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Titre :
Ici Radio-Canada
Éditeur :
  • Montréal :Société Radio-Canada,1967-1972
Contenu spécifique :
RADIO
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Ici Radio-Canada. Culture information ,
  • Ici Radio-Canada. Divertissement ,
  • Ici Radio-Canada. Horaire ,
  • Ici Radio-Canada. Jeunesse ,
  • Ici Radio-Canada. Madame
  • Successeurs :
  • Ici Radio-Canada. Programme de la télévision ,
  • Ici Radio-Canada. Radio
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Ici Radio-Canada, 1974-06-22, Collections de BAnQ.

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sommaire MlWHMMMM '«SSRIWsicaWÿ MMHNWa les carnets d’albert camus eugène onéguine de tchaïkovsky express-liberté de lazare kobrinsky henri calet, un écrivain à aimer yolande deslauriers, soprano modeste moussorgsky psychanalyse du libertin le son du sang de monika mérinat marcel saint-jacques et réjean poirier en écoutant de jeunes artistes mm* ****•> m & i t MWill iKllWWHliWI B * UN ANIMATEUR BELGE à RADIO-CANADA A l'occasion de l’échange d’animateurs entre les quatre membres de la Communauté radiophonique des programmes de langue française, Gérara Valet de la Radio Télévision belge sera au micro de CBF-690 et du réseau pour l'émission Tournesol.Rappelons que Tournesol est entendue du lundi au vendredi à 14 heures.Cet horaire est diffusé intégralement à l’antenne de CBF-FM 100,7 Montréal.Un certain nombre d’émissions incluses dans cet horaire sont aussi diffusées par les postes de la chaîne française AM de Radio-Canada à l’exclusion de CBF-690, Montréal.Si vous ne demeureuz pas dans le territoire couvert par l’émetteur de CBF-FM, veuillez consulter l’horaire local.Les articles et renseignements publiés dans Ici Radio-Canada Radio peuvent être reproduits librement, sauf indications contraires.STATIONS DE LA CHAÎNE AM: CBJ/1580 CFRG/710 CFGR/1230 CBGA/1250 CBAF/1300 CBF/690 CBOF/1250 CBV/980 CFNS/1170 CJBC/860 CBUF-FM/97,7 VANCOUVER CBEF/540 WINDSOR CKSB/1050 WINNIPEG CHICOUTIMI J GRAVELBOURG MATANE MONCTON MONTRÉAL OTTAWA QUÉBEC SASKATOON TORONTO Édition Société Radio-Canada Service de la publicité de la radio C.P.6000, Montréal H3C 3A8 Rédacteur en chef René Laporte Rédacteurs Charlotte Ferland René Houle Pierre Rochon Horaires Claire Duval Numéro gratuit Distribution tél.285-2671 Frais d’expédition à domicile: $6.60 Tout chèque ou mandat doit être fait à l’ordre de Periodica Inc.et adressé à Ici Radio-Canada Radio C.P.220 Ville Mont-Royal H3P 3B9 Tél.274-5468 D6p6t légal — Bibliothèque nationale Ou Quibea No D725-304 2 Documents CBF-FM et réseau AM mardi 25 juin, à 21 heures LES CARNETS D ALBERT CAMUS « Le bonheur après tout est une activité originale aujourd’hui.» Albert Camus « Camus nous manque.Il n’y a guère que lui que l’on peut donner en exemple car son cœur et son esprit parlaient d’une même voix.Et s’il jouait l’homme perdant il le glorifiait néanmoins dans sa lucidité et le poussait à combattre.Il savait que l'exigence est un talisman et que rien ne résiste au courage.Tout, chez lui, découlait de sa passion pour la vérité et pour la justice au sein desquelles il importe peu de mourir.» C'est ainsi qu’est présenté l’auteur de la Peste à une émission de la série Documents au cours de laquelle des écrivains et des amis d’Albert Camus viennent porter témoignage sur un homme qu’ils continuent tous et toujours d’admirer.Ainsi, Mohamed Dib, écrivain arabe de langue française qui a obtenu le grand prix Fénéon et le prix de l’Union des écrivains algériens pour l’ensemble de son œuvre parle d’Albert Camus comme d’un frère très aimé par tout méditerranéen.Il évoque surtout l’homme amoureux du soleil, des oliviers, des espaces gorgés de lumière, de la mer éblouissante.Mohamed Dib ne peut oublier une certaine journée passée avec Camus à Tipasa et la danse de ce dernier dans la lumière de midi, du bonheur infini qui se lisait dans ses yeux de pouvoir célébrer sans contrainte son accord avec les éléments qui lui étaient naturels.Les interminables discussions des deux amis sur l’idéal de justice et de liberté étaient transcendées par la joie solaire.Roger Grenier, nouvelliste et romancier, auteur notamment de Monstres, les Ambuscades, le Silence, le Palais d'hiver nous décrit, pour sa part, le Camus journaliste qui, après avoir pratiqué divers métiers fit un peu de tout à l’Alger républicain.Albert Camus aimait le travail collectif et, après sa mort, des anciens compagnons ouvriers écrivirent un ouvrage en hommage à leur compagnon du livre.Il en fut de même au journal Combat où l’on put constater l’exceptionnelle qualité humaine de cet homme, son indéfectible générosité.Roger Grenier déclare qu’Albert Camus semblait « créé et mis au monde pour vous faciliter la vie et vous aider vous-même à vivre ».Selon Madame Suzanne Anelli, qui fut durant de longues années la secrétaire de l’écrivain, Camus était un grand travailleur qui avait coutume de dire d’ailleurs que « le talent est un emploi du temps ».Après avoir parlé de l’ironie de l’auteur de 3 Caligula et de sa sensibilité aux critiques, elle le dépeint comme un être essentiellement tourné vers la vie, faisant preuve d'un goût immense et illimité pour la vie .En rapport avec les propos de Jean-Louis Barrault qui évoque ses rencontres avec Camus pour la mise en scène d’une de ses pièces, Barrault parle du théâtre comme de l’un des rares lieux du monde où Camus fut heureux.Albert Camus déplorait que l’on se cachât pour savourer le bonheur comme s’il s’agissait d’un ballet rose dont il fallait s'excuser.Selon lui, les puissants, très souvent, étaient des ratés du bonheur: de là leur dureté.Il ne pensait pas qu’on pouvait aider efficacement les autres dans le malheur si l’on n’était pas soi-même fort et heureux.Roger Quillot, agrégé de lettres, professeur à l’université de Clermont-Ferrand qui a mis au point l’édition critique des œuvres complètes de Camus dans la bibliothèque de la Pléiade, commente les rapports de l’écrivain avec la politique.Solitude et solidarité sont les deux mots qui résument très bien son attitude Albert Camus, proche de tous les mouvements socialistes refusait l’engagement total parce qu’il plaçait son optimisme dans le relatif.S’il tenait le conservatisme pour un non-sens vital, il supportait mal toute idéologie.Ses préoccupations essentielles furent toujours la justice, la liberté et la paix (mais pas jusqu’à l’esclavage) L’homme politique idéal, selon Albert Camus, devait être « un réformiste intransigeant », un homme de caractère n’acceptant jamais ni la servitude, ni les compromissions, ni le déshonneur.Quant à Louis Guilloux, breton de pure race, grand écrivain et auteur du Sang noir, il se dit exalté encore aujourd’hui par la « présence solaire et radieuse » d’Albert Camus qui éblouit et enchanta seize ans de sa vie.Guilloux affirme que, mieux qu’aucun autre, Camus « vivait dans l’humain ».Celui-ci, d’ailleurs, parle de tous les écrivains comme « d’une vitalité, d’une force de vie multiforme ».Cette émission de Documents, une production de l’ORTF, sera diffusée à CBF-FM et au réseau AM le mardi 25 juin à 21 heures.Réalisation: Gilles Archambault.R.H.4 L'Opéra du samedi CBF-FM samedi 22 juin, 14 heures EUGENE ONEGUINE de Tchaikovsky Nous sommes en mai 1877.En visite chez des amis, le timide Tchaikovsky se tait selon son habitude.Les autres convives discutent pourtant d’abondance de musique, plus précisément du choix des sujets les plus favorables pour un drame lyrique.Ils parlent aussi de Wagner, de Verdi, de Rimsky-Korsakov.Tout à coup, l’hôtesse Mme Lavrovska leur dit sans ambages: « Au fait, pourquoi donc aucun de nos compositeurs n’a-t-il jamais songé à tirer parti d’Eugène Oné-guine — voilà un bon sujet d’opéra ! » Ce en quoi à première vue du moins elle se trompait, surtout si l’on en juge par la description que Pouchkine avait lui-même faite de son ‘roman en vers’: «.quelques chapitres disparates, Doucement gais, doucement tristes, Familiers, populaires, idéalisés, Fruit négligent de mes loisirs, Songes légers de l'insomnie, Echo lointain de ma jeunesse, Remarques froides de l’esprit, Reflets amers et douloureux Des expériences de mon cœur.» En dépit du célèbre écrivain, la réflexion de Mme Lavrovska ne tombe pas dans l’oreille d un sourd.Aussi, peu de temps après cette réunion Tchaikovsky se met-il au tra- vail aidé du librettiste Constantin Chilovsky.C’est de cette manière que devait naître Eugène Onéguine opéra en trois actes.En une série de scènes intimes et romanesques, il y raconte la vie d’un élégant seigneur désoeuvré et celle de la société de son pays vers 1830.L’ouvrage reçut un accueil des plus froid lors de sa création au Conservatoire de Moscou, le 29 mars 1879.Parmi les nombreux reproches que la critique faisait alors à son compositeur, mentionnons celui d’avoir choisi un sujet insuffisamment théâtral, affirmation gratuite que Tchaikovsky réfutait en ces termes : « On prétend qu’Onéguine n’est pas scénique.Moi, je me con-trefiche des effets de théâtre ! D'ailleurs, à quoi se réduisent-ils ?Si vous en trouvez d’authentiques dans Aida, par exemple, je vous jure que tout l’or du monde ne pourrait me tenter de composer un opéra sur un sujet pareil ! Je veux des êtres humains, et non pas des marionnettes .Ce que je souhaite en réalité, c’est qu’il n'y ait ni rois, ni émeutes, ni dieux, ni marches, en un mot, aucun des attributs ordinaires du grand opéra ! Il me faut un drame intime et profond, basé sur des situations et sur des conflits que j’aie vécus moi-même ou que j'aie observés, et 5 qui puissent m’émouvoir.Si mon emballement pour Eugène Onéguine constitue une preuve de mon étroitesse d’esprit, tant pis ! car seule une chose compte pour moi : mon opéra s’est écrit tout seul, l’on n’y trouve rien de voulu, de peiné aucun casse-tête.» Convaincu d’avoir enfin livré au grand public LA partition qu il portait depuis longtemps en lui, Tchaikovsky ne doutait pas une seule seconde de sa réussite future : « L’artiste ne doit pas se laisser émouvoir par l’aveuglement de ses contemporains, ajoutait-il encore.Seule l’histoire saura juger son œuvre, et si je supporte avec tant de courage les épreuves actuelles, c’est que j’ai désormais une confiance inébranlable dans I avenir.Je goûte, je savoure d avance la parcelle de gloire qui me reviendra dans I histoire de la musique russe.» La prophétie du créateur s’est maintenant réalisée.Considérée aujourd’hui comme I œuvre la plus populaire de tout le répertoire lyrique russe « le pendant de Faust et de Carmen » selon Michel Hof-man, Eugène Onéguine est joué avec succès sur les plus grandes scènes lyriaues du monde.Cet ouvrage sera diffusé à l’Opéra du samedi de CBF-FM le 22 juin à 14 heures.Enregistré par le chœur et l’orchestre de l’Opéra national de Belgrade sous la direction d’Os-car Damon, l’opéra est interprété par plusieurs chanteurs dont Valéria Heybalova (Tatiana), Biserka Cvejic (Olga).Dushan Popovich (Eugène Onéguine) et Drago Startz (Lensky).Réalisation: Paul-Henri Cha-gnon.Charlotte Ferland Sur toutes les scènes du monde CBF-FM et réseau AM lundi 24 juin, 20 heures express-l,bERTÉ de La2are Kobrinskj de gala^™Théâtre de^mn^"1^', été Présentée en soirée Pendant,! * ^ le Patron^e d'André Malraux.de Paris dans uTtrain passagers «exceptionnels » partent WenLl™ ïZTnaZnT' ^ 56 è Lu3an0' Mai° A'in TWtat est lnte'P* et il énonçait sa profession de foi comme suit-« La vie, partout où elle se manifeste.La vérité, fût-elle amère.L audace, le franc-parler devant tous, a bout portant, voilà mon levain; voilà ce que je veux et a quoi je souhaite de ne point faillir La représentation artistique de la beauté seule, dans son acception matérielle est une grossière puérilité, une forme rudimentaire de l’art; les traits subtils des individus et des masses, la persistante explora-hon de ce domaine mal connu, vo la le veritable devoir de l’ar- tlSl6.» Dans cette déclaration de philanthrope entêté, on trouve pro-bablement |’une des meilleures définitions du chef-d’œuvre de 'a musique russe, Boris Godounov, «drame populaire musi-cal >> qu, sera donné en entier a Intégrale le samedi 22 juin de 20 h 00 à 23 h 30, à CBF-FM.Réalisation: Pierre Beaudet.P.R.13 Entretiens CBF-FM vendredi 28 juin, 20 heures PSYCHANALYSE DU LIBERTIN Roger Vailland a non seulement « travaillé à devenir un grand écrivain » mais il s’est voulu également un exemple type de vrai libertin.Il a réussi les deux choses et toute son œuvre est là pour en témoigner.C est à partir des Ecrits intimes, des romans et des essais de l’auteur de la Loi que Jean Recanati, journaliste et écrivain, a tenté une Esquisse pour la psychanalyse d’un vrai libertin.Il explique à Pierre Jeancard, dans un Entretien, comment, dans le Regard froid ^üTiOut, Roger Vailland adoptait l’attitude de Sade qui consiste à Poser sur les choses et les femmes en particulier un regard froid, i faut être le contraire du passionné qui est toujours un peu soumis à sa passion.Le vrai libertin s’essaie au regard froid « parce qu’il se veut sujet actif maîtrisant les choses de l’amour et ne les subissant en aucun cas.D’une certaine manière, un libertin serait une sorte d’activiste de l’amour ».Tout cela étant dit il va de soi que parler de libertinage aujour-d hui est un peu démodé puisqu’il n'y a de vrai libertinage que par rapport à des règles sociales, religieuses, morales et culturelles contraignantes.Un libertin aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles était un affranchi’.Cependant s’il était relativement facile de se ’Jérer des contraintes socio-culturelles, il n’en allait pas de même des tabous intérieurs.Depuis Freud nous savons qu’il y a en laque individu un sur-moi plus sévère et plus dictatorial que toutes les règles religieuses ou sociales.Quoi qu’il en soit, peut-on, ^e demande Jean Recanati, s’affranchir de son sur-moi ?A partir de l’analyse des cas de Don Juan, de Sade et de Laclos Jean Recanati essaie de démontrer que le libertin est un être en partie double, un homme ambigu, ambivalent qui parle et se raconte, surtout à lui-même, — ses luttes et les victoires qu’il remporte contre son sur-moi.Jean Recanati, qui déclare n’avoir lui-même rien du libertin, parle ensuite de la recherche des plaisirs qui est fondamentalement humaine et saine mais qui, finalement, n’est pas tellement répandue.La plupart des gens se punissent constamment et essaient de punir les autres à cause d’un sens de la culpabilité qui emonte à leur enfance et qui est intimement lié à leurs problèmes œdipiens et sexuels.Toute leur vie ils se détournent et tentent de détourner les autres « de la quête du plaisir qui est l’élément fondamentalement sain de l’humanité ».Mais quand il s’agit du libertin, nous avons affaire à un être qui veut aller bien au-delà de la quête normale du plaisir.Il est 19 continuellement en proie au souci de se convaincre et de persuader les autres qu'il est un homme de plaisir.Soumis à une sorte d’angoisse, à un certain manque, il veut faire plus que les autres.Au fond, le libertin est un exhibitionniste du plaisir.Comme toute attitude libertine remonte à l’enfance, Jean Re-canati attribue le libertinage et la philosophie libertine de Roger Vailland au fait que dans son enfance c’était « un garçon noué ».En un certain sens il s’agit là d'une belle vie bien réussie et Vailland adulte « devait éprouver une volupté énorme à se sentir enfin parfaitement à l’aise partout, parfaitement libertin ».Les libertins et libertines sont-ils pour autant des personnes libérées ?Jean Recanati pense qu'elles ne le sont pas tout à fait.Chez les personnes vraiment libérées, la quête du plaisir se fait avec un absolu naturel et sans discours ou écrits sur leur attitude.On devient libertin quand la recherche du plaisir ne nous est pas naturelle; quand, au fond de nous, il y a quelque chose qui réfrène le libertinage.Dans le cas précis de Roger Vailland interviendrait, selon Jean Recanati, non seulement la lutte entre le moi et le sur-moi mais aussi ce que Freud a appelé l’idéal du moi Cet idéal, pour l'auteur de Monsieur Jean était d’être, au contraire du garçon noué qu’il fut, un libertin intimidé par aucun tabou tel son ami Roger-Gilbert Lecomte.Quand un individu arrive à faire coïncider son moi et son idéal du moi, il se produit chez cette personne, affirme Jean Recanati, une allégresse absolument totale.Il faudrait voir un triomphe de la nature humaine dans le fait qu’un homme réussisse à se façonner lui-même au point de coïncider avec ce qu’il espérait être.Et Jean Recanati cite un exemple qu’il trouve très beau: celui de ce cosmonaute américain plein de talent mais rondouillard avec lequel on fit un athlète en quelques mois.Une réussite analogue du point de vue psychologique est encore plus éblouissante.Et qu’un individu accablé et vaincu se transforme en un être de plaisir, tout comme Roger Vailland, voilà la merveille.L’auteur de Drôle de jeu n’était pas né libertin: mais il s'est forcé à le devenir et l’est devenu effectivement.Cette émission d'Entretiens sera diffusée à CBF-FM le vendredi 28 juin à 20 heures.Réalisation: Fernand Ouellette.René Houle Premières CBF-FM vendredi 28 juin.21 heures LE SON DU SANG de Monika Mérinat « Nous pensons qu'une pièce radiophonique doit être avant tout une œuvre de recherche d’effets sonores.Elle doit donc être principalement la création du metteur en ondes plutôt que celle d'un fabricant de mots.Ce qui suit est donc à considérer comme une suggestion de scénario, faite au metteur en ondes qui a d'avance toute liberté pour sa réalisation éventuelle.» Monika Mérinat Nous sommes dans un studio de radio en pleine effervescence de travail où évoluent et s’interpellent techniciens et comédiens.Mais, dès que la dernière interprète est arrivée, à la grande surprise des acteurs et des auditeurs (car nous sommes en ondes), un technicien intime l’ordre aux comédiens de retourner chez eux.Ceux-ci, qui n’en croient pas leurs oreilles crient au fou et menacent d’aller se plaindre au directeur.Inutile, leur déclare un technicien, parce que le directeur a été endormi à l’aide d’un somnifère.Les techniciens savent ce qu’ils font et prennent l’entière responsabilité de leurs actes.Quand une explication leur est demandée, l’un d'eux rétorque: « Moi, je pense qu’une pièce radiophonique, ce n’est pas un gang de comédiens diplômés qui braille dans un microphone un texte écrit par un grrrand écrivain.je crois.je suis sûr que les personnages d’une pièce radiophonique existent vraiment ! Pas en chair et en os comme vous, mais en mots, en sons, puisqu'ils ne font que parler mais qu’on ne les voit pas.» Il est fait reproche aux comédiens d'avoir pris, depuis que la radio existe, la place des personnages.Il est temps que ce médium sonore change, évolue et qu'on fasse enfin de véritables recherches et expériences.Après le départ des comédiens, les deux techniciens, une fois qu ils ont prévenu le public de ce qu’ils ont l'intention de faire, installent une bande magnétique vierge et ils attendent que les personnages-sons se manifestent.21 Tout d’abord, un long silence.Puis, une respiration, un rire de femme très clair se font entendre.Des murmures, de longs gémissements, des chuchotements qui, par une sorte de miracle, proviennent de la bande magnétique vierge.Peu à peu, de la confusion des sons entremêlés, se distinguent des mots isolés dont on remarque surtout ceux de «< vie », « vivre », « il faut vivre », etc.A la suite d’une sorte d’étrange chant grégorien et d’un immense cri collectif.c’est de nouveau le silence.Les deux techniciens décident alors d’avoir recours aux lignes ouvertes et de demander la collaboration du public.Une plus grande surprise encore les attend, eux et les auditeurs.Monika Mérinat a remporté le prix de mille dollars ($1000) du Ile Concours d'œuvres dramatiques radiophoniques en avril dernier pour son texte la Grenouille bleue.Née à Toronto, le 30 novembre 1946, elle avait déjà participé au premier Concours d’œuvres dramatiques radiophoniques et elle fut parmi les finalistes.En plus de sa profession de marionnettiste, Monika Mérinat a collaboré aux journaux Courrier-Sud de Toronto et la Pulpe d’Ottawa.Actuellement, elle travaille à la Chasse-Galerie, un centre culturel canadien-français.Le Son du sang de Monika Mérinat, sera diffusé dans le cadre de Premières à CBF-FM et au réseau AM le vendredi 28 juin à 21 heures.Interprètes: Edgar Fruitier, Jean-Louis Millette, François Rozet, Jacques Galipeau, Andrée Flamand, Nini Durand, Marcel Sabcurin, Suzanne Garceau, Pierre Dagenais, Béatrice Picard, Anne Caron, Marcel Cabay, Monique Bélisle et Alain Fournier.Réalisation: Roger Citerne.R.H.22 Récital CBF-FM et réseau AM dimanche 23 juin, 10 heures MARCEL SAINT-JACQUES et RÉJEAN POIRIER Des sonates pour flûte et clavecin des compositeurs allemands J.-S.Bach et Georg Philipp Telemann sont inscrites au programme de rémission Récital, le dimanche 23 juin à 10 heures.Diffusées à CBF-FM et au réseau AM français de Radio-Canada, ces oeuvres de musique de chambre seront interprétées par les musiciens québécois Marcel Saint-Jacques et Réjean Poirier.Marcel Saint-Jacques Né à Drummondville en 1949, le flûtiste Marcel Saint-Jacques fit ses études musicales au Conservatoire de la province à Montréal.En 1971 il obtint deux premiers prix, l’un de flûte, l’autre de musique de chambre.Membre par la suite de l’Orchestre symphonique de Québec, le jeune homme alla bientôt parfaire son art auprès de Jean-Pierre Rampai à l’Académie internationale de Nice.Depuis, Marcel Saint-Jacques a été flûte solo de l’Orchestre de Radio-Canada; il a aussi remporté en 1973 le Prix d’Europe de l’Académie de musique du Québec et, en 1974, le premier prix dans sa catégorie du XVe Concours national de Radio-Canada.Il est actuellement professeur au Conservatoire de la province à Rimouski.Réjean Poirier Pour sa part, originaire de Montréal, Réjean Poirier étudia au Conservatoire de musique de la province de sa ville natale d’où il sortit avec un premier prix d’orgue et un diplôme de clavecin.Ses maîtres furent Bernard Lagacé et Kenneth Gilbert dans la métropole canadienne et Xavier Darasse au Conservatoire de Toulouse.Parmi les autres récompenses que l’artiste a encore méritées mentionnons un premier prix d’orgue (Toulouse, 1972), un premier prix de musique de chambre (Toulouse, 1973) et le premier prix du Concours international de Bruges (1973).Aujourd’hui Réjean Poirier est professeur de clavecin au Cégep Saint-Laurent.Ayant déjà donné de nombreux récitals au Canada, aux Etats-Unis et en France, il fera cet été quelques tournées aux U.S.A.et en Europe avant de participer au Festival des Flandres.Réjean Poirier et Marcel Saint-Jacques, deux musiciens à l'avenir prometteur que nous entendrons cette semaine au Récital de CBF-FM et du réseau radiophonique français de Radio-Canada.Réalisation: Jean-Yves Contant.C.F.23 ICI RADIO CANADA/RADIO a/s Periodica Inc.c.p.220, Ville Mont-Royal, Qué H3P 3B9 Semaine du 22 au 28 juin 1974 Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe.Permis numéro B-384 Banc d essai CBF-FM et réseau AM vendredi 28 juin, 20 h 30 EN ÉCOUTANT DE JEUNES ARTISTES Juniet Wo/onLe"» «ü^men' V rép0,ncl au nom de Chan^ an* nni nf ÿ ¦ se nomme Louis Lortie, pianiste de seize huitième rn ermer remP°/tait un prix d’honneur (3e) au certino Praaa0rrp*mHernatl0nal des ieunes musiciens Con-nn* a C&s deux artistes de chez nous se famnt d’ètsairediecBFdFeM^8JUin à 20 h 30' à rémissi°" Banc Canada M el du reseau AM ,ranÇ™ de Radio- £4 irj?LDZd££ brookeIOUe SO'° aVeC Oestre aymphonique de sfè" s^ggrgsws»: ss, % ‘ss ronner sel' aZrta an,fS rec°mPe^es sont venues cou- artistes gueÜs VdltetTdlZradtodJ JRui"%deU* ieunes teront cette semaine I Z Jn a?n deJtadio-Canada écou- Lectair et Beethoven eSSa' dans des s°"ales de Réalisation: Rhéal Gaudet.C.F.24
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