Ici Radio-Canada, 4 février 1978, Programme de la télévision
¦' • Vv> Duplessis incarné par Jean Lapointe (article en page 8) Photo André LeCoz Début du nouveau magazine jeunesse Téléjeans Entrevue avec Michèle Lalonde à Femme d’aujourd’hui de vendredi soir Variétés cette semaine Jacques Michel Beausoleil Broussard Jim et Bertrand Marie-Claire Séguin \Wifc jtl r ML 11 • «Hfc, 1 ¦ A *, ’¦*«¦ 1 1 'B Programme Semaine du 4 Volume 12 de la télévision au 10 février 1978 numéro 6 En bref Correctif • Aux frontières du connu présente, le dimanche 5 février à 18 heures, la dernière de quatre émissions consacrées à l'Origine de l'homme.Nous en sommes déjà aux «Premières Sociétés humaines» et le monde passe de la préhistoire à l’ère moderne.L'homme, de chasseur qu'il a toujours été jusqu'ici, devient insensiblement sédentaire.L’agriculture, l'industrie, l’écriture apparaissent avec les premières civilisations en même temps que l'explosion démographique préfigure l'avenir de l'homme tel qu'on le connaît aujourd'hui.Pour traiter ces sujets, des invités de prestige tels que MM.André Leroi-Gourhan, ethnologue et préhistorien; Henry de Lumley, anthropologue; Yves Coppens, paléonthologue; Lionel Bailout, doyen du Musée de l'Homme de Paris, et Frank Tinland, de l'Université de Strasbourg.• C’est un Columbo qui sera à l'affiche de Télé-sélection, le lundi 6 février à 21 heures.Ce film de Ted Post met en vedette, outre l'étonnant Peter Falk, héros de la série, Ricardo Mon-talban et Andres Martinez.Intitulé Question d’honneur, ce long métrage nous raconte une enquête de Columbo au Mexique.La police mexicaine n'arrive pas à expliquer la mort d'un matador d'expérience tué par un jeune taureau qui avait blessé son fils.• Au Temps de vivre du mercredi 8 février à 14 h 30, un groupe du Cercle d’amitié de Drummondville, dont la grande majorité des membres est constituée d'employés à la retraite de la Canadian Celanese viendront nous faire part de leurs préoccupations et de leurs réalisations.Animateur: Pierre Paquette.• Les téléspectateurs voudront bien noter qu’à Femme d'aujourd'hui du vendredi 28 janvier, c’est Nadia Ghalem qui est responsable de la recherche et des entrevues de la rubrique concernant «L’Alaitement maternel».• L'émission Mon pays, mes amours du mercredi 8 février à 11 h 30 nous présente Un paten-teux de Saint-Hilaire.Le «paten-teux» en vedette est aujourd'hui octogénaire.Toute sa vie, il s'est passionné pour la pomiculture et il a sillonné la planète, visitant tous les pomiculteurs du monde dans le seul but d'améliorer sa science.• C’est de la belle ville de Jonquière que vous parviendra Reflets d'un pays, le mercredi 8 février à 23 h 05.Nous y rencontrerons Cyrice Dufour qui s'est toujours intéressé au folklore de notre pays et qui, durant sa vie, a recueilli des dizaines de chansons oubliées.Aujourd’hui à la retraite, M.Dufour entreprend une seconde carrière, celle de folkloriste.Au même programme: rencontre avec Raymond Fortin, fondateur de la Société astronomique et touristique de Dolbeau et constructeur du télescope de Dolbeau.• Un classique du cinéma américain des années 50 sera à l’affiche de Ciné-nuit, le vendredi 10 février à minuit quarante-cinq.Il s’agit du célèbre film de Edward Dmytryk, Ouragan sur le Caine.Ce drame met en vedette le regretté Humphrey Bogart, José Ferrer et Van Johnson.Les officiers américains faisant partie de l'équipage du Caine trouvent bizarre le comportement de leur commandant.Au cours d'une traversée, un ouragan éclate, menaçant la vie des marins à bord.Convaincu que le commandant n’est pas en possession de toutes ses facultés, le second le relève de ses fonctions et mène lui-même le bateau à bon port.Mais une fois à terre, il se voit accusé de mutinerie.• Deux sujets fort intéressants sont au programme de l'émission Science-réalité, le vendredi 10 février à 22 heures: «La Fusion par laser» et «Le Doping dans les compétitions sportives».Animateur: Donald Dodier.Réalisation: Karl Parent.• Les téléspectateurs voudront bien noter que la série Scénario fait relâche cette semaine et la semaine prochaine.A compter du 20 février, Scénario revient à l’horaire avec un texte de Roger Fournier, la Rose des sables, qui met en vedette Louise Marleau.Bien noter que Scénario passera désormais le lundi à 20 h 30.• Aux admirateurs du regretté Charlie Chaplin, la télévision de Radio-Canada offre un Festival Charlie Chaplin qui sera télévisé le jeudi à 23 h 05, à compter du 16 février.Voici le programme prévu: 16 février: Une vie de chien Chariot soldat le Pèlerin 23 février: La Ruée vers l’or 2 mars: Les Lumières de la ville 9 mars: Les Temps modernes 16 mars: Le Dictateur 23 mars: Monsieur Verdoux 30 mars: Les Feux de la rampe 6 avril: Un roi à New York 13 avril: La Comtesse de Hong Kong 20 avril: Chariot, le gentleman vagabond dimanche 29 janvier 17 h 00 Ciné-magazine.Le tournage du film -Two Solitudes».Critique de film.Chronique d’actualité.mercredi 1er février 16 h 30 Le Grenier.Avec Hélène Lolsel-le.Gérard Poirier.Yvon Bouchard, Mariella Bernard.Robert Duparc.Mireille Daoust et Louise Rlnfret.Frimousse veut être certaine de l'amitié de Jonquille et d'Alouette.Elle leur fait passer des tests.Société Radio- '1^-' Canada Ici Radio-Canada télévision Société Radio-Canada Boîte postale 6000, Montréal Code postal: H3C 3A8 Téléphone: 205-3453 Rédacteur en chef: Marguerite Beaudry Mise en pages: Laurent Dell 11 leux Rédacteurs: Fernand Côté, Hélène Fecteau, René Houle, Claude Lacombe Responsable des horaires: Francine Lanlel Composition: Centre Graphique Métropolitain, Inc.Photomontage: R.P.J.Litho, Inc.Impression: Librairie Beauchemln, Liée Pour commander un abonnement ($13 par année) ou nous faire part d'un changement d'adresse, adressez votre correspondance à Ici Radio-Canada télévision a/s Agence d'abonnement Periodica, Inc.C.P.220 Ville Mont-Royal, P.Q.H3P 3C4 Téléphone: 274-5468 ?S13 au Canada ?$15 à l'étranger Nom Adresse appartement Ville Province Code postal Téléphone: Code régional no 2 Jeunesse Culture et information Téléjeans Second regard le samedi à 11 h 30; début: le 4 février dimanche 5,11 h 00 La parole est aux jeunes Un nouveau magazine pour les jeunes sera diffusé à compter du 4 février, à 11 h 30, et sera présenté à la même heure tous les samedis matin.Téléjeans veut donner la parole aux jeunes et se définir en fonction des besoins des jeunes adolescents.Téléjeans veut aussi compenser pour le manque d'information qui s’adresse spécifiquement aux jeunes, en traitant de sujets qui les concernent et en témoignant des réalités qui les préoccupent.Non seulement on tiendra compte des opinions des jeunes adolescents, mais on les fera participer et on les invitera à nous faire part de leurs opinions et de leurs intérêts.On cherchera à savoir ce qu’ils veulent, ce qu'ils pensent et ce qu’ils font.Ainsi, dans la mesure du possible, des reportages filmés à Montréal et un peu partout dans le Québec permettront à des tas de jeunes de nous communiquer leurs expériences.Chaque émission comprendra un reportage où nous verrons des jeunes en situation.Dans la première émission, par exemple, nous pourrons voir des jeunes qui réussissent à gagner de l’argent en faisant la livraison et d'autres, en étant gardiens d'enfants.Une chronique hebdomadaire consacrée à la musique renseignera sur les actualités du disque.A certains moments, on donnera également toute l'information disponible sur un groupe ou sur un chanteur.Pour illustrer ces propos, un artiste sera invité à l'émission.La musique de l'artiste invité sera le thème musical de chaque émission.Il y aura aussi une chronique de livres et une chronique cinématographique où des jeunes viendront nous faire part de leurs opinions et de leurs goûts.Un film d'animation sera diffusé chaque semaine.Une fois par mois, des jeunes formeront une table ronde autour d'un sujet de leur choix.Intitulée Face à face, une autre rubrique de l’émission sera consacrée à une vedette qui sera interrogée par des jeunes.En plus de tout cela, une foule d'autres chroniques parleront de l'art, de la science, de la santé, de la société, donc des carrières, de la famille, de la politique et de la consommation.On vous informera aussi sur les voyages, sur la mécanique, ou sur l'urbanisme.Bref, Téléjeans parlera de tout mais de la manière dont les jeunes s’y intéressent.Téléjeans sera animée par Jacques Lemieux.A la première émission, Nicolas Martin s'entretiendra avec de jeunes livreurs; Anne Mathieu parlera de la main bionique; Alain Lamontagne, harmoniciste, nous fera connaître sa musique, et Louise Rinfrette nous parlera de son voyage en Chine.Daniel Scott, pour sa part, nous donnera quelques renseignements sur le gaspillage de l'eau.La recherche de cette première émission a été effectuée par Arlette Couture et Jean-André Leblanc.Cette série d'émissions est une réalisation de Max Cacopar-do et de Jean-Luc Paquette.Recherche: Louise Pelletier.H.F.Jacques Lemieux L’insémination artificielle chez l’être humain Dans le cadre de Second regard, la télévision de Radio-Canada présentera, le dimanche 5 février à 11 heures, une émission du plus grand intérêt sur l’insémination artificielle chez l'être humain.La médecine vétérinaire pratique depuis longtemps, et sur une haute échelle, l'insémination artificielle chez les animaux.Tout le monde y trouve son compte et ça ne pose pas de problème sérieux.Mais il n’en est pas de même en ce qui concerne l'être humain parce que pour une forte proportion de gens, ce geste pose un problème d’ordre moral.On n’en parle d’ailleurs qu’avec circonspection.Cependant, comme les couples humains infertiles représentent 10% de la population qui procrée et que cette infertilité est due à l'homme dans 30% à 40% des cas, il fallait bien trouver une solution pour ces couples qui veulent un enfant sans avoir recours à l'adoption.L'insémination artificielle constitue donc maintenant un recours possible, grâce aux progrès de la science.Elle est d’ailleurs d’une utilisation facile et se généralise de plus en plus à travers le monde.Mais qu'est-ce exactement que l'insémination artificiellle?C’est l’emploi d'un moyen autre que la rencontre génitale entre un homme et une femme pour mettre le spermatozoïde en contact avec l'ovule.Ce moyen peut s'appliquer de deux façons: homologue, avec le sperme du mari; hétérologue, avec le sperme d’un donneur étranger.On nous apprendra, au cours de cette émission, que les premiers essais en ce domaine furent pratiqués en Angleterre en 1793 par le docteur John Hunter et qu’au Canada, ils se pratiquent depuis une dizaine d'années dans la plupart des villes.Nous saurons également qu'il est possible de congeler le sperme et qu'on trouve aujourd'hui environ 14 banques de sperme aux Etats-Unis, 3 en France, 5 ou 6 au Canada et au moins 2 au Québec.Des statistiques, quelque peu imprécises, nous apprennent néanmoins qu'il existe actuellement entre 150 000 et 200 000 enfants nés par insémination artificielle, qui ont entre 1 et 20 ans.Outre les explications d'ordre général sur ce qu'est l'insémination artificielle, on abordera aussi, à cette émission de Second regard, les questions humaines, morales, médicales, juridiques et psychologiques que pose cette pratique.Pour ce faire, l’équipe a effectué des recherches dans les hôpitaux Maisonneuve, Saint-Louis, ainsi qu'au Centre hospitalier de l’Université Laval où se trouve une banque de sperme et où on pratique l'insémination artificielle depuis 10 ans.Entre autres questions, on se demandera quelles sont les incidences psychologiques de cet acte sur le couple, le donneur et l'enfant?Quels sont les risques d'eugénisme ou de discrimination envers la femme célibataire et son droit à la maternité?Quelle est la position officielle des Eglises catholique romaine, judaïque, protestante, face à l’insémination artificielle chez l'être humain?En somme, cette intervention médicale est-elle acceptable au plan de l'éthique?Si oui, à quelles conditions?Invités: les docteurs David Roy, directeur-fondateur du Centre de bioéthique de l'Institut de recherches cliniques de Montréal; Claude Duchêne, de l'hôpital St-Luc; Jean Mailhot, Jacques-A.Bury et Jacques Rioux, du Centre hospitalier de l'Université Laval, et Gilles Bleau, de l'hôpital Maisonneuve; Mme Andrée Chatel-Aird, psychologue du Service de psychologie de l'Université de Montréal, ainsi que M.Guy Durand, du département de théologie de la même université.Recherche, animation, textes et interviews: Gilles-Claude Thé-riault.Réalisateur: Jean Char-bonneau.Assistante: Denise Beaudry.3 Les Beaux Dimanches Dimanshowsoir le 5, 19 h 30 Une soirée avec Beausoleil Broussard Jim et Bertrand Marie-Claire Séguin Le 5 février, les téléspectateurs des Beaux Dimanches sont invités, à 19 h 30, à voir un Dimanshowsoir mettant en vedette Beausoleil Broussard, Jim et Bertrand et Marie-Claire Séguin.D’origine acadienne, le groupe Beausoleil Broussard est déjà extrêmement populaire auprès des jeunes, en dépit de sa fondation récente.L'Evangéline de Moncton annonçait, le 25 mars 1977: «Le Service des loisirs socio-culturels de l'Université de Moncton présente, en collaboration avec la Société Radio-Canada, le spectacle du tout nouveau groupe acadien Beausoleil Broussard.Ce quatuor, composé d'Acadiens: l'interprète Isabelle Roy, le chansonnier Jacques Savoie, le guitariste Claude Fournier et le violoneux Johnny Comeau, n'a pas fini de faire parler de lui.» Quant à ceux qui se demandent pourquoi le groupe s’appelle Beausoleil Broussard alors que pas un des quatre ne porte l'un de ces deux noms, ils pourraient se référer de nouveau à L'Evangéline pour apprendre «l'histoire de Joseph Beausoleil Broussard, l'anti-héros parfait selon les normes de Longfellow, l’Acadien qui, au lieu d’acquiescer à son sort, cherche le défi, le combat».Au lieu de se laisser déporter sans protester, Beausoleil Broussard se fait pirate; il arraisonne des navires et transporte lui-même en terre plus hospitalière ses compatriotes.Malheureusement, le pirate acadien ne connaîtra jamais lui-même la Louisiane.Il y meurt quelques jours à peine après y avoir conduit mille Acadiens.On trouve aujourd’hui, entre Lafayette et Saint-Martinville, un petit village qui porte le nom de Broussard.A l'émission Dimanshowsoir, le groupe Beausoleil Broussard chantera Par un dimanche au soir, la Complainte de trop, les Têtes de boeuf, le Reel des ac- Le Chanoine Lionel Groulx: 1878-1978 le 5, 20 h 30 costés, la Chanson de la cuiller, la Turluterie des infidèles et L'arbre est sans feuilles.Au même programme, on pourra entendre Jim et Bertrand, deux jeunes, associés depuis six ans dans la même passion pour la chanson folklorique traditionnelle.Une de leurs auditrices disait: «Ils n'aiment pas beaucoup le rock trop dur à leur goût.Ils préfèrent une musique plus douce qu’ils interprètent avec chaleur et sensibilité.» A Dimanshowsoir, Jim et Bertrand chanteront Ce matin sans hésiter, la Belle des champs, Entracte, la Tête en gigue, Welcome soleil et Séjour à Stoke.Quant à Marie-Claire Séguin, elle fait désormais cavalier seul et elle s'est complètement renouvelée.Elle travaille beaucoup avec le pianiste Neil Chotem et son inspiration est un rayon de soleil, une bouffée d’air frais.Elle chantera, le 5 février: Requiem, Prélude, Sois ma demeure et Au coeur de vous.Cette émission sera présentée dans des désors de Pierre Major, avec des costumes de Roger Lepage et des maquillages de Jacques Rivest.Directeur musical: Richard Grégoire; direction technique: Guy Desmarais; conception de l'émission: Lucien Gagnon.Réalisation: Pierre Desjardins.Marie-Claire Séguin Un documentaire sur la vie du chanoine Groulx Parmi les nombreux hommages qui sont rendus au chanoine Groulx à l’occasion du centenaire de sa naissance, il en est un qu'il ne faut absolument pas manquer.C'est le documentaire à la fois passionné, précis et très consciencieux qui sera proposé aux téléspectateurs de la chaîne française de Radio-Canada aux Beaux Dimanches, le 5 février à 20 h 30.Intitulé le Chanoine Lionel Groulx: 1878-1978, ce film de Pierre Valcourt et Louis-Martin Tard relate toute la vie du grand patriote, de sa naissance à sa mort, à l’aide de nombreux documents et d’émouvants témoignages d’historiens, journalistes, écrivains, amis, disciples, fidèles et admirateurs.Au moment où naît Lionel Groulx à Vaudreuil le 13 janvier 1878, de parents cultivateurs, la population de Québec est d'environ 1 300 000 habitants.Durant sa petite enfance, a-lors que John MacDonald aura repris le pouvoir et que Louis-Joseph Papineau sera disparu depuis quelques années, Lionel Groulx sera marqué par un événement historique important: l'écrasement des Métis dans l'Ouest et l'exécution de Louis Riel.Après avoir fait ses études primaires à l'Académie des clercs de Saint-Viateur, il s’inscrit au Séminaire de Sainte-Thé-rèse-de-Blainville.Nous apprenons à le mieux connaître à travers ses travaux, ses lettres, les poésies qu’il écrit et son journal personnel.Certes, il s’ennuie de sa famille mais il n'en décide pas moins de se faire prêtre, le 5 avril 1899.En septembre de la même année, il entre au Grand Séminaire de Montréal et est ordonné prêtre le 28 juin 1903.Entre autres événements de cette vie religieuse, dynamique et créatrice au plus haut point, nous pourrons apprécier le Lionel Groulx professeur au Collège de Valleyfield de 1900 à 1915.Déjà génial et plein d'ardeur, il fonde 1e Mouvement d'action catholique, obtient un doctorat en philosophie et en théologie de l'Université de la Minerve, à Rome et visite plusieurs pays d’Europe.Professeur d’Histoire du Canada de 1915 à 1949, il commence alors à parler de «nos luttes constitutionnelles», donne un cours à la Sorbonne et quatre autres à l'Institut catholique de Paris sur le Français du Canada.Parallèlement à son métier de professeur d'Histoire du Canada, il trouve moyen de publier de nombreux ouvrages: Notre maitre le passé, l'Enseignement français au Canada, les Rapail-lages, l'Appel de la race, Dix ans d'Action française, Au Cap Blomidon, etc.En 1947, Lionel Groulx fonde la Revue d'Histoire de l'Amérique française ainsi que l'Institut du même nom; ensuite, de 1949 à 1967, il partage son temps entre la RHAF et ses publications personnelles, sans compter, un peu partout, d’innombrables discours, sermons, conférences et entrevues.Sa mort survient le 23 mai 1967.Le documentaire intitulé le Chanoine Lionel Groulx: 1878-1978 est une production d’Explo-Mundo Incorporé.Scénario: Louis-Martin Tard.Réalisation: Pierre Valcourt.Recherche et documentation: Fondation Lionel Groulx.Invités: le maire de Montréal, M.Jean Drapeau; Juliette Ré-millard, Suzanne Trufimenkoff, François-Albert Angers, Guy Fré-gault, Michel Brunet, Paul-Emile Robert, Gérard Filion, Jean-Pierre Wallot, Jean-Pierre Gaboury, Robert Rumilly, René Durocher et Gérard Turcotte.Lionel Groulx ""“?v 4 Les Beaux Dimanches Piotr Ilitch Tchaikovski: 1840-1893 le 5, 21 h 30 «Le Miracle Tchaikovski» "Je suis russe, russe, russe jusqu'à la moelle des os».P.l.Tchaikovski Tchaikovski, qui aimait tant insister sur son sang slave, é-tait un hypersensible et un grand tourmenté.Il n'empêche que son oeuvre, avec celle de Beethoven, dit-on, “demeure la plus populaire de tous les temps».Selon le réalisateur Pierre Morin: «Tchaikovski a réussi à exprimer avec des sons ce que les humains trop souvent démunis n'arrivent pas à dire.Il épouse l'amour, la douleur, la colère, le désespoir, la clarté soudaine et fugace, le geste, l'âme de tous les hommes, de toutes les femmes, et cela parfois jusqu'à l'obsession.«Nous en sommes comblés: comme devant un miroir, notre visage soudain apparaît nu.Il va se transformer: nous devenons le cygne qui aime le prince, le piano sur lequel s'inscrivent des arpèges ou des rythmes capricieux, une mélodie interminable, un violon, une harpe dorée, une flûte, et Tchaikovski nous guide dans l’architecture complexe de son monde intérieur.Nous ne pouvons plus en sortir: ses mélodies interminables ne nous quitteront plus.Nous avons été piégés.» Voilà, entre autres raisons, pourquoi Pierre Morin nous invite à cette émission consacrée au «miracleTchaikovski» qui aura lieu dans le cadre des Beaux Dimanches, le 5 février à 21 h 30.Au programme: Pas de deux, extrait du 2e acte du Lac des cygnes, d'après une chorégraphie de Marius Petipa et Léon Ivanov dans une mise en scène de Brydon Paige, avec les danseurs solistes de la compagnie des Grands Ballets Canadiens Sonia Vartanian et David LaHay.Violon solo: Eugène Husaruk.Costumes: Wendell Dennis.En deuxième partie d'émission, nous entendrons le Concerto no 2 en sol majeur, opus 44, pour piano et orchestre de Tchaikovski.Soliste: Raoul Soza, pianiste, avec Eugène Husaruk, violon solo, et Guy Fouquet, violoncelle solo.Enfin, en troisième partie: Pas de deux, extrait du 2e acte de Casse-noisette, selon une chorégraphie de Fernand Nault d’après Léon Ivanov, a-vec les danseurs solistes An-nette av Paul et Vincent Warren, des Grands Ballets Canadiens.Costumes: Nicole Martinet.Au pupitre: Otto-Werner Mueller.Dispositif scénique: Hugo Wuethrich; maquillage: Edward Shrimpton; cameramen: Réal Angers, Robert Lowe et Claude Veilleux; contrôle de l'image: Robert Tremblay; montage magnétoscopique: Marcel Pelchat et Leslie Smith; prise de son: Hervé Bibeau; éclairages: Jean-Guy Corbeil; assistant: Pierre-P.Girard; script-assistante: E-velyne Robidas; direction technique: Normand Blier.Otto-Werner Mueller V.Warren et A.av PauI D.LaHay et S.Vartanian Raoul Soza Guy Fouquet 5 Culture et information Femme d'aujourd'hui Femme d'aujourd'hui samedi 4,14 h 00; semaine du 6,13 h 35 vendredi 10, 20 h 30 Diverses facettes de la femme d’ici Le samedi 4 février à 14 heures, Femme d'aujourd'hui propose aux téléspectateurs de la chaîne française de Radio-Canada une émission de Monique Renaud diffusée une première fois le 12 janvier dernier.Au programme: une interview de Minou Petrowski avec Suzanne Masson, secrétaire de la Régie de l’assurance-automobi-le du Québec.France Nadeau interviewe Mlles Marie Lavigne, historienne, et Yolande Pinard, professeur d'histoire à l'UQUAM, coauteurs d'un livre publié chez Boréal Express et intitulé les Femmes dans la société québécoise.Louise Arcand s’entretient avec Louise Letocha, nouvelle directrice du Musée d'art contemporain de Montréal.Pour terminer l’émission, France L'Abbé interviewe le Dr Maurice Mongeau, psychiatre; Pascale Décarie, psychologue, et Patricia Leboutin, travailleuse sociale, tous trois membres de l'Institut de réadaptation de Montréal, qui nous parlent de cette terrible maladie qu’est la myélo-méningocèle, affection congénitale qui consiste en une lésion de la colonne vertébrale chez le nouveau-né.Femme d'aujourd'hui nous parviendra d'Ottawa, le mardi 7 février à 13 h 35.Le sujet: Est-ce que les femmes acceptent encore la pilule comme solution globale à la contraception?Marie-Paule Doyle, directrice générale de Séréna, nous parle de la méthode sympto-thermique, et six invités en studio, Mmes Hélène Padovani, Elisabeth Da Silva, Marie-Line Trudel, Marie-Thérèse Charbonneau, Danielle Pi-carel et Lisette Montfils donnent leur opinion sur les différentes méthodes de contraception: stérilet, pilule, méthode sympto-thermique, etc.Elles parlent également des effets secondaires de la pilule, des autres moyens à prendre pour celles qui rejettent la pilule, et elles se demandent si l'avortement est une forme acceptable de contraception.Recherche et animation: Rachel Verdon.Réalisation: Kristina Von Hlatky.Un sujet qui ne peut laisser aucun téléspectateur indifférent sera à l’étude, le mercredi 8.L'émission présentera le 1er de 2 dossiers (le second passera le 22 février) intitulés Un tableau général de l'état de santé des Québécois.Une table ronde réunira des invités qui étudieront les facteurs de détérioration de la santé, tels que la malnutrition, l'abus des médicaments, la drogue, l'alcool et des facteurs socio-économiques comme le manque d'information.Il sera également question des problèmes dus au facteur géographique urbain ou rural et du coût des services médicaux.Recherche: France L'Abbé; interview: France Nadeau; animatrice: Louise Arcand.Réalisation: Fernand Ippersiel.Femme d’aujourd’hui consacre toute son émission du jeudi 9 à l'Education.Stéphanie Brunel-le, recherchiste et animatrice de ce reportage, rencontre d’abord des enfants dans trois écoles de types différents: l'école Le Carignan (traditionnelle); l'école Jules-Verne (aire ouverte), et l'école François-de-Laval (école libre).Après avoir demandé aux enfants leur opinion sur leur école respective, Stéphanie demande aux parents pourquoi ils ont choisi d'envoyer leurs enfants à tel ou tel type d'école.Enfin, l’animatrice interviewe les directeurs de ces trois écoles: MM.Jean Laplante (François-de-Laval), Pierre Gri-mard (Le Carignan) et Raymond Pépin (Jules-Verne).En conclusion, Stéphanie s’entretiendra avec M.Jean-Guy Venne, un des collaborateurs du Livre vert sur l'éducation.Réalisation: Jac Se-gard.Stéphanie Brunelle Michèle Lalonde poète et mère de famille Le vendredi 10 février à 20 h 30, Femme d'aujourd'hui consacre son émission du soir à un Portrait de madame Michèle Lalonde, poète et mère de famille.Aujourd'hui au seuil de la quarantaine, Michèle Lalonde a consacré plus de vingt ans de sa vie au métier de poète et d'écrivain.Elle est une des rares femmes du Québec (et de sa génération) à avoir consacré l'essentiel de ses énergies à la poésie.Colette Beauchamp interviewe Michèle Lalonde qui nous parle de son adolescence, de son mariage, de sa vie de mère de famille et d'écrivain, de sa façon de concevoir l'écriture et de sa démarche intellectuelle.Dès l’âge de 15 ans, Michèle Lalonde écrivait et voulait devenir comédienne.Sous l'influence de Lucie de Vienne avec qui elle a étudié l'art dramatique, elle é-crit et présente au Proscenium une première pièce.A 20 ans, elle rencontre l'homme de sa vie et l'épouse.Il est médecin et comme ils passent cinq ans sans enfants, Michèle Lalonde nous dit quelle a vécu ces cinq merveilleuses années en bohème, écrivant et collaborant à la revue Liberté.La naissance de Michèle Lalonde en 1967 son premier enfant lui fait découvrir la vérité du mariage.Deux autres enfants suivent et Michèle Lalonde vit pleinement les responsabilités de la mère de famille le plus souvent seule, avec un mari obligé de s'absenter souvent le soir et les weekends.Tout en acceptant que son mari veille au bien-être général de la famille, elle acquiert une certaine indépendance en travaillant pour gagner sa vie.Maintenant que ses enfants peuvent se débrouiller seuls, elle enseigne l'Histoire des civilisations à l'Ecole nationale de théâtre.Après avoir cherché tous les moyens et tous les endroits imaginables pour écrire en paix, Michèle Lalonde a fini par trouver le lieu idéal: sa propre maison.où elle ne peut bien travailler que la nuit, quand les autres dorment.Depuis vingt ans, Michèle Lalonde a publié des poèmes, des oeuvres en prose et beaucoup d'articles dans des revues.Parmi ses créations les plus connues: un poème-affiche intitulé Speak White; des poésies comme Songe de la fiancée détruite, Terre des hommes et Geôles.Au théâtre, elle a donné Théâtre Ankarania ou Celui qui crie au Festival d'art dramatique de 1956, ainsi que Dernier recours de Baptiste à Catherine, à l'Ecole nationale de théâtre, l'année dernière.Michèle Lalonde a peu publié; elle préfère le contact direct a-vec les gens dans des récitals publics, dans les Cegeps, par exemple; tout comme elle aime le travail en équipe avec des auteurs comme Gaston Miron et Hubert Aquin, notamment.Elle a en outre collaboré pendant plus de dix ans à des revues de prestige comme Liberté et Maintenant.C'est Colette Beauchamp qui a fait la recherche pour cette émission spéciale réalisée par Fernand Choquette.6 Variétés Culture et information Vedettes en direct mardi 7, 20 h 30 Rencontres mardi 7, 23 h 05 La chaleur, l’amitié avec Jacques Michel A l'émission Vedettes en direct qui sera télévisée le mardi 7 février à 20 h 30, à la chaîne française de Radio-Canada, la réalisatrice Lise Chayer nous propose un tour de chant de Jacques Michel.A cette occasion, Jacques Michel interprétera les chansons suivantes: Qu'est-ce qui t'arrive?, Des oiseaux plein la tête, Comme je suis, Rose, chair de femme, Il chantait, Avec moi, tu ne perds pas ton temps, Voyez-vous le temps qu'il fait et Ami, reviens.Jacques Michel a écrit les paroles et composé la musique de chacune de ces chansons.Ceux qui sont familiers avec son répertoire auront remarqué qu'à cette émission de la série Vedettes en direct, Jacques Michel interprétera deux nouvelles chansons.Ces deux créations ont pour titres Qu'est-ce qui t'arrive et Avec moi, tu ne perds pas ton temps.Daniel Des Chênes assurera la direction musicale du tour de chant de Jacques Michel.Cette émission placée sous le thème du soleil, de la chaleur, de l'amitié nous fera découvrir un Jacques Michel plus tendre et moins mélancolique.Francine Dion a dessiné les décors de l’émission et Roger Désautels dirigera la prise de son.Cette émission de la série Vedettes en direct sera réalisée par Lise Chayer, assistée de Normand Duceppe et de Jocelyne Hade-Cassivi.Qu’est-ce qu’un père?A Rencontres le mardi 7 février à 23 h 05, nous assisterons au deuxième entretien entre Denis Vasse et Marcel Brisebois.Après avoir un peu parlé de sa vie et expliqué le pourquoi de sa vocation de médecin-jésuite-psychanalyste, Denis Vasse, dans la première émission, a esquissé les grandes lignes de sa pensée et nous a dit en quoi consistaient exactement ses recherches.A partir de ses ouvrages le Temps du désir et l'Ombilic et la voix, il établissait une théorie du désir et nous invitait à une lecture du monde, de ses réalités, tout en nous montrant l'importance primordiale, chez l'homme, de la parole et de l'écriture.Dans ces essais, qui sont le compte rendu d’analyses effectuées auprès d'enfants psychotiques, Denis Vasse parle beaucoup des rapports parents-enfants qui marquent à jamais la vie de tout être humain.Après avoir démontré le grand écart qui existe entre l'amour et le désir d’avoir un enfant, il nous dit qu’un couple ne sait pas pourquoi il veut un rejeton.Mais, pour un homme qui a la foi, les parents sont «unis par la parole créatrice».Il y a toujours quelque chose qui échappe à la maternité et à la paternité.Et c'est pourquoi les psychanalystes parlent de «métaphore paternelle».Parce que «le père représente la parole qui fait vivre, et c’est dans la mesure où un enfant a rencontré quelqu'un pour qui ce partage de la parole, cette inscription dans la parole a été possible pour lui, que cette personne est vraiment père pour lui».Il existe une grande différence entre être le géniteur et être le père.Ce peut même aller jusqu’au drame et on verra des enfants ne pas hésiter à dire: «Mes parents m’ont donné la vie; mais c’est tout ce qu'ils m’ont donné».Donner la vie ne se résume pas à engendrer un corps biologique; c'est surtout aider à ce qu'un sujet parlant s’interroge sur sa propre origine.Vouloir vraiment un enfant signifie avant tout vouloir le détacher de soi, qu’il soit autre, et, en plus de l'avoir engendré, l'adopter.Les parents doivent aider leur enfant «à sa constituer dans sa propre parole» et éviter qu’il soit une projection d'eux-mêmes.Il faut adopter son propre enfant et l'aider à «advenir perpétuellement».Denis Vasse nous explique, à partir de là, les rapports du sujet avec l'analyste qui ne peut qu'aider le premier à se constituer, à s'accepter lui-même, à ê-tre libre au milieu du combat de tous et de chacun.L'analyste aide toujours un sujet à comprendre qu'il n’est pas réductible à l’image qu'il se fait de lui-même.car l'homme est à l'image de Dieu qui est l’innommable, l'irreprésentable.Etre créé à l'image de Dieu veut dire, paradoxalement, être créé à l'image d’aucune image-mais à l'image néanmoins «de ce qui parle à l’intérieur de soi.» Certes, être créé à l'image d'une parole constitue une contradiction ultime; mais ça nous aide à comprendre que nous sommes «au-delà de ce qu'on pense de nous».Selon Denis Vasse, il a été lui-même historiquement déterminé à être prêtre par tous les signifiants qui ont joué dans sa vie.Ainsi, tout homme est déterminé par une parole qui se dit en lui et qui le constitue.C’est la parole de Dieu qui est à la fois le lieu de la liberté, de la vérité et du déchirement, car la foi est un combat.La foi demeure la possibilité de se tenir debout, comme un homme, jusqu'à la mort qui, seule, nous permet de voir Dieu.Interviewer: Marcel Brisebois.Réalisation: Raymond Beaugrand-Champagne.Script-assistante: Colette Danthony.R.H.7 Hors série Duplessis début: le mercredi 8, 21 h 00 Un homme paradoxal: Maurice Duplessis • Quelqu'un prendra ma place mais vous ne me remplacerez pas» Duplessis Dans le cadre de Hors série, la télévision de Radio-Canada présentera, à compter du 8 février, une série de sept émissions intitulée Duplessis.Les sept épisodes d'une heure qui seront diffusés chaque mercredi à 21 heures racontent l'histoire de cet homme paradoxal qui fut plus que tout autre intimement mêlé à l'histoire du Québec dont il fut le premier ministre durant dix-huit ans.Cette mise en scène d'événements historiques constitue un documentaire fidèle aussi bien qu'un dramatique séduisant.Plus de deux cents comédiens ont participé à cette réalisation où la recherche de l’authenticité fut égale à celle de la qualité.Ce gigantesque travail d'équipe a nécessité l'apport de plusieurs spécialistes réunis dans une volonté d'efforts communs.On ne saurait trop insister sur le constant souci de tous pour être fidèles aux faits historiques.A tous les niveaux et sur tous les plans, on s’est assuré de l'authenticité de chaque détail, de l'exactitude des paroles, des actes, des décors et même de la température.Basée sur des documents officiels, sur des correspondances, des articles de journaux et des témoignages de plusieurs personnes, cette série relate les principaux aspects de la vie politique de l'époque et circonscrit l'influence de Duplessis sur les destinées du Québec.Cette création s’inscrit dans une perspective lucide qui permettra au public de réfléchir sans parti pris.On n'a pas cherché à valoriser ou à dévaloriser Duplessis mais bien à témoigner d’une réalité qui nous est proche.C'est la complexité de l'être humain comme celle de l’homme politique qui nous y est révélée.Dans son ouvrage consacré à Duplessis, Conrad Black déclare: «On le disait social et solitaire, généreux et cruel, magnanime et rancunier.Il encourageait le culte de sa personne, créant autour de lui un climat paternaliste.» Au cours des sept épisodes, nous découvrirons donc un Duplessis tour à tour dénonciateur, profiteur, rusé, prêt à tout pour obtenir et garder le pouvoir.Nous le verrons aussi face à l'échec, malade, réfléchissant, s'interrogeant, s’attendrissant ou se mettant en colère.Ses mécanismes de pensée, ses réflexes, ses haines, ses affections, sa piété et son déclin: tout cela se succède comme autant d'aspects de sa personnalité.Qu’on aime ou pas Duplessis, on ne peut demeurer insensible à ce personnage hautement coloré quand chaque scène nous présente une réalité bien saisie et bien révélée.Quelle que soit notre opinion sur lui, il est intéressant de noter que c’est sous son gouvernement que le Québec s’est véritablement imposé comme une société industrielle moderne.Un fait demeure certain: Duplessis fut l'un des hommes les plus marquants de l'histoire du Québec.Dans le but de recréer le climat et l’atmosphère de l'époque, l'équipe s'est attardée à reconstituer avec exactitude tous les éléments qui s’intégrent dans ces émissions.Pour les besoins de la dramatisation, il a fallu parfois créer une scène qui résume de façon suc-cinte un événement qui aurait autrement demandé des heures.Par ailleurs, il est impossible de ramasser plus de vingt ans d'histoire sans omettre certaines choses.Malgré cette obligation d'abréger et d'adapter, aucun personnage n'a été inventé.Cette série constitue donc un document important pour tous ceux qui s’intéressent au fait québécois.A travers les événements et les personnages, il est facile d’observer comment nos attitudes et nos préoccupations se sont modifiées en peu de temps.Cette rétrospective ne peut qu'aider les gens à mieux se définir et provoquer ainsi une prise de conscience qui leur permette de construire une so- ciété qui corresponde davantage à leurs désirs et à leurs besoins.Mark Blandford, qui a eu l’Idée de cette série, en a fait la réalisation.C’est sans doute grâce à son esprit d'équipe que la série Duplessis représente maintenant une initiative remarquable dans l'histoire de notre télévision.Il fut assisté dans son travail de Claude Désorcy qui en a été le réalisateur conseil.Le rôle de Duplessis a été confié à Jean Lapointe qui, sans faire une imitation, a su trouver dans les ressources de sa sensibilité les moyens de nous donner un personnage aussi intense que l'était Duplessis.A travers le jeu exceptionnel de Jean La-pointe, nous comprenons mieux comment et pourquoi Duplessis a été l’expression de la société québécoise de son époque.Jean Lapointe au naturel.£ Il n'imite pas Duplessis, il le devient Originaire de Price en Gaspé-sie, Jean Lapointe est né en 1935 d'une famille de sept enfants.Il n'a que treize ans lorsqu'il donne son premier spectacle sur scène.En 1955, il se joint à Jérôme Lemay pour former le groupe «Les Jérolas», qui connaît un énorme succès tant au pays qu'à l'étranger.En 1974, les deux partenaires décident de poursuivre leur carrière individuellement.Depuis qu’il travaille seul, Jean Lapointe a beaucoup changé.Il s'est renouvelé et il a fait de nouvelles expériences.Mono-loguiste, imitateur, auteur-compositeur et comédien, son talent est aussi grand dans un domaine que dans l'autre.On a pu le voir jouer dans plusieurs films dont: l'Eau chaude, l'eau frette; OK Laliberté; les Ordres; Ti-mine, Bernie pi la gang; J.A.Martin, photographe, et Angela.Il a également donné deux spectacles à la Place des Arts dont le plus récent est un triomphe.A l'automne de cette année, il sortira un troisième microsillon.Les deux premiers s'intitulaient Jean Lapointe démaquillé et Face A, Face B.En 1977, il a passé près de cinq mois à jouer dans la série Duplessis dont il incarne le personnage principal.Il considère que ce premier rôle à la télévision est pour lui une chance incroyable.Cette expérience, qui fait partie des plus belles aventures qu’il ait vécues, sera offerte aux téléspectateurs du 8 février au 22 mars, dans le cadre de Hors série, tous les mercredis à 21 heures.Envoûté par le personnage de Duplessis, c'est une approche toute intuitive que Jean Lapointe a faite du personnage.Il importe de préciser que ce n'est pas en tant qu'imitateur que l'on a fait appel à lui.Il n’a d'ailleurs visionné que vingt minutes d'un film de Duplessis, pour s'imprégner du personnage.Bien qu'il ait retenu certaines caractéristiques, c'est en essayant de pénétrer au coeur même de l'homme qu’était Duplessis qu’il a voulu 8 le jouer.Il a tenté de comprendre Duplessis, se mettre dans sa peau et capter sa vision des choses pour être en mesure de sentir les réactions que Duplessis a dû avoir.Son expression n’est pas le résultat d'une technique bien rodée, mais bien celui d'une intériorisation, d’une sensibilité aiguisée et d'une é-coute sincère de l'autre.Cette expression du personnage qu’il devait jouer, il ne l’a pas trouvée dans une observation superficielle mais à travers un vécu.Comme il en était à sa première expérience de comédien à la télévision, il craignait un peu l'attitude des grands professionnels du théâtre comme Jean-Louis Roux, Georges Groulx ou Yves Létourneau.Mais il a été frappé par la gentillesse de tout le monde à son égard et par l'appui que lui ont donné les comédiens.Il faut dire que selon les témoignages reçus, Jean La-pointe a su conquérir ses camarades dès le début par la justesse de son jeu.«Je suis arrivé là très nerveux, avoue-t-il.Je voulais m'imprégner de cette voix-là».Et à cause de cela, il n'attend pas les répétitions pour entrer dans son personnage et dès les premières lectures, il devient Duplessis.Mais plus tard dans la série, s'il courbe .et dans son rôle les épaules, c'est moins parce qu’il a remarqué cette attitude que parce qu'il a ressenti ce que Duplessis a dû éprouver.Il ressent à la fois la violence et la tendresse du personnage.Aujourd'hui, Jean Lapointe déclare qu'il aime Duplessis.«Il a fait de son mieux, dit-il, et il était sincère.Même s'il était machiavélique, il a travaillé dans l’intérêt des Québécois.A sa place, bien des individus auraient fait pire.Je voudrais qu'il sorte sympathique de la séries- Jean Lapointe est tellement entré dans son personnage qu'il ne peut plus le juger; il en parle comme on parle d'un ami.Cependant, il ne fait pas d'exagération; son jeu est d’une justesse remarquable et la ressemblance est vraiment frappante.Bien qu'il soit au sommet de sa popularité, Jean Lapointe affirme qu’il y a trop longtemps qu’il est dans le métier pour oublier à quel point le succès est une chose éphémère.«Ça me rend heureux mais il faut que je travaille davantage.» Selon ses propres paroles, cette série lui a fait faire un grand pas.«Je ne sais pas ce que ça donnera dans l'avenir, mais c'est une des plus belles aventures que j'aie vécues.» Et en terminant cette conversation, il tient à dire un dernier merci à tout le monde.Ceux qui ont connu Duplessis verront sans doute les différences réelles qui existent entre les deux hommes mais ils ne pourront pas manquer de reconnaître dans Jean Lapointe des traits particuliers à Duplessis.Nous devons au comédien d'avoir su vivre son personnage assez profondément pour nous communiquer les conflits et les contradictions de cet être qui a joué un grand rôle dans notre destin collectif.Hélène Fecteau Quelques scènes du premier épisode * 9 Culture et information Sport Le Solitaire de Ville-d’Avray dimanche 5, 16 h 30 «La Manie interrogeante» Regardez le Solitaire de Ville-d’Avray, série réalisée par Jean-Claude Bringuier et télévisée le dimanche à 16 h 30 à la chaîne française de Radio-Canada.Dans la cinquième émission de la série, qui passera le 5 février, Jean Rostand aborde des problèmes cent fois posés, jamais résolus, par les philosophes de tous les temps.Jean Rostand parle d'abord de la liberté: «Peut-on dire que l'homme, si rigoureusement déterminé par son patrimoine héréditaire et génétique, par sa vie prénatale et sa première enfance, est libre?» En réponse à la question qu’il pose, le Solitaire répond: «La part de liberté est mince, mais cette rigoureuse détermination fait que chacun est unique et irremplaçable.» Il précise en ajoutant: «La combinaison chromosomique dont nous résultons, la vie prénatale et le milieu dans lequel chacun naît est unique.Il est impossible que les mêmes circonstances puissent se reproduire deux fois.» Dans cette émission passionnante, Jean Rostand parle aussi de l'évolution de l'homme et il nous fera partager sa «manie interrogeante» en posant de nombreuses questions sur le monde de demain, surtout sur celui dont rêvait Aldous Huxley, «le meilleur des mondes».Jean Rostand Les Ateliers Basketball, tennis, patinage vendredi 10,14 h 30 semaine du 4 Des poupées folkloriques aux légendes québécoises A l'émission les Ateliers diffusée le vendredi 10 février à 14 h 30 à la chaîne française de Radio-Canada, les animateurs Myriam Magnan et Jacques Hou-de nous présenteront deux artisans du Québec: Mme Agathe Dubreuil, de Vallée-Jonction, et M.Guy Rousseau, de l’île d'Orléans.Agathe Dubreuil fabrique des poupées folkloriques d'après ses souvenirs.Elle a ainsi recréé des personnages qu'elle a connus, qui ont vécu près d'elle comme son vieux mineur, son vieux bûcheron.A l’émission, Agathe Dubreuil nous dira comment elle procède pour faire revivre ces personnages d’hier et d'aujourd'hui.Artisan de l'ile d'Orléans, Guy Rousseau nous parlera des légendes de son île et d'autres légendes québécoises.Il nous fera part de son projet de suggérer au Gouvernement du Québec d’inviter les personnes de l'Age d'or à rendre visite aux jeunes dans les écoles pour leur raconter les légendes du pays.Comme artisan, Guy Rousseau s'intéresse au recyclage de la laine.Il défait de vieux tricots pour en refiler la laine et tricoter de nouvelles pièces.C'est Myriam Magnan qui fait la recherche de cette émission réalisée à Québec par Andrée Thériault.Myriam Magnan La semaine sportive La semaine sportive de la télévision de Radio-Canada nous propose du basketball, du hockey et du tennis, sans compter ses émissions de nouvelles comme Sport-dimanche, diffusée à 22 h 45, et les Nouvelles du sport, du lundi au samedi à 22 h 55.Le samedi 4 février à 13 heures, à l'émission Sporthèque, le reporter sportif Serge Arsenault nous invitera à voir la dernière émission d'une série de trois sur les compétitions o-lympiques de basketball des Jeux de la XXIe Olympiade qui se sont déroulés à Montréal en juillet 1976.Robert Deschê-naux sera le commentateur de cette émission réalisée par Jacques Primeau.A 20 heures, le même jour, à la Soirée du hockey, René Leca-valier, Gilles Tremblay, Richard Garneau et Lionel Duval nous décriront la partie qui aura lieu au Pacific Coliseum de Vancouver où les Canucks rencontreront les Black Hawks de Chicago.Cette émission sera réalisée par Michel Quidoz et Jacques Primeau.Le dimanche 5 février à 14 heures, la télévision de Radio-Canada présentera, à l’émission l’Univers des sports, un reportage en direct sur les Championnats mondiaux de patinage de vitesse (catégorie junior), qui seront disputés au Stade Olympique de Montréal.Cette émission sera réalisée par Jacques Viau.A 15 h 30, à l’émission Sporthèque, le reporter sportif Richard Garneau et le commentateur François Godbout nous présenteront les matches de la finale de tennis chez les femmes du tournoi de Wimbledon 1977.A cette occasion, nous verrons les matches qui ont opposé Virginia Wade à Betty Stove.Cette émission sera réalisée par Louise B.-ïardif.Le vendredi 10 février à 21 h 30, le réalisateur Gaston Dage-nais nous proposera une émission spéciale JO.Il s'agit d’un reportage sur le Centenaire de Wimbledon (1877-1977).René Lecavalier et Richard Garneau seront les reporters sportifs de cette émission et Claude Quenneville sera le narrateur des textes.François Godbout participera également à ce reportage sur la ville des plus fameux tournois de tennis au monde.A l’occasion de cette émission, nous aurons le plaisir de voir et d’entendre trois participants à ces tournois de Wimbledon: la jeune Canadienne Nicole Marois, le célèbre Jean Borotra (l'un des quatre mousquetaires du tennis et champion de l’équipe de France des années 20), ainsi que le tennisman Yvon Petra.Montage du film: Yves Cha-gnon; mixage: Gilles Clément; texte et recherches: Yvon Dore.Cette émission JO a été réalisée par Gaston Dagenais, assisté de Michelyne Landreau.René Lecavalier Richard Garneau IC JW.10 Cinéma Cinéma samedi 4, 23 h 10 «La Maison sous les arbres» C’est le film la Maison sous les arbres que nous aurons l'occasion de voir à l'émission Cinéma, le samedi 4 février à 23 h 10.Ce drame psychologique de René Clément met en vedette Faye Dunaway, Frank Langella, Barbara Parkins et Karen Blanguernon.Revenus des Etats-Unis, Jill, Philip et leurs deux enfants vivent à Paris depuis deux ans.Des choses mystérieuses se produisent soudainement: le comportement de Jill devient inquiétant; elle perd la mémoire.Philip est harassé par des inconnus ou par des membres d'une «organisation» qui veulent le faire chanter.Et voilà que les deux enfants disparaissent.Jill a-t-elle eu un accès de folie et serait-elle responsable de leur disparition?Ou les enfants ont-ils été victimes d'un enlèvement?Tous les critiques s'accordent à louer la maîtrise de René Clément à diriger des enfants et ce, depuis Jeux interdits.Ce beau film qu’est la Maison sous les arbres nous rappelle Jeux interdits très heureusement.La réalisation nous montre que la technique de René Clément est toujours solide, qu'il sait garder le rythme de son film, qu’il a soigné particulièrement l'atmosphère de suspense et l'interprétation de ses comédiens.Clné-club dimanche 5, 23 h 10 Le «Volpone» de Maurice Tourneur Ciné-club du dimanche 5 février à 23 h 10 présente Volpone, une adaptation cinématographique du chef-d'oeuvre de Ben Jonson, dramaturge élisa-bétain qui vécut de 1572 à 1637.Ce film français tourné en 1941 met en vedette Flarry Baur, Louis Jouvet et Charles Dullin.Volpone a été réalisé par Maurice Tourneur qui fut un élève de Rodin et de Puvis de Cha-vannes dont il a dit qu'ils lui avaient donné le goût de la beauté classique qu’il a voulu faire passer dans son travail au cinéma.Tourneur a fait non seulement carrière en France mais également aux Etats-Unis où il a largement contribué au développement du cinéma en tant qu'art.Tourneur fut le maître d'un grand nombre de cinéastes américains.On peut résumer brièvement l’intrigue de Volpone en disant qu’il s’agit de l'histoire d'un vieillard rusé et cynique qui vient de faire fortune et qui, de plus, conçoit un plan diabolique pour s'enrichir davantage et provoquer la rage et l’envie de son entourage.Mais, comme dit le proverbe: Rira bien qui rira le dernier.Il faut voir ce film tourné il y a 37 ans pour apprécier sa distribution impressionnante, le dialogue très riche, le scénario tiré de l'adaptation théâtrale de Jules Romains de la pièce de Ben Jonson ainsi que de l'humour savoureux de ce film.Cinéma mercredi 8, 24 h 05 «Quatre nuits d’un rêveur» Au Cinéma du mercredi 8 février à minuit cinq, nous aurons l'occasion de voir le film intitulé Quatre nuits d'un rêveur de Robert Bresson.Les principaux interprètes de ce drame psychologique tiré de la nouvelle Nuits blanches de Feodor Dostoïevski sont Isabelle Weingarten, Guillaume Forêts et Jean-Maurice Monnoyer.Un peintre, Jacques, musardant un soir sur un pont de la Seine, empêche une jeune fille, Marthe, de se suicider.Il revoit celle-ci le lendemain et elle lui raconte son histoire.Amoureuse d'un étudiant qui logeait chez sa mère, elle s’est donnée à lui.Le jeune homme est parti en Amérique en lui donnant rendez-vous sur ce pont à son retour.Elle sait qu'il est revenu en France et pourtant, il ne lui a pas donné signe de vie.Jacques s'éprend de la désespérée qui semble près de répondre à son amour.Mais l'étudiant reparaît et elle s'éloigne avec lui.La critique affirme que pour soignée quelle soit, cette adaptation de Dostoïevski par Bresson n'a pas la qualité du film réalisé par Visconti sur le même sujet.Comme à l'accoutumée, Bresson a confié l'interprétation à des non-professionnels.Reste le climat poétique qui transforme la réalité des choses et qui sait charmer par son dépouillement.Les Grands Films jeudi 9, 20 h 30 «Alerte à la bombe» Aux Grands Films du jeudi 9 février à 20 h 30, on nous propose Alerte à la bombe (Skyjacked), drame réalisé par John Guillermin, d'après le roman Hijacked de David Harper.Les principaux interprètes de ce film américain sont Charlton Heston, Yvette Mimieux, James Brolin et Roosevelt Grier.Dans l’avion qui se dirige vers Minneapolis, le pilote reçoit un message lui ordonnant de détourner l’appareil vers l’aéroport d'Anchorage, en Alaska, sous menace d’explosion.Après un atterrissage difficile, l'auteur du message se révèle et commande à l’équipage de conduire l’avion ravitaillé en pétrole vers l’Union Soviétique.Les passagers de première classe sont forcés de rester à bord comme otages.L’avion poursuit sa route et survole la Russie, escorté d'avions militaires soviétiques.L'arrivée à Moscou réserve des surprises à tous ceux qui sont mêlés à l'aventure.La critique a assez bien accueilli ce film auquel elle a reconnu des qualités de suspense, le talent de ses acteurs et surtout la réalisation technique fort bien menée.Il faut dire que le réalisateur et son équipe ont plus insisté sur cet aspect du film que sur la nouveauté des situations et de ses développements dramatiques.Les amateurs de cinéma sauront apprécier les évolutions aériennes exécutées avec brio.La Maison sous les arbres Alerte à la bombe : , V » ¦An- ï
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