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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Juin-Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 2001, Collections de BAnQ.

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PER fUfi BNQ rimm iii X ^001_____________ / Destinée aux dirigeants élus et aux gestionnaires du Mouvement des caisses Desjardins la Fédération des caisses Desjardins du Québec W V* V.¦m .r.*1 1.9\ 1 it i « # c CD > C O O w c O «5 O 5 3 Q.s GO O CL 1H8 DoH (DD) Tç?’PJ0»l non sna ‘SZ.63 wæ lodsa mmd mon m ;m mWù na a’iïHouïs snoanionie suip-jœCsag sassiso saç ^uayjaMiOii np f^snapEiD IZbLZWèm sis (^) Desjardins 9/ee P Vous détenez un actif de 150 000 $ et plus et souhaitez le faire fructifier ?FAITES APPELA NOS EXPERTS ! Vous souhaitez simplifier la gestion de vos affaires personnelles et faire fructifier votre actif ?Vous êtes à la recherche de solutions concrètes, de conseils précis, de réponses claires et rapides provenant d’experts dont la réputation n’est plus à faire ?Les centres de Gestion privée Desjardins vous les offrent.La Gestion privée Desjardins se définit comme un service-conseil global, fondé sur une approche personnalisée.La Gestion privée Desjardins vous donne accès à une gamme de services financiers, fiduciaires, fiscaux et successoraux spécialisés tels que : • L’administration de biens • La gestion dynamique de l’actif • La gestion discrétionnaire de portefeuille1 • La planification financière • Le service testamentaire • La liquidation de succession du capitsl humain puur luire iructiiier vntre capital ! Le service de Gestion discrétionnaire de portefeuille vous est offert par Gestion Placements Desjardins une filiale de la Fiducie Desjardins, inscrite comme société de conseillers en valeurs de plein exercice.NE TARDEZ PLUS ! Adressez-vous au centre de Gestion privée Desjardins le plus près de chez vous Anjou (514) 355-2050 1 800 361-5808 Laval - Laurentides (450) 686-8840 — 1 800 363-7964 Complexe Desjardins (514) 286-1900 — 1 800 463-1037 Montérégie (450) 679-2810 — 1 800 361 -5058 Estrie (819) 566-5667 1 800 567-6920 Hull - Ottawa (613) 567-0056 1 800 667-1514 Québec (418) 653-6811 — 1 800 463-4792 Saguenay - Lac-St-Jean (418) 549-5746 — 1 800 463-9657 DESJARDINS Pj Desjardins Fiducie Desjardins ¦ SOMMAIRE Volume 67, numéro 3, juin-juillet-août 2001 Je le dis comme je le pense par Alban D’Amours «Cinq grandes responsabilités vous attendent en tant que membre d'un CORE.» 2 Un adieu qui n'en est pas un.En diagonale par Gilles Drouin 3 Gestion des ressources humaines 6 Un plan triennal élaboré avec les caisses par Pierre Goulet Dossier par Pierre Goulet * La Fédération des caisses Desjardins du Québec 8 Le jour 1 est arrivé! La Fédération n'est plus, vive la Fédération ! 8 « On est 240 privilégiés sur 5 millions de membres.» 12 Ils tirent leur révérence.14 La Fédération des caisses Desjardins du Québec 20 « Nous avons fait en 18 mois ce qui devait prendre 3 ans » Point de vue Alphonse Desjardins L'entrepreneur méconnu par Majella St-Pierre 22 Fonction dirigeant Un nouveau conseil de déontologie (CDEO).un nouveau mandat pour le Secrétariat général 23 par Pauline D Amboise Gens de Desjardins Innover pour mieux servir \ 24 par Marthe Giguère vec la création de la Fédération des caisses Desjardins du Québec, le 1er juillet prochain, s’est posée forcément la question de la mise en place d’un véhicule d’information unique pour l’ensemble du Mouvement.D’emblée, le choix des hauts dirigeants du Mouvement, après consultation des communicateurs, s’est porté sur La Revue Desjardins, véritable institution qui célèbre, cette année, ses 66 ans.Il faut dire qu’un sondage réalisé par le Bureau de sondages en janvier 2000, sur l’ensemble des publications du Mouvement, a révélé que La Revue Desjardins, destinée en priorité aux dirigeants bénévoles et aux gestionnaires, était lue en fait par un nombre de plus en plus grand d’employés dans les caisses, toutes fonctions confondues.De là à étendre à tous les employés et dirigeants de toutes les composantes de Desjardins la revue créée par Cyrille Vaillancourt en 1935, il n’y a qu’un pas que le conseil d’administration n’a pas hésité à franchir.Si bien qu’à partir de septembre la revue sera offerte gratuitement aux ressources des caisses, de la Fédération et des filiales, en nombre suffisant pour que chacun et chacune soit bien informé des enjeux qui sont les nôtres.Mes nouvelles fonctions de vice-présidente Communications et Affaires publiques m’obligent à confier la direction de la revue à un «nouveau», Pierre Tremblay, qui aura la responsabilité d’en faire le «véhicule d’information réseau» de la nouvelle fédération.Je signe donc aujourd’hui ma dernière chronique avec un léger pincement au cœur, mais je me console en sachant que la revue est arrivée là où j’ai toujours voulu qu’elle soit, grâce à votre fidélité et à votre encouragement.Je lui souhaite la meilleure des chances et je vous dis merci.Micheline Paradis © Desÿarckns tait sa p< Ce papier contient < pour l'environnement, i fibres recyclées. Je le dis comme je le pense xib.miï \munrs Président et chef de la direction «Cinq grandes responsabilités vous attendent en tant que membre d'un CORE.» Nous vous présentons ici un résumé de l'allocution prononcée par le président et chef de la direction du Mouvement, à l'occasion de la session d'accueil et de formation des membres des CORE réunis à Québec, le 25 et 26 mai 2001.Je veux profiter de l’occasion où vous êtes tous réunis pour la première fois pour vous féliciter, chacun, chacune, de votre élection au conseil des représentants des caisses de votre région et à celui des caisses de groupes.Vous avez su mériter la confiance de vos collègues et, j’en suis convaincu, vous serez à la hauteur des attentes qui sont placées en vous.Car c’est vous, les représentants des caisses, qui veillerez à ce que le Mouvement Desjardins prenne les orientations qui sont conformes à la volonté des gens qui constituent à la fois sa base et sa finalité.À cet égard, le conseil d’administration de la nouvelle fédération n’hésitera pas à vous consulter aussi souvent que ce sera nécessaire.Si je résume, je dirais que cinq grandes responsabilités vous attentent en tant que membre d’un CORE.1.Vous serez chargés de l’adoption et du suivi du plan d’affaires régional.Ce plan est la pierre d’assise du développement chez Desjardins.Grâce à lui, vous pourrez avoir une réelle emprise sur la stratégie de développement des affaires des caisses de votre région.Et c’est la réunion de tous les plans d’affaires régionaux qui permettra de constituer le plan d’affaires du réseau coopératif.2.Vous serez également appelés à participer à la définition des grandes orientations stratégiques du Mouvement, en tenant compte de votre connaissance des enjeux socioéconomiques régionaux.3.Vous veillerez aussi à soutenir le développement socio-économique de vos régions, notamment par l’octroi de dons et de commandites.4.Vous vous consacrerez au suivi de la satisfaction des membres des caisses et aurez à proposer les stratégies appropriées dans votre plan d’affaires.5.Enfin, vous assumerez un rôle essentiel sur le plan de la représentation dans le milieu, dans le développement économique de la région et de la vie associative, tant de votre région qu’à l’échelle du Mouvement.Mener à bien les tâches qui vous sont confiées demande un profond renouvellement des façons de faire qui existaient jusqu’à maintenant.C’est donc vous tous et toutes qui donnerez un sens à cette nouvelle instance.Un double engagement Ces structures et ces nouvelles responsabilités sont le fruit d’une longue réflexion et d’un travail qui a concerné beaucoup de monde au sein de notre mouvement.Nous arrivons maintenant au moment précis où nous devons passer de la théorie à la pratique.La réussite de la transition actuelle réside dans le dynamisme futur de nos nouvelles instances démocratiques et décisionnelles et repose sur deux grands engagements que chacun et chacune d’entre nous devons prendre.Le premier est d’ordre individuel: il fait appel au dynamisme de notre participation.C’est par notre engagement actif et notre sens de l’initiative que ce nouveau Desjardins sera à la hauteur de nos espoirs.En tant que membres du conseil d’administration et de la direction de la Lédération, nous nous engageons à vous donner tout le soutien dont vous aurez besoin.La seconde condition de succès est que nous partagions tous une même vision de l’intérêt commun et que nous travaillions ensemble dans le respect mutuel.Il faudra nous laisser guider par le devoir de construire un Desjardins qui soit encore plus efficace, plus dynamique, encore plus riche de la diversité des régions et des milieux de travail qu’il dessert.Il faudra faire preuve de patience : des modifications seront nécessaires et il faudra s’accorder du temps pour les réaliser.De même, une harmonie devra être recherchée entre la dynamique propre à l’association de personnes rassemblées au sein d’un mouvement coopératif et celle propre à l’entreprise qui dispense des produits et services financiers.Une harmonie semblable est nécessaire entre les rôles liés à la définition et au suivi des orientations et ceux qui sont associés aux opérations et à la conduite quotidienne des affaires.En un mot, c’est par une recherche concertée des meilleures solutions et en ayant à cœur de travailler pour l’intérêt commun que nous négocierons avec succès le virage que nous entreprenons.Faire ensemble un grand succès du renouveau de Desjardins Dans le monde des services financiers, qui devient chaque jour plus complexe et plus concurrentiel, Desjardins a tout pour réussir, à commencer par ses 12 000 dirigeants et dirigeantes bénévoles et ses 38 000 employés, qui constituent sa plus grande force.Les membres s’attendent à ce que Desjardins soit la meilleure et la plus humaine des institutions financières, joignant l’intérêt personnel et collectif, d’où cette formule qui traduit bien notre mission : offrir à nos membres le meilleur des deux mondes.Nous avons donc encore aujourd’hui de grandes et belles choses à mettre en œuvre et je vous invite à considérer l’arrivée de la nouvelle fédération comme une occasion d’achever encore un peu plus le renouveau Desjardins.Ensemble, nous en ferons un grand succès, pour nos membres et pour toutes les collectivités que nous desservons.USE 2 • La Revue Desjardins, numéro 3,2001 Femmes de mérite Deux femmes associées au Mouvement Desjardins ont mérité des honneurs lors de la troisième édition du gala des Femmes de mérite en mai dernier.Micheline Paradis, vice-présidente Communications à la Confédération, a remporté le prix dans la catégorie Communication.Lise Julien a mérité les honneurs dans la catégorie Affaires et Professions.Mme Julien est une retraitée du Mouvement Desjardins qui a, entre autres, occupé le poste de directrice générale de la Caisse populaire de Sillery et siégé au conseil d'administration de la Fédération des caisses Desjardins de Québec et de la Confédération.Dans les deux cas, les lauréates participent activement à la promotion des femmes au sein du Mouvement Desjardins.Le gala souligne l'engagement de personnalités féminines dans l'avancement des femmes dans une dizaine de secteurs de la société dans l'est du Québec.Au total, le jury a reçu 59 candidatures parmi lesquelles il a retenu 33 finalistes dans 11 catégories.EN DIAGONALE Gilles Drouin Micheline Paradis Lise Julien Un nouveau statut pour la Maison Alphonse-Desjardins Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a attribué le statut d'institution muséale reconnue à la Maison Alphonse-Desjardins.En décernant un tel statut, le ministère garantit au public la qualité d'un établissement.La Maison Alphonse-Desjardins gagne ainsi une meilleure reconnaissance publique ainsi qu'un accès au programme de financement Soutien aux institutions muséales du ministère.Ces deux éléments contribueront sans doute à faire de la Maison un lieu muséal incontournable dans la région.¦ mm Desjardins-CGI : partenariat confirmé Au début de mai 2001, le Mouvement Desjardins et la compagnie CGI ont officialisé une entente de partenariat dans le secteur de l’exploitation informatique.L’entente d’une valeur d’environ 1,2 milliard de dollars prévoit que CGI assumera pendant 10 ans la gestion des opérations informatiques de Desjardins.Le Mouvement conserve toutefois le contrôle de ses orientations technologiques tout en s’associant à la firme de services-conseils en informatique pour la commercialisation éventuelle de ses applications informatiques dans le marché des institutions financières.Le 1er mai, CGI a aussi accueilli environ 450 employés du secteur des opérations informatiques de Desjardins.Selon l’entente, CGI s’engage à protéger les emplois pour une durée minimale de 12 mois à des conditions de travail similaires à celles qui sont offertes par Desjardins.Un CSF populaire Un projet pilote mené par le réseau Desjardins de l'Assurance vie Desjardins-Laurentienne (AVDL) révèle que l'intégration du conseiller en sécurité financière (CSF) aux activités de la caisse entraîne jusqu'à 15 fois plus de demandes de consultation des membres pour des services d'assurance de personnes.Le projet pilote s'est déroulé dans 15 caisses réparties sur le territoire québécois entre mai et novembre 2000.Compte tenu de ce succès, l'AVDL entend proposer l'intégration du CSF aux activités de la caisse comme mode de fonctionnement de l'offre de produits et services d'assurance de personnes aux membres.La Revue Desjardins, numéro 3, 2001 • 3 Du capital pour les régions et les coopératives Le Mouvement Desjardins sera le principal maître d’œuvre du Fonds de capital régional et coopératif Desjardins dont la création a été annoncée lors du dépôt du budget du Québec, le 29 mars dernier.Desjardins est d’ailleurs à l’origine de la mise sur pied d’une société ayant pour mission de mobiliser du capital de risque consacré provisoirement au développement des régions et des coopératives.Au cours des 10 prochaines années, ce nouveau fonds pourra recueillir jusqu’à 1,5 milliard de dollars auprès des membres de caisses et d’autres investisseurs québécois.La collecte d’épargne sera soumise à un plafonnement de 150 millions de dollars par année.Chaque investisseur pourra contribuer un maximum de 2500 $ par année, somme qui donnera droit à un crédit d’impôt du Québec de 50 %.L’investisseur devra conserver ses actions pour une durée minimale de sept ans.Le Fonds devra consacrer au moins 20 % de ses investissements au développement économique des régions ressources, ainsi qu’à la capitalisation des coopératives de l’ensemble du Québec.Les régions ressources sont l’Abitibi-Témiscamingue, le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord, la Gaspésie et les îles-de-la-Madeleine, la Mauricie, le Nord-du-Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le fonds devrait être lancé officiellement au cours de l’automne 2001.D’ici là, des représentants de Desjardins négocieront les modalités de fonctionnement avec le gouvernement.Les deux parties ont déjà convenu qu’Investissement Desjardins assurera la gestion du Fonds.Desjardins c’est rassurant! Dites-le à vos membres, en leur distribuant notre dépliant ! Fonds de sécurité Desjardins Telephone Télécopieur Desjardins Fusion AVDL-L'lmpériale Le 6 avril dernier, l’Assurance vie Desjardins-Laurentienne (AVDL) a annoncé un projet de fusion de ses activités avec celles de sa filiale L’Impériale, compagnie d’assurance vie.Cette fusion implique que L’Impériale échangera sa charte fédérale pour une charte provinciale.Les assurés participants de L’Impériale ainsi que le Parlement canadien devront donner leur accord à ce changement.Une fois la fusion terminée, la nouvelle compagnie occupera le septième rang au Canada dans le domaine de l’assurance de personnes.Elle comptera environ 4,5 millions d’assurés, 2500 employés, un actif sous gestion de 13,4 milliards de dollars et un volume de primes de 1,5 milliard.Étant donné que les deux sociétés partagent déjà la plupart de leurs fonctions de gestion, cette fusion aura un effet presque nul sur l’emploi.Desjardins à l'avant-garde de l'économie numérique Le 24 mai dernier, commençaient les travaux de la phase I de la Cité du commerce électronique, située au centre-ville de Montréal.Un immeuble de 27 étages y sera construit, à l’angle le la rue de la Montagne et du boulevard René-Lévesque.La construction nécessitera un investissement de 70 millions de dollars.Il s’agit d’une place d’affaires qui regroupera sous un même toit des entreprises issues de l’économie numérique, c’est-à-dire Internet, le commerce électronique et les nouvelles technologies de l’information et des communications.La Cité du commerce s’ajoute au parc immobilier de 15,2 millions de pieds carrés du Mouvement Desjardins, l’un des plus importants propriétaires immobiliers au Québec.Moins de 10 jours plus tard, le Mouvement annonçait son intention de faire de la ville de Bromont un lieu d’expérimentation de ses nouvelles applications et solutions en matière de services financiers électroniques.Il s’agit en fait de doter Bromont de toutes les infrastructures nécessaires au déploiement d’une collectivité numérique.Les services seront accessibles d’abord par Internet, puis par la Web-TV.Desjardins expérimentera le déploiement de divers services et assurera la formation des entreprises et des citoyens pour leur faciliter l’usage de ces nouveaux services.Parallèlement, Desjardins s’associera au Centre francophone d’information des organisations (CEFRIO) pour la réalisation d’une recherche portant sur le développement des collectivités locales et régionales au moyen des technologies de l’information et sur l’influence de celles-ci sur la transformation des collectivités.« Cette recherche nous permettra de tester divers mécanismes de consultation reliés à la vie démocratique de la communauté ou d’entreprises coopératives comme Desjardins», a précisé Richard Boursier, directeur Commercialisation des solutions électroniques de Desjardins.4 • La Revue Desjardins, numéro 3,2001 Nomination à la présidence de la SFDL Le 6 juin dernier, Monique F.Leroux a été nommée à la présidence de la Société financière Desjardins-Laurentienne.Elle aura notamment la responsabilité de développer de façon intégrée les activités des filiales de Desjardins dans les domaines de l'assurance de personnes, de l'assurance de dommages, des services fiduciaires, la gestion de portefeuilles institutionnels et la gestion d'actifs.En outre, elle participera activement à l'accélération du développement de Desjardins hors Québec.Mme Leroux est actuellement première vice-présidente exécutive et chef de l'exploitation de Québécor inc.Auparavant, elle a occupé le poste de première vice-présidente, Direction du Québec, de la Banque Royale.Elle a été présidente de l'Ordre des comptables agréés du Québec et gouverneure de l'Institut canadien des comptables agréés.Elle entrera en fonction le 6 août 2001.Excellence coopérative : trois prix pour Desjardins Deux caisses Desjardins ont remporté des prix lors du Gala d’excellence coopérative 2001 organisé par la Coopérative de développement régional Québec-Appalaches.La Caisse populaire Desjardins de Lévis a remporté le grand prix Excellence coopérative 2001 ainsi qu’une mention d’honneur dans la catégorie «engagement bénévole dans son milieu».La Caisse d’économie des travailleuses et travailleurs du Québec a raflé les honneurs dans la catégorie « intercoopération».VOS PLACEMENTS Hlenia La SOLUTION POUR ASSURER X / Les Fonds - : • Gamme complète de 26 Fonds distincts gérés par quatre gestionnaires chevronnés • Protection de la croissance des investissements • Préservation du pouvoir d’achat Pour en apprendre davantage sur les Fonds distincts Millénia III, visitez le répertoire des produits et services ou le site Internet www.desjardins.com.Millénia m FONDS POUR UNE ÈRE NOUVELLE www.millenia.ca Millénia III est une marque déposée de la Société financière Desjardins-Laurentienne.Les Fonds Millénia III sont établis par L’Impériale, compagnie d'assurance-vie, une filiale de la Société financière Desjardins-Laurentienne.Desjardins au Mexique Développement international Desjardins (DID) a obtenu un contrat pour mettre en place sept unités de contrôle de coopératives financières mexicaines.Ce mandat s’ajoute à celui qui est en cours depuis 1998 avec l’État mexicain de Guanajuato et trois réseaux coopératifs regroupant plus de 600 000 membres.Un des volets de ce mandat consistait à créer une unité commune de surveillance des coopératives financières de cet État selon le principe de la surveillance déléguée qui caractérise la loi québécoise régissant les caisses Desjardins.En vertu de la nouvelle entente, ce modèle sera maintenant étendu à sept autres provinces du Mexique.Le Mexique a entrepris une réforme de son réseau d’épargne et de crédit populaire, réseau qui, espère le gouvernement, devrait contribuer davantage à favoriser l’accès aux services de crédit pour l’ensemble de la population.Le gouvernement du président Vincente Fox prévoit d’ailleurs l’adoption prochaine d’une loi qui sécurisera l’épargne de la population et assurera la croissance du secteur financier populaire du pays.Dans cette réforme, DID pourrait d’ailleurs jouer un rôle encore plus important puisque le Mexique étudie actuellement la possibilité de faire appel à la filiale Desjardins pour collaborer activement à la création de la Banca Popular, un élément central de la stratégie de développement du président Fox.Le président du Mexique Vincente Fox, en compagnie de Bernard Landry et d'Alban D'Amours.La Revue Desjardins, numéro 3,2001 • 5 Jacques Dignard, Brigitte Dupuis et Madeleine Lapierre.GESTION DES RESSOURCES HUMAINES Un plan triennal ÉLABORÉ AVEC LES CAISSES « On a beau avoir les objectifs les plus formidables, si nos gens n'ont ni la compétence ni la formation pour les réaliser, nous n'irons pas loin !» Pierre Goulet En une formule lapidaire, Madeleine Lapierre, présidente de la Commission ressources humaines, formée de sept membres du conseil d’administration, résume parfaitement toute la question du développement des compétences dans les caisses.C’est pour répondre à cette interrogation qu’un groupe de travail, sous la responsabilité de Jacques Dignard, premier vice-président Ressources humaines, a décidé de s’attaquer au problème et de proposer des solutions qui seront contenues dans un plan triennal de gestion des ressources humaines, qui sera déposé l’automne prochain.Avant de proposer des réponses, il faut bien cerner les problèmes.C’est ce à quoi s’emploie l’équipe de Jacques Dignard depuis le printemps 2001.En réunissant d’abord des représentants à tous les niveaux du Mouvement : directrices et directeurs généraux de caisses, bien sûr, mais également présidents et présidentes de caisses, comité de direction de la Confédération, commission des Ressources humaines et, tout récemment, des employés des caisses et de la nouvelle fédération.Le but est simple : mettre tout le monde au diapason des besoins et des nouvelles tendances en matière de gestion des ressources humaines et se fixer, ensemble, des priorités pour les trois prochaines années.Au cours des consultations, les participants examinent les diverses facettes de la gestion des ressources humaines, autour de diverses questions : comment attirer chez Desjardins des employés à fort potentiel, comment les fidéliser, comment mieux gérer le rendement de travail et la relation avec le membre, comment former nos gens et quels moyens privilégier?Au sortir de ces séances de travail, les participants doivent mettre de l’avant cinq priorités pour chacune des grandes questions débattues.Pas seulement l'affaire des «génies du deuxième niveau» Jacques Dignard a pris soin, dès le début, d’associer à son équipe de projet quatre directeurs ou directrices générales de caisse, ce qui fait dire à Raynald Bisson, directeur général de la Caisse populaire Saint-Césaire, que la crainte qu’a le réseau des caisses de voir « les génies du deuxième niveau» tout décider en vase clos ne tient pas et qu’il a senti, à toutes les étapes de la démarche de consultation, beaucoup d’écoute et une grande complicité avec les gens de caisses.Le premier vice-président exécutif de la Confédération, Bertrand Laferrière, présent lors de cette séance, a saisi l’occasion pour rappeler à tout le monde que cette façon de faire sera en quelque sorte «la marque de commerce » de la nouvelle Fédération.Autrement dit, on ne fera plus «pour» mais « avec » les gens de caisses ! Pourquoi un plan triennal de développement des compétences ?Parce que, depuis 1997, l’indice moyen de satisfaction des membres a chuté de 4 % et que l’insatisfaction porte notamment sur la compétence du personnel et la confidentialité.Un des indices qui ne ment pas est l’écart entre l’importance qu’un membre accorde à une attente 6 • La Revue Desjardins, numéro 3,2001 précise et son degré de satisfaction par rapport à cette attente.Or, un sondage réalisé en 2000 par le Bureau de sondage Desjardins indique que les membres estiment que leur caisse ne défend leur intérêt qu’à moitié (44 %) alors que leur attente par rapport à cette dimension est à 80 %.D’autres données ont également secoué les participants à la consultation : le fait de savoir par exemple que, dans une caisse type, la relation d’affaires avec un sociétaire ne compte que pour 56 % de l’ensemble des contacts qu’on a avec lui, le reste (44 %) servant à l’analyse, aux formulaires et à l’enregistrement.En un mot, trop d’administration et pas assez de relation d’affaires avec le membre.Des présidents et des dg de caisses, lors d'ateliers tenus à Lévis.« La priorité des priorités, c'est le dg !» Les participants ont été pratiquement unanimes à conclure que le rôle principal d’un directeur général de caisse, c’est la gestion de son personnel.« La priorité des priorités, dira Marc Laplante, premier vice-président Ventes et Marketing, c’est le dg.Si nous devons investir, c’est bien là, car toutes les études montrent une corrélation directe entre la performance de la caisse et les qualités de gestionnaire de son directeur ou de sa directrice générale.» Madeleine Lapierre abonde dans le même sens : «La relève chez les dg sera absolument déterminante.Il n’y a pas si longtemps, peu de caisses avaient un actif beaucoup supérieur à 100 M$.Aujourd’hui, avec les regroupements de caisses, il n’est pas rare de voir une caisse afficher un actif de 400 M$ ou 500 M$.Les mêmes gestionnaires sont-ils suffisamment préparés à gérer de telles entités ?Doit-on recruter de nouvelles personnes ou former les nôtres ?Si nous avons l’ambition de gérer le patrimoine financier des Québécois, nous devons pouvoir attirer et fidéliser les candidats et candidates à fort potentiel et accroître les compétences de nos gens, en ciblant ceux et celles qui possèdent les meilleures capacités.Voilà à quoi servira un plan triennal de développement des ressources humaines.» Ce patrimoine financier, précise Denis Boucher, directeur général de la Caisse populaire Saint-Yves de Rimouski et participant à la consultation, se chiffre à des centaines de milliards de dollars et sera transféré d’une génération à l’autre d’ici les prochaines années.Ces «nouveaux riches» seront-ils aussi fidèles à Desjardins que l’ont été leurs parents ?Serons-nous prêts à les servir à leur satisfaction ?S’il y a des défis de taille, il y a également matière à encouragement.Par exemple, le rehaussement de la formation.Ainsi, entre 1995 et 2000, le nombre de directeurs généraux possédant une formation universitaire est passé de 33 % à 58 %, celui des directeurs de service de 23 % à 52 % et celui des conseillers aux particuliers de 4 % à 19 %.Autres exemples : 661 des 1300 directeurs de comptes et conseillers entreprises ont été formés à la vente depuis 1999, alors que l’objectif du PARC 2001 était de 625; enfin, 76 % des planificateurs financiers (N8 et plus) l’ont été depuis 1998.Intégrer la formation aux activités de la caisse Les experts en gestion des ressources humaines s’entendent pour dire qu’investir dans la formation comporte trois grands enjeux : la vitesse d’implantation, les coûts en formation et les retombées de cette formation sur les ventes et les revenus.Ce qui fait dire à Brigitte Dupuis, directrice générale de la Caisse populaire Mont-Royal et membre de l’équipe de projet, qu’il faut gérer adéquatement la formation et intégrer celle-ci aux activités de la caisse.«Je connais des caisses qui ont formé tout le monde pour ne pas faire de discrimination; résultat : le taux d’invalidité a monté en flèche, certaines personnes n’étant pas du tout motivées à acquérir cette formation ou n’ayant tout simplement pas le potentiel.Par le passé, j’ai vu des employées de retour d’une formation de trois jours sur l’offre au membre mettre leur cartable de côté et continuer à faire ce qu’elles faisaient avant.Le directeur ou la directrice générale a donc un rôle précis à jouer pour que ces investissements en formation profitent au membre.» Attirer, fidéliser, développer, performer La gestion des ressources humaines, ce n’est pas seulement la formation, mais également la dotation et le remplacement du personnel.Les experts s’entendent sur le fait que les employeurs de choix attirent 70 % plus de candidats.La question à débattre : Desjardins présente-t-il de l’attrait pour les candidats intéressants ?Existe-t-il un plan de carrière chez Desjardins ?Pourquoi un tel cloisonnement entre les caisses et les filiales pour ce qui est de l’avancement des personnes ?Sommes-nous trop à la merci des agences de remplacement de personnel qui, au dire des participants, «coûtent plus cher que les employés remplacés et sont souvent la cause de l’insatisfaction des membres par rapport à la qualité de service» ?Il faut savoir que, de 1997 à 2000, le recours à de telles agences a pratiquement doublé.Ces sessions de travail avec des personnes de tous les niveaux de l’organisation ont permis de dégager un certain nombre de constats, de défis, de principes et d’orientations qui formeront l’ossature du futur programme triennal de gestion des ressources humaines.Nous vous les communiquerons dès la rentrée de septembre.CEE La Revue Desjardins, numéro 3,2001 • 7 La Fédération des caisses Desjardins du Québec Le JOUR 1 est arrivé! A-t-on déjà vécu un printemps aussi chargé ?En mars et avril, élection des représentants de secteurs; en avril et mai, dernières assemblées générales des fédérations et premières assemblées générales régionales ou de caisses de groupes des 16 régions; les 25 et 26 mai (en matinée), accueil et formation des membres des conseils des représentants; le 26 mai (après-midi), élection des quatre directeurs généraux de caisses habilités à siéger au conseil d'administration de la nouvelle fédération et des six membres du conseil de déontologie.Un train d'enfer ! Par Pierre Goulet Présente à chacune des étapes de la « révolution Desjardins », La Revue Desjardins rend compte ici non seulement des événements, mais de l’atmosphère qui y régnait.1.Pierre Tremblay, nouveau directeur Information et Affaires publiques et, par le fait même, nouveau directeur de la revue, ouvre le bal.Il assistait, le 14 avril dernier, à la dernière assemblée générale annuelle de sa fédération, tenue à Trois-Rivières.Il relate avec émotion les derniers moments de la plus ancienne fédération de caisses.D’autres témoignages s’ajoutent au sien : ceux de dirigeants et dirigeantes qui, dans leur fédération respective, ont choisi de céder la place à d’autres et ceux de nouveaux élus qui ont décidé de relever le défi du changement.2.Première assemblée réunissant les 240 membres des CORE et le président et chef de la direction du Mouvement tenue à Québec, les 25 et 26 mai, où, durant deux jours, les nouveaux élus ont fait connaître leurs attentes par rapport à la nouvelle fédération et se sont interrogés sur leur propre rôle à l’intérieur du CORE et sur la participation de celui-ci à l’essor de la Fédération.3.Sept présidents et trois directeurs généraux de fédération, qui ont marqué l’histoire récente du Mouvement, tirent leur révérence : nous leur rendons un hommage bien mérité, vous les montrant sous un jour différent.LA FÉDÉRATION N'EST PLUS, vive la Fédération ! 13 h 30, ce samedi 14 avril 2001.Par un bel après-midi ensoleillé, quelque 200 personnes prennent place à l'auditorium du Cégep de Trois-Rivières.Dirigeants et directeurs généraux des caisses affiliées, invités spéciaux, dirigeants, ex-dirigeants, gestionnaires, employés et retraités de la Fédération, tous s'apprêtent à vivre un moment historique.Dans quelques minutes commencera la dernière assemblée générale annuelle de la Fédération des caisses populaires Desjardins du Centre du Québec.Par Pierre Tremblay Cet événement qui s’est reproduit dans les dix autres fédérations prend ici une dimension toute particulière, car c’est la 80e assemblée annuelle de l’aînée des fédérations.En effet, le 15 décembre 1920, à un kilomètre de là, les représentants de douze caisses populaires h PC 8 • La Revue Desjardins, numéro 3,2001 DOSSIER fondaient l’Union régionale des Trois-Rivières, premier regroupement de caisses Desjardins au Québec.Fierté, reconnaissance.Heureux hasard, le bilan 2000 révèle non seulement d’excellents résultats financiers, mais les meilleurs dans l’histoire de la Fédération.C’est donc un sentiment de fierté qui anime les participants lorsque le président et le directeur général de la Fédération, Pierre Leblanc et Régis Robin, présentent, en tandem, leur message annuel aux caisses.L’initiative des fondateurs, conjuguée au travail de tous ceux qui leur ont succédé, a porté fruit.La fierté fait place à la reconnaissance.Au cours de son allocution, Pierre Leblanc invite toutes les personnes dans la salle qui ont travaillé et qui travaillent encore pour la Fédération -dirigeants, gestionnaires ou employés -à se lever.Les applaudissements fusent de partout en signe d’appréciation pour les excellents services rendus aux caisses de 1920 à aujourd’hui.Au sortir de la salle, Richard Dufresne, directeur wm 0 7 «Je suis particulièrement fière de provenir d'une région soi-disant éloignée.» - Hélène Gariépy, dirigeante de caisse, CORE des Caisses de groupes «Les caisses d'économie franchissent présentement un point tournant de leur histoire au sein du Mouvement Desjardins, puisqu'en établissant un CORE pour les caisses de groupes cela confirme l'importance et la priorité accordée à la représentativité de toutes les catégories de membres qui composent Desjardins dans un processus démocratique.Le CORE des caisses de groupes rassemble des travailleurs de tous les milieux, urbains ou régionaux, syndiqués ou non syndiqués, vers un objectif commun.Je suis particulièrement fière de provenir d'une région soi-disant éloignée (Sept-îles) et de prendre une part active à un niveau supérieur de la structure démocratique^ l'échelle provinciale.Je suis consciente que les défis sont nombreux, mais je me sens d'attaque !» (Propos recueillis par Louise Chantraine) «Je souhaite que les CORE soient très consultatifs.» - Robert Giasson, directeur général, CORE Richelieu-Yamaska «Le rôle des directeurs généraux de caisses va être important parce que nous vivons très concrètement les changements.Je pense que nous pouvons alimenter beaucoup les dirigeants élus qui auront à peser le pour et le contre à la lumière de leur propre expérience et de leurs connaissances.C'est une belle occasion qui s'offre à nous.Je souhaite que les CORE soient très consultatifs.Je serai satisfait de mon mandat si, entre autres, des opinions diverses auront pu s'exprimer, menant toutefois à une position commune défendue au conseil d'administration et à l'assemblée générale de la nouvelle fédération.» (Propos recueillis par Robert Marquis) « Le Mouvement doit être plus proche de ses membres, de la communauté et de son personnel.» - Denis Paré, président du CORE Estrie «Après les transformations technologiques et la restructuration que vient de vivre Desjardins et qui étaient nécessaires pour sa rentabilité, ce qui est important maintenant, c'est tout le volet humain et social de Desjardins.Le Mouvement doit être plus proche de ses membres, de la communauté et de son personnel.On doit également se rapprocher des grands enjeux sociaux de notre milieu tout en devenant un partenaire économique de premier plan.À court terme, il sera important de valoriser notre personnel, pour que celui-ci redécouvre la fierté d'être des ambassadeurs de Desjardins.» (Propos recueillis par Louise Belisle) La Revue Desjardins, numéro 3,2001 • 9 général de la Caisse populaire Saint-Sacrement des Trois-Rivières, soulignera «ce climat de confiance qui s’est construit au fil des ans entre la Fédération et les caisses et qui a permis d’atteindre de si bons résultats».Un hommage particulier est rendu à deux grands leaders de la Fédération qui ont choisi de prendre leur retraite : Robert O’Farrell, qui a laissé la présidence en juin 2000, et Régis Robin, qui laissera la direction générale en juin prochain.Robert O’Farrell exprimera plus tard toute sa fierté d’avoir participé à la dernière de la Fédération : «C’est notre région qui a introduit la formule de regroupement de caisses «Ceux qui restent ont un travail important de coordination, d'organisation et de cohésion à faire.» - Michel Bellavance, président du Conseil de vérification et de déontologie, Fédération du Bas-Saint-Laurent «On est conscient que c'est la fin d'une époque et le début d'une nouvelle, mais il fallait que ça se fasse.J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de travail du conseil de vérification et de déontologie, j'ai aimé notre travail et nos rencontres, les collègues, l'équipe et la rigueur également.Ceux qui restent ont un travail important de coordination, d'organisation et de cohésion à faire.Le défi, c'est de rester près de la base, et cela passe par les dirigeants qui, pour le relever, devront être bien outillés.» (Propos recueillis par Marie-France LaHaye) «(.) la vie continue et il faut s'adapter aux nouvelles réalités du marché.» «On est en train de construire un nouveau Desjardins, sur les bases que nous a laissées son fondateur.» -Jacqueline Mondy, présidente du CORE Kamouraka-Chaudière-Appalaches « Lors du XVIe congrès en 1996, j'ai pris conscience de la transformation profonde qu'allait connaître Desjardins.J'ai alors eu le goût de me trouver à l'avant du train qui nous amènerait vers une nouvelle destination.Mon élection à la présidence du CORE Kamouraska Chaudière-Appalaches devient donc la réalisation d'un rêve, mais d'un rêve que je veux faire éveillée parce que je sais que le territoire est vaste et qu'il y a beaucoup de défis à relever.Si le territoire est vaste, en revanche il est tellement varié que cela lui confère une richesse incroyable! Petits pôles urbains ou grandes étendues agricoles sont animés par des gens engagés et très réceptifs, ce qui constitue pour moi une motivation importante.La continuité de la restructuration du réseau est sans aucun doute ma priorité.Je mettrai également mes idées et mon expérience à profit pour que nos régions prennent un bon leadership non seulement dans le Mouvement Desjardins mais aussi dans le développement économique régional.Nous bâtirons ensemble le nouveau Desjardins, parce que je pense que l'on construit actuellement quelque chose de nouveau, sur les bases que nous a laissées Alphonse Desjardins, le fondateur.» (Propos recueillis par Darquise Grégoire) par région.Ce fut un tournant marquant qui a influencé l’évolution de notre mouvement pendant huit décennies.Ça répondait aux besoins du temps.Aujourd’hui, les besoins ont changé et ça prend un autre formule.Notre région a été associée de très près à la mise en place de la nouvelle Fédération.Un second élan de fierté nous anime tous à la veille de l’aboutissement de ce grand projet».et un brin de nostalgie Il y aussi un brin de nostalgie dans l’air, un peu comme lorsqu’une équipe gagnante se sépare après une saison fructueuse.Arrive le moment pathétique : sur grand écran, une série de « La dernière assemblée générale de la fédération m'a brassé les tripes.» - Paul C.Rodgers, administrateur, Fédération de laGaspésie-lles-de-la-Madeleine «La dernière assemblée générale de la fédération m'a brassé les tripes comme on dit, car je compte de nombreux amis au conseil d'administration.J'y trouvais une expertise qui m'a beaucoup servi et enrichi personnellement.Je suis confiant pour l'avenir de Desjardins, en autant que le membre reste au centre de nos préoccupations.Mes meilleurs souvenirs sont la visite de Claude Béland, lors d'une réunion du conseil d'administration à Maria.Je le connaissais comme personnage public, mais de le rencontrer en personne, d'aussi près, ça m'a impressionné.Je garde également un excellent souvenir du colloque des dirigeants de notre fédération, au cours duquel nous avons eu à discuter de la reconfiguration du réseau des caisses de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine.» (Propos recueillis par Valérie Allard) 10* La Revue Desjardins, numéro 3,2001 DOSSIER photographies des gens qui, au cours des ans, ont travaillé à la Fédération.Des rires, des oh! et des ah! et même quelques larmes essuyées discrètement.Pour Jacques Dubé, employé de la Fédération, c’est le départ de collègues et la perte des liens étroits avec des caisses qui l’attristent.«Malgré tout, pour ceux qui restent, il y a de beaux défis à relever, ajoute-t-il.Je pense même que ce sera mieux.» Le message livré par le président et chef de la direction du Mouvement, Alban D’Amours, à la Fin de l’assemblée, va dans le même sens : « Dans le changement, on doit bien sûr faire le deuil de certaines choses, de certaines expériences qui pourront avoir été significatives dans notre cheminement.Mais le changement nous ouvre en même temps des portes, il nous offre un potentiel de renouveau qu’il ne tient qu’à nous de transformer en améliorations concrètes».«Ce n'est pas une fin, mais un passage.» Au moment de la levée de l’assemblée, l'excitation est palpable dans la salle.On s’apprête à passer au second tournant historique de la journée, la tenue des premières assemblées générales régionales de deux régions, celle du Centre-du-Québec et celle de la Mauricie.Fini le passé, place au renouveau ! Pour Clément Trottier, administrateur à la Fédération et directeur général des caisses populaires Chateaudun et Sainte-Madeleine, «ce n’est pas une fin, mais un passage, car la vie continue et il faut s’adapter aux nouvelles réalités du marché».Cette nouvelle réalité s’appelle le conseil des représentants et le bureau régional; aux caisses de l’ancienne fédération s’en joignent d’autres, affiliées à trois fédérations voisines - Estrie, Québec et Richelieu-Yamaska - qui font désormais partie de la région Centre-du-Québec.Place à l'élection L’exercice démocratique, avec sa rigueur obligée, prend place.Chaque vague de votation est marquée par l’émotion.La nervosité des candidats qui montent sur scène pour se présenter, l’écoute attentive de l’auditoire, la réflexion pendant qu’on attend en ligne, le moment crucial où l’on fait son choix, l’attente du résultat, enfin l’annonce des candidats et candidates élus, la joie ou la déception.Choisir n’est jamais facile, surtout quand la qualité des candidats est exceptionnelle.17 h.Tout le monde descend dans le hall d’entrée du cégep.On présente les membres du CORE de chacune des « C'est la première fois, depuis la création de la Confédération en 1932, que les caisses élisent directement leurs représentants à la fédération provinciale.» - Pierre Tardif, président du CORE Rive-Sud de Montréal «Étant donné que j'ai présidé le Comité de révision des structures (CRS), je suis particulièrement heureux que le Mouvement ait "accouché" de cette nouvelle fédération unique en seulement 18 mois.Mais, pour dire vrai, je n'en suis pas vraiment étonné.Durant toute la tournée que le CRS a fait, en 1999, j'ai bien senti que les caisses étaient prêtes à faire le grand saut, de même que les hauts dirigeants du Mouvement.Partout où le Comité est allé, les gens disaient vouloir une structure plus efficace, plus souple et moins coûteuse.Ce qui me rend particulièrement fier, c'est de me rendre compte que, depuis la création de la Confédération en 1932, c'est la première fois que les caisses élisent directement leurs représentants au conseil d'administration de la Fédération provinciale et que, pour la première fois également, nous avons une démocratie où toutes les régions ont un poids relativement égal.C'est vraiment un moment historique, et je lève mon chapeau aux employés qui ont travaillé d'arrache-pied pour que ça se réalise aussi rapidement!» (Propos recueillis par Pierre Goulet) régions.On y retrouve des dirigeants déjà en place et de nouveaux visages, des femmes et des hommes, des gens d’expérience et des jeunes.À voir ces 30 représentants, enthousiastes, heureux d’être nouvellement élus et désireux de mettre leurs talents au service de leur région, ça augure bien pour l’avenir de Desjardins.Les émotions vécues à Trois-Rivières ont été sûrement ressenties partout au Québec, dans les dix autres fédérations, avec autant d’intensité.Voilà un moment marquant dans l’histoire de notre mouvement dont on se souviendra longtemps.ŒE | i «MM « Les femmes sous-estiment la contribution qu'elles peuvent apporter au développement du Mouvement.» - Evelyne Brochu-Côté, membre du CORE Abitibi-Témiscamingue Nord et Ouest-du-Québec «Pour moi, les défis les plus importants du CORE seront de bien représenter nos caisses au sein de la nouvelle structure et d'accorder une attention particulière à la satisfaction des membres.Il est capital de bien conseiller nos membres, si nous voulons qu'ils continuent à faire affaire avec Desjardins.En outre, les dirigeantes élues devront promouvoir la représentativité des femmes à tous les niveaux de l'organisation.Les femmes ont souvent peur de s'engager parce qu'elles ne connaissent pas vraiment ce qu'est le rôle d'un dirigeant et qu'elles sous-estiment la contribution qu'elles peuvent apporter au développement du Mouvement.» (Propos recueillis par Christine Beaudoin) La Revue Desjardins, numéro 3,2001 • 11 sur 5 millions de membres.» " Gilles Goulet, président, Caisse populaire Saint-Coeur-de-Marie.Les 25 et 26 mai à Québec, l'heure était au renouveau.Nouvelle structure, nouveaux visages, nouveaux défis.Renouveau également, car l'assemblée des représentants a élu au conseil d'administration et au conseil de déontologie de la Fédération un nombre record de femmes.En effet, sur les quatre directeurs généraux habilités à siéger au conseil d'administration, l'assemblée des représentants a élu deux femmes; au conseil de déontologie, qui compte sept membres, les femmes ont la majorité avec quatre représentantes et un jeune de 25 ans s'y est fait élire.¦I Pierre Goulet Parlons d’abord de la première phase du programme d’accueil et de formation.Pendant pas moins de six heures, 232 des 240 membres des CORE ont répondu à l’appel.Partagés en 33 tables de discussion, ils se sont livrés à un exercice de clarification autour de thèmes comme la participation de chacun et de chacune à l’intérieur du CORE et les conditions de succès à réunir afin que les CORE puis- sent avoir une contribution efficace à la Fédération.D’entrée de jeu, il a été convenu que le président et chef de la direction du Mouvement, Alban D’Amours, répondrait aux questions et commentaires que les tables lui adresseraient.Disons-le franchement : l’atelier du vendredi a laissé planer une certaine inquiétude, voire une méfiance, à l’endroit des «technocrates» de la Fédération et de ce qui ressemblait à une centralisation à Lévis et à Montréal de tous les pouvoirs décisionnels.À preuve le type de questions adressées au président : comment être certain que les CORE seront consultés avant que la décision ne soit prise et comment ceux-ci seront-ils consultés ?Quels seront les rapports entre les technocrates et les élus ?Les CORE auront-ils la marge de manoeuvre suffisante pour régler les questions opérationnelles ?Comment les particularités régionales pourront-elles teinter le plan d’affaires ?Quelles sont les liens entre le vice-président régional et le CORE?Comment le CORE sera-t-il outillé pour recueillir les doléances des membres ?Le président a répondu à toutes les questions, sans détour et sans compromis.Il a insisté sur le fait que les CORE devraient se réunir la semaine suivant la réunion du conseil d’administration afin de faciliter les 12* La Revue Desjardins, numéro 3,2001 Les membres de l'assemblée des représentants (CORE) réunis à Québec les 25 et 26 mai derniers consultations; que les membres des conseils des représentants rencontreront les présidents et présidentes de caisses au moins chaque trimestre et que le vice-président régional en fera autant avec les directeurs généraux de caisses au moins aux deux mois.En outre, un système d’audio-conférence permettra au président et chef de la direction du Mouvement de communiquer avec les 16 CORE simultanément.«Nous avons les moyens technologiques d’abolir les distances», a lancé M.D’Amours.Le président a été clair : les CORE ne sont pas des fédérations et ils devront concentrer leurs actions sur les dossiers d’orientation car les dossiers opérationnels seront du ressort de la vice-présidence régionale.S’il n’y a pas de lien hiérarchique entre ces deux entités, un partenariat étroit sera gage de succès, et c’est le bureau régional qui a la responsabilité de voir à ce que le CORE soit bien outillé pour bien faire son travail.«On commence à écrire une page blanche.» Une fois la confusion dissipée, la discussion du lendemain a pris une tournure beaucoup plus sereine.Jean-J.Brossard, président de la Caisse populaire de Rosemont, a lancé aux autres participants de la table 19: «Je dois dire que je suis beaucoup plus positif qu’à mon arrivée; les éclaircissements de M.D’Amours et la fréquence des consultations sont autant d’éléments que je n’avais pas la veille.J’ai senti une ouverture face à nos préoccupations.Mais, si nous avons des revendications à faire, il est important de les faire maintenant.» Il s’est ensuite félicité de voir tant de nouveaux visages à cette assemblée, un renouveau que favorise, a-t-il dit, le regroupement de caisses.Son collègue de gauche a renchéri : «On est 240 privilégiés sur 5 millions de membres» a dit Gilles Goulet, président de la Caisse Saint-Coeur-de-Marie, au Saguenay.«C’est historique d’être là pour mettre la nouvelle fédération sur pied» a déclaré Nancy Wilson, vice-présidente de la Caisse de Saint-Jovite, de la Région de Laval-Laurentides.L’inquiétude venait de faire place au goût de relever ce nouveau défi.« On commence à écrire une page blanche» a déclaré Agathe Fillion, porte-parole de la table 25; « Donner la vision Mouvement, voilà une des responsabilités du CORE, puis être capable de se rallier et d’être solidaire», a dit André Lachapelle, porte-parole de la table 11; « Le président du CORE doit assurer un bon leadership et personne ne doit être là pour paraître mais pour “être”», a dit Carole Chevalier, parlant au nom des participants de la table 24 : « Les gens ne se sentent pas en maîtrise de la situation, mais nous avons la foi : il faut donner la chance au coureur ! » a dit Denis Paré, porte-parole de la table 9.Les participants ont demandé que les sujets qui seront soumis à la consultation des CORE fassent l’objet d’un calendrier connu d’avance.En réponse aux interrogations et aux suggestions de l’assemblée, le prési- da Revue Desjardins, numéro 3, 2001 * 13 dent D’Amours s’est réjoui de voir que les CORE exigent de la rigueur et que, pour bien remplir leur rôle, ils réclament de l’information pertinente.Il s’est engagé à leur en donner, et souvent.Mais, en conclusion, il a rappelé aux gens de ne pas perdre de vue deux choses : «La mise en place de la nouvelle fédération, telle qu’elle est, vise à alléger le processus décisionnel et les CORE font partie intégrante de la Fédération », a-t-il conclu.Il a plaidé pour une conception claire des rôles de chacun et il a précisé qu’à compter de 2003 les délégués de toutes les caisses seront convoqués à l’assemblée générale.C’est alors que les caisses pourront faire le bilan sur la délégation de pouvoirs des caisses à la Fédération.Après le dîner, l’assemblée s’est transportée dans une autre salle pour procéder à l’élection des 4 directeurs généraux de caisses au conseil d’administration de la Fédération et des 6 membres du conseil de déontologie, puis ils ont eu l’occasion de bénéficier d’une présentation des règlements de la Fédération des caisses Desjardins du Québec qui, exceptionnellement, en vertu de la nouvelle loi, seront adoptés par le conseil d’administration de la Confédération à sa prochaine réunion.Les 25 et 26 mai 2001 : deux dates à retenir.Les élu(e)s du 26 mai 2001 Quatre sièges au conseil d'administration réservés à des directeurs généraux de caisses étaient à pourvoir.Ont été élus : Frances Carrier, CORE Richelieu-Yamaska, Région Centre; Louise Charbonneau, CORE Est de Montréal, Région Ouest; Richard Sarrazin, CORE Québec-Ouest, Rive-Sud, Région Est; André Shatskoff, CORE Lanaudière, Région Centre.L'assemblée a également élu six membres du conseil de déontologie : Éric Béchard, CORE Centre du Québec; Isabelle Bourgeois, CORE Rive-Sud de Montréal; Normand Grant, CORE Bas-Saint-Laurent et Gaspésie-îles-de-la-Madeleine; Hélène Lee-Gosselin, CORE Québec-Ouest, Rive-Sud; Claire Sarrazin,CORE Lanaudière; Lise Thériault, CORE Est de Montréal.Note : Marc Méthot, CORE Caisses de groupes, était déjà élu.* Pour connaître les autres membres du conseil d'administration et la liste complète des membres des 16 conseils de représentants; consulter le bulletin Transition (numéro 5 - mai 2001).Ils tirent leur RÉVÉRENCE.La mise en place de la nouvelle fédération coïncide avec le départ à la retraite d'au moins sept présidents et trois directeurs généraux des actuelles fédérations.La plupart d'entre eux ont consacré la moitié de leur vie, comme élu ou comme employé et gestionnaire, à l'avancement du Mouvement Desjardins et à la cause de la coopération.Avant qu'ils ne nous quittent pour une retraite pleinement méritée, La Revue Desjardins a tenu à leur rendre hommage.HH Pierre Goulet > LES PRÉSIDENTS DE FÉDÉRATIONS Un passionné de généalogie.François Brien L'HOMME DU NORD Membre de la Caisse populaire d'Amos dès l'âge de 10 ans, François Brien, dentiste de profession, y entrera au conseil d'administration en 1967, pour ensuite en assumer la présidence de 1971 à 1981.En 1983, il est élu au conseil d'administration de la Fédération des caisses populaires Desjardins de l'Abitibi, qu'il présidera de 1990 à 2001.Celui qui aurait pu se contenter de défendre les intérêts de la profession de dentiste, qu'il a pratiquée toute sa vie, n'a eu de cesse de promouvoir la formule coopérative dans le Nord-Ouest québécois.Comme administrateur de la Confédération, on le retrouve à la présidence du Fonds de sécurité Desjardins, au comité de vérification de la Caisse centrale et au conseil d'administration de la Société financière Desjardins-Laurentienne et de plusieurs autres filiales du Mouvement.Épris de culture et d'histoire, il n'a pas hésité à assumer la présidence du conseil d'administration de la Société historique Alphonse-Desjardins.14 • Ta Revue Desjardins, numéro 3,2001 Ghislain Des Rosiers DOSSIER Depuis qu'il a pris sa retraite en 1990, Simon Caron a mis toute son expérience et son temps à faire avancer la cause de la coopération, en particulier au sein de Desjardins.Si bien que ses proches disent de lui, en blaguant, qu'il est «bénévole à temps plein ».Tout commence en 1961, lorsqu'il se fait élire au conseil de surveillance de la Caisse populaire de Saint-Louis-du-Ha! Ha!, caisse à laquelle il est resté fidèle puisqu'il y siège toujours, après 39 ans, mais cette fois à titre de président.Ce petit village du Témiscouata, qui tire son nom d'une tribu indienne, a inculqué chez ce «passionné de la coopération» un désir qui ne s'est jamais démenti de travailler au développement des régions, et de la sienne en particulier.Élu administrateur de la Fédération du Bas-Saint-Laurent en 1981, il en devint le président en 1989.Certes, Simon Caron a joué un rôle actif auprès de nombreuses filiales du Mouvement, mais c'est comme président de la Commission d'orientation coopérative qu'il s'est le plus fait remarquer.Sa ténacité, pour ne pas dire sa ferveur coopérative, a fait de lui le plus ardent promoteur de la distinction coopérative auprès des hautes instances du Mouvement.À son parti pris pour l'avancement des régions s'ajoute celui pour une juste représentation des femmes et des jeunes dans le Mouvement.Dans un récent dossier de La Revue Desjardins, la présidente du Comité consultatif sur la représentation des femmes, Suzanne Maisonneuve-Benoit, disait de Simon Caron qu'il avait été un très bon allié de la cause des femmes chez Desjardins.Entraide, solidarité, démocratie, famille sont des mots qui ont un sens concret pour lui.Il n'est donc pas étonnant qu'il ait reçu, en 1997, l'Ordre du Mérite coopératif québécois.Lors d'une répétion de la chorale,à l'église de Saint-Louis-du-Ha ! Ha ! .' ^ Simon Caron «BÉNÉVOLE À TEMPS PLEIN» S' V-;, ¦ I' .*~6* r - , r—4 .5 * t .li-r Dans son verger de Saint-Antoine-de-Tilly.Robert O’Farrell LE «GENTLEMAN» Robert O'Farrell se démarque immanquablement par son extrême délicatesse et sa gentillesse légendaire.Cet homme qui a consacré 28 ans au Mouvement Desjardins prend une retraite méritée après avoir passé les huit dernières années de sa carrière à la présidence de la Fédération du Centre du Québec.Successivement directeur financier, premier vice-président-directeur général puis président, Robert O'Farrell allie une personnalité attachante à une connaissance autodidacte exceptionnelle du monde financier.Homme intègre et droit, Robert O'Farrell a mis son talent de diplomate à trouver, dans des situations diverses, la meilleure solution pour toutes les parties en cause.Son ouverture aux besoins des caisses et du milieu ainsi que sa disponibilité sont des traits marquants de son passage chez Desjardins.Constamment à la recherche des tendances d'avenir, il a, en tant que président du conseil d'administration des Valeurs mobilières Desjardins, tenu à suivre lui-même la formation de planificateur financier.Sans des hommes comme Robert O'Farrell, qui sait si la nouvelle fédération, qui a nécessité de la part des leaders des fédérations régionales de la vision et, disons-le, une certaine abnégation, aurait pu voir le jour aussi rapidement ?La Revue Desjardins, numéro 3,2001 15 Yves Breton Michel Parent UN PRÉSIDENT «TOUT FEU TOUT FLAMME » % C'est ainsi que les gens de la Fédération des caisses d'économie du Québec ont salué l'arrivée de Michel Parent à la présidence de la fédération, en 1990.Ce pompier de la Communauté urbaine de Montréal est un passionné, un homme aux idées progressistes et un militant.Entré à la Caisse d'économie des pompiers de Montréal comme caissier et conseiller en crédit, il en deviendra administrateur en 1977, puis président.De retour à la base, après 10 ans comme président de la Fédération des caisses d'économie du Québec, Michel Parent assume aujourd'hui les fonctions de directeur général par intérim de la Caisse des pompiers de Montréal.C'est sous sa présidence qu'ont été fondées, en 1990, la Caisse d'économie de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont et celle de la Culture, en 1995, un exploit en quelque sorte car, depuis plusieurs années, les fondations de nouvelles caisses sont plutôt rares.On le retrouve également à la présidence du comité de placements de l'Assurance-vie Desjardins, après la fusion avec La Sauvegarde, au comité exécutif de la Confédération^ la vice-présidence du Comité de retraite et d'assurances collectives (le CRAC, aujourd'hui le Comité de retraite du Mouvement) et à la présidence du conseil d'administration de Visa Desjardins, de 1994 à 1997.Jocelyn Protean L'HOMME «ALLERGIQUE AU STATU QUO» Dès son arrivée à la présidence de la Fédération de Montréal et de l'Ouest-du-Québec (FMO),en 1989, Jocelyn Proteau s'est attaqué aux dépenses de sa fédération, par une gestion budgétaire serrée et par l'élimination des chevauchements de services avec la Confédération.Celui qui avait commencé sa carrière comme caissier, puis comme comptable à la Caisse populaire Notre-Dame-de-la-Merci, avant de se retrouver directeur général de la Caisse de Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds, a innové constamment : instauration de centres administratifs et de centres financiers aux entreprises, mobilisation des ressources autour de la Grande Corvée FMO, etc.C'est lui, dit-on, qui, l'un des premiers, a réclamé la suppression de la commission de crédit.Être à la tête de la plus grande fédération de caisses, dans une ville où la concurrence est omniprésente et puissante, cela requiert des qualités de gestionnaire hors du commun.Aussi, le Mouvement Desjardins doit-il beaucoup à Jocelyn Proteau.On peut même dire que la nouvelle fédération, qui sera officiellement créée en juillet 2001, a pris pour modèle les vice-présidences régionales que la Fédération de Montréal et de l'Ouest-du-Québec a instaurées sur son territoire, dès 1992.Sous la gouverne de Jocelyn Proteau, la FMO a non seulement reconstruit en profondeur son réseau de caisses et de points de service et mis en place des vice-présidences régionales beaucoup plus près des caisses, mais elle est devenue une fédération éminemment rentable.Le redressement est spectaculaire, si bien que cette fédération arrive maintenant au premier rang des fédérations régionales pour les résultats financiers, alors qu'elle occupait le dernier rang en 1996.En outre, Jocelyn Proteau a joué un rôle important à la Confédération internationale des banques populaires dont il a été le président de 1994 à 1997, et dans le monde universitaire, entre autres comme président de la Fondation de l'Université du Québec à Montréal, de 1992 à 1999.V 16 • La Revue Desjardins, numéro 3, 2001 DOSSIER riiOffc i_ L Michel Rouleau À LIMAGE DES BEAUCERONS Entreprenant comme le sont la majorité des Beaucerons, Michel Rouleau a passé plus de 36 ans chez Desjardins, terminant sa carrière comme président de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Québec, poste qu'il occupe depuis 1997.Sa contribution à la restructuration du réseau des caisses et à la mise en place de la Fédération des caisses Desjardins du Québec est digne de mention.C'est que Michel Rouleau a toujours placé les intérêts supérieurs du Mouvement avant l'avancement de sa propre carrière.Sa connaissance profonde de la nature et du fonctionnement d'une caisse, Michel Rouleau la tient de 20 années passées comme directeur général de quatre caisses dont celle de Saint-Maurice deThetford et celle de Sainte-Marie de Beauce.Ses qualités de gestionnaire l'ont amené, entre autres, à la présidence du conseil d'administration de l'Assurance vie Desjardins-Laurentienne et de Canagex, maintenant connu sous le nom d'Elantis.Tous ceux et celles qui l'ont côtoyé savent que Michel Rouleau a toujours favorisé l'entraide et l'intercoopération, entre les caisses d'abord, puis avec les autres coopératives.Il n'est donc pas étonnant que ses qualités d'administrateur aient été sollicitées dans des organismes comme le Conseil régional de concertation et de développement de Chaudière-Appalaches, la Société d'expansion Nouvelle-Beauce, le Comité inter-secteur coopératif de la Beauce et, bien sûr, le Conseil de la coopération du Québec.C'est également à Michel Rouleau que l'on a confié la présidence d'honneur de l'Hôtel-Dieu de Lévis, pour doter cet hôpital d'un appareil à résonance magnétique, ainsi que la campagne de Portage Québec, qui œuvre auprès des toxicomanes et des alcooliques.Avec Jean Soulard, chef cuisinier du Château Frontenac, lors d'un souper-bénéfice au profit de Partage 2001.André Roy LE LIBRE-PENSEUR Ingénieur de formation et toujours directeur du département de management de l'Université de Sherbrooke, André Roy a une capacité naturelle d'aborder le changement.C'est à ce bénévole, particulièrement branché, que l'on doit, entre autres, la mise en réseau informatique des membres du conseil d'administration de la Confédération, et c'est aussi sous son influence que les décideurs ont envisagé puis entériné le remplacement du système d'exploitation OS2 par Windows et Internet.Sa formation scientifique faisait de lui un élu capable d'affronter une situation avec objectivité, sans pour autant craindre de faire valoir ses idées.Il n'a d'ailleurs jamais hésité à formuler des critiques quand il le jugeait nécessaire et il conservait toujours son indépendance d'esprit.Président de la Fédération de l'Estrie depuis 10 ans, il a fait preuve d'initiative et, même si la formule du Centre de services financiers de l'Estrie n'a pas été retenue comme modèle pour l'ensemble du réseau, elle n'en a pas moins inspiré les centres financiers aux entreprises.Toujours administrateur de la Caisse populaire du Lac-des-Nations de Sherbrooke, André Roy a siégé à l'exécutif de la Confédération et au conseil d'administration de plusieurs filiales, dont Investissement Desjardins.Il préside depuis 1994 le conseil d'administration de Développement international Desjardins (DID) qu'il a accompagné sans relâche dans sa nouvelle vocation de partenaire financier.Grâce à lui, DID a pu se moderniser, se spécialiser et mettre sur pied, avec d'autres composantes de Desjardins, un premier fonds d'investissement international Desjardins, le Fonidi.Sur sa fermette, en Estrie t! Il I WKÊSk T»» 3 -il\WË.Ê La Revue Desjardins, numéro 3, 2001 * 17 > LES DIRECTEURS GÉNÉRAUX DE FÉDÉRATIONS Gilles Lafleur FÉDÉRATION DES CAISSES D'ÉCONOMIE DU QUÉBEC Comptable agréé, Gilles Lafleur, qui occupe depuis 15 ans le poste de directeur général de la Fédération des caisses d'économie, a touché à toutes les facettes du monde financier.Gestionnaire rigoureux, il a mis toute son influence à convaincre les caisses d'économie d'atteindre un meilleur niveau de capitalisation, caractéristique qu'il considérait comme l'assise même d'une coopérative en santé.D'un caractère plutôt réservé, voire timide, Gilles Lafleur aime s'entourer de gens compétents.Pour lui, le rapprochement avec les organisations syndicales est absolument prioritaire et c'est pourquoi il a axé sa stratégie sur la communication.En plus d'avoir représenté le Mouvement Desjardins auprès de l'Association canadienne des paiements, dans le dossier de la compensation, Gilles Lafleur a assumé la présidence du Groupe de développement intégré (GDI) Stratégies financières, qui avait la tâche d'élaborer des propositions en matière de ressources et de planification financière ainsi que sur la gestion des risques.JE :-im Yves Lavoie FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU BAS-SAINT-LAURENT Yves Lavoie est le «père» du Fonds d'investissement de la Fédération des caisses populaires du Bas-Saint-Laurent, premier fonds du genre à voir le jour dans une fédération.C'était en 1973.Entré au Mouvement Desjardins comme inspecteur-propagandiste, en 1962, Yves Lavoie a occupé durant 25 ans le poste de vice-président Finances et Marketing à la Fédération, avant d'en devenir le vice-président et directeur général, en 1993.Ce développeur a également joué un rôle clé au sein du Mouvement Desjardins, entre autres, dans le dossier du décloisonnement et dans celui de la révision des structures et des organismes de soutien, qui a donné naissance à la nouvelle fédération.Dès 1995, on le retrouve à la présidence du GDI Services aux entreprises, respon-|“ sable d'orchestrer le développement et l'évolution des services aux entreprises, incluant les développements informatiques.Au centre, à l'usine de Glendyne, à Saint-Marc-du-Lac-Long (Témiscouata).Régis Robin FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU CENTRE DU QUÉBEC £y Régis Robin a joint les rangs de la Fédération du Centre du Québec en 1974 et occupe le poste de directeur général depuis 8 ans.Durant toutes ces années, il a su maintenir un fort lien de confiance avec les gestionnaires et les employés de la Fédération.N'est-ce pas sous sa direction que deux employés ont été invités à prendre part aux réunions du comité de direction ?Son approche simple et humaine lui a permis de mener à bien des dossiers particulièrement délicats, comme celui de la réorganisation du réseau.Sa capacité de mobiliser les personnes l'a conduit, au milieu des années 1990, à la présidence du GDI Services aux particuliers chargé, entre autres, de définir les stratégies de distribution, de tarification et de mise en marché de l'offre de services aux particuliers.Qui osera douter désormais de ses «histoires de pêches» ?.18» La Revue Desjardins, numéro 3,2001 Source: Fédération des C.P.D.Du Centre du Québec s Fonds Desjardins Mondial science et technologie Desjardins Destinée aux dirigeants et aux gestionnaires du Mouvement Desjardins, cette revue d’information est publiée cinq fois par année par la Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec.Ce numéro a été tiré à 20 000 exemplaires.Postes Canada Numéro de convention 1457799 de la Poste-publication Vice-présidente Communications et Affaires publiques Micheline Paradis Directeur Information et Affaires publiques Pierre Tremblay Rédacteur en chef Pierre Goulet Collaborateurs et collaboratrices Pauline D’Amboise, Gilles Drouin, Marthe Giguère, Majella St-Pierre Réalisation graphique Yvan Perron Révision Solange Deschênes Publicité Yvan Forest Abonnements René Brousseau, (418) 835-8444 poste 2203 Courriel rene.brousseau@ccpedq.desjardins.com Impression Imprimerie La Renaissance Changement d’adresse Tout changement d’adresse doit être communiqué à La Revue Desjardins, Confédération des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, 100, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec), Canada G6V 7N5.Téléphone 1 800 463-4810, poste 2203 (418) 835-8444, poste 2203 Droits et responsabilités La traduction et la reproduction totale ou partielle des photographies, illustrations et articles publiés dans La Revue Desjardins sont interdites sans le consentement écrit de l’éditeur.Les opinions émises dans les articles publiés par La Revue Desjardins n’engagent que la responsabilité de leur auteur.ISSN 0035-2284 - Dépôts légaux Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec www.desjardins.com Dorimène El Desjardins Créées à l'occasion du Centenaire de Desjardins, les Éditions Dorimène veulent souligner la contribution de Dorimène, l'épouse d'Alphonse Desjardins, fondateur des caisses, et mettre en valeur le rôle qu'elle a joué dans l'essor du Mouvement.# • i "fil t II il iclv i~ïï Tm i?- -tfQy* Investir dons le progrès, ça me br@nche ! Desjardins 1 800 CAISSES www.desjardins.com * » RENALD BOUCHER, président et chef de l'exploitation de la Confédération, quittera ses fonctions le 1er juillet 2001.À la tête de la Confédération depuis quatre ans, il a été le grand maître d'œuvre de la transition vers une fédération unique, dossier auquel il a consacré énergie et talent.Avec sa franchise habituelle, il fait le point sur ce «nouveau Desjardins» qu'il lègue à ceux et celles qui lui succéderont.Rénald Boucher faisant ses adieux aux délégués présents à l'assemblée générale annuelle du Mouvement, le 7 avril dernier.LA FÉDÉRATION DES CAISSES DESJARDINS DU QUÉBEC « Nous avons fait en 18 mois CE QUI DEVAIT PRENDRE 3 ANS » Par| Pierre Goulet La Revue Desjardins : Il y a eu la commission Blais en 1975 et le Comité de partage de responsabilités en 1992, le Comité 2e et 3e niveaux en 1998 puis le Comité de révision des structures (CRS) en 1999 : pourquoi cette fois a-t-elle été la bonne ?Rénald Boucher : Il y a trois facteurs qui ont favorisé l’avènement de la fédération unique.Le premier est, sans conteste, le dépôt du rapport du Comité 2e et 3e niveaux, à l’automne 1998, qui en est arrivé à la conclusion que les chevauchements entre les fédérations et la Confédération étaient somme toute mineurs et que c’était plutôt la lourdeur du processus décisionnel qui faisait problème.En un mot, il était impossible de faire des économies substantielles sans revoir en profondeur le processus de décision du Mouvement.Le second facteur, c’est le contexte éconômique, c’est-à-dire une présence de plus en plus vive de la concurrence, sans parler des agences de notation qui nous avaient à l’œil.Enfin, le regroupement des caisses qui, en toute logique, appelait les organismes de deuxième et troisième niveaux à en faire autant.LRD.: Quel principe a guidé votre action, à partir du dépôt du rapport du Comité 2e et 3e niveaux jusqu’à aujourd’hui ?R.B.: Un principe bien simple : il appartient aux caisses de décider et nous vivrons avec la décision qu’elles prendront.Je suis chez Desjardins depuis 31 ans et je savais par expérience qu’en faisant confiance aux caisses le bon sens triompherait.En 31 ans, cela s’est vérifié dans tous les grands projets.Au conseil d’administration et chez les directeurs généraux de fédérations, on s’est bien vite rendu à l’évidence que l’amélioration du processus décisionnel passait par la mise en place d’un seul niveau de - Rénald Boucher décision.Et, pour moi, il était également essentiel qu’aucun pouvoir ne soit enlevé aux caisses.LRD.: Quelle a été votre stratégie pour que tout le monde accepte la nécessité d’un tel changement ?R.B.: En mettant sur la table des propositions crédibles et en disant aux gens les vraies choses.Et surtout ne pas faire de promesses qu’on ne peut pas tenir.La tâche a été considérable.N’oubliez pas que le Congrès de mars 1999 envisageait qu’un tel virage devait se faire sur trois ans, entre le moment où la décision avait été prise et la mise en place de la nouvelle entité.Or, en seulement 18 mois, grâce à une équipe hors pair et la collaboration de toutes les fédérations, nous avons instauré la nouvelle fédération.Quand j’y pense, je suis moi-même étonné.20» La Revue Desjardins, numéro 3,2001 LRD.: Une firme externe vous a assisté tout au long du processus.Était-ce vraiment nécessaire ?R.B.: Le Congrès avait recommandé que le processus se fasse avec l’assistance d’une firme de consultants externes à cause des conflits d’intérêts potentiels.Moi-même j’étais en conflit d’intérêts, étant président et chef de l’exploitation de la Confédération.Nous avons procédé par appel d’offres et notre choix s’est porté sur Ernst & Young qui a travaillé avec nous jusqu’au vote des fédérations, le 4 décembre 1999.Puis des membres de cette équipe ont participé au prdcessus de mise en place de la nouvelle fédération.Mais, pour l’essentiel, la transition est l’œuvre de ressources du Mouvement.LRD.: Certains ont laissé entendre que, pour arriver à un tel consensus, des promesses avaient été faites à certaines personnes ?R.B.: Rien n’est plus faux ! Au contraire, les directeurs généraux, qui ont joué un rôle clé dans ce regroupement des fédérations et de la Confédération, ont tous placé l’intérêt du Mouvement au-dessus de leur plan de carrière, et certains d’entre eux avaient beaucoup à perdre, croyez-moi.Il en a été de même pour les membres du conseil d’administration.LRD.: Vous n’êtes pas sans savoir que les employés des fédérations et de la Confédération étaient particulièrement inquiets durant les 18 mois qu’a duré la transition vers une fédération unique.Quelle a été votre stratégie de communication pour les rassurer ?R.B.: La transparence, rien que la transparence.Nous avons mis à leur disposition une base de données dans laquelle nous les tenions informés des étapes et où nous répondions à leurs questions.Après cinq mois, nous avons fait un sondage sur le taux de satisfaction des employés quant à nos communications et à notre transparence, et je dois vous dire que notre crédibilité a été jugée très bonne.Nous avons fait la même chose dans le projet Symphonie : pas de cachotteries à personne ! LRD.: Vous avez avancé le chiffre de 70 M$ pour la mise en place de la nouvelle fédération.Où en est-on ?R.B.: Je n’ai pas les chiffres exacts, car nous ne sommes pas encore au 1er juillet, mais je peux vous assurer que nous serons en bas de 60 M$ et que les économies prévues de 46 M$ seront au rendez-vous, sans compter celles qu’entraînera le projet Symphonie.LRD.: Mesurez-vous bien l’importance de toute cette opération pour l’avenir de Desjardins et le rôle déterminant que vous y avez joué?R.B.: Oui et non, parce qu’il y aura sûrement quelques erreurs à corriger et que certaines choses vont changer dans l’organisation d’ici quelques années.Mais, dans l’ensemble, l’équipe que je dirigeais a fait un travail colossal, et je les en remercie.Ça s’est sûrement su jusque dans le réseau des caisses puisque, l’autre jour, dans un escalier mécanique du complexe Desjardins, quelqu’un que je n’avais jamais vu m’a approché en me disant : «Monsieur Boucher, je ne vous connais pas, mais je veux vous féliciter; jamais je n’aurais pensé que vous alliez réussir à mettre en place le projet d’une fédération unique.Chapeau !» Puis il est parti.J’étais flatté, mais le mérite en revient à toute mon équipe.Une fois terminée la transition vers la fédération unique, je dirais que le vrai, le grand changement, c’est que désormais le Mouvement aura une vision et une direction unique, qui s’appuieront sur 16 conseils de représentants de poids comparable.Les présidents et les présidentes de ces CORE, avec quatre directeurs généraux de caisse et le président du Mouvement, formeront un seul conseil d’administration pour les trois grandes entités du Mouvement : la Fédération, la Caisse centrale et la Société financière Desjardins-Laurentienne.LRD.: Au moment de quitter votre poste, qu’est-ce qui, dans ce vaste chantier, vous a rendu le plus fier ?R.B.: C’est d’être parvenu à maintenir avec les directeurs généraux des fédérations, et malgré l’incertitude, un climat viable dans les fédérations et à la Confédération et ne pas avoir suscité de crise, pour la simple raison que nous avons fait ces changements dans le respect des gens.C’est ça, la manière Desjardins.DS3 D es j a/u i «¦ ?1 00 ans d'histoire —^ tf > / /I f'rrl.K f1 a
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