Découvrir, 1 janvier 2002, Janvier-février
‘¦DECOUVRir PER AGISME : DES RECHERCHES FUMEUSES?LA REVUE DE LA RECHERCHE VOLUME 23, NUMÉRO 1 | JANVIER-FÉVRIER 2002 Équilibre é mentale Des fraises g Une serviette sani qui détecte les MT Diabète et obésité Patrick Snyder, l'Église et les femmes Association franc Montréal (Québ savoir - Acfas, 425, rue De La Gauchetiere Est ntion de vente relative aux envois de publications canadiennes 1260413 7 78313 00468 7 77831300468731 77 h 30.Délices des nations, Sherbrooke.Une rencontre entre François Michaud (génie électrique) et Dominique Lorrain (psychologie) se traduira par une collaboration de recherche sur les applications de la robotique dans le traitement de l'autisme déjà plus loin La recherche à l’Université de Sherbrooke C’est l’avantage de la ville universitaire dans un milieu de vie exceptionnel C’est la facilité des collaborations interdisciplinaires C’est l’innovation et le dynamisme de chercheuses et chercheurs renommés et accessibles un nouveau contrat de recherche par jour ouvrable au premier rang des universités canadiennes au chapitre des redevances fonds de recherche de plus de 50 millions $ par an plus de 50 instituts, groupes ou chaires de recherche plus de 60 créneaux d’excellence en administration, en droit, en éducation, en éducation physique et sportive, en génie, en lettres et sciences humaines, en médecine, en sciences, en théologie, éthique et philosophie embauche de 200 nouveaux professeurs chercheurs www.usherbrooke.ca/recherche JÏdv UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE (819) 821-7555 VOLUME VINGT-TROIS | NUMÉRO UN | J A N V I E R - F É V R I E R 2002 ÉDITORIAL UN RÔLE ÉLARGI POUR L'ACFAS Germain Godbout 18 SCIENCE CLIPS ALCOOLISME ET TOXICOMANIE AU TRAVAIL APPELER UN CHAT UN CHAT UNE SERVIETTE SANITAIRE QUI DÉTECTE LES MTS DES FRAISES GUÉRISSEUSES E.COU: UNE BACTÉRIE VACHEMENT DOMMAGEABLE! À LA VIE, À LA MORT DIABÈTE ET OBÉSITÉ : LA CLEF DU MYSTÈRE?SILENCE, ON VOLE! LES PRIX DU QUÉBEC CUVÉE 2001 QUI SUBVENTIONNE QUOI EN RECHERCHE?FACE À FACE PATRICK SNYDER, L’ÉGLISE ET LES FEMMES Théologien, Patrick Snyder avoue vivre une spiritualité « de quête et de doute ».Louise Desautels 23 40 RECHERCHE ÉQUILIBRE ET SANTÉ MENTALE DES QUÉBÉCOIS Sophie Payeur ¦.’esprit, l’aspect le plus négligé de la santé humaine LA SANTÉ MENTALE DES ENFANTS, LE CIMENT D’UNE SOCIÉTÉ LA DÉPRESSION, MALADIE DU SIÈCLE EN FINIR AVEC LE SUICIDE ENJEUX CHUTE DES COURS TECHNOLOGIQUES = CHUTE DE LA RECHERCHE?Caroline Julien ZOOM TABAGISME : DES RECHERCHES.FUMEUSES?46 Valérie Borde RUBRiqUES 50 LIVRES, DANS LE PROCHAIN NUMÉRO DE DÉCOUVRIR, DES NOUVELLES DU FONDS NATURE ET TECHNOLOGIES \ \ \ \ l \ I ' : i , 1 53 LA FINE POINTE DU LABORATOIRE À L’ENTREPRISE, L’APPORT DES CENTRES DE TRANSFERT ET DE LIAISON : COVB, CRIM, CEFRIO, CERCA, CORDA 58 LE POINT S EDITORIAL 1 Un rôle élargi pour l’Acfas La communauté scientifique ne peut que se réjouir de l'intérêt que porte le Cercle Godin-Miron, un groupe formé d’intellectuels et de militants qui réfléchissent à l’avenir politique du Québec, aux sciences comme instrument d’identité nationale.Les sciences ont en effet été trop longtemps oubliées ou laissées pour compte par l'intelligentsia politique.La seconde politique scientifique du Québec, Savoir changer le monde, élaborée en 2001, a été très favorablement accueillie par les chercheurs, par les administrateurs de la science et par leurs représentants.Dans la foulée de ses recommandations et se basant sur le fait que de nombreux pays possèdent leur propre académie nationale des sciences, le Cercle Godin-Miron proposait récemment (Le Devoir, 01-10-31) la création d’une académie québécoise des sciences.Si, sur le plan canadien, une telle académie paraît justifiée, ce n’est pas le cas pour le Québec.Donner plus de prestige aux contributions scientifiques québécoises est hautement souhaitable, mais plutôt que de créer une nouvelle structure et de disperser les ressources, il serait plus avantageux d’utiliser nos forces en place.En 1923, des intellectuels réunis autour de Marie-Victorin ont déjà créé ce qui est devenu aujourd’hui l’Association francophone pour le savoir - Acfas.Bien ancrée dans le milieu scientifique, l’Acfas joue déjà, sur plusieurs plans, le rôle de l’académie souhaitée: elle prend position sur des questions scientifiques d’intérêt national, elle décerne les prix de l'Acfas à des chercheurs émérites.À travers son congrès annuel et la revue Découvrir, «elle aide à construire une passerelle entre les citoyens et les scientifiques», comme le souhaitent les promoteurs d’une académie.Par ailleurs, le Conseil de la science et de la technologie, dont les avis font autorité, joue très bien son rôle auprès du gouvernement.Dans ce contexte, la position du professeur Yves Gingras (Le Devoir, 01-11-26) contre la création d’une nouvelle institution de cette nature pour le Québec est appropriée.Je pousserais cependant la réflexion plus loin.Pourquoi ne pas miser sur l’Acfas pour établir le rayonnement international auquel elle aspire depuis longtemps?Elle possède déjà plusieurs instruments pour agir efficacement dans ce sens.L’Acfas pourrait de plus devenir, à l’exemple de l’American Association for the Advancement of Sciences (AAAS), le lien privilégié entre la communauté scientifique et le gouvernement, notamment avec la nomination d’un conseiller scientifique spécial ou d’une conseillère scientifique spéciale auprès du premier ministre.Germain Godbout Directeur général de l’Acfas godbout@acfas.ca 4 Conseil d’administration de l’Acfas 2001-2002 Hugo Asselin, étudiant-chercheur Marc Bossé, Viridis Biotech inc.Alain Caillé (président sortant), VICE-RECTEUR À LA RECHERCHE, UNIVERSITÉ de Montréal Sophie D’Amours, professeurs agrégée, Département de génie mécanique, Université Laval Michel Dumais, journaliste Sylvie Gagnon, directrice générale, TechnoCompétences Luce Gauthier, physicienne Jean Goulet, professeur et doyen, Faculté des sciences, Université de Sherbrooke Monique L’Hostie, professeure, Département des sciences de l’éducation ET DE PSYCHOLOGIE, UOAC Anne Marrec, directrice générale, Télé-Université Kenneth McRoberts, principal, Collège Glendon de l’Université York Tho-Hau Nguyen (trésorier), professeur, Département d’informatique, Université du Québec à Montréal Bernadette Pinel Alloul, professeurs TITULAIRE, DÉPARTEMENT DE SCIENCES BIOLOGIQUES, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Denise Provençal, enseignante, Département de physique, Collège Gérald-Godin Bernard Robaire (1" vice-président), PROFESSEUR, DÉPARTEMENT DE PHARMACOLOGIE, UNIVERSITÉ McGlLL Jean-Marc Rousseau, vice-président, GIRO inc.Réal Saint-Laurent, directeur général, Direction générale de l’information géographique, ministère des Ressources NATURELLES DU QUÉBEC Marc-André Sirard (2' vice-président), PROFESSEUR, DÉPARTEMENT DES SCIENCES animales, Université Laval Gary W.Slater, professeur titulaire, Département de physique, Université d’Ottawa Geneviève Tanguay, directrice, Développement et réseautage technologique, Centre québécois de VALORISATION DES BIOTECHNOLOGIES (COVB) Marie Trudel (présidente), directrice, Laboratoire de génétique moléculaire et Développement, Institut de recherches CLINIQUES DE MONTRÉAL (IRCM) Truong Vo-Van, vice-recteur adjoint à la RECHERCHE ET DOYEN, FACULTÉ DES ÉTUDES SUPÉRIEURES ET DE LA RECHERCHE, UNIVERSITÉ de Moncton Germain Godbout, directeur général, Acfas Yves Gingras (archiviste), professeur, CIRST, Université du Québec à Montréal DÉCOUVRÎr Revue bimestrielle de vulgarisation scientifique, Découvrir est publiée par l’Acfas - association francophone POUR LE SAVOIR - AVEC L’AIDE FINANCIÈRE DU MINISTÈRE DE LA RECHERCHE, DE LA SCIENCE et de la Technologie (MRST).Québec S S Directrice et rédactrice en chef Danielle Ouellet Directeur général de l’Acfas Germain Godbout Secrétaire de rédaction ET RECHERCHE PHOTO Luc Quintal Comité de rédaction Johanne Collin, Robert Ducharme, Pierre Fortin, Jean-Claude Guédon, Jacinthe Lacroix, Jean-René Roy, Michel Trépanier Révision linguistique Hélène Larue Direction artistique Martine Maksud Photo de la page couverture Paul Eekhoff Sorties Postscript Film-O-Progrès Impression Imprimerie Québécor, Saint-Jean Certains articles de Découvrir peuvent ÊTRE REPRODUITS AVEC NOTRE ACCORD ET À CONDITION QUE L’ORIGINE EN SOIT MENTIONNÉE.POUR TOUTE DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS, S’ADRESSER À : Acfas 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 Tél.: (514) 849-0045 Téléc.: (514) 849-5558 DECOUVRIR!?ACFAS.CA www.acfas.ca/decouvrir NOUS REMERCIONS PATRIMOINE CANADA POUR SON AIDE FINANCIÈRE À LA PUBLICATION de la revue Découvrir.Le contenu de cette revue est reproduit SUR SERVEUR VOCAL PAR l’AUDIOTHÈOUE POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES DE L’IMPRIMÉ.Téléphone : Québec (418) 627-8882 Montréal (514) 393-0103 La revue Découvrir est répertoriée dans Repère et dans CARD.n° de convention de VENTE RELATIVE AUX ENVOIS DE PUBLICATIONS CANADIENNES 1260413, JANVIER 2002 DÉPÔT LÉGAL : BIBLIOTHÈQUE NATIONALE du Québec, premier trimestre 2002 ISSN 1498-5845 Publicité : Communications Publi-Services Chantal St-Denis, Jean Thibault Tél.: (450) 227-8414 info@publi-services.com DÉCOUVRir B&Wr ÊàMtÊ Èfa/Sn^vi mmm Les p nx de la JPecherche Scientifique del'Acfas °- -2002 _________ l#gai Munis minNK»i r r>t uoktkku Les orchidées QUATRE-TEMPS Botanique, horticulture, nature.découvrez l'univers fascinant des végétaux et des jardins d'ici et d'ailleurs.www.amisjardin.qc.ca SPECTRG ¦ 31 & * u iti«nsirc 1 DÉCOUVRir recherche explorés, et surtout, les enjeux et les débats que cette nouvelle perspective a suscités.C’est donc au projet de poursuivre la réflexion féministe en histoire que cet ouvrage nous convie, ainsi qu’à un renouvellement de l’histoire traditionnelle, tant il est indispensable que cette réflexion vienne infléchir l’ensemble des recherches historiques et même les conceptions des amateurs et amatrices d’histoire, de plus en plus nombreux.Trop de gens pensent encore que l’histoire ne concerne que la guerre et la politique.HISTOIRE D’UN GÉNOME {sic).POPULATION ET GÉNÉTIQUE DANS L’EST DU QUÉBEC, sous la direction de Gérard Bouchard et Marc de Braekeleer, Presses de l’Université du Québec, 610 pages.La génétique des populations et l’épidémiologie génétique font largement appel aux sciences sociales et historiques.En effet, ce sont des facteurs démographiques, sociaux, économiques et culturels qui déterminent le sort des gènes dans une population et qui façonnent à long terme les structures du pool génétique aussi bien que les traits biologiques d’une collectivité.Ceux que l’histoire a tissés au Québec depuis le 17e siècle à partir de la vallée du Saint-Laurent sont particulièrement accentués aujourd’hui dans les populations de l’est de la province.Certains de ces traits s’expriment d’une façon pathologique, prenant la forme de maladies héréditaires.Au moyen d’enquêtes historiques et démographiques, les auteurs révèlent l’origine, la fréquence et la diffusion de ces traits.Adoptant ensuite une perspective d'épidémiologie génétique, ils proposent des voies nouvelles pour contribuer à la prévention de ces maladies, dans le respect des normes juridiques et éthiques.LA PROSTATE.TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR CETTE GLANDE MASCULINE, Yosh Taguchi, traduit de l’anglais par Alice Amyot et Marcel Séguin, Guérin éditeur, 224 pages.Longtemps un sujet tabou, le seul fait de mentionner la prostate devant les hommes suffisait à les faire rentrer sous terre.Est-ce parce que la prostate peut causer plus d’anxiété, d’émotivité, d’amertume et d’indignation que toute autre partie de leur corps?Est-ce par crainte, embarras, ignorance au sujet de cette glande de la grosseur d’une noix?Quoi qu’il en soit, certains hommes sont plus enclins à ignorer les avatars inhérents à la prostate qu’à consulter leur médecin.Le Dr Yosh Taguchi, urologue, aborde dans une langue limpide et franche les questions et problèmes les plus courants reliés à la prostate et à son traitement, ce que bien des hommes et leurs compagnes apprécieront.\ PROSTATE HISTOIRE GENOME lev que vou» devra savoir celle glande masculine • lu -srlli'i f'ntlii ï intimer- PÉTRARQUE ET LAMITIÉ.DOCTRINE ET PRATIQUE DE L’AMITIÉ CHEZ PÉTRARQUE À PARTIR DE SES TEXTES LATINS, Claude Lafleur, coll.« Zêtêsis », Librairie philosophique J.Vrin / Les Presses de l’Université Laval, 226 pages.L’IDÉAL DÉMOCRATIQUE ENTRE L’UNIVERSEL ET LE PARTICULIER.ESSAI DE PHILOSOPHIE POLITIQUE, Boniface Kaboré, coll.« Zêtêsis », Les Presses de l’Université Laval / L’Harmattan, 328 pages.SANTÉ.POUR UNE THÉRAPIE DE CHOC, sous la direction d’Hélène Morais et de Michel Venne, avec la collaboration d’Éric Laplante et de Lionel Robert, du Devoir e\ du Conseil de la santé et du bien-être, Les Presses de l’Université Laval, 124 pages.ANOREXIE ET BOULIMIE: COMPRENDRE POUR AGIR, Dr Guy Pomerleau avec la collaboration de Carole Ratté, Sonia Boivin et Audrey Brassard, coll.« Démystifier les maladies mentales », Gaëtan Morin éditeur, 228 pages.RÉDIGER UN RAPPORT PSYCHOLOGIQUE, Georgette Goupil et André Marchand, Gaëtan Morin éditeur, 160 pages.livres I1HUMI L’INTERVENTION SOCIALE AUPRÈS DES GROUPES, Daniel Turcotte et Jocelyn Lindsay, avec la collaboration d’Isabelle Côté et de Geneviève Lamonde, Gaëtan Morin éditeur, 272 pages.PROBLÈMES SOCIAUX (1)-THÉORIES ET MÉTHODOLOGIES, sous la direction de Henri Dorvil et Robert Mayer, Presses de l’Université du Québec, 618 pages.PROBLÈMES SOCIAUX (2)-ÉTUDES DE CAS ET INTERVENTIONS SOCIALES, sous la direction de Henri Dorvil et Robert Mayer, Presses de l’Université du Québec, 700 pages.POUR UN NOUVEL ART DE VIVRE.ENTRETIENS SUR LA VIE, LA SANTÉ, L’ÉTHIQUE BIOMÉDICALE ET L’ÉDUCATION, Daisaku Ikeda, René Simard et Guy Bourgault, Les Presses de l’Université de Montréal, 296 pages.PATERNITÉ ET SANTÉ MENTALE, revue Santé mentale au Québec, vol.26, n° 1,306 pages.51 DECOUVRIT fonds Des nouvelles du Fonds Nature et Technologies CA VOUS DIT QUELQUE CHOSE?Oui, c’est bien le nom du mathématicien allemand considéré comme le fondateur de la théorie des ensembles, Georg Cantor.Mais c’est aussi le projet CANTOR, un projet commun aux trois fonds subventionnaires québécois, soit le Fonds Nature et Technologies (anciennement le FCAR), le Fonds Société et Culture (qui remplace le CORS) et le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSO).CANTOR veut offrir des services performants aux chercheurs, aux étudiants ainsi qu’aux partenaires tout en améliorant les outils de connaissance liés à la recherche publique.Un grand pas vient d’être franchi : CANTOR a obtenu le mandat de réaliser le « CV commun canadien ».Ce projet regroupe au total 16 organismes dont le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSFi).Bientôt les chercheurs disposeront d’un CV unique, outil essentiel avec lequel ils pourront s’adresser aux organismes tant québécois que fédé- et les technologies Québec h« DANS LE PROCHAIN NUMÉRO de Découvrir DOSSIER Vivre avec les robots ENJEUX La bio-informatique ZOOM Le secret profession nel SCIENCE Souris et cardiologie Le système immunitaire du cerveau Les changements climatiques 52 larbilcouvRir L’Acfas félicite Michel Bergeron MICHEL BERGERON, récipiendaire du prix Georges-Émile Lapalme pour la promotion de la langue française, est le premier scientifique à recevoir un prix culturel.M.Bergeron a fondé la revue Médecine/sciences, la première revue multidisciplinaire biomédicale de la francophonie.Il mène également depuis plus de 30 ans une remarquable carrière de professeur et de chercheur spécialisé en néphrologie à l'Université de Montréal.De plus, l'Association francophone pour le savoir - Acfas a récemment décerné à M.Bergeron le prix Adrien-Pouliot de la coopération scientifique avec la France.¦¦¦¦¦¦¦¦ Concours Meilleure thèse du Programme de soutien aux cotutelles franco-québécois Dans le cadre du Programme de soutien aux cotutelles de thèse de doctorat entre la France et le Québec, le ministère des Relations internationales du Québec et le Consulat général de France à Québec offrent deux prix de 1 000 $ à deux doctorants (un Québécois et un Français) pour la meilleure thèse.Pour participer au concours, vous devez faire parvenir une copie de votre thèse au Consulat général de France ou au ministère des Relations internationales du Québec avant le 15 mars 2002.Deux cotuteurs qui ont le mieux encadré une thèse se partageront également un prix de 1 000 $.Les prix seront décernés à l’occasion du prochain congrès de l’Association francophone pour le savoir -Acfas, en mai 2002, à l’Université Laval.Adresses d’envoi des thèses: MONSIEUR ALAIN PÉGUY Attaché pour la Science et la technologie Consulat général de France à Québec (bureau de Montréal) 1, place Ville-Marie, bureau 2601 Montréal (Québec) H3B4S3 MADAME MICHELINE ROBERGE Conseillère en Affaires internationales Ministère des Relations internationales Édifice Hector-Fabre 525, boulevard René-Lévesque Est Québec (Québec) G1R5R9 Renseignements : (514) 878-6220 ou (418) 649-2400, poste 4079 la fine pointe i COilB parLenair€ de la bio»innouaLion Le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) est un chef de file depuis 1985 en valorisation des biomasses et des biotechnologies.Il stimule et accélère l’exploitation industrielle des résultats de recherche.Bactéries mangeuses de HAP COUT DU TRAITEMENT DES HAP Les usines de raffinage du pétrole et certaines industries de préservation du bois rejettent des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans l’environnement.Il existe peu de méthodes pour nettoyer les sites contaminés aux HAP.On peut toujours incinérer le sol, mais c’est un peu comme glisser la poussière sous le tapis.Les polluants sont alors transférés dans l'atmosphère! Voilà pourquoi, dans les années ment d’une expertise dans ce secteur.Aujourd’hui, le Groupe se compose de plus de 80 spécialistes et chercheurs.Une partie de cette équipe tente depuis plusieurs années d’exploiter les forces de la nature pour décontaminer.L’idée originale consistait à isoler des bactéries vivant dans des sols contaminés aux HAP.Certaines d’entres elles, en effet, développent des mécanismes enzymatiques leur permettant PROCEDE DE TRAITEMENT HARPS BACTÉRIES NUTRIMENTS EAU (50 %) SOLS CONTAMINES BROYEUR MÉCANIQUE TAMIS VIBRANT RÉSERVOIR DE MÉLANGE BIOFILTRE SOLS TRAITÉS REACTEUR HAPPS 90, une entreprise environnementale québécoise, Sodexen, a entrepris de développer une méthode de traitement des sols contaminés aux HAP.Son procédé HAPPS sera bientôt testé sur des sites de la Ville de Montréal.Sodexen a été fondée en 1975, avec comme mission la protection et l’amélioration de l’environnement par le développe- d’utiliser ces contaminants comme source de carbone.Le défi?Créer un cocktail à partir de ces bactéries.Décontaminer un sol au moyen de la technologie suppose d’abord d’excaver le sol.Puis, on prépare un mélange semi-liquide, ce qu’on appelle dans le jargon du métier un « slurry».Le mélange contient 50 p.100 d’eau, de la terre ainsi que le cocktail bactérien.Le tout est malaxé en réacteur.Un long processus : il faut deux semaines au moins pour que les bactéries transforment les produits toxiques en composés non toxiques, dont du gaz carbonique et de l’eau.Le procédé a fait l’objet d'une présentation à San Diego en avril 1999.À cette époque, il y avait encore loin de la coupe aux lèvres.Car il ne suffit pas de découvrir une technologie et de la tester à petite échelle, encore faut-il réussir à l’appliquer à l'échelle industrielle.Pour poursuivre le développement du projet, Sodexen a reçu l'aide financière du Centre québécois de valorisation des bio-technologies (CQVB), et également celles du Conseil national de recherches Canada (CNRC), d’Environ-nement Canada et de Développement économique Canada.Samia-Élizabeth Gamati, biochimiste, est chargée de coordonner le développement de la technologie.« Un des défis consistait à maintenir la stabilité des bactéries», dit-elle.Pour éviter qu’une bactérie mute et perde son efficacité, il a fallu notamment assu- SOURCE : SODEXEN rer la stabilité de leur environnement; il suffit d'une petite modification du substrat pour que la bactérie s’adapte et perde ainsi ses propriétés.Pour éviter cette situation, il faut aussi étudier leur potentiel de dégradation génétique.Autrement dit, il faut connaître à la perfection le profil des bactéries pour pouvoir détecter rapidement une mutation.Autre défi : développer un nouveau type de bioréacteur.«Nous étions bien inquiets au début.Un mélange de terre contenant 50 p.100 d’eau, ça pèse une tonne! Nous ne savions pas si nous pourrions brasser un mélange aussi lourd.Il a fallu plusieurs années d’essai pour optimiser le système de brassage et d’aération.» Plus de dix ans plus tard, l’équipe de Sodexen se prépare à tester sa technologie à grande échelle, pendant deux ans, sur des sites fournis par la Ville de Montréal.Pour Sodexen, une telle occasion représente un pas de plus vers la commercialisation, souhaitée pour 2004.CAROLINE JULIEN 53 DÉCOUVRÎf m la fine pointe Centra de recherche informatique de Montréal CRIM Le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), inauguré en 1985, a été créé pour renforcer les liens entre les universités et les entreprises, petites, moyennes ou grandes, du secteur des technologies de l’information.Financer l’intelligence Un nouveau programme de financement est né : Alliance Precarn-CRIM.Il s’agit d’un fonds de 2 millions de dollars mis à la disposition des PME québécoises pour des projets de R-D dans le domaine des dans leurs diagnostics, sont autant de systèmes intelligents.Chez Tektrend International, par exemple, une équipe de recherche a développé un capteur servant à inspecter les structures d’acier, comme les ponts, les avions et les rails de chemin de fer.Cet appareil, qui mesure à peine 2 centimètres de diamètre, utilise les ondes acoustiques pour détecter les faiblesses des struc- Capteur conçu par Tektrend et servant à inspecter les structures d’acier.systèmes intelligents.Precarn Incorporated — un consortium industriel d'entreprises et d’organisations canadiennes — et le CRIM assureront conjointement le soutien et la gestion des projets.Mais qu’est-ce au juste qu’un système intelligent?Un système intelligent reproduit la capacité humaine de percevoir, raisonner, prendre des décisions et agir.Les robots utilisés pour assembler des pièces dans une usine, les capteurs électro-optiques destinés à l’inspection des circuits imprimés, les logiciels capables de reconnaître la parole et le visage ou d’assister les médecins 54 tures.Il réussit à déceler des défectuosités que les capteurs piézoélectriques traditionnels ne pouvaient pas percevoir.Le capteur est couplé à un système intelligent pour l’interprétation des résultats, un classificateur statistique basé sur des méthodes de réseaux de neurones.« On a en quelque sorte humanisé la machine pour qu'elle considère les mêmes critères que l'être humain afin de classifier les défauts », explique Ahmad Chahbaz, vice-président R-D chez Tektrend International Inc.Le système de Tektrend permet de réduire le temps requis pour une inspection.Alors qu’il fallait tradition- nellement trois à quatre heures pour inspecter 1 mètre carré, il faut maintenant neuf à douze secondes.Reste à voir si la technologie sera adoptée par l’industrie.Elle est actuellement testée dans certains laboratoires d’entreprises, comme celui de Boeing.Ce projet est en cours depuis un peu plus de deux ans grâce à une subvention de Precarn Incorporated, organisme qui soutient le développement de technologies intelligentes depuis 1988.Au Québec, les systèmes intelligents interviennent plus spécifiquement dans des domaines traditionnels comme l'industrie minière, la foresterie, l’agriculture et le secteur manufacturier.Et de nouveaux domaines d’application des systèmes intelligents sont en plein essor: aérospatiale, commerce électronique, technologie médicale, environnement et technologies de l'information.Le programme Alliance Precarn-CRIM offre des subventions pouvant atteindre 200 000 $ pour la réalisation de projets impliquant une collaboration entre entreprises privées, organismes de recherche et universités, et est réservé aux entreprises de moins de 50 employés et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 5 M $.Les projets doivent donner lieu à une innovation technologique significative pour les systè- % U c*.< U U Z < < O Les systèmes intelligents -représentés par cette modélisation du corps humain - reproduisent la capacité humaine de percevoir, de raisonner, de prendre des décisions et d’agir.mes intelligents, tout en permettant des applications commerciales présentant des avantages économiques et sociaux.« Mener un projet de R-D précompétitive peut être très risqué et très coûteux pour une petite entreprise, explique Valérie Gouaillier, coordonnatrice du programme Alliance Precarn-CRIM et agente de recherche au CRIM.Grâce à ce programme, les PME pourront développer des produits novateurs dans le secteur des systèmes intelligents,en bénéficiant de l’expertise de partenaires industriels et universitaires tout en partageant à la fois les risques et les retombées de leur projet.Depuis son lancement, ce nouvel outil de financement suscite déjà beaucoup d’intérêt de la part des entreprises visées.» Pour plus d’information : (514) 840-1234 http://precarn.crim.ca -CAROLINE JULIEN la fine pointe c&frio M votre lien avec l'a Le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), fondé en 1987, contribue à l’amélioration de la performance des organisations grâce à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.Le pouvoir de la connais individuelle c ni m b cm Imaginez : une infirmière du Québec raconte dans Internet comment tel médicament a sauvé la vie d'un malade; plus tard, une infirmière des Maritimes fait face à un cas similaire et sauve son patient, car elle avait lu le témoignage de sa collègue québécoise! Ce scénario deviendra sans doute bientôt réalité.En effet, l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ) travaille à mettre sur pied une communauté de pratique qui reliera, au moyen d’un intranet - un réseau informatique privé -des infirmières canadiennes francophones spécialisées en cardiologie.Les données ainsi récoltées et vérifiées serviront également à alimenter le site Internet de l'Infirmière virtuelle, destiné au public.L’OMOfait partie des nombreux partenaires associés au projet Nouveaux modes de travail et de collaboration à l’ère d'Internet, lancé et mené par le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) depuis l’été 2001.Tous recherchent le même objectif : permettre aux travailleurs et travailleuses de communiquer leur savoir et leurs expériences personnelles à leurs pairs.« Ces connaissances tacites sont rarement extériorisées par les individus et, par conséquent, elles ne peuvent être utilisées par l’organisation, explique Marcel Gilbert, directeur du projet au CEFRIO.Pourtant, elles constituent une importante source de développement économique et social.» Par exemple, la compagnie General Motors aux États-Unis soutient avoir augmenté de façon importante sa productivité en favorisant l'échange de connaissances entre les ouvriers des chaînes de montage de ses diverses usines; on parle de «communauté de pratique ».Cette initiative leur a permis d’épargner plusieurs millions de dollars! Selon un récent rapport du CEFRIO, la connaissance devient le seul véritable avantage compétitif des organisations au 21e siècle.« Les entreprises doivent apprendre à gérer les connaissances afin de permettre à leurs employés de collaborer entre eux, de générer de nouvelles idées, de trouver rapidement des réponses dans des situations problématiques, ou encore, d’avoir accès à un mode privilégié de formation continue », précise Marcel Gilbert.Malgré l’énorme potentiel des communautés de pratique, il en existe peu à travers le monde.« Leur implantation implique un important bouleversement des modes de gestion des entreprises», justifie Réal Jacob, professeur-chercheur au HEC.Il est donc important de déterminer les «conditions gagnantes » permettant aux organisations d’utiliser le bagage personnel de leurs employés.« Suivant cet objectif, le CEFRIO aide une divers domaines2.« Il s’agit du premier projet multidisciplinaire et multi-universités réalisé à ce jour sur ce thème », précise-t-il.Ainsi, d'ici deux ans, des professionnels en signalisation routière du ministère des Transports pourront échanger Les acteurs du projet dans l'action Chercheurs: Coach animateurs: O O ¦ Dim.humaine ' Dim.organisation ' Dim.technologique vingtaine de communautés de pratique au Québec à analyser les changements entraînés, et cela sur trois plans : humain, organisationnel et technologique.» Plusieurs études américaines décrivent l’un ou l’autre de ces aspects, mais aucune n’analyse les trois plans simultanément.« Le CEFRIO tente de combler cette lacune », déclare fièrement Réal Jacob.L’étude regroupe des chercheurs de différentes universités1 et de leurs connaissances au moyen d’un intranet, lequel servira de source d’information pour produire un manuel sur la sécurité routière.1.L’Université Laval, l’Université de Montréal, l’École des HEC, la Télé-Université de l’Université du Québec.2.Sciences de l’éducation, gestion des ressources humaines, économie, management et systèmes d’information.NATHALIE KITJNARÜ 55 I décou vxji EH la fine pointe f* (IW* f* Cl CENTRE DE RECHERCHE A y.d.EN CALCUL APPLIQUÉ Le Centre de recherche en calcul appliqué (CERCA), créé en 1992, a pour mission de valoriser la recherche universitaire en calcul appliqué, celle qui intéresse les entreprises et les organismes de services publics.Des molécules transistors Le téléphone cellulaire, un centre multimédia?Oui, bientôt.Internet, la télé, la radio et bien d’autres formes de télécommunications seront réunies dans un seul appareil! Mais le succès d’une telle course effrénée du multimédia suppose une double prouesse technologique : transmettre plus rapidement plus de données dans les circuits électroniques tout en diminuant leur taille.C’est là le cœur des travaux du Groupe de recherche en nanostructures du CERCA.La résolution avec laquelle on construit les transistors de silicium est actuellement de 180 nanomètres1.Or l’industrie veut miniaturiser davantage.Il y a cependant un hic : lorsque la taille des transistors est réduite, des effets quantiques se manifestent.Le matériau ne se comporte plus de la même façon; en outre, le transport électrique est altéré.On estime qu’en 2014, le silicium aura donné tout ce qu’il peut.Ici entrent en scène les travaux d’Alain Rochefort, du CERCA : il scrute de nouveaux matériaux susceptibles de prendre alors la relève du silicium aux échelles nanométrique et moléculaire.Effectuées en collaboration avec IBM, les recherches d’Alain Rochefort fondent beaucoup d’espoir sur les nanotubes de carbone.Observées pour la première fois il y a une dizaine d'années, ces minuscules formes tubulaires sont constituées uniquement d’atomes de carbone.La structure et la géo- minuscule rend leur manipula-métrie des atomes confèrent tion difficile.« Déposer un na-aux nanotubes des propriétés notube sur deux électrodes, extraordinaires : cent fois plus c’est un peu comme déposer rigides que l’acier, ils peuvent un balai entre deux sécheuses supporter des densités de cou- à linge à l'aide d’un tracteur! », Modèle de nanotubes de carbone ayant subi une déformation de type pliage.Les zones fortement déformées augmentent la résistance électrique des nanotubes.::C:.L'NI tV AA rant très élevées.Les propriétés électroniques et électriques de ces phénomènes de la nature, toutefois, sont encore imprévisibles.On connaît relativement peu l’influence des perturbations externes sur le transport électrique, par exemple.De fait, c’est précisément ce qui intéresse Alain Rochefort : arriver à bien comprendre comment voyagent les électrons au sein des nanotubes de carbone.Or leur taille lance le chercheur.Les instruments pour manipuler les nanotubes sont encore macroscopiques.« En attendant l’arrivée de.tracteurs atomiques, Alain Rochefort fabrique et utilise des outils numériques qui lui permettent de manier les nanotubes pour leur faire subir toutes sortes de mauvais traitements.De manière virtuelle, il déforme leur structure, les PMMA (plastique V entrant polymétha-crylate^ de méthyle) 250 nm V sortant porte arrière Premier circuit d’ordinateur tenant dans une simple molécule.expose à un champ électrique et rompt leur pureté en insérant des atomes d’oxygène.Il arrive ainsi à modéliser des principes du transport électrique au sein des nanotubes.Bien qu’effectuées dans le monde virtuel, ces recherches ont des retombées bien concrètes dans le monde réel.En effet, IBM annonçait en septembre dernier avoir réussi à fabriquer et à faire fonctionner un circuit logique intermoléculaire de type « NOT » (inverseur de tension) sur la base d’un seul nanotube de carbone.La course à la production de composantes nanoélectroniques semble donc lancée.Cette réussite est due en partie aux travaux d’Alain Rochefort et du CERCA, où l’on s’intéresse également aux nanotubes de carbone comme matériau de stockage pour l’hydrogène utilisé dans les piles à combustibles.1.Un nanomètre, c’est un mètre divisé par un milliard.Ou, si vous préférez, une allumette ciselée en un million de morceaux! -bOPHTfc PAYIW 56 El DLLUUVRir NOI. la fine pointe / Le Centre québécois de recherche et de développement de l’aluminium (CORDA), établi en 1993, contribue à accroître les retombées économiques en soutenant activement l’interaction chercheurs-industries reliée à la production d’aluminium et au développement d’utilisations de ce métal.Histoire d’eau A la recherche d’une nouvelle façon de construire des bateaux, Serge Génois, président d’industries Océan, une entreprise québécoise de construction et de réparation navale, se demandait bien ce qu’il était venu faire dans la région du Massif central de la France, si loin de l’océan.Son premier contact avec la compagnie française Meta n’avait pas créé d’étincelles.Dix employés! «Cela ressemble plus à un atelier qu’à un chantier naval », pensait-il alors, assis à bord du TGV le conduisant à Tarare, une charmante commune de la campagne française.Et le voilà, quatre ans plus tard, propriétaire exclusif du procédé de construction navale Strongall, et ce, pour toutes les Amériques! « Serge Génois a connu la compagnie Meta lors de la mission commerciale France-Québec, organisée en 1997 par le Centre québécois de recherche et développement de l’aluminium (CORDA) », raconte Michel Tessier, vice-président aux ventes et à l'assurance qualité chez Industries Océan.« Ce genre de mission a pour but de créer des partenariats commerciaux et technologiques entre des entreprises québécoises et françaises qui privilégient l'utilisation de l’aluminium », de préciser Jérôme Dubé, chargé de projets R-D au CORDA.Le procédé Strongall met justement à profit certai- nes vertus de l’aluminium.Cette technologie, sortie tout droit de l’imagination de Joseph Fri-caud, propriétaire de la compagnie Meta, permet de construire des bateaux avec des tôles d’aluminium épais et fléchi en précontrainte pour épouser la forme d’une coque de bateau.L'épaisseur du métal favorise, entre autres, une soudure es- tai blanc coûte plus cher au départ qu’un alliage de fer et de carbone, la différence se trouve amplement compensée par les économies de main-d’œuvre et l'entretien plus facile d’une coque Strongall.» Un monde d'occasions d’affaires s’ouvre dès lors pour Serge Génois et son chantier naval de l’Isle-aux-Coudres.« En Amérique du Nord, par exemple, les bateaux à coque d’aluminium léger ne font pas long prise québécoise a modifié la technologie pour l’adapter à la construction de navires de travail,tels des bateaux-pilotes ou des bateaux-pompes.« Des embarcations de 9 mètres en moyenne, caractérisées par la rapidité d’une coque en aluminium et alliant des frais d’entretien minimes et une robustesse garantie! », résume Michel Tessier.À ce jour, environ six navires de ce type ont été vendus à tra- Q r7/7 OCTAN Bateau d’escorte et de remorquage (ASD 32/65).thétique sans distorsion, contrairement à l’aluminium mince qui se déforme et demande beaucoup de peaufinage.La rigidité de l’aluminium épais permet également d’éliminer la structure interne du navire, ce qui libère beaucoup d’espace à l’intérieur et réduit le poids de l’embarcation.« L’aluminium demeure ainsi 40 p.100 plus léger que l’acier, indique Michel Tessier.Bien que le mé- feu à cause des glaces qui recouvrent les cours d’eau durant l’hiver, mentionne Michel Tessier.La technologie Strongall vient faire tomber cette barrière.» En 1998, le président d'industries Océan s’entend avec la compagnie Meta sur les termes d’un transfert technologique du procédé Strongall pour les Amériques.Depuis, l’entre- vers le monde, dont deux bateaux-pilotes à la compagnie Karachi Port Trust au Pakistan.« Le procédé Strongall nous a permis de percer le marché international! », déclare fièrement le vice-président aux ventes d’industries Océan.À bien y songer, cette petite excursion en France aura valu la peine.NATHALTt KINNARU 57 DÉCOU VKJ1~BI Banc d’essai pour le casque.Casques de hockey : protection limitée g Alors que la Ligue nationale de < hockey met en œuvre des me-^ sures de sécurité afin de proté-I ger les joueurs, David Pearsall, : chercheur en sciences du sport ° à l’Université McGill, lance un a.avertissement : même si la technologie de fabrication des casques peut être raffinée, la prévention des blessures à la tête repose plus sur les joueurs eux-mêmes que sur leur casque.Les joueurs réclament des casques plus solides et plus durs, mais selon lui, ce n’est pas la voie à suivre : « En faisant cela, vous rendez le casque rigide comme celui des cyclistes, et vous donnez une fausse sensation de sécurité.Vous sacrifiez la capacité du casque d’amortir les impacts à basse énergie.» Ses travaux visent à mettre au point de nouveaux moyens d’évaluation des casques pour fournir une protection élargie contre tous les types d'impacts possibles.Les résultats de ces recherches pourraient, entre autres, entraîner une augmentation de l’utilisation de mousses composites dans la fabrication des casques.Mais au-delà des matériaux, le chercheur estime que puisque les mises en échec sont la cause directe de plus de 50 p.100 des blessures, il faudrait d’abord ne pas laisser les joueurs se frapper aussi souvent.Hebdo-média du CRSNC, 5 octobre 2001 Un béluga âgé de 10 000 ans Un fossile de baleine blanche, ou béluga, datant d’environ 10 000 ans, a été découvert au cours de l’été dernier dans un champ à Saint-Félix-de-Valois,dans la région de Lanaudière.Une productrice agricole qui venait de faire creuser un fossé a été intriguée par la présence de s gros ossements.L’archéologue Serge Lebel, professeur à l’Universi-3 té du Québec à Montréal, a été mandaté par la Société de paléon-£ tologie du Québec pour dégager le spécimen.Le cétacé reposait à § 1,5 m de la surface du sol, sur de minces couches de sable déposées ^ sur de l’argile.À la fin de la dernière période glacière qui a affecté le Nord-Est américain, la croûte terrestre, enfoncée sous des glaciers d’une épaisseur allant jusqu’à 1,5 km, produisit une dépression qui permit à l’océan Atlantique d’envahir les terres.Montréal, toutes les basses terres du Saint-Laurent, de l’Outaouais au Vermont, étaient alors immergées dans cette immense mer de plus de 50 000 km2.Cette mer était habitée par une faune et une flore comme celle que l’on retrouve dans le golfe du Saint-Laurent, fréquenté par les bélugas.Les restes de 17 bélugas de cette époque ont été recensés au cours des 150 dernières années, mais celui-ci semble le plus complet.Une fois remis en forme, le fossile sera exposé à l’UQAM au cours de l’année 2001-2002.58 UQAM, 5 octobre 2001 N 1.Imagerie médicale 3D Un nouveau système d’imagerie médicale 3D sera bientôt évalué dans les hôpitaux montréalais.Basé en partie sur les travaux de Georges Charpak, Prix Nobel français de physique en 1992, ce système permettra non seulement de réduire de io à 20 fois les doses de radiation actuelles liées aux rayons X, mais aussi d’obtenir une qualité d’images inégalée.Ce -o*."•owion «nw"'-* système d’imagerie médicale unique au monde de la dimension d’un système de radiographie à tomographie axiale ou d’un système d’imagerie par résonance magnétique, a été conçu par une équipe internationale, Canada-France, à laquelle est étroitement associé Jacques de Guise, professeur à l’École de technologie supérieure (ETS), qui dirige l’équipe canadienne.L’outil numérique permet d’obtenir deux plans radiographiques simultanés de face et de profil d’un patient en position debout, au lieu d’un seul, ce qui augmente la qualité des images ainsi que la précision des données visuelles.M.de Guise et ses collègues ont même mis au point une méthode de traitement informatique innovante qui permet d’obtenir une image en trois dimensions à partir de ces deux plans.Hebdo-média du CRSNC, 12 octobre 2001 Autonomie dans l’espace Lancé le 22 octobre dernier de^ la base de Shriharikota, en Inde, g le satellite PROBA de l’Agence t spatiale européenne tournes maintenant autour de la Terre à 3 une altitude de 600 km et ce, 0 en partie grâce à un logiciel de ^ navigation et de commande autonome révolutionnaire mis au point à l’Université de Sherbrooke par Jean de Lafontaine, un professeur au Département de génie électrique et informatique de la Faculté de génie : « Le logiciel exécute de façon autonome la navigation de PROBA, ce qui permet au satellite de s’orienter par rapport aux étoiles, de déterminer son orbite autour de la Terre et de reconnaître les pays qu’il survole.Il lui fait effectuer automatiquement les manœuvres d’orientation des instruments vers des endroits à photographier sur la Terre sans que des interventions de la station de poursuite au sol soient nécessaires, mis à part le choix des endroits et la collecte des données.» Les scientifiques passeront leurs commandes de photos au satellite par Internet pour lui indiquer quel secteur il faut photographier.Au moment du survol, le logiciel déterminera l’angle de prise de vue, les moments des cinq balayages de caméra, la vitesse de balayage, le précision de la visée, etc.Cette autonomie est une première dans le monde de l’espace.Université de Sherbrooke, 22 octobre 2001 Nous brillons par nos rechere *es m.wn^ ¦> .Classée parmi les dix plus grandes universités de recherche au Canada, l’Université Laval offre un environnement exceptionnel de recherche à tous ceux et celles qui ont la passion de faire avancer les connaissances • Plus de 40 centres de recherche et instituts • Plus de 100 autres équipes de recherche • Plus de 150 millions de dollars en fonds de recherche I • Plus de 1000 chercheurs • Bourses, stages, programme études-travail Jetez un éclairage nouveau sur votre avenir Visitez le site www.ulaval.ca ou composez le (418) 656-2131 poste 2764 ou le 1 877 7ULAVAL pour découvrir le large spectre de possibilités qui s’offre à vous aux 2e et 3e cycles.Affaires électroniques • Aménagement • Astrophysique • Bioinformatique • Calcul mathématique • Cancérologie • Catalyse • Création artistique • Développement de l’enfant • Économie agroalimentaire • Économie de l'énergie • Éléments finis • Endocrinologie • Environnement • Éthique • Études anciennes • Études internationales • Études nordiques • Études québécoises • Finance appliquée • Génie industriel et logiciel • Génie tissulaire • Génomique • Géomatique • Horticulture • Infectiologie • Infrastructures en béton • Ingénierie des protéines et protéomique • Lettres, arts et traditions • Littérature québécoise • Macromolécules • Matériaux • Neurobiologie • Neuropsychiatrie • Nutraceutiques • Obésité et métabolisme • Océanographie • Optique, photonique et laser • Patrimoine • Profession enseignante • Réadaptation physique • Reproduction • Réussite scolaire • Rhumatologie • Santé bucco-dentaire • Santé des populations • Sciences cognitives et psychosociales • Sciences du bois • Sciences forestières • Technologies de l'organisation réseau • Technologies de l’information • Technologies du lait 1 UNIVERSITE LAVAL Aujourd’hui Québec, demain le monde. NOUS EN FAISONS PARTIE.SHARCNET est l’un des plus puissants réseaux distribués de superordinateurs de recherche au pays.Il permet aux chercheurs de faire des progrès dans les domaines scientifique, industriel et technologique.rapidement.Pour les aider, SHARCNET a combiné la puissance des systèmes Compaq AlphaServer^ et AlphaStationMC.Plus de 400 processeurs AlphaMC sont au coeur de ces systèmes.Ainsi, aujourd’hui tous les usagers du réseau peuvent travailler sur le même projet.simultanément.L’University of Western Ontario.La McMaster University.L’University of Guelph.L’University of Windsor.La Wilfrid Laurier University.Le Sheridan College.Le Fanshawe College.Tous contribuent à attiser la flamme de la recherche afin de trouver des réponses : des traitements pour les maladies cardiaques aux interventions pour réduire les dommages causés aux récoltes, y compris le développement de solutions énergétiques efficaces.Avoir une vision d’avenir, c’est vital.Et lorsque la technologie innovatrice est au diapason de la vision humaine, on obtient quelque chose d’unique.Le progrès véritable.DES PRODUITS NOVATEURS INTÉGRÉS À DES SOLUTIONS pour en savoir plus long, visitez Compaq.ca/TI ET DISTRIBUÉS MONDIALEMENT.AlphaPowered ©2001 Compaq Computer Corporation.Compaq, le logo Compaq La technologie de l'inspiration.Alpha, AlphaServer.AlphaStatlon et le logo AlphaPowered sont des marques de commerce de Compaq Information Technologies Croup, L.P.Tous les autres noms de produits mentionnés peuvent être des marques de commerce ou déposées par leur compagnies respectives.COMPAQ.La technologie de l'inspiration
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