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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1987-03-29, Collections de BAnQ.

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[" 'r**.** Quebec Le Soleil, dimanche 29 mars 1987 m Recteur élu de l\u2019université Laval Michel Gervais adore son milieu familial *'Guillaume, si tu n'arretes pas de te chicaner, tu vas aller te coucher!\" Cette fois, papa Michel a parle d'une voix ferme et decidee.Guillaume, un rouquin de cinq ans bâti comme un lutteur, cesse aussitôt de se bagarrer.Textes de Jean-Claude RIVARD L'enfant dispute un match de Nitendo a Paul, 7 ans, aux commandes du jeu video installé dans le vivoir.Pour les six enfants Gervais, de la rue Bourbonniere, a Sillery, le Nitendo\", c'est la passion de l\u2019heure: une activité animee et souvent très bruyante.Marie-Claire, 8 ans.a parfois du mal a repeter sa leçon de piano, pendant que les aines.Justin, 14 ans, et Rachel, 10 ans, tentent d'agir en arbitres.Maman Ghislaine intervient sans grand succès et c'est finalement Michel\", en train de bercer la benjamine, Françoise, 3 ans, qui a le dernier mot.Vous voilà donc plonge dans une sequence de la vie quotidienne du Dr Michel Gervais, 42 ans, théologien, philosophe, eschatologue, pere de famille et recteur-élu de la plus vieille université française d'Amérique: l'université Laval.Heureux comme un roi Ce petit monde de la vie familiale est celui qu'il adore.C'était son lieu d\u2019évasion préféré, au cours des cinq dernieres années, du temps qu'il était vice-recteur a l'enseignement et a la recherche.Il n\u2019a pas l'inten- r lion de couper court avec ce passe.Le matin, il quitte la maison a 8h30 pour rentrer au bureau.Papa et maman Gervais ont partage responsabilités familiales entre leurs enfants.Il n\u2019y a pas d'autre moyen de s\u2019en sortir.Ainsi, avant de partir pour l ecole.les aines doivent s'occuper des plus jeunes, notamment pour la preparation du dejeùner.En autant que possible, le recteur Gervais prend tous ses O Iww» La famille Gervais: au premier dans ses bras.Justin et Paul.repas a la maison: pour lui, q\u2019est important.En fin de semaine, il reste aussi a la maison, sauf si ses fonctions l'en empêchent.C'est d ailleurs lui qui écope de la corvee de 1 achat hebdomadaire des provisions, au super-marché de la rue Maguire, a Sillery.Il doit y aller une fois, deux fois parfois trois fois par semaine.\"Je suis probablement plan.Rachel.Guillaume et au p,an0 Mane-Claue.au second.Michel et Ghislaine tenanTp^oTe l'homme le plus connu des femmes de Sillery\".dit-il en blaguant a propos de ses frequentes visites au supermarche.\"Ca coûte combien?'' Je ne calcule pas, je n'ai jamais calcule.J'aime mieux pas le savoir.Ca me fait presque peur!'', dit-il.A relever aussi que c'est probablement le père le plus connu, aux reunions de parents, dans les ecoles de Sillery.Ghislaine s'occupe des devoirs et des leçons; Michel fait le reste.La période de Noel, de Pâques et au moins un mois pour fins de voyages en famille, chaque ete, sont des temps forts de la vie familiale.Il tient à les privilégier.Pour cette raison, il est même prévisible que M.Gervais sera beaucoup plus pre sent a son foyer que M.Jean-Guy Paquet, un recteur célibataire, l'a ete dans les aéroports internationaux.Michel (tout le monde l'appelle par son prénom) a bien l\u2019intention de continuer d\u2019habiter la maison semi-seculaire de Sillery, acquise il y a dix ans, à l'entrée du campus, meme si elle est devenue beaucoup trop exigue pour loger six enfants dont chacun voudrait avoir tout 1 espace, l'aisance et le confort des enfants uniques du quartier.Non.il restera probablement dans sa mai son en la reamenageant.Pour lui.I environnement, les amis et les voisins, la tranquilite, la verdure et les fleurs du secteur sont des choses importantes Dans le coin d une grande piece qui tient lieu de vivoir.de salle de jeux et de bibliothèque, un pupitre polyvalent sert quotidiennement aux travaux scolaires des jeunes et aux etudes juridiques de la mere C'est aussi le bureau de travail du pere: c\u2019est la que, tous les soirs.Mi chel consulte quantité de dossiers I rapportes de 1 université, une lois les enfants sont au lit Jamais avant, cependant, et pour cause' Bientôt avocate Ghislaine Breton était secretaire a l,i faculté de théologie lorsque le professeur Gervais a fait sa con naissance et qu\u2019ils ont tous deux decide de s\u2019epouser.Ces dernieres années, elle a complete ses etudes en s'inscrivant a la faculté de droit, puis a l\u2019Ecole du Barreau.Les deux plus jeunes, Guillaume et Françoise, ont frequenter ces institutions sans le savoir.Elle sera bientôt avocate ou conseillère juridique Comme Michel, c'est une huma mste.Elle dévoré en pré-lecture nombre de romans biographiques comme 'Détresse et enchantement de Gabrielle Roy, \"Le parfum\" de Patrick Suskmd.et \"Les mémoires d'Adrien de Marguerite Yourcenar, qu elle refile, par la suite, a son recteur de mari.\"De-tresse et châtiment\" est indubita blemente une oeuvre de genie, dit elle.Michel Gervais ne dédaigné pas, pourtant pas, a l'occasion, la lecture de romans policiers.On est loin, bien sur, de l'eschatologie qui traite de la destinee humaine apres la mort et de la fin du monde, science dont il est un l\u2019un des rares spécialistes au Canada \u2022 FEUILLE DE ROUTE \u2022\tLe recteur élu de l'université Laval, M Michel Gervais, est né à Lévis, en 1944, et a grandi dans le quartier Les Saules.A l age de quatre ans il entrait a 1 ecole primaire, à Giffard A six ans.il était en troisième année.Il avait neuf ans lorsque le Séminaire de Québec lui a refusé l'admission parce qu il était trop jeune pour y être pensionnaire.Il a fait ses etudes classique, comme externe, au College de Lévis, en habitant chez sa grand-mere.\t° \u2022\tBachelier es arts a 17 ans, licencie en théologie a 22 ans et licencié en philosophie a 24 ans, il avait 29 ans lorsqu\u2019il a obtenu son doctorat en théologie de l'Université Angelicum, a Rome.\u2022\tMichel Gervais a décroché a peu près tout ce qui existait de médaillés a I epoque des colleges classiques: celles du gouverneur-general 11962) du (lieutenant-gouverneur (1966) et du ministre de l'Instruction publique \u2022\tIl reconnait qu'il aurait pu devenir ingénieur, agronome ou médecin et qu il était \"bon dans tout\", y compris en mathématiques et en sciences.Mais il n\u2019aimait pas ces matières au point de vouloir en faire une carrière.Il a opté pour théologie et la philosophie parce que ce sont elles les sciences qui posent les vraies questions de l'existence: qui est I nomme, d'où vient-il, quelle est sa destinée?\u2022\tPour le recteur Gervais.saint Thomas d'Aquin est l\u2019un des plus grands genies de tous les temps.Avec lui, il est d\u2019accord pour reconnaître que les deux principaux moyens donnes a l\u2019homme de participer a l'oeuvre créatrice de Dieu sont la procreation (\"De generatione\u201d) et l'enseignement ( De magistratione\u2019).A cet egard, il affirme que s\u2019il en a le loisir, il va maintenir ses activités d'enseignement et d'encadrement des etudiants.\u2022\tLe nom de la mere du nouveau recteur a longtemps fait manchette dans les journaux du temps que Ghislaine Gervais était présidente de Association des commissions scolaires du diocese de Quebec et vice-présidente de la Federation des Commissisons scolaires du Quebec.Originaire de Saint-Narcisse, comte de Champlain, son pere, Paul Gervais, était un technologue de Bell Canada.Il a un frère, Richard.\u2022\tAu Quebec, les facultés de théologie disposent des services de six ou sept professeurs spécialisés en théologie speculative, comme M.Gervais II est toutefois,l'un des rares, au pays, a s'intéresser a l'eschatologie, science préoccupée par la destinée de l'homme et de l'univers.Au plan scientifique, les théologiens sont regroupés par l'Association canadienne de théologie qui tient, chaque annee, un congrès et de nombreux colloques \u2022\tL université Laval dont il assumera la gouverne le 3 mai, (tout en cumulant les fonctions de vice-recteur jusqu'au 14 juin), compte actuellement 35,000 etudiants, 1,4000 professeurs, 2,000 employes de soutien et techniciens, 600 professionnels, administrateurs et cadres supérieur.fi J l« rnnCa v,te\tClaude Masson qu.a fixe les conditions salariales du recteur et des vice-recteurs.Le comité sest base sur les emoluments verses a leurs homologues des universités de^Montreal.Concordia et McGill, ainsi que les salaires perçus par les membres de certains corps professionnels, le tout pour compenser le recul salarial qu ils sont appelés a subir, en terme d'emploi.Comme recteur, M Gervais aura droit a un revenu annuel de $120,000 La limousine qu'utilise le recteur et ses invites, dans les occasions spéciales, est un véhiculé loue \u2022 A l'enseignement régulier, l'université Laval a reçu, cet automne, 32,010 étudiants, soit 4.8 pour 100 de plus qu'en 1985.Au total 21,839 étaient ,i temps complet, 10,171 a temps partiel et les femmes représentaient 53.1 pour 100 de la population étudiante.Les etudiants étaient originaires de la région de Quebec dans une proportion de 75.6 pour 100; de la region de Montreal, 6.8 pour 100; du Saguenay-Lac-Samt-Jean, 5 I pour 100; de la Mauricie, 4.8 pour 100; du Bas Saint-Laurent et de la Gaspesic, 3.4 pour 100.On a reçu 2356 etudiants non québécois, venant des autres provinces (46.6 pour 100), d'Afrique (25 pour 1001, des Ameri ques (II I pour 100), d'Europe (11.4 pour 100), d\u2019Asie et d\u2019Océanie (6.0 nour 1001# p ce que vous pouvez acheter pour 35C I ï SOI I II l'information quotidienne complete pour 35c ABONNFMFNT 647-3333 AVIS DF DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie HOTE! PAUL BAILLARGEON ÎNC .s adressera a 1 Inspecteur {n»n»*ral des Institutions finan « icres pour obtenir sa dissolution PAUL RAILIJtRGEON.près.CHIRURGIE ESTHÉTIQUE DU NEZ «»\u201d'i 111 Pierre Guevremont M O OTO RMiNO-lARYNGOlOGlSn TEL: 681-0246 1000.CHEMIN SAINTE-FOY.QUEBEC cu^o°e C oO\\f ^ > ^ ^Xc^rDOptométristes DR MARTIN GIASSON DR BERNARD BERTHIAUME DR JEAN DESLANDES Tè' \u2022\t\u2022 te contact \u2022 i unettes \u2022\tpr-U v, nr,< Is omun'ts ç\\SCI/V^* PLONGEZ DANS LA BELLE SAISON! 4a>0LL0 OUVERT LE DIMANCHE DE 11h à 17h PISCINES APOLL# 1000, boul.des Capucins 3605, boul.Hamel Québec (Plaza Yvon St-Gelais)\tLes Saules 529-0283\t871-6111 INC.555.route Trans-Canada Lévis 833-2173 6-2 Quebec.Le Soleil, dimanche 29 mars 1967 Il voir de nos*%>sition Des présentoirs font voir de si ?N'est-il pas vrai que le printemps est la saison idéale pour l'observation des oiseaux, avec ou sans lunettes d'approche?Quand on les voit revenir gazouiller dans nos arbres encore denudes de leur feuillage, n\u2019est-il pas intéressant de vouloir les identifier?Il y en a de si magnifiques, de si U So*®* Jacques Utochi réalistes sculptures sur des canards et autres petits oiseaux, dans leurs couleurs naturelles.ses aquarelles.\tdeau.Et que dire des photogra- \"J\u2019en ai tellement étudié Ph,es d'André Beaulieu, Claude quand j'étais au Lac-Beauport, que\tBoisclair, Gilles Ouellet et Denis ma curiosité grandissante m'avait\tTalbot, qui ont réalisé vraiment vite amené à les reproduire sur par François ROY éblouissants par leurs chants ou leurs plumages qu'on n'est pas surpris que des milliers de clubs d'ornithologie aient été créés à travers le monde.Aujourd'hui, l'invitation vous est lancée par celui de Québec, le COQ, qui a son exposition, a la bibliothèque Ga- brielle-Roy, pour marquer le 100e anniversaire de la conservation de la faune au Canada.Dans un dépliant de presentation, on disait incidemment: \"L'artiste patient, habile, parfois génial, toujours créateur, invite a considérer de son regard ce qu'il a su voir de l'oiseau, de la beauté.\" Quel talent, quelle observation minutieuse de chaque espèce, quelle précision d'exécution chacun des artistes participants a-t-il du maîtriser pour atteindre pareil degré d'excellence.Recherches minutieuses Un jeune aquarelliste-animalier, autrefois de Lac-Beauport ou l\u2019avait saisi cet envoûtement pour la gent ailée qui l\u2019occupe maintenant à Saint-Jean Port-Joli, Richard Caron, révélait au SOLEIL qu'il avait beaucoup observé et fait beaucoup de recherches surtout, pour bien rendre l'oiseau dans son milieu en travaillant à chacune de Le Soleil j«*tqo**s Debcrten®» Il ne faut pas rater l'occasion d'admirer ce magnifique vitrail de couleurs illustrant le grand héron, que nous montre Anne Potvin, du Club des ornithologues du Québec, et qui a ete réalisé par l\u2019artiste de Huberdeau.Suzanne Maille.portance qu'il y a à protéger les oiseaux, surtout en sachant que amene a w__________________ papier.Ces petites merveilles de la nature possèdent des caractéristiques bien propres a chacune de leur espece.J'ai passe beaucoup de temps à les dessiner et surtout a faire des recherches pour connai-tre leurs habitudes.Je ne me suis jamais lassé de cette oeuvre qui devrait plaire à tout le monde.Qui ne s'est jamais arrêté à admirer un oiseau en vol ou dans un arbre, dans un nichoir.\", disait-il en indiquant toutes les oeuvres qui l'entouraient.De vrais chefs-d'oeuvre Quand vous irez à l'exposition, ne mancpiez pas d\u2019aller vers le superbe vitrail d'environ 40 pouces de hauteur représentant un grand héron, oeuvre magnifique de l\u2019artiste Suzanne Maillé, de Huber- des images captivantes.Combien d'autres specimens vous feront sûrement pencher la tète vers les divers présentoirs, notamment ceux du peintre-sculpteur Claude Grenier né à Montmorency.Pendant 20 ans, il a parcouru les forêts de la province.Il realise ainsi son rêve de faire partager à tous les amateurs la vue de ses oiseaux sculptés et peints de réalisme, à la suite de longues périodes d'observation.Les réalisations sculpturales de Ronald Rondeau et de sa femme Lise sont évidemment parmi les plus belles.Outre les aquarelles de Richard Caron, vous verrez d'autres dessins et peintures d'un réalisme et d'une beauté rare comme s\u2019ils étaient vivants ces beaux oiseaux au plumage soyeux tels ja- seurs de Bohême, petite nyctaie, harfang des neiges, canard bran-chu, sizerin blanchâtre, petites creatures gonflées de mystère et teintées de poesie, tel que s'exprimait l'instigatrice de cette exposition Anne Potvin.Protégeons nos oiseaux Celle-ci concluait: \"Notre objectif était de faire connaitre les oiseaux qui nous survolent quotidiennement et à travers ces 29 sculptures (bois, pierre et papier), 13 peintures, 12 dessins, 4 vitraux et 11 photographies, les artistes, pour la plupart de la région de Québec, y ont mis tout leur amour et leur talent pour que les milliers de visiteurs attendus en soient comblés.\" Lors du vernissage, le vice-président Jacques Prescott, de la Fédération canadienne de la nature, avait tenu à souligner: \"De par son témoignage, cette exposition devrait convaincre chacun de l'im- leur seule présence dans notre environnement signifie un gage certain de qualité de vie.\" II\u2019IILIJ' HOUTE Sujet: exposition \"Les oiseaux en harmonie avec la nature\".Endroit: bibliothèque Ga-brielle-Roy, de Québec.Durée: du 18 mars au 4 avril.Oeuvres: une trentaine d'artistes exposent 70 oeuvres en peintures, dessins, sculptures, vitraux et photographies sur notre faune aviaire.Occasion: pour marquer le 100e anniversaire de la conservation de la faune au pays.Heures: du lundi au vendredi, de 10h30 a 21h30, le samedi, de lOh a 18h, et le dimanche, de midi a 18 heures.Organisation: Club des ornithologues du Quebec (COQ) \u2022 MEK ET ll .ioi llinil l Au cours du 19e siècle, rue Sainte-Anne L\u2019hôtel \u201c Union\u201d: un haut lieu de tourisme passé * » * L \u2018\tJ»?i $ t-if.mrm.^ s m IliÉili d® Dommage que.lors de la restauration de l'hôtel Union qu'on destinait à d'autres fins, on ait enleve shoto prisi basilique.cette galerie qui apportait beaucoup de beaute a la construction.Cette photo prise, à la fin du siecle dernier, est caractéristique de l'époque.Au fond, le clocher de la basilique.A I extrême- gauche.la maison de la famille Vallée, aujourd'hui musée de cire.?Si vous avez l'habitude de lire des livres sur Quebec, vous aurez sans doute constaté que le nom de l\u2019hotel Union revient souvent.Si, d'autre part, vous croyez que le tourisme est une invention de notre époque, detrompez-vous.Au siecle dernier, il en vint beaucoup a Québec, non seulement des autres provinces et des Etats-Unis, mais également de France et d'Angleterre.par Monique Duval L'hôtel Union a du recevoir beaucoup de visiteurs a en juger par les récits de voyage et les annales de la ville.Aujourd\u2019hui occupe par une succursale de la Société des alcools du Quebec, d'une part, par deux restaurants, d\u2019autre part, le bâtiment a toute une histoire le troisième gouverneur de la Nouvelle-France, M.D\u2019Ailleboust, s'était reserve, en I649, tout l'ilot, au sud de la place d\u2019Armes, allant de la rue du Trésor à la rue du Fort, entre Buade et Sainte-Anne L'aile voisine de la rue du Trésor avait ete concédée a Charles et Jean Jobin et l\u2019autre était devenue la propriété de l'intendant Jean Talon.Au début du XIXe siecle.la partie situee angle Sainte-Anne et du Fort fut acquise par une société qui y construisit un hôtel.C\u2019était en 1803 et l\u2019hôtel reçut le nom de \"U-nion\".On se proposait d\u2019avoir un hôtel de la première respectabilité pour y recevoir, d\u2019une manière convenable, les étrangers qui arriveraient à Quebec, peut-on lire dans les archives.Cet hôtel de trois etages fut bâti en pierre et reçut aussi le nom de Paynes, sorte de gerant de l\u2019hôtel.C'est la qu'en 1808 et au cours des années qui suivirent, se tinrent les reunions du fameux club des Barons.Vers les années 1829, le juge Sewell fit l\u2019acquisition de l\u2019ilot qu'il loua au gouvernement, lequel y installa des bureaux.Signalons que le conseil executif y siegea.La grande chambre, appelée chambre d\u2019assem-blee, servait, en hiver, de salle de \"bals de souscription\".Peu de temps apres, cette salle fut convertie en musee et mise a la disposition de la Société littéraire et artistique, fondée en 1824 par le gouverneur lord Dalhousie.Cette société s'allia, en 1829, à l\u2019association pour l'avancement des arts et des sciences créée en 1827.Ce musee avait bénéficié de la collaboration d'un capitaine de la marine royale du nom de Bayfield, collectionneur de minéraux et de fossiles.Pour sa part, la comtesse de Dalhousie, botaniste distinguée, avait enrichi les herbiers déjà existants M.Sheppard, l'un des vice- présidents de la Société littéraire et artistique, s'etait charge de recevoir les visiteurs et de leur fournir de l'information.Un autre membre de cette société, le peintre Joseph Légaré, avait gracieusement consenti a suspendre sur les murs sa riche collection de tableaux dont le Séminaire possède, aujourd'hui, plusieurs e-xemplaires.Ce musee fut plus tard transporte dans les edifices du parlement incendies en 1854.L\u2019hôtel Union cessa de fonctionner a la fin du siecle et fut remplacé par des boutiques de marchands.On se souvient de l\u2019Atelier, galerie d'art et d\u2019artisanat qui y eut un local vers les années 1950-1960.L'hôtel Union, désaffecté, servit d'atelier au Journal de Quebec.Depuis 1973, le gouvernement, proprietaire de toute la maison, en loue une partie a la Société des alcools et, l'autre, a deux restaurants.(Réference: Québec ses monuments anciens et modernes par l\u2019abbé Inuis Beaudet; 1890; Cahier d'histoire no 25; Société historique de Québec; 1973) Angle de la rue du Trésor et Sainte-Anne, ne manquons pas de voir et d aller visiter un jour, pourquoi pas?le Musée de cire, une des plus vieilles maisons de Québec.Construite en 1640 par Martin Boutet, professeur de mathématiques au college des Jésuites, elle a Le SoMI Jacques Oeschéops Depuis 1973, la Société des alcools occupe cette vaste construction, propreté du gouvernement du Quçbec.Le restaurant a remplacé le célèbre \"Old Homestead \".nom bien familier aux Québécois.A gauche, le musee de cire installé ici depuis les années 1950.La place d'Armes ou se trouvent ces maisons demeure un des lieux privilégiés de la population, de ses visiteurs et des touristes.abrité la meme famille pendant huit générations, celle des Vallée alliée à des Roy et des Chauveau; un des Vallee avait épousé la fille de P.J.O.Chauveau, premier ministre du Québec.La derniere personne a y avoir habite est ia veuve du docteur Arthur Vallee qui y demeura jusqu\u2019en I946.® Pour favoriser l éducation A Riviere-du-Loup, la Fondation du collège en campagne de financement ?RIVIERE-DU-LOUP \u2014 Sous la présidence d'honneur d'un des trois dirigeants du groupe Cascades, M.Alain Lemaire, la Fondation du college de Rivière-du-Loup amorce sa troisième campagne de financement.Objectif: $50,000.par Jean Didier FESSOU Obtenant ses lettres patentes en juillet 1983 et organisant sa première assemblée générale en décembre 1984.cette fondation s\u2019est donné pour mission de \"favoriser le développement et l\u2019avancement de l\u2019enseignement et de l\u2019éducation\u2019' dans la region du Grand Portage En plus de vouloir contribuer au développement de la region en favorisant la formation d'une relève, cette fondation cherche a soutenir la recherche, stimuler l'innovation et relever le défi de l\u2019excellence.Présidée par Mme Florence I.aflamme-Malenfant, cette fondation amorce donc sa troisième campagne de financement dont l'objectif a été fixe à $50,000: \"C\u2019est un montant bien raisonnable et je pense qu'il devrait être dépassé sans peine.\" Actuellement la Fondation du collège de Rivière-du-Loup compte une soixantaine de membres gouverneurs et son fonds consolidé s'établit à environ $105,000.Ce sont les intérêts de ce fonds qui sont distribues a des elèves ou à des projets spécifiques A ce jour, ce sont donc $4,250 qui ont été remis sous forme \u201e bourses ou de financement de projets spéciaux.Il reste encore une somme de $2,500 a distribuer, precise Mme Florence I.aflamme-Malenfant.Par ailleurs la fondation vient d obtenir une subvention de $20,160 du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie.Cette somme sera consacrée a l\u2019organisation d un camp-école en biotechnologie qui se déroulera du 28 juin au 12 juillet au collège de Rivière-du-Loup.Dirige par les professeurs Fernand Gagne.Luc Bouchard et Jean-Jacques Min-ville, ce camp-ecole s'adresse à tous les élèves tpii étudieront en 4e ou 5e secondaire en septembre.Ce camp permettra d\u2019initier une trentaine de jeunes aux sciences biologiques dans un contexte de vacances \u2022 T Quebec, Le Soleil, dimanche 29 mars 1987 DOSSIERS B-3 Aspiré dans la tourmente nicaraguayenne Le Honduras vit au bord de la guerre ?Les Honduriens ont l'impres* sion de vivre dangereusement.Leur pays est en pain, mais la guerre n'a jamais paru plus proche.par Luc SIMARD (collaboration spéciale) Le canon tonne au Salvador et au Nicaragua, deux pays voisins.Les contras antisandinistes occupent une portion du sol hondurien, qu\u2019ils utilisent comme tremplin pour attaquer le Nicaragua.L\u2019ar-mee sandiniste a pris l'habitude de pénétrer dans ce territoire à la poursuite des contras.Ces poursuites suscitent parfois des affrontements entre sandinistes et troupes honduriennes.Pour completer le tableau, un contingent américain stationne au pays, gardant vivace la menace, souvent évoquée par l'administration Reagan, d'une invasion militaire du Nicaragua.' On n'a pas besoin de sortir du pays pour se rendre compte du conflit centre-americain\u201d évoque avec dépit un jeune homme d'affaires hondurien.Beaucoup de Honduriens avouent ne pas comprendre comment leur pays a pu se retrouver dans cette situation.Ils étaient déjà habitués à vivre sous deux pouvoirs: le pouvoir apparent du gouvernement civil et le pouvoir reel de l'armee.Puis un beau jour, comme dans un mauvais rêve, ils se sont aperçus que deux autres pouvoirs avaient surgi: celui de l'ambassade américaine et celui des contras.Au sein de l'opposition hondurienne, on ne doute cependant pas que celui qui tire les ficelles est l\u2019ambassade.Avec l'entrée du président Reagan à la Maison-Blanche, il y a six ans, le Honduras est devenu le pilier de Washington en Amérique centrale.C\u2019est au Honduras que les Etats-Unis ont installe les rebelles antisandinistes, qui constituent l'arme principale de Washington dans sa lutte contre le Nicaragua.Par la porte arrière C\u2019est par la porte arrière que les contras se sont introduits au Honduras.\"Au debut, c'était un secret très bien gardé\u201d affirme M.Efrain Diaz Arrivillaga, député d'opposition au Congrès hondurien depuis 1982.La guerre ne s'embarrasse guère des frontières.Bien maigre eux, les Honduriens sont à faire l'expe-rience de cette malheureuse tendance qu'ont les conflits armes à éclabousser tout autour d'eux.Partageant sa frontière sud avec le Nicaragua, le Honduras semble irrésistiblement aspiré dans la tourmente.Notre collaborateur à Managua, Luc Simard, rentre d'une tournée dans le sud de ce pays d A-merkfue centrale qui est devenu la plus importante base de la résistance armee au gouvernement sandiniste.Il y a visité egalement les camps de réfugiés nicaraguayens.Il n y a pas que la presence des rebelles nicaraguayens sur leur territoire qui agace les Honduriens.Quelques milliers de Honduriens ont manifesté récemment dans les rues de la capitale, Tegucigalpa, pour demander le depart des Américains qui y maintiennent d'importants effectifs militaires.Les contras ont commencé par construire des camps dans le sud du Honduras, près de la frontière du Nicaragua.Ils ont sans cesse agrandi leur aire d'influence au fil des ans.Selon l'Association hondurienne des producteurs de cafe, les rebelles contrôlent aujourd\u2019hui environ 500 kilomètres de territoire hondurien.Les contras ont baptise ce territoire: \"le Nouveau Nicaragua\".Les contras n'ont jamais été très populaires au Honduras.Depuis quelques mois, ils font cepen- dant face à une repudiation generale.Cinq mille personnes sont descendues dans les rues de Tegucigalpa, récemment, pour demander au gouvernement d'expulser la contra du pays.C'était la première manifestation de masse contre les rebelles dans la capitale hondurienne.Un no man s land Les allées et venues des contras entre le Honduras et le Nicaragua ont transforme la region frontalière en no man's land permanent.Sur une bonne partie de la frontière, bien au-delà des limites du Nouveau Nicaragua, il est souvent impossible de savoir qui, des contras, de l'armee hondurienne ou des troupes sandinistes, est l'auteur des rafales d'armes automatiques ou des tirs d'artillerie.L\u2019Association des producteurs de café estime que six mille paysans, en majorité des planteurs de café, ont été forces d\u2019abandonner leurs terres.Dans la plupart des cas, selon l'association, ce sont les contras qui ont expulsé les paysans.L'association a demande l'aide du gouvernement et de l'armée honduriens.Ni l'un ni l'autre n'a leve le petit doigt pour aider les déplacés.La presence américaine Pendant que les contras font la vraie guerre au Nicaragua, les troupes américaines accentuent leur presence au Honduras.Differents exercices militaires se sont succède sans interruption depuis 1983.En moyenne, de cinq a six milles militaires américains séjournent en sol hondurien.Un contingent de 1,200 Américains vit sur la base aerienne de Palmerola au nord-ouest de la capitale D autres militaires américains opéreraient des stations de radar dans divers coins du pays.L'ambassade américaine dement cette information.Dans le cadre des manoeuvres militaires passées, les troupes américaines ont construit ou ag-grandt neuf aéroports militaires, dont cinq sont situes à moins de cinquante kilometres de la frontière du Nicaragua Tous ces aéroports appartiennent au Honduras.Certains d'entre eux.dont celui de Palmerola comptent cependant plus d Américains que de Honduriens.L ambassade américaine a toujours nie que les exercices militaires aient quelque chose a voir avec l\u2019aide aux contras.Des aviateurs qui ont travaille dans le passe pour la contra ont declare que certains des aéroports ont été utilises pour ravitailler des contras à ITnteneur du Nicaragua.Depuis l arrivee au Honduras des contras et des troupes américaines, l'armee hondurienne semble avoir ete releguee au troisième plan.Elle joue neanmoins un rôle important dans le strategie conçue par Washington.L'armee contrôle l'accès au territoire occupe par les contras dans le sud du Nicaragua.L'armee a aussi servi d'intermediaire dans Eacheminement de Laide américaine aux rebelles.A deux reprises dans la dernière année, des troupes honduriennes ont participe a des engagements majeurs contre l'armée sandiniste a la frontière du Nicaragua.Dans les deux cas, c'est l'armee américaine qui a transporte par hélicoptère les unîtes honduriennes jusqu'aux theatres d'operation.La guerre avec le Nicaragua a jusqu'ici ete évitée parce que Washington ne la desirait pas Mais l'opposition de l'armée hondurienne a cette éventualité peut avoir contribue a refroidir les ardeurs américaines.\"Les Etats-Unis font pression sur l'armée hondurienne pour que celle-ci soit plus belligérante envers le Nicaragua.Elle a résisté jusqu'ici, mais le futur est impossible a prévoir\u201d declare le depute Arrivillaga.Des milliers de Nicaraguayens attendent la fin du conflit dans des abris de fortune ?Pendant six ans, Cristobal Corea a combattu avec les contras.Fréquemment, il devait tuer au risque d\u2019étre tué.Puis un jour, une balle ennemie lui a traverse le bas-ventre, le laissant invalide.Aujourd'hui établi au camp de réfugiés de Los Guasi-mos, au Honduras, sa principale occupation est de tuer le temps.L\u2019oisivete est le lot quotidien des 4,200 habitants de ce camp, situe a une trentaine de kilomètres de la frontière du Nicaragua.Tout le monde, ici, attend la fin de la guerre qui fait rage plus au sud pour retourner à la maison.Los Guasimos est un des six camps de réfugies nicaraguayens au Honduras.Ces camps, administres par le Haut-Commissariat pour les réfugies des Nations unies, regroupent en tout 25,000 Nicaraguayens, dont 16,000 Indiens Miskitos.Depuis l'ouverture du camp, en 1983, la population de Los Guasimos n'a pas cessé d'augmenter.La majorité des résidents sont des paysans du nord du Nicaragua.Depuis quelques mois, les arrivants sont des Nicaraguayens qui étaient déjà établis en territoire hondurien, près de la frontière du Nicaragua.Ces paysans ont déménagé en raison des fréquents combats qui ont lieu dans la région frontalière entre troupes sandinistes et contras.C'est aussi la guerre qui a chassé les autres réfugiés de leurs régions d'origine.Depuis cinq ans, une bonne partie du Nicaragua rural est le theatre d'opération des rebelles qui cherchent à renverser le gouvernement sandiniste.Entre l'arbre et l'écorce Plusieurs réfugiés déclarent qu'ils sont partis parce qu'ils se sentaient coincés entre sandinistes et contras.Lorsqu\u2019ils donnaient a manger aux sandinistes, les contras les menaçaient.S'ils avaient des liens avec les contras, c\u2019est la Sécurité d'Etat sandiniste qui leur tombait dessus.D'autres réfugiés disent qu'ils ont quitté le Nicaragua parce qu'ils sont opposes au gouvernement sandiniste.Selon ces réfugiés, les sandinistes tentent d'imposer un régime communiste qui prévoit la disparition des fermes privées et la dislocation des familles.Cristobal Corea est aussi de cet avis.\"Il faut continuer de lutter jusqu'à ce que ce gouvernement soit renversé\" déclare-t-il.La population du camp apparait en général sympathique aux contras.Plusieurs réfugies ont un ou plusieurs proches parents du côté des contras.Selon quelques témoins, il arrive fréquemment que des contras viennent au camp pour visiter leur famille.Ils y viennent sans armes et en vêtements civils.Los Guasimos se trouve à une centaine de kilomètres des principales bases contras en territoire hondurien.II arrive cependant que les contras séjournent dans la région frontalière, au sud du camp, avant de traverser au Nicaragua.Une sécurité précaire Le Haut-Commissariat pour les réfugies (HCR) a de la difficulté à assurer la sécurité des camps de réfugies nicaraguayens.\"Nous avons eu des problèmes de securité provoques par des groupes armés extérieurs aux camps\" affirme le représentant du HCR au Honduras, M.Waldo Luis Villalpando.Celui-ci refuse d\u2019identifier ces groupes, mais des conversations avec les réfugiés permettent d\u2019établir qu\u2019il s'agit a la fois des contras et de la police nationale hondurienne.Des contras ont pénétre dans le passe dans les camps pour y recruter des combattants.Des témoignages de réfugiés revoient que la police nationale hondurienne qui se nomme Eorce de sécurité publique \u2014 collabore a ce recrutement, mais hors de l'enceinte des camps .«WW»'1 Le camp de Los Guasimos.au Honduras, ou quelque 4.200 Nicaraguayens attendent la fin de la guerre pour rentrer dans leur pays Tout réfugie qui sort du camp doit être muni d'un permis de sortie émis par le HCR.Ce permis est difficile a obtenir et plusieurs réfugiés profèrent sortir illégalement pour se rendre aux villes les plus proches.Selon des témoins, lorsque la police hondurienne arrête un jeune réfugié sans permis, elle a coutume de l\u2019envoyer aux bases de la contra.Meme s'ils se disent sympathisants des contras, peu de jeunes hommes du camp expriment cependant le désir de se joindre a eux.Ils ont aussi une raison de plus que les autres residents pour ne pas vouloir retourner au Nicaragua ils ont l'àge du service militaire et on les enverrait presque certainement a la montagne pour combattre les contras.En se tenant peinards au camp, ces jeunes échappent a la guerre.Us ne cachent pourtant pas qu'ils s'embetent a mourir.Ils n ont.ni cinema, ni danse du samedi soir.Leur seul divertissement est d\u2019e-couter la radio quand ils ont la chance de trouver des piles Certains réfugiés affirment qu'ils ne retourneront au Nicaragua que lorsque les contras auront renversé les sandinistes.La majorité des résidents semble cependant n'attendre que la fin de la guerre, peu importe le parti qui l\u2019emporte.Le gouvernement sandiniste accepte presque tous les réfugies qui désirent revenir au Nicaragua.Il appert cependant que le rapatriement est davantage populaire parmi les Miskitos que parmi les autres Nicaraguayens.L\u2019an dernier, 1,700 Miskitos sont retournes au Nicaragua avec Laide du HCR.Pendant la même période, seuls 57 non-indiens ont fait de même.La politique du HCR est de favoriser le rapatriement volontaire des réfugies.\"Si les 25,000 réfugiés nicaraguayens décidaient ensemble de retourner chez eux, nous pourrions les rapatrier en deux ou trois mois\" affirme M Villalpando 8-4 Quebec.Le Soleil, dimanche 29 mars 1987 LA l\u2019.KJli KIHTOIUALI SOLEIL P'tL>d»ni du ton%0il *t fa irw JACQUES C FNAMCOEUM n*d«Li»u' en chel et Edileu' ni ALAIN CUILBERT P'etideni #\u2022 Oi'erteu» jene»*! PAUL A AUOCT D 'ecteu' de > tnlofmalion GILBERT ATHOT Vice president el t'evone' CHARLES A POULIN Oi'ecteu' de i editor, ji JACQUES DUMAIS par Martin» J[j COHMVAULT La chanson des ondes ?Peut-on faire la promotion.de quelque rhose qui n'existe' pas?Gouvernements québécois et canadien annonçaient, mardi dernier, la tenue au de but de juin d'une\u2018 semaine de la chanson française d'ici\", en collaboration avec les mem bres de l\u2019Association canadienne de la radio et de la television de langue française (ACRTFI.Or.il y a quelques mois, le Conseil de la radio et de la television canadienne (CRTCI a permis a toutes les radios AM et a six des 24 station FM du Quebec, de diminuer a 55 pour 100 le quota de \"musique francophone\" qu'elles doivent diffuser.Il n\u2019y aurait pas, prétendaient les diffuseurs, suffisamment de produits locaux intéressants pour leur permettre de rencontrer l'obligation que le CRTC avait d'abord fixée a 65 pour 100.Une regie élémentaire, en mise en marché, veut que pour vendre un produit, on doive d\u2019abord faire connaitre son existence au consommateur et lui donner le goût de se le procurer.Depuis 1981, il semble que l\u2019auditeur moyen consomme moins de notre musique Ile mot inclut la chanson) et que notre industrie du disque périclité.Une des causes de cet état de choses ne serait-elle pas que petites stations et grands réseaux se contentent de suivre une mode venue d\u2019ailleurs au lieu d'en lancer une originale \u2014 et proposent tous un meme produit uniforme anglophone, surtout \"étatsunien\u201d?Moms notre musique tourne a la radio, moms elle se vend: c'est un cercle vicieux, comme le faisait remarquer l\u2019Union des artistes en lançant son SOS chanson, le printemps dernier.Quand on se contente, dans une station de radio ou de télévision.de presenter toujours le meme titre d\u2019un artiste figurant parmi les \"succès du palmarès\u201d ou les \"top ten\u201d, sans même prendre la peine d\u2019ecouter les huit ou dix autres chansons que l\u2019on peut trouver sur le microsillon qu'il a grave, comment peut-on prétendre qu'il n\u2019existe pas suffisamment de produits^ locaux intéressants?Quand un artiste, pour avoir droit a une diffusion en ondes, doit arriver avec un enregistrement déjà fait et, autant que possible, soutenu par une compagnie de disques ou une agence de spectacles, comment peut-il savoir si ce qu\u2019il propose et a encore en tète présente quelque intérêt?\u2022 \u2022 \u2022 l es 500 millions d\u2019anglophones du monde entier ne réussissent a produire, chaque annee, qu\u2019une ou deux nouvelles vedettes (groupes ou individus) qui occuperont, pendant un cer tain temps, toute la place dans les médias grâce à l\u2019appui d'organisations industrielles bien structurées.Peut-on s\u2019étonner que notre petite société d\u2019a peine cinq millions de Québécois francophones n'arrive, malgré tout, qu'à lancer au moins un Daniel I.avoie, une Diane Dufresne ou un Beau Dommage par cinq ans?Il faut du temps pour écrire une chanson et.pour l\u2019habiller aux goûts du jour, trouver l'argent pour l'enregistrer et la faire connaitre.S\u2019il suffit d'un refrain pour faire une vedette, il faut un répertoire et au moins un microsillon pour entreprendre une carrière.l a radio et la television remplacent, aujourd'hui, les cabarets et les boites a poètes ou l'on découvrait, hier, ceux qui ont permis la naissance de notre \"industrie\" de la chanson.les diffuseurs ont une responsabilité dont ils ne semblent pas se rendre compte et des devoirs qu'ils assument mal, envers la culture d'ici.L'obligation morale qu'ils ont d\u2019accorder une place de choix aux auteurs, compositeurs et interprètes de chez nous, ne se limite pas a une semaine de promotion par annee, organisée avec des subventions gouvernementales de l\u2019ordre de $275.000: c\u2019est 365 jours par an, a toute heure du jour ou de la nuit que la meilleure place nous revient, sur nos ondes.# POLEMIQUE Par culture.(fi.D.I H.} Ip texte qui suit sp veut une répliqup à l'économiste Pierre l.emieujt pour sa prise de position publiée dans cette pape, samedi le 21 mars, sous le titre: l\u2019ecole est, par na-turp.PRIVÉE.) par Gaétan GOSSELIN ?Faut-il prendre au seneux l\u2019argumentation du libéralisme sur l\u2019etat \"naturpl\" de l\u2019école privée?Il est vrai que l\u2019Etat occupe une position prépondérante en matière d\u2019éducation Et cela, en vertu du principe que toute société démocratique a le devoir d'assurer a ses citoyens et citoyennes une éducation de qualité, accessible et pluraliste Le libéralisme outrancier et infantile idolâtre le libre chou 11 en fait son reposoir.sa règle absolue.Au lieu de fame de l educa-lion une condition de la liberté, il fait de la liberté une condit ion de l\u2019éducation Un raisonnement tout a fait absurde en démocratie.Je rappellerai aux tenants du libéralisme qu a toute liberté civile du citoyen se greffe, en termes rousseauistes, l\u2019inexorable contrat social Et le contrat social, aussi contraignant qu'il soit, est seul garant de la liberté A moins d'etre totalitaire, une société démocratique n\u2019est pen sable qu'a la condition de donner a tout homme et a toute femme les moyens physiques et intellectuels d\u2019exercer sa liberté Et le droit a l\u2019éducation en est le fondement.Non pas une education soumise aux caprices d\u2019une clique richissime, propa- gandiste du nombril, mais soumise au résultat d un consensus le contrat \u2014 démocratiquement obtenu Lorsqu un tenant du libéralisme va jusqu'à se demander quels sont ceux qui.dans une société comme la notre, \"voudraient être circonscrits de force au service des autres?'',je lui re pondrai que toute vie individuelle et collective n\u2019est possible qu'a cette condition, a defaut de quoi une société démocratique s\u2019étiole, se défigure, se déchue et s'eteint au nom de la tyrannie.Comme nous le savons, le libéralisme n'a pas fait progresser les grandes questions de bien-être collectif: santé, scolarisation, pauvreté.Si l\u2019école publique a échoué sur certains plans, les liberaux conviendront qu elle les a bien servis en matière de productivité, de rentabilité, de discipline sur les beux de travail et de division du travail, des conditions essentielles au libéralisme economique En somme, l\u2019histoire n'a cesse de nous montrer l'incapacité du libéralisme a assumer les coûts sociaux de sa production et de sa reproduction.Sans l\u2019ecole PUBLIQUE, largement financer par ces \"autres\u201d que nous sommes tous, les ténors du libéralisme n\u2019auraient pas les moyens de diffuser leurs niaiseries et d'être compris.Indissociable de l\u2019histoire de toute une société, l\u2019école est.par culture, une institution publique au service de la démocratie # * Gaétan Gosselin est un sociologue résidant à Sainte-Foy BONNE NOUVELLE* JAI P/?£SQ
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