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Titre :
Ici Radio-Canada
Éditeur :
  • Montréal :Société Radio-Canada,1967-1972
Contenu spécifique :
RADIO
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Ici Radio-Canada. Culture information ,
  • Ici Radio-Canada. Divertissement ,
  • Ici Radio-Canada. Horaire ,
  • Ici Radio-Canada. Jeunesse ,
  • Ici Radio-Canada. Madame
  • Successeurs :
  • Ici Radio-Canada. Programme de la télévision ,
  • Ici Radio-Canada. Radio
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Ici Radio-Canada, 1973-08-25, Collections de BAnQ.

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00 ID 0) la gastronomie 3 O la musique aujourd’hui 5 Z .— premières 7 1 ro poèmes de sable de marcel dubé 8 CO E ray Charles 17 georges braque 19 p raymond abellio et les clefs de la tradition (VII) 20 D Q V— o l’opéra d'aran de gilbert bécaud 21 Cü lucia di lammermoor de donizetti 22 If) CM LO géza anda 23 CONCERTS PUBLICS DE RADIO-CANADA C’est à compter du vendredi 16 novembre, en fa salle Claude-Champagne, que Radio-Canada reprendra, pour la huitième année consécutive, ses enregistrements de concerts publics.Diffusées ultérieurement à CBF-FM et au réseau AM français, ces dix-sept soirées musicales comprendront des concerts de l'orchestre de Radio-Canada, des concerts de musique de chambre, des concerts dits populaires, de même que des récitals mettant en vedette quelques-uns de nos meilleurs artistes canadiens.Nous vous donnerons sous peu des détails de cette saison musicale.est diffusé intégralement à l'antenne de CBF-FM 100,7, .• i.-J _ .1 r o i rc Cet horaire est diffusé intégralement a i antenne ue .Montréal.Un certain nombre d’émissions incluses dans cet sont aussi diffusées par les postes de la chaîne française AM de Radio-Canada à l’exclusion de CBF-690, Montreal.S.vous ne demeurez pas dans le territoire couvert par I emetteur de CBF-FM, demeurez pas dans le territoire veuillez consulter l’horaire local.Les articles et renseignements publiés dans Ici Radio-Canada Radie peuvent être reproduits librement, sauf indications contraires.STATIONS DE LA CHAINE AM: Édition CBJ/1580 CHICOUTIMI de la radio C.P.6000, Montréal CBGA/1250 MATANE CBAF/1300 MONCTON CBF/690 MONTRÉAL CBOF/1250 OTTAWA CBV/980 QUÉBEC CJBC/860 TORONTO Rédacteur René Laporte en chef Rédacteurs C.Ferland — R.Houle Horaires O.Guertin Numéro gratuit Distribution tél.285-2671 Frais d’expédition à domicile: S6.60 Tout chèque ou montant doit être fait à l’ordre de Periodica Inc.et adressé à Ici Radio-Canada Radio CBUF-FM/97,7 VANCOUVER CBEF/540 WINDSOR CKSB/1050 WINNIPEG 7045.av.du Parc Montréal 303.Québec Tél.274-5468 Dépôt légal — Bibliothèque nationale du Québec No D72S-304 2 Entretiens Réseau AM, vendredi 24 août, 22 h 30 CBF-FM, samedi 25 août, 17 heures LA GASTRONOMIE i ™ La gastronomie est l'art de bien manger, au lieu de manger mal sans manger plus que les autres.» Marcel Héraud Passionné et passionnant quand il traite de cet art de vivre par excellence que constitue la dégustation des mets et des vins, Raymond Dumay pense que la gastronomie est toujours possible même avec « ce qu’on a sous la main ».Mais il ajoute aussitôt qu’il faut viser à « rassembler tout ce qui est comestible dans le monde en vue d’en constituer un humanisme de la nourriture qui conduit, souvent, à l’humanisme de l’esprit ».Nul sans doute n’est plus apte que Raymond Dumay à nous parler gastronomie si l’on se souvient que sa vaste expérience a donné lieu à des ouvrages aussi hautement prisés que le Guide du vin, le Guide des vins de pays et De la gastronomie française.Il explique à Pierre Jeancard, dans un Entretien, comment ce sont surtout les mers et les fleuves qui ont contribué à faire de la France et de la Chine les maîtres incontestés de la gastronomie mondiale.En ce qui concerne la Francs, sa civilisation, tout comme sa cuisine, remonteraient jusqu'à Sumer en passant par Rome, la Grèce et l’Egypte.Les Grecs, d'ailleurs, étaient plus gastronomes qu’on a bien voulu le dire et faire allusion à leur sobriété montre qu’on ignore que cette « vertu » fait aussi partie de la gasirono-idio mie qu’il ne faut jamais confondre avec la boulimie.Ce qui intervint, par la suite, pour faire un art du simple besoin de manger, ce fut le rassemblement des hommes en collec-tivités, le sens critique qui.là comme en littérature, affine le goût, et le vin sans lequel aucune très grande gastronomie n est possible.Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la gastronomie, selon Raymond Dumay, va s’améliorant et ce nous est un avantage de manger moins que nos ancêtres puisque ceux qui vivaient très bien autrefois, mouraient prématurément.Notre diététique mo-)t derne a rendu notre art de manger beaucoup plus logique.Après avoir comparé les grandes cuisines de Paris et de province, Raymond Dumay hisse au pinacle la cuisine lyonnaise qui remonte aux Romains et qui s’exporte extrêmement mal.«> La gastronomie constitue souvent un bastion presque inexpugnable.» 3 Raymond Dumay s’inscrit en faux contre les régimes alimentaires trop sévères et il pense que souvent les femmes prennent prétexte de leur « ligne » pour ne pas cuisiner du tout.D'ailleurs, ajoute-t-il, « les Français qui se contentent de viande grillée et de plats sans sauce sont en général tristes à périr ».Les vrais bons médecins le savent pertinemment qui déclarent que la gastronomie dilate l’esprit et le système nerveux.Raymond Dumay vante, à ce propos, « la désinvolture des provinciaux qui, tels les sportifs, recherchent l'aisance, le style, la classe jusque dans l’art de manger ».Mais qu'en est-il de l’avenir ?Si paradoxal qu’il paraisse, Raymond Dumay (qui a écrit dans l'un de ses livres que l'âge d'or de la gastronomie est devant nous) ne croit pas au règne des nourritures en pilules et il exalte même la valeur des conserves et des « surgelés » actuels.Par ailleurs, pour la première fois dans l’histoire nous pouvons voir, partout, en un instant, grâce à l’avion, tous les produits du monde.S’il y a des réserves à apporter, les gastronomes les voient du côté de la standardisation et de la normalisation des aliments.Le commerce, comme toujours, est le véritable ennemi; mais si ceux qui aiment bien manger savent se défendre (et la plupart des gastronomes se battent sans arrêt) ils pourront « manger mieux que jamais».Raymond Dumay, qui a consacré une grande partie de sa vie à cet art de haute civilisation qu’est la gastronomie, estime que déguster un bon plat ou un vin fin procure des plaisirs équivalents à ceux que l’on ressent à contempler une toile de maître ou à écouter une symphonie admirable.En effet, un plat n’est pas seulement bon en lui-même; il l’est également grâce à tout ce qui l’environne, dont le vin, et grâce aussi à tout le passé qu'il représente.Dans un bœuf bourguignon, Raymond Dumay voit toutes les abbayes, les ducs de Bourgogne, la Chartreuse de Champ-mol, tout le vin de Bourgogne et tout le vin romain .« Cet ensemble de goûts que constitue un grand plat est un amalgame de goûts spirituels.» Il va de soi, selon Raymond Dumay, qu'un gastronome n’est pas tenu de faire la cuisine; mais l’auteur du Guide du vin pense que même s’il en fait une maladroite, il acquiert ainsi une expérience que ni les livres ni la réflexion ne pourront jamais remplacer.Cette émission d'Entretiens, réalisée par Fernand Ouellette, sera diffusée au réseau AM le vendredi 24 août à 22 h 30 et à CBF-FM le samedi 25 août à 17 heures.René Houle LA MUSIQUE AUJOURD’HUI Le mercredi 29 août à 20 h 30, les Grands Concerts de CBF-FM diffuseront les Trois pièces pour orchestre op.6 d’Alban Berg jouées par l’orchestre de la BBC que dirige Pierre Boulez.A cette occasion nous avons cru bon de faire le point sur la situation de la musique actuelle d'après les propos du chef d’orchestre français.Certains croient découvrir !a musique «< moderne » (cette appellation étant plus vague et moins compromettante que « contemporaine ») avec des noms comme Stravinksy ou Chostakovitch; des « modernes », assurément, mais malheureusement de moins en moins essentiels à la compréhension de la nouvelle musique; le premier constituant une matière « assimilée » depuis longtemps, alors que le second demeurerait plutôt un cas particulier, resté à l’écart des grands courants depuis une quinzaine d’années.Mais ce ne sont là que deux exemples et la discussion pourrait s'éterniser.Une seconde « position » est celle de ceux qui se refusent à « entendre» les outrecuidances d’un Stockhausen ou d’un John Cage (ici d’un Garant ou d’un Tremblay, sans que cela veuille suggérer une parenté déplacée .), considérés comme les protagonistes les plus agressifs ou les plus célèbres de la musique d’aujourd’hui, tandis qu’un troisième groupe découvre ou tolère un Pierre Boulez avec un certain embarras, parce que, à titre de chef d’orchestre mondialement connu (il dirige les orchestres de Londres.Cleveland, Mew York), il inscrit à son répertoire les œuvres les plus courantes du catalogue des grands classiques.Or, les artisans de notre nouvelle musique envisagent les choses plus simplement, voire autrement, sans pour autant s’employer à nuire aux jeux de société qui continueraient ou continueront de se nouer à I’ « entracte » des représentations .En fait, les musiciens de ce « nouveau monde » sonore se contentent de demander au public de tendre un peu plus l’oreille en « pensant » davantage la musique qu’ils entendent, d’oublier un tant soit peu le fauteuil dans lequel ils sont enfoncés.Cette musique « différente » ne souffre pas, malgré les premières apparences, d’une « absence de lignes mélodiques ».Dans ce sens, il ne faut pas oublier que la gamme tempérée des classiques est, littéralement et dans tous les sens, une institution tout aussi artificielle et « inventée » que le dodécaphonisme ou le sérialisme, et que c’est le système tonal qui s’est greffé à ce « tempérament » et non l’inverse.Et comment ne pas ajouter que les systèmes de douze sons mentionnés sont, à plus d’un titre, plus près de la logique de « tempérament de la gamme » que le système tonal lui-même, 5 en ce sens que chaque son jouit d'une identité propre, contrairement aux pôles d’attraction fortement suggérés par la tonalité, et que, dès lors, le compositeur institue lui-même les pôles de son œuvre au niveau de chacun des paramètres de hauteur, de timbre, d'intensités, etc.Quoi qu’il en soit, ces modèles d’organisation de la musique sont déjà considérés comme dépassés par la plupart des compositeurs de la nouvelle vague contemporaine et les principes qui président à l’élaboration des œuvres les plus récentes ont de plus en plus tendance à se particulariser individuellement.On pourrait ici citer un énoncé caractéristique de l’un des chefs de file de cette nouvelle vague, Karlheinz Stockhausen, dont l'œuvre est soumise d’une année à l’autre à une constante mutation: « Je ne crois plus: je sais.J'ai quitté l’ère de Descartes pour atteindre les premières régions Je la supra-conscience où tous les systèmes politiques, philosophiques et religieux s’annihilent.L’humanité se trouve à un tournant aussi radical que l’apparition de l’homo sapiens.De même que seuls quelques singes supérieurs ont réussi à franchir cette étape, rares seront les hommes qui auront le courage d'atteindre le monde de la supra-conscience où le cerveau n’est p'us qu’un instrument au service de l’illumination.C'est pour aider à y parvenir que je fais participer les musiciens à la création de mes œuvres .Je suis un poste émetteur branché sur le cosmos.Je capte les vibrations venues de l’au-delà pour les traduire en ondes sonores.Ma musique n’est bas protestation, mais révélation ! » A ces « révélations » du « singe supérieur » annoncées par Stockhausen (sans ironiser), il serait intéressant d'opposer, ou d'accoler, la réponse que faisait Pierre Boulez à la question d’un étudiant de Montréal: « Comment concevez-vous révolution de l'Art ou de la musique en général à oartir de maintenant ?» « Je crois, dira Pierre Boulez, que nous allons vers un univers relatif; en ce sens que, premièrement, les œuvres ne sont plus fermées mais sont des cycles ouverts, des espèces de labyrinthes où l’auditeur ou le participant fait son propre choix, choix qui peut être déterminant pour la perception qu'il aura de l’œuvre; deuxièmement, je pense aussi que les « moyens » seront relatifs, c'est-à-dire qu’il n y aura plus du tout ce sens unique de la communication d’un point à un autre comme on a toujours considéré le chef-d’œuvre en Occident.Cette civilisation a mis un point final à la notion de chef-d'œuvre « fini », à contempler passivement; troisièmement, je pense qu'il y a encore une espèce de hiérarchie dans le vocabulaire qui est centralisatrice et que, dans le vocabulaire même, il y a des forces actuellement qui sont centrifuges et où le vocabulaire, éventuellement, ne sera pas hiérarchisé sur un point central, mais qu'il y aura une relativité de la hiérarchie aussi dans ce vocabulaire. Fondamentalement, ces trois choses sont les caractéristiques de la pensée de notre époque et je crois qu’elles auront tendance à se développer de plus en plus.» Telles sont donc, partiellement, les prises de position de deux grands personnages de la musique d’aujourd'hui.Elles s’opposent à plus d’un titre, mais n’en demeurent pas moins les composantes d’un même univers dont chacune des ramifications devrait correspondre, même et surtout dans le cas des créateurs moins en vedette internationalement, à l’idée que chacun peut se faire, pour lui-même, de la musique aujourd’hui.Rappelons enfin, au terme de cette brève présentation, que le Québec et le Canada sont dotés d'ensembles musicaux (ici, plus particulièrement, la Société de Musique Contemporaine du Québec) qui s'emploient à diffuser cette musique.Ce sont des groupes qui, à côté d’organismes beaucoup plus grands qu’eux dans le domaine de la musique traditionnelle, parviennent avec cent fois moins de ressources financières à construire un monde musical « à part », mais dont le caractère « marginal » a tendance à s'estomper rapidement.Pierre Rochon Premières CBF-FM et réseau AM jeudi 30 août, 21 heures DIX HEURES DE LA VIE D’UNE MORTE de Jean Grimod Un journaliste débutant se voit confier une enquête bouche-trou sur le suicide d'une jeune fille.Faute de recueillir des renseignements précis, il se met à rêver sur la désespérée, lui invente une vie, un amour, une déception.Son article sur « le mystère de la jolie noyée » tient beaucoup de place dans la première édition du journal.Mais une catastrophe ferroviaire apporte à la
de

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