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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Vol. 66, no 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 2000, Collections de BAnQ.

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Poste publications Convention n5 1457799 M3 ELECTION A LA PRESIDENCE n #/ # mouvement Desjardins ENCART • Par ailleurs « C est tout le Québec qui va se célébrer ! y) - Pierre Brossard « À moi de me diversifier avec les nouveaux Fonds Desjardins Éthique » f K [ - Vous visez un bon potentiel de rendement tout en respectant les valeurs auxquelles vous tenez ?Les nouveaux Fonds Desjardins Éthique sont la solution tout indiquée pour concilier vos intérêts personnels et financiers.Il s'agit de fonds spécialement conçus pour ceux qui désirent diversifier leurs placements tout en investissant dans des entreprises qui démontrent un véritable sens des responsabilités sociales.En s'associant à Ethical Funds, le plus grand producteur de fonds éthiques au Canada, Desjardins vous permet d'avoir accès à une gamme de fonds réputée, reconnue pour la qualité de ses rendements, et d'allier critères éthiques à rentabilité.Comme tous les fonds Desjardins, les Fonds Desjardins Éthique présentent de multiples avantages : ?ils vous sont offerts sans frais d'acquisition, de rachat ou de virement ; ?ils procurent une diversification des styles de gestion avec un seul et même placement ; ?ils sont admissibles aux régimes enregistrés ; ?ils requièrent une mise de fonds initiale de 1 000 $ ou des versements périodiques d'aussi peu que 50 $.Alors, que ce soit pour bâtir, consolider ou diversifier votre portefeuille tout en respectant vos valeurs, exigez les Fonds Desjardins Éthique.Pour en savoir davantage sur ces fonds exclusifs à Desjardins, prenez rendez-vous avec votre conseiller Desjardins ou composez le 1 800 CAISSES.Les Fonds Desjardins sont vendus au moyen d'un prospectus simplifié disponible dans les succursales de la Fiducie Desjardins et dans les caisses Desjardins seulement là où l'autorité compétente a accordé son visa.Il est important de le lire attentivement avant d'investir.La valeur liquidative par part et le rendement du capital investi fluctuent.LA PLUS GRANDE FORCE CONSEIL ^ Desiardins SOMMAIRE Volume 66, numéro 1,2000 Bâtir ensemble par Claude Béland En guise de conclusion 2 En diagonale par Geneviève Bastien 3 Point de vue L’investissement éthique par Guy Camemn 13 Election à la présidence du Mouvement Desjardins Point de vue L’investissement éthique par Guy Cameron 13 Femmes entrepreneures _______ Desjardins et le MIC sur la même WWW longueur d’onde parÉlaineÉmond 14 Les centres de financement aux entreprises Fer de lance du secteur entreprises par Gilles Drouin 16 « C’est tout le Québec qui va se célébrer » ! par Pierre Goulet 18 Mission accomplie ! La guerre du bogue n’a pas eu lieu par Hélène Matte 21 Fonction dirigeant La politique de communication Un outil complémentaire au plan d’affaires de la caisse par Pauline D’Amboise 23 Gens de Desjardins Yvan Forest : l’utopiste réaliste par Gilles Drouin 24 Desjardins 1 I VIS Il a porté haut le flambeau de la coopération ~B~ - a décision de M.Claude Béland de ne pas solliciter un troisième mandat à la présidence du Mouvement Desjardins marque la fin d’une époque.D’ailleurs, dans un proche avenir, nous reviendrons sur l’héritage que M.Béland laisse après 13 ans de pouvoir.Celui que certains qualifient déjà d’« architecte du nouveau Desjardins » a été pour nous non seulement un chef mais également un collaborateur extrêmement fidèle.Communicateur émérite, cet homme a imprimé son style à la revue, et c’est toujours avec modestie qu’il a accueilli les remarques qui lui étaient faites sur ses textes.J’aime à me rappeler qu’en dépit de ses nombreuses occupations il a toujours manifesté un respect ' ^ scrupuleux des dates de tombée et des échéances de La Revue Desjardins.Claude Béland a toujours été un homme de communication ; coopérateur averti, il savait que l’information constitue un des grands principes de la démocratie coopérative et il en a fait le centre de son engagement personnel.Aussi, non seulement M.Béland a-t-il collaboré activement à La Revue Desjardins et à Ma Caisse Mes finances, mais il n’a jamais cessé de soutenir l’une et l’autre, année après année.Son successeur, qui sera connu dans les prochains jours, aura la tâche agréable certes, mais également exigeante, de continuer à porter haut le flambeau de la coopération.Il s’inscrira alors dans la tradition que Claude Béland a maintenu vivante, après les Cyrille Vaillancourt, Alfred Rouleau et Raymond Blais.La Revue Desjardins est impatiente d’accueillir ce nouveau collaborateur.• Élection à la présidence • En dépit des règles strictes et du secret qui entoure l’élection à la présidence, nous avons tenu à présenter brièvement, à partir d’un résumé de carrière fourni par chacun d’eux, les sept candidats à la présidence.Nous avons pensé qu’à moins d’une semaine de la tenue du scrutin nos lecteurs aimeraient avoir un aperçu de la carrière et de l’engagement de celui ou celle qui présidera aux destinées du Mouvement pour les quatre prochaines années.• Tout en couleur • Peut-être avez-vous constaté que le présent numéro de La Revue Desjardins resplendit de couleurs pour son entrée dans l’an 2000.La raison en est simple : ce sont nos annonceurs qui en ont manifesté le désir, et c’est pour les accommoder que nous avons pris la décision de publier une revue pleine couleur.À l’heure de la télévision « couleur » et même numérique, qui s’en plaindra ?®D*»j«rdln« tait sa part pour ranvtronnam Ce papier contient de* fibre* recyclée*. BÂTIR ENSEMBLE En guise de conclusion Au cours des treize dernières années, je ne sais trop combien d'éditoriaux de La Revue Desjardins j'ai eu le privilège de signer.Ce que je sais, par contre, c'est que j'en suis au dernier puisque mon troisième mandat à la présidence du Mouvement viendra à échéance le 26 mars prochain.^ U e quitterai donc à un moment où le consensus est fait sur la nécessité de mettre en place une nouvelle structure sur laquelle nous fondons de grands espoirs, puisqu’elle améliorera la vie coopérative dans le Mouvement ainsi que son processus décisionnel, tout en réduisant sensiblement les coûts d’exploitation des organismes de soutien des caisses.Il nous fallait agir pour contrer une menace qui pointait à l’horizon : la diminution de la compétitivité des caisses et de leur capacité de répondre adéquatement aux besoins financiers de leurs membres.Ces importantes décisions bonifieront sensiblement la dimension entreprise de la caisse.r'K ^t.Mais, à mon avis, une autre menace plane sur le Mouvement, non seulement sous l’effet des changements technologiques ou réglementaires, mais aussi en raison de changements Sur le plan des valeurs individuelles et sociales.En effet, une caisse Desjardins ne se réduit pas à une entreprise ; elle est aussi et surtout une association de personnes, un regroupement d’hommes et de femmes qui s’associent en vertu de règles differentes de celles des autres institutions financières, dans le but d’assurer le succès de leur coopérative.Pourquoi parle-t-on de règles différentes ?Parce que, depuis ses origines, le Mouvement poursuit une finalité particulière, celle de responsabiliser les épargnants en les invitant à la maîtrise de leurs propres affaires et de celles de leur collectivité.Pour y parvenir, il faut les engager à soutenir activement l’organisation qu’ils se sont donnée, où des règles de contrôle démocratique assurent la solidarité et un désir commun de contribuer d’une façon permanente « au mieux-être économique et social des personnes et des collectivités ».En bref, il s’agit, par le regroupement des épargnes à l’intérieur d’entreprises coopératives inaliénables, de créer une force économique collective qui permet aux gens d’ici de protéger leurs intérêts personnels et collectifs.« Si nous ne pouvons être millionnaires individuellement, disait Alphonse Desjardins, soyons-le au moins collectivement ! » Le miracle de la coopération Il suffit d’ailleurs de se rappeler l’histoire du Mouvement pour constater que l’aspect entreprise n’a pas été le principal facteur qui a permis au Mouvement de devenir ce qu’il est devenu.En effet, quelle institution financière songerait à entreprendre ses opérations sans capital et pratiquement sans actif ?Ce fut pourtant le cas des caisses Desjardins.Ce qui explique ce miracle de la coopération, c’est que les caisses ont pu compter sur un capital différent mais combien essentiel : le capital humain, « Ce qui explique ce miracle de la coopération, c'est que les caisses ont pu compter sur un capital différent mais combien important : le capital humain.» c’est-à-dire des personnes réunies en association et motivées par l’espoir de créer un monde meilleur, un milieu de vie où régnent la justice et l’équité, et cela, en toute liberté et générosité.En réalité, les caisses ont grandi parce qu’elles ont pu compter sur un grand nombre de coopérateurs dont l’engagement, le sens de la responsabilité, la prévenance, le souci de l’autre et l’amour du prochain ont constitué une semence puissante ; ce précieux capital a non seulement donné naissance à la première caisse à Lévis, il y a maintenant 100 ans, maisa permis d’édifier un réseau de caisses reconnu aujourd’hui comme l’un des plus importants dans le monde.Élargir la base militante Au soir du 20 janvier 1987, première journée de ma présidence du Mouvement Desjardins, à l’émission Le Point, à Radio-Canada, on m’a demandé à brûle-pourpoint : « Que souhaitez-vous pour le Mouvement Desjardins, alors que vous en acceptez la présidence ?» Sans avoir eu le temps de réfléchir, j’ai répondu spontanément : « Je souhaite que la base militante de Desjardins soit élargie.» Dieu merci ! Desjardins peut encore compter aujourd’hui sur une bonne dizaine de milliers de coopérateurs militants.Car, ne l’oublions pas, aucun mouvement ne peut progresser, ni même survivre, s’il ne peut compter sur des gens vraiment engagés, profondément motivés par la finalité de l’organisation dont ils sont membres.Au soir du 26 mars prochain - le défi de l’éducation coopérative étant éternel - je souhaiterai encore que tout soit mis en oeuvre pour que « la base militante de Desjardins soit élargie.» fTTI Le président 2 • La Revue Desjardins, numéro 1,2000 EN DIAGONALE ¦ Quand collaboration rime avec don À l'initiative de la Caisse populaire Desjardins Saint-Donat de Montréal, les caisses populaires Desjardins Pierre-de-Coubertin et Marie-Reine-des-Coeurs ont organisé « La Course Desjardins » au profit du centre d'entraide pour personnes âgées le Rameau d'Olivier.De nombreuses filiales de Desjardins ont répondu à l'invitation et ont désigné un coureur pour participer à cette course de 4,5 km dans le quartier Mercier-Montréal-Ouest.L'événement a permis d'amasser 2 150 $ pour l'organisme qui vient en aide aux personnes âgées en perte d'autonomie.¦ Le concours Wow ! Wow ! Wow ! fait des heureux Avec le lancement du site renouvelé s’est déroulé le concours Wow ! Wow ! Wow !, à l’intention des employés et des membres.En ce qui concerne le volet employés des caisses, les principaux intéressés ont répondu en grand nombre.En tout, près de 11 000 bulletins de participation ont été envoyés.Pauline Nadon et Isabelle Roberge ont gagné un abonnement Internet de 6 mois avec AT&T alors que Sylviane Morin a mérité un ordinateur IBM.Félicitations à tous les participants ! Geneviève Bastien ¦ Les experts de DID en vedette Développement international Desjardins (DID) a profité de la Semaine du développement international, du 6 au 12 février, pour lancer sa campagne d’information, où l’organisme cède la parole à ses experts sur le terrain.Cette campagne, dont les porte-parole sont d’anciens professionnels de caisses et de fédérations maintenant à l’emploi de DID, permettra d’en connaître davantage sur les projets de la filiale.Rappelons que DID, qui fêtera cet automne son 30e anniversaire, travaille en collaboration avec les institutions coopératives financières de plus de 25 pays en développement ou en transition économique afin de rendre les services financiers accessibles aux populations locales.La campagne se retrouve également dans le site Internet de DID au www.did.qc.ca.Les vraies valeurs passent par VmD elles ont de l’avenir et elles sont accessibles.à voire caisse Desjardins mm : Une gamme complète de REER autogérés et de placements Actions ¦ Fonds communs de placement ¦ Obligations ¦ Coupons détachés ¦ Titres étrangers Informez-vous auprès du personnel de votre caisse En matière d’investissement, tout est question d’analyse, de stratégie.mais sutoul de confiance.Chez Valeurs mobilières Desjardins, vos objectifs et vos valeurs sont pour nous une priorité.C’est pourquoi nous vous offrons des solutions personnalisées et les conseils spécialisés de nos experts.Région de Montréal (514) 987-1749 1 800 361-4342 P) Desjardins Valeurs mobilières Desjardins Région de Québec (418) 650-6350 1 800 361-6006 La Revue Desjardins, numéro 1,2000 • 3 Les carrières d'avenir au Québec lèxe .Les '1r « « _ de 4°° ^^ren^'ru9^aU Cébe^«Ûtde Le Mouvement Desjardins a collaboré à la recherche sur les formations les plus prometteuses au Québec menée par les éditions Ma Carrière.Plus de 800 intervenants issus du réseau de l’éducation, des secteurs industriels au Québec, de divers organismes clés reliés au monde du travail ont également participé à cette enquête d’envergure qui a eu lieu entre juillet et décembre l’an dernier.Le résultat ?Le livre Les carrières d’avenir au Québec, où l’on retrouve entre autres les 160 professions les plus prometteuses par ordre d’enseignement (professionnel, collégial et universitaire), les profils d’emplois de chacune des régions de la province et les grands enjeux de la démographie et de l’emploi au Québec.¦ Desjardins et la Soirée des Jutra Desjardins présentera la deuxième Soirée des Jutra le 5 mars prochain.Cet événement sert à mieux faire connaître les films créés au Québec et ainsi attirer un public plus nombreux.D’ailleurs, le Mouvement remettra lors de cette soirée le « Billet d’or Desjardins » pour le film ayant récolté le plus d’entrées en salle.Restauration de la Maison Alphonse-Desjardins La Maison Alphonse-Desjardins fait présentement l’objet de travaux de rénovation.En effet, la maison a fermé ses portes, pour la première fois depuis son ouverture au public en 1982, pour une période de trois mois.En vue du centième anniversaire de fondation du Mouvement Desjardins, la Société historique Alphonse-Desjardins a entrepris des travaux de réaménagement et de restauration de l’intérieur de la maison du fondateur des caisses, afin de lui rendre le cachet qu’elle avait autrefois.La Maison réouvrira au mois de mars 2000.Dans son prochain numéro, La Revue Desjardins vous proposera une visite guidée avec Michel Lessard, spécialiste de l’histoire du mobilier québécois et associé aux travaux de restauration.Tous les objets fabriqués après 1906 seront remplacés dans la Maison lors de la reconstitution.Par exemple, le poêle figurant ci-dessus (datant de 1915) sera changé pour un autre qui a été produit par la Fonderie Carrier-Lainé de Lévis dans les années 1890.Qui est au cœur des plus grands partenariats informatiques COMPAQ.www @ Compaq.ca 4 • La Revue Desjardins, numéro 1,2000 Les Cahiers historiques de l'AVDL : 50 ans d'assurance de personnes L’Assurance vie Desjardins-Lauren-tienne (AVDL) a célébré ses 50 ans d’activités en assurance de personnes en septembre dernier.Pour souligner l’événement, l’AVDL a produit, en étroite collaboration avec la Société historique Alphonse-Desjardins, une collection de onze cahiers thématiques présentant les faits marquants de ce demi-siècle d’histoire.Les Cahiers historiques de l’AVDL retracent notamment les origines de l’AVDL, le riche patrimoine financier quelle a accumulé grâce aux fusions réalisées avec de nombreuses sociétés d’assurance vie québécoises, son rôle dans la formation des sociétés filiales du Mouvement Desjardins, son i engagement social et son sens [ de l’innovation en matière de \ produits et services financiers.Destinés en premier lieu aux employés et aux retraités de l’AVDL à qui ils ont déjà été distribués, les Cahiers historiques seront également transmis aux présidents de fédérations et de caisses, de même qu’à certains organismes gouvernementaux et aux bibliothèques universitaires au cours du mois de février.hx**} U u TJÊSpïMins Févier 2000 4>J Desjardins Destinée aux dirigeants et aux gestionnaires du Mouvement Desjardins, cette revue d’information est publiée cina fois par année par la Confédération des caisses populaires et d économie Desjardins du Québec.Ce numéro a été tiré à 23 000 exemplaires.Directrice Édition et Publications Micheline Paradis Rédacteur en chef Pierre Goulet Collaborateurs et collaboratrices Geneviève Bastien, Claude Béland, Pauline D’Amboise, Gilles Drouin, Guy Cameron, François Renaud, Élaine Hémond, Hélène Matte.Conception et réalisation graphiques Marie Caron Révision Solange Deschênes Publicité Yvan Forest Abonnements René Brousseau, (418) 835-8444 poste 2203 Impression Imprimerie La Renaissance www.desjardins.com Changement d’adresse Tout changement d’adresse doit être communiqué à La Revue Desjardins, Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, 100, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec), Canada G6V 7N5.Téléphone 1800 463-4810, poste 2203 (418) 835-8444, poste 2203 Droits et responsabilités La traduction et la reproduction totale ou partielle des photographies, illustrations et articles publiés dans La Revue Desjardins sont interdites sans le consentement écrit de l’éditeur.Les opinions émises dans les articles publiés par La Revue Desjardins n’engagent que la responsabilité de leur auteur.ISSN 0035-2284 - Dépôts légaux Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec Affranchissement numéraire au tarifée troisième classe en nombre, permis n° 1981.Port payé à Québec.Le mouvement coopératif en deuil Le père Georges-Henri Lévesque, fondateur du Conseil de la coopération du Québec (CCQ), humaniste et fervent défenseur des principes coopératifs, a rendu l’âme le 18 janvier dernier.En 1940, le père Lévesque invitait les représentants des coopératives existantes telles que l’Union catholique des cultivateurs (maintenant l’UPA), la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (devenue la CSN), celles affiliées au ministère de l’Agriculture et des milieux de l’enseignement à créer un organisme unifiant les forces coopératives québécoises.Soixante années plus tard, l’institution du père Georges-Henri Lévesque est toujours bien vivante et occupe une place importante au Québec.En effet, le CCQ rassemble plus de 3 500 coopératives, administrées par 20 000 hommes et femmes qui participent activement, par l’action de 70 000 salariés, au développement économique et social du Québec.Desjardins Dites-le à vos membres, en leur distribuant notre dépliant La Corporation de fonds de sécurité de la Confédération Desjardins Téléphones : 1 800 463-4810, poste 4483 418 835-4483 Télécopieur: 418 837-5304 (^] Desjardins La Revue Desjardins, numéro 1,2000 • 5 Archives CCPEDQ Nom : Claude Royer, 35 ans Avant DID : postes de direction ou de conseiller dans les caisses populaires de Saint-Évariste de Forsyth, de Saint-Henri, de Saint-Denys-du-Plateau, de Viauville et de Verchères Affectation DID : conseiller technique et financier au Mali Défi : assurer l'autonomie du Réseau Nyèsigiso « La jungle africaine?Elle esl financière! Lorsqu’on réalise un mandat en Afrique pour Développement international Desjardins, il faut oublier les images de folklore dans la brousse.Il y a des objectifs concrets à atteindre.et une concurrence bien réelle.ï Y DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL DESJARDINS Présence : plus de 25 pays Spécialité : finance communautaire dans les pays en développement ou en transition économique Équipe : 250 employés dont près de 150 sont étrangers Carnet de commandes actuel : 40 M$ :: Au Mali, le réseau que DID a contribué à développer n’était qu’un tout petit joueur à l’origine.Aujourd’hui, il est le plus important à l’échelle nationale.Pour y arriver, nous avons travaillé fort.Il ne faut pas oublier que les Maliens se font offrir des partenariats par d’autres intervenants que nous : des Américains, des Suisses, des Français.Pour faire croître un réseau, il faut plus que de belles paroles.Pour moi, c’est cela qui rend l’aventure si extraordinaire.Au plan personnel, j’ai reçu beaucoup.Ay plan professionnel, j’ai participé à construire quelque chose de solide^u service des commu nautés locales.» Un engagement fondamental pour Desjardins La mission de DID est de renforcer la capacité d'agir des populations moins nanties de pays en développement, en favorisant la maîtrise d'entreprises à propriété et à contrôle collectifs.Grâce au travail des experts de DID et de ses partenaires, des milliers de personnes ont accès aux services financiers et améliorent ainsi leurs conditions de vie.Telle est la réussite du modèle coopératif imaginé par Alphonse Desjardins.Pour mieux connaître les actions de DID, visitez le site www.did.qc.ca Développement international Desjardins DID travaille en collaboration avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et le gouvernement du Québec ) Desjardins par une commandite soit par des projets particuliers.C’est ainsi que la SAQ lancera une cuvée du Centenaire, une appellation contrôlée de France mais aux couleurs du centenaire.IBM est à élaborer un programme de formation qui allie informatique et coopération, alors qu’Hydro-Québec s’engage à publier un numéro spécial de la revue Forces consacré à Desjardins.Cet engagement exceptionnel de 25 partenaires de Desjardins totalise 2,5 millions de dollars.« C’est dire toute l’importance qu’ils accordent à l’apport de Desjardins dans l’évolution du Québec », souligne Pierre Brossard.Les manifestations seront nombreuses et variées.Certaines auront un caractère plus solennel, comme le dévoilement en juin d’un monument à la mémoire d’Alphonse et Dorimène Desjardins, à la jonction de la route 132 et de la côte du Passage à Lévis, un projet conjoint de Desjardins et de la Commission de la capitale nationale.Un projet rassembleur, à l'image de Desjardins Dès la fin de janvier, le personnel du Mouvement pourra prendre connaissance par courriel de la diversité des Rendez-vous du centenaire, une banque de données sur l’ensemble des activités organisées par les caisses et mise à jour régulièrement.En outre, dès mars 2000, le public y aura accès sur le site Internet Desjardins.À ce feu roulant d’activités s’ajoutera la publication d’un cahier spécial tiré à 1,2 million d’exemplaires qui sera inséré dans les quotidiens et les hebdos du Québec et qui portera le joli titre : « Comment Desjardins est entré dans ma vie ».Ce recueil de témoignages préparera les esprits à la Grande Fête Réseau du 9 décembre.Mais la beauté de l’affaire, c’est que le Comité du centenaire, fort de l’appui de ses partenaires, réalisera tout ce programme en dégageant un excédent budgétaire.« Ce surplus, révèle Pierre Brossard, sera affecté à un projet spécial qui sera dévoilé au cours de l’an 2000.Nous en sommes à établir les critères, mais une chose est sûre : ce sera un projet profondément humain et rassembleur, à l’image même de Desjardins.» L'album du centenaire L’album Desjardins 1900-2000, de Pierre Poulin, historien à la Société historique Alphonse-Desjardins, retrace l’histoire du mouvement fondé par Alphonse Desjardins.Cent ans d’histoire que l’on retrouve dans un ouvrage abondamment illustré qui sera lancé le 25 mars prochain, lors des assemblées générales annuelles du Mouvement, en même temps que Les Éditions Dorimène.L'édifice du 59 Bégin, siège social de la Fédération des unions régionales lors de sa construction en 1949.La Revue Desjardins : Comment avez-vous abordé la rédaction de 1900-2000 ?PIERRE POULIN : Cet ouvrage est une synthèse d’une centaine de pages qui retrace les événements les plus marquants de l’histoire du Mouvement Desjardins.C’est d’autant plus intéressant que la dernière Pierre Poulin, historien de la SHAD, est l'auteur de trois tomes de \'Histoire du Mouvement Desjardins.Un quatrième est en préparation.partie, de 1971 à nos jours, n’a pas été traitée dans les trois tomes de Y Histoire du Mouvement Desjardins.Ce livre, que l’on doit lire en parallèle avec l’histoire économique et sociale du Québec au XXe siècle, montre que, grâce à Desjardins, les Québécois francophones ont fait la reconquête de leur économie.Au début du siècle, nous ne possédions pas nos leviers économiques et nos outils de développement.Il faut garder à l’esprit que Desjardins est avant tout une réalisation collective à laquelle des milliers de gens ont collaboré en donnant le meilleur d’eux-mêmes.Cette réussite financière s’appuie entre autres sur le bénévolat de gens qui croyaient qu’avec Desjardins nous pouvions améliorer notre condition économique et sociale.Et c’est un des fils conducteurs de l’histoire du Mouvement.La Revue Desjardins : Avez-vous trouvé difficile de parler des années plus récentes ?PIERRE POULIN : Il n’y a pas encore d’études historiques sur les dernières années, la poussière n’est pas encore retombée sur les événements.Il faut donc y aller à grands traits et se concentrer sur les éléments marquants, les tendances et les lignes de force, ce qui nous tient assez loin des contributions individuelles.Le Mouvement prend donc beaucoup de place par rapport aux personnes.Desjardins est omniprésent dans la société québécoise mais sa nature coopérative n’est pas toujours bien comprise.J’espère que cet album permettra de mieux faire comprendre cette réalité du Mouvement.G.B.Inédit : les 30 dernières années La Revue Desjardins, numéro 1,2000 • 19 Cdltdlclir€î du A/louvement Desjardins 1^ Desjardins La Caisse de Lévis ouvre le bal Geneviève Bastien Le Mouvement Desjardins aura bientôt 100 ans, c'est maintenant chose connue.Ce chiffre magique est lié à la fondation de la Caisse populaire de Lévis, le 6 décembre 1900, première caisse mise sur pied par Alphonse Desjardins.Jlà où tout a L ^ .! À l'occasion du cente- naire de la Caisse de Lévis, celle-ci publie ses 100 ans d'histoire sous le titre : La Caisse populaire de Lévis : là où tout a commencé.Le lancement aura lieu le 20 mars prochain.Clément la Caisse « partir de chez nous est né un grand mouvement et nous sommes heureux de donner à Desjardins le plaisir de célébrer son centenaire », lance avec fierté le président de la Caisse de Lévis, M.Clément Samson.Des festivités, il y en aura à la Caisse de Lévis cette année, en commençant par le lancement des célébrations le 13 mars, lors de l’assemblée annuelle de la caisse, qui aura lieu à l’église Notre-Dame de Lévis.Les autres célébrations au programme se tiendront pour la plupart en parallèle avec les moments forts du centenaire de tout le Mouvement.» Nous profiterons de l’exposition multisites qui se tiendra d’avril à septembre à Lévis, dans des lieux fréquentés par Alphonse Desjardins ou qui ont une signification particulière en regard de son œuvre, pour rappeler l’importance de Desjardins aux citoyens de Lévis, ainsi qu’aux touristes.Nous serons présents au Gala d’excellence de la ville de Lévis, nous soulignerons de façon toute particulière la Semaine Desjardins en octobre et l’anniversaire de fondation le 6 décembre.En dernier lieu, nous participerons à la Grande Fête Réseau, le 9 décembre », souligne le président de la caisse.Il mentionne au passage d’autres activités dont les contenus ne sont pas encore complètement arrêtés, mais qui seront tout aussi importantes.« Nous avons une belle année devant nous et nous comptons en faire profiter tout le Mouvement.On n’a pas tous les jours 100 ans.», de conclure le président.Samson, président de populaire de Lévis L’ouvrage, rédigé par les historiens Guy Bélanger et Claude Genest, retrace la petite histoire intime de la caisse et la situe dans son milieu.Clément Samson raconte que cela a permis de mieux comprendre comment Alphonse Desjardins a mis sur pied les assises de ce qui allait devenir un grand mouvement, et comment la Caisse de Lévis a servi de « laboratoire » pour la fondation d’autres caisses.« Beaucoup de nouveaux éléments jusqu’à maintenant restés dans l’ombre figurent dans le livre.Par exemple, nous avons découvert qu’Alphonse Desjardins a connu sa première expérience de mutualité à l’âge de 20 ans, et nous avons trouvé des documents relatant le rôle important qu’a joué l’épouse d’Alphonse Desjardins, Dorimène, avant et après la mort du fondateur », explique le responsable du projet, Guy Bélanger.L’auteur mentionne également d’autres éléments intéressants que révèle l’ouvrage, tels que le rôle du fils aîné d’Alphonse Desjardins, Raoul Desjardins, et celui de Cyrille Vaillancourt, figure très connue du Mouvement.1970 à nos jours Guy Bélanger (ci-haut) et Pour sa part, Claude Genest s est attaque a la et auteurs de ia Caisse partie contemporaine de l’histoire de la caisse, populaire de Lévis, là où c est-a-dire de 1970 a nos jours.Comment a-t-il tout o commencé qui sera abordé la délicate mission qui lui était confiée ?lancé le 20 mars à la « Parce que les événements sont assez récents et Bibliothèque Pierre-qu’il y a moins de recul par rapport à cette période, Georges-Roy à Lévis, mon travail a surtout consisté à élaborer un cadre de recherche, une base solide à partir de laquelle d’autres pourront travailler dans le futur ; la seconde partie du livre est plus descriptive et moins analytique.» Basé sur le dépouillement des archives de la Caisse de Lévis et d’une base documentaire déjà existante sur la vie d’Alphonse Desjardins, le livre La Caisse populaire de Lévis : là où tout a commencé, comporte 300 pages.[JjJJ ce O CJ 20 • La Revue Desjardins, numéro 1,2000 Mission accomplie ! La « guerre du bogue » n'a pas eu lieu JH Hélène Matte On l'a attendu de pied ferme.Sous l'œil attentif du Bureau de l'an 2000 de Desjardins, une armée de spécialistes a inventorié, analysé, testé, programmé et corrigé.Et comme prévenir la panique semblait au moins aussi important que régler le problème technologique, les communicateurs se sont mis au travail dès 1998.fin de mieux faire échec au bogue, des alliances ont même été conclues avec les banques, pourtant rivales traditionnelles des caisses.Un comité de gestion « pré- et post-passage », prêt pratiquement à tout, avait été formé au sein du Mouvement, de même qu’une structure de gestion de crise qui n’a pas servi.Fort heureusement.Le bogue n’a sévi ni dans l’industrie financière ni dans d’autres secteurs de l’économie, ici ou ailleurs.Serge Limoges, responsable du Bureau de l’an 2000, et André Chapleau, directeur des Communications à la Confédération et coordonnateur, pour le Mouvement, de l’ensemble des communications reliées à l’an 2000, se déclarent très satisfaits de la tournure des événements.« Compte tenu de tous ces préparatifs, les nôtres et ceux des banques, on pouvait présumer qu’il n’y aurait pas de gros pépins dans le milieu financier », estime Serge Limoges.Sur la question de l’an 2000, la coopération entre l’Association des banquiers canadiens (ABC) et Desjardins était totale.Ni les banques ni le Mouvement ne voulaient subir les conséquences qu’entraîneraient inévitablement, pour l’image de l’industrie, les problèmes éprouvés par une seule institution financière.« L'entreprise a fait ce qu'il fallait.» D’un point de vue technologique et financier, aurait-on pu faire les choses différemment ?Serge Limoges affirme que l’entreprise a fait ce qu’il fallait : « Ces travaux étaient requis pour corriger le problème des dates dans des dizaines de milliers de programmes et d’équipements utilisés quotidiennement dans les opérations bancaires et administratives.Des milliers d’outils libre-service de bureautique et de production ont dû être mis à niveau.Collectivement, nous avons donc participé au grand ménage du coffre à outils technologiques de Desjardins, un investissement dans la modernisation qui nous sera bénéfique pour les années à venir.» Serge Limoges, à gauche, et l'équipe du Bureau de l'an 2000, de gauche à droite, Micheline Gervais, Louison Fortier, Chantal Beaudet, Mariette Racette, Élie Accad et Liliane Huot.« À l’inverse de ce qu’on appréhendait, les membres n’ont pas montré beaucoup d’inquiétude au cours des deux dernières semaines de l’année, remarque André Chapleau.Nous pensions, comme toutes les institutions financières, faire face à une forte augmentation des retraits pendant cette période, mais cela n’a pas été le cas.Il a fallu retourner le numéraire excédentaire qu’on avait commandé par précaution.» Au cours de l’année 1999, les sondages démontraient que les Québécois redoutaient moins les effets du passage à l’an 2000 que les Canadiens, mais André Chapleau avance une explication complémentaire.« Je pense que nos communications ont porté, dit-il, les nôtres et celles des banques.A l’automne 1999, nous avons mis en veilleuse notre stratégie de réaction à l’actualité pour émettre des messages rassurants précisant que nous garantissions la sécurité des dépôts de nos membres.» En bout de ligne, l’efficacité du message était sûrement liée à une concertation évidente dans l’industrie financière canadienne.Le public a sans doute été tranquillisé par cette attitude, gage de responsabilité et de compétence face à un événement qui dépassait les simples intérêts commerciaux.« Les services financiers sont d’abord affaire de confiance; qu’un seul fournisseur de ces services soit pris en défaut et c’est la réputation de toute l’industrie qui est entachée.Mais, en premier lieu, il s’agissait d’éviter des inconvénients malheureux dont personne ne serait sorti gagnant.» QQ3 « Les services financiers sont d'abord affaire de confiance (.) » André Chapleau, directeur des Communications (Confédération) La Revue Desjardins, numéro 1,2000 * 21 Patrick McKoy LA GESTION ¦aaraa DESJARDINS Fiducie Desjardins DETENEZ UN ACTIF IMPORTANT ET SOUHAITEZ LE FAIRE FRUCTIFIER PRÉOCCUPATIONS y Ai-je toutes les connaissances nécessaires pour gérer mon portefeuille de façon optimale ?r Mes occupations courantes me permettent-elles d’effectuer un suivi rigoureux ?* Comment maximiser mon rendement ?SOLUTION La Gestion discrétionnaire de portefeuille* vous permet de faire fructifier votre capital grâce à une gestion professionnelle de haut niveau.Nous administrons votre portefeuille conformément à la politique de placement que vous aurez établie avec notre équipe, en fonction de vos objectifs et de votre horizon de placement.AVANTAGES r Tranquillité d’esprit lorsque vous confiez la gestion de votre portefeuille à notre équipe de gestionnaires chevronnés.y À vous la liberté ! Le suivi quotidien de votre portefeuille nous permet de nous ajuster rapidement aux mouvements des marchés.T Rendements historiques obtenus généralement supérieurs aux indices de marché grâce à une méthode de gestion éprouvée.POUR EN SAVOIR PLUS Adressez-vous au Centre de gestion privée Desjardins de la Fiducie Desjardins ou composez le (514) 286-3225 ou au 1 800 361-2680 de 8h à 20h.r Ce service s’applique à un portefeuille de500 000 $ et plus.Il est offert par Gestion Placements Desjardins, unefiliale de la Fiducie Desjardins. FONCTION DIRIGEANT Pauline D’Amboise La politique de communication Un outil complémentaire au plan d'affaires de la caisse Les règles de régie d'entreprise dont.nous vous avons parlé antérieurement suggèrent que le conseil d'administration d'une entreprise se dote d'une politique de communication.- est l'outil par lequel devraient être encadrées toutes les activités de communication qui soutiennent la réalisation de sa planification stratégique.Dans une caisse Desjardins, on cherche à mettre en valeur la distinction coopérative de l'entreprise qui se traduit notamment par l'ofïre de produits et services financiers de qualité à ses membres.La politique de communication, qui est complétée par un plan annuel de communication, vient appuyer la réalisation du plan d'affaires.Vous connaissez sans doute déjà, et cela est une mine d'occasions, le nombre d'intervenants qui sont susceptibles de s'intéresser aux affaires et au développement de votre caisse, ainsi qu'à son engagement dans le milieu.Pensez à vos membres (jeunes, aînés, travailleurs autonomes, communautés culturelles, etc.), à vos employés, aux membres potentiels, aux maisons d'enseignement, aux leaders d'opinion locaux, aux organismes gouvernementaux locaux, à vos fournisseurs, aux associations professionnelles et d'employés, aux coopératives et aux entreprises de l'économie sociale sur votre territoire, aux chambres de commerce et aux associations de gens d'affaires, au public en général, aux médias, etc.Cette politique a donc une portée interne et externe.Si vous avez l'impression que les contributions ou les réalisations de votre caisse ne sont pas reconnues ou même connues de ces publics (ex.: commandites, ristournes, etc.) que les finalités coopératives de votre caisse ne sont pas comprises ou, même, que vous êtes souvent en réaction face aux événements qui touchent l'image de votre caisse, la politique de communication pourrait être un outil de planification efficace1.C'est le rôle du conseil d'administration d'évaluer la qualité des interrelations de la caisse avec ses publics, de décider des objectifs et de planifier les actions de communication pour les atteindre.C'est à lui que revient la tâche de se propulser dans le temps pour cerner d’avance les défis à relever en cette matière, dans le respect des ressources financières et humaines disponibles.Il s'agit donc d'un exercice complémentaire à la réalisation du plan d'affaires et aux offensives de communication lancées à l'échelle régionale ou provinciale.Un projet doit être bien planifié en matière de communications À l’intérieur d'une politique de communication, on trouve les stratégies permettant à la caisse d'entreprendre au bon moment les bonnes actions de communication auprès de ses publics, et ce pour les objectifs afférents aux six clés de gestion que sont la gestion des ventes, les résultats financiers, la qualité des risques, la satisfaction du membre, le développement coopératif et la performance des ressources.Ces stratégies pourront être modifiées au fur et à mesure pour tenir compte des impondérables qui surviendront nécessairement.Cette politique devrait aussi déterminer les moyens privilégiés pour la réalisation des actions de communication dont il a été question précédemment (ex.: mécanismes de traitement des plaintes, assemblée générale et comités de membres mis sur pied par le conseil d'administration, communiqués et conférences de presse, participation à des tribunes publiques, interviews avec les médias, publications, publicité, salons, expositions, conférences, colloques, forums, soirées d'information pour les membres sur les produits et services, rencontres avec le personnel de la caisse, etc.).La politique de communication peut éviter certaines crises ou écueils qui obligent à faire du rattrapage et impliquent des coûts inutiles, tout en nuisant à l'image de la caisse.À titre d'exemples, un projet de regroupement de caisses doit être bien planifié sur le plan des communications pour que les membres et le milieu en comprennent bien les enjeux et les objectifs.L'exercice en cours de reconfiguration des organismes de soutien aux caisses nécessitera sûrement des efforts de communication dans votre milieu.L'abandon d'un service par la caisse pourrait exiger un effort de communication envers un segment donné de membres, des reportages diffusés lors d'émissions d'affaires publiques se préoccupant des consommateurs pourraient exiger une action de communication, etc.Une tendance lourde À la suite d’un sondage réalisé en 1999 par le Toronto Stock Exchange à l'origine du rapport Dey « Where were the directors », seulement 25 % des conseils d'administration ont participé depuis cinq ans à la réflexion et au développement d'une politique de communication établissant les bases d'une communication efficace avec les publics de leur entreprise.Ce qui est certain, cependant, c'est qu'il s'agit d'une tendance lourde qui retiendra de plus en plus l'attention des administrateurs d'entreprises au cours des prochaines années.La concurrence vive que se livrent les entreprises exigera des dirigeants qu'ils soient alertes pour déceler tout ce qui pourrait affecter l'entreprise en vue de planifier les actions requises, qu'elles soient liées au développement des affaires ou à son image.On remarque que les occasions pour une entreprise d'être remise en question publiquement sont de plus en plus nombreuses et que cette situation entraîne des risques pour sa réputation et ses affaires que doivent gérer les conseils d'administration.C'est d'autant plus important chez Desjardins où il y a une relation directe entre l'image de la caisse et le Mouvement.ŒE Pour en savoir plus et vous donner le goût.1 Rappelons l'existence du Manuel de l'engagement de la caisse dans le développement de son milieu qui comporte, à sa section « Guide pratique d'organisation et de communications », des conseils judicieux.Le plan de communication - l'art de séduire ou de convaincre les autres, Bernard Dagenais aux Presses de l'Université Laval.Communications - Manual for Credit Unions -World Council of Credit Unions.La Revue Desjardins, numéro 1,2000 •23 GENS DE DESJARDINS Yvan Forest L'utopiste réaliste L'esprit de solidarité et d'entraide coule dans les veines d'Yvan Forest.« Je crois que je dois cela à mes origines acadiennes ainsi qu'à mon milieu familial animé par la foi catholique.» Par Gilles Drouin -¦L van Forest est un fier descendant des Acadiens qui ont pris la route du Québec pour éviter la déportation.« Ils ont fui les écuries de Boston pour venir fonder, entre autres, le village de Saint-Jacques-de-Montcalm où je suis né, il y a 66 ans.Il fallait se serrer les coudes pour repartir à zéro.» Solidarité, coopération et francophonie.Trois mots qui résument la vie de ce retraité hyperactif.« Ce sont vraiment les trois moteurs de ma vie.» Sa carrière débute en 1955.Frais émoulu du Centre de formation rurale de FUnion catholique des cultivateurs, une école qui formait les jeunes à la coopération et au syndicalisme agricole, le jeune Forest entre au service de FUnion régionale des caisses de Lanaudière comme inspecteur-propagandiste.« Pour moi, c’était le travail idéal.On faisait un peu de tout, même remplacer des gérantes de caisse.» Il a, entre autres, contribué à la création de 90 caisses scolaires.Surtout, le propagandiste rencontrait beaucoup de gens.« Travailler avec les gens me motive beaucoup », confie ce bon vivant qui, avec son épouse Georgette Olivier, consacre maintenant deux soirs par semaine à apprendre les danses latines et le tango.« Pour moi, les autres ne sont pas des concurrents » En 1960, il devient administrateur national de la Jeunesse rurale catholique ( JRC), une expérience qui le marquera et le servira pour le reste de sa vie.« C’était une aventure extraordinaire.Tout était en effervescence à l’époque.À la JRC, la solidarité était très forte.Nous travaillions pour des valeurs en poursuivant l’idéal de créer une société plus humaine, plus juste.“Yvan le rêveur ?” Je crois qu’il faut entretenir des utopies.Il est possible d’avoir des utopies tout en étant très réaliste.Je poursuis un idéal et j’y apporte ma contribution sans prétention.» Son utopie ?« Croire qu’il est possible de développer, entre les humains, une solidarité qui fait qu’on se sent engagé dans un projet de développement collectif de la condition humaine.Ce que nous 24 • La Revue Desjardins, numéro 1,2000 construisons dans notre vie, c’est ce qui reste pour l’éternité.Ma foi est de croire que tout cela est valable et que tout cela dure.Pour moi, les autres ne sont pas des concurrents.Chaque fois que je rencontre quelqu’un, je fais de Solidarité, coopération et francophonie, mon mieux pour avoir une trois mots qui résument la vie de ce attitude de solidarité et de partage retraité hyperactif, avec cette personne.C’est la ligne de conduite qui guide mes actions.» « .Je n'ai pas manqué une assemblée annuelle depuis 1955» Les trois ans à la JRC lui ouvriront aussi les yeux sur le monde.D’abord lors d’un premier voyage au Mexique, puis à Rome pour le congrès mondial de la JRC.« Sortir du pays, c’était une occasion d’appliquer notre préoccupation de solidarité à d’autres personnes qui partagent le même idéal, la même foi dans la façon de développer le monde.En arrivant au Mexique, j’ai été emballé de rencontrer tous ces gens qui partageaient cet idéal.À Rome, il y avait des gens de partout.Je me suis dit qu’il y avait moyen de partager avec tous une même vision des choses et de tendre vers un même idéal.» Il attrape aussi la piqûre des voyages.Au cours des années, il a visité 45 pays, par affaires ou par plaisir.« Deux de mes quatre enfants, Marc et Myriam, travaillent pour des compagnies aériennes, alors nous en profitons.» En 1963, il revient à Joliette comme directeur de l’éducation et de la formation à l’Union régionale.Puis, en 1966, il joint les rangs du tout nouveau service international de l’Institut coopératif Desjardins.Il est alors responsable des stages pratiques offerts en complément de formation aux étudiants venus d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie pour se familiariser avec la coopération.En 1973, il devient agent au services de communications externes de la Confédération, un poste qu’il occupera pendant trois ans.En 1976, la scène internationale le séduit de nouveau.Il fait le saut au Conseil de la coopération du Québec qui vient de mettre sur pied un service international.Il dirigera le service tout en assumant la direction générale du Conseil canadien de la coopération (CGC), un double chapeau qu’il délaissera en 1983 pour se consacrer au CGC jusqu’en 1989.Cette année-là, il revient au bercail et obtient un poste de conseiller en relations publiques à la Confédération.En fait, Yvan Forest a toujours été à l’emploi de Desjardins.« J’ai toujours refusé de délaisser officiellement mon statut d’employé de Desjardins.Je crois que je n’ai pas manqué une assemblée annuelle depuis 1955.» À la retraite depuis 1991, Yvan Forest n’arrête pas.Entre la campagne Centraide, à laquelle il collabore depuis 11 ans, les voyages, les cours de danse, son travail de représentant publicitaire pour Ma Caisse-Mes Finances, Desjardins Entreprises, La Revue Desjardins et Partenaires, il trouve le moyen de consacrer du temps à la cause de la francophonie en Amérique.Entre 1994 et 1997, il a même agi comme directeur général du Conseil de la vie française en Amérique (CVFA), un organisme dont il est membre depuis 1983 et qu’il préside depuis juin 1999.« Je suis très conscient de notre position minoritaire en Amérique du Nord.Au CVFA, nous essayons, avec des moyens modestes, de créer et de maintenir des liens entre les diverses communautés francophones en Amérique.La francophonie a toujours été une préoccupation pour moi.Je suis ouvert sur le monde, solidaire des autres, mais aussi animé d’une volonté de nous faire respecter comme nation.» fTTC Ne laissez pas l'impôt effacer vos REER Heureusement, il existe une façon de protéger vos proches contre les obligations financières liées à l'imposition de vos REER à la suite de votre décès.Elle consiste à souscrire une assurance sur ces REER! De cette manière, vos héritiers disposeront d'un montant supplémentaire, soit celui fourni par votre police d'assurance, pour couvrir l'impôt à payer.L'Assurance vie-épargne Desjardins est le produit idéal pour ce genre de protection.En échange d'une prime abordable, cette assurance prévoit le versement à vos héritiers d'un montant d'assurance pouvant correspondre au solde de vos REER, jusqu'à concurrence de 50 000 $.Pour adhérer à l'Assurance vie-épargne Desjardins, consultez un conseiller de votre caisse.millllll Assurance lllllim (^) Desjardins VIE-ÉPARGNE Assurance vie Desjardins-Laurentienne Desjardins IBM.DB2.RS et le logo affaires électroniques sont des marques de commerce ou des marques déposées d'international Busin Corporation utilisées sous licence par IBM Canada Ltée.IBM Canada Ltée.t999 ^ IBM Canada Corporation.Tous droits lese^és^ anti-stress www.desjardins.com est une entreprise électronique IBM Simplifiez-vous la vie : au lieu de vous déplacer, faites marcher votre souris pour effectuer vos transactions en ligne, payer vos factures et acheter des fonds de placement en toute sécurité grâce à la technologie Web IBM.mm md 1
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