Le soleil, 23 février 1987, Cahier B
[" Québec.Le Soleil, lundi 23 lévrier 1987 L\u2019Acniimi; i l Pour les camionneurs artisans Des affaires très dures en milieu rural ?THETFORD-MINES\u2014Les af faires sont très dures en milieu rural au Quebec pour les camionneurs artisans.Pour sa part, M.Octave Pelchat, de Tring-Jonction, a realise un \"gros\" profit net de S4.606 en 1986.textes de Fortunat MARCOUX Il ne s'agit pas d'un cas isolé! Selon M.Pelchat, la moitié des 42 camionneurs oeuvrant dans la zone 03 de la Beauce ont retire des revenus de cet ordre de grandeur.\"Ceux qui ont gagne plus, ont fourni de la machinerie comme une retroca-veuse (pepine) ou une chargeuse (loader)\", explique-t-il.La zone 03 couvre le secteur délimité par les municipalités de Beauceville, Sainte-Marie-de-Beauce, East-Broughton, Sainte-Clotilde et Saint-Victor.En 1985, M.Pelchat avait louche un revenu net de $20,000 grâce au chantier de l'assainissement des eaux a Tring-Jonction.Ce fut la meilleure annee depuis le prolongement de l'autoroute de la Beauce dans les années de 1978 et de 1979.Camionneur à son compte de- puis bientôt 39 ans.M.Pelchat qui est âge de 62 ans, a connu une vie d'enfer et miserable.Il n'a jamais gagne plus de $25,000 en une annee et les années de vache maigre ont ete plus nombreuses que les années de vache grasse.Aujourd'hui, M.Pelchat regrette amerement de s'étre embarque dans cette jungle C'était en 1949.La construction d'une route entre Saint-Joseph et Vallee-Jonction lui faisait miroiter un avenir prometteur.Il s'acheta un camion usage et trouva du travail à ce chantier au salaire de $2.50 l'heure.A l'aube de sa retraite, M.Pelchat n'a jamais contribue à une caisse privée de pension.Actuellement, pour joindre les deux bouts, il touche des prestations de la Regie des rentes du Quebec et compte sur le revenu d'appoint que lui apporte son épousé.Cette dernière effectue de la livraison pour le service des postes.M.Pelchat ne cache pas qu\u2019il n'aurait pu éviter la faillite s'il avait eu à faire des paiements sur son camion.Il entretient son véhiculé comme si c'était la prunelle de ses yeux.Il s'agit d'un CMC 10 roues 1978, mû à essence, qu'il a acheté neuf au coût de $32,000.L odometre indique 125,000 milles.Annee désastreuse L annee 1986 fut désastreuse pour les transporteurs en vrac, en raison de l'absence de chantiers importants de voirie.M.Pelchat prévoit une légère amelioration cette annee et des mois nettement meilleurs en 1988 a l'approche des elections provinciales.Dans la zone 03, les camionneurs artisans ont travaille, en moyenne, 35 jours pour le compte du gouvernement québécois en 1986, surtout pour la refection de chemins et le creusage de fosses.Ils étaient rémunérés au tonnage ou au taux de $39.60 l'heure.Lourdes dépenses M.Pelchat n'a touche que $21,620 en revenus bruts l'an dernier, se repartissant comme suit: $9,500 du ministère des Transports pour 28 jours de travail, $4,220 de la compagnie \"Entreprises Bon-Conseil\" pour des travaux d'assainissement des eaux à Tring-Jonction, '\u2022 Le Soleil, Fortunot Morcoux Le camion avec lequel Octave Pelchat fait ses maigres revenus.Selon le président de rAN CAI Il faudrait que la moitié des transporteurs disparaissent ?THETFORD-MINES - En régions rurales au Québec, les camionneurs artisans n\u2019ont pas de revenus décents parce qu'ils sont trop nombreux a se partager la part du gâteau.Il faudrait que la moitié d'entre eux disparaissent pour permettre à l'autre moitiéedc survivre.C\u2019est l\u2019explication qu'a fournie le président de l'Association nationale des camionneurs artisans inc lAN-CAI1, M.Jean-Yves Morin, devant la faiblesse des revenus touchés en 1986 par les transporteurs de vrac de la Beauce.Selon M.Morin, un camion doit travailler pendant un minimum de 100 jours annuellement pour être profitable à son propriétaire, alors que dans la Beauce, l'an dernier, le véhiculé a été utilisé durant quelque 35 jours.Il y a 4,200 camionneurs artisans au Québec, mais seulement 1,700 sont membres de l'ANCAI.Encore trop de camionneurs En 1978, il y avait au Québec 16,000 détenteurs de permis de transport en vrac.Aujourd'hui, il en ceste 7,700, le tiers en région urbaine et les deux autres tiers en milieu rural.Maigre cette forte diminution, le président Morin estime qu\u2019il y a encore trop de transporteurs en vrac, en particulieur en régions rurales ou leur nombre devrait être réduit de moitié, pour en faire une industrie florissante.Faisant remarquer que 52 pour 100 des camions en circulation ont plus de 10 années d\u2019utilisation, M.Morin a révélé que le ministère se préparait en éliminer plusieurs en durcissant les normes du code de la sécurité routière.Réponse du ministre D'autre part, M.Morin a révélé que le ministre québécois des Transports, M.Marc-Yvan Côté, recevra une délégation de l'ANCAI mercredi pour lui faire connaître sa décision aux demandes de maintien des centres de distribution de travail et de la clause 75-25 lors de l'embauche sur un chantier de voirie.Ces deux règlements ont été invalidés par la cour supérieure, le premier le 28 janvier dernier et le deuxième en juin 1986.L\u2019ANCAI craint que le ministre lui annonce la déréglementation en refusant de légaliser les permis de courtage dans les centres de distribution de travail.L'association tient aussi a la clause de 75-25 qui obligeait les constructeurs de routes a utiliser dans une proportion de 75 pour 100 des camionneurs artisans pour le transport en vrac # CHIRURGIE ESTHÉTIQUE DU NEZ CIERA BROUGHAM 1986 Démonstrateur, sieges baquets, console, couleur bourgogne.4 portes Notre dernier modèle 1986.Garantie GM A.PP'®\"*1'- conduire 2145.boul.Charest ouest 688-1212 Jeunes Conducteurs du Canada Des centres de formation dans tout le pays PROCHAIN COURS 2 MARS Inscrivez-vous maintenant pour ne pas être déçu.654-9193 ECOLE DE CONDUITE AVANTAGE Centre Innovation, 2360, ch.Ste-Foy Pierre Guévremont M O 0T041HINO*LARVNG0L0GISTE TÉL: 681-0246 1000.CHEMIN SAINTE-FOY.QUEBEC Clinique Optométrique de Québec DR YVES BERTRAND Optométriste DR GHISLAIN DIONNE Optométriste S Choix dé ?Fjianwn \u2022 Verre* de monture* de la vue contact 735.Mail Centre Ville 529-9383 $6,000 pour des affaires avec des particuliers et $1,900 de la municipalité de Tring.M.Pelchat estime a 65 le nombre de jours travailles par son camion au cours de l'annee.Cependant, les dépenses ont ete onéreuses: Essence, $8,500, reparations et entretien, $5,400, immatriculation du véhiculé, $1,109, et les assurances, $960 En outre, M.Pelchat a du payer une contribution mensuelle de $60 ($7201 pour les services du \"dispatcher \", l\u2019agent d'affaires qui distribue aux camionneurs les chargements en vrac requis par le ministère des Transports dans la zone 03, une cotisation de $ 100 pour faire partie de l'Association nationale des camionneurs artisans inc.IANCAII dont il est membre depuis la fondation de l\u2019organisme en 1968, $125 pour des services juridiques, et $100 pour le poste d'affectation dans la zone 03.Le surplus net de $4,606 ne tient pas compte de l'usure ou de la depreciation du camion.M.Pelchat trouve aberrant de devoir débourser $60 par mois pour le maintien du poste de \"dispatcher\".\"Même si tu ne travailles pas, tu dois payer.C'est un peu choquant\", precise-t-il.Cependant, M.Pelchat reconnaît que le centre de distribution de travail est indispensable pour assurer une repartition équitable entre les camionneurs artisans.\"Ça élimine le favoritisme\", note-t-il.Quand il était plus jeune, M.Pelchat transportait du bois en hiver pour boucler son budget.\"Je n'en ai plus la force.Je n'ai plus le courage de m'expatrier â mon âge.J'attends paisiblement l'heure de la retraite\", explique-t-il.Deux camionneurs mariés de la région, MM.Clément Roy, de Saint-Jules, et Emmanuel Mathieu, de Saint-Victor, voyagent du dimanche au vendredi à La Tuque oû ils font du transport de billots pour la compagnie papetière CIP en attendant / a*.\t___ Le Soleil, Forfunof Mort oui Octave Pelchat n a realise un profit net que de S4.606 en 1986.que les affaires reprennent dans la région.D'autres, comme MM.Henri-Paul Poulin, de Saint-Joseph, et Gaétan et Raymond Turcotte, de Saint-Elzear.se déplacent a Québec au lendemain de fortes tempêtes de neige pour participer aux travaux de déblaiement des rues.\"Ce n'est pas très payant mais c'est mieux que rien \u201d, précise M.Poulin tout en soulignant que 1986 avait été l\u2019une des années les plus pourries pour les camionneurs artisans \u2022 *SS>v 'N?\u2022\u2022X\t\u2022\u2022.\u2022>.y ,s\\sv sWy DU LUNDI AU VENDREDI CIMT Riviere du Loup CFEP Rimouski PATHOMC i 1 7 0-2 I L\u2019ACTUALITÉ LOCALE__ Festival de I\u2019lsle-Verte Quebec.Le Soleil, lundi 23 février 1987 Un Montagnais plaide en faveur du respect des Amérindiens ?V rte* v - ?L'ISLE-VERTE \u2022 La peau des Amérindiens est peut-être brune mais il va falloir apprendre a les voir autrement que comme des sauvages avec des plumes sur la tete\".par Jean Didier FESSOU Lancé avec fermeté, mais avec fraternité a plus de 200 personnes, ce message est celui d'un Montagnais de Betsiamites, M.Paul-Emile Dominique.Selon lui il faut a tout prix faire disparaitre le mot \"sauvage\" de notre vocabulaire.Tout comme il faut faire disparaitre le mot \"esquimau\" lorsqu'on parle des Inuit (le mot \"esquimau\" est un terme péjoratif et insultant).M.Paul-Emile Dominique et de nombreux autres Montagnais de Betsiamites participaient à une grande fête populaire à l'Isle-Verte.Placée sous l'égide de la Société de conservation de la baie de l'ile verte, cette fête voulait être une sorte de retrouvailles entre Québécois et Amérindiens.Retrouvailles auxquelles ont participe plus de 200 personnes ainsi que le groupe folklorique bolivien Killasuyo.Selon le directeur-exécutif de la Société de conservation de la baie de l'ile verte, M.Gerard Michaud, cette réunion avait pour but de \"mieux se connaître par le dialogue avec les peuples qui jadis sur les bords du Saint-Laurent, ont enracine une culture et des traditions ancestrales méconnues\".Tradition En fait cette presence d'un groupe de Montagnais sur les bords de la riviere Verte a constitue un veritable retour aux sources et à la tradition.Autrefois, en effet, avant que les missionaires catholiques ne contribuent a \"immobiliser\" leurs ouailles dans des réserves sur la Côte-Nord, les Montagnais occupaient un vaste territoire qui s'étendait aux deux rives du Saint-Laurent.C'est ainsi que le Bas-du-fleuve était régulièrement visité par des familles montagnaise qui venaient y chasser, y pécher et y passer une partie de l'hiver.Durant toute la semaine, donc, un groupa de Montagnais de Bet-siatmites ont aménagé un archéo-drome ou sont dressees plusieurs habitations amérindiennes traditionnelles.Ils ont aussi participe a plusieurs événements dont celui, très spectaculaire, qui a consisté à offrir de la banik (pain amérindien) et du Stade couvert intermédiaire * L'implantation d'un stade couvert intermediaire, a Beauport, par l'agrandissement du centre sportif Marcel-Bedard situe dans le secteur de Beauport-Centre, coûterait de $500,000 à $2,223,000, selon qu'on veuille ajouter 1,000 ou 2,000 sieges aux 954 disponibles actuellement.C'est du moins ce que laisse entendre une étude préliminaire réalisée récemment par la firme J.-M.Dion & Associés.Selon le sondage de la firme Optimum concernant le développement des équipements récréatifs, ce projet est privilégie par 22 pour 100 de la population interrogée.sel (symbole de paix chez les Russes) au Choeur de l'Armee Rouge alors que celui-ci se rendait a Ri-mouski pour un concert.Musique et discours Mais c'est hier dimanche que ces festivités auront atteint leur point culminant avec une grande partie de la population de l'Isle-Verte.Les Montagnais et les Boliviens ont joue leur musique traditionnelle, les porte-parole des communautés blanche et amérindienne ont prononcé des discours de circonstance et le tout s'est terminé par un grand banquet de cuisine montagnaise traditionnelle (saumon, esturgeon, castor, caribou, ours, lievre, canard, etc.) Ce qui a constitué toute une nouveauté pour bien du monde.Rappelons que la communauté de Betsiamites est une des plus importantes communautés monta-gnaises.Elle compte un peu plus de 2,000 membres alors que, à titre d'information, les huit autres communautés montagnaises de la Côte-Nord et du Lac-Saint-Jean totalisent ensemble 5,150 personnes.Rappelons qu'il y a 35,000 Amérindiens au Quebec et qu'ils sont regroupés au sein de neuf nations indiennes.La Montagnaise est la plus importante d'entre elles.Les retrouvailles de ITsIe-Verte, hier, ont aussi été l'occasion de souligner un autre petit événement sympathique: en effet les étudiants du secondaire 6 de la cuisine professionnelle de l'Ecole des métiers de Riviere-du-Loup ont publié un recueil de recettes sur l'éperlan.Selon leur professeur, M.Gaétan Cou-lombe, ce recueil veut être un outil de mise en valeur du potentiel touristique régional et une promotion culinaire typique à l'Isle-Verte.# \u2022j CARMRVAL aFMISSÉty 1 / f \\ mm _ mr mm ,\tSoleil, Fortunot Morcou» Marc-André Roy president du carnaval montre deux livres qui seront offerts au public Ces deux bouquins renferment des recettes primées lors des années anterieures.Carnaval de la pâtisserie de Disraéli Dix jours au lieu de trois éDISRAELI\u2014Dix jours de festivités au lieu de trois souligneront le 10e Carnaval de la pâtisserie de Disraéli, du 27 février au 8 mars.par Fortunat MARCOUX Une modification majeure a ete apportée dans l'organisation de ce festival.Il s'agit de l'abandon du port obligatoire d'un macaron qui était vendu S3 l\u2019an dernier, pour participer aux activités.Des frais d'admission à la plupart des manifestations seront exigés.Président de l'événement pour la quatrième année consécutive, M.Marc-André Roy, a confié au SOLEIL que ce changement de cap est nécessaire pour assurer l\u2019autofinancement des diverses activités.L'an dernier, le carnaval a subi un déficit de $18,000, grugeant ainsi une bonne partie du surplus qui avait été accumulé au fil des ans.Concours de pâtisserie Cependant, l'admission sera encore libre au concours et à l'exposition des pâtisseries, ainsi qu'aux ateliers sur l'art de preparer et de decorer ces mets succulents, et a une démonstration de divers trucs d'art culinaire par Soeur Angele Deux cent cinquante inscriptions au concours sont attendues.Les pieces seront jugees par des membres de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Quebec, de Montreal, et de la Federation canadienne des chefs de cuisine, section Estrie.Les gagnants se partageront $2,200 en prix et mériteront des médaillés et des certificats.Deux livres renfermant 45 recettes primées lors des premiers carnavals seront offerts aux visiteurs au prix de $4.95.L'an dernier, ils étaient en vente au prix de $8.95.Programmation Presque toutes les activités se dérouleront sur le campus de l'école polyvalente.Il y en aura suffisamment pour satisfaire les amants de la bonne bouffe et du plaisir.En voici quelques-unes: Le jeudi 26 février: Pièce de théâtre \"Eprouvettes\", comédie de Un bureau du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche à Baie-Comeau ?SEPT-ILES \u2014 Le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche aura pignon sur rue à Baie-Comeau, à l'automne, a la suite de l'ouverture d'un sous-bureau régional.C'est ce qu'a annonce le directeur régional du MLCP-Côte-Nord, Robert de Nobile.\"Afin de répondre a un besoin pressant du secteur de la Haute-Côte-Nord, la direction régionale entend accroître sa visibilité de façon permanente et, pour ce faire, ouvrira un sous-bureau régional a Baie-Comeau\", a dit M.de Nobile en précisant que le projet a d'ores et déjà reçu l'aval de Québec.Ce sous-bureau est susceptible d\u2019améliorer l\u2019efficacité du MLCP-Côte-Nord et de lui permettre de couvrir l'ensemble de ses programmes et activités.Auparavant, un biologiste du MLCP-Côte-Nord travaillait à compter de Forestville, mais ce poste avait sauté dans la danse des compressions de l'an Un du gouvernement Bourassa.\"Un biologiste sera en poste a Baie-Comeau avec un appui technique.L'équipe de Baie-Comeau sera éventuellement complétée par un agent d'information\", a precise Gilles Lamontagne, directeur du Service de l'amenagement et de l'exploitation de la faune du MLCP-Côte-Nord \"Il s'agissait de determiner l\u2019endroit le plus stratégique possible\", a commenté le biologiste en chef.Pour 1987-1988, la direction nord-côtiere du MLCP peut compter sur un budget accru de 30 pour 100, dont une augmentation de 150 pour 100 au seul chapitre de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, a indiqué par ailleurs M.de Nobile.8 Paul Vanasse, par le Théâtre de la Grande Tablee.Le vendredi 27 février: La Viree du Chausson (soirée disco) au Trou-du-Beigne (gymnase-bar).Le samedi 28 février: lOh, atelier en pâtisserie, debut du tournoi de hockey de calibre intermediaire: 14h, le Tamisage (ouverture officielle) au Trou-du-Beigne, dégustation du gâteau du 10e, atelier en pâtisserie; 20h, la Pàte-au-Feu (soirée de musique country).Le dimanche 1er mars: lOh, le brunch du 10e à la Boufferie (caféta-ria); midi, tournoi de hockey; 13h30, rendez-vous des Flàneux au Trou-de-Beigne.Le lundi 2 mars: Relâche.Le mardi 3 mars: Défilé de mode au Trou-du-Beigne avec Véronique Béliveau.Le mercredi 4 mars: Journée des jeunes: 13h, les aventures de Giblotte et Chabrouille à l'Emporte-Pièce (a l'auditorium), exposition de dessins, patinage avec la mascotte Pàta-Bouffe); 19h30, spectacles présentes par les enfants; 20h, bis-cotheque (musique disco).Le jeudi 5 mars: 19h, Tart-O-Beigne-Go (bingo) au Trou-deBeigne, $2,000 en prix.Le vendredi 6 mars: 19h, jugement des pièces au concours de pâtisseries; 20h, Roul-O-Rock pour les moins de 18 ans; 20h30, bal de la Garniture.Le samedi 7 mars: 8h, déjeuner Cognac; tournois de dards et de bil lard, exposition des pâtisseries rendez-vous des artisans, exposi tion commerciale; a llh, la Bouffe rie, menu carnavalesque; 13h, Pàta Bouffe reçoit ses amis (spectacles) rencontre des amis du Troisième Age; 14h, atelier en pâtisserie; 16h, trucs en pâtisserie de Soeur Angèle; 17h, \"On vous attable!\" (souper); 20h30, soirée Epâtante.Le dimanche 8 mars; Journée de la femme: 7h30, déjeuner des gourmets-gourmands, exposition des pâtisseries, diner, atelier en pâtisserie; 14h, rencontre avec la sénateur Renaude Lapointe (originaire de Disraéli); 13h30, les olympàtes; I6h30, encantisserie des pieces de pâtisseries; 17h, souper des cuistots.# Québec CABtE Grand solde de février Rabais sur toutes les lampes en magasin.lampadaire articulé en metal émaillé avec pied, et diffuseur réglable.Halogène 300 watts avec rhéostat, couleur noir ou blanc Design Néostudio 319 $ PROMOTION 249 $ Angle Boni tljmel/Henri IV ItlS) 871 22 21 I INTIRNATIOSAt | Ouvert 7 jourv vrulement au: Anqlr Carre Parent/Rue Saint Paul HI8I «02 IS B2 L Québec, Le Soleil, lundi 23 février 1987 B-3 I L\u2019ACTUALITÉ LOCALE En mars 1985 au Jardin zoologique de Québec Maison patrimoniale démolie sans permis *En mars IMS la msienn Z\"' W -¦» f ac (rstrstiv saImv» 1 a r» a \u2022\ta a a \u2022 ?En mars 1985, la maison Chabot, identifiée dans l'inventaire des maisons a caractère patrimonial, a été démolie au Jardin zoologique du Quebec, à Charlesbourg, sans que la municipalité n'ait accorde de permis.terfes d'Yves THERRIEN Selon les renseignements recueillis par le SOLEIL, aucune demande pour un permis de demolition n\u2019a été presentee à la ville de Charlesbourg.De plus, la direction du jardin aurait dû suivre une procédure particulière avant d'en- treprendre des travaux, selon les reglements depuis l'automne 1984 Toutefois, le directeur du zoo, M.Louis-Philippe Demers, rapporte que son predecesseur avait reçu un avis de la police municipale pour détruire le batiment en raison des risques d'accident.\"Les murs tombaient pratiquement tout seuls, affirme M.Demers.Le toit était brise et des enfants allaient jouer dans la maison.Apres l'avertissement, l\u2019ancien directeur a fait démolir la maison apres un échangé de correspondance avec le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche et celui des Affaires culturelles.\" Par contre, plusieurs proprie laires de maisons dites patrimoniales sur le territoire de Charlesbourg avouent qu'ils aimeraient mieux faire démolir leur residence au lieu d'investir de fortes sommes pour la rénover.Ils ne peuvent simplement pas.Pour certains, le geste de l'ancienne direction du zoo, même si les motifs semblaient fondes, apparaît comme un passe-droit face à la loi municipale.Un moyen de s'en sortir Par ailleurs, si Charlesbourg voulait se départir de la gestion de l\u2019inventaire patrimonial, le conseil municipal devrait abroger l'ensem- ble de sa réglementation sur le sujet pour refiler le dossier au ministère des Affaires culturelles.Selon Mme Elizabeth Clement, de la firme Roche et associes, qui travaillera sur le comité consultatif de la ville pour revoir l'inventaire des biens patrimoniaux, une telle demarche ferait resurgir d\u2019autres inconvénients.Les quelque 100 maisons du secteur du Trait-Carre font partie d'un arrondissement historique à caractère national et les proprietaires seraient soumis à d'autres contraintes Ils devraient transiger avec le ministère pour l\u2019obtention de permis de renovation au lieu de passer par la municipalité.Les delais seraient plus longs.Sur un inventaire de 300 batiments, près de 200 seraient exclus de toute juridiction.\"Ce serait au tour de la société historique de se plaindre avec raison, soutient Mme Clement Plusieurs edifices en dehors de l'arrondissement historique ont un cachet particulier qu'il faut conserver.*\u2019 Cette nouvelle loi sur les biens culturels apparait très contrai- gnante pour le maire Ralph Mercier, tant par son application que par ses consequences.\"Il faut aussi tenir compte des gens habitant ces maisons\", souligne le maire.Commentant la situation ambiguë dans laquelle se trouve Charlesbourg.notamment dans le cas de sa maison, Mme Rita Migneault affirmait que les fonctionnaires des Affaires culturelles étaient \"des fanatiques des vieilles poutres et des lucarnes, prêts à sacrifier le bien-être des proprietaires pour le coup d oeil des passants \u2022 Le maire de Charlesbourg ne veut pas de l\u2019administration des biens patrimoniaux ?\"Le ministère des Affaires culturelles nous a cédé la gestion des inventaires des biens patrimoniaux mais non les budgets.C'est un non-sens\", déclare au SOLEIL le maire de Charlesbourg, M.Ralph Mercier.La situation s\u2019apparente a la decision du ministère de l'Environnement, l'été dernier, de transferer aux municipalités l'analyse de l\u2019eau de baignade.Le gouvernement avait dû revoir sa position a la suite de nombreux refus et des protestations des élus municipaux.Dans le cas present, apres avoir établi l\u2019inventaire des edifices reconnus historiques et a caractère patrimonial de concert avec les municipalités, le ministère des Affaires culturelles a cede aux villes la gestion des biens patrimoniaux par une modification a la Loi sur les biens culturels, entree en vigueur le 2 avril 1986.\"Cela qui équivaut pratiquement a une double taxation pour les contribuables, selon le maire Mercier.La municipalité peut subventionner les travaux de restauration et les reparations sans pouvoir bénéficier de l\u2019appui financier du gouvernement comme en 1984.\"Le gouvernement effectue une decentralisation des pouvoirs tout en réduisant ses dépensés.Toutefois, le contribuable continue à payer les mêmes impôts au gouvernement provincial et il devra subir une hausse de son compte de taxes municipales s\u2019il faut creer un programme de subvention.\"Le gouvernement devrait comprendre que le patrimoine n est pas uniquement l'affaire d'une municipalité en particulier.L'histoire concerne toute la province et il appartient à l'ensemble de la population d'en assumer les responsabilités.\" La loi exige l'approbation du ministère des Affaires culturelles pour retirer un édifice de l'inventaire.\"Si nous avons la gestion des biens patrimoniaux, pourquoi le ministère garde-t-il un droit de regard aussi strict, s'interroge M.Mercier.Dans de telles conditions, il eut mieux valu que le ministère conserve l\u2019entière gestion du patrimoine.\" Selon le maire, cet inventaire.¦ \\ L» Som Anew Ptcnam Le maire Ralph Mercier pense que l\u2019administration des biens patrimoniaux devrait appartenir au ministètes des Affaires culturelles.très complexe à Charlesbourg avec ses 300 maisons éparpillées un peu partout sur le territoire, représente une source constante de problèmes en plus dètre un frein à l\u2019expansion, notamment dans les secteurs permettant le développement domiciliaire a forte densité.M.Mercier donne l\u2019exemple d'une maison sur la 80e Rue, en face de la 10e Avenue, situee sur un grand terrain dans une zone permettant la construction d edifice a logements.Ne pouvant plus assumer le fardeau fiscal, le propriétaire voulait vendre.Le terrain a finalement ete vendu apres maintes demarches et l'engagement du promoteur de déménager la maison près de la 80e Rue.Le cas de la maison Migneault, sur le boulevard du Jardin, se situe aussi dans le même contexte.Les Migneault veulent vendre, sauf que la plupart des acheteurs sont seulement intéressés par le terrain à vocation commerciale et non par le batiment nécessitant des rénovations.Même les travaux sont assortis de règles particulières, en raison de l'inscription de la maison dans l'inventaire patrimonial.Le ministère des Affaires culturelles s'est oppose à la demolition de la maison provoquant d'autres recriminations de la part des proprietaires.Pour M.Mercier, ces deux cas ne sont pas uniques et lèvent le voile sur les contraintes imposées par le ministère dans le tranfert des responsabilités.La municipalité vient de mettre sur pied un comité consultatif pour faire un peu de lumière dans le dossier et identifier certams edifices pouvant être exclus de l'inventaire.Le maire avance aussi l eventua-lite d'offir un abattement fiscal sur la plus-value d'une propriété a la suite de travaux.Par ailleurs, il souhaite la mise sur pied, par le gouvernement, d'un programme d aide particulier afin de soulager les proprietaires aux prises avec toutes sortes de contraintes # ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ La maison Migneault, a Charlesbourg.a ete au centre de I actualité au cours des semaines.dermeres m REER Centres de Contrôle du Poids Regardez-moi! J\u2019ai perdu 97 livres m k A Garanti.- d-s C C P Nrxjs .*»ranfiN%w'.s d 1rs oérrs 6r rx» cwurrmfs l u» n ; iu A art* bu» anrxmt r A rtr nm r «Clesf /ncrpvijbfe comme ma vie o changé! Je suis devenue exactement ce que te voulais être» centre de contrôle du poids Jackie Handregan txm INDt Al ; ÆNDRtrx dninoct i««o B H VOTRE REÉR .ALLSTATE.A DOMICILE ¦ i ri m ¦ B « B H « N B ¦ H ¦ ¦ N ¦ B ¦ H ¦ ¦ ¦ ¦ * B U B H ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ B ¦ ¦ U U ¦ ¦ ¦ ¦ Pour fêter l\u2019ouverture d\u2019un nouveau C C P nous vous offrons: Di RABAIS Æ sur tous nos I I programmes w | DE RABAIS EXTRA Nos spécialistes vous offrent des résultats pas des promesses' STE-FOY 2600 Boni.I aimer 659-45% ?\tOubliez les files d'attente : notre représentant passe chez vous ou à votre bureau.?\tLe REER « Multiplicateur » d'Allstate vous fait profiter de taux d\u2019intérêt compétitifs.?\tPas de frais additionnels de paiement ou d\u2019administration.?\tTabulation des calculs a long terme sur-le-champ.?\tClause spéciale pour invalidité.?\tAussi offert chez Sears et aux bureaux Allstate./instate m Vous rtes on bonnos mains.m-KTV A Quebec, Le Soleil, lundi 23 février 1987 B-4 LA PACE EIHTOItl/U.K LE SOLEIL Victoire du statu quo monétaire P\u2019ttiOtnt du con»«ii et Editeur JACOUCS G rRANCOCUR Rddacteur «n chef ei Editeur M|dint ALAIN GUILBCRT Pretideni et directeur generei RAUL-A.AUOCT Directeur de I information GILBERT ATHOT Vice pretident ef trésorier CHARLES-A.BOULIN Directeur de l editorial JACQUES OUMAIS PROMEKJADE.$20| Zm 15 par Raymond ¦ GIROUX Comme U est de bon ton dans les enceintes économico-politiques internationales, les plus grandes crises apparentes débouchent sur des compromis qui donnent l'impression que tout va subitement sur des roulettes, ou presque.Les accords officiels n\u2019ont rien à voir avec l'ampleur des problèmes qui les sous-tendent.La réunion au Louvre, à Paris, des 6 grands argentiers de la planète, cette fin de semaine, visait avant tout à dédramatiser la baisse du dollar américain et la politique économique farouchement nationaliste du Japon et de l'Allemagne de l'Ouest.Et aussi, à donner des airs de détente à une économie-monde toujours éprouvée par le déficit public américain et l'endettement du Tiers Monde qui vient de franchir le cap des SUS 1,000 milliards.Les ministres des Finances des États-Unis, de la France, du Canada et de la Grande-Bretagne se sont joints à leurs collègues japonais et ouest-allemand plus fortunés, en l'absence d'une Italie offusquée, certaine que les dés étaient pipés dans des chambres d'hôtel avant même la rencontre officielle.Ils ont décide que la situation actuelle, finalement, reflétait assez bien la réalité économique internationale.Les taux de change ont donc reçu une pressante invitation à ne pas bouger.Seuls les initiés savent entre quelles balises le dollar pourra bouger librement, et à partir de quel niveau il y aura urgence de convoquer un nouveau Sommet.Le secretaire au Trésor américain, M.James Baker, poursuivait pourtant depuis des semaines une campagne pressante auprès du Japon pour qu'il libéralise sa politique économique, question d'éponger quelque peu l'énorme déficit commercial américain de SUS 60 milliards avec ce seul pays.Dans son aumônière, une baisse réelle de 42 pour 100 du dollar vis-à-vis du yen, un élément qui à moyen terme force les Japonais à investir en Amérique plutôt que d'y exporter directement mais ne change rien aux équilibres économiques fondamentaux.Le centre de décision franchit peu à peu le Pacifique en direction ouest.M.Baker proposait à son partenaire japonais, comme à son homologue allemand, une stratégie à deux volets: établissement d'une zone libre dans laquelle les monnaies pourraient naviguer sans interférence, et poursuite dans les deux pays visés d'une politique économique de relance.A cela, les partenaires des Américains répliquent que tout effort hors du raisonnable ne ferait que relancer l'inflation chez eux, ce qu'ils ne peuvent ni ne veulent tolérer.\u2022 \u2022 \u2022 A Bonn comme à Tokyo, il n'est pas question d'ouvrir les vannes budgetaires et de permettre des augmentations des déficits gouvernementaux.M.Baker leur demande en réalité d\u2019appliquer dans leur pays la recette américaine qui, on s'en rend compte aujourd'hui, donne de fâcheux résultats, autant pour son pays que pour les pays du Tiers Monde.Car, on aura noté la \"coïncidence\", le Brésil annonçait tout juste avant la rencontre des Grands une sorte de moratoire sur le paiement des intérêts de sa dette envers les banques commerciales tout en demeurant fidele a ses engagements envers les banques d\u2019Etat et les institutions internationales.L'Argentine, tout aussi endettée, demande par contre des credits supplémentaires de SUS 4 milliards.Il lui faudra plus qu'un endosseur brésilien pour les obtenir.Le Venezuela, lui, en voie de se ruiner a rembourser toutes ses dettes rubis sur l\u2019ongle, fronce les sourcils dans ce concert discordant.Or, les reclamations du Tiers Monde pèsent peu sur la conscience des decideurs du Louvre.La bombe a retardement de l'endettement international que l'on a trop vite cru désamorcée, menace de bouleverser a nouveau l'économie internationale.Le statu quo entre les riches n'ouvre aucune nouvelle porte aux défavorises, beaucoup plus nombreux # I LETTRES AU SOLEIL I A t-'/Nr£l?!£uR- ^ $30 CHACUN ENTRÉE $5 x* i STATIONNeMEXr ^3 PAR M/NUTÊT DIRE QU'ON EST PRIS PANS la glace: FOUR LA NUIT /// LOMO?ÔOON EC IBILLET ÉCONOMIQUE! Hors de Montréal, point de salut! par Denis ANGERS I Dans le Québec des années 1960, on fermait des paroisses entières prétextant que leur avenir était bouché, que leurs ressources économiques étaient insuffisantes, que leur population déclinante ne justifiait plus le maintien de services pourtant essentiels.Un quart de siècle plus tard, on pourrait croire que les mêmes raisons seront bientôt invoquées pour justifier la fermeture, non plus de petites paroisses rurales, mais de régions entières.Car, en matière de développement régional, non seulement le Québec n'avance-t-il plus mais, par moments, il semble reculer à grandes enjambées.En fait, hormis la grande agglomération montréalaise et quelques pôles de croissance comme Becancour et le Saguenay, la province entière est devenue une vaste région, négligée par le gouvernement, oubliée par les investisseurs, apparemment condamnée à un inexorable déclin de l'activité économique.Quant au gouvernement québécois qui devrait jouer le rôle de catalyseur, de répartiteur de la richesse nationale, de grand justicier économique, le voici réduit à la dimension de petit comptable.Ces temps-ci, il s'inquiète d'abord et avant tout de balancer le budget, de réaliser des affaires payantes, de vendre au plus offrant.Exemple criant de ce désengagement de l'État, la vente au consortium québéco-britanni-que dirige par Québécor de l'actif de Donohue.Et la remise aux calendes grecques du projet de papeterie à Matane, un mirage que pas moins de dix premiers ministres successifs ont fait miroiter, depuis 1957! En fait, en vendant Donohue au groupe de M.Pierre Péla-deau, le gouvernement du Québec ne fait certes pas une mauvaise affaire.Il empoche à peu près $320 millions, conserve le contrôle de la firme pa-petière en sol québécois et garantit un accès stable au marché britannique, par Daily Mirror interposé.Pour les travailleurs de Donohue à Clermont, Saint-Félicien et Amos, la transaction de cette semaine ne modifie donc en rien les conditions de travail, le nombre d\u2019emplois, les projets de développement de l'entreprise.Là où le bàt blesse, c'est lorsque que le gouvernement oublie qu'il doit d'abord et avant tout assumer une responsabilité politique.En choisissant les avantages financiers au détriment du développement économique de toute une région qui a pourtant bien besoin d'un sérieux coup de pouce, le gouvernement de M.Robert Bourassa se trouve ravalé au rang de comptable.Il ne gouverne plus, il compte.Il ne favorise plus la recherche d'une certaine équité économique entre tous les Québécois, il administre.Il n'ose plus, il gère.Il n'innove plus, il laisse l'initiative aux développeurs privés.Dans un Occident qui vit au rythme de la déréglementation, de la privatisation, du préjugé favorable à l'entrepreneurship, ce gouvernement n'est ni meilleur, ni pire que ses modèles britanniques, américains ou français.Mais, au Québec, il ne suffit pas d'étre pareil aux autres.Car, globalement, notre société est bien différente de ces vieilles nations qui, au fil des siècles, se sont données un capital leur permettant, actuellement, de vivre sans grand problème le remplacement du développement étatique par des initiatives privées.Le Québec ne dispose en effet pas de ces grandes fortunes, de ces sociétés à capitaux énormes qui peuvent, ailleurs, assurer la croissance économique, creer les emplois, développer les ressources naturelles.Ici, il faut soit s'allier avec d'autres bailleurs de fonds, ce qu'a fait Pierre Péladeau en s'associant au puissant groupe anglais British Printing and Communications.Soit mettre en commun l'épargne de millions de citoyens pour créer des instruments de développement qui puissent réaliser des projets d\u2019une certaine ampleur.C'est ce que les peres de la revolution tranquille ont fait avec la Caisse de dépôt et placement, avec la Société générale de financement, avec Hydro-Québec.Au fil des années, cette seconde formule, ce modèle québécois a permis de faire de grandes choses, de donner au développement économique une dimension sociale, d'assister financièrement des entrepreneurs régionaux qui avaient envie, en Beauce, en Abitibi, en Gaspésie, de se prendre en mains.Hélas, ce modèle s'est beaucoup fissuré, avec les privatisations successives de la dernière année.À tel point que, aujourd\u2019hui, on est en droit de se demander si, hors Montréal, le salut est possible.# Denis Angers est journaliste-cadre au Soleil.Tous azimuts La maladie n\u2019a pas de frontières L'arrivée \"massive\" de réfugiés dence .est dans une situation Hp\t* L\u2019arrivée \"massive\" de réfugiés au Québec fait couler beaucoup d'encre ces temps-ci.|.) Il y a les réfugiés et ceux qui prétendent l'ètre.Il y a des réfugiés au sens de la Convention des Nations-Unies a laquelle le Canada a adhéré en 1969 et des réfugiés déclares tels pour des raisons humanitaires.La réglementation fédérale est assez stricte a ce sujet, bien que la lenteur des procé dures ait complètement deba-lancé l\u2019économie du système.Mais, puisqu'on parle de l'arrivée des réfugiés au Quebec qu\u2019en est-il de la réglementation québécoise?La loi québécoise des communautés culturelles et de l'immigration stipule que: \"le ministre a pour fonction de sélectionner les ressortissants etrangers pour permettre au Québec d'assumer sa part de responsabilité dans l\u2019accueil des réfugies et d'autres personnes qui se trouvent dans des situations de détresse\".Outre les dispositions se rapportant directement a la définition des réfugiés au sens de la Convention, le Québec a assorti sa réglementation de critères de sélection on ne peut plus larges.Qu'on en juge: \"La catégorie de ressortissants etrangers qui sont dans une situation particulière de détresse comprend un ressortissant étranger qui .étant victime d'un cataclysme naturel qui a détruit l'environnement de son lieu de rési- dence .est dans une situation de détresse telle qu\u2019il mérite une considération humanitaire du fait que .son bien-être physique, mental ou moral.se trouverait fortement perturbé s'il ne pouvait demeurer ou venir au Quebec.Autant dire tous les mal-pris de la terre pour lesquels le Quebec serait le paradis terrestre! D'ailleurs, le règlement québécois va bien au-delà de la réglementation fédérale à cet effet.U y a fort à parier que si la Cour suprême devait se prononcer sur sa validité, il ne vaudrait pas cher.Ceux qui s'inquiètent, à bon droit, de la venue de ces réfugies, ont tendance a accuser l\u2019incurie d'Ottawa.Mais quel est le rôle du Quebec dans tout ceci?Les journalistes parlent en ce moment de filières: la turque, la sri-lankaise, la chilienne.Les Tamouls, comme on le sait, ont habité quelque temps en République fédérale allemande, plusieurs Salvadoriens sont actuellement stationnés illégalement a New York et les Chiliens transitent par l'Argentine.Or, à ces trois endroits, des Délégations générales du Québec ont pignon sur rue.Comme disent certains pro-re-fugiés, les Québécois gagneraient à être bien informés sur ces questions.Mais je ne suis pas certain, qu\u2019apres coup ils seraient plus accueillants# Guy Héroux Québec Dans un article intitulé: \"Rendez-vous 87 avait déjà choisi ses bonnes oeuvres\" paru dans Le Soleil du 30 janvier 1987, il est mentionné que la Fondation canadienne de la fibrose kystique qui est un des organismes choisis pour recevoir les profits hypothétiques de Rendez-vous 87, avait pour l'année 1983-84 versé deux fois plus de bourses et subventions en Ontario qu'au Québec.En ce qui concerne les bourses allouées pour les projets de recherches medicales, le pourcentage est probablement exact, ce que je ne conteste pas.Quant aux subventions pour les cliniques de fibrose kystique, ou les personnes atteintes de cette terrible maladie sont vues tous les deux mois pour y être traitées, la Fondation subventionne sept cliniques au Quebec au coût de S225 000 par année et neuf cliniques en Ontario au coût de $245 000.Du point de vue soins reçus, les patients québécois sont aussi bien soignes que les patients ontariens.Les cliniques de fibrose kystique, étant subventionnées et supervisées par la fondation, offrent les mêmes soins partout au Canada.En ce qui a trait aux bourses de recherches médicales, la fondation reçoit des demandes de tous les chercheurs au Canada qui s'intéressent à cette maladie.Ces demandes sont analysées par un comité de médecins bénévoles et présidé par un francophone, le docteur Claude Roy, de l'hôpital Sainte-Justine à Montréal.Les bourses de recherches sont attribuées selon la nature et la valeur médicale d'un profit et selon une ligne directrice tracée par la Fon- dation qui oriente les projets dans le seul but de faire progresser la recherche dans la bonne direction.C'est une façon de rentabiliser les sommes d'argent versées à la recherche.Depuis les derniers 10 ans (1977 à 1987), la Fondation canadienne de la fibrose kystique a recueilli $3.2 millions au Québec et dans le même temps, elle y a versé $4.2 Faire le poireau Est-ce raisonnable de laisser une personne attendre pendant sept heures debout?Je ne le crois pas! Eh bien veuillez croire que c'est possible puisque j\u2019ai vécu cette situation le 13 janvier dernier.Où?A la faculté des Sciences administratives de l'université Laval.Etant donné que mon horaire était incorrect (ce n'était pas un caprice) j\u2019ai dû me presenter a la faculté ce mardi.I)onc, j'arrive à 8hl5, même si les portes n'ou-vraient qu'a lOh (la file était déjà longue).C'est tout a fait normal que je ne sois pas la seule a devoir faire des modifications, nous étions des centaines, mais est-ce normal que seulement trois ou quatre personnes soient là pour nous aider au bout de la file?Je trouve impardonnable le fait de manquer d'organisation dans un endroit ou l'on enseigne l'administration.Ce n'est pas tout.Après six heures et demie d\u2019attente debout (j'insiste) quelle joie de trouver trois chaises pour reposer, ne serait-ce que cinq minutes, nos pauvres jambes et notre dos en compote.Mais voilà que ce luxe nous est aussitôt enlevé en nous disant qu elles nuisent à l'avance de la file.Vraiment je ne peux le croire! Croyez-vous que ces trois simples chaises soient la cause de notre pénible et très longue attente?# Sylvie Noël Université Laval millions en recherches médicales et en subventions aux cliniques.Pour les soins donnés aux personnes atteintes de fibrose kystique, le maintien des cliniques est extrêmement important et sur ce point, le Québec est bien pourvu.Que les recherches médicales aient lieu où que ce soit au Canada, il est certain que toutes les personnes atteintes de cette terrible maladie en bénéficieront également.Leur espoir de vie qui était de cinq ans en 1960 est maintenant rendu à 25 ans et ceci, partout au Canada.H n'y a pas de frontières pour la maladie ou la guérison.Ce qui importe, c'est que cette terrible maladie soit à tout jamais enrayée de la surface de la terre.# Gaston Marcotte, directeur regional (bénévole) de la Fondation canadienne de la fibrose kystique.\u2014 N.D.L.R.Adressez vos lettres à la Tribune des lecteurs et lectrices du SOLEIL, 390 Saint-Vallier est, CI K 7J61647-33681.Ces missives devront être courtes et accompagnées du pom, de l'adresse et du numéro de telephone de leur signataire.Nous nous réservons le droit d'editeiQpt d'abreger ces lettres au besoin.O Québec, Le Soleil, lundi 23 février 1987 B-5 SPECTACLES Enfin: du ballet à une soirée de l\u2019OSQ rvon Mongraln \"En dehors de Danse-Partout, ma troupe est la seule qui réussisse a survivre a Québec, mais la différence c'est que nous, nous ne sommes pratiquement pas subventionnés\u201d, raconte Ka-taline Molnar.?Pour la premiere fois depuis deux ans, les planches de la salle Louis-Frechette du Grand Théâtre vibreront sous les pointes de danseuses classiques, demain et mercredi.Les danseurs des Ballets Ka-taline Molnar seront alors les artistes invites de l'Orchestre symphonique de Quebec.En plus du pur classicisme de Don Quichotte (Minkus), il y aura le romantisme de Romeo et Juliette (Prokofiev) et.le modernisme du Boléro (Ravel).textes de Regis TREMBLAY Imaginez, sur scène, les 68 musiciens de l'Orchestre symphonique, devant lesquels tombe un rideau de tulle, au moment des pièces chorégraphiées, pour mieux mettre en valeur les 19 danseuses et danseurs de Kataline Molnar.Il faut remonter à plus d'un lustre pour retrouver des danseurs comme artistes invités à une soirée de l'OSQ.En 1976, deux danseurs de l'Opera de Paris étaient les invités du chef d'orchestre Pierre Dervaux.Mais remontons encore un peu plus loin.\"Je me souviens avoir ete soliste invitee au tout premier concert Du Mauner, a I époque où Lajos Molnar, mon mari, était violoniste au sein de l'OSQ\", raconte une Kataline a la nostalgie plutôt enjouee.Retour vers le futur, jusqu'au spectacle de la semaine prochaine.Apres que l'Orchestre symphonique aura ouvert le programme avec La danse des heures ( La Cioconda) de Ponchielli, les Ballets nous donneront un pas de deux traditionnel du Don Quichotte de Minkus.l es danseurs suivront au pied de la lettre la chorégraphié de Marius Petipa.Quelques pas de pur classicisme, quelque chose de rare au Grand Théâtre.\"Ce sera le côté brillant du spectacle, commente Madame Molnar.Après ce morceau de bravoure, ce sera un goût de romantisme, avec des extraits de Romeo et Juliette.La danse des jeunes filles, la première sortie dans le monde de Ju- ¦ ¦ \u2022 \u2022 i» r LT I ¦A sS .mMÊi Demain et mercredi, les planches de la salle Louis-Frechette vibreront sous les pas des danseurs des Ballets Kataline Molnar.C'est Kataline Molnar qui signe cette chorégraphié, sur la musique de Prokofiev.C'est encore elle qui a liette, à 14 ans, la marche des Capu-lets et, comme il se devait, la scene du balcon.\" Selon Kataline Molnar, il se passerait des choses \u201cétranges\u201d au Conseil de la culture ?Il se passe des choses pour le moins \"étranges\" au Conseil de la culture de la région de Québec, plus précisément à la table de la danse, affirme Kataline Molnar, directrice d'une école et d'une troupe de ballet de la ville.Plusieurs personnes seraient en constant conflit d'intérêts, au sein de cet organisme qui, comme son nom l'indique, conseille le ministère des Affaires culturelles dans la distribution de ses subventions.C\u2019est d\u2019ailleurs pour ce motif que madame Molnar a démissionné de la table de la danse, qui est censée regrouper les principaux intervenants en danse de la region.Selon elle, le problème se situerait au comité chargé d'evaluer les projets: \"J'ai démissionné parce que je n'ai pu obtenir que ce comité soit formé entièrement de gens impartiaux, révèle-t-elle dans une entrevue au SOLEIL.Je ne veux pas que nos projets soient jugés par des gens engagés eux-mèmes dans d'autres projets.\u201d Elle trouve \"étrange\u201d que certaines troupes soient systématiquement privilégiées, et d'autres ignorées: \"En dehors de Danse-Partout, ma troupe est la seule qui réussisse a survivre à Québec, mais la différence c'est que nous, nous ne sommes pratiquement pas subventionnés.\" Pour la saison 1986-1987, Danse-Partout a obtenu des subventions totalisant $223,000, dont $153,000 au provincial.La plus grosse subvention, $66,000 pour le budget de fonctionnement, dépend du Conseil de la culture.Les Ballets Kataline Molnar, eux, n'ont reçu qu'un maigre $5,400 en tout et partout.En six ans d\u2019existence, $17,400.\"Je ne vois pas pourquoi les danseurs classiques seraient des chômeurs, alors que les danseurs modernes, eux, sont bien payés\", a-joute Madame Molnar, qui affirme se heurter à un mur, au Conseil de la culture, notamment au sujet d\u2019un projet de chorégraphie de 19 poemes de NelUgan, qu'elle soumet depuis quatre ans.Échanges avec le Bolshoi Mais tout ne va pas pour le pire, pour les Ballets Kataline Molnar.À la suite de la visite de deux danseurs du Bolshoi, dans le cadre de Rendez-Vous 87, les demandes d'inscription affluent à l'école de la rue Brown.La petite école deviendra grande.D'autres professeurs seraient engagés.\"Cette visite surprise, très publicisée, est pour nous le coup de pouce inespéré, dit-elle.Le danseur Yuri Vladimirov nous a propose des échanges avec le Bolshoi.Imaginez! J'ai même été invitée à Moscou.\u201d Un conte de fee, précédé toutefois d'une longue et périlleuse aventure de six ans.Sans argent, madame Molnar réussit chaque annee à monter au moins un spectacle.Demain et mercredi, sa troupe est l\u2019invitée de l'Orchestre symphonique de Québec, à la salle LouisFréchette du Grand Theatre.C'est ce qu'on appelle avoir le \"timing\".Les dessous de l'opéra De plus, la troupe professionnelle de Kataline Molnar est la compagnie de danse attitrée de l'Opéra de Québec, comme elle l'était auparavant de la Société lyrique d'Aubi-gny, lorsqu'elle produisait des opéras.Mais dans le gros bateau qu\u2019est un opéra comme Carmen ou La Traviata, les danseurs passent au troisième çjan, révèle la directrice:\t™ \"Certains metteurs en scène d\u2019o- péra considèrent les danseurs comme de simples figurants.L'un d\u2019eux m'a même dit un jour: \"Les danseurs ne doivent pas avoir l'air de danseurs!\" Ils décident de tout sans tenir compte de nos exigences artistiques propres Nous ne pouvons même pas répéter avec le reste de la production.Ils nous prennent pour des génies.ou des imbéciles!\" La santé des danseurs est parfois menacee par certaines exigences scéniques.Madame Molnar cite la pente particulièrement raide des décors des Pécheurs de perles: \"Tous mes danseurs en ont attrape une landinitel\".Elle cite plusieurs autres exemples: \"Dans La Traviata, on m'a forcée à sauter sur une table ovale en miroir! Il ne faut pas croire que c'est la même situation partout.L\u2019Opéra de Montréal, par exemple, a présenté une Carmen qui a laissé assez de place aux danseurs pour qu'ils n'aient pas l'air de pauvres pions!'8 imagine une version feminine de la chorégraphié de Bejart du Boléro de Ravel: \"Béjart l\u2019a pensé pour les gars mais moi, je le fais danser par 10 filles.comme si elles étaient des gars.Sur pointes, par-dessus le marche! Elles vont démontrer au moins autant d'énergie que des hommes!\" Entre-temps, l'OSQ, sous la baguette de Simon Streatfeild.aura joue des extraits du Casse-Noisette de Tchaikovski, la Suite de Billy The Kid de Copland et un extrait de L'Horoscope de Matton.Donc, une soirée extrêmement varice.# SV - \u2022 MWMIIIKWÉ ¦¦ -.c-Ô Radio-Canada rr Québec 11/Câble 6 Q-6 IARTS ET SPECTACLESI Quebec, Le Soleil, lundi 23 février 1987 Jacques Bertin à la salle Joseph-Lavergne Un beau récital, mais sans complicité Ÿ-.J?4.\t__- ?\tt inn * Am u ^ I:» .a a ~ _ > ?MONTREAL (PC) - Une équipé de Radio-Quebec en est aux essais et auditions en vue de réaliser 20 nouveaux épisodes de Passe-Partout illustrant la présence de communautés ethniques au Canada français.Ainsi des personnages d'Hai-tien et de Vietnamien, représentés par deux marionnettes, iront rejoindre la bande de Ca-nelle et Pruneau, a précisé le responsable Laurent Lachance.La diffusion là Radio-Québec et Radio-Canada) de ces épisodes commencerait en septembre.Marie Eykel (Passe-Partout) et Jacques L'Heureux (Passe-Montagne) y participeront mais pas Claire Pimparé, (Passe-Carreau).\u201cLeur voix sera authentique, leur expression plus spontanée\", a dit M.Lachance, par comparaison avec la fillette Doualé apparue, il y a deux ans, dans Passe-Partout.Le nouveau petit Haïtien aura des mots et tournures créoles.Douale était \"trop aseptisée\", estime M.Lachance, associé depuis plus de 10 ans a l'émission pour enfants du ministère de l\u2019Éducation: \"Cette fois nous n\u2019irons pas voir Pierre, Jacques et Jean pour arriver a des person- r nages supposement representan-tifs.\" Des fonctionnaires des droits de l\u2019homme ont déjà conseillé l\u2019équipe de Passe-Partout a propos des groupes ethniques.Il est egalement question d\u2019I-nuit et d\u2019Amérindiens; si c\u2019est bien le cas, il y aurait des tournages au Nouveau-Québec, l\u2019été prochain.Des auditions ont lieu aussi pour choisir une animatrice italienne, dit M.Lachance.Nouveau disque La direction de la télévision educative formelle (section de Radio-Québec produisant la sérié) sortira en mars un septième 33-tours de Passe-Partout, comprenant la deuxième moitié des chansons des 50 épisodes plus récents.A propos de ces 50 épisodes (s'ajoutant aux 125 du début), Pierre Monette, de Radio-Canada, a indique que la télévision fédérale devrait la saison prochaine pouvoir payer les droits de diffusion demandés par les producteurs provinciaux.En effet, les 50 nouveaux episodes de Passe-Partout n'ont été diffuses qu'une seule fois et ils ne le sont pas cette saison-ci, le reseau français ne pouvant s\u2019offrir que les 125 originaux # -, ¦xr~r Y* ^**w*,*\u201e
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