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Titre :
Ici Radio-Canada
Éditeur :
  • Montréal :Société Radio-Canada,1967-1972
Contenu spécifique :
Madame
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Ici Radio-Canada. Culture information ,
  • Ici Radio-Canada. Divertissement ,
  • Ici Radio-Canada. Horaire ,
  • Ici Radio-Canada. Jeunesse ,
  • Ici Radio-Canada. Madame
  • Successeurs :
  • Ici Radio-Canada. Programme de la télévision ,
  • Ici Radio-Canada. Radio
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Références

Ici Radio-Canada, 1966-07-01, Collections de BAnQ.

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madame ^ Juillet 1966/Vol.1, no 4 ;|Un bouquet de femmes J* à Radio-Canada par monts et par vaux le samedi matin à 11 heures Chansons et discussions autour d’un micro Depuis le 18 juin, les auditeurs du réseau français de | Radio-Canada peuvent écouter, le samedi matin de 11 heures à 1 1 h.30, une nouvelle série i intitulée Par monts et par vaux.> On se souvient que l'année j dernière, à la même époque, Paul Legendre offrait aux auditeurs une série du même titre.Présenter la série comme ] « nouvelle », cette année, signi- J fie que la formule a été considérablement modifiée.Comme j nous dit Paul Legendre : « Cette année, j'ai voulu faire con- j naître au public de Radio-Canada de jeunes chansonniers, des garçons et des filles dans la vingtaine pour la plupart, des jeunes qui s'expriment par la chanson, mais qui n'ont jamais eu d'autre auditoire que léur famille et leurs amis.Or.il se trouve, parmi ces garçons et ces filles de tous les coins de la province, d'authentiques talents.Ces jeunes n'ont jamais fait de radio, encore moins de télévision.Leurs apparitions en public se limitent, la plupart du temps, à une petite boîte à chansons locale, au collège ou au centre de loisirs le j plus rapproché de chez eux.Mais qui nous dit que l’un ou l’autre de ces jeunes, aujourd'hui complètement ignorés, ne sera pas.demain, un Cilles Vi- gneault, une Pauline Julien, un Claude Léveillée, une Monique Leyrac ?Je suis allé à leur rencontre, micro en mains, magnétophone en bandoulière.Je les ai rencontrés à Montréal, à Sherbrooke, à Saint-Hyacinthe, à Québec, à Matane, à Rivière-du-Loup, un peu partout à travers la Belle Province.Je leur ai dit de ne rien changer à leurs habitudes.Je leur ai demandé de ne pas s'occuper de moi, de mon micro et de mon magnéto.Je leur ai dit : « Faites comme d'habitude : chantez, commentez les chansons ensuite, discutez entre vous, échangez des idées.comme si je n'étais pas là.» C'est exactement ce que les jeunes ont fait et le résultat est véritablement étonnant.Il vous suffira d'écouter une émission de Par monts et par vaux pour vous en convaincre.Vous aurez nettement l'impression de prêter une oreille indiscrète aux propos que s'échangent les jeunes entre eux.loin des adultes.des croulants, de tous ceux qui ne les comprennent pas ou qui ne se souviennent plus qu'ils ont été jeunes, eux aussi, et sans doute avec moins d’éclat.moins de lucidité, moins d'intelligence de la vie.Il est étonnant en effet de constater avec quel sérieux les jeunes, les moins de vingt ans.abordent les problèmes de l'heure, comme les questions universelles.A l'occasion d'une chanson, par exemple, à l'émission Par monts et par vaux, ils élaborent une amicale discussion où l'art, la politique, la philosophie s'affrontent, sans oublier un humour sain et joyeux qui nous rappelle que nous avons affaire à des adolescents en santé.Au cours de l’été, c’est un bain de Jouvence pour les auditeurs adultes que l’émission Par monts et par vaux qui vous invite à Saint-Hyacinthe fie 9 juillet): au lac I abclle (le 1b): à Québec (le 23): à Matane (le 30); à Rivière-du-I.oup (le 6 août): à Rimouski (le 13); à Saint-Annc-des-Monts (le 20): à Baie-Comeau (le 27) et.peut-être.en Normandie et en Bretagne.en septembre, si Paul j I egendre pousse une pointe vers la France au cours de l’été.M-flD-flME ! Rédaction Rédacteur en chef: Gaëtan Dufour Assistante: Marguerite Beaudry-Béchard Rédacteurs: fsloël Bisbrouck Madeleine Brabant Camille Brousseau Fernand Côté Pierre Dallaire Gisèle Théroux Jean-Jacques Treyvaud Directeur artistique : [ Pierre-Yves Pelletier Abonnements Ici Radio-Canada comprend cinq publications: Jeunesse.Madame.Divertissement.Culture-information et l'Horaire hebdomadaire des réseaux français de radio et de télévision.1 publication $2.00 par année 2 publications S3 00 par année 5 publications $5.00 par année (aux Etats-Unis $6 00 par année) Chèque ou mandat à l’ordre de: I Société Radio-Canada Courrier Toute correspondance doit être adressée à: ICI RADIO-CANADA Case postale 6000.Montréal.Tél.: 868-3211 Rédaction: poste 366 (Gaëtan Dufour) Abonnements: poste 1384 (Ginette Gamache) Les articles et renseignements publiés dans ICI RADIO-CANADA peuvent être reproduits librement sauf indications contraires.Le ministère des Postes à Ottawa a autorisé l’affranchissement en numéraire et l’envoi comme objet de la deuxième classe de la I présente publication Port payé à Montréal Les publications ICI RADIO-CANADA sont distribuées par les DISTRIBUTIONS ÉCLAIR.2 Un bouquet de femmes a Radio-Canada Ce numéro de Madame est consacré à celles qui, de près ou de loin, souvent fort discrètement, apportent le concours de leurs talents aux nombreuses émissions de Radio-Canada.Nous avons voulu que ce numéro soit une porte ouverte sur l’étonnante diversité des métiers féminins dans le monde de la télévision et de la radio.MADAME Notre couverture : Un bouquet de femmes à Radio-Canada.(Graphiste : Pierre-Yves Pelletier) Sommaire 4 De toutes les couleurs Auteur : Gisèle Théroux Photographie : Guy Dubois 5 Au royaume de Bobinette Auteur : Gisèle Théroux Photographie : Guy Dubois 7 Une grande fille brune, aux doigts de fée .Auteur : Gisèle Théroux Photographie : Guy Dubois 8 La touche féminine aux décors Auteur : Fernand Côté Photographie : Guy Dubois 10 Un royaume ignoré Auteur : Jean-Jacques Treyvaud Photographie : Guy Dubois 14 Femme de tête, femme de coeur Auteur : Fernand Côté Photographie : Jean-Louis Frund 15 Recherche .et tempérament féminin Auteur : Gisèle Théroux Photographie : Guy Dubois 16 Aux quatre coins du monde, la voix de Radio-Canada Auteur : Jean-Jacques Treyvaud 18 Quand un photographe rencontre un correspondant Photographie : Michel Monticelli 20 Marguerite Bosco Auteur : Fernand Côté 21 Notre recette du mois 22 Quand le Moyen Age a le diable au corps Auteur : Jean Sarrazin >• « mmnr ¦ r« « • * «¦«¦ ' « ¦ B de toutes les couleurs Qu'est-ce que j'ai aperçu en entrant 1 dans le bureau de I.éonie Gervais ?Un joli cerf-volant japonais qui n’attendait qu un coup de vent.un très joli cerf-volant avec une superbe queue que lui avait faite I.éonie pour le mieux équilibrer.Bleu, orangé, jaune, il riait ses couleurs derrière une fenêtre poussiéreuse, j Avec l'envie de partir.Petit, ce bureau où travaille I.éonie ! Gervais.à la section des Arts graphiques de Radio-Canada.Mais chaud.Plein de couleurs qui se bousculent, de formes qui se marient et se heurtent.Dans ce sympathique « capharnaüm », le calme de I.éonie Gervais contraste.Ses veux gris se posent sur les objets et sourient comme pour ponctuer la fin de ses phrases ou l'élaboration d'une idée.Nous sommes au tout début de l’été, mais déjà Léonie Gervais travaille à certaines émissions de la saison d'automne.F.t en couleur, s'il vous plaît ! « Après avoir appris à oublier les couleurs et leurs valeurs propres, à composer avec des gris, il faut réapprendre, à la télévision, à jouer avec les couleurs.?Ce qui semble, d'ailleurs.beaucoup plaire à I.éonie.Au moment où ic suis arrivée, elle dessinait le profil d'Élizahcth Chouvalidzé.vedette du téléroman intitulé Le Bonheur des (wires qui reprendra l’affiche à l'automne.C est la le travail de l'illustrateur aux Arts graphiques; illustrer les thèmes, les | titres des émissions et parfois aussi, par i quelques dessins ou gravures, assurer I enchaînement à l’intérieur d’une émis-sion.Cette définition est très générale.I.éonie a eu l’occasion de dessiner une page complète de journal.mais oui ! avec titre, photos et tout.Il lui est arrivé, j aussi, de préparer une exposition de tableaux ! Vous vous rappelez l’exposition J d’Odette, la jeune peintre de la série ! Filles d'Eve ?C'est I.éonie qui a fait I toutes les toiles exposées ! Diplômée de l'École des Beaux-Arts, | I.éonie Gervais s'est spécialisée dans l’il-j lustration avant d'entrer à la compagnie Bell: se souvenant de son talent, un pro-J fesscur qu'elle eut aux Beaux-Arts lui fit signe de venir travailler à Radio-Canada.| File v travaille depuis le début de la télé-! vision.Ayant eu à plusieurs reprises l'occasion de travailler pour les émissions enfantines.I.éonie semble préférer ce travail à tout autre.Aucune limite à la fantaisie, au rêve, à la magie des couleurs et des choses que traduit son crayon d’artiste.Dessiner toute la journée ne doit pas donner envie de peindre pendant les moments de loisirs ?Mais pourquoi pas ?I éonie Gervais aime surtout la peinture abstraite « dont le contenu échappe aux autres: c’est une peinture hermétique pour uni la regarde.Je m’v retrouve seule ».Voilà aussi un trait du caractère de I éonie Gervais: discrète, effacée, ses veux cris ne s'allument que sur ce qui lui plaît.A vivre ainsi, à coeur de journée dans I un monde aux innombrables couleurs, on doit bien avoir sa petite gamme préférée ?1 éonie Gervais.à l'instar des grands maî-j très, connaît, au hasard des saisons et des climats, des périodes bleues, roses, noires.Il pleuvait toujours.I.éonie au milieu de toutes ses couleurs et en compagnie de son cerf-volant nous l’avait fait oublier.au royaume de bobinette.J'ai descendu un premier escalier sombre.Puis un autre.Et j’ai tourné.Encore tourné.J'ai poussé une lourde porte que, « par ordre », il m'a fallu bien refermer.Et j'ai continué à descendre et à tourner dans ces colimaçons poussiéreux, dans un clair-obscur indigne du plus minable barbouilleur.l es habitués de « Saint-Luc » auront reconnu l'endroit: je me rendais au sous-sol de l'édifice.Ci ris.Sombre.Triste comme des barreaux de prison.Mais le dernier détour me réservait une surprise.Je suis entrée tout de go dans le « royaume de Bobinette ».Tout à fait inattendu.Plein de fantaisie.De choses cocasses.Lin monde de femme choyée où perruques et faux cils voisinent avec une création de Mondrian, la robe de mousseline du dernier bal qui pend nostalgiquement à un cintre et le manteau de fourrure.les manteaux de fourrures, devrais-je dire, car Bobinette adore ces coquetteries.A propos, vous connaissez Bobinette ?I a question est surperflue.Compagne fidèle de notre ami Bobino.elle vient amuser les petits bouts de choux tous les jours, au réseau français de Radio-Canada.à 4 h.30 de l’après-midi.Jolie.Coquette.Mais espiègle aussi.Avec, dans l’oeil, une lueur inquiétante dès qu'elle mijote un mauvais plan.Mais qui mieux que Marielle Constanti-neau connaît Bobinette ?Depuis le début du tandem Bobino-Bobinette, Marielle Constantineau « habille » Bobinette.Et je vous confie que la garde-robe de Bobinette ferait bien des jalouses.Brocard, vison, cuir de Russie, mousseline; il se trouve dans la garde-robe de cette jeune vedette de la télévision tout ce qu'une femme peut désirer sans jamais l'obtenir [ entièrement.Sans blague.Deux immenses placards débordent de jolies choses.Et toutes faites à la main.Faites par les doigts de fée de Marielle.Combien de temps peut prendre la réalisation d’une toilette de Bobinette ?5 ^ H A UT irtiAT*r Î 5 * I -I 3 f l S' MAI K«i w*»‘* » fc-f ‘ m Marielle nous confie que ce travail peut varier de 3 à 6 heures.Car les essayages sont très courts.Marielle connaissant très bien la taille de sa cliente.Mais, comment se fait-il que dans la garde-robe de Bobinette l'on trouve les costumes du pirate Maboule ?celui de Bouton ?de Monsieur Surprise ?C'est que Bobinette aime se déguiser et jouer des tours aux amis.N'y a-t-on pas trouvé un costume de clochard ?avec une généreuse barbe grise en broussailles ?Mais, que signifient ces trois petites têtes d'épingle sur le nez du clochard ?Marielle se penche.Mais ce sont les petits supports qui tiennent ses lunettes ! Tl fallait y penser ! Il fallait aussi se rappeler que Bobinette a un corps de guenille, des mains de coton à structure de broche et un charmant petit nez de balsa.Ses yeux ?1 eur éclair fascinant ?Deux petites perles jaunes à multiples facettes.Ses longs cils ?Comme les vôtres.Madame, achetés à la pharmacie, très discrètement.Il est fascinant ce monde des marionnettes.Fascinant aussi le métier de Marielle Constantincau.à la section des Costumes de Radio-Canada, évidemment.Marielle collabore aussi à d'autres émissions.Cette année, elle a fait les costumes des participants de l'émission tiras dessus, hras dessous: depuis le début de la télévision.elle collabore aux émissions en- fantines.Ce fut Pépinot et Capucine, d’agréable mémoire, puis Pépé le Cowboy et le professeur Cumulus.Il y eut aussi I es Croquignoles et Suzie la souris dont les moustaches fines sont faites de fil de ligne à pêche.Ft vous vous rappelez Isabelle, l’autruche ?File était là.sur la tablette, recroquevillée dans un coin, se rappelant le temps où elle fut vedette du petit écran.Ce sous-sol poussiéreux vit.S'anime.II est habité par des dizaines et des dizaines de personnages pleins de poésie.De couleur.De fantaisie.Il est habité par une fée qui.d'un coup de baguette, fait danser les autruches et pleuvoir les étoiles.Un sous-sol gris ?Avec des petits escaliers qui n'en finissent plus ?Je les ai remontés en courant.Je revenais d'une incursion au rovaume de la fantaisie.6 une grande fille brune, aux doigts de fée.Décidément, les sous-sol de Radio-Canada me réservaient bien des surprises ! Parmi des oursons en peluche, des lions en papier mâché, des costumes d'aéronautes et des igloos de styrolite.une grande tille brune s'amuse.Travaille, devrais-je dire, pour être honnête.Hélène Falcon est « bricoleuse-exper-te .Depuis quand ?Depuis qu'elle est haute comme ça ! Ft il faut la voir jongler avec un bout de ficelle, un morceau de carton, des boutons et quoi encore ?D'un paquet d’objets hétéroclites, elle j fait une chose jolie qui amuse, qui plaît j à l'oeil et qui sert souvent d’accessoire aux différents personnages des émissions enfantines.Hélène participe à plusieurs émissions du réseau français de Radio-Canada dont Monsieur Surprise et Bo-hino.Bobinette fait-elle de l'équitation ?Hélène lui fournit un superbe palomino ! Veut-elle une ligne à pêche ?Hélène lui en fabrique une à sa taille ! A son tour.Monsieur Surprise désire faire de la pêche sous-marine ?Hélène lui crée un fond de mer avec poissons et corail.Faut-il un morceau de lune pour y faire atterrir un aéronaute ?Rien de plus facile ! Désirez-vous un cheval berçant pour vos rêves du lundi matin ?ou encore un squelette de dinosaure pour garnir votre salle de séjour ?Demandez à Hélène ! C'est presque une magicienne ! Une magicienne au sourire facile, discret.Qui se promène dans l'atelier de bricolage comme un propriétaire sur son domaine.On la sent à l'aise, chez elle, avec un pot de colle et des ciseaux.Histoire de se rappeler un peu les différents travaux exécutés au cours de l'année en cours, nous avons feuilleté, Hélène et moi.un album de photos.C'est incroyable la somme d’imagination déployée pour réussir tous ces bricolages ! Nous nous attardons sur une page repré- sentant des hommes interplanétaires.Quelle légèreté et quelle fascination ils exercent sur nous, pauvres terriens.Voyez ces petites antennes et ce corps qui se contracte et se dilate selon la pression de l'air ! Eh bien.Hélène nous confie en riant que ce corps si bien adapté à la pesanteur, qui réussit à vivre dans des conditions extra-terrestres, c'est vous devinez ?Je vous le donne en mille ! Ce sont deux crinolines ! Et caché derrière, un accessoiriste qui.muni d'une chambre à air.gonfle et dégonfle ! C’est simple, non ?Il s'agissait d'y penser ! Il est une chose à laquelle pense beaucoup Hélène, ces jours-ci .Et pour cause ! ! A ma question, s'il lui arrive d’avoir à J exécuter des travaux qui l’étonnent ou qui la prennent un peu au dépourvu.Hélène éclate de rire.On vient de lui demander un arrière-train de cheval pour Willie I amothe.Ouais ! Mais Hélène saurait bien y mettre la jolie petite mouche aux ailes violettes, le hanneton bruyant qui s'attarde, bien à l'abri du vent.Quand j'ai quitté l'atelier où Hélène crée, au rythme des heures et des demandes des réalisateurs, de ces petites choses adorables d'imagination et d'ingéniosité, elle jouait avec des élastiques; des noirs, des blancs, des gris.Comment se transformeront-ils ?En « sling shot » pour Bobino ?en bretelles pour Monsieur Bouton ?en cordes de violons ?.7 la touche feminine aux décors Madame parle volontiers de son décorateur.même s’il s'agit d'une femme.Et quand madame regarde la télévision, elle lit plus souvent au générique des noms d hommes que des noms de femmes a la mention : décors.Pourtant le service de la scénographie à Radio-Canada embellit son propre décor de quelques minois aussi charmants que competents.Ne pouvant rencontrer toutes ces dames à la fois, j'ai causé avec deux il entre elles : Mlles Bernadette Barbeau et Francine Dion, respectivement dessinatrice de plans et assistante a la décoration.I lles ont élu domicile au sous-sol de l'édifice ?VSÆi ’x.mtnu** Mi j Saint-I.uc.coin Guy et Burnside.Agréable sous-sol où l'oeil accroche des tas de trucs aussi inutiles que farfelus destinés à créer une ambiance du tonnerre.On I se sent très à l’aise dans cette « cave » fort confortable et.comme disent Bernadette et Francine : « C’est toujours frais j en été.bien chauffé en hiver, isolé, calme, | le coin idéal pour avoir la paix.» Très important pour elles d’avoir la paix.Car ] elles font un travail absorbant, un travail de précision qui exige beaucoup de concentration.Diplômées toutes deux de l'Institut des arts appliqués.Bernadette Barbeau et Francine Dion ont choisi ce métier « parce que.avoue Bernadette Barbeau, je voulais travailler à Radio-Canada qui m'attirait depuis mes études.— « Parce que.affirme Francine Dion : je voulais d’abord faire de la décoration intérieure.Mais je manquais de fonds pour m’installer à mon compte et je n’avais pas le goût de travailler pour un grand magasin à rayons.Aussi quand on m'a offert le poste d'assistante à la décoration ici.j’ai accepté aussitôt avec enthousiasme.Mon travail me plaît et maintenant je ne voudrais pas faire autre chose.Bernadette Barbeau ajoute île son côté : « Nous travaillons, ici.dans des conditions intéressantes.Nous avons parfois énormément de boulot, par exemple en pleine saison, quand je fais lu Boite à Surprise.A d’autres moments, par contre, nous disposons de plus de temps pour prévoir, pour dresser des plans à longue échéance.» La voyant penchée sur sa planche à dessin, je lui fais remarquer qu'elle fait là un travail d'architecte : chaque ligne, c en elfet.étant tracés minutieusement, à l'échelle, avec des indications extrêmement précises.Bernadette sourit et me dit : Un travail d'architecte, non.pas exactement, lin travail de dessinateur de plans, c'est tout.Le décorateur crée un ensemble sur un thème donné.Il brosse à grands traits une esquisse.Nous l'étudions ensemble et ensuite, je me mets au travail : je matérialise sur papier l'idée créatrice.Ft voilà ! * Pour elle, comme pour Francine Dion, c'est aussi simple que cela.Pour nous, pauvres profanes, leur travail semble beaucoup plus compliqué.1 'essentiel est qu'elles s'en acquittent fort intelligemment .et le fait qu'elles soient femmes ne change en rien la qualité de leur travail.Au contraire, peut-être ont-elles plus de patience, plus de minutie, plus de cette touche qu'on attribue d'ordinaire au beau sexe.07 un royaume ignoré D'où viennent ces costumes ?Vous avez certainement remarqué, lors d'un téléthéâtre, les costumes somptueux et quelquefois pleins de recherche que portaient les acteurs lorsqu'ils jouaient dans certaines pièces classiques.Peut-être vous êtes-vous demandé d'où venaient ces habits d'un autre âge que portaient les comédiens de Marie Smart ou de l a lamillc f'crtnuillard.Ils venaient tout simplement du département des costumes de Radio-Canada, ce département méconnu du grand public et devenu avec les années l'outil indispensable de tout spectacle télévisé.ih,"** | C'est pourquoi nous vous emmenons aujourd'hui au royaume du costume, et nous espérons que cette balade entre le fil et l'aiguille vous intéressera.Un magasin des tissus à vous faire pâlir d'envie Des milliers de verges tie tissus, du plus somptueux brocard au simple coton im-1 primé, du tulle, de la dentelle, des bou-! tons de toutes formes et de toutes cou-i leurs, des fermetures-éclair, des rubans, des galons, des cordons, bref, un attirail digne du meilleur magasin de tissus et j tie mercerie tie Montréal attend patiem- ment l'assaut des I 3 dessinateurs et dessinatrices de mode.Cette espèce de gre-i nier aux merveilles doit certainement j être un paradis pour les femmes habiles | de leurs dix doigts.I t même un homme I se laisse émerveiller par une telle abon-j dance de choses froufroutantes.Ce ma-! gasin est un véritable puits aux trésors ! et c'est la que se matérialisent les idées ¦ germées dans les têtes créatrices de nos i dessinateurs.Un dessinateur de mode : de l'imagination à revendre et beaucoup d'astuce ; Les dessinateurs et dessinatrices de mode j du service des costumes — ils sont 13.six hommes et 7 femmes doivent faire preuve d'un métier à toute épreuve.Car s'il est relativement facile de dessiner une robe gogo ou yéyé toute droite et bien simple, c'est une autre paire de manches » quand vous êtes aux prises avec un réalisateur qui vous demande une robe I 3ème siècle avec cape en hermine blanche et hennin assorti, ou encore la copie exacte de l'habit de Maisonneuve lorsqu'il fonda Montréal.C'est là que la science et la recherche viennent au secours des dessinateurs.I Certains ont déjà passé des nuits blanches j à lire îles livres relatant les moeurs et les habitudes îles habitants de la Nouvelle 10 France afin de réaliser les costumes destinés aux comédiens qui, cet été, tournent le film historique d’Iberville à l'île d’Orléans.D’autres dessinateurs doivent rivaliser d'idées et d'ingéniosité pour créer des costumes destinés aux émissions enfantines.Un exemple qui pourrait vous donner une idée de l’esprit d’invention qui est chose courante dans ce département des costumes, c'est certainement cet « habit » de microbe en plastic vert, tout cousu de milliers de petits tire-bouchons blancs qui sont en réalité des cure-pipes roulés sur eux-mêmes.Des artistes de la couture Si des artistes dessinent ces robes, ces habits avec toute cette fantaisie, il ne faudrait pas pour autant oublier ceux qui font d’un dessin une réalité.Trois coupeuses transforment le dessin en des morceaux destinés à créer le modèle.Neuf couturières et un couturier assemblent et donnent forme aux différents costumes.C’est un travail qui demande une dextérité exceptionnelle, surtout si on imagine la patience qu’il faut pour fabriquer une fraise de dentelle à l'espagnole ou coudre des milliers de fausses perles sur la robe de Marie Stuart./ Vv IL ^ Si nous passions sur la scène Tous ces costumes sont évidemement destinés à être portés par des comédiens.I.e département des costumes a un fichier où sont conservées les mensurations de tous les acteurs connus.Pas de perte de temps.Dès que le réalisateur a choisi le dessin soumis par le dessinateur, on se met au travail et tout est prêt dans un laps de temps minimum.l es habilleuses prennent soin de ces costumes souvent extrêmement coûteux et vont en revêtir les comédiens avant leur entrée en scène.Le magasin des costumes : un vrai musée Si un jour vous avez l'occasion de visiter le magasin des costumes de Radio-Canada.ne manquez pas de le faire.Parmi les milliers de robes et d habits que vous y découvrirez, il y a là des pièces de collection, des robes historiques, dessinées d'après des gravures et des tableaux d'époque.On y retrouve aussi la pelisse de chat de Séraphin Poudrier, le châle de Donal-da et l’éventail en écaille de Baby.Dans un autre coin, on découvre tous les I costumes bizarres de la Boite à Surprise.* des libellules, des microbes, des ours en I 4 peluche et des habits de clowns.B Pour les amateurs de westerns, il y a.bien rangées sur des rayons, les plus belles bottes d'équitation, en cuir verni multicolore, qui feraient pâlir d'envie John Wayne lui-même.Mais la collection la plus extraordinaire est certainement celle des éventails de plumes et de nacre datant du siècle dernier.Ils sont évidemment introuvables et sont soigneusement entretenus afin de les protéger des outrages du temps. ¦£>»* \ '*s 1.t.' S' w' '.jrL * *TC >?> un cadeau du département des costumes ¦f' "'TA CXAÜt ÜJvvIXajIs, A ! i2-C«5 A toutes les lectrices de Madame, le département des costumes de Radio-Canada a décidé de faire un cadeau souvenir.J Marie-Andrée Lainé, dessinatrice de mode 1 de talent, a créé pour vous, mesdames, une très jolie petite robe facile à faire.Dans notre prochain numéro, nous aurons l'occasion de publier le patron de cette robe ainsi que les indications à suivre S pour sa confection. femme de tête, femme de coeur Andréanne Lafond aime les jolies choses.Le bon goût, si rare, la sobriété dans lelégance la ravissent tout simplement.Comme nous devions nous rencontrer dans un endroit charmant, mais malheu-; reusement fermé à l'heure de notre ! rendez-vous, j'ai sugéré un petit coin | tout nouveau, décoré avec un art con-! sommé.Dés l'entrée, Andréanne a été ! conquise.Chaleureuse, humaine, sensible à la beauté du lieu, elle a aussitôt fraternisé avec la patronne.Aussi jolie et agréable que son bistrot, celle-ci nous a offert l'apéritif et la conversation allait bon train.Mon reportage était déjà commencé, bien sûr.je regardais vivre Andréanne Lafond.Je voyais la femme qui s'intéresse à tout, aux êtres humains d'abord.La femme qui prend véritablement plaisir à causer avec les gens, qui ne consi-i dère pas son métier comme une corvée.comme un gagne-pain d'abord, mais avant tout comme quelque chose faisant partie de sa nature : « Je ne me souviens pas, avoue Andréanne, d’être partie pour le travail le matin en rechignant.Oh ! bien sûr, il m'arrive, comme à tout le monde, d'aimer moins certaines choses, d'avoir moins envie de m'esquinter à certains jours.Mais règle générale, j'ai hâte de me retrouver au boulot tous les matins.Je suis heureuse de faire ce que je fais et je plains de tout mon coeur les gens qui sont condamnés à faire un travail qui ne leur plaît pas.» Et pourtant, chose assez curieuse, ce travail, c'est à peine si elle l’a choisi elle-même.En effet, je demandais à Andréanne ce qui l'avait déterminée à choisir le métier d’animatrice, de reporter féminin plutôt qu'un autre et elle m'a répondu : « Vous savez que j’ai débuté au cinéma.J'ai fait sept longs métrages comme script-assistante.Je savais donc un peu ce qu'étaient les caméras, les éclairages, les studios de cinéma.Comme la télévision naissait à peine, à cette époque-là, j'imaginais un peu les studios de télévision comme ceux du cinéma.Voilà pourquoi, quand on m’a invitée à passer une audition pour une émission de télévision, j'ai d'abord refusé.Je me suis écriée : «Devant les caméras, jamais ».On m'a gentiment priée de faire tout de même un bout d'essai.J’ai accepté et j'ai été toute surprise de voir que ça ne marchait pas si mal après tout.Je suis restée et j'ai gardé cette série féminine pendant un an.C'était aux tout débuts, en 1952, et j'ai toujours continué.Depuis quelque temps, je suis revenue à la radio: j'en avais déjà fait auparavant et je commençais à me fatiguer un peu de la télévision.C'est avec empressement que j'ai accepté ce poste d’animatrice à Present ou je travaille avec beaucoup de plaisir.» C'est une expression qui revient souvent dans la bouche d‘Andréanne.Pour elle, la joie dans le travail paraît essentielle.Elle dit d’ailleurs : « Je suis fondamentalement sociable.Pas dans le sens five o’clock tea et coquetel littéraire.\fais dans le sens humain du terme.J’adore le contact direct avec les gens: je suis toujours ravie de connaître des gens, de causer avec eux.de savoir ce qu'ils ont dans le ventre.Chaque fois, c'est comme une expérience nouvelle pour moi: chaque fois, c'est plus agréable, chaque fois c'est nouveau.» Métier féminin que celui d’Andréanne Lafond?Je n'ai pas posé la question à l'animatrice tie Présent Mais je connais la réponse.Pour Andréanne.il n'existe pas de métier masculin ou de métier féminin : il y a celui qu’on fait avec amour, avec son coeur, avec sa tête, avec tout son être.Et c'est ce qu'elle fait, magnifiquement.14 Cr> .?f - 'mg&A recherche.et tempérament féminin Chaque matin, la journée de Fabienne Julien débute par une réunion de production de l'équipe de l'émission radiophonique Présent, à laquelle elle appartient à titre d'assistante du chef d’information.Tout en piquant concombres et tomates, par une chaude journée de juin, nous lui avons demandé en quoi consistent exactement ses fonctions.Nous savions l'importance du travail de la recherchiste à l'intérieur d'une émission.mais le travail de Fabienne Julien à Présent est.selon son propre aveu, quelque peu différent.« Il est différent en ce sens qu'il reclame une présence presque constante; en tant qu'assistante, je dois être là lorsque le chef d'information doit s’absenter.Dans plusieurs émissions, à la télévision.par exemple, la recherchiste prépare, pour le reporter, le travail devant caméra.Elle doit rencontrer la personne invitée, l’interviewer, retenir les points d'intérêt et présenter le résultat de ce travail au reporter.A Présent, chaque reporter fait ce travail.Sauf, évidemment, si les journées sont trop remplies ou si je dois faire, moi aussi, ce travail de contact.Je dois aussi parcourir tous les journaux (mais cela est aussi fait par tous les membres de l’équipe) pour « trouver la nouvelle ».Nous recevons, bien sûr.tous les communiqués de presse dans lesquels nous puisons nos sujets.Je travaille également à des projets qui « sortent » de l'actualité quotidienne et qui demandent une plus longue préparation.1 es trois émissions quotidiennes de Présent nécessitent de 15 à 18 sujets différents par jour.« Mais il faut avouer que l'été, qui est pour nous, habituellement.une saison tranquille quant à la nouvelle dans le domaine politique, promet d'être, cette année, fort bien rempli à cause des récents changements politiques ».Dans ses fonctions actuelles à l’émission Présent.Fabien ne Julien trouve profitables ses expériences antérieures dans le journalisme écrit.Fn effet, elle fut tour à tour reporter au Nouveau Journal puis à Photo-Journal avant de devenir recherchiste à Radio-Canada à l'émission Métro-Magazine.Le travail se faisant au jour le jour, est-il difficile de rejoindre les invités ?Fabienne Julien nous avoue qu'en général.il n'y a pas de difficultés à rejoindre les invités; il lui arrive quelquefois, cependant, de devoir faire un « véritable travail de séduction ! », ramollir certaines résistances des invités à affronter le micro.Un fait intéressant à noter est que l'émission matinale de Présent s'adresse particulièrement aux femmes.Et cela est facilement compréhensible lorsqu’on songe que cette première édition est présentée à 9 h.05 du matin au réseau français de Radio-Canada.Il semble que les responsables de cette émission aient bien compris que la femme québécoise s'intéresse à tous les domaines de l'activité sociale et que les domaines qui lui [ sont spécifiques, en tant que femme, ne font qu'agrandir son champ d'intérêt et augmenter ses possibilités d'épanouissement.L'émission de 5 h.02 de l'après-midi recrute une grande partie de son auditoire parmi les automobilistes qui retournent à la maison après la journée de travail.I e travail de recherchiste exige de celle qui le pratique un « sens de la nouvelle » très développé.Il semble aussi que l'imprévu de chaque journée est parfaitement adaptable au tempérament féminin et devient même un des intérêts de ce travail.Un attrait aussi, sans doute.15 dans chacun de ces endroits, une présence canadienne-française se propage par l'intermédiaire des ondes courtes.Chaque jour, des émissions en français sont dirigées vers l’Europe et l’Afrique par l'intermédiaire de faisceaux d'ondes courtes.l es récepteurs de radio européens comportant tous plusieurs longueurs d'ondes, nos amis d’outre-Atlanti-que ont l'habitude de rechercher les postes d'ondes courtes leur apportant des messages et des émissions de pays lointains.Le Club des Amis de Radio-Canada Parmi les activités nombreuses déployées par la section française du Service international de Radio-Canada, il en est une qui mérite une mention spéciale.C'est le Club des Amis de Radio-Canada.Depuis sa fondation, il y a déjà quatre ans.le club a pris un essor assez considérable si l’on pense aux distances qui nous séparent de ces fideles auditeurs.Le Club des Amis de Radio-Canada compte actuellement 1.500 membres de tout âge.Si les membres français sont de loin les plus nombreux, on compte aussi un grand nombre d'amis belges, suisses, allemands, américains, antillais et africains.Le mem- aux quatre coins du monde, la voix de Radio-Canada notre Madagascar.Noumea, en Nouvelle-Calédonie.Dakar.Casablanca, la Mission française Paul-Emile Victor en Terre Adélie, dans l'Antarctique.Tahiti.Paris Genève.Louvain, le Rouanda, le Congo autant de pays et de villes qui nous semblent au bout du monde, et pourtant Sss»l mmr.JA,- _ Æ Y & viande et des chaussures, à la façon dont on se chauffe l'hiver et.évidemment, aux inévitables échelles de salaires.Les Belges sont préoccupés par l'évolution du séparatisme et du nationalisme québécois.Étant donné la situation tendue entre les deux groupes ethniques bel-ees.Flamands d'expression germanique et Wallons d'expression française, on comprend facilement que ce sujet les fascine.Les Français, eux, admirent 1 objectivité de nos programmes et nous envient nos émissions dépourvues de propagande politique ou idéologique.Nos amis africains croient à un Canada extrêmement riche et débordant de radios à transistors.Chaque semaine, plusieurs lettres en provenance d'Afrique noire font la demande, dans un stvlc souvent pompier, d'un transistor pour écouter la voix du Canada, quand ce n'est pas une TONNE de radios comme le demandait ce sympathique correspondant de Pointe-à-Pitre.Disques, timbres-poste et correspondants Tous les quinze jours.Monique et Maryse préparent une émission sur la philatélie.Un concours permet a nos auditeurs lointains de gagner îles timbres canadiens avec l'estampille du premier jour d'émission, cadeau fort prisé de tous les philatélistes.L'émission de Maryse, qui s'appelle aussi le Club des amis de Radio-Canada et qui passe sur les ondes le dimanche soir, est consacrée aux auteurs-compositeurs canadiens-français.Les Gilles Vi-gneault.Claude I.éveillée et Monique l.eyrac ont un nombreux auditoire dans les pays francophones.Malheureusement, les disques de nos artistes canadiens sont introuvables en Europe ou en Afrique.Et c'est Monique Desjardins qui s'occupe, avec la collaboration de certains disquaires montréalais, de faire parvenir aux intéressés les mélodies canadiennes que nos artistes ont su faire aimer au monde entier.Un certificat pour les meilleurs techniciens Certains de nos auditeurs d'outre-mer, et surtout les plus éloignés d'entre eux, sont des fanatiques de la radio à ondes courtes.Ce sont, pour la section française du Service international, des agents très précieux.En effet, ils remplissent assidûment des bulletins d'écoute où ils indiquent la qualité de la réception des émissions de Radio-Canada.En échange de quoi, ils reçoivent un certificat portant leur nom et vantant leurs mérites de sans-filistes.La voix du pays pour nos Canadiens expatriés Le Club des Amis de Radio-Canada est aussi très précieux aux yeux des Canadiens, missionnaires, professeurs, infirmières, qui travaillent en Afrique ou ] en Amérique du Sud.faisant profiter de leur savoir les habitants de tous ces pays sous-développés.Les lettres des petites infirmières canadiennes du Rouanda, ou I des pères missionnaires au Congo ou au Katanga témoignent de la gratitude de nos compatriotes éloignés.On demande des correspondants Monique et Maryse vous invitent à correspondre avec les membres du Club j des Amis de Radio-Canada.Si vous êtes j philatélistes, ou collectionneurs de coquillages ou encore simplement intéressés à correspondre avec de nouveaux amis au bout du monde, écrivez à Monique Desjardins.Décrivez-lui vos goûts, le genre de | correspondants que vous aimeriez connaître.donnez votre âge et votre adresse, et.en quelques semaines, vous aurez certainement un nouvel ami dans un | pays inconnu.Tout se fait absolument I gratuitement et vous serez certainement enchantés de découvrir de nouveaux horizons.I 'adresse : Monique Desjardins, Club des Amis de Radio-Canada, Section française du Service international.Radio-Canada.Case postale 6000, Montréal.17 Pierre Nadeau, en digne maître de ces lieux, fait le tour du propriétaire en compagnie de Michel, l e propriétaire est surtout très fier de sim bureau resplendissant et aussi d'avoir à son service des secrétaires bien jolies.11 faut vous dire que ces demoiselles, si elles sont aux petits soins pour Pierre, le font de bon coeur, les conditions de travail des entreprises parisiennes étant bien plus sévères que les standards nord-américains de Radio-Canada.Midi.Pierre n'a rien de prévu pour l'après-midi.Nos deux conmpères vont dîner dans un de ces innombrables petits bistrots qui font le charme des rues de Paris et le bonheur des gourmands.Un tour au Bois de Boulogne Nos deux flâneurs remontent les Champs-Elysées et vont faire un tour au Bois.Vite un coup de téléphone à France Nadeau, pour l’avertir il une visite sur- | prise.I a surprise, c'est Pierre qui 1 a eue.I e comédien Roger Cîarant était a la maison.France charge Pierre île faire les courses j pour ramener quelques victuailles pour i le souper.Pierre Nacdau est un expert en j énicerie.I es supermarchés sont encore [ très rares a Paris.Mais c'est bien plus I intéressant de se promener de l'épicerie | quand un photographe rencontre un correspondant.Pierre Nadeau est correspondant I de la Société Radio-Canada à ! Paris.Il couvre les actualités 1 politiques et sociales de la capitale française.Le lundi soir, vous pourrez écouter ses commentaires I à l'émission Caméra 66, à 10 h.30.| au réseau français de télévision i de Radio-Canada, ainsi qu'au Téléjournal, lorsque l’actualité I le commande.— Qu'est-ce qu'ils se racontent ?Des histoires de correspondants ! Michel Mon-ticelli, photographe aristocratique s'il en est un.s'en fut à Paris ce dernier printemps.pour respirer l’air parisien, faire quelques clichés sur les bords de la Seine et scruter attentivement les premiers trémoussements de l'été sur le visage des jolies filles qui déambulent sur les Champs-Elysées.Un matin où l’oisiveté le poussa du coté de l'Avenue Matignon.Michel Monti-celli se rappela l'adresse du bureau de Radio-Canada à Paris.Ni une ni deux.Michel s'aventure et tombe sur une vieille connaissance.Pierre Nadeau.18 r •*'?// à la boucherie et de goûter quelques cerises chez le primeur avant d’en acheter deux ou trois livres.Pierre Nadeau à Passy Un grand appartement, avec une haie vitrée qui domine la Seine, c'est le refuge de Pierre, de France et de leurs enfants.France adore Paris, les enfants se sont acclimatés et vont à l'école avec les petits parisiens.Mais l'appartement de Pierre, c'est aussi une sorte d’auberge canadienne, un rendez-vous de tout ce qui porte un nom rappelant la Belle Province.Fn arrivant.Pierre et Michel retrouvent Roger Garant.comédien bien connu des scènes et de la télévision montréalaises.France se plaît à Paris, elle court les boutiques et les galeries d’art, se promène avec les enfants au Bois ou au Jardin d'acclimatation.Nos deux canadiens de Paris s'ennuient-ils un peu île Montréal ?Pierre trouve le temps long et la vie parisienne un peu trop mouvementée à son gré.France, elle, se réjouit, bien sûr.de retrouver le Canada.Mais pour le moment, c'est Paris et l'actualité qui comptent.Et Pierre aime son métier.Merveilleuse possibilité de rencontrer les illustres de cette terre.Et puis Paris, c'est la ville lumière .19 les visages de l’amour Marguerite Bosco la santé au service de la foi Les Visages de l'amour peuvent prendre toutes les expressions imaginables.De fait, Charlotte Savary.scripteur de la populaire série radiophonique, a présenté à ses auditrices, depuis des années, à peu près tous les aspects des visages de l’amour.Charlotte Savary a décrit les tourments et les joies des plus célèbres amoureuses.Elle a évoqué la personnalité de femmes célébrées par la littérature, | les arts, l'histoire ou même la politique.Il lui est même arrivé de raconter la vie j héroïque de femmes que l'Église à élevées au rang de saintes.C'est ainsi qu'après un beau chapitre con- | sacré à I ucrèce Borgia, femme étonnante mais dont on petit douter de la sainteté.Charlotte Savarx propose aujourd'hui aux auditrices de Radio-Canada, tous les jours de la semaine, du lundi au vendredi à midi quinze, une biographie de Marguerite Bosco, mère de saint Jean Bosco, fondateur des Salésiens.Qu'est-ce qui a motivé Charlotte Savary dans son choix ?Elle nous répond là-dessus : « Après avoir vécu dans l'ombre de I ucrèce Borgia pendant ties semaines, les auditrices avaient besoin de changer d'atmosphère un peu J etais toute prête à leur offrir la vie de Marie Mancini.premier amour tie Louis \ IY qui fut bien près de l'épouser d’ailleurs.Mais je me suis dit.et nii'n réalisateur aussi.Paul-Henri Chagnon.qu'il vaudrait mieux changer complètement de décor.Voila pouruuoi je me suis plongée dans une abondante documentation que j'avais sur tlom Bosco et sa mère.On dit souvent que les grands hommes doivent tout à leur mère.C'est on ne ¦* - IMJ peut plus vrai dans le cas de saint Jean Bosco.I a Marguerite, sa mère, était une rude pavsanne piémontaise.C'était une femme forte, qui travaillait dur.qui n'était tendre ni pour elle ni pour les autres.Elle aimait bien ses enfants.Mais elle n'avait pas le temps de les cajoler et de les dorloter.À la ferme: on avait autre chose à faire et il fallait abattre de la besogne pour faire vivre convenablement la maisonnée.Le petit Jean était un enfant plein de santé, débrouillard.très intelligent et d'une force remarquable dès son enfance.Il n'avait rien du petit saint de papier mâché, je vous le jure.Il était turbulent; toujours grimpé aux arbres ou en train de se bagarrer et il faisait de saintes colères, car il avait hérité le tempérament bouillant de son italienne de mère.À cette époque, l'instruction n'était en Italie ni gratuite ni obligatoire.Seuls les riches pouvaient se permettre d'envoyer leurs enfants à l'école.« Maman Marguerite ».comme on l'appelait, n'était pas bête.Elle voyait bien que son Jean pourrait profiter d'une instruction solide.Ses moyens ne lui suffisant pas, elle eut recours au brave curé du village.L'ecclésiastique avait remarqué lui aussi l'intelligence de l'enfant.Il se chargea donc de le faire instruire et d'assurer sa subsistance jusqu'au Grand Séminaire inclusivement.Ce qui n'empêcha pas dom j Bosco, plus tard, de tempêter contre le privilège de l'instruction réservé aux riches.Non pas qu'il manquait de reconnaissance envers son bienfaiteur, mais parce qu'il avait une âme profondément charitable, sociale avant la lettre, et que le sort misérable des classes laborieuses le révoltait.Toute sa vie.il s'est battu d'ailleurs, souvent même avec scs formidables poings, pour faire obtenir justice à tous les déshérités qu'il rencontrait sur sa route, à commencer par les pauvres enfants abandonnés auxquels il a donné un gîte.» C’est un peu tout cela et bien autre chose encore que nous racontent les interprètes de « Marguerite Bosco » aux l'isoles de l'amour : Janine Sutto (Marguerite Bosco); Serge I aSalle (Jean Bosco); Jean Duccppc (Salvatore), et Jean-Louis Paris (dom Paul Calosso.curé de | Murialdo).20 NOTRE RECETTE DU MOIS Yogourt Tout au long de la saison, l'émission Femme d'aujourd'hui a suscité commentaires et suggestions.Ainsi, à l'émission du 26 avril dernier, la réalisatrice Hélène Roberge présentait un reportage sur une ferme où l'on fabrique le yogourt.Elle recevait, quelques jours plus tard, une lettre d’une téléspectatrice qui lui faisait part de sa propre recette.Nous reproduisons aujourd'hui, au profit de nos lectrices, quelques extraits de cette lettre ainsi que cette recette-maison de yogourt de Madame Jeanne d'Arc Picker de Martinville, comté de Compton.« l e mardi 26 avril, vous nous avez fait visiter une ferme où l'on fabrique le yogourt.l a dernière opération consistait a mettre le yogourt en petits pots pour la vente.Mais ces petits pots coûtent cher à la consommatrice qui en achète plusieurs.chaque semaine.Il m'est impossible de voir l'émission île Femme d'aujourd'hui tous les jours.Peut-être y a-t-on déjà montré comment on peut fabriquer le yogourt à la maison.Si on ne l'a fait, je crois que plusieurs auditrices seraient heureuses de le savoir, l ai moi-même essayé plusieurs fois, sans succès, jusqu'à ce que les Trappistes me donnent une recette, dans le temps où ils fabriquaient le ferment du yogourt.Il y a déjà cinq ans de ça.Avant, j'achetais une dizaine de pots, chaque semaine.Maintenant, je fais une quinzaine de pots, au moins, deux ou trois fois, chaque semaine.Un yogourt fait à la maison avec du lait frais coûte un cent l'once, alors qu'il se vend 2.5 cents sur le marché.-¦> •* ¦ KWHll ?*.: ¦ .Le yogourt peut être fait avec du lait frais, du lait évaporé ou du lait en poudre.Personnellement, je trouve que le yogourt fait avec du lait frais a meilleur goût, même si la préparation doit prendre cinq à dix minutes de plus qu'avec du lait évaporé ou du lait en poudre Lait évaporé 1) Amener à ébullition : une tasse d’eau ou une tasse de lait écrémé 2) Ajouter trois boîtes de lait évaporé 3) Prendre un petit pot de yogourt commercial, ou un petit pot de nos derniers yogourts et le mêler au reste du mélange 4) Amener le tout à 110 degrés environ 5) Pour l'incubation (voir ci-dessous) N.B Plus ou moins d'eau ou de lait écrémé peut être ajouté au lait évaporé, selon qu'on aime un yogourt plus ou moins épais.L'expérience est.un bon guide.Aussi, le ferment du yogourt peut remplacer le petit pot de yogourt commercial.On reçoit un petit pot de ferment chaque mois, en s'abonnant à l'Institut Rossell de bactériologie laitière Inc., 2055, rue Favard, à Montréal.Lait écrémé 1) Amener l’eau à ébullition — Laisser re-foidir un peu — à 110 degrés env.2) Ajouter le double de la quantité de poudre inscrite sur la boite pour obtenir du lait 3) Ajouter le ferment au mélange de lait 4) L'incubation (voir ci-dessous) Lait frais 1) Amener deux pintes de lait à ébullition 2) Faire refroidir le lait à 110 degrés environ 3) Ajouter deux tasses de lait en poudre (plus ou moins selon les goûts) 4) Ajouter le ferment au mélange du lait 5) L’incubation (voir ci-dessous) L'incubation Un thermos (de deux à trois pintes) ou un j récipient spécial pour la fabrication du 1 yogourt.L’incubation dure trois heures.(Ce que je fais moi-même).Verser le | mélange dans des grands pots et dans un | ou deux petits pots (question de garder un ferment pour la prochaine fabrication), i Je place les pots dans des vieux lainages j qui peuvent être rangés dans une boîte de carton ou de bois.Ici l'incubation peut durer de trois à six heures, selon que la J préparation était plus ou moins chaude On peut varier entre 90 et 115 degrés.Ce n’est pas très critique.Je fais mes yogourts sans thermomètre.Je vérifie la température j du lait sur mon bras.Je sais que le lait doit être un peu plus chaud que le lait d’un biberon Une auditrice enthousiaste.Jeanne d'Arc Picker.21 quand le moyen âge a le diable au corps Texte de Jean Sarrazin Sous le titre De mémoire de femme, l'écrivain Jean Sarrazin a écrit pour la radio une série de textes sur la femme à travers l'histoire.Nous publions, aujourd'hui, l'un de ces textes qui.par son originalité, devrait intéresser iecteurs et lectrices.• I.a fi-mmc est un animal inepte et ridicule.Platon avait raison de se demander dans quelle categoric la placer, celle des êtres raison* nahles ou des brutes ?De même qu'un singe est toujours un singe, même revêtu de pourpre, de même la femme est toujours femme, c'est-à-dire stupide .» Cette opinion d'Krasme — dans l'Éloge de la Folie, il est vrai — allait pourtant être assez répandue au Moyen Age pour rendre souvent la vie impossible aux femmes.I Complices du diable Tenues pour des mineures ou des incapables, en tout cas pour des êtres inférieurs, les femmes avaient réussi, grâce à leurs charmes, à conquérir une position souvent dominante dans la société.Mais en plaçant les femmes sur un piédestal, l'amour courtois avait fait naître d’autres dangers : des frustrations, des réactions violentes qui allaient, par contre-coup, frapper indirectement le sexe féminin.A commencer par les accusations d'être les complices du Diable .le diable, disait-on.séduisait les femmes! Innombrables sont les histoires de femmes du Moyen Age envoûtées par le diable, quels que soient leur âge ou leur état de décrépitude ! 11 semble même que nombre de douairières aux cheveux « poivre et sel ».dont aucun homme n'aurait plus voulu, fût-ce dans l’obscurité la plus complète, aient trouvé dans le Diable un partenaire compréhensif et se soient rendues à cheval sur un balai au sabbat des sorcières, pour célébrer les rites du Grand et Petit Albert .! I e diable passait pour un terrible formicatcur ! Ft les femmes lui rendaient, paraît-il, 1a politesse ! I es membres roidis par l'âge ou les rhumatismes, nez crochu, goutte au nez.les sorcières du Moyen Age avaient la réputation de préparer des philtres selon des recettes magiques.Pucelles désirant réparer une virginité, épouses adultères cherchant à se débarrasser du fruit de l’amour, femmes non mariées voulant goûter aux ambroisies île la passion ou des vices les pltts secrets, étaient les habituelles clientes de ces auxiliaires du diable -ou supposées telles — que le peuple dénonce comme sorcières ! II Sorcellerie Sorcière ! Voilà le grand mot ! Ma femme est une sorcière ! Que de maris se débarrassent volontiers de leur épouse sur cette simple accusation.au besoin, en jurant sur les Saints Évangiles qu'ils l'ont surprise en flagrant délit avec le diable.Combien de voisines envieuses et de mégères de village n’auront pas volontairement susurré le même mensonge pour compromettre une autre femme ?Une fois accusée de sorcellerie, remise aux mains de l'Inquisition ou des tribunaux, une femme est perdue tant sont divers les procédés et tortures pour la faire avouer! Car les moines inquisiteurs sont friands de détails.Te diable, ne pouvant suffire seul à tant de fornications en série, se fait assister, parait-il.par des suppôts: et la femme dénoncée pour sorcellerie doit préciser si ce sont des démons incubes ou des démons succubes qui lui ont provoqué des angoisses ou voluptés différentes, quoique les plus délicieuses ! I es procès-verbaux de tous les procès de sorcellerie font état de femmes reconnaissant, terrorisées, tout ce qu’on leur faisait avouer à l’aide de pointes rougies au feu ou de lentes souffrances dans les fers.De ces aveux suggérés émergea un portrait-robot du diable, un répertoire de ses habitudes, dont les sculpteurs de chapiteaux se sont irrespectueusement inspirés dans toutes les cathédrales gothiques du Moyen Age! Ces chapiteaux sont une imagerie — témoin qui concorde avec les récits de l'époque comme avec les procès-verbaux des procès de sorcellerie, l a physionomie du diable reste d'aspect rébarbatif — quand il n'apparaît pas aux femmes dévorées de désirs sous l’apparence d'un matou, d'un taureau, d'un bouc.ou.comme à la belle Angèle tie I abarthe, sous l'apparence d'un monstre à tête de loup et à queue de serpent ' 1 es procès de sorcellerie mettent surtout en valeur les aveux unanimes des accusées proclamant que l'accouplement avec le diable est une épreuve douloureuse, que le diable est muni d'un sexe garni de pointes de fer ou d'écailles de poisson et dont la seule dimension faisait basculer les victimes dans l’oubli III Inquisition Ce passage du Malin, comme dirait Mauriac, aurait pu laisser des traces douloureuses sur le corps des victimes.Mais non 1 Tes juges de procès de sorcellerie et les théologiens de l'époque inventèrent pour la cause — la bonne cause — que le commerce avec le diable se fait grâce à une anesthésie locale qui permet aux vierges de s'accoupler avec le Diable sans perdre leur virginité.Pour le reste, les Inquisiteurs ne sont pas difficiles sur les preuves de sorcellerie .taches de rousseur, verrues, orgelets, loupes, pustules, petits boutons, acné juvénile, rougeurs, eczéma, démangeaisons suspectes pouvaient être tenus pour des preuves de rapports charnels avec Satan et mener tout droit leurs propriétaires au bûcher.l a femme représente donc 1 alliée de 1 Fsprit du mal.1 incarnation du péché.La foi fait bon ménage avec la superstition.Deux des plus célèbres théologiens du Moyen Âge, au 13e siècle, saint Albert le Grand et saint Thomas d'Aquin, croient fermement aux sorcières, line véritable épidémie de sorcellerie s'abat sur I Furope a plusieurs reprises.Plus on extermine de sorcières, plus on en brûle, plus il y en a ! l e pape Innocent N UI entre lui-même dans la ronde pour les fustiger.« Immense fut ma douleur, secrie-t-il, en apprenant, ces temps derniers.que de très nombreuses personnes, au mépris de leur propre salut et de la foi chrétienne, se livraient au péché de la chair avec des démons à forme humaine .» IV « Le Marteau des Sorcières » 1 e pape, en conséquence, s'en remet à des chasseurs de sorcières, dont les célèbres Inquisiteurs allemands et Flenri Institor.Le résultat de l'enquête menée par ces personnages fut colligé sous le titre de « Malleus Maleficarum », « le Marteau des Sorcières ».véritable lexique des artifices et des désordres sexuels des sorcières, accompagnes des méthodes de précision et tortures adéquates destinées à faire avouer ce qu’on veut aux femmes incriminées.Ces méthodes débutaient par un interrogatoire en 35 questions.La première: «Crois-tu aux sorcières?» risquait de clore aussitôt le procès.Si l'accusée répondait oui.elle était envoyée directement au bûcher.Si elle répondait non.elle se rendait coupable d hérésie, puisque l l glise.de toute façon, croyait aux sorcières ! L'accusation de sorcellerie ne se borne pas d'ailleurs aux rapports sexuels avec le diable, on le verra avec le procès de Jeanne d’Arc: de même que le bûcher ne reste pas la seule peine applicable.Il y a toute la gamme des Jugements de Dieu! Par exemple, on jette a l'eau une femme, les pieds et les poings liés.Si elle coule a pic, c'est qu'elle est une sorcière ! Si elle surnage, c'est que 1 eau du baptême la rejette: donc elle est également suspecte.«le Marteau des Sorcières» devait atteindre un succès d'édition fantastique pour l'époque ! 28 éditions se succédèrent et le livre fera figure de code international pour les confesseurs et les Inquisiteurs ! Plus tard, la Réforme s'en empara.L'Angleterre s'en servit abondamment.Ft un seul juge saxon se vantera, grace a lui.d avoir envoyé à la mort 20,000 femmes accusées de sorcellerie.1 e Moyen Âge fut ainsi la haute époque de persecution du sexe féminin, pour punir la femme d'être femme.(Suite au prochain numéro) Je désire m'abonner à S : $2 ?Madame Nom $3 ?Madame ; l'une des publications suivantes — ——— Adresse ?Divertissement ?Culture-information ?Jeunesse ?Floraire hebdomadaire $5 ?L'ensemble % ¦ t 1 une demi-heure avec.Des sujets pour les vacances et le reste de l'année Tous les jours de la semaine, du lundi ! au vendredi, a I h.30 de l'après-midi, les auditrices du réseau français de Radio- \ Canada ont rendez-vous avec Paul Dupuis, l'incomparable lecteur d'Une demi-heure avec.série que réalise Made- I leine Gérôme.Tout ce qui peut intéresser la femme, et I homme aussi (car ( ne demi-heure I avec ne manque pas d'auditeurs masculins), devient matière a programmation pour Madeleine (îérôme.Ses scripteurs lui proposent des sujets qui vont des poètes anciens aux modernes en passant par les animaux, l'histoire, la peinture, la science ou le jeu.l a réalisatrice de la série discute avec ses auteurs et avec Paul Dupuis.Et.dans la plupart des cas.le sujet est accepté.Le scripteur le jette sur papier et Paul Dupuis en fait lecture au micro, de cette voix grave et bien timbrée qui plaît tellement aux auditrices de ; Radio-Canada.Au cours du mois de juillet.I ne demi- I heure avec.vous fera faire plus ample connaissance avec des écrivains, tics poètes.des peintres, des animaux, des villes, des personnages historiques et des auteurs dramatiques.Entre le 4 juillet et le 5 août.I ne demi-heure avec.vous pro- ; pose des textes sur Gabrielle Roy.Paul ^ Verlaine.Jean Ferrât.Paul Klee.la Dame aux camélias: le géant du cap Breton : I Angus Mac Askill: Beaumarchais, les rc- j j cettes de longue vie; la poésie de l'Air: | le chat, les crands journaux et leur petite ! histoire: Robert Rupert, le prince maudit: .les anciennes cités de l'Amérique du Sud: ! Jacques Prévert.Jean-Baptiste-Camille ! Corot.Monsieur de Bourlamaque.le plus | noble des jeux : les échecs: Marcel Baulu, ; les poètes et la terre, l'homme et la plaine: ! deux poètes du souvenir.Madame Sans-1 Gêne.Jean-Baptiste Rouvière, prêtre: la poésie du couple, et.enfin, l’amour dans j le roman contemporain ou de la désin-! voiture à l'indifférence., Comme on le voit.Une demi-heure j avec .sait plaire à tous les eoûts et.en vacances, comme durant le reste de l'année.cette émission quotidienne pourra capter l'attention de tous les auditeurs de j< Radio-Canada quels que soient leurs centres d'intérêt dans l'existence.
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