisses Desjardins ont reçu ces visiteurs.LES MISSIONS DE COURTE DUREE DES EMPLOYÉS DE DESJARDINS Plusieurs experts du Mouvement des caisses Desjardins interviennent chaque année dans des domaines tels que l'informatique, la gestion coopérative, la comptabilité et la législation bancaire.Au cours des mois de septembre 1997 à février 1998, les employés suivants ont effectué des missions de courte durée pour DID.Nom Organisme Pays Luc Carrier Confédération Lituanie Richard Carrier Confédération Uruguay Ghislain Gagnon FCPD du Saguenay-Lac-Saint-Jean Burkina Faso Simon Pion Retraité de la Confédération Hongrie Guy Vaillancourt Centre de réaffectation Desjardins Mexique Alain Voisine FCPD du Saguenay-Lac-Saint-Jean Burkina Faso Claude Voyer Retraité de la Confédération Hongrie LES NOUVEAUX EMPLOYÉS «TERRAIN» Nom Organisme Pays Mario Brassard Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec Viêt-nam Pierre Cadieux Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec Uruguay Michel Hamelin Fédération des caisses populaires Desjardins du centre du Québec Uruguay Claude Miville DID Uruguay Jean-Nil Rioux Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec Sénégal LES CONSEILLERS «TERRAIN» DE RETOUR AU PAYS Nom Pays Claude Boivin Sénégal Pierre Durand Haïti Michel Fréchette Burkina Faso Maurice Gaucher République tchèque Normand Jacob Mali RÉAFFECTATION DES CONSEILLERS «TERRAIN» Nom Était conseiller.Est maintenant.Pierre Martin au Niger à Madagascar ICI ET LÀ DID DÉCROCHE DE NOUVEAUX CONTRATS Au cours du dernier semestre, DID a ajouté à son actif sept nouveaux projets.En Afrique, des ententes ont été signées pour la mise en oeuvre d'un projet d'appui à l'entrepreneuriat féminin au Niger, ainsi que deux projets au Mali, soit un d'appui au financement de l'habitat urbain et un autre d'appui à la commercialisation des céréales.Un projet d'appui aux ministères chargés de l'application de la réglementation sur les coopératives d'épargne et de crédit dans les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine a également été mis de l'avant.En Lituanie, la phase 2 du projet d'appui au réseau des coopératives d'épargne et de crédit a été conclue, alors qu'en Uruguay DID réalise un projet d'assistance technique à la COFAC dans le domaine de la réingénierie.Au Viêt-nam, DID a démarré, en partenariat avec la firme Hickling, le projet Rural Finance Outreach.plus précisément en Slovaquie.La structuration des réseaux de coopératives d'épargne et de crédit, les expériences de réseaux européens ainsi que la cohésion organisationnelle et la normalisation des pratiques entre les différents projets de DID seront les thèmes abordés en vue de mieux répondre aux problèmes de la population en matière d'intermédiation financière.M.Claude Béland prononcera une conférence à cette occasion.La réunion continentale Afrique se tiendra au Burkina Faso, du 23 au 27 mai prochain.Ce séminaire portera sur la surveillance et le contrôle dans nos réseaux.DE NOUVEAUX ADMINISTRATEURS À DID DID accueille trois nouveaux membres au sein de son conseil d'administration.M.Claude Leblond (Fédération de Québec) ainsi que MM.Gilles Durand et Gaétan Couture (Fédération de Montréal et de l'Ouest-du-Québec) se joignent ainsi à MM.André Roy, président de DID (Fédération de l'Estrie), Gaétan Pelletier, secrétaire (Fédération de l'Abitibi), Mme Geneviève Boisvert (Fédération du centre du Québec) et M.Maurice Lévesque (Fédération du Bas-Saint-Laurent).MM.Paul Massicotte et Jacques Parent, respectivement président de la Coopérative fédérée de Québec et directeur du Bureau de la coopération internationale de l'Université Laval, deux partenaires de DID, complètent la table des administrateurs.DID tient à remercier les membres sortants pour leur dévouement constant et leur soutien précieux.M.Chabot siégeait au conseil d'administration depuis 1996, dont la dernière année à titre de vice-président.MM.Drouin et Brassard ont apporté leur précieuse collaboration au cours de la dernière année, une collaboration qui fut brève mais des plus intenses.DES INVITÉS DE MARQUE À LA SÉANCE D'INFORMATION DE DID M.Miguel Cardozo, président de l'Alliance coopérative internationale - Amérique.PAR AJIi-LE LJJi£! Destinée au personnel de Développement international Desjardins (DID), à ses partenaires et aux dirigeants du Mouvement Desjardins, la revue d'information PAR AILLEURS est publiée deux fois par année.Ce numéro a été tiré à 25000 exemplaires (dont 24000 encartés dans le n° 2-1998 de Li Revue Desjardins).Responsable du bulletin: Nadine Blackburn Rédaction : Pierre Goulet, Hélène Rioux, Colette Martin, Hélène Matte Production : Direction Édition et Publications Impression: Imprimerie La Renaissance.Dépôts légaux : Bibliothèque nationale du Canada et Bibliothèque nationale du Québec.ISSN 1195-6763 Imprimé au Canada.Abonnements et courrier: PAR AILLEURS Développement international Desjardins 150, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec) Canada G6V 6P8 Tél.: (418) 835-2400 Téléc.: (418) 833-0742 C.élec.: info@did.qc.ca Site Internet : www.did.qc.ca La séance d'information annuelle de DID s'est déroulée le vendredi 27 mars dernier, au Centre des congrès de Québec.Cet événement fut l'occasion de faire connaître les réalisations de la dernière année et de présenter les projets en cours et à venir.Parmi les invités, notons la présence de M.Ibrahima Chérif Bah, gouverneur de la Banque centrale de Guinée, de M.Miguel Cardozo, président de l'Alliance coopérative internationale -Amériques, de M.Antoine Courcelle-Labrousse, chargé d'investissement à la Société financière internationale, de M.Martin Ruel, agent principal de programme à l'Agence canadienne de développement international, ainsi que de M.François Joly, président et chef des opérations de l'Assurance vie Desjardins-Laurentienne.Une vidéo présentant le projet de DID en Uruguay, et réalisée par Anne-Marie Cadieux, lauréate du prix DID de la Course destination monde 1996-1997, a été présentée aux délégués.PARTAGER POUR MIEUX INNOVER Afin de stimuler l'innovation dans son offre de produits et services, de favoriser l'échange avec ses partenaires et d'explorer les occasions de nouveaux marchés, DID tiendra une réunion annuelle dans chacun de ses continents d'intervention.Du 4 au 8 mai, une première réunion continentale aura lieu en Europe centrale et de l'Est, Ce papii environnement ; recyclées Développement international Desjardins, partenaire privilégié de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).
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