Découvrir, 1 septembre 2005, Septembre-octobre
AU CŒUR DES MALADIES CARDIOVASCULAIRES PER LA REVUE DE LA RECHERCHE Santé humaine IBRE-OCTOBRE 2005 Lutte contre la déchéance morale à Montréal Combattre le sucre par le gras Magiques, les champignons microscopiques?Les vaches se lancent dans le lait sur mesure Doctorants.décrocheurs?le cherche le, célibataire un atout Messageries Dynamiques 0 5 7 ""TSSia 00468 7 Dr JyBJiJ LyvyjJJy übrd'd LJ Association francophone pour le savoir - Acfas, 425, rue De La Gauchetière Est, Montréal (Québec) H2L 2M7 Numéro de convention de vente relative aux envois de publications canadiennes 40063507 - decouvrir@acfas.ca 77831300468705 r-q ?CD ?a cd a i-^ r-^ r-^ a.a.Ka i—)-cd ,?r-^ r-^ CD r* r^l CD ,*-* r^J ir Préférence Estrie [ créé grée* à i Bk reçoit r«dc i Q®G© la SHKKBKOOKh f-W I Emplon atpon&n une pereonne de quricé occupent un patte où i L Lj personne qui veut ofctenr le «ouOen de Préférence Estrie dépose une demende U doyenne, eu doyen, à ta énonça ou eu drecteur de service dont 41e relève S Cheque demande est soumise à T examen tf\ei comaé préseié par le vce-recteie- A la conwnuieuté univers»»»e qui resent cades correspondant aux en)eux stratéqlqi qui ont terminé des recherches postdoctorales, explique Robert Major, vice-recteur aux études à l'Université d’Ottawa.Or, ces jeunes chercheurs sont extrêmement mobiles et tout le monde se les arrache : les universités comme le secteur privé.» Dans certains secteurs, la lutte entre les employeurs est particulièrement féroce.En sciences de l’administration, notamment.«Dans le domaine de la finance et des sciences comptables, le secteur privé fait des offres tellement alléchantes aux jeunes bacheliers que peu d’entre eux Préférence Estrie, nouvellement créé pour soutenir le recrutement, l’intégration et la rétention de personnel hautement qualifié.^“découvrir I SEPTEMBRE-OCTOBRE 2QC>s~| ENJEU JEUNE CHERCHEUR RECHERCHÉ leur recrue, mais aussi mettre sur la table des équipements performants, des bureaux et des laboratoires de même qu'un budget de recherche adéquat.Luc Vinet a déjà dit, alors qu'il était encore à l'Université McGill, qu'il n'était pas rare de penser à un budget de l'ordre du million de dollars lorsqu'on songe à embaucher un nouveau professeur.«Notre situation financière rend le recrutement extrêmement difficile et elle ne changera pas tant que le gouvernement ne se décidera pas à rétablir un financement à la hauteur nord-américaine, souligne Lise Dar-veau-Fournier, vice-rectrice aux ressources humaines à l'Université Laval.Idéalement, on aurait besoin d'embaucher entre 80 et 90 professeurs par année pour combler nos besoins.Mais nous attendons les budgets pour voir si nous pouvons aller de l'avant.» Pour sa part, l'Université de Montréal a déjà prévu réduire cette initiative a permis de créer 2000 nouvelles chaires au pays.Pendant la même période, la Fondation canadienne pour l'innovation a investi 250 millions de dollars dans les infrastructures liées à la création de ces chaires.«Ce programme est un outil de recrutement et de développement de la recherche des plus intéressants, poursuit M™6 Darveau-Fournier.Le gouvernement fédéral a déjà octroyé 90 chaires à l'Université Laval.Grâce aux conditions avantageuses qui sont associées à ces chaires, nous avons pu attirer de grands noms de la recherche qui travaillaient auparavant en Allemagne, en Suisse, en Belgique ou aux États-Unis.» En effet, les chaires de niveau 2 sont assorties d'un financement annuel de 100 000 $.D'une durée de cinq ans, elles sont renouvelables une seule fois.Les chaires de niveau 1 reçoivent un montant annuel de 200 000 $.D'une durée « NOTRE SITUATION FINANCIERE REND LE RECRUTEMENT EXTREMEMENT DIFFICILE ET ELLE NE CHANGERA PAS TANT QUE LE GOUVERNEMENT NE SE DÉCIDERA PAS À RÉTABLIR UN FINANCEMENT À LA HAUTEUR NORD-AMÉRICAINE.» — LISE DARVEAU-FOURNIER choisissent de poursuivre leurs études aux cycles supérieurs, explique Jean-Paul Legrand, directeur du Service des ressources humaines à l'Université du Québec à Montréal.On s'arrache les rares d'entre eux qui décrochent un doctorat.On constate à peu près le même phénomène dans certains domaines de pointe comme l'électronique ou l'informatique.» Pour convaincre un candidat de se joindre à leur équipe, les universités doivent non seulement être en mesure d'offrir un salaire avantageux à ses objectifs de 100 à 50 nouveaux professeurs pour l'année à venir, faute d'argent.Le vide laissé par la fin des contrats de performance se fait sentir dans les universités et les dirigeants sont toujours sans nouvelles des 375 millions de dollars demandés à Québec.Du côté fédéral, l'arrivée à maturité cette année du Programme de chaires de recherche du Canada inquiète aussi le milieu.Annoncée lors du budget de l'an 2000 et dotée d'une enveloppe de 900 millions de dollars, de sept ans, elles peuvent être renouvelées sans restriction.Or, la quasi-totalité des chaires ont maintenant été attribuées.Il faudra attendre cinq ans avant que des titulaires de niveau 1 ne laissent leur place à de nouvelles recrues.Les titulaires de niveau 2 occuperont vraisemblablement leur poste jusqu'à leur retraite.Pour les administrateurs universitaires, il importe donc de trouver d'autres sources de financement qui aideront à l'embauche de professeurs.47 DÉCOUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOBRi~2Ôos~J JAMAIS SANS MON CONJOINT Dans le contexte de rareté des ressources humaines et financières, toutes les stratégies sont bonnes pour convaincre les meilleurs candidats de choisir son université.Faire paraître une annonce dans les journaux spécialisés est loin de suffire.«Nos meilleurs chasseurs de têtes, ce sont nos professeurs, confie Jean- s Paul Legrand.Ils vont dans les con- o grès internationaux et demeurent s aux aguets dans l'espoir de dénicher £ la perle rare.» Z Le candidat demeure à l'étranger?3 O L'umversite met tout en œuvre pour 5 l'aider à se trouver un logement.Il ^ Le professeur d’architecture Giovanni De Paoli en salle de classe.W.'' J ».• ' 'v ~ - « IL EST COURANT D’AVOIR AFFAIRE À UN COUPLE DONT LES DEUX MEMBRES SONT PROFESSEURS D’UNIVERSITÉ.LES CANDIDATS ÉTRANGERS FIXENT ALORS COMME CONDITION QUE L’ON TROUVE UN POSTE POUR LE CONJOINT.[.] IL FAUT NÉGOCIER POUR ARRIVER À DES ENTENTES ENTRE LES DÉPARTEMENTS OU MÊME AVEC D’AUTRES UNIVERSITÉS MONTRÉALAISES.» — LUC VINET P-»* [k JE Pour vous abonner Téléphone 514.873.8095 Télécopieur 514.864.2294 Courriel vie.pedagogique@meq.gouv.qc.ca L'éducation, c’est notre monde! Une revue et un site Internet qui parlent d'éducation www.viepedagogique.gouv.qc.ca Si vous résidez au Québec, vous pouvez maintenant vous abonner à Vie pédagogique ou, le cas échéant, procéder à votre changement.d'adresse dans le site Internet.Education Québec ci « JPdIcOLIVRIR I SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 SOURCE : CONFÉRENCE DES RECTEURS ET DES PRINCIPAUX DES UNIVERSITÉS DE QUÉBEC (CRÉPUQ) ENJEU , JEUNE CHERCHEUR RECHERCHE s'agit d'un père ou d’une mère de famille ?On communiquera avec des écoles et des garderies en son nom.La personne ne maîtrise pas la langue française?«C'est plus délicat dans ce cas, mais ce n'est pas un obstacle infranchissable si l'individu est prêt à fournir des efforts, poursuit M.Legrand.À cet égard, l'UQAM a été particulièrement avant-gardiste.Nous avons mis en place, en collaboration avec notre École des langues, un programme de soutien linguistique taillé sur mesure pour nos nouveaux professeurs étrangers.» En fait, sur le plan social, le plus grand obstacle à l'embauche demeure la situation conjugale.De plus en plus, les universitaires rencontrent leur conjoint sur le campus, au cours de leurs études.«Il est courant d'avoir affaire à un couple dont les deux membres sont profes- Fourchette des prévisions de nouveaux professeurs, de 2004 à 2012, sur la base de six scénarios 1 500 1 400 1 300 1 200 1 100 1 000 900 800 700 600 500 Moyenne - un écart-type + un écart-type 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 774 924 1 016 1 073 1 131 1 185 1 246 1 146 1 087 778 995 1 100 1 173 1 242 1 314 1 388 1 325 1 241 771 853 932 973 1 020 1 055 1 103 966 933 DECOUVi LA REVUE DE LA RECHERCHE La science vulgarisée dans remplis de nouvelles sur la recherche et des dossiers scientifiques sur les grands enjeux sociaux, économiques, culturels et politiques.+ le Bottin de la recherche répertorie plus de 2000 organismes scientifiques, plus de 1000 adresses Internet dans 125 disciplines Üi ABONNEZ-VOUS maintenant et ÉCONOMISEZ 20% sur le prix en kiosque ! COTISATION DE MEMBRE DE l'ACFAS INCLUSE ?NOUVELLE ADHÉSION ?RENOUVELLEMENT ?CHANGEMENT, CORRECTION NOM PRÉNOM établissement/entreprise département/division ADRESSE ?AU TRAVAIL ?À DOMICILE RUE VILLE CODE POSTAL La demande estimée au cours de la période, selon la moyenne des scénarios, va d’un minimum de 774 professeurs en 2004, à un maximum de 1 246 en 2010, avec une moyenne de 1 067.Avec un ratio É/P stabilisé à 18,5 et un corps enseignant rajeuni, la demande ralentit légèrement après 2010.seurs d'université, fait valoir Luc Vinet.Les candidats étrangers fixent alors comme condition que l'on trouve un poste pour le conjoint.Il arrive que le champ d'expertise de ce dernier corresponde à nos besoins.Mais la plupart du temps, il faut négocier pour arriver à des ententes entre les départements ou même avec d'autres universités montréalaises.» À l'extérieur de la métropole, ce genre d'arrangement est plus difficile.« Nous avons tout récemment perdu un excellent professeur d'histoire pour cette raison, raconte Jean Roy, doyen aux Affaires départementales et à la Formation continue à l'Université du Québec à Rimouski.Il se plaisait beaucoup chez nous, mais sa conjointe n'arrivait pas à trouver un emploi à la hauteur de ses compétences.Il nous a quittés pour McGill.» TÉLÉPHONE ?AU TRAVAIL ?À DOMICILE ADRESSE ÉLECTRONIQUE STATUT ?CHERCHEUR ATTITRÉ ?PROFESSEUR ?ADMINISTRATEUR ?PROFESSIONNEL ?CHARGÉ DE COURS ?JOURNALISTE-RELATIONNISTE ?INSTITUTION ?Étudiant (joindre photocopie de la carte d’étudiant) ?AUTRE SEXE ?FÉMININ ?MASCULIN Domaine d'activité (discipline et spécialisation) COTISATION-ABONNEMENT 1 an 2 ans (toutes taxes incluses) RÉGULIER ÉTUDIANT INSTITUTION ET HORS CANADA 48 $?85$ ?27$ ?48$?95$ ?170$ ?PAIEMENT ?visa Dmaster card Damerican express ?chèque ou mandat-poste (à l’ordre de l’acfas) ?COMPTANT Numéro I I I I I I I I I I___________________I__I___I__I___I__I___1 DATE d’EXP._________________________ ?J’accepte ?Je refuse que mon nom et mes coordonnées soient inscrits dans la liste publique des membres de l’Association francophone pour le savoir - Acfas Découvrir-Acfas : decouvrir@acfas.ca — www.acfas.ca/decouvrir 425, rue De La Cauchetière Est, Montréal (Québec) H2L 2M7 Téléphone : (514) 849-0045 Télécopieur : (514) 849-5558 i | DÉCOUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 ENJEU , JEUNE CHERCHEUR RECHERCHÉ Obtenez vos deux exemplaires gratuits Son rôle dans votre quotidien rvr JVJJ.LA REVUE DE LA RECHERCHE en envoyant vos coordonnées à découvrir acfas*ca Maintenant en kiosque www.acfas.ca/decouvrir À Sherbrooke, TUniversité travaille de concert avec les instituts de recherche de la région, les collèges, les centres hospitaliers et les entreprises pour éviter ce genre de situation.Ensemble, ils ont créé le programme Préférence Estrie.« Dans un premier temps, nous voulons favoriser le recrutement de candidats de première classe et dans un deuxième temps, nous assurer qu’ils restent chez nous, explique Jean Desclos, vice-recteur à la communauté universitaire à l’Université de Sherbrooke.À l’interne, nous avons aussi intégré à la convention collective certains outils qui nous permettent d’octroyer des primes de rétention dans certains cas bien particuliers.» Si la plupart des responsables du renouvellement du corps professoral refusent d’employer le terme maraudage, tous admettent qu’ils ont déjà perdu certains de leurs bons professeurs au profit d’une université com-pétitrice et que, inversement, ils reluquent souvent dans « NOS MEILLEURS CHASSEURS DE TÊTES, CE SONT NOS PROFESSEURS, ILS VONT DANS LES CONGRÈS INTERNATIONAUX ET DEMEURENT AUX AGUETS DANS L'ESPOIR DE DÉNICHER LA PERLE RARE.» — JEAN-PAUL LEGRAND la cour de leur voisin pour trouver des candidats intéressants.«C'est une saine compétition, affirme Robert Major, de l'Université d'Ottawa.En bout de ligne, on finit par tirer notre épingle du jeu.Notre colonne crédit est plus forte que notre débit.» M.Major soutient que, de façon générale, la qualité du recrutement qui se fait à l'Université d'Ottawa est tout à fait exceptionnelle.« Lorsque je rencontre les nouvelles recrues à l'occasion de petits déjeuners que j'organise, je suis toujours impressionné.Nous réalisons de très bons coups.» Est-il inquiet pour les années à venir ?« Il est vrai que le recrutement est de plus en plus ardu.La plupart des universités québécoises ont renouvelé le tiers de leur corps professoral au cours des cinq dernières années et vont poursuivre au même rythme pour les cinq années à venir.La compétition est forte et les ressources sont limitées.Il faut faire preuve d'astuce et d'obstination.On n'a pas le choix, car l'avenir de l'institution en dépend.» ?DÉCOUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 | Le jeudi 6 octobre 2005 Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec Information : (514) 849-0045, poste 221 Association francophone pour le savoir ZOO ZOOMZOOMZOOM O O ZOOM NATHALIE KINNARD Au cœur des maladies cardiovascülaires Le Dr Pavel Hamet, directeur du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), recherche ainsi les gènes impliqués dans le développement de l’hypertension.Non traitée, cette maladie peut subitement déclencher une insuffisance cardiaque ou des accidents vasculaires cérébraux.De son côté, le Dr Stanley Nattel, chercheur à l'Institut de cardiologie de Mont-réal(ICM), étudie les arythmies cardiaques, ces anomalies du rythme cardiaque, comme la fibrillation auriculaire, qui peuvent être des symptômes ou provoquer des maladies cardiovasculaires.Les deux chercheurs sont conscients de l’importance d’étudier ces maladies, qui demeurent la cause la plus importante de mortalité et de morbidité dans la population canadienne etqui deviendront, selon l'Organisation mondiale de la santé, le tueur numéro un dans le mondeentierd’ici 2020.Elles comprennent les complications de la maladie coronarienne (angine, infarctus) et de l’athérosclérose périphérique (accidents vasculaires cérébraux, insuffisance rénale), l’hypertension artérielle et ses conséquences, la défaillance cardiaque et les arythmies.Vers une nouvelle médecine Soucieux de diminuer l’ampleur du problème, les Drs Nattel et Hamet décident au début de 52 "J~DÉCÔUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 | Il y a une cinquantaine d’années, les scientifiques découvrent la molécule d’ADN et le code génétique.La biologie moléculaire est née.Aujourd’hui, ils possèdent un arsenal de techniques qui leur permet de percer le mystère du fonctionnement intime des cellules et de déchiffrer le génome humain pour y déceler les anomalies responsables des maladies.l’an 2000 d’unir leurs expertises afin de démystifier les mécanismes sous-jacents des maladies cardiovasculaires : facteurs de susceptibilité, processus moléculaires, interactions entre les gènes et l’environnement.Ce dernier point est particulièrement important pour eux, car la compréhension de la plupart des maladies circulatoires et respiratoires ne se trouve pas uniquement dans les gènes.«La maladie résulte d'interactions complexes entre de multiples déterminants de l’environnement de l’individu et son bagage génétique, explique Ravel Hamet.Par exemple, le tabagisme, l’alimentation, la pollution peuvent interagir avec les gènes et modifier leur expression.» Les deux professeurs de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal reçoivent alors l’appui de Valorisation-Recherche Québec (VRQ) pour bâtir une équipe multidisciplinaire qui s’intéresse notamment à cette interaction entre la génétique et l’environnement, mais dont le but ultime est de positionner la médecine moléculaire cardiovasculaire au Québec à l’avant-garde de la recherche aux niveaux national et international — et, pourquoi pas, démarrer au Québec un centre de médecine moléculaire, cette nouvelle discipline comprenant la génomique fonctionnelle, la génétique des populations, le diagnostic moléculaire, la pharmacogénomi-que, la thérapie moléculaire et le transfert de nouvelles connaissances vers la communauté.« Nous utilisons les maladies cardiovasculaires comme prototype exportable à d’autres problématiques de santé », précise le Dr Nattel.Quelque 75 scientifiques participent à la Stratégie intégrée de médecine moléculaire cardiovasculaire.Notamment, le Dr Daniel Gaudet, directeur du Centre communautaire de médecine génomique du Centre universitaire affilié de Chicoutimi et directeur du Groupe de recherche sur les dyslipidémies, le diabète et l’athérosclérose du Complexe hospitalier de la Saga mie (voir «La génétique pour combattre le gras», Découvrir, vol.26, n°7).Ce dernier s’intéres-se à la génétique qui sous-tend Endoprothèse vasculaire (Stent) implantée dans une artère coronarienne de porc Coloration permettant de voir les structures de l’artère L : lumière vasculaire; S : strut; Ni : néointima; M : média i c £ / f i £ ?fi C « (i £ £ C £ £ f C 11 C à \i « tii m tt t 1^ •' ¦¦ » v ( r -' ¦*.*** i ,vJ: w.% '¦A 1 V* ) , • J >\ ¦ .?V’f.< V.Images histologiques colorées pour tissu connectif (en bleu).La défaillance cardiaque augmente le tissu connectif dans les oreillettes et mène ainsi à une arythmie importante, la fibrillation auriculaire (FA).Le traitement avec un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) diminue la fibrose et prévient la FA.la formation des lipoprotéines, soit des molécules de protéines fabriquées par le corps, dont le rôle principal est de s’attacher aux molécules de gras pour qu’elles puissent facilement être transportées par le sang.Avec son équipe, il a notamment découvert par hasard une mutation génétique liée à la prédisposition au diabète de type 2.Il se sert actuellement des lipoprotéines pour comprendre la complexité des interactions entre nos gènes et l’environnement.« En m’engageant dans le projet VRO, j’ai pu développer un partenariat avec l’ICM et consolider mes liens avec le CHUM.J’ai également établi une collaboration avec les chercheurs du projet INTER-HEART, l’une des plus vastes études internationales qui se penchent sur l’importance des facteurs de risque de maladies cardiaques (voir «Cœurs à risque», Découvrir, vol.26, n° 1) », raconte le DrGaudet.La subvention VRO a permis, en effet, de consolider des liens entre plusieurs chercheurs du CHUM, de l’ICM et du Complexe de la Sagamie, et de créer une équipe de premier plan en génétique de l’environnement.Cette équipe soutient d’ailleurs l’éducation et la formation d’étudiants diplômés dans le domaine de la biologie moléculaire et de la médecine génique.« Le CHUM apporte son expertise en génétique, particulièrement en ce qui touche l’hypertension, le Complexe de la Sagamie fournit ses connaissances en génétique communautaire et l’Institut de cardiologie offre son expérience scientifique sur les maladies cardia- ques », précise le Dr Hamel Plus encore, la subvention VRO a permis de développer des infrastructures de pointe pour l’étude des phénotypes et des génotypes de plusieurs maladies cardiovasculaires sur les plans clinique et expérimental.« Nous avons ainsi créé le Service de médecine génique au CHUM et le Centre de médeci- ne génique communautaire à Chicoutimi », signale le Dr Hamel Entre autres résultats, les chercheurs du projet ont établi plusieurs méthodologies pour étudier au niveau moléculaire les anomalies sous-jacentes aux dysfonctions du système électrique du cœur.Ils ont réussi à déterminer pourquoi le système peut s’emballer et, consé- quemment, à développer des nouveaux moyens pour prévenir les perturbations de cet organe.La Stratégie intégrée de médecine moléculaire a également donné naissance à plusieurs projets de R-D en partenariat avec le secteur privé et des compagnies de biotechnologies, projets subventionnés par des organismes de haut calibre.Par exemple, l’équipe Projet génétique et société a construit une base de données (HumGen)qui couvre des lois, des codes professionnels, des directives éthiques ainsi que des recommandations officielles aux niveaux international, régional et national en lien avec le domaine de la génomique.Le projet CARDIOGENE est également issu du projet VRO.Ce consortium multidisciplinaire a comme principal objectif l’étude des interactions gènes-environnement dans le déclenchement et la progression de la maladie cardiovasculaire.Enfin, et plus que tout, le projet VRO a permis à des cliniciens, des chercheurs fondamentaux et des épidémiologistes de travailler de façon concertée pour faire du Québec un lieu de référence en médecine moléculaire.« L’avenir de la médecine passe par une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires des maladies, car cela permettra d’individualiser les traitements selon le profil génétique de chaque patient », résume le Dr Pavel Hamet.?53 DÉCOUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOB^^TB la fine pointe Sur les traces de la vie 54 Telle une encyclopédie, le génome de chaque être vivant contient une multitude de renseignements sur divers sujets.Depuis qu'ils possèdent les outils pour déchiffrer l’information génétique, les scientifiques lisent et relisent le génome de plusieurs espèces dans l’espoir de trouver des réponses à leurs questions.Notamment, le Dr Franz Lang scrute le matériel génétique de certaines algues, de champignons, d’éponges, afin d’élucider des hypothèses sur l’évolution de la vie.« Pour déterminer les toutes premières traces de vie, impossible de s’en remettre uniquement à l’ADN, beaucoup trop évolué, des êtres humains et des animaux», révèle le Dr Lang.Ce professeur au Département de biochimie de l'Université de Montréal s’intéresse donc aux espèces plus primitives et, plus particulièrement, aux organites qui composent leurs cellules.Il étudie notamment le génome des mitochondries, ces petits organes qui fournissent l’énergie nécessaire aux cellules des végétaux et des animaux.En 1991, le chercheur, membre du Programme de biologie évolutive de l'Institut canadien des recherches avancées (ICRA), lance, avec ses collègues de l'Université de Montréal Ger-traud Burger et feu Robert Ce-dergren, ainsi que le Dr Michael Gray, professeur de biochimie et de biologie moléculaire à l’Université Dalhousie d’Hali- fax, le projet de séquençage du génome des organites (OGMP).Ce premier projet du type au Canada réunit des scientifiques de sept groupes de recherche de l’est du pays, tous membres de l’ICRA.« C’est grâce à l’ICRA et à sa vision novatrice de la recherche fondamentale que partout dans le monde.L’Institut réalise cet objectif notamment en réunissant les membres d’un même programme plusieurs fois paran.C’estain-si que le Dr Lang a pu établir des contacts pour démarrer le projet OGMP portant sur l’évolution moléculaire, en particu- explique Franz Lang.Les ani- ( maux et les plantes sont des eu- I t caryotes, mais pas les bacté- j ( ries.» Notamment, avec les ( membres du groupe OGMP, le ( Dr Lang séquence et analyse le i bagage génétique d’organites de plusieurs eucaryotes peu connus tels les algues, les ami- Relations phylogénétiques entre les espèces eucaryotiques Animaux Plantes Protistes Champignons Amoebidium Monosiga Metridium Arabidopsis Marchanda Pedinomonas Scenedesmu.Chlamydomonas Cyanidioschywn Porphyra Cryptomonas Rhodomonas Reclinomonas HLstiona Seculamonas Jakoba Schizosaccharomyces Rhizopus Hyahraphidium Harpochytrium Dictyostelium Acanthamoeba l'etrahymena Plasmodium Crypthecodinium Cafeteria Ochromonas Phytophthora Cercomonads fj-» — Trypanosoma Euglena i.Xaegleria Protistes Malawimonas Divisions entre le règne des animaux, des champignons, des plantes et des protistes.Ces derniers rassemblent la plus grande diversité eucaryotique, mais ils sont peu connus et étudiés.nous avons pu mettre sur pied le projet OGMP.L’Institut nous a offert du support pour des voyages ou des congrès et nous a permis de décrocher des subventions d’organismes importants.Plus que tout cependant, l’ICRA a élargi et diversifié nos collaborations», explique Franz Lang.L'ICRA, en effet, s’engage à faciliter pour ses membres une collaboration étroite avec des collègues de lier les mitochondries et les chloroplastes.Retracer nos origines Les chercheurs du groupe scrutent sans relâche les génomes de différentes espèces d’eucaryotes.« Les eucaryotes sont des organismes dont la ou les cellules sont composées d'un noyau délimité par une membrane et d’organites tels que les mitochondries et les chloroplastes, bes et les flagellés, nommés « protistes ».Ces travaux ont J lieu dans les installations de l’Unité de séquençage de l’Uni- 0 versité de Montréal, qui permettent aux chercheurs de déterminer la séquence d’ADN des gé-nomes.Après cinq longues années de travail, les scientifiques s ont découvert avec surprise L qu’un des eucaryotes, soit un ( flagellé unicellulaire, possédait le génome mitochondrial le plus L 'J~DÉCÔUVRIR [ SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 | 1 la fine pointe ÆTICRA L’Institut canadien de recherches avancées L’Institut canadien de recherches avancées (ICRA) est le catalyseur des découvertes au Canada, réunissant d’éminents chercheurs canadiens et étrangers autour de domaines clés des sciences naturelles et sociales et leur permettrant de travailler en étroite collaboration.L’ICRA joue un rôle essentiel au rehaussement de la position concurrentielle du Canada à l’échelle internationale en matière de création de connaissances.Diversité des génomes mitochondriaux chez les eucaryotes Redmomonas americana Monosiga brtvicoll* (protiste) (protiste) Schizosaccharomyces pombe Hyaloraphidium curvatum (champignon) (champignon) Acanthamoeba casteUanii (protiste) Cartes génétiques de certains eucaryotes unicellulaires tels les champignons et les protistes.primitif connu à ce jour.Plus encore, ils constatèrent que ses caractères génétiques se rapprochaient étrangement de ceux des bactéries.« Nous venions de confirmer cette hypothèse : le génome des mitochondries provient d’une symbiose entre une cellule eucaryote et une bactérie » , déclare le biochimiste.«On pense que la bactérie est devenue l’esclave de la cellule eucaryote et, qu’au fil du temps, elle s’est transformée en organite.C’est la première fois qu’un groupe de chercheurs présente des preuves incontestables pour expliquer l’origine des mitochondries », renchérit Gertraud Burger, professeure au Département de biochimie de l’Université de Montréal.Les chercheurs ont mis fin au projet OGMP, satisfaits du travail accompli.Ils ont alors dirigé leurs efforts vers un autre problème.La grande quantité de données biologiques produites par les sciences génomiques, et en particulier par le projet OGMP, a créé le besoin de méthodes d’analyse et d’organisation de données efficaces.Gertraud Burger, en collaboration avec d’autres membres du Programme de biologie évolutive de l'ICRA, dont Franz Lang, a donc lancé un projet de bioinformatique unique conçu pour organiser et valider des données diverses sur les mitochondries et les chloroplastes : la base de données sur les génomes des organites (GOBASE).« Nous avons intégré et relié toutes les données acquises lors du projet OGMP et d’autres projets de recherche similaires d’ailleurs dans le monde, pour créer une banque de données qui regroupe les séquences génomiques d’organites et de bactéries qui leur ont donné naissance.Nous avons illustré le tout avec des images des organismes étudiés», explique la Dre Burger.Cette banque de données, accessible au public dans Internet, permet des analyses comparatives des génomes.Si le gros du travail est aujourd’hui terminé, les chercheurs de l’Université de Montréal continuent d’améliorer et d’alimenter la banque, une petite mine d’or pour les spécialistes en biologie moléculaire.Démystifier l’évolution Pour ne pastrop s'ennuyer ( I), le trio Burger, Lang et Gray a lancé un autre projet de recherche en collaboration avec des chercheurs de l’ICRA : le Programme de séquençage de protistes (PEP).Cette fois-ci, les scientifiques s’intéressent non pas au génome des organites, mais au matériel génétique du noyau des cellules.Comme le génome des noyaux est beaucoup plus complexe que celui des organites, les chercheurs séquencent uniquement la portion exprimée du génome des noyaux d’eucaryotes.En d’autres mots, ils observent et analysent les gènes actifs dans le noyau de la cellule.« Les chercheurs québécois du projet PEP veulent explorer le monde des eucaryotes uni-cellulaires les plus primitifs, révèle Gertraud Burger.Cette étude nous permettra de mieux connaître le métabolisme et autres processus biologiques d’espèces très peu étudiées jusqu’à maintenant, comme certains types de flagellés.» Les premiers résultats parlent d’eux-mêmes.Les chercheurs ont notamment résolu une grande question qui tracassait le monde de la science depuis longtemps : existe-t-il un ancêtre commun à tous les eucaryotes qui ont des chloroplastes, ces organites sièges de la photosynthèse?La réponse est oui, du moins pour deux grands groupes d’organismes importants.Grâce à l’analyse comparative des séquences du génome de plantes, d’algues vertes et d’algues rouges, les chercheurs ont démontré d’une façon définitive que les algues vertes et rouges ont une origine commune.Les participants au projet PEP poursuivent maintenant leurs analyses génomiques dans l’espoir d’élucider d’autres mystères de la vie.Ainsi, espèrent-ils, saurons-nous peut-être prochainement lequel des grands groupes d’eucaryotes connus est apparu le premier sur la Terre.NATHALIE KINNARD 55 DÉCOUVRIR 1 SEPTEMBRE-OCTOB^WTB la fine pointe Gestion Valeo s.e.c.L'UOAM, rUniversité Concordia, l'École de technologie supérieure et l'UQAR ont confié à Gestion Valeo le mandat de faire fructifier les innovations de leurs chercheurs.Magiques, les champignons microscopiques ?56 é * ., .La seule mention de «champignons microscopiques» suffit généralement à susciter le dégoût.On les associe aux moisissures au coin d’une douche mal drainée ou à des maladies parasitaires répugnantes.Mais pour Adrian Tsang, c’est tout le contraire.Les champignons microscopiques le font sourire jusqu’aux oreilles ! C’est qu’il espère trouver dans leurs gènes des dizaines d’applications industrielles ou environnementales.Ce professeur du Département de biologie de l’Université Concordia se trouve à la tête du Centre de génomique structurale etfonctionnelle, qui regroupe 12 professeurs, plus de 20 stagiaires postdoctoraux et une cinquantaine d’étudiants aux cycles supérieurs.Des biologistes, des biochimistes et des bioinformaticiens travaillent de concert afin d’identifier dans les champignons microscopiques des gènes capables, entre autres, d’enlever des taches sur les vêtements, de blanchir la pâte à papier ou de transformer les graisses de cuisson en carburant diésel.«Jusqu’à récemment, on ne pouvait étudier qu’un gène à la fois, explique le professeur Tsang.Cependant, notre équipe a développé une plateforme ultraperformante qui permet d’isoler et de tester des centaines de gènes en parallèle.Nous DÉCOUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 I avons débuté avec 70 000 gè- codantes.Ils sont ensuite clonés nés et nous en avons retenu et transférés dans des bactéries-4 000 qui semblent avoir des usines qui en impriment des applications intéressantes dans milliers de copies.Champignon de carie blanche au parc toutes sortes de domaines.Nous sommes les seuls à pouvoir atteindre une telle vitesse de travail.» En bref, la méthode consiste à mettre les champignons microscopiques en contact avec différents milieux que l’on désire transformer — de la pâte à papier, par exemple — puis de vérifier quels sont les gènes exprimés.Ces gènes sont alors analysés pour connaître leurs fonctions et leurs séquences du Mont-Tremblant.Le Centre de génomique structurale et fonctionnelle a démarré ses activités il y a environ cinq ans grâce à une subvention de 1,25 million de dollars de Recherche en science et en génie Canada (CRSNG).Le projet a ensuite reçu 3,5 millions de la Fondation canadienne pour l’innovation, puis 1 million de Biochem Pharma.Depuis, Génome Québec et Géno- me Canada ont investi plus de 7,5 millions de dollars dans le Centre du professeur Tsang.Plus récemment, Gestion Valeo s’est aussi jointe à l’aventure.Cette société de valorisation, qui a pour mandat de faire fructifier les innovations des chercheurs de l’Université Concordia, a déjà négocié un contrat de plusieurs millions de dollars avec une grande multinationale basée en Hollande.La compagnie, qui manufacture notamment des polymères, des vitamines et des produits chimiques fins, testera les gènes isolés dans le laboratoire de Montréal afin d’en confirmer l’utilité potentielle.Le professeur Tsang espère tout particulièrement que les gènes aideront à résoudre quelques-uns des problèmes environnementaux qui nous pendent au bout du nez.« Les enzymes des champignons peuvent aider à revaloriser les déchets que l’on produit, dit-il.Convertir les graisses de cuisson en diésel pour faire rouler les voitures est un excellent exemple.Les matières résiduelles que nous rejetons pourraient bientôt devenir une matière première fort intéressante.Nous avons créé un véritable fiasco avec nos activités industrielles, maintenant il faut y remédier.» DOMINIQUE FORGET la fine pointe parLenaire de la blo*innouaUon Le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (COVB) est un chef de file depuis 1985 en valorisation des biomasses et des biotechnologies.Il stimule et accélère l'exploitation industrielle des résultats de recherche.Des organismes marins pour votre bien Avec une population vieillissante de plus en plus soucieuse de son bien-être, le secteur des produits bénéfiques pour la santé est en pleine croissance.On est toutefois de plus en plus exigeant envers la qualité de ce genre de produits, ce qui suppose beaucoup d’imagination et d’innovation de la part de l’industrie des soins personnels et de la santé.Une jeune entreprise québécoise de biotechnologie marine, les Biotechnologies Océanova inc., l’a bien compris, et c’est non pas sur la terre, mais bien sous l’eau qu’elle recherche le secret de l’amélioration de notre santé.Océanova est née en 2004 à l’initiative de son actuel président Alain Lavoie, détenteur d’un doctorat en biologie.Le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (COVB) a appuyé la mise en place de la compagnie en participant à l’étude de faisabilité et au financement de départ, lequel fut assuré par différents partenaires d’Océanova, dont le Fonds Bio-Innovation géré par le COVB.La mission d’Océanova consiste à trouver des ingrédients actifs d’origine marine qui permettent de développer des produits nutraceutiques, soit des suppléments alimentaires ou cosméceutiques, qui con- cernent surtout l’hygiène de la peau.Puisque leur efficacité sera démontrée scientifiquement par de nombreux et rigoureux tests expérimentaux, ces produits pourront ensuite être proposés à des patients par les professionnels de la santé pour des traitements qui ne seraient pas de nature pharmaceutique.Océanova se concentre exclusivement sur les organismes marins qui vivent en eau froide.Pourquoi ?M.Lavoie explique : «Les conditions environnementales plus difficiles en eau froide ont incité les espèces vivantes à développer des mécanismes de défense appropriés à ce milieu et qui pourraient être utiles à l’être humain.L’exemple typique est celui de poissons dont l’appareil sanguin est composé de protéines empêchant le sang de geler, et cejusqu’à-4°C.Chez les êtres humains, cette protéine pourrait être utilisée pour protéger la peau des engelures.» Au cours des prochaines années, Océanova s’intéressera particulièrement aux produits de protection de la peau, aux produits anti-oxydants — qui protègent contre le cancer — et à ceux qui modulent le système immunitaire.Elle tentera également de répondre à l’engouement entourant les facteurs de croissance.« Les échi-nodermes, tels les étoiles de mer ou les oursins, sont reconnus pour pouvoir régénérer «S3 «A 4 ‘¦>V leurs organes et ainsi réactiver les facteurs de croissance.Par exemple, si on coupe la patte d’une étoile de mer, elle se reforme.Chez les êtres humains, au contraire, les facteurs de croissance s’atténuent avec le temps.On cherchera donc quels facteurs issus des échi-nodermes sont compatibles avec le corps humain.» Installée à Rimouski, la compagnie Océanova pourra profiter de la synergie qui s'est développée depuis quelques années dans la région entre plusieurs organisations spécialisées en biotechnologie.C’est surtout la présence du très moderne Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM), dont la mise en place fut également appuyée par le COVB, qui profitera à Océanova : elle peut y louer des laboratoires, avoir accès à des équipements spécialisés et mener des projets de recherche conjoints.L'entreprise a établi et établira ainsi de nombreuses collaborations avec les instituts de recherche sur place, tels l’Université du Québec à Rimouski, les autres compagnies privées de biotechnologies ainsi que les pêcheurs et les transformateurs locaux.En cela, Océanova se révèle, selon Alain Lavoie, « une compagnie du 21e siècle, c’est-à-dire une entreprise éclatée qui table sur des liens de collaboration pour se développer».FRANÇOIS DION 57 | DÉCOUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOBRi~2oôs~J| la fine pointe * Centre de liaison sur l'intervention et la prévention psychosociales Le Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP) a pour mission de contribuer à l'amélioration des pratiques de prévention et d'intervention psychosociales, à la hausse de la qualité et de la pertinence de la recherche psychosociale et à l'élaboration des politiques sur les enjeux à caractère psychosocial.Le transfert de connaissances comme outil de changement social Lors du Colloque sur la recherche et l’innovation qui se tenait le 30 mai dernier sous les auspices de ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec, la présidente-directrice générale du CLIPP, Mireille Mathieu, était invitée à commenter l’une des conclusions principales du rapport préliminaire du Conseil de la science et de la technologie sur le projet Perspectives science, technologie et société (STS).Voici un résumé de sa présentation.Le rapport énumère sept défis — habitudes de vie, efficacité des systèmes de santé, gestion des ressources naturelles et développement durable, formation, créneaux stratégiques et prioritaires, énergies nouvelles, pauvreté — et les comités d’experts sont unanimes à souligner la nécessité du transfert de connaissances pour favoriser l’appropriation des résultats de la recherche par la société.Compte tenu de l’importance des enjeux relevés et du rôle central des changements de pratiques, de politiques et de comportements individuels et sociaux que supposent les sept défis, il faudra, pour atteindre ces objectifs ambitieux, s’inspirer largement des meilleures pratiques développées pour le transfert de la recherche sociale.Il m’apparaît donc pertinent de brosser un tableau des conditions de réussite du transfert à la société des connaissances issues de la recherche sociale.Voyons la signification des termes principaux : société, connaissances et transfert.Lorsqu’il s’agit de connaissances issues de la recherche sociale, la société se décline en plusieurs catégories d’utilisateurs : intervenants (psychologues, travailleurs sociaux, policiers, éducateurs, médecins, infirmières, etc.), gestionnaires, décideurs administratifs, politiques, journalistes, grand public et différents milieux tels ceux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de la sécurité publique, les organismes communautaires, les entreprises publiques, privées et parapubliques.La première condition de succès du transfert est de répondre aux besoins exprimés par ces différents utilisateurs, et ce de façon adaptée à leur réalité et à leurs pratiques tant sur le plan du contenu que sur celui des modes de communication, de transfert.Dans le domaine social, on transfère des connaissances pour l’aide à la décision, pour établir des politiques, implanter de nouvelles pratiques, modifier les comportements des groupes et des individus.On veut et doit pouvoir d’abord répondre à la question : Que nous dit la recherche de pointe sur ce thème particulier?Quelles sont, pour un thème donné, les données probantes, ou à tout le moins les plus fiables, touchant la définition, les facteurs de risque, les facteurs de protection, les outils de dépistage?Quelles sont les pratiques les plus prometteuses en matière de prévention d’intervention ?Les thèmes sont tout aussi variés que cruciaux.Un bilan à jour des connaissances issues de la recherche est la pierre angulaire d’un transfert réussi.L’autre condition de succès de l’appropriation réside dans la «transformation » de ces bilans de connaissances pour les adapter, les rendre comestibles, aux différents utilisateurs.La démarche de transfert bidi-rectionnel prend des formes multiples — information, sensibilisation, formation — selon l’état des connaissances et les publics cibles.Elle doit être complétée par des stratégies de changement durable, d’appropriation durable des connaissances et de nouvelles pratiques telles la formation d’agents multiplicateurs dans les milieux et la mise sur pied de communautés de pratique en ligne.Enfin, on ne saurait décrire les conditions de succès du transfert de l’innovation sociale sans souligner la nécessité d’en évaluer les retombées à court et à long terme.En conclusion, si la société québécoise veut relever les sept défis déterminés par Perspectives STS, il faudra prendre davantage le relais du transfert de proximité effectué par les équipes de recherche en confiant à des organismes neutres, interuniversitaires et intersectoriels tels les centres de liaison et de transfert ou l’Institut national de santé publique du Québec— qu’on aura dotés de moyenstechnolo-giques importants et d’un soutien à long terme — le mandat du transfert étendu à l’ensemble du territoire québécois.MIREILLE MATHIEU f Les sept défis du projet Perspectives science, technologie et société (STS) > habitudes de vie > formation > efficacité des systèmes > créneaux stratégiques de santé et prioritaires > gestion des ressources > énergies nouvelles naturelles et dévelop- > pauvreté pement durable v y 58 TI^UVRIR I SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 | la fine pointe V' Canadian Health Services Research Foundation Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé La Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé vise à appuyer la prise de décision fondée sur les données probantes dans le but d’améliorer la qualité des services de santé, en favorisant les échanges entre les chercheurs et les décideurs du système de santé canadien.La FCRSS au service des infirmiers ' -i Depuis la réforme du système de santé, la communauté infirmière fait face à des conditions de travail difficiles.C’est dans ce contexte qu’a été créée la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé (FCRSS).Alors qu’on constate une diminution des inscriptions en sciences infirmières, le secteur peut heureusement compter sur le Fonds de recherche en sciences infirmières de la FCRSS.Cette initiative, appuyée par un budget de 25 millions de dollars répartis sur 10 ans, vise à stimuler la recherche en sciences infirmières.«Depuis 1999, le Fonds finance différentes interventions sous le thème Leadership, organisation et politique des services infirmiers», explique l’agente principale du programme, Jennifer Dziuba-Ellis.Il nous permet ainsi d’aborder les problématiques de recrutement et de gestion du personnel, ainsi que les enjeux liés à la restructuration du système de santé.» Dans les universités, les hôpitaux et autres centres de santé, des groupes de recherche se mettent en place.Ils ont à leur tête des chercheurs issus de différentes formations, qui s’intéressent aux services infirmiers.Mélanie Lavoie-Tremblay, de l’Université McGill, a profité du soutien de la FCRSS pour son doctorat et son post-doctorat : «J’ai obtenu des bourses pour mes recherches visant à optimiser l’environnement de travail des infirmières et à trouver des stratégies de rétention de ce personnel.Mais au-delà de l’argent, la philosophie de la FCRSS a teinté mes recherches et mon enseignement.En réunissanttous les intéressés autour d’une même question, la Fondation favorise des interventions qui répondent aux besoins réels du système de santé, et crée par le fait même des réseaux enrichissants.» Subventionnée pour établir des partenariats avec des organismes communautaires, la Fondation des infirmières et infirmiers du Canada est un gros joueur dans ce réseau.Elle contribue à élargir les rangs des chercheurs en sciences infirmières et fait du même coup fructifier les investissements de la FCRSS.« Pour un dollar investi, nos partenaires en ajoutent deux », précise Jennifer Dziuba-Ellis.Au Québec, de nombreux spécialistes gravitent également autour du Centre de formation et d’expertise en recherche en administration des services infirmiers (FERASI), qui accueille des étudiants à la maîtrise et au doctorat.Ainsi, les longues racines de la FCRSS rejoignent non seulement les besoins précis de chaque région, mais mobilisent également les intervenants qui donnent vie à cet immense réseau.Une fois que ces chercheurs ont généré de nouvelles connais- sances, la FCRSS s’assure qu’elles soient diffusées et utilisées par les gestionnaires de la santé.Par exemple, des formations sur le transfert de connaissances sont offertes à la fois aux étudiants, aux chercheurs et aux décideurs.De plus, les synthèses de recherche offrent aux gestionnaires de la santé un résumé des nouvelles connaissances dans un domaine précis.Ainsi, tous pourront bientôt apprécier la Synthèse sur la dotation en personnel infirmiers et sur la sécurité des patients.« Le plus grand impact de la FCRSS sur la communauté infirmière est le rapprochement entre les chercheurs et les déci- deurs, affirme Mélanie Lavoie-Tremblay.Le partage des connaissances et des expériences, de part et d’autre, permet de s’inspirer de ce qui a déjà été fait et de créer ensemble des pratiques novatrices.» Finalement, l’engagement de la FCRSS trouve un écho jusque dans l’agenda politique canadien, en y inscrivant la problématique de gestion des ressources humaines en santé.«La communauté infirmière a été très affectée par la réforme, car les soins de santé coûtent cher à l’État.Mais elle mérite de regagner sa place de leader», affirme Jennifer Dziuba-Ellis.ISABELLE PICARD 59 DÉCOUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOBÊn^TM SOURCE : ISTOCK DANS LE PROCHAIN NUMÉRO \ DECOUVRir RECHERCHE — Psychologie : nouvelles théories, nouvelles tendances ENJEU —Gestion de risques ERRATA-Vol.26, n° 4 - À la page 75, l’oiseau illustré est un oriole du Nord (ou oriole de Baltimore).- Enjeu : Chercheurs québécois à l’étranger Frederic F.Leymarie est ingénieur (Montréal), docteur (USA) et « full professor » au Royame-Uni, où il s’emploie à marier art et science./ \ RQMP Le regroupement québécois sur les matériaux de pointe v___________________________________________________________y DES NOUVELLES DU FONDS SOCIÉTÉ ET CULTURE Le Fonds Société et Culture vient de publier la deuxième édition de sa revue Recherches Innovations, consacrée exclusivement à la recherche en sciences sociales et humaines, en arts et en lettres.Dans cette édition, on aborde la question de la transdisciplinarité, qui s’impose de plus en plus dans les sciences sociales et humaines, celle du nouvel espace européen de la recherche, qui est en train de se mettre en place, et celle de l’évolution de la pratique dans les comités d’éthique de la recherche.À l’instar de la première édition, celle de 2005 fait aussi un survol des travaux de deux centres de recherche et présente deux histoires d’innovations sociales.On y traite enfin d’une grande diversité de projets et de résultats de recherches contenant un riche potentiel d’innovations sociales.La version électronique de la revue est offerte dans le site Web du Fonds : fqrsc.gouv.qc.ca.Fonds de recherche sur la société et la culture Québec ïïïï Suzanne Grenier Sylvie Bérard guide pratique re communication SCIENTIFIQUE COMMENT CAPTIVER SON AUDITOR Av,oeuhon francophoi*-0out lu savoir Vos recherches vous passionnent?Parlez-en mm.«wJavec brio! Dans le Guide pratique de communication scientifique, vous trouverez.Disponible en librairie • 12 $ Des trucs pour cibler votre message et aller à l'essentiel Des outils pour transformer un plan de travail en un discours captivant Des procédés pour garder votre public en haleine Des règles pour maximiser l'usage des aides visuelles Une grille d'évaluation et des exercices pour mettre votre talent en pratique Et les précieux conseils d'orateurs chevronnés A Association francophone pour le savoir DÉCOUVRIR | SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 DECOUVR]! LE BOTTIN 2005-2006 EN LIGNE QUI FAIT QUOI en science et en technologie 2200 Organismes scientifiques et Adresses Internet • 10 Index • 125 Disciplines Un outil indispensable et simplifié Pour trouver un emploi dans votre domaine Pour touver des partenaires d'affaires Pour faire connaître votre entreprise Pour rejoindre des gens qui partagent vos champs d'intérêt Pour repérer les spécialistes qui répondront à vos questions Pour diffuser vos résultats de recherche www.acfas.ca Pour avoir accès à cette version électronique, abonnez-vous à Découvrir, la revue de la recherche decouvrir@acfas.ca Association francophone pour le savoir - Acfas 425, rue De La Gauchetière Est, Montréal (Québec) H2L 2M7 — Tél.: (514) 849-0045 /Téléc.: (514) 849-5558 point Dominique Forget 1 e Échec aux métastases L’équipe du professeur Yves St-Pierre de l’INRS — Institut Armand-Frappier a franchi un pas important vers l’élucidation des processus menant à la prolifération des cellules cancéreuses dans l’organisme.Grâce à des expériences menées chez des souris, les chercheurs ont découvert que la protéine galectine-7 jouait un Coupe histologique démontrant des cellules de lymphomes T surexprimant la galectine-7 infiltrant le parenchyme du foie (droite) comparée à un échantillon obtenu à partir d’un témoin sans galectine-7 (gauche).rôle central dans la migration des cellules malignes de la tumeur principale vers des sites secondaires.Ils espèrent qu’en inhibant cette protéine, ils pourront freiner la formation de métastases.Les résultats ont été publiés dans la revue Cancer Research.INRS — Institut Armand-Frappier, 15 juin 2005 Un antidépresseur pour cesser de fumer Le père de l’écologie Les mammifères de québécoise se raconte l’ère glaciaire sont de retour < < Des lions et des chameaux en < 3 Amérique du Nord ?Oui ! Ces O s bêtes fabuleuses ont foulé notre 3 sol durant l’ère glaciaire.Elles < font à nouveau irruption, cette ° fois dans le cadre d’une exposi-Le 15 juin dernier avait lieu au S tion au Musée canadien de la U Jardin botanique de Montréal ü nature d’Ottawa (MCN).Inau-le lancement du premier volu- g gurée le 1er juillet, Mammifères me de l’autobiographie de Pier- © venus du froid illustre les chan-re Dansereau, intitulé Projets^ gements environnementaux inachevés - La lancée 1911-1936.> survenus au fil du temps, de Dans ce livre publié par les Édi- g quatre millions d’années à entions MultiMondes, l’écologis- s te de 93 ans raconte ses années o d’enfance et de formation.À§ travers son récit, il trace de nombreux parallèles entre ses opinions de l’époque et sa pensée d’aujourd’hui.Il nous fait viron 10 000 ans.L’exposition partager son cheminement, demeurera au MCN jusqu’en ses découvertes et son appren- mars 2006 puis entreprendra tissage.une tournée pancanadienne, en Éditions MultiMondes, commençant par Montréal.juin 2005 Musée canadien de la nature, 2 juin 2005 Un groupe de chercheurs canadiens dirigés par le Dr Mark Ei-senberg, de l’Hôpital général juif de Montréal, a récemment lancé une étude auprès de 1500 fumeurs du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique qui ont subi un syndrome coronarien aigu.L’objectif: déterminer si un antidépresseur connu, le Zyban, pourrait les aider à écraser pour de bon.Baptisée ZESCA (Zyban as an Effective Smoking Cessation Aid), l'étude devrait prendre fin à l’automne 2007.Forum Express, Université de Montréal, juin 2005 Amélioration des cor au mont Mégantic Les astrophysiciens qui utilisent l’Observatoire du mont Mégantic devraient pouvoir profiter de meilleures conditions d’observation au cours des prochaines années.En effet, les 19 municipalités de la MRC du Granit ont récemment adopté une réglementation sur l’éclairage extérieur dans le but de préserver la qualité d’observation nocturne du ciel dans leur région.Une première mesure est déjà entrée en vigueur, soit l’extinction dès 22 heures de tout dispositif d’éclai- d’observation rage placé dans les entrées de bâtiments, exception faite des aires publiques utilisées par les piétons.Au fil des événements, Université Laval, 23 juin 2005 Délinquance au féminin À l’Université de Sherbrooke, Nadine Lanctôt a été nommée titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la délinquance des adolescentes.La profes-seure de la Faculté d’éducation étudiera les dimensions psychosociales les plus influentes dans le processus de réadaptation des adolescentes en difficulté.Jusqu’ici, la majorité des études sur la délinquance ont porté sur les garçons.Pourtant, si l’on se fie aux statistiques, le nombre de délits violents commis par les adolescentes augmente sans cesse depuis dix ans alors qu’il reste relativement stable chez les adolescents.Université de Sherbrooke, 28 juin 2005 62 ^"découvrir I SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 à l'échelon supérieur Innovez avec des équipes renommées.Profitez d'une ville universitaire dans un milieu de vie exceptionnel.Tirez avantage d'une politique qui protège la propriété intellectuelle.Maîtrises Adaptation scolaire et sociale Administration Administration des affaires (MBA) Biochimie Biologie Biologie cellulaire Chimie Droit Droit et politiques de la santé Économique Enseignement Environnement Études françaises Fiscalité Génie aérospatial Génie chimique Génie civil Génie électrique Génie logiciel Génie mécanique Géographie Gérontologie Gestion de l'éducation et de la formation Gestion de l'ingénierie Gestion du développement des coopératives et des collectivités Histoire Immunologie Informatique Intervention sociale -toxicomanie Kinanthropologie Littérature canadienne comparée Mathématiques Microbiologie Orientation Pharmacologie Philosophie Physiologie Physique Prévention et règlement des différends Psychoéducation Radiobiologie Sciences cliniques Sciences de l'éducation Sciences humaines des religions Service social Théologie Doctorats Administration (DBA) Biochimie Biologie Biologie cellulaire Chimie Droit Éducation Études françaises Génie chimique Génie civil Génie électrique Génie mécanique Gérontologie Immunologie Informatique Littérature canadienne comparée Mathématiques Microbiologie Pharmacologie Philosophie Physiologie Physique Psychologie Radiobiologie Sciences cliniques Télédétection Théologie UNIVERSITE DE SHERBROOKE www.USherbrooke.ca Forum Emploi flOlfy, eau Sciences de la vie Montréal InVivo Hôtel Hyatt Regency Montréal Métro Place des Arts 25 septembre 2005, dellhàITh - 26 septembre 2005, de 12hà 19 h Assistez au premier salon d'emploi entièrement dédié à l'industrie des sciences de la vie au Québec et découvrez un monde d'opportunités ! 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