Ici Radio-Canada, 8 août 1970, ICI Radio-Canada
¥ S ^.i volume 4, numéro 33 En vedette à “Gros Plan”: Gilles Pelletier RADICH7WCA RADD-OWCA RAOOON/CA En reprise du 8 au 14 août 1970 au “Sel de la semaine”: Henry Miller le jeudi 13 août à 22 h 00 (article en page 8) le mercredi 12 août à 22 h 30 (article en page 6) D’hier à demain samedi 8, 13 h 15 “Le Beau Danube bleu” Le Beau Danube bleu, qui a si bien inspiré Strauss pour sa célèbre valse, est l'objet d'un documentaire ainsi titré et qui sera présenté à l'émission D'hier à demain, le samedi 8 août à 13 h 15.La traduction française de ce documentaire a été confiée à Gilles Sainte-Marie et c'est Jean-Paul Nolet qui en est le narrateur.Ce Beau Danube bleu, les téléspectateurs de la chaîne française de Radio-Canada le parcourront sur toute sa longueur et visiteront par la même occasion les peuples qui vivent le long de ses rives.Prenant sa source dans un paisible bassin de la Forêt-Noire, le Danube parcourt près de 2.000 milles avant de se jeter dans la mer Noire.Il reçoit environ 300 affluents et dessert huit pays et 365 millions d'habitants.qui parlent 16 langues et pratiquent dix religions différentes.Avec ce documentaire, les téléspectateurs commenceront donc leur voyage en Allemagne, traverseront l’Autriche et la Tchécoslovaquie.descendront vers le sud par la Hongrie, obliqueront vers l'est en Yougoslavie, longeront.toujours avec le Danube, la frontière roumano-bulgare avant un dernier crochet vers l’U.R.S.S.et la mer Noire.En plus de nous montrer les paysages que sillonne le Danube, le documentaire relate un peu de l’histoire des pays arrosés par le grand fleuve ainsi que les moeurs et coutumes d'aujourd'hui des différents peuples, dont certains se trouvent derrière le Rideau de fer.La série D'hier à demain est réalisée par Marie Tessier-I.avi-gne.Football canadien Cinéastes de notre temps samedi 8, 20 h 00 samedi 8, 22 h 30 Saskatchewan “Zoom contre Hamilton sur Fellini” Zoom sur Fellini, dans le ca fl T R.GARNEAU et R.BEAUCHEMIN Le samedi 8 août à 20 heures, les téléspectateurs de Radio-Canada pourront assiter, dans le cadre de l’émission Football canadien, à un match de football mettant aux prises, à Hamilton, en Ontario, l'équipe de Hamilton et celle de Saskatchewan.Télévisée en direct, cette compétition ne manquera pas de réjouir tous les amateurs de football canadien, dont le nombre, d'une saison à l'autre, croît sans cesse.Richard Garneau et Raymond Beauchemin commenteront le match sur le terrain, tandis qu'en studio, pour la mi-temps, leur camarade Guy Ferron sera l'animateur.avec ses invités.Ce mois-ci, Radio-Canada télévisera quelques joutes de football, notamment celle du 22, puis, à compter de septembre, les reportages auront lieu régulièrement de semaine en semaine.D'une manière générale, les émissions de Radio-Canada sur le football canadien seront télévisées en couleur.La Coupe Grey, qui sera remise aux vainqueurs le 28 novembre, après les élminatoires.est une récompense très enviée et qui, depuis de très nombreuses années, donne lieu à une émulation parfois épique entre les divers clubs que l’on verra évoluer à tour de rôle, une fois de plus, au cours de la nouvelle saison.Le match Saskatchewan contre Hamilton, le 8 août, durera environ deux heures et demie.L'émission sera réalisée par Y-von Giguère et Guy DcsOr-mcaux.dre de la série Cinéastes de notre temps, le samedi 8 août à 22 h 30, à la chaîne française de télévision de Radio-Canada.Frederico Fellini, réalisateur italien né à Rimini le 20 janvier 1920, est sans doute le créateur le plus original, le plus personnel du cinéma italien des années 50-60.On ne peut s'empêcher de considérer l'ensemble de son oeuvre comme une longue entreprise de défoulement.Le caractère autobiographique de l’oeuvre de Fellini est assez évident et certains épisodes véridiques et incontestables de sa vie sont à l'origine des obsessions qui fournissent la matière de ses films.C'est pendant le tournage du film Juliette des Esprits (1965) qu'on a pu approcher cette bête de cinéma, ce génie créateur qui teinte la pellicule de sentiments humains, naïfs, tendres, cruels, ironiques et réels jusqu’à l'exaspération.C'est dans son rôle de metteur en scène, au milieu de ses personnages sortis d'un rêve ou d'un cauchemar, au sein d'une équipe de techniciens toujours prêts à seconder le maître.que la caméra a fait un «Zoom sur Fellini».Ici Radio-Canada Édition Société Radio-Canada Case postale 6000 Montréai Téléphone: 868-3211 Rédaction Rédactrice en chef: Marguerite Beaudry-Béchard Collaborateurs: M.Brabant, A de Margerie, C.Ferland, R.Hou le, C.Lacombe, D.Prézeau, P Sarrazin, G.Seltzer.Abonnements Ici Radio-Canada a /s de Periodica Inc.7045, avenue du Parc Montréal (303) Québec Téléphone: 274-5468 Prix pour un an: Canada: $13 Autres pays: $15 Tout chèque ou mandat d être fait à l’ordre de: Ici Radio-Canada et expédié à: Periodica Les articles et renseignenu publiés dans Ici Radio-Can peuvent être reproduits lib ment, sauf indications c traires.2 television Les Grandes comédies dimanche 9, 14 h 30 L’Univers des sports dimanche 9, 16 h 00 Zoom en liberté dimanche 9, 19 h 30 "Comment épouser Les championnats Michel Louvain accueille Danièle Dorice, un premier ministre" Gaie, dynamique, farfelue, teintée d’un arrière-fond de satire sociale: voilà comment on pourrait qualifier l'agréable comédie de Michel Boisrond intitulée Comment épouser un premier ministre.Ce film en couleur, réalisé en 1964, sera présenté à l'émission les Grandes Comédies, le dimanche 9 août à 14 h 30, à la chaîne française de télévision de Radio-Canada.Jean-Claude Brialy, Pascale Petit, Claude Gensac, Maurice Escande et Jean Richard sont les vedettes de cette amusante histoire de chantage.Le héros est un jeune et brillant attaché de cabinet, Philippe Lambert, dont la désinvolture et l'élégance séduisent toutes les femmes.Or, un jour, il perd au théâtre une lettre compromettante que lui avait adressée une de ses admiratrices, en l’occurence la femme d’un haut personnage politique.L'héroïne est la jeune ouvreuse Marion, qui trouve la lettre mais ne veut pas s'en départir, car elle a un papa épris de jardinage, des petits frères et soeurs qui ont besoin de verdure: il y a aussi les difficultés de logement; il faut des jardins, des espaces verts, des maisons de loisirs, des terrains de sport et des piscines pour tout ce monde peu favorisé.Et Philippe se verra obligé de devenir un fonctionnaire actif, sans quoi la lettre sera remise au mari de la belle dame.de natation m- Le dimanche 9 août, de 16 heures à 17 h 30.l’Univers des sports présentera, en différé, à la chaîne française de télévision de Radio-Canada, les épreuves de natation qui se seront déroulées à Winnipeg du 2 au 4, en vue du championnat dans diverses catégories.Ces compéti-titions constituent un événement majeur au pays, dans une discipline que des milliers d'amateurs connaissent et apprécient, et qu'ils seront heureux de retrouver au petit écran.L’Univers des sports est une série à laquelle nous devons déjà plusieurs reportages faits au Canada et à l’étranger, et dont les principaux ont été, depuis le début de la saison, le Prix de l'amble à Blue Bonnets, le match de la Coupe Davis, l'Omnium de golf du Canada et les Jeux du Commonwealth, à Edimbourg.Par l'importance des compétitions qu’elle nous montre.comme par la qualité de ses images, cette série est actuellement une des meilleures en son genre en Amérique du Nord.On en a d'ailleurs confié la réalisation et les commentaires à des hommes dont le métier est d'une sûreté à toute épreuve.Les championnats canadiens de natation seront réalisés par André Morin.Donc, dimanche après-midi.9 août, ne manquez pas, à 16 heures, de regarder l’Univers des sports.Commentateurs: Lionel Duval et Jean-Pierre Cyr.Renée Martel et Robert Demontigny Michel Louvain convie tous et chacun à un nouveau Zoom en liberté, à Terre des hommes, le dimanche 9 août à 19h30.Cette fois, il accueillera Danièle Dorice, Renée Martel et Robert Demontigny.Danièle Dorice a plus d’une fois traversé la mer; son entrain fou a fait d’elle l’une des chanteuses favorites des soldats canadiens à l’étranger.Elle a, chez nous comme ailleurs, donné ses lettres de noblesse à un certain genre de chanson, carrefour du style américain et du style français.La toute jeune et pétillante Renée Martel est, à 23 ans, une des plus populaires vedettes de la chanson québécoise actuelle.Fille du musicien Marcel Martel, dont la réputation n’est plus à faire au pays, elle apporte de Québec son charme et sa voix, dont on ne sait, des deux, lequel on doit préférer.Enfin, c’est à Robert Demontigny que reviendra l'honneur de représenter la gent masculine de la chanson, à ce Zoom du 9 août, aux côtés de Michel Louvain.Sportif, ce chanteur de chez nous, dont la popularité ne fait que grandir à la télévision torontoise, achèvera de donner à cette émission une allure des plus pimpantes.La réalisation de Zoom en liberté sera confiée, ce soir-là, à Lisette Leroyer.Oaniile DORICE Robert DEMONTIGNY Renée MARTEL 3 Sêidvisîûn Festival de France dimanche 9, 20 h 30 “L’Arlésienne” d’Alphonse Daudet, une oeuvre dramatique très touchante Le dimanche 9 août à 20 h 30, Festhal de France présentera en reprise et à la demande générale le très touchant drame d'Alphonse Daudet, /’Artésienne, que nous avons eu le plaisir de voir à l’été de 1969, dans une production de ro.R.T.F.Pour tourner ce drame en trois actes dont l'action se déroule en Camargue au XIXe siècle, le réalisateur Pierre Badel a choisi des décors naturels: le mas d'Ange, près de Fontvieille, où se trouve précisément le vieux moulin provençal où Alphonse Daudet écrivait ses célèbres Lettres.On sait que l’Arlésienne était au préalable l'un des contes des Lettres de mon moulin, dont Daudet tira lui-même, six ans plus tard, le drame pour lequel Georges Bizet écrivit la musique de scène.La musique de Bizet est ici interprétée par l'Orchestre de chambre de l’O.R.T.F., sous la direction d’André Girard.Il va sans dire que pour réaliser les scènes extérieures de l’Arlésienne, le réalisateur a rencontré plusieurs difficultés.Ainsi, pour éviter les anachronismes, des pylônes électriques ont dû être déplacés.On a dû également «adoucir», pour les besoins du tournage en couleur, l'éclat très vif des paysages de Provence.L'Arlésienne a pour thème un amour insensé qui résulte en une folle jalousie et une déraison qui mènent au drame.L’objet de cet amour est une jeune Arlésienne constamment présente dans la trame de l'intrigue mais qui n'en demeure pas moins obstinément absente à l’écran.Frédéri, un jeune homme beau, intelligent, influent, est courtisé par Vivette.Mais il lui préfère l'Arlésienne, même si celle-ci ne semble pas plaire à sa mère, une veuve courageuse.Frédéri passe outre et s’obstine à vouloir épouser la belle fille d’Arles, repoussant dédaigneusement Vivette.Or, un jour, une indiscrétion lui révèle que l'Arlésienne ap- ;'r AV » partient à un autre: un gardien de chevaux peut prouver quelle est sa maîtresse.Désespéré, Frédéri quitte la maison pour aller vivre au milieu des champs dans une bergerie, et ni sa mère ni Vivette ne réussissent à lui faire entendre raison.Plus tard, cependant, il se ravisera pour un temps.Mais son amour pour l'Arlésienne ne sera pas pour autant éteint et il sombrera dans l'abîme de la jalousie.Poète du réalisme, Alphonse Daudet a toujours été d'une sensibilité extrême et il s’est souvent laissé attendrir par les déshérités de l'existence.Cette touchante sympathie pour les malheureux, les ratés, est illustrée dans le drame de l'Arlésienne par le personnage de l'Innocent, frère de Frédéri, que Daudet met en scène et nous présente comme un adolescent malingre, idiot et maladroit.Celui-ci est d’ailleurs pour le téléspectateur, dès les premières images, une vision assez pénible.Dans la brillante distribution de l'Arlésienne, on remarque le nom de Charles Vanel, qui joue pour la troisième fois ce drame, mais toujours dans un personnage différent.En effet, alors qu’il n’avait que 19 ans, Charles Va nel personnifia le jeune premier Frédéri.Vingt ans plus tard.Jacques de Baroncelli lui offrit de jouer le rôle de Mitifio.le gardien de chevaux, dans la version cinématographique.Et maintenant, à la télévision, nous retrouverons Charles Vanel dans le rôle du vieux berger Baltha zar.Distribution Paul Barge Louise Conte Rose Francine Ollivicr Gérard Lecaillon Pierre Hatet Charles Vanel Henri Nassiet Armand Meffre Berthe Bovy Valérie Voisgel Michel Ferrand Roger Mars Frédéri ( sa mère ) Vivette Innocent Mitifio Balthazar France! Patron Mar Mère Renan la servant premier valt deuxième val'.' et la participation Jean Galtat.du cascadeir 4 Concerts populaires lundi 10, 22 h 00 L’opérette viennoise avec Colette Boky et Franz-Paul Decker Propos et confidences dimanche 9, 22 h 30 “La Pension Velder” Après nous avoir parlé, le 26 juillet dernier, de son premier roman-fleuve, le Curé de village, Robert Choquette nous entretiendra cette fois d'un autre de ses populaires radioromans, la Pension Velder, à l'émission Propos et confidences de Robert Choquette, le dimanche 9 août à 22 h 30.à la chaîne française de télévision de Radio-Canada.Toujours interrogé par Raymond Laplante à Buenos Aires, en Argentine, où le célèbre poète et auteur canadien est maintenant ambassadeur, M.Choquette rappellera, au cours de cette huitième émission, les circonstance dans lesquelles il fut amené à écrire la série la P e n s i o n Velder, qui devait, quelques années plus tard, passer à la télévision.Lors de cet entretien, il nous parlera aussi des comédiens qui ont contribué au succès de la Pension Velder, dont Madame Jeanne Maubourg, qui personnifiait alors Joséphine Velder.A cette émission Propos et confidences, quelques comédiens qui créèrent à la radio les célèbres personnages de la Pension viendront ajouter leurs commentaires à ceux de M.Choquette.Parmi ceux-ci, mentionnons: Olivette Thibault, qui personnifiait Florence Gauthier; Judith Jasmin, qui faisait Elise Velder, et Albert Cloutier, qui créa le beau Marcel Latour.Propos et confidences de Robert Choquette est une réalisation de Florent Forget.Cinéma d’hier.dimanche 9, 23 h 30 “Au hasard Balthazar” Au hasard, Balthazar, un film de Robert Bresson, prendra l’affiche de Cinéma nouveau d'hier et d'aujourd'hui, le dimanche 9 août à 23 h 30, à la chaîne française de télévision de Radio-Canada.Ait hasard, Balthazar est le septième film de Robert Bresson et.tout comme les précédents, il a été salué avec enthousiasme par les critiques et les cinéphiles.C'est une oeuvre symbolique d'une grande densité dramatique, d'une juste qualité psychologique et humaine.Au hasard, Balthazar, c'est l'histoire d'un âne, créature souffrante et d'apparence ridicule, dont l'oeil fournit une série de croquis extraordinairement composés: la naissance, les caresses, la joie, la maturité.le travail, le génie, les coups, la vieillesse, la période mystique, la mort.C’est la vie d'un âne qui change de maître, subissant les défauts et les vices de chacun.Parallèlement, la vie d'une jeune fille, Marie, pure et sensible, femme et petite fille, entourée d'un père à cheval sur l'honneur, d'une mère qui ne comprend rien à sa fille, d'un amant stupide et fade, d'un ami d'enfance nigaud et sans relief.Ce sont ces deux vies que la caméra de Bresson a suivies, avec comme résultat une oeuvre dépouillée et mystique.Les principaux rôles sont tenus par Anne Wiazemsky, François Lafarge, Philippe Asselin, Nathalie Joyaut et Walter Green.Le public montréalais retrouvera avec plaisir Colette Boky, le lundi 10 août à 22 heures, dans le cadre de la série Concerts populaires, à la chaîne française de télévision de Radio-Canada.Ce concert, enregistré les mardi et mercredi, 4 et 5 août, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts de Montréal, est consacré à l'opérette viennoise, sous la direction du chef d’orchestre Franz-Paul Decker.Les solistes de cette «soirée viennoise» seront le célèbre soprano canadien Colette Boky et le ténor John van Kesteren.Colette Boky.Prix d’Europe 1962, a été invitée à chanter par les plus grandes maisons d'opéra du monde et a fait ses débuts au Metropolitan Opera de New-York en 1967.On a eu l'occasion de l’entendre à maintes reprises comme soliste à l’O.S.M.John van Kesteren, natif de Hollande, a chanté dans toutes les capitales d’Europe, sous la direction des chefs les plus renommés.En mars 1970, il a chanté avec l'O.S.M.dans la Passion selon saint Mathieu, sous la direction de Franz-Paul Decker.Depuis six ans, van Kesteren est membre du Théâtre d'Etat de Munich.C’est à ces deux artistes de grand talent que l'Orchestre symphonique de Montréal a fait appel pour interpréter les airs bien connus de l’opérette viennoise.Te programme de ce concert, donné à la Place des Arts, comprenait des extraits de deux des plus célèbres opérettes viennoise: le Baron tzigane de Johann Strauss et la Veuve joyeuse de Franz I.ehâr.Cette «soirée viennoise» commençait avec l'ouverture du Baron tzigane, et ensuite Colette Boky et John van Kesteren interprétaient, entre autres: «Als flotter Geist», «So elend und so treu» et «Wer uns Getraut».Puis, l'orchestre jouait une valse, un galop et une polka, également de Johann Strauss.En deuxième partie on entendait exclusivement des extraits de la Veuve joyeuse de Franz Lehar, dont l’année 1970 marque le 100e anniversaire de naissance.C'est à l'intérieur de ce répertoire que le réalisateur de l’émission, Pierre Morin, choisira pour vous les meilleures interprétations, aptes à satisfaire les fervents amateurs d'opérette.La présentation des artistes invités à ce concert sera assurée par Jacques Houde.IM 5 Cinéma du mardi mardi 11, 19 h 30 “La Brigade héroïque” L’action se déroule en Saskatchewan, au début du siècle.Le véritable héros de la Brigade héroïque est le Corps de police montée du Canada.Un jeune serpent de la R.C.M.P.et le jeune chef indien de la tribu Créé sont d’inséparables amis.Un officier supérieur, incapable et inexpérimenté, donne l'ordre de confisquer les armes de tous les Indiens du territoire, y compris les Créé.Ceux-ci, blessés et voyant dans ce peste un affront, concluent aussitôt une alliance avec la tribu belliqueuse des Sioux.La paix reviendra entre blancs et Indiens prâce aux initiatives et au courape du sergent-héros Alan Ladd.Une histoire sobre, réalisée dans le décor somptueux des Rocheuses canadiennes par Raoul Walsh.Alan Ladd est le héros typique de tout un certain cinéma américain des années 50.La Brigade héroïque, que nous verrons au Cinéma du mardi le 11 août à 19 h 30, est l'une des belles réalisations du genre.Ce film met en vedette, outre Alan Ladd dans le rôle du jeune sergent, Shelley Winters et J Car-roi Nash.Gilles Pelletier nous parle de son métier de comédien Cinéma canadien mardi 11, 23 h 30 “Il ne faut pas mourir pour ça” Il ne faut pas mourir pour ça, de Jean-Pierre Lefebvre, le plus jeune des cinéastes québécois, sera présenté dans le cadre du Cinéma canadien du mardi 11 août à 23 h 30, à la télévision de Radio-Canada.Ce film a fait dire par la critique internationale beaucoup de bien de lui et de son auteur.Résumer le scénario sur papier n’a cependant pas d'intérêt.// ne faut pas mourir pour ça, qui a reçu de nombreux prix, y compris celui du meilleur film étranger au Festival d'Hyères, en 1968, est «un film étrange, dont le charme secret étreint profondément, où se mêlent humour.douceur, mélancolie profonde et désinvolture apparente» (Fiches du cinéma 1969).Jacques Aumont, des Cahiers du cinéma, en dit: «.le film le plus tendre, aussi, et pourtant le plus tendu, pétrifiant d’emblée par la beauté et l’extrême sûreté du jeu entre l’émotion et l’ironie.— entre la douceur et l'amertume».Albert Cervoni, de Cinéma 68: «Un film d’une maîtrise stylistique remarquable.» Jean-Louis Comelli, dans Le Monde, parle d'une «réussite due à l'alliage de la gravité et de l'audace, celle-là jamais dépourvue d'ironie, celle-ci de rigueur».// ne faut pas mourir pour ça met en vedette Marcel Sabourin, Suzanne Grossman, Monique Champagne et Claudine Monfet-te.Gros Plan mercredi 12, 22 h 30 Le mercredi 12 août à 22 h 30, l’animateur Wilfrid Lemoine accueillera le comédien Gilles Pelletier à l'émission télévisée Gros plan.Ce sera pour nous tous une belle occasion de revoir et d’entendre un des meilleurs artistes de la scène, de la télévision et de la radio nous parler de sa carrière et de son métier.Gilles Pelletier est peut-être aujourd'hui le plus célèbre de nos comédiens, et cette renommée, il la doit à son prodigieux talent, certes, mais aussi à un labeur obstiné et à une connaissance profonde de ce monde merveilleux, le théâtre, où l’illusion et le rêve ont si souvent l’épaisseur de la réalité.Son talent, son métier, sa personnalité et sa vaste culture lui permettent d'ailleurs d’interpréter à peu près tous les rôles masculins du répertoire comme du théâtre d’avant-garde.11 est aussi à l’aise dans Racine et Shakespeare que dans les textes des auteurs canadiens, américains ou anglais de ces dix dernières années.Qu’il joue dans le Maître de Santiago de Montherlant, qu’il interprète César dans le Brutus de Paul Toupin ou Joseph dans Un simple soldat de Marcel Du-bé, Gilles Pelletier exprime chaque fois le caractère du personnage avec cette troublante vérité qui vous force à descendre en votre âme comme au fond des enfers.Quand Pelletier est en scène, on n’a qu'à bien se tenir, car il va s’y passer quelque chose.Né à Saint-Jovite, dans un milieu des plus favorables à la culture artistique, Gilles Pelletier sera d’abord élève des Jésuites, qui lui donneront la formation indispensable à la connaissance de soi-même, de 1 homme et de la vie en général.Il aura pour condisciple l’homme de théâtre à la fois le plus intelligent et le plus sensible du Canada français, Pierre Dagenais, directeur de l’Equipe.Pelletier jouera d’ailleurs le premier rôle important de sa carrière avec cette troupe, dans une pièce de Salacrou, les Fiancés du Havre.A la télévision, il a probablement atteint le sommet de l’expression théâtrale dans la Volupté de l'honneur de Pirandello.Il jouait, notamment ce soir-là, il y a une douzaine d’années, avec Guy Provost.Et les téléspectateurs n’oublieront jamais l’intensité de ces moments.On l’a vu ensuite en officier de la Gendarmerie royale, puis dans le rôle du capitaine Aubert de Cap-aux-Sorciers et dans celui du capitaine Félix Joli de la Rue de l'Anse.Lauréat, en 58, du trophée Frigon pour son rôle dans Un simple soldat, et du trophée La-flèche, la même année, comme meilleur artiste dramatique de la radio, Gilles Pelletier est également titulaire d’une médaille d’or du lieutenant-gouverneur pour l’ensemble de son travail à la télévision.C’est en compagnie de ce grand artiste et de son hôte, Wilfrid Lemoine, que nous passerons une demi-heure, le mercredi 12 août, au petit écran de Radio-Canada.N’oubliez pas Gros plan, ce soir-là.à 22 h 30 Réalisation: Michel Gréco.6 television Nominations de MM.Claude Caron, Jean-Paul Kirouac, Rolland Guay et Robert Roy Monsieur Jacques Landry, directeur de la télévision française de Radio-Canada, et monsieur Jean-Marie Dugas, directeur des programmes, annoncent les quatre nominations suivantes: MM.Claude Caron et Jean-Paul Kirouac deviennent directeurs adjoints des programmes de la télévision française; MM.Rolland Guay et Robert Roy deviennent respectivement chef et chef adjoint du Service des émissions pour la jeunesse.Claude Caron est au service de la Société Radio-Canada depuis octobre 1952.Il a débuté comme assistant à la production, et en 1956, il passe à la réalisation où il est affecté à des productions filmées.En mars 1964, il devient chef adjoint de la section Jeunesse.En juin 1964, il quitte la Société et il produit une série filmée à son compte.En juillet 1965, il revient au service de Radio-Canada où il est rétabli dans ses fonctions.Il devient, en décembre 1966, chef des émissions de jeunesse.Jean-Paul Kirouac, au terme d'études spécialisées en sciences sociales à l'université Laval, et en psychologie à l’Université de Montréal, entre au service de Radio-Canada en 1955.Travaillant d'abord à la section des statistiques du siège social, à Ottawa, il est milté, trois A » Rolland GUAY Claude CARON ,4 JîojBL' .ans plus tard, au Service des recherches de Montréal, à titre de premier agent des recherches.Robert ROY Jean Paul KIROUAC Depuis octobre 1963, M.Kirouac est chef de ce dernier service.La direction des programmes trouvera un appui précieux dans la collaboration de ces deux collègues, dont les expériences diverses se complètent admirablement.Entré au service de Radio-Canada en 1954, Rolland Guay a douze ans d'expérience comme réalisateur d'émissions pour la jeunesse.Il a signé, entre autres, les séries Opération-mystère, Kosmos 2001, les Enquêtes Johidon.Il fut l'un des réalisateurs de la série d'Iberville, coproduction de Radio-Canada, de PO.R.T.F.de la S.S.R.et de la R.T.B Robert Roy est entré au service de Radio-Canada en 1957.Au cours des dix années qui suivirent, M.Roy a acquis une expérience très variée en rédaction.publication, administration, à Montréal et au siège social de Radio-Canada.Il a été directeur adjoint des programmes de télévision, de 1966 à 1968.Depuis 1968, il agissait comme adjoint au vice-président et directeur général de la radiodiffusion française.L'expérience conjuguée de nos deux collaborateurs nous paraît un gage assuré de la progression constante d'un service dont les réalisations ont déjà tant apporté à la jeunesse et contribué à la réputation de la radiodiffusion française de Radio-Canada.Les Grands Films jeudi 13, 20 h 00 “Voyage au-delà des vivants "réalisé par Gottfried Reinhardt Dans le cadre de la série les Grands Films, les téléspectateurs de la chaîne française de télévision de Radio-Canada pourront voir, le jeudi 13 août à 20 heures, un drame d'espionnage réalisé par Gottfried Reinhardt, Voyage au-delà des vivants.Ce film en couleur nous transporte dans le milieu des officiers, résistants et espions, en temps de guerre.Durant l'occupation par les nazis, le chef de l'Intelligence Service de Hollande est capturé par les Allemands, puis délivré par un Français de la Résistance.Il gagne l'Angleterre et expédie à son sauveur une jeune et jolie compatriote chargée de lui transmettre des ordres officiels.La combine est éventée, car quelqu'un a trahi.Chacun des trois protagonistes soupçonne l’un des deux autres, d'où le drame.et le film.Les interprètes se tirent fort bien de cette histoire naïve et rocambolcsque, où l'atmosphère de la Hollande est bien rendue.On y retrouve des noms bien connus du cinéma américain: Clark Gable, Lana Turner et Victor Mature.7 Classiques à coup sûr jeudi 13, 23 h 30 teievisi Le Sel de la semaine jeudi 13, 22 h 00 Henry Miller, l’auteur de “Tropique du Cancer” "Extase" film tchécoslovaque de Gustav Machaty «// >• a des gens tellement abrutis qu’ils n’ont aucune passion.» H.Miller Le jeudi 13 août à 22 heures, les téléspectateurs pourront voir (ou revoir, selon le cas, puisqu’il s’agit d’une reprise) l’excellente interview que le grand écrivain Henry Miller a accordée l’an dernier à Fernand Seguin, au Sel de la semaine.Pendant cet entretien d’une heure, un des plus brefs de la série tant il est intéressant, l’auteur de Tropique du Cancer se livre à nous avec simplicité, tout en promenant sur les choses et les gens un sourire amusé mais au fond sympathique, qui lui, vient peut-être, aujourd’hui, de cette «sagesse du coeur» à laquelle il a consacré un livre.Tout au long de sa conversation avec Fernand Seguin, cet homme entier, qui n’en a pas moins le sens de la nuance, se montre donc tel qu'il est à travers sa vie et ses oeuvres.Celles-ci, d’un bouquin à l’autre, ont tour à tour diverti ou troublé des millions de lecteurs; souvent même elles ont inquiété les pouvoirs publics, qui n’ont pas hésité à prendre des mesures coercitives au nom de la morale et des bonnes moeurs.L’oeuvre de Miller est en effet associée à une certaine forme d’érotisme, la plus violente apparemment, celle déjà cultivée par Restif de la Bretonne et autres «pornographes».Mais on a trop insisté, semble-t-il, sur le coté excitant des romans de Miller au détriment de leur valeur propre, au détriment surtout de ses essais.Car cet auteur n’est pas seulement un romancier aux héroïnes un peu frivoles, il n’est pas seulement roi de la bagatelle et prince de la gaudriole, il est aussi un remarquable essayiste, dont beaucoup de livres constituent un témoignage accablant contre la bêtise et l’absurdité du monde actuel.Miller est un re-bel!e-né.Nul écrivain moderne, à l’exception peut-être de Céline et de Gide, n’aura chéri à ce point la liberté.Ceux qui affirment qu’il en a abusé oublient qu’on n’arrête pas si facilement les forces de la nature.Cet Américain né à Yorkville a séjourné très longtemps à Paris, qu’il a beaucoup aimé et qui le lui a bien rendu.II a fait aussi de nombreux voyages et il a aujourd'hui une volumineuse correspondance publiée en partie.Au Sel de la semaine, il nous parlera donc de ses aventures, du métier d'écrire, des personnalités qu’il a connues, bref de sa vie, la plus intense qu'ait jamais vécue un homme de lettres au XXe siècle Les mères de famille peuvent sans crainte autoriser leurs filles à écouter Henry Miller le 13 août à 22 heures, à la télévision de Radio-Canada, car il ne leur donnera pas de mauvais conseils.Réalisation: Georges Dufresne.j>m y Extase, film tchécoslovaque de Gustav Machaty, sera présenté dans le cadre de la série Classiques à coup sûr, le jeudi 13 août à 23 h 30, à la chaîne française de télévision de Radio-Canada.C’est l’oeuvre maîtresse de ce réalisateur au faîte de sa gloire: le film fut vendu à dix pays avant même d’être achevé et il fut tourné en trois versions (tchèque, allemande et française).Le rôle île la jeune femme fut interprété par une jeune et ravissante actrice viennoise, Hedy Kiessler, qui devint célèbre dans le monde entier (après que celui-ci eut admiré son splendide corps au bain dans la ri- àCBMT Samedi à 23 h 29 «The Great Race», avec Tony Curtis, Natalie Wood, Jack Lemmon et Peter lalk L'histoire d'une course d’automobiles a travers trois continents.Dimanche à 23 h 29 «Experiment Perilous», avec Hcdv Lamarr.George Brent et Paul Lukas.Un médecin qui fait des recherches sur les circonstances entourant la mort de la soeur d’un riche philanthrope, soupçonne qu'elle n’est pas morte de mort naturelle.Lundi à 23 h 40 • Curse of the Cat People», avec Simone Simon et Kent Smith Un enfant dont la mère a été ensorcelée inquiète son entourage vière) sous le nom de Hedy Lamar.Par la suite, elle fut l’une des étoiles de première grandeur à Hollywood.Le scénario se résume comme suit : une jeune femme sort de sa nuit nuptiale aussi «pure» que la veille de son mariage; elle retourne à la maison paternelle; un jour, elle se baigne nue comme une nymphe, est surprise par un inconnu auquel elle s’abandonne; le mari se suicide par dépit amoureux; du coup, le jeune femme abandonne l'homme qu’elle aime.Ce film met en vedette Hedy Kiessler, Aubert Mog, Jaromir Rogoz et Leopold Kramer.11 sera présenté avec sous-titres français.Mercredi à 23 h 40 «Ghost of Sierra de Cobra», avec Martin Landau et Judith Henderson.Une femme, hantée par la peur d'être enterrée vivante, fait installer une ligne téléphonique entre son tombeau et la chambre de son fils aveugle.Quand le téléphone se met a sonner, son fils engage un chasseur de fantômes.Jeudi à 23 h 40 «One, two, three», avec James Gae-ney, Arlene Francis et Horst Bucn-hol/ A Berlin, un cadre s'inquiète quand la fille de son patron a une aventure avec un «beatnik» de Berlin-Est.Vendredi à 23 h 40 The View from Pompcv's Head», avec Richard Egan et Dana Wvnter.Un cadre d'une maison d'édition en-uète sur une réclamation d'argent ù par un vieil auteur qui vit en touré de mystère.8 Publication d’un “Lexique de la photographie d’amateur” Adressez ce bon de commande comme suit: Radio-Canada Droits dérivés I Case postale 6000 I Montréal Date ' Veuillez m’expédier le «Lexique de la pnotographie d'amateur» Ci-inclus $3.20 (chèque ou mandat) Nom Adresse no rue app.IRC Ville Province par Ray J.Poilet Les Editions Ici Radio-Canada, en collaboration avec les Editions Leméac, viennent de publier un lexique en deux parties, l'une française-anglaise, l'autre anglaise-française, qui contient l'essentiel des termes usuels de la photographie d'amateur.L'utilité d'un ouvrage bilingue sur un sujet aussi universel ne fait évidemment aucun doute, d’autant que, comme le signale Robert Dubuc dans la préface, il s'agit là du «premier vocabulaire fondamental bilingue de la photographie d'amateur».Outre que ce livre est le premier de son genre dans le domaine de la photographie, il se caractérise par les définitions qui accompagnent les vocables.Les lexiques ne sont souvent que de simples listes de mots.Il n’en est pas ainsi du Lexique de la photographie d'amateur, qui comporte les définitions des mots et aussi des synonymes.Ce volume très soigné de 111 pages, à couverture en couleur, est en vente chez votre libraire au prix de $2.95.On peut également se le procurer au Comptoir postal de Radio-Canada pour la somme de $3.20 (voir coupon sur cette page).L’auteur, M.Ray J.Poilet, membre du Service de linguistique et de traduction de Radio-Canada, est né à Bruxelles.Il est un des fondateurs, avec MM.Robert Poirier et Philippe Desjardins, du Comité de linguistique de Radio-Canada.C'est une personnalité séduisante à tous égards, une sorte d’athlète qui pratique presque tous les sports.Pour ce lexicographe, c'est sûrement le mot action qui définit le mieux la vie.Volontaire dans la Marine britannique en 44, globe-trotter, chargé de missions, spécialiste de la recherche juridique, il dirige à Saint-Bruno une entreprise de traduction et de rédaction publicitaire.Nous sommes allés le voir à son bureau de l'immeuble Castle à Montréal.— Monsieur Poilet, ce lexique est-il votre premier livre?«J'ai publié à Bruxelles, en 46, un ouvrage de politique qui s'intitule La guerre qui vient.» — Nous écrivez beaucoup?«Je voudrais écrire davantage, mais je n'en ai pas le temps.J'ai publié beaucoup d'articles sur des questions juridiques, ainsi qu'une pièce en un acte, Allan, the Gondolier, qui m'a valu un prix au concours annuel du Little Theatre, en 54, à Ottawa.» — Faites-vous vous-même de la photographie d'amateur?«Oui.Surtout de la photo en noir et blanc.Des portraits.— Combien d'ouvrages avez-vous consultés avant d'établir votre lexique?«De trente à trente-cinq ouvrages publiés aux Etats-Unis, à Paris et en Belgique.Et environ deux cents brochures.» — Au Service de linguistique de Radio-Canada, vous avez trouvé d'emblée, j'imagine, la collaboration que vous souhaitiez pour votre lexique?«Tout l'appui voulu.Vous le verrez bien en lisant la préface.» — Préparez-vous un autre ouvrage du même genre?«Je viens d’en terminer un.C'est un lexique bilingue du cinéma d’amateur, qui paraîtra fin septembre.Au plus tard début octobre.» — Et, parmi vos projets «Un lexique bilingue du cinéma professionnel.Il sera plus considérable que les deux premiers.» On voit que M.Ray Poilet n'est pas homme à s'embêter.Il n'a sans doute jamais connu l'ennui, et c'est peut-être là le secret de sa grande capacité de travail et de sa forme étonnante.Jean Tétreau lexique amateur de la photography photographie exicon d’amateur Ray J Poilet jm» 01® - t* MMTIONj, m + LEMEAC 9 é ®Æ0/l(o Récital dimanche 9, 10 h 00 Les Héros de mon enfance dimanche 9, 10 h 30 En récital: Taras Gabora accompagné par André-S.Savoie Guy Joussemet nous raconte ses “belles années” il - il 3 A l'émission Récital du dimanche 9 août à 10 heures, à la radio de Radio-Canada, nous entendrons le violoniste Taras Gabora, accompagné au piano par André-Sébastien Savoie.Nos deux invités interpréteront des oeuvres de Mozart et de Prokofiev.Après avoir étudié le violon à Winnipeg, Taras Gabora alla poursuivre ses études au Conservatoire de Paris et à l'Académie de musique de Vienne, où il travailla sous la direction de Ernst Morawec.Diplômé de cette célèbre institution en 1956, notre invité remporta, la même année, le prix de l’Etat autrichien.Par la suite, il devint premier violon du Quatuor à cordes de l’Académie de Vienne et, plus tard, membre du célèbre Orchestre de chambre des Pays-Bas.Taras Gabora se produisit également en solo dans plusieurs grandes villes, notamment à Paris, Londres, Vienne, Amsterdam, Barcelone et Dublin.Au lendemain de ses divers récitals, la presse a noté plus d'une fois son extraordinaire musicalité, son sens inné du rythme et sa technique remarquable.A son retour au Canada, le virtuose effectua quelques tournées de concerts à travers le pays et joua plusieurs fois aux réseaux français et anglais de radio de Radio-Canada.En 1964, Taras Gabora fonda le Quatuor à cordes Gabora qui, en quelques années, donna plus de cinquante concerts, tantôt en public, tantôt à la radio et à la télévision.Ce réputé quatuor à cordes n’existe malheureusement plus aujourd’hui.11 a cependant été remplacé, en 1968, par le Groupe baroque de Montréal, ensemble formé de quelques chanteurs et instrumentistes, et dont Taras Gabora est aussi membre-fondateur.Le soprano Gaëlyne Gabora, femme du violoniste, fait également partie du groupe.Professeur de violon au Conservatoire de musique de la province à Montréal, Taras Gabora enseigne, pendant l’été, au camp musical de la Villa Musica, à Saint-Jean-des-Piles, dans la Mauricie.Le pianiste montréalais André-Sébastien Savoie est bien connu des habitués de l’émission Récital.qui l’ont entendu en maintes occasions, soit en qualité de soliste, soit comme pianiste-accompagnateur.Doué d'une technique solide et d’une grande sensibilité musicale, le jeune interprète excelle d’ailleurs dans les deux genres.Au cours de l’été, André-Sébastien Savoie donna quelques récitals à la Villa Musica, où il travailla également comme pianiste-accompagnateur.A compter de septembre, il deviendra professeur d’accompagnement au Conservatoire de musique de la province à Montréal.Ce Récital du 9 août sera retransmis à CBF-FM le mercredi 12 août à 20 heures.C’est une émission réalisée par Jean-Yves Contant.L’émission les Héros de mon enfance nous présente, le dimanche 9 août à 10 h 30, à la radio de Radio-Canada, Guy Joussemet et les souvenirs qu’il a gardés de sa prime jeunesse.Guy Joussemet est chef-adjoint du service des émissions sur film à Radio-Canada.Originaire d’un minuscule village de Vendée, notre invité habitait un coin très joli du bocage.«C’est un pays de conte de fées, où il y a une des fées les plus importantes du folklore français, la fée Mélusine.» Tous les personnages de son enfance, qu’ils soient divins ou diaboliques, sont mystérieux, extraordinaires, avec des caractères fantastiques.Il nous en parle d’ailleurs dans une langue très belle, très colorée.Avec détail et précision, il reconstitue pour nous le monde merveilleux qu’a été son enfance.Le «super-héros» de ses premières années fut sa grand-mère maternelle, qu’il a connue alors qu'elle avait tout près de 90 ans.C’est un personnage des plus fascinants.Mère de dix enfants, on raconte qu’elle accouchait aux champs.On prétend aussi qu’elle aurait mutilé les doigts de ses fils en âge d'être conscrits, lors de la guerre de 1914.Les gens du village venaient la consulter avant de prendre des décisions importantes.«Une véritable papesse, c’est à elle-seule un Panthéon.» Guy Joussemet déclare que sa vie ne serait pas ce qu’elle est s’il n’avait pas été marqué par cette femme.Aux côtés de ce personnage presque légendaire figure, dans la galerie des héros, un être atroce, mesquin, Genny la couturière.Elle mettait la zizanie partout, exploitait les fermiers.Il y a aussi des animaux familiers: Charlotte la chatte, Diane la chienne et les vaches Vigoureuse, Margot, Madeleine et Demoiselle.’’J U se plaisait à se regai dans l'oeil de Demoiselle, te sa silhouette étant transform difforme.Tous ce qui fait l’objet ces souvenirs, nous dit s’est terminé de façon di conienne avec la guerre: son tocsin; image de sa mère
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