Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Découvrir
Éditeurs :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (Acfas),2000-2010,
  • Montréal (Québec) :Acfas, Association francophone pour le savoir
Contenu spécifique :
Mars-avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Interface
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Découvrir, 2006-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
PER BNQ SURVEILLANCE ÉIECTRONIQUE: g f jy.\ t'.f, k 1/X* , rj /> - - m.c- • 1 î.* - Y/S — i 1 .1 ,N - / f - ' __ % 4,' ^ V' I -/ Coloration de Gram montrant la souche de Clostridium difficile séquencée.d’ici un an, des tests de dépistage efficaces et des diagnostics rapides pour soigner et isoler le patient le plus vite possible, et ainsi éviter les épidémies dans les hôpitaux.C’est d’ailleurs un médecin de son », raconte-t-il.En effet, une autre souche de Clostridium a été séquencée en Europe il y a quelques années.C’était la première bactérie dont on répertoriait le génome complet.Celle de l'équipe Malgré le séquençage de la bactérie C.difficile, on ne peut toujours pas crier Eurêka.faire avant de comprendre le génome de C.Difficile.« On ne sait pas encore exactement combien de gènes composent l’Hôpital général juif, le Dr André Dascal, qui a eu l’idée de séquencer la souche la plus répandue de la C.difficile, celle Dewar-Dascal est la deuxième souche séquencée, et la première C.difficile séquencée en Amérique du Nord.centrent sur leurs différences pour comprendre comment la bactérie s'est transformée depuis 20 ans.«Nous savons déjà qu’il existe trois différences, dit le docteur Dascal.La souche C.difficile du Québec a le gène complet de la toxine binaire (ADP-ribosyltransfé-rase), il y a une délétion au niveau du gène tcdC qui exacerbe la présence de deux autres toxines, et finalement, on observe que la souche nord-américaine est composée d’un génome plus petit que celui de la souche européenne.Elle DÉCOUVRIR | MARS-AVRIL 2006 | SOURCE : ANDRÉ DASKAL SCJENCEjnni contient environ 10 p.100 moins de gènes.» L’analyse plus poussée qui s’effectue présentement au Centre d’innovation de Génome Québec permettra de détecter d'autres facteurs de toxicité.La souche qui a fait plusieurs morts au Québec était auparavant peu commune.C.difficile a évolué à la fin des années 90, présentant des variations des gènes des toxines qui la rendent plus résistante aux fluoroquinolones, un type d’antibiotiques.Des études récentes confirment que la toxine binaire pourrait participer au pouvoir pathogène de la bactérie.Or, on sait que l’usage d’antibiotiques augmente les risques d’avoir une diarrhée associée à la bactérie C.difficile.Le traitement aux antibiotiques modifie les niveaux normaux de bonnes bactéries dans les intestins et le colon.Lorsqu’ilya moins de bonnes bactéries, C.difficile peut se multiplier et produire des toxines à l’origine d’une infection.Les chercheurs de McGill, du Centre d’innovation et de l’Hôpital général juif soutiennent que lorsque les gènes produisant les toxines seront identifiés, on pourra concevoir des tests qui permettront de dépister la bactérie en quelques minutes seulement, et non en quelques jours comme c’est le cas actuellement.«On pourra ainsi contenir la bactérie très rapidement », dit le Dr Dascal, admettant qu’il faudra éventuellement séquencer les autres souches de la bactérie.La course contre la montre Dans la course contre la montre pour contrôler cette bactérie qui semble de plus en plus raffinée et apte à déjouer les médicaments et la médecine, il faut faire vite.L'étape du séquençage de la bactérie a donc été réalisée au Genome Sequencing Center de l’Université Washington à St.Louis, au Missouri, qui offre une nouvelle génération de séquenceurs.«Nous aurions mis des mois à parvenirau séquençage avec la technologie conventionnelle, explique M.Dewar.Grâce à cette nouvelle technologie, nous y sommes parvenus en quelques jours, et au dixième des coûts habituels.» C’est d’ailleurs cette révélation technologique qui épate Ken Dewar, un jeune chercheur de 42 ans, de la génération des premiers généticiens, et toujours à l’affût des nouveautés dans son domaine.Il était presque eu- war est l'un des plus expérimentés dans le séquençage et l’analyse des séquences des gènes.Ce sont des connaissances transférables à n’importe quel type d’organisme.C’est pour cette raison qu’il a accepté l’offre du Dr Dascal.« Lorsque André est venu nous C.difficile pour l’armée suivant avril 2003 > 7000 personnes infectées > nombre d’infections quatre fois plus élevé > nombre de décès six fois plus élevé phorique lorsque nous lui avons parlé en décembre ! « La couverture médiatique a été excellente», dit-il en riant.Il est vrai que la recherche attire habituellement peu l’attention des médias.Il fallait une bactérie «sensationnaliste» comme C.difficile pour faire tourner les têtes des journalistes et mettre un peu de « spot lights » sur les travaux du Centre d’innovation de Génome Québec.C’est d’ailleurs la première fois que Ken Dewar et son équipetravaillent sur le génome d’une bactérie.Ils se concentrent habituellement sur les mammifères comme les vaches, les armadilles et les chiens.Rattaché à l’Université McGill, le groupe de Ken De- voir, il avait la conviction qu’il fallait faire quelque chose rapidement avec C.difficile.Nous étions d’accord.» En allant à l’Université Washington, Ken Dewar tentait de faire accélérer les travaux pour répondre le plus rapidement aux besoins du milieu hospitalier : « Il y avait une grande part d’expérimentation, et je suis absolument estomaqué des résultats.Nos travaux ont progressé de façon fulgurante et difficilement calculable sur une échelle de temps grâce à cette technologie.» Il aimerait bien maintenant convaincre les gens de McGill et de Génome Québec d’amener cette nouvelle technologie à Montréal.VÉRONIQUE MORIN 13 DÉCOUVRIR | MARS-AVrTl~20o6~^^ SOURCE : CBC NEWS/TRADUCTION : MICHÈLE FITZCIBBONS SCIENCE La modernisation de l’État sous surveillance Au Canada, les grandes réformes de l’administration publique sont un peu comme les jeux olympiques : tous les quatre ans, au minimum, elles font l’actualité.Christian Rouillard, titulaire d’une chaire de recherche du Canada en gouvernance et gestion publique à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, est spécialiste de l’étude des réformes politico-administratives de l’État canadien.Son credo : les fonctionnaires ne sont pas les seuls sur qui les réformes de l’administration publique ont un impact.Elles affectent également l’autonomie de l’État et ont donc des conséquences directes sur l’ensemble de la société civile.Les travaux du chercheurvi-sent à nourrir le débat public sur la modernisation de l’État, dans un contexte où l'influence du secteur privé sur la gestion des administrations est grandissante.« Depuis une vingtaine d’années, la majorité des réformes administratives part de l’idée que l’on peut calquer les pratiques des entreprises privées et les appliquer au secteur public.Or, les choses ne sont pas si simples : l’analyse critique des réformes publiques permet d’apporter un éclairage nouveau sur cette question.» Il s’agit là d’un travail de recherchethéorique approfondi, dont les résultats auront des retombées pratiques pour les gestionnaires publics et les politiciens.Selon Christian Rouillard, l’influence du privé sur la 14 sphère publique peut, en effet, conduire à certaines dérives.«La mode est à l’efficience; alors, on se rabat sur des critères simplistes, comme le temps de traitement des dossiers, pour évaluer les fonctionnaires.Or, ces critères ne sont pas toujours pertinents dans les administrations publiques.» Quand un citoyen se des règles qui dictent des comportements est une bonne chose pour la démocratie.» L’administration publique fédérale, mais aussi celles du Québec et, bientôt, de l’Ontario et de l’Alberta, sont sous la loupe du chercheur.Les textes de loi et autres documents publics tels que les cadres de gestion sont ses principales médias enrichissent aussi considérablement notre travail.» Pour Christian Rouillard, comprendre l'élément «humain » des organisations est indispensable pour bien saisir pourquoi il y a tant de résistance face aux réformes administratives.«Les gens sont beaucoup plus intelligents que ce que les théories de gestion ont tendance à suggérer.Lorsque les individus considèrent qu’ils n’ont pas les ressources Table ronde organisée par la Chaire de recherche du Canada en gouvernance et gestion publique, sur le premier rapport de la commission Gomery, le ier décembre 2005 à l’Université d’Ottawa.présente à l’urgence, par exemple, il souhaite être traité de manière adéquate pour son problème médical, et la notion d’efficience est la moindre de ses préoccupations.«On a souvent une conception caricaturale de la bureaucratie, mais, à partir du moment où l’on fait face à une certaine complexité des activités, la bureaucratisation est nécessaire pour conserver un contrôle sur la façon dont les choses se font.C’est aussi une protection contre l’arbitraire : avoir sources documentaires.« Nous effectuons aussi des entretiens de recherche avec des fonctionnaires.Ils nous fournissent des informations qu’on ne trouve évidemment pas dans les documents officiels.Ils nous permettent notamment de voir de quelle manière les cadres de gestion sont diffusés dans les organisations, et de déterminer les principaux facteurs de résistance envers les réformes.Les documents internes qui “coulent” de temps à autre dans les necessaires pour composer avec les contraintes que l’organisation leur impose, il y a un effet cumulatif qui entraîne de la résistance.» Autres facteurs de blocage : les modalités de consultation souvent déficientes au moment des grands projets de réforme, tant au sein de la société civile qu’auprès des fonctionnaires.Enfin, le manque de participation des fonctionnaires dans la gestion des organismes publics est également pointé du doigt.ANNE FLEISCHMAN DECOUVRIR | MARS-AVRIL 2006 PHOTO : MÉLANIE PROVENCHER SCIENCE Avalanches : des chercheurs interrogent les témoins Les avalanches tuent, en moyenne, une personne par année au Québec.Une statistique négligeable si on pense aux plusieurs centaines de décès qui surviennent chaque année sur nos routes.Et pourtant, les victimes qui meurent asphyxiées sous la neige ne passent jamais inaperçues.Le public éprouve toujours un certain effroi et de la sympathie à l’endroit de ces baladeurs qui ont poussé l’aventure un peu trop loin.Au Département de géographie de l’Université Laval, la professeure Louise Filion mène des recherches qui pourraient aider à minimiser l’impact des avalanches sur les activités humaines et les infrastructures.En collaboration avec Vincent Jomelli, chercheur au Centre national de la recherche scientifique, à Meudon, et Pierre Pech, professeur à l'Université de Paris i, elle tente entre autres de prévoir l’incidence du réchauffement climatique sur ce phénomène.« Si, durant l’hiver, des averses de pluie s’intercalent occasionnellement entre les chutes de neige, le nombre d’avalan- ches pourrait s’accroître, expli-que-t-elle.En effet, la présence de croûtes de glace entre les couches de neige favorise les décrochements.À l’inverse, s’il y a moins d’accumulation de neige parce que les précipitations tombent davantage sous forme de pluie, les avalanches pourraient devenir moins importantes.Ça peut aller des deux côtés.On n'a pas encore les réponses.Pour prédire l’avenir, c’est dans le passé que fouille Louise Filion.Avec son équipe d’étudiants à la maîtrise et au doctorat, cette spécialiste en dendrogéomorphologie a développé différentes méthodes permettant de retracer l’historique des avalanches en Gas- pésie.L’une de ces techniques consiste à examiner les cicatrices que portent les arbres.En effet, les cailloux et les troncs entraînés par la neige endommagent les arbres sur leur passage.En étudiant où se trouve la cicatrice sur une section transversale du tronc, on peut déterminer en quelle année une avalanche s'est produite.Dans les Alpes françaises, au-delà de la limite des arbres, les chercheurs croient que le lichen qui recouvre les cailloux pourrait être utilisé à la place des cicatrices à titre de témoins du passé.Vincent Jomelli et Daniel Germain — ce dernier a Mélèze transporté dans la masse de neige en mouvement au cours d’une avalanche dans les Alpes françaises (secteur du massif des Écrins) et resté perché dans un autre arbre.:l.* - .*rSv.;".- - «Mil L Agence Science-Presse présente Science ! .On blCgue l’actualité disséquée EnvironnémentAstronol?lie Physique Science! On blogue (Agence Science-Presse) - Le mantra de l’avenir en science ne sera peut-être plus Publier ou périr, mais Télécharger et partager ses données brutes, et avoir un facteur d'impact élevé avec son blogue — ou périr.Avec cette boutade, la revue britannique Nature reprochait aux scientifiques, en décembre, de ne pas avoir encore investi le territoire des blogues dans Internet.Deux mois plus tôt, au Québec, une poignée d’entre eux avaient déjà démarré l’expérience Science! On blogue : quatre thématiques permettant à tout scientifique d’écrire sur son travail, sa vie, l’actualité, etc.Gérés par l’Agence Science-Presse, qui leur fait ainsi profiter de l’énorme visibilité acquise depuis une décennie par son site Web, ces blogues ont démarré en lion : en décembre, ils dépassaient le cap des 10 ooo pages vues.Science! On blogue : http://blogue.sciencepresse.qc.ca 15 | DÉCOUVRIR | MARS-AVRIL 2006 PHOTO : LOUISE FILL Les supraconducteurs à Bishop’s récemment obtenu son doctorat dans le laboratoire de la professeure Filion — espèrent démontrerque latailled’un lichen est directement proportionnelle à l’âge de la surface qu’il recouvre.« Plus la surface végétale est étendue, plus ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu d’avalanche, précise la professeure Filion.C’est l'hypothèse de base.» Grâce à l’appui du Consulat général de France à Québec et du ministère des Relations internationales, cinq membres de l’équipe québécoise ont pu se rendre en France au cours de l’année 2005.Avec leurs collègues européens, ils testent la validité de diverses méthodes d’analyse dans les Alpes.« Les Français ont recueilli au fil des ans des données très précises sur l’incidence des avalanches, poursuit Louise Filion.On peut donc corréler les observations qu’on fait sur le terrain avec l’information qui a été consignée.C'est la meilleure façon de valider nos méthodes.» Les Français aussi ont visité le Québec l’an dernier.Ils sont intéressés par les méthodes mises au point dans le laboratoire de Louise Filion pour mieux caractériser les couloirs d’avalanches situés dans les Alpes.«En liant l’historique des avalanches au passé climatique, on espère mieux comprendre le régime des avalanches et prévoir ce qui nous attend.Bien sûr, la situation dans les Alpes françaises est fort différente de celle de la Gaspésie, mais en comparant nos observations, on peut consolider nos méthodes et obtenir des résultats plus solides.» DOMINIQUE FORGET À l’Université Bishop’s, le professeur Walter Stephan travaille à l’établissement d’un modèle de la structure électronique des supraconducteurs à haute température.Le défi à relever est majeur et la tâche, d’une très grande complexité.Aucun superordinateur, actuellement, n’est capable de simuler complètement et exactement la structure électronique d’un matériau, qu’il soit supraconducteur ou non.Il faut donc simplifier le modèle, ce qui signifie qu’on lui enlève des caractéristiques ou qu’on en combine quelques-unes.Subventionné par le Conseil de recherches en science naturelles et en génie du Canada depuis 2001, M.Stephan s’intéresse à ces matériaux exoti- ques depuis le début de sa carrière de chercheur, en 1986.Leurs propriétés inhabituelles et les avancées constantes dans le domaine ont maintenu intact son intérêt depuis.Il est vrai qu’un matériau, au départ isolant électrique, que l’on traite par dopage pour qu’il devienne un conducteur parfait, a de quoi intriguer.Par définition, un matériau supraconducteur transporte le courant électrique sans perte ni résistance.Il n’y a donc pas de génération de chaleur ou de lumière.En théorie, cette caractéristique permettrait de transporter une forte intensité de courant sur une très grande distance, et ce, sans perte d’énergie.Les avantages d’un tel matériau sont évidents et ils promettent, à plus long terme, une véritable révolution dans le monde de l’électronique, de l’énergie et des transports.Mais il y a un hic : ces matériaux ne fonctionnent pour le moment qu’à assez basse température.Dans un supraconducteur classique, comme des échantillons très purs de plomb ou d’étain, il faut attendre d'être pratiquement au zéro absolu (-273°C) avant d’observer la supraconductivité.Les supraconducteurs à haute température, eux, peuvent se contenter d’un refroidissement à l’azote liquide (-i96°C), un net avantage sur les matériaux classiques; mais on n’en est pas encore à la température de fonctionnement idéale, soit celle ambiante.Autre problème : bien que l’on sache comment produire de tels matériaux, il nous est encore impossible de dire comment ils fonctionnent.En effet, le phénomène de supraconductivité en lui-même n’est pas encore totalement expliqué.Certains faits, malgré tout, sont bien connus.Par exemple, on sait que, dans un supraconducteur exotique, les électrons voyagent par paires, que l’on appelle paires de Cooper, en déformant le réseau d’ions dans lequel ils se déplacent.Le réseau sert alors de modérateur en dirigeant le trafic.Le transport par paires permet aux électrons de se déplacer sans faire de collisions, évitant ainsi les pertes d'énergie.On n’a qu’à imaginer des voitures sur une autoroute qui se déplaceraient toutes à la même vitesse et dans la même direction ; peu importe leur nombre, il n'y aurait pas de congestion.Mais il reste plus de zones d’ombre que de faits établis, et Le transport par paires permet aux électrons de se déplacer sans faire de collisions, évitant ainsi les pertes d’énergie.Comme des voitures sur une autoroute qui se déplaceraient toutes à la même vitesse et dans la même direction ; peu importe leur nombre, il n’y aurait pas de congestion.DÉCOUVRIR | MARS-AVRIL 2006 | PHOTO : ISTOCK SCIENCE personne ne s'entend pour dire pourquoi certains matériaux sont supraconducteurs et d'autres pas.Dans les faits, seule la simulation permettra d’établir un modèle fiable de la supraconductivité, qu’elle soit classique ou à haute température.Il s'agit là de recherche fondamentale et non appliquée, mais M.Stephan croit ferme- ment, et avec raison, en la nécessité de ce travail.Les chercheurs continueront sans doute à trouver de nouveaux matériaux qui permettront d’augmenter la température critique pour l’amenertoujours plus près de celle de la pièce, mais, sans modèle exact, ils ne sauront jamais quand cesser de chercher! SOPHIE LAPOINTE Hologrammes nouvelle génération Un hologramme.Comme le minuscule carré argent qui fait scintiller un oiseau verdâtre sur les cartes de crédit.Une petite image en trois dimensions devenue presque banale.Or, le procédé holographique, qui a fait l’objet d’un La nouveauté?On peut aujourd'hui combiner des images créées par ordinateur avec une imprimante holographique, mise au point à Montréal par la compagnie Imagerie XYZ.«Ce nouveau procédé d’impression sans encre ni papier permet de D’abord, les objets devaient être exposés à un rayon laser continu extrêmement sensible aux vibrations.Le meilleur endroit pour concevoir des hologrammes était souvent un désert.ou tout autre lieu à l’abri du moindre mouvement! En- L’imagerie médicale pourra profiter de la reconstitution en trois dimensions de parties du corps humain.Par ailleurs, d’ici io ou 20 ans, on verra sans doute apparaître les vidéos holographiques.La technique permettra Éclipse totale du Soleil du n août 1999 I f .4 en Autriche' * Éclipse totale du Soleildu 11 août 1999.1 O s du télescope .^ / ' 5S«| ¦ orift Graz, en Autriche Éclipse totale du Soleil du n août 1999 1999 • rv \ j Position * du SqleiJ 02' 24'’ 60 SIMULATION DE L’ÉCLIPSE TOTALE DE 1999.Cet hologramme est produit à partir de 1499 images infographiques 3D présentant autant de points de vue.L’image holo graphique contient plusieurs niveaux d’information visuelle (texte, graphiques, objets 3D, animation 2D et 3D) synchronisés de façon à montrer le déplacement de l’ombre sur la Terre, la position du Soleil, les villes couvertes par l’éclipse totale, l’heure et la progression de l’éclipse vue à travers un télescope situé au centre de l’Europe.L’hologramme couvre ainsi une heure d’éclipse sur l’ensemble de l’Europe, de Plymouth (Angleterre) à Bucarest (Roumanie).Ce contenu varie et s’anime en fonction de la position et des déplacements de l’observateur.prix Nobel de physique en 1971, connaît aujourd’hui un véritable essor.En novembre, le cégep de Chicoutimi accueillait une exposition d’hologrammes dans le cadre de la Semaine régionale de la physique au Saguenay -Lac-Saint-Jean.Jacques Desbiens, venu présenter ses œuvres et celles de Imagerie xyz, poursuit un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM.Véritable passionné d’imagerie 3D sous toutes ses formes, il travaille depuis 25 ans dans cette discipline à cheval entre les arts et la science optique.visualiser une image tridimensionnelle animée, pleine couleur, grand format et de très haute résolution », explique Jacques Desbiens.L’imageur a fait du Québec un leader mondial dans la conception d’hologrammes de nouvelle génération.Il fonctionne avec un laser pulsé très puissant, permettant de traiter des sujets mobiles.Les images peuvent aussi être conçues par ordinateur, puis imprimées sur film holographique.Depuis ses débuts dans les années i960, l’holographie a toujours été un processus compliqué, coûteux, réservé à des scientifiques « patenteux ».suite, il était impossible detrai-ter de gros objets ou des scènes extérieures.C’est la découverte des lasers pulsés, puis des lasers de couleur bleue il y a près de dix ans, et leur combinaison à des images conçues par ordinateur, qui ont donné un nouveau souffle aux hologrammes.«Mis à part leur dimension artistique, les hologrammes connaîtront des applications intéressantes», croit Jacques Desbiens.Un constructeur de moteurs, par exemple, pourra traîner un hologramme dans sa mallette plutôt que de présenter un énorme prototype.de projeter des films en 3-D sans les fameuses lunettes bleues et rouges.Selon l’endroit où ils seront assis, les spectateurs n’auront pas tous le même point de vue.EMMANUELLE BERGERON Agence Science-Presse Recherche et création en imagerie spatiale : www.i-jacques.com Imagerie xyz, leader dans la conception d’hologrammes couleurs et images 3D : www.xyzimaging.com L’atelier Holostar, situé au collège de Maisonneuve, offre des cours, des ateliers et de l’information sur l’holographie : http://holostar.cma isonneuve.qc.ca 17 DÉCOUVRIR | MARS-AVRÎr2ÔÔ6~J[ PHOTO : JACQUES DESBIENS, 2004 Cette Terre qui change 18 Plus de 6 milliards de personnes sur la Terre, ça change le monde! Les êtres humains ont transformé près de 50 p.too de la surface terrestre en champs, en villes, en parcs industriels.Leurs activités bouleversent l’atmosphère, la végétation, les sols.Ainsi, la concentration mondiale de dioxyde de carbone est passée de 280 ppm à l’ère préindustrielle à 360 ppm aujourd’hui.Sous la pression quotidienne de la pollution, de la démographie, de l’industrialisation, il semble bien que la Terre se rebelle.Le climat, notamment, a des sautes d’humeurfréquen-tes : ouragans, inondations, sécheresses.Que pouvons-nous faire pour mieux les prévoir et les éviter?Cette question oriente les travaux des membres du Centre sur les changements climatiques et de l’environnement global (C3EG).Cet organisme, basé à l’Université McGill, a vu le jour en 2004 grâce à une importante subvention du Fonds québécois de recherche sur la nature et les technologies (FORNT).C3EG réunit plus de 40 spécialistes des universités McGill, Laval, de Montréal, de Sherbrooke et du Québec à Montréal (UQAM), qui tentent de comprendre les liens complexes entre les composants de notre environnement.« Le Centre vise à encourager les collaborations multidisciplinaires, à alimenter le débat sur les changements climatiques et globaux, et à faciliter le travail des scientifiques », explique Charles A.Lin, directeur de C3EG et professeur au Département des sciences atmosphériques et océaniques de l’Université McGill.Ainsi, avec ses partenaires, le Centre finance le salaire du personnel qui seconde les scientifiques.Par exem- ple, un professionnel s’occupe de gérer l’énorme quantité de données issues des stations météorologiques, des satellites, des modèles climatiques.Il en harmonise les formats, développe des banques de données et aide les chercheurs à télécharger l’information dont ils ont besoin.Un autre assiste les scientifiques dans l’utilisation des modèles régionaux de changements climatiques.Ces outils, développés par des chercheurs de l’UQAM, permettent de préparer des scénarios climatiques pour une région donnée.Par exemple, quel sera le climat au sud du Québec dans 50 ans ?Comment nos tourbières réagiront-elles à une hausse du niveau de CO2?La résolution plus fine de leurs scénarios les distingue des modèles de circulation générale qui simulent le comportement du système climatique à l’échelle de la planète.Au-delà de l’aide à la recherche, C3EG encourage les discussions.Pour les scientifiques, il organise des ateliers.En 2005, par exemple, plus d’une centaine de chercheurs sont venus discuter des applications des modèles climatiques pour examiner l'impact du changement climatique sur l'agriculture, l’hydrologie et le tourisme.« En 2006, nous prévoyons notamment aborder la modélisation de la neige dans les modèles climatiques », note M.Lin.Pour le public, le Centre propose des conférences sur des sujets de l'heure.Ainsi, Le changement climatique et l’énergie et Le protocole de Kyoto : qu’est-ce que ça veut dire ?ont été au programme cette année.C3EG investit également dans la relève et la formation en organisant des écoles d’été pour étudiants et professionnels.La première a pris place cette année à l'Université de Sherbrooke.Le sujet : la télédétection au service de l’environnement.Trente étudiants du Québec, du Canada et de l’Europe, ainsi que huit professionnels du gouvernement et de compagnies privées, ont participé aux activités de terrain et de laboratoire.L’année prochaine, rendez-vous à McGill pouren apprendre plus sur les statistiques environnementales lors de la deuxième édition de l’école d'été ! NATHALIE KINNARD jptfaugur-al Lome Trottier Public Science Symi "('.?Ku .
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.