Ici Radio-Canada, 24 juillet 1982, Programme de la télévision
Ici Radio-Canada Programme Semaine du 24 Volume 16 de la télévision au 30 juillet 1982 numéro 30 Aux Beaux Dimanches Les 25 ans de l'Olympia (article page 4) v %.*' i Correctif • Le mercredi 28 juillet à minuit quinze, les amateurs de beau cinéma ne devraient pas manquer l'un des grands films du célèbre cinéaste Luchino Visconti: le Crépuscule des dieux.En effet, ce drame historique, qui met en vedette des acteurs de renommée internationale comme Helmut Berger, Romy Schneider, Trevor Howard et Silvana Mangano, a été salué par la critique mondiale comme l'une des meilleures réalisations du prestigieux cinéaste italien.Il n'était pas facile d’interpréter comme de mettre en scène le personnage de Louis II de Bavière, plein de contradictions, en proie à des fantasmes irrépressibles, impuissant à résister à tout ce qui tendait à la dissolution de sa personne.En 1864, l'Europe est en pleine mutation et la nouvelle Allemagne est conduite par Bismark, champion de l'unification germanique.Louis II préfère la musique et la littérature aux questions politiques.Son idéa- lisme romantique tout comme son irréalisme, ses complexes sexuels entraînent finalement sa déchéance physique et morale et la chute de son royaume.• À Ciné-Pop, le dimanche 25 juillet à 13 heures, on présentera le Roi Muguet.Ce drame, réalisé par Guy Jarre, met en vedette Jacques Du-filho, Lyne Chardonnet, Pierre San-tini et Alain Nobis.Il arrive que des personnes acceptent mal la vieillesse et les maladies qu'elle apporte et elles le manifestent de différentes façons.Ainsi, M.Muguet, quinquagénaire, noie ses maux et sa solitude dans l’alcool.Estimant n'avoir rien à perdre, il accepte une proposition de son médecin, lequel lui suggère de se soumettre à un nouveau traitement.Sans se préoccuper le moins du monde des conséquences pour le moins imprévisibles d'un tel geste, M.Muguet n'y voit qu'une occasion d'être entouré et remarqué, de sentir qu'il existe vraiment.Et telle est la nature humaine, qu'il a vite fait d'en profiter pour agir en tyran capricieux.Société Radio-Canada Ici Radio-Canada télévision Société Radio-Canada Case postale 6000, Montréal (Québec) Code postal: H3C 3A8 Téléphone: 285-3453 Rédacteur en chef: Laurent Detillieux Adjointe aux publications: Marguerite Beaudry Rédacteurs: Gil Cimon, Fernand Côté, René Houle, Claude Lacombe, Jacques Légaré Responsables des horaires: Françoise Leboeuf, Claire Trudel Photographes: André Le Coz, Jean-Pierre Karsenty Composition: Caractéra (Montréal) Inc.Photomontage: R.P.J.Litho Inc.Impression: Keylitho Ltée Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec — numéro D 715-377 ISSN 0226-4781 Les articles et renseignements publiés dans Ici Radio-Canada télévision peuvent être reproduits librement.Pour commander un abonnement ou faire part d'un changement d'adresse, communiquer avec Ici Radio-Canada télévision a/s Agence d’abonnement Periodica, Inc.C.P.220, Ville Mont-Royal, P.Q.H3P 3C4 Téléphone: 274-5468 Tarifs d'abonnement Pour le Canada: six mois: 10$; un an: 18$; deux ans: 35$ Pour l'étranger: six mois: 12$; un an; 21$; deux ans: 40$ Avis au destinataire: inclure sans faute l'étiquette adressée à votre nom pour faire effectuer tout changement d'adresse Le film Pitchi, le rouge-gorge, de la série Légendes indiennes du Canada, produite par Via le Monde Inc.pour la Société Radio-Canada, a remporté le Prix spécial de la commission allemande de l'UNESCO au Prix Jeunesse international qui s'est tenu à Munich du 3 au 11 juin 1982 Cet important festival de télévision récompense chaque année les productions destinées aux jeunes qui, par leurs qualités de fond et de forme, contribuent à informer, à divertir et à éduquer les jeunes.Monsieur Pierre Desfloches, vice-président et directeur général de la radiodiffusion française de Radio-Canada, qui félicite le cinéaste Daniel Bertolino, lauréat de l'UNESCO et titulaire du Prix Jeunesse international.Pierre Monette, chef des émis sions jeunesse — télévision de Radio-Canada, assistait à la fête Samedi et dimanche: 22h30 Le Téléjournal.Inscrire lectrice: Michèle Viroly, Dimanche: 18h05 Flebdo-dimanche.Inscrire animatrice: Michèle Viroly.Réal.: Raymonde Crête.Du lundi au vendredi incl.: 18h00 Ce soir.Inscrire animateur Normand Harvey.18h30 Propos et confidences.Lundi 12 et mardi 13 juillet: Georges Mathieu; mercredi 14, jeudi 15, vendredi 16 et lundi 19 juillet: Antonine Maillet; mardi 20, mercredi 21 et jeudi 22 juillet: Jean Rigaux; vendredi 23 juillet: Marcel Valois.Réal ; Jean Faucher.22h30 Le Téléjournal.Inscrire animateur: Jean Ducharme.Samedi 17 juillet .11h00 Les Héros du samedi.Annu 1er animateur: Pierre Dufault.Inscrire: Claude Quenneville.Dimanche 18 juillet: 10h00 Le Jour du Seigneur.Inscrire: En studio, avec un groupe de Chicoutimi.Célébrant: Fernand Laroche, prêtre.Réal.: Daniel Hamel, CKRS — Jonquière.• Réalisé par Daniel Bertolino, le film Pitchi, le rouge-gorge raconte la légende de Menominee qui voulait faire du jeune Bnesse un vaillant guerrier et qui lui imposa un entrainement intensif.Mais, aveuglé par sa propre ambition, il ne voyait pas la véritable nature de son fils, plus porté vers la musique et le chant que vers le combat.Pour forcer le destin, Menominee envoya Bnesse à la «Place des Visions», en espérant qu'un rêve lui montre le chemin à suivre, le chemin de la guerre.Mais le Créateur en avait décidé autrement: chacun peut et doit faire ce qu'il désire.Bnesse aura une vision, vision d'un magnifique oiseau.Un oiseau qui, peut-être, transformera l'enfant en un merveilleux rouge-gorge.2 Culture et information Second regard dimanche 25, 17h00 Reflets d'un pays semaine du 26, 13h30 L'équipe Albatros: «Apprivoiser la mort» À l'émission Second regard, le dimanche 25 juillet à 17 heures, on proposera un reportage sur l'équipe Albatros intitulé: Apprivoiser la mort.Aborder la question de la mort, c'est presque toujours en même temps aborder la question de la vie.Très souvent le système médical, à travers sa fonction même de guérir, est désarmé face à la mort, devant ce seuil où même la médecine ne peut plus rien.Aussi, face à une mort souvent déshumanisée dans les hôpitaux, un groupe identifié sous le nom de Hospice Movement, est né en Angleterre et aux États-Unis il y a une quinzaine d'années, afin d'obvier à cette lacune.On veut donc désormais «réhumaniser le milieu hospitalier» et apporter aux malades en phase terminale qui vivent les derniers jours de leur vie, le secours de ressources humaines.L'équipe de Second regard s'est rendue à Trois-Rivières rencontrer un groupe de bénévoles qui s'est formé là il y a à peine un an sous le nom d'Albatros II s'agit d'une équipe multidisciplinaire tout à fait unique au Canada qui, selon les besoins des gens et du milieu, se charge d'«accompagner» les malades en phase terminale.Ceux-ci sont au courant de leurétat, selon un diagnostic sévère du médecin.On vise ainsi à augmenter la qualité de vie des derniers moments en assurant une présence humaine auprès des malades.Invités de l'équipe Albatros: Jean-Marc Duffort, prêtre; soeur Pearl Berg, infirmière; Blanche Houle, travailleuse sociale; Gilles Lebel, directeur d'hôpital; Dr Richard Jacob, médecin, ainsi que 90 bénévoles qui ont suivi une série de 45 heures de cours sur la question de la mort et sur notre société qui, en niant celle-ci, nous fait oublier notre responsabilité.Animatrice: Myra Créé.Recherche, textes et interviews: Mireille Lanctôt.Assistante à la réalisation: Lise Trudeau.Réalisation: Jean Saint-Jacques.Un programme varié Reflets d'un pays vous propose, cette semaine encore, des émissions diversifiées tant par leur lieu d'origine que par leur contenu, du lundi 26 au vendredi 30 juillet à 13h30.Lundi 26: de Rivière-du-Loup Deux sujets sont inscrits à l'ordre du jour.En premier lieu, nous pourrons visiter l'Observatoire du Té-miscouata, un centre d'interprétation scientifique dont s'est dotée la petite municipalité de Saint-Louis-du-Ha-Ha, sise à 60 kilomètres à l'est de Rivière-du-Loup.La deuxième partie de l'émission sera consacrée aux vanneries de l'Est du Québec qui fabriquent depuis quatre ans des chapeaux, paniers ou autres articles de vannerie.Lucie Bourque, de Saint-Paul-de-la-Croix, et Régine Aubin, de Saint-François-Xavier-de-Viger, décriront les diverses facettes du métier de vannier.Recherche et animation: Michèle Simard; réalisation: Claude Aubé.Mardi 27: de Jonquière L'animatrice Hélène Chouinard nous parlera d'abord des baleines, car ces gigantesques cétacés viennent s'ébattre jusqu'à l'embouchure du Saguenay.Un vieux pêcheur racontera leurs pérégrinations.Un reportage réalisé par Pierre Lawrence.Pour faire suite, on visitera les Montagnais de la réserve Pointe-Bleue au Lac-Saint-Jean.Mme Carmen Casavant racontera la vie du peuple montagnais il y a plusieurs années et leur adaptation à la vie moderne nord-américaine.Pierre Guill soulignera les fêtes entourant le 125e anniversaire de la présence des Montagnais à la réserve de Pointe-Bleue.Recherche: Christine Chabot; réalisation: Daniel Hamel.Mercredi 28: de Sherbrooke L'émission sera entièrement consacrée à la gemmologie, un mode d'extraction et de traitement des métaux.On suivra d'abord une entrevue avec M.Paul Nadeau, gemmologue qui décrira les particularités de sa profession.Ensuite, on nous expliquera les modes d'extraction utilisés, en plus de nous faire visiter trois mines: une mine de chaux à Saint-Adolphe-de-Dudswell où l'on utilise des fours qui rappellent ceux de l'époque romaine, une >i, ** mine d'amiante et une mine de cuivre à Capelton.Recherche: Serge Christiaenssens; animation: Jacques Mercure; réalisation: Martin Roy.Jeudi 27: d'Ottawa Deux sujets reliés à la cuisine seront présentés.D'une part, on pourra constater que faire cuire des fèves au lard dans les cendres à l'extérieur demeure tout un art.Desneiges et Romain Lafond perpétuent cette tradition dans leur restaurant situé à Kazabazua, à 80 kilomètres au nord de Hull.Ce couple remarquable ne fait pas la cuisine que pour les clients de leur établissement, puisqu'ils élèvent 23 enfants dont 19 proviennent des services sociaux.D'autre part, il sera question de l'implantation dans l'Outaouais d'un aliment qui nourrit les Chinois et les Japonais depuis des siècles: le tofu ou lait de soya caillé.Les responsables de cette implantation sont Francine Costa et Koichi Watanabe, qui fabriquent le tofu dans une ancienne boulangerie de Hull et le distribuent dans les magasins d'aliments naturels et les restaurants de la région.Recherche et animation: François Rouleau; réalisation: Rhéal Casavant.Vendredi 30: de Trois-Rivières L'émission animée par Louise Hamel et réalisée par Marcel Lamy a pour titre Une rivière qui déborde d'énergie et elle est consacrée au Saint-Maurice dont nous découvrirons trois facettes: l'énergie électrique, le transport du bois et même le sport grâce à des courses de canots.Les invités seront Yvan Vallée; Louise Verreault-Roy, géographe; René Hardy, historien; Marius Pépin, de la Compagnie de flottage du Saint-Maurice; Jean-Claude Désy, d'Environnement Québec; André Papillon, canotier, et Raymond Vallière, de l'Hydro-Québec.\ R 3 Les Beaux Dimanches Music-hall le 25, 19h30 Les 25 ans de l'Olympia À l'affiche des Beaux Dimanches, le 25 juillet à 19h30, Music-hall, un grand film de François Rei-chenbach et Jean-Pierre Mirouze sur les 25 ans de l'Olympia.Comme présentateur: Bruno Coquatrix, fondateur et âme du plus prestigieux music-hall de France et du monde.Bruno Coquatrix qui, hélas, n'a pas vu le film que verront les téléspectateurs de Radio-Canada puisqu'il est décédé le 1er avril 1979, alors que la première du film avait lieu en juillet de la même année.Coquatrix confiait à Reichenback: «Il faut que je parle avant de m'en aller de ce monde».C'est pourquoi Reichenbach, qui s'est fait une spécialité de témoigner en portraitiste avec sa caméra, s'est installé un jour entier dans le bureau du fondateur de l’Olympia, devant la grande affiche de la petite Piaf, et un jour à Cabourg, dont Coquatrix a ressuscité le casino.Entre les plans de cette interview, Reichenbach et Mirouze avaient projeté de monter comme un puzzle des morceaux du passé: bouts de films rachetés ici et là, photos, fragments d'émissions de télévision reconstituant vingt-cinq ans de l'histoire du grand music-hall parisien.La mort de Coquatrix a bouleversé tous les plans mais fait ajouter des scènes pleines d'émotion prises lors des «hommages à Coquatrix» rendus quatre soirs de suite dans un Olympia archi-comble.Le public ne savait pas qui exactement il allait voir, sinon que ce serait des vedettes de première grandeur venues là pour offrir leur voix comme d'autres jettent des fleurs, pour dire tout ce qu'elles devaient à cet homme qui les avait aidées à sortir de l'anonymat ou, quand elles étaient déjà connues, à se réaliser.Ce sont des moments éblouissants, tendres, fous, un spectacle dans le spectacle, un film musical dont les téléspectateurs de Radio-Canada verront la première partie le 25 juillet (la dernière partie sera diffusée le 15 août).Ainsi, à vingt ans de distance, Aznavour reprend avec Roche le Feutre taupé ; Trenet, toujours aussi jeune d'allure en dépit de sa cinquantaine avancée; Gréco avec ses yeux merveilleux et son éblouissante performance; Joséphine Baker encore et toujours «coquelu- Les Grandes Aventures de l'Himalaya le 25, 20h30 che de Paris»; Distel, Brel, Valente, Monk, Minelli, Legrand, Fitzgerald, tous les numéros un de la scène avec un point commun explosif: le don de soi.Un film à cent vedettes et un seul coeur.Bruno Coquatrix avait donc raison de dire, à la fin de sa brillante carrière: «Si vraiment j'avais l'assurance qu'il y ait un établissement qui corresponde à ce qu'a été l'Olympia à ses débuts, je recommencerais une nouvelle expérience car cela a été trop merveilleux pour ne pas le faire deux fois, si c'était possible.» C'est une production Paris Show Vision.«Montagnes maudites» Le 25 juillet à 20h30, les Beaux Dimanches proposent aux téléspectateurs de Radio-Canada le troisième épisode de la série documentaire les Grandes Aventures de l'Himalaya.Cette émission se divise en deux parties intitulées respectivement la Conquête de la plus haute montagne du monde et les Chinois à l'assaut de l'Everest.La Conquête de la plus haute montagne du monde Après la deuxième guerre mondiale, les Britanniques ont voulu consolider leur suprématie himalayenne.Mais le Tibet, malheureusement, n'était plus utilisable.Les seuls moyens d'accès devinrent la partie sud de l'Everest, incomparablement plus difficile que le versant nord.En revanche, la marche d'approche est beaucoup plus courte à travers le Népal.Mais ce n'est qu'à partir de 1950, avec l'expédition française à l’Annapurna, que les étrangers furent autorisés à entrer dans ce royaume.La traversée du Népal est particulièrement pittoresque: la vallée des Sherpas, tribu d'origine tibétaine installée en territoire népalais, offre un intérêt suffisamment vif pour que, de nos jours, un nombre croissant d'aventuriers le choisissent comme objectif.Malgré les avantages diplomatiques dont disposent les Britanniques, ce sont les Suisses qui ont obtenu avant eux, en 1952, une autorisation d'attaquer le sommet du monde.C'est l'échec en dépit de l'héroïsme de Raymond Lambert et du Sherpa Tensing.Mais en 1953, Edmund FHillary, accompagné du courageux Tensing, réussissent l'exploit: ils conquièrent le sommet du monde.La nouvelle parvient à Londres le jour même du couronnement de la reine Élisabeth II.Depuis lors, de nombreuses expéditions ont vaincu l'Everest.Il a été atteint jusqu'ici 27 fois, en particulier par des expéditions chinoises et indiennes.En 1978, Reinhold Messner réussit pour la première fois à le vaincre sans oxygène.Les Chinois à l'assaut de l'Everest Les expéditions entreprises par les Chinois baignent toutes dans le mystère.On ne sait pas si les tentatives de 1960, 1966 et 1975 ont été ou non couronnées de succès, car les documents filmés ne sont pas irréfutables.Mais quel dépaysement de voir les alpinistes chinois, dont une femme, préparer leur conquête, accomplir leur approche dont l'une des étapes est Lhassa, avec le palais du Potala, celui du dalaï lama en arrière-plan.La foi en Mao et l'énergie transmise par le petit livre rouge remplacent aisément la technique et l'expérience.Ainsi qu'on peut le lire dans la documentation chinoise: «Pour les alpinistes chinois, aucune hauteur n'est impossible à atteindre; aucun obstacle n’est impossible à surmonter.» Pour un alpiniste chinois, il semble tout naturel de prêter serment «de ne revenir qu'après avoir foulé la cime du Chomolongma (nom tibétain de l'Everest)», La Chine populaire est le seul pays, à1 l'exception de l'expédition internationale de Cho Oyu en 1955, qui a organisé des expéditions entièrement féminines et enregistré, en 1961, la conquête du plus haut sommet jamais atteint par des femmes.un pic du Pamir de 7 595 mètres.Une autre énigme pèse sur l'Everest.On prétend que les Soviétiques ont fait une tentative en 1952 par la voie tibétaine (l'année même où les Suisses attaquaient par la voie sud).Mais comme toute l'équipe, composée du chef et de six alpinistes, est disparue corps et biens sans laisser la moindre trace, on ne saura jamais le pourquoi et le comment de l'aventure soviétique dans l’Himalaya.Auteur: Maurice Herzog.Réalisation: Daniel Costelle.Production: i TF1/Pathé.4 Les Beaux Dimanches Culture et information Des lendemains pour l'homme le 25, 21h30 Ainsi va la vie Portrait de femme mardi 27, 23h15 lundi 26, 23h15 «En finir avec la faim» De la série française Des lendemains pour l'homme, Radio Canada proposera le troisième document intitulé En finir avec la faim, dans le cadre des Beaux Dimanches, le 25 juillet à 21 h30.Pour les pays riches, c'est «la grande bouffe» ; mais un homme sur cinq ne peut participer à ce banquet permanent qui consomme 80% des ressources alimentaires du globe.Pendant ce temps, les sous-développés souffrent de la faim.En l'an 2000, il y aura deux fois plus d'enfants dans le Tiers Monde et ils sont tous condamnés à la malnutrition, si l'on ne trouve pas de solution.L'ONU a demandé au professeur Leontief d'étudier ce qu'il faudrait faire pour réduire l'écart entre les revenus des pays riches et ceux des pays pauvres.Car c'est techniquement possible.Par exemple, James Giltner, dans sa ferme du Kentucky, agit en fermier de l'an 2000.Il vit déjà à l'ère de la télématique.Son téléviseur branché à un ordinateur de l'Université du Kentucky lui fournit à tout instant jusqu'à 130 informations d'ordre météorologique, agricole ou financier.En outre, un mini-ordinateur gère toute son entreprise et calcule la rentabilité de tout ce qu'il entreprend.Parailleurs, le besoin de protéines est un impératif pour l'an 2000.Heureusement, il n'y a pas que les plantes qui produisent des protéines.Certaines bactéries peuvent en faire autant.Et là, on passe de l'agriculture à la biologie.Mais quel saut! Un boeuf de 500 kilos donne une livre de protéines tandis que 500 kilos de bactéries donneraient au moins cinq tonnes de protéines.En Allemagne, on a découvert une bactérie qui fabrique de la protéine en se nourrissant de méthanol.Voilà qui est encore mieux que le steak de pétrole maintenant hors de prix.Aux États-Unis, on prépare de nombreux plats avec des protéines végétales extraites du soja qui remplace la viande de boeuf: l'économie, dans la consommation des protéines, est donc ainsi de 90%.Par ailleurs, l'aquaculture est de plus en plus pratiquée par de nombreux pays.Mais la dimension du problème de la faim donne le vertige.Pour réduire de moitié l'écart entre les pays riches et les pays pauvres, il faudrait créer un super Plan Marshall.Et, financièrement, c'est impensable, répond le Club de Rome.La dette des pays pauvres est déjà de 400 milliards de dollars.La seule solution demeure une stratégie planétaire.Pour sa part, le Tiers Monde sait qu'il doit compter d’abord sur ses propres ressources et sur ses propres efforts.Or, depuis des siècles, c'est une bataille perdue.Aujourd'hui, la course entre le rendement et la démographie galopante continue.Mais la technologie des pays riches vient au secours des démunis comme, par exemple, avec un nouveau plant de riz qui peut tripler le rendement traditionnel.En Inde, des satellites de télécommunications jouent un rôle déterminant dans l'éducation des cultivateurs.Le destin du Tiers Monde: passer d'un seul coup de l'âge du bronze à l'âge des satellites.Un bond de trente siècles à travers le temps.C'est à ce prix qu'il pourra peut-être gagner la bataille de la faim, la bataille pour la vie.Invités: Wassili Leontief, Jacques Poly, Jacques Perrot, Maurice Guernier et Mahdi Elmandjra.Auteur-réalisateur: Claude de Gi-vray.Production: TF1 et Pathé-Cinéma.KM i ,v"%.Les souvenirs d'un pêcheur et bien d'autres choses Ainsi va la vie, présenté à la télévision de Radio-Canada le mardi 27 juillet à 23h 15, nous permettra de voir ou revoir d'excellents reportages tirés de l'émission la Semaine verte.L'un des plus pittoresques nous permettra d'entendre un vieux pêcheur de Terre-Neuve raconter ses souvenirs.En effet, M.Charlie Cormier a connu les heures de gloire de Port-au-Port, il y a une cinquantaine d'années alors que, selon son expression, il pouvait ramener «jusqu'à 100 quintaux de morue certaines années».M.Cormier, comme plusieurs autre francophones de cette région terre-neuvienne, vivait uni quement du produit de sa pêche et de son petit lopin de terre, d'une manière presque totalement indépendante du monde extérieur.Dans une langue savoureuse, il nous parlera de sa vie à l'époque, de ses techniques de pêche, de l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération et de l'avenir de son coin de pays.Mentionnons aussi les autres sujets au programme: un nouveau départ pour la vache Longhorn; l'insémination artificielle des dindes; la production de champignons dans les grottes en France et un important dossier sur les forêts en Nouvelle-Écosse.Voilà certes une édition rafraîchissante et diversifiée d’Ainsi va la vie, une émission d'André Simard animée par Henri Bergeron, le mardi 27 juillet à 23h 15 sur nos ondes.«Les femmes et l'information» Le lundi 26 juillet à 23h15, Por-t trait de femme met à l'affiche une.édition de Femme d'aujourd'hui, qui faisait suite au colloque les Femmes et l'information qui se te-, nait les 23, 24 et 25 octobre dernier.Organisé par des femmes journalistes membres de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, ce colloque a réuni quelque 700 participants, en majorité des femmes, qui ont pu discuter des situations difficiles que vivent les femmes dans la plupart des secteurs du monde de l'information, situations qui furent mises en lumière par des témoignages prenants, reliés au vécu et qui illustrèrent à merveille le thème «Perçons le mur du silence».Suite à cet événement d'importance, on a réuni en table ronde sept participantes de tous les coins du monde de l'information: Gisèle Tremblay, du comité organisateur; Armande Saint-Jean, journaliste; Hélène Biron, animatrice; Thérèse Dumesnil, directrice de Perspective; Carmel Dumas, pigiste; Eme-ren Garcia, journaliste dans la presse ethnique, et Martine Storti, de F Magazine.Animatrices: Rachel Verdon et Lise Garneau; recherche: Carmel Dumas; réalisation: Frank Duval, assisté de Geneviève Biraben.ïÊàntim 5 Culture et information Jeunesse Propos et confidences du mardi 27 au vendredi 30, 18h30 Fifi Brind'acier mardi 27, 16h30 Han Suyin et Curd Jurgens En reprise à Propos et confidences, du mardi 27 au jeudi 29 juillet à 18h30, les entretiens de la romancière chinoise Han Suyin, suivis par ceux de Curd Jurgens, acteur de réputation internationale décédé récemment, les vendredi 30 juillet et lundi 2 août à la même heure.Médecin, écrivain et conférencière, Han Suyin a produit à ce jour une oeuvre romanesque et historique remarquable traduite dans plusieurs langues.Avec des livres comme Multiple splendeur, Destination Tchoungking, l'Arbre de vie, etc., elle a contribué à faire connaître mieux la Chine au monde.Née dans le Nord de la Chine en 1917 d'une mère chinoise et d'un père belge, Han Suyin est à cheval sur deux cultures et s'en exalte, puisque la positivité de l'une compense la négativité de l'autre.Douée d'une faculté d'adaptation peu commune, elle sait s'assimiler toutes les cultures, se plier aux particularismes.D'ailleurs, on ne naît pas Chinois ou Français, dit-elle, on le devient par la culture et c'est pourquoi il faut combattre tous les racismes.Fascinée par la Chine qu'elle ne quittera pour l'Europe qu'à l'âge de dix-neuf ans, elle ne connut en ce pays, jusqu'en 1949, que la guerre et les seigneurs de la guerre.À l'Université libre de Bruxelles, où elle étudie la médecine, elle rencontre les jeunes étudiants chinois qui, plus tard, deviendront presque tous membres influents du Parti communiste.Après nous avoir parlé de sa famille, de son retour en Chine et des événements qui s'y déroulent au cours de la guerre, de Tchang-Kai-Chek et de son régime dont elle réprouve la corruption, elle nous entretient de la Chine rurale ou Chine profonde.De retour momentanément en Europe, elle est reçue médecin après une année d'internat en Angleterre.Han Suyin affirme avoir tout compris de la Chine non à travers le marxisme mais à travers son expérience de sage-femme exercée dans les provinces chinoises.Elle nous explique ensuite comment Chou-En-Lai, le bras droit de Mao, lui a demandé de faire connaître la Chine au monde.De cette Chine qui, selon Han Suyn, fit en trente ans un bond en avant de mille ans.Et cela continue et conti nuera dans l'avenir, toujours sous le signe de la réflexion dans une perspective dialectique.Curd Jurgens Né à Munich le 13 décembre 1915 d'une mère française et d'un père allemand, ce grand acteur de réputation internationale sut très tôt parler aussi bien l'anglais que le français ou l'allemand.Après ses études secondaires, il eut un court instant l'idée d'entreprendre une carrière littéraire; mais l'actrice Luise Bosler, qu'il venait d'épouser, lui conseilla plutôt de s'inscrire aux cours d'art dramatique de Walter Janssen.Par ailleurs, dès 1935, il fait des débuts au cinéma mais il se produira néanmoins surtout au théâtre.De 1936 à 1941, il fera partie du Metropol-theater de Berlin et, ensuite, jusqu'en 1953, il jouera avec la troupe du Burgtheater de Vienne.C'est avec le Général du diable d'Helmut Kaütner qu'en 1955, il atteint à la renommée internationale, laquelle ne devait que s'étendre sans cesse par la suite avec des films aussi bien américains que français ou allemands comme Les héros sont fatigués, Orient-Express, Et Dieu créa la femme, Amère vie toire, le Jour le plus long, etc.Rappelons que Curd Jurgens, dont les cinéphiles du monde entier ont pu admirer le talent dans plus de 160 films, est décédé à Vienne d'une crise cardiaque le 18 juin dernier.Réalisation: Jean Faucher.Fifi et la villa Drôlederepos Tous les mardis à 16h30, les jeunes téléspectateurs de Radio-Canada pourront suivre, à compter du 27 juillet, les folles aventures de la petite espiègle Fifi Brind'acier.Inspirés des livres de l'écrivain suédois Astrid Lindgren, le person nage et les exploits de Fifi Brind'acier ont été portés à l’écran par deux organismes de télévision européens: la Beta Film de Munich et la KB Nord Art AB de Stockholm.On retrouve autour de Fifi ses amis Tommy et Annika, ainsi que Mlle Presslius, trois vagabonds, son père et deux policiers farfelus: Kling et Klang.L'histoire se déroule dans une petite ville idyllique de Suède.Tout le monde y connaît la villa Drôlederepos, une maison peinte en couleurs étranges dont les propriétaires ont vidé les lieux depuis longtemps.Et puis, un beau jour, à la surprise générale, une petite fille rousse qui n'a pas froid aux yeux prend possession de la villa Drôlederepos sans crier gare.Elle s'y installe avec son cheval et tous les autres animaux qu'elle ramasse sur son chemin.Fifi Brind'acier n'est pas méchante pour deux sous, mais elle a du caractère.Elle sait plier à ses volontés tous les enfants, qui deviennent ses amis et elle scandalise, avec un plaisir évident, les bonnes âmes de la petite ville dont elle sera un personnage presque légendaire.' i1 ‘ * 6 Variétés Série filmée Le Ranch de la Rouge mercredi 28, 19h00 Moi, Claude, empereur mercredi 28, 23h 15 Les Grandes Batailles du passé jeudi 29, 17h00 «J'ai tant dansé, j'ai tant sauté .» Pour faire suite à Autrefois à la rivière Rouge, il est tout à fait logique que Radio-Canada vous présente, dès le mercredi 28 juillet à 19 heures, une émission qui se veut le pendant moderne de cette série.Si vous nous accompagnez au Ranch de la Rouge, préparez-vous à tout un spectacle car ici, tout est prétexte à la chanson, à la danse, à la musique.Nos cousins manitobains ont réussi à intégrer la musique et les danses d'autrefois dans un contexte moderne.Pour eux, la musique est le fil conducteur de la culture.C'est finalement au coeur de cette musique que le peuple manitobain puise son inspiration.Pour vous accueillir comme il se doit au «ranch» et selon la tradition, nos deux animateurs: Manda et Anatole (David Dandeneau et Joanne Mercier), des gens qui nous ressemblent dans leur simplicité et leur joie de vivre.Bien sûr, Anatole et Manda sont bien entourés: les danseurs et changeurs du ranch de la rivière Rouge n'ont pas oublié leurs racines.c'est tout dire! Tout ranch digne de ce nom se doit d'offrir un orchestre pour faire les frais de la musique.Ted Komar et son orchestre tissent la toile de fond idéale pour ce genre d'émission où la musique est le point de repère.À chaque semaine, le Ranch de la Rouge ouvre ses portes à plusieurs invités de marque.Le mercredi 28 juillet, ce sera soir de première.La Gigue et le violon est un titre approprié pour cette première lorsqu'on jette un coup d'oeil sur la liste des invités: DelGarneau, un jeune gigueur de 6 ans, perpétue la tradition des danses d'autrefois.Puisque le violon est à la gigue ce que la rivière Rouge est au Manitoba, l'émission met également en vedette deux violoneux: Ed Gyurki et Walter Kuzyk.Ces deux violoneux de réputation perpétuent et font revivre ce qui, pour plusieurs, est la «musique du bon vieux temps».Vous prendrez vite l'habitude de cette visite hebdomadaire au Ranch de ta Rouge.Les animateurs ont le coeur sur la main et les invités.des fourmis dans les jambes.J'ai tant dansé, j'ai tant sauté.au Ranch de la Rouge.Invités: Del Garneau (gigueur), Ed Gyurki et Walter Kusyk (violoneux).Réalisation: Léo Foucault, CBWFT, à Winnipeg.David Dandeneau et Joanne Mercier •"¦T* «La Prophétie» Après Un parfum de meurtre et Une affaire de famille, c'est la Prophétie que nous verrons dans la série britannique Moi, Claude, empereur, qui sera télévisée le mercredi 28 juillet à 23h15 à la chaîne française de Radio-Canada.Rappelons que ce feuilleton est la vie romancée de l'empereur Claude, neveu de Tibère et successeur de Caligula qui était son propre neveu.Épileptique et bègue, mais très érudit, d'un caractère faible, il laissa gouverner son épouse Messaline et ses affranchis, Narcisse et Pallas.Puis, excédé par la vie débauchée de Messaline, il la fit mettre à mort et il épousa Agrippine qui lui fit adopter Néron, son fils, au détriment de Bri tannicus, l'héritier légitime.Du règne de l'empereur Claude date la décadence de l'empire romain.Dans l'épisode de la Prophétie, Tibère est toujours en exil à Rhodes, et Gaïus, l'un des fils d'Agrippa, est mort mystérieuesement.Julie mène une vie de débauche que seul Auguste ignore.Elle passe l'été à Antium avec Antonia et ses enfants: Agrippine, fille de Julie, une jolie adolescente de treize ans, Germani-cus, le fils d'Antonia, et Claude, qui passe pour un imbécile, affligé d'un tic, traînant une jambe plus courte que l'autre et bègue par surcroît.À Rome, les orgies se multiplient.Livie, sexagénaire, communique à Auguste la liste des complices de débauche de Julie, que son père bannit.Et Livie espère toujours le pardon de l’empereur pour Tibère.Cette adaptation des ouvrages de Robert Graves par Jack Pulman met en vedette, cette semaine: Derek Jacobi, Brian Blessed, Margaret Ty-zack, Frances White, Siân Philips, George Baker, Kevin Stoney et Diane Flutchinson.Une réalisation de Robert Wise.
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