Ici Radio-Canada, 8 avril 1978, Programme de la télévision
ZJJ* Janine Sutto revient au téléthéâtre dans Ces dames de l’Estuaire aux Beaux Dimanches 4 Pholu André LeCoz - (article en pages 8 et 9) - « A Dimanshowsoir: Jean-Guy Moreau "* Propos et confidences de Paul Toupip - * • ' J ' Spectacle Claiictèléveill v -"y-7 ; Congrès du Parti libéral c cm un (U O Ici Radio-Cana En bref Correctif • Denis Larochelle a composé le thème musical de la série Pop Citrouille, émissions de variétés destinées aux 6-10 qui sera à l'écran de Radio-Canada l’automne prochain.Denis Larochelle est d'ailleurs l’un des quatre chefs d'orchestre attachés à la série, les autres étant Céline Prévost, Gaston Brisson et Mario Bruneau.Pop Citrouille est une émission de Renault Ga-riépy.• La deuxième des trois émissions de la série Aux frontières du connu consacrées à la parapsychologie a pour thème la Télépathie et sera présentée le dimanche 9 avril à 18 heures.Paul-Emile Tremblay interviewe M.Louis Bélanger, parapsychologue de l'Université de Montréal; le Dr Jean Bary, de l'Institut métapsychique international de Bordeaux; M.Henri Marcotte et Mme Marcelle Pellisson, de l’Institut métapsychique international de Paris; MM.Rémi Chauvin, de l'Université de Paris, et Cleve Backster, de New York.Narrateur: Marc Filion.Réalisation: Jean Martinet.• A l’affiche de Télé-sélection, le lundi 10 avril à 21 heures, un film de la série Angoisse intitulé Témoin malgré moi.Cette réalisation de Shaund Riardon met en vedette Julie Sommers, Robert Lang et Tony Selby.Un maniaque sème la terreur parmi la population féminine de Londres.Une Américaine est témoin bien malgré elle d’un de ses crimes et elle en avertit la police.• Le 4e épisode de la série Schulmeister, l’espion de l'Empereur, le lundi 10 avril à 23 h 05, s'intitule Au pays de l'eau tranquille.Incapable de vaincre l'Angleterre par les armes, Napoléon décide de lui imposer un blocus que la ruinera.Mais cette mesure affecte gravement l’économie de la Hollande où règne Louis Bonaparte, frère de Napoléon.Pour échapper à cette camisole de force, les Hollandais font la contrebande avec les îles britanniques.• A minuit cinq le lundi 10 a-vril, Cinéma présente l’excellent film de Vincente Minelli inspiré de l'oeuvre de Tennessee Williams, Tea and Sympathy, en français Thé et sympathie.En vedette: Deborah Kerr, John Kerr, Leif Erickson et Edward Andres.Lors d’une réunion d'anciens de son collège, un écrivain se rappelle le drame de son adolescence.Parce qu'il préférait la musique et la littérature aux sports, ses camarades le considéraient comme un efféminé.Seule la femme d'un de ses professeurs le traitait comme un homme.• Le mardi 11 avril à 11 h 30, Erreurs judiciaires présente un dossier intitulé Juges et parties.Poursuivi par des policiers en civil, un vendeur d'autos croit avoir affaire à des gangsters et il en abat un.Au procès, il plaide non coupable mais parmi les jurés, il y a trois ex-policiers.• Reflets d'un pays nous parvient de Québec, le mercredi 12 avril à 23 h 05.En sous-titre: Au pays de Menaud, avec Mgr Félix-Antoine Savard parmi les invités.On verra également d’autres citoyens de la région de Charlevoix, comme M.Orner Blouin, chef de train à la retraite; Mmes Lucille Touchette-Gi-guère et Juliana Simard-Tou-chette; Raymond Mailloux, député de Charlevoix; Louise et Guy Paquette, qui vivent à bord d'une goélette; Jean-Paul Bernier et Christiane Tessier, concepteurs de vêtements.Recherche: Sylvie Malaison.Animatrice: Christiane Suzor.Réalisation: Michel Mercier.• A minuit cinq le même soir, les cinéphiles pourront voir un des meilleurs films de Jean Renoir: le Carrosse d'or mettant en vedette l'inimitable Anna Ma-gnani.C'est elle qui interprète avec un brio extraordinaire la Colombine de la troupe de comédiens, aimée de Felipe, de Ramon, le torero et, finalement, du vice-roi, fou d’elle au point de lui offrir le fabuleux carrosse d'or qui fait l'envie de tous les grands du royaume.• A l’affiche de Cinéastes de la faune, le jeudi 13 avril à 11 h 30, les Manchots de Patagonie.Ces oiseaux, si maladroits sur terre, sont aussi habiles et gracieux dans l'eau que le sont les oiseaux dans l'air.• Témoignages présente, le vendredi 14 avril à 11 h 30, un épisode intitulé le Bon Dr Walter.Le médecin a été trouvé mort, la gorge tranchée d’une oreille à l'autre.Oui a pu commettre un tel forfait?Sa femme, qu'il négligeait mais qui l'aimait quand même profondément?Son fils, qui lui vouait une admiration sans borne?Sa maîtresse, amie de sa femme et égérie de son fils?Ou enfin son assistante, infirmière terriblement possessive et qui le traitait comme un grand adolescent?• A l’émission le Temps de vivre, le mercredi 12 avril à 14 heures, Pierre Paquette accueille un groupe de Saint-Eustache.Il s’entretient avec les frères Philippe et Donat Légaré, du moulin où ils exercent encore leur métier de meunier.MM.Légaré parlent de leur travail et du moulin, classé monument historique.M.Fred Vadebon-coeur, violoneux, rappelle ce qu’était le métier de violoneux autrefois et il parle du calvaire autrefois et il parle du Calvaire d'Oka.M.Taillefer, 80 ans, rappelle les bons moments de sa vie de forgeron.M.Albert Cloutier joue un air d’accordéon et Mme Prud’homme chante de vieilles chansons.Le Dr François Lehman parle du soin des pieds et Denise Allaire, des plantes utiles.Recherche: Lucie Lépine, Monique Lalande, Jean-Rock Roy et Daniel Simard.Réalisation: Gilles Derome, Jean Letarte et André Simard.• L'émission Canada's New Québec, présentée le samedi 25 mars à 20 heures, a été réalisée par Bernard Picard, Karl Parent et Gary Plaxton et non par Richard Bocking qui en a été le producteur.Les Belles Histoires des pays d'en haut, 19 h 30: mercredi 29 mars: «Maison à vendre-.Les Laloge vont à la ruine et leur maison est à vendre.Séraphin veut l’acheter.A quelles conditions?mercredi 5 avril: «L'Etranger».Un personnage mystérieux arrive dans les pays d'en haut.Rétro-spec, 20 h 30: mercredi 29 mars: L'Année 1941.Sujet: la Bolduc.Invitée: Jeanne d'Arc Charle-bois.mercredi 5 avril; L'Année 1940.Sujet: Denise Pelletier.Invitée: Janine Sutto.Cinéma, 14 h 30: jeudi 6 avril; Port d'attache.Film réalisé par Jean Choux, avec René Dary, Michèle Alfa Delmont, René Adam et Henri Vidal.Un jeune matelot sans travail s'engage dans une ferme qu’un vieillard tente de faire fructifier.Il se met à la tâche vaillamment, malgré la malveillance des paysans hostiles à l'étranger (Fr.).Société i|(C!l' Radio- "i*!’ Canada Ici Radio-Canada télévision Société Radio-Canada Boîte postale 6000.Montréal Code postal: H3C 3A8 Téléphone: 285-3453 Rédacteur en chef: Marguerite Beaudry Mise en pages: Laurent DetlIlieux Rédacteurs: Fernand Côté, Hélène Fecteau, René Houle, Claude Lacombe Responsable des horaires: Francine Laniel Composition: Centre Graphique Métropolitain, Inc, Photomontage: R.P.J.Litho, Inc.Impression: Librairie Beauchemin, Ltée Pour commander un abonnement (S13 par année) ou nous faire part d'un changement d’adresse, adressez votre correspondance à Ici Radio-Canada télévision a/s Agence d’abonnement Periodica, Inc.C.P.220 + Ville Mont-Royal, P.Q.H3P 3C4 Téléphone: 274-5468 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec — numéro D 715-377 2 Sport Baseball vendredi 14, 14 h 05 La saison 1978 des Expos de Montréal D'après les reporters, les a-nalystes et les commentateurs sportifs, on a raison de croire que les Expos de Montréal pourraient se hisser au premier rang du classement en 1978.En cette année qui marquera le dixième anniversaire de leur formation, les Expos viennent d'accroître leurs chances de victoire par l'acquisition de trois lanceurs gauchers, dont deux lanceurs partants et un lanceur de relève: Rudy May, qui a remporté 18 victoires la saison dernière pour le club de Baltimore dans la Ligue américaine; Ross Grimsley, autre lanceur qui a remporté de nombreuses victoires pour le club de Baltimore, et Darrell Knowles, lanceur de relève, autrefois membre de l'équipe des As d'Oakland qui retrouvera à Montréal son ancien entraîneur, Dick Williams.Ces trois lanceurs viendront donc se joindre aux deux excellents lanceurs partants, Steve Rogers qui devrait remporter cette année 20 victoires, et Wayne Twitchell, dont les amateurs attendent beaucoup en 1978.L’équipe des Expos comptera aussi sur le receveur Gary Carter qui a frappé 31 coups de circuit la saison dernière et qui vient de signer un contrat fort avantageux avec la direction des Expos.Précisons que Gary Carter pourra compter sur les services d'un instructeur expert de la défensive, Norm Sherry, ancien receveur des Dodgers.Au champ intérieur, l’équipe de Montréal a également d’importantes ressources.Elle peut compter sur Tony Perez, joueur qui a produit 91 points durant la saison dernière; sur Dave Cash, le meilleur premier frappeur de l'histoire des Expos; sur Chris Spier, l'excellent joueur d’inter; sur la venue de Tito Fuentes, frappeur ambitextre fort spectaculaire qui a conservé une moyenne de plus de .300 la saison dernière dans la Ligue a-méricaine, et sur des réservis- Hockey, baseball semaine du 8 tes du calibre de Larry Parish, Wayne Garrett et Pete Frias.Bref, les Expos sont assurés d'avoir des joueurs de champ intérieur puissants et expérimentés.Au champ extérieur, l'équipe des Expos est assurée du retour de trois excellents voltigeurs: André Dawson, la recrue de l'année en 1977; Warren Cromartie, qui a conservé une moyenne de .282 en 1977, et Ellis Valentine, l'auteur de 25 coups de circuit la saison dernière, sans compter les réservistes de choix que sont Sam Mejas et Del Unser.Nos experts affirment que si nous considérons que le club de Philadelphie sera l’équipe à battre, les clubs de Montréal, Pittsburgh, Saint-Louis et Chicago devront se livrer une haute lutte pour obtenir la deuxième place au classement final.Enfin, nous sommes heureux de dire que les téléspectateurs de Radio-Canada auront le plaisir de retrouver la même équipe d'experts: les Guy Ferron et Jean-Pierre Roy, pour décrire les matches des Expos.Ils seront assistés du statisticien Pierre Murphy.De plus, la télévision de Radio-Canada mettra en service un car de reportage plus perfectionné dont les caméras, dotées de lentilles plus puissantes, permettront de rapprocher davantage l’action qui se déroule notamment dans le champ extérieur.Nous avons é-galement appris que M.Roger Landry, vice-président des Expos et responsable du marketing, a mis au point plusieurs idées nouvelles pour favoriser la participation de la foule, ce qui devrait apporter encore plus de couleur aux reportages des parties de Baseball de la saison 1978.C.L.Pré-éliminatoires pour la Coupe Stanley Cette semaine sportive sera marquée par la dernière partie de hockey des Canadiens au Forum avant les matches des éliminatoires pour la Coupe Stanley et par la première partie de Baseball de la saison 1978 des Expos au Stade Olympique de Montréal.Le samedi 8 avril à 13 heures, dans le cadre de la série les Héros du samedi, l'animateur Jean Pagé nous présentera un reportage sur le Tournoi international de hockey Pee Wee.Enregistrée au Colisée de Québec, cette émission nous donnera l'occasion d'assister à la finale pour la Coupe internationale entre les Braves de Boston et les jeunes de la région de Québec.Gérard Potvin sera le reporter sportif et Charles Thif-fault sera l'analyste de cette rencontre.Une réalisation de Jean-Claude Houde.A 20 heures à la Soirée du hockey, la télévision de Radio-Canada présentera le reportage du dernier match de la saison régulière au Forum de Montréal.A cette occasion, les Canadiens de Montréal joueront contre l’équipe des Red Wings de Détroit.René Lecavalier, Gilles Tremblay, Richard Garneau et Lionel Duval décriront toutes les péripéties de ce match de hockey.Une réalisation de Michel Qui-doz et de Jacques Primeau.Le vendredi 14 avril à 14 h 05, les téléspectateurs de la chaîne française de Radio-Canada auront le plaisir d’assister au premier match des Expos au Stade Olympique de Montréal.A cette occasion, les Expos joueront contre les Mets de New York.Cette émission de Baseball sera animée par Guy Ferron.Jean-Pierre Roy sera l'analyste et Pierre Murphy le statisticien.Une réalisation de Michel Qui-doz, assisté de Brenda O'Farrell.Jean Pagé René Lecavalier Richard Garneau Lionel Duval Guy Ferron et Jean-Pierre Roy 3 Culture et information Second regard dimanche 9,11 h 00 «L’Homme derrière le pontife» Le dimanche 9 avril à 11 heures, Second regard rend hommage au pape Paul VI en nous présentant «L'Homme derrière le pontife», à l'aide de témoignages de personnalités canadiennes.Gilles-Claude Thériault, recherchiste-animateur-interviewer, s’est entretenu avec une dizaine d'invités dont le cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec et primat de l'Eglise canadienne; Mgr Angelo Palmas, pro-nonce apostolique à Ottawa; Mgr Georges Coriaty, exarque (ou délégué du patriarche) de l’Eglise grecque catholique de Montréal; le père Gilles Lange-vin, s.j., professeur de théologie à l’Université Laval; M.Claude Ryan, directeur du journal Le Devoir; le père Irénée Beaubien, s.j., ex-directeur du Centre oecuménique de Montréal; Mgr Léonard Crowley, évêque auxiliaire de Montréal; M.Lucien Lemieux, historien et professeur à l'Université de Montréal; Mgr Jean-Marie Fortier, archevêque de Sherbrooke et ex-président de la CECC (Conférence des évêques catholiques du Canada), et M.Pierre Popescu, curé de la paroisse orthodoxe roumaine de Montréal.Cette émission de Second regard, présentée en reprise, est une réalisation de Lucien Lé-tourneau.Claude Ryan Femme d'aujourd'hui samedi 8, 14 h 00; semaine du 10,13 h 35 Gilles-Claude Thériault Le cardinal Maurice Roy Une entrevue avec Henri Laborit Le samedi 8 avril à 14 heures, Femme d'aujourd'hui présente, en reprise, une interview de Minou Petrowski avec Henri Laborit.Agé de 62 ans, ce chercheur s'intéresse à la science de l'équilibre biologique.Croix de guerre avec palmes, officier de la Légion d'honneur, Henri Laborit se bat en solitaire.En 1951, il découvre le principe de l'hibernation artificielle; en 1952, le premier tranquillisant.Pour lui, le comportement de fuite est le seul qui permette de demeurer normal par rapport à soi-même.Il a d'ailleurs écrit /'Eloge de la fuite, qui connaît un succès retentissant.Biologiste de profession, révolutionnaire et marginal de pensée, Henri Laborit aborde dans cette interview le procès de la société.De l'enfance en passant par ses thèmes favoris comme l'amour, la liberté, le déterminisme et la hiérarchie, il nous offre une réflexion profonde sur nos mécanismes socioculturels.Recherche: Minou Petrowski.Animatrice: Louise Ar-cand.Réalisation: Monique Renaud.Le mardi 11 avril à 13 h 35, Femme d'aujourd’hui nous parvient de Québec.Au programme: le Dictionnaire biographique du Canada; un séjour au camp d'été pour des enfants diabétiques; la Pinata, et Soeur Thérèse Sasseville.En 1959, grâce au legs d'un homme d'affaires de Toronto, M.James Nicholson, l'Université de Toronto commence la préparation du Dictionnaire.En 1961, les Presses de l'Université Laval s’associent au projet et conviennent de publier une édition française de ce dictionnaire qui aura pour but de donner des biographies complètes des hommes et des femmes qui ont marqué l’histoire du Canada.Renée Hudon s’entretient avec Mme Huguette Filteau, directrice des recherches de ce dictionnaire, à Québec.Le camp-école Trois-Saumons recevra, à l'été 78, 34 enfants diabétiques pendant trois semai- nes.Ce projet est une première nord-américaine car les enfants séjourneront au camp sans être identifiés comme diabétiques.Invité: l'abbé Raoul Cloutier, responsable des relations publiques du camp.La Pinata est un ouvrage écrit en trois langues par Mme Jacqueline Bouchard et publié par l'UNICEF.Mme Bouchard nous parle du Honduras où elle a vécu et de son livre.Religieuse Ursuline, professeur de philosophie, Soeur Thérèse Sasseville nous dit comment on s'y prend pour changer la société quand on a déjà publié des livres et qu'on en a encore en chantier.Recherche: Louise Maranda-Samson.Animatrice: Renée Hudon.Réal.: Réjean Chayer.Le mercredi 12, rencontre de Madeleine Gobeil avec le peintre surréaliste Bona de Mandiargues.L'art de cette femme peintre est né dans une atmosphère tragique; aussi sa peinture s'est-elle développée selon le mode surréaliste.Du Manifeste surréaliste de 1924, Bona a retenu surtout ces mots de Breton: «Que l’on se donne seulement la peine de pratiquer la poésie.» C'est ce qu'elle cherche à faire par la peinture.Réal.: Yvette Pard.Au programme, le vendredi 14: le bénévolat; la création d'un centre d'accueil à l'Université de Montréal, et Françoise Bertrand, pianiste et professeur.Elisabeth Bellemare, psychologue, a analysé le phénomène du bénévolat.Judith Paré interviewe Mme Jeanne Gougeon, qui pratique un bénévolat très spécial.Solange Guilbert interviewe M.Claude Saint-Arnaud, registraire à l'Université de Montréal, qui vient de se voir attribuer la responsabilité de créer un centre d'accueil pour adultes.Enfin, Roberte Auclair s'entretient a-vec Mme Françoise Bertrand, qui a toujours travaillé dans l’ombre comme professeur de piano et accompagnatrice dans des collèges et au Conservatoire de Chicoutimi.Réalisation: Lucile Paradis.4 Musique Culture et information Don Carlos dimanche 9, de 13 h 00 à 17 h 00 «Don Carlos» de Verdi de la Scala de Milan Radio-Canada présentera, le dimanche 9 avril de 13 heures à 17 heures, une émission spéciale, enregistrée à la Scala de Milan au mois de janvier dernier.Production: RAI.Les téléspectateurs pourront goûter le rare plaisir d'assister à la diffusion complète d’un opéra célèbre.Il s'agit de Don Carlos de Verdi, interprété par Evgheniy Nestorenko dans le rôle de Philippe II, roi d'Espagne, et par Renato Bruson dans le rôle de Roddrigo.La distribution comprend aussi Placido Domingo dans le rôle de Don Carlos, Margareth Price qui incarne Elisabeth de Valois et Elena Obrastzova dans le rôle de la princesse Eboli.L'Orchestre de la Scala est dirigé par Claudio Abbado.Cet opéra en quatre actes conçu d'après le drame de Schiller a été écrit par Verdi pour l’Exposition de 1867 et fut créé à Paris la même année.Cet opéra, qui s’inspire de l'histoire, est fortement romancé.Le Répertoire lyrique d'hier et d'aujourd'hui résume ainsi l’histoire de cette oeuvre: La forêt de Fontainebleau, en hiver Dans ce premier tableau du 1er acte, nous assistons à la rencontre des principaux personnages.Don Carlos s’éprend d'Elisabeth de Valois, épouse de son père Philippe II, roi d'Espagne.Le cloître de Saint-Just, à l’aube Don Carlos cherche la paix et l’oubli dans ce cloître et partage ses malheurs avec son ami le marquis de Posa.Ce dernier incite le prince à partir pour les Flandres afin d'oublier cet a-mour impossible.Devant les portes du couvent C'est dans ce tableau qu'ap-paraît la princesse Eboli, chantant une romance d'amour mauresque.Une rencontre entre la reine et le prince rend ce dernier désespéré à cause de la fermeté d'Elisabeth.Le roi soup- Les Ateliers vendredi 14,14 h 30 çonne qu'il se passe quelque chose lorsqu’il voit que sa femme est troublée.Puis il rencontre le marquis de Posa qui vient intercéder en faveur des Flamands.Les jardins de la reine, au clair de lune Dans ce 2e acte, Don Carlos se rend à un rendez-vous sous le laurier de la source.Comme c'est la nuit, il fait de brûlantes déclarations d’amour à celle qu'il croit être la reine mais se rend compte rapidement qu'il est en présence de la princesse Eboli.Sans le vouloir, il a éveillé l’amour dans le coeur de cette femme qui l'avertit pourtant du danger qui le menace.La princesse est très en colère en apprenant que Don Carlos n’est pas amoureux d’elle.Posa, qui a surpris la fin de cet entretien, veut la transpercer de son épée mais le prince l’en empêche et la princesse s'éloigne, la rage au coeur.Une place devant l'église, un bûcher dressé Dans ce tableau, des moines conduisent les condamnés au supplice.Don Carlos, à la tête de délégués flamands, implore pour eux la grâce royale.Comme le refus de son père l'exaspère, le prince tire son épée contre le roi qui le fait arrêter pour crime de lèse-majesté.Le cabinet du roi, au petit matin Dans ce premier tableau du 3e acte, Philippe II comprend que son épouse ne l’a jamais aimé et redoute les complots qui se trament autour de lui.Le Grand Inquisiteur réclame que le marquis de Posa lui soit livré.Puis nous assistons à un entretien entre les deux monarques.Philippe II est en possession d'un coffret qui appartient à Elisabeth et qui lui a été remis par la princesse Eboli.Dans ce coffret, on retrouve un portrait de Don Carlos et la reine doit a-vouer ses sentiments à l'égard du fils de son mari.Dans la scène suivante, la princesse Eboli s'accuse d'avoir injustement soupçonné la reine, ce qui fait taire les soupçons du roi.Comme la princesse est repoussée par la reine après lui avoir a-voué son amour pour Don Carlos, elle décide d'aller finir ses jours dans un couvent.La prison de Don Carlos Nous assistons aux adieux que se font Posa et Don Carlos.Pour détourner les soupçons qui pèsent sur l’Infant, Posa s'est condamné en déclenchant la révolte dans les Flandres.Le roi vient alors rendre à Don Carlos son épée mais le fils se détache maintenant de son père.Le cloître de Saint-Just, au clair de lune Dans ce quatrième acte, nous voyons Elisabeth priant au tombeau de Charles-Quint.Lorsque Don Carlos arrive sur les lieux, la reine le prie de tout oublier et de se consacrer à l'amitié et à la réalisation de l'oeuvre entreprise par Posa.Ils se quittent ainsi pour toujours, ce dont Philippe II, qui a assisté à la fin de cet entretien, se rend compte.Claudio Abbado Les 75 ans de l'OSO L'émission les Ateliers du vendredi 14 avril à 14 h 30 nous parviendra de Québec.L'heure entière sera consacrée à l’Orchestre symphonique de Québec qui célèbre le 75e anniversaire de sa fondation.Parmi les invités, M.Maurice Bernier, ex-journaliste des débuts de l'orchestre.M.Bernier, interviewé par Jacques Houde, illustrera ses commentaires de documents photographiques et sera en mesure de nous fournir des informations utiles puisqu'il a suivi les activités de cet orchestre depuis ses débuts.Nous rencontrerons également, au cours de l'émission, trois musiciens de l'orchestre.C’est Joseph Vézina qui a fondé l’orchestre en 1903 et c'est lui qui en fut le premier chef.Il occupa le poste de directeur de 1942 à 1950 et Wilfrid Pelletier le remplaça de 1950 à 1960.Françoys Bernier vint ensuite à la direction et c'est lui qui transforma les structures de l’OSO en en faisant un orchestre permanent.Il se fit également le promoteur et le défenseur des compositeurs québécois et canadiens et dirigea plusieurs de leurs oeuvres en première audition à Québec.Une émission passionnante, réalisée par Andrée Thériault.Recherches: Myriam Magnan.JacquesHoude 5 Culture et information Propos et confidences Rencontres mardis 11,18 et 25 avril et 2 mai, 23 h 35 mardis 11 et 18, 23 h 05 Propos de Paul Toupin Dans le cadre de la série Propos et confidences, quatre émissions seront consacrées à l’écrivain Paul Toupin.Dans la première émission intitulée Souvenirs pour demain et qui sera présentée le mardi 11 avril à 23 h 35, il nous parlera de son enfance.«Si je regarde le passé de ma vie, dit-il, je suis bien obligé de parler de temps».Selon lui, la ligne constante et prédominante de sa vie est la solitude.S'il se sent ainsi, ce n’est pas parce qu'il a vécu en ermite mais parce qu'il s’est réfugié en lui-même, comme tout écrivain, d'ailleurs.Issu d'un milieu bourgeois qu'il nous décrit avec affection, il raconte les faits les plus marquants de cette période de sa vie.A travers ce témoignage, on décèle déjà quelques traits particuliers de son caractère, ainsi que les principales influences qu’il a subies.Deux de ses livres nous font d'ailleurs découvrir des personnages importants de son enfance.Dans Souvenirs pour demain, il parle de la servante Didi et dans Au commencement était le souvenir, il nous fait découvrir sa grand-mère.Le coeur a ses raisons est le titre de la deuxième émission (le 18 avril).Il trace cette fois le portrait de l'adolescent qu'il fut.Ses années d'études au collège Brébeuf lui permettent de rencontrer François Hertel dont il est l’élève puis l'ami.Il nous fait part de ses opinions sur les professeurs qu'il a connus et apporte toutes sortes de commentaires sur sa vie à cette époque.«Ma formation littéraire, dit-il, je me la suis donnée».Passionné de lectures, il écrit déjà des contes et des romans.Il en vient ensuite à parler de son travail de journaliste au Journal du Canada qui lui permit de rencontrer de nombreux écrivains.Il travaillera ensuite pour une agence de publicité.A la troisième émission (le 25 avril), intitulée le Paradoxe d'une vie et d'une oeuvre, nous le retrouvons au moment où il est directeur des bourses, au Conseil des Arts du Canada.Comme il n'aime pas vivre à Ottawa et qu'il s'ennuie dans ce milieu de fonctionnaires, il quitte cet emploi.A travers les anecdotes de son passé, Paul Toupin est amené à commenter les expériences qu’il a vécues et à nous communiquer certaines de ses i-dées.«On dit que c'est en écrivant qu'on devient écrivain.Moi, je pense qu’on naît écrivain», dit-il.Pour lui, seul le talent se développe.Et à ce propos, il nous livre ses impressions sur ce qui fait un écrivain, un vrai, ce qu'il considère être tout à fait différent de celui qui fait de la «littérature alimentaire».Pour appuyer ses opinions, il n'hésite pas à se servir d'exemples d'écrivains célèbres.Au cours de sa carrière, il a eu l'occasion de rencontrer plusieurs auteurs reconnus dont il nous parle avec un évident plaisir.Vers les années cinquante, il fut nommé à l'Académie cana-dienne-française.Il a également reçu de nombreux prix littéraires et jusqu’à très récemment, il était professeur à l'université.Les Approches de la vieillesse sera le titre de la dernière é-mission (le 2 mai).«Il faut tenter de vivre et c'est souvent difficile», dit-il.Retiré en Espagne près de Malaga, il terminera ces propos en nous parlant de quelques-uns de ses amis qui se sont suicidés, comme Sylvain Garneau et Henry de Montherlant.Il se remémore un repas pris en compagnie de Jean Cocteau, dont la personnalité Ta ébloui.Mais le personnage qui Ta le plus impressionné est sans aucun doute Teilhard de Chardin.Ses derniers mots porteront sur la musique, qu'il considère comme un art supérieur à la littérature.Réalisation: Jean Faucher.H.F.Un grand éducateur: Jean Lacroix «L'homme concret, c'est l'homme qui se donne».J.L.Professeur de philosophie et de sociologie, fondateur avec Emmanuel Mounier de la revue Esprit, Jean Lacroix publie depuis quarante ans, dans Le Monde, une chronique philosophique mensuelle toujours impatiemment attendue.Ses lecteurs constatent chaque fois, avec plaisir, qu'il se conforme toujours à sa propre définition de la philosophie: apprendre à réfléchir sur ce qu'on a appris et vécu.Au cours de deux entretiens avec Marcel Brisebois, qui seront diffusés les mardis 11 et 18 avril à 23 h 05, Jean Lacroix nous dira justement ce qu'est pour lui la vie, la philosophie, la foi.Né à Lyon en 1900, Jean Lacroix est licencié en droit et agrégé de philosophie.Professeur au lycée du Parc, il est également chargé de cours à la faculté de droit.Il participa, a-vec Emmanuel Mounier, à la fondation de la grande revue intellectuelle française Esprit, qu'il quitta au moment du départ de Jean Domenach.Il fait actuellement partie de la Commission générale des Semaines sociales de France.En plus de son feuilleton mensuel de philosophie, Jean Lacroix publie assez régulièrement des ouvrages empreints d'une profonde intelligence, dans la lignée de ce que le personnalisme a produit de meilleur.Des oeuvres comme Personne et Amour, le Sens du dialogue, Force et faiblesses de la famille, le Sens de l'athéisme moderne, Crise de la démocratie, crise de la civilisation, le Personnalisme comme antiidéologie, le Désir et les désirs, etc.soulèvent un profond intérêt.Dans Itinéraire spirituel, paru en 1937, il raconte les influen-* ces qui l'ont marqué et esquisse les grandes lignes de ce qui deviendra par la suite sa pensée.Il doit d'abord beaucoup à la sagesse peut-être «un peu courte et incomplète» d'Alain et à l’exemple de Péguy qui incarnait son idéal dans le réel.Tout cela, complété par le sens de la souveraineté du droit et de la justice sociale de Proudhon, amena tout naturellement Jean Lacroix aux côtés d'Emmanuel Mounier dont «il partageait la réaction aux erreurs à la fois opposées mais dialectiquement unies de l’individualisme et du totalitarisme».A l’instar de Mounier, il était en quête d'un «humanisme qui réussirait à concilier le réalisme de l'information et l'idéalisme de l'action».Aujourd'hui, Ton peut dire que la clé de sa pensée est la notion d'ambivalence.Il a démontré comme toute tendance, toute attitude glisse presque fatalement vers la tendance ou l’attitude opposée.Même l’attitude du salut oscille entre l'héroïsme de la sainteté et la lâcheté de la fuite.Dans Timidité et adolescence, il a justement étudié l'ambivalence de façon concrète et a démontré comment le timide devient facilement un orgueilleux.La personne humaine, selon Jean Lacroix, «n’est pas une entité juridique qu'il faut défendre contre la collectivité».Pour le personnalisme, «la société est dans l'homme autant que l'homme est dans la société».Tout sujet est à la fois un être autocréateur et une entité ouverte aussi bien à la transcendance qu'à la communauté et à l'univers.«L’homme concret, c'est l’homme qui se donne.» Réalisation: Raymond Beau-grand-Champagne.Assistante: Colette Danthony.René Houle Marcel Brisebois 6 Culture et information Les Beaux Dimanches Le Congrès libéral vendredi 14, de 21 h 00 à 22 h 30 Faites vos jeux Directement du Colisée de Québec, la télévision de Radio-Canada diffusera, le vendredi 14 avril à 21 heures le Congrès à la direction du Parti libéral du Québec, qui s'ouvrira sur un hommage à cinq anciens chefs du Parti libéral: MM.Georges Marier, Georges-Emile Lapalme, Jean Lesage, Robert Bourassa et Gérard-D.Lévesque.Nous entendrons un discours de M.G.-D.Lévesque, et la présentation des candidats sera faite par le président du congrès, M.Louis Rémillard.On fera ensuite le tirage au sort pour l'ordre des allocutions de MM.Garneau et Ryan.Depuis plusieurs mois déjà, un comité spécial travaille activement à la préparation de ce congrès.Présidé par M.Louis Rémillard, ce comité a organisé neuf rencontres publiques dans autant de régions du Québec.Ces rencontres avaient pour but de permetre aux membres, aux militants et à la population de faire connaissance avec les candidats.Il convient de souligner que les délégués ont été élus par les membres des associations de comtés.Cent dix assemblées pour le choix des délégués ont eu lieu dans les comtés.Chaque association de district électoral a élu vingt-quatre délégués en assemblée générale.Aucune assemblée pour le choix des délégués ne s'est tenue avant que les membres et les militants aient pu rencontrer les aspirants candidats.Le samedi 15 avril, de 14 h 30 à 19 heures, nous pourrons assister à la fin de ce congrès.Après avoir pris connaissance des détails sur les procédures de vote, nous entendrons les discours des deux candidats.Par la suite, nous verrons des entrevues avec divers délégués.Le candidat élu fera un discours.Bernard Derome animera cette émission réalisée par Michel LeBel.Les reporters Gilles Morin, James Bamber, Gisèle Gal-lichan et Camil Chouinard seront sur place afin de tenir les téléspectateurs au courant des faits marquants de ce congrès.Ici, ailleurs Dimanshowsoir samedi 8,18 h 35 le 9,19 h 30 Les Métis, menacés dans leurs droits?Le samedi 8 avril à 18 h 35, Ici, ailleurs présente aux téléspectateurs de Radio-Canada un reportage intitulé les Colonies métisses de l'Alberta.60,000 Métis vivent en Alberta mais 3000 d'entre eux seulement se trouvent dans les huit colonies mises à leur disposition depuis 1939 par le gouvernement.L'Alberta est la seule province au Canada à avoir créé ces colonies qui sont des terres de la Couronne et dont les Métis sont, en principe, les bénéficiaires.Depuis qu'on y a trouvé du pétrole et du gaz naturel, ce peuple tant de fois brimé dans son histoire se sent à nouveau menacé dans ses droits.Les Métis qui s'appuient sur leur charte: le Métis Betterment Act, estiment qu’ils ont un droit de regard sur le gaz et le pétrole trouvés chez eux et sur la politique des sociétés exploitantes.Le gouvernement rétorque: ces richesses du sous-sol albertain, contrairement à celles de surface, ne vous appartiennent pas.Elles sont sur des terres de la Couronne et c’est à l’Etat d’en disposer à son gré.Mais les Métis ne veulent plus se laisser exploiter.Ils ont intenté une action en justice contre le gouvernement albertain pour détournement de fonds.Ils réclament 35 millions de dollars.Bien plus, les Métis veulent profiter des circonstances pour accéder à l'autogestion chez eux, une fois pour toutes.Le reporter René Poivre interviewe Maurice L’Hirondelle, président de la Fédération des colonies métisses; Fred Martin, coordonnateur de la Fédération; l'interprète Shannon Twofeath-ers et plusieurs autres représentants de la communauté métisse albertaine.C’est une réalisation de Maurice Olsen, de CBXFT à Edmonton.«Mon cher René, c’est à ton tour» Le dimanche 9 avril à 19 h 30, Dimanshowsoir a le plaisir de présenter aux téléspectateurs des Beaux Dimanches, l'imitateur inimitable, le fantaisiste numéro un du Québec, l’unique Jean-Guy Moreau dans le spectacle qui lui a valu un triomphe à la Place des Arts, Mon cher René, c'est à ton tour.Entouré de quatre musiciens; Pierre Ringuet à la batterie, Michel Robidoux à la guitare, Robert Angelillo à la basse et Marcel Rousseau à la direction musicale, avec Guy Desmarais comme directeur technique, Raymond Dépatie comme éclai-ragiste et Jacques Rivest comme maquilleur, Jean-Guy Moreau sera la vedette d'une é-mission de Pierre Desjardins, avec Andrée Pelletier comme script-assistante.Au cours de ce spectacle, Jean-Guy Moreau sera tour à tour Serge Fiori, Serge Lama, Michel Fugain, Liberace, Johnny Cash, Pierre Elliot Trudeau, René Lévesque, Raoul Duguay, Sonny Turcotte, Michel Char-trand, Robert Charlebois, Guy Godin, Gilles Vigneault et quelques autres dont la Sagouine.Depuis le temps qu'il observe les tics et manies, le timbre de voix, les attitudes particulières des personnalités politiques, des vedettes du spectacle, du music-hall, du théâtre ou de la télévision, Jean-Guy Moreau est passé maître dans l'art de l'imitation.Il est devenu avec les années aussi célèbre caricaturiste avec tout son corps que Normand Hudon, Lapalme, ou Girerd avec leur crayon.Jean-Guy Moreau est un grand comédien.A tel point qu'un critique a déjà écrit à son sujet: «Il a élevé l'imitation au niveau d’un grand art.» En effet, quand on le voit sur scène dans la peau de René Lévesque avec sa voix, ses gestes, sa démarche et son éternelle cigarette, on ne peut s'empêcher de dire: c'est lui.Trente secondes plus tard, il chante avec la voix de Robert Charlebois, son énorme perruque, son accent particulier, sa nonchalance étudiée, son lyrisme bien à lui, et tous les spectateurs disent encore une fois: c’est lui.De chacune de ses imitations, on peut dire c’est lui (ou elle).mais bien plus encore! Parce que Jean-Guy Moreau ne se contente pas de nous renvoyer l’image du personnage comme un miroir.Il en rajoute, il invente, il revit dans la peau du personnage qu'il imite toujours à la perfection parce qu'il ne se contente pas de copier des gestes et des voix.A notre intention, Jean-Guy Moreau recrée le personnage à sa façon.Avec tout ce que cela comporte de patience, de temps, de répétitions, d'heures d'observation jusqu'à ce qu’il puisse se dire: «je l'ai» et le public: «c'est ça; c’est mieux que nature».F.C.Jean-Guy Moreau W/ 7 Les Beaux Dimanches Ces dames de l'Estuaire le 9, 20 h 30 Un suspense psychologique Aux Beaux Dimanches, le 9 avril à 20 h 30, Radio-Canada présentera un drame d'ambiance et de caractère d'Edward Percy et Reginald Denham, intitulé Ces dames de i'Estuaire.Ce suspense psychologique est mis en scène par Paul Blouin dont on sait l'habileté et la façon sensible de mettre en relief les moindres gestes des personnages comme leurs plus fugitives expressions.Ces dames de l’Estuaire, créée à Broadway dans les années quarante, et un peu plus tard au cinéma avec Ida Lupino, passionnera “aussi bien les amateurs «d’angoisse» que les fervents du drame psychologique.L'histoire se situe en Angleterre en 1885, dans un manoir de style pré-tudor surplombant l'estuaire de la Tamise près de Gravesend.La propriétaire, Leonora Fisk, ancienne actrice et courtisane de religion catholique, y vit dans le calme et la détente, une retraite dorée.Au fil des ans, en compagnie de sa gouvernante Elaine Creed, elle réussit enfin à oublier les tribulations de sa vie passée.Elle propose un jour à Elaine de faire venir au manoir les deux soeurs de celle-ci, femmes â-gées et démunies.Elaine, éperdue de reconnaissance, pense pouvoir enfin devenir réellement une mère pour Emily et Louisa qui, un peu simples d'esprit, n'ont jamais pu subvenir à leurs besoins.Mais le bon coeur et la patience de Leonora finissent par être mis à rude épreuve, au point qu’après quatre mois d'hospitalité, elle demande à sa gouvernante de bien vouloir renvoyer les deux vieilles femmes.Elaine fait semblant d'acquiescer au désir de Leonora et prépare, en son for intérieur, un plan machiavélique, incapable de rejeter à la rue ces deux pauvres êtres quelle aime plus que tout au monde.Pour expliquer son geste, elle pourra dire: «Ceux qui ont tout ce qu’ils veulent ne comprennent jamais ce que la plus petite chose peut signifier pour ceux qui n’ont plus rien.» Le plan élaboré par Elaine a-fin de garder ses deux soeurs auprès d'elle à peine réussi, voilà qu’Albert Feather, son neveu, une belle canaille, survient.Il vient de perpétrer un vol à la banque qui l'emploie, prétend se cacher au manoir et essaiera de tirer parti de la situation.Afin de ne pas diminuer si peu que ce soit le plaisir des téléspectateurs, nous n'en dirons pas plus sur le déroulement de cette histoire.La réalisation Les amateurs de beaux spectacles ne devraient pas manquer Ces dames de l’Estuaire.En effet, Paul Blouin a réussi là une sorte de synthèse des moyens du théâtre, du cinéma et de la télévision.Le téléspectateur éprouvera non seulement un vif plaisir intellectuel, mais une jouissance quasi tactile grâce à des décors et des costumes éblouissants, des objets qu'on devine d'époque.Nous croyons vraiment vivre dans un ancien manoir anglais et éprouvons, en même temps que les vieilles dames, la «joie» d'habiter ces lieux.On constatera que le réalisateur sait manier les caméras en virtuose et tirer parti au maximum des possibilités des comédiens.Paul Blouin a fait appel, pour la traduction et l'adaptation, à un auteur chevronné comme Guy Dufresne et à des comédiens de premier plan tels Janine Sutto, Olivette Thibault, Marjolaine Hébert, Colette Courtois, Josée La Bossière, Denise Proulx, Jean Leclerc, Roland Jet-té et Marc Briand.Signalons que Janine Sutto, qu’on n'avait pas vue dans un téléthéâtre depuis un certain temps, effectue une sorte de «rentrée» qui sera fort remarquée.Les auteurs Edward Percy est né à Londres en 1891 et a écrit de nombreuses pièces dont II Four Walls Told, Trespasses, Ancient Light, Mary Darling, etc., dont quelques-unes avec Reginald Denham (Ces dames de l’Estuaire jouée au Théâtre Henry Miller de New York le 24 mars 1940), Suspect, Play with Fire, etc.Il est également coauteur de scénarios de films comme The Shop at Sly Corner.Quant à Reginald Denham, auteur dramatique, acteur et metteur en scène, il est né à Londres en 1894.Il s’est produit comme comédien dans un nombre incalculable de pièces classiques et modernes et fit de la mise en scène à compter de 1922.Réalisateur de films comme The Village Squire (1934), Death of Broadcast (1941), il a également écrit plus d'une centaine de textes pour la télévision.Il reçut, en 1912, le British Empire Shakespeare Society Gold Medal.Décorateur: Peter Flinsch; costumier: Gilles-André Vaillan-court; maquillage: Jacques La-fleur; direction technique: Ser- ge Riendeau; éclairage: Jean-Guy Corbeil; son: Gabriel Lo-ranger; monteur: Leslie Smith; effets sonores: Jean-Pierre Dé-ry; assistants à la production: Jean-Paul Robinette et Bernard Ouimet; coiffeuse: Liliane Généreux; graphistes: Pierre Décary, Norman Kirk et Claude Leblanc; chef machiniste: Luc Du-rocher; ensemblier: Roland Thé-berge; cameramen: Georges La-ramée, Claude Veilleux, Claude Bérard et Robert Beauchemin.Musique: extraits de l’opéra le Mikado de Gilbert et Sullivan, dans des arrangements de Neil Chotem.Réalisation: Paul Blouin.Script-assistante: Marie-Paule Gagné.René Houle Janine Sutto et Jean Leclerc 8 Olivette Thibault et Jean Leclerc Olivette Thibault et Jean Leclerc Janine Sutto et Mariolaine Hébert Janine Sutto, Colette Courtois et Mariolaine Hébert
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