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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1987-04-29, Collections de BAnQ.

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[" LO LES SÈMES STA.XLE \u2022y ' l\\ SU 3 RT UNE ERREUR DE FRASER COULE LES NORDIQUES ?La p/re performance d'un arbitre dans les présentés senes, celle de Kerry Fraser, dont l'erreur a été reconnue par le vice-president de la Ligue nationale, Brian O'Neill, a contribué a la défaite de 3-2 des Nordiques, hier soir, au Forum, pour les placer lace à l'élimination, demain soir au Cotisée.Brian O'Neill a admis devant Marcel Aubut.hier soir, que \"le but des Nordiques était bon et que l'arbitre avait eu tort.mais que l'erreur était humaine».Aprés cette défaite crève-coeur, les Fleurdelises devront rebondir devant leurs partisans pour éviter que le Canadien les expedie en vacances.La tâche ne sera pas facile pour la troupe de Michel Bergeron car le Canadien a remporté ses trois derniers matches dont les deux disputes à Quebec _\t_ ___ _\t/ _ _ mbm\taa».9 PAGES DE TEXTES ET PHOTOS SUR LES SERIES L'attitude de Peter Stastny en dit long après le premier but du Canadien.A* \\ Achetons ANTIQUITES MeuDtes anciens Oe tous genres successions tableaux Oe granoe valeur bronze argenterie etc Payons très bons prix, allons partout accep | tons trais vires Composez un seul numéro: 832-1930 RA CT P P IZZ n I 29 AVRIL 1 987\t74 pagss 5 cshiers ?1 tabloïd Livraison a domicile (7 jours) 2,75$ OC/* IVI II Il\tI QUEBEC.91e année, no 120 Iles de la Madeleme-Gaspe-RIviere-au-Renard-Perce-Abitibi 50c Comment investir si vous payez trop d\u2019impôts lasse A Associes limaee 14181 é47-K)SO «LA GENEVE D\u2019AMÉRIQUE» # Vin d'honneur, canapés et petits fours.Le 16e Salon international du livre de Quebec, ouvert, hier soir, en bonne société, nous plonge non seulement dans la littérature, mais aussi dans la francophonie.Même que nous sommes sur la voie de devenir «la Genève d'Amérique».par Anne-Marie VOISARD C'est GH Rémillard, ministre des Relations internationales qui l\u2019a dit Tout le monde a semblé d'accord, y compris Suzanne Duplessis, la député de Louis-Hébert, qui a l\u2019oeil, elle aussi, sur le Sommet de Québec.«Le rayonnement est inestimable», s\u2019exclame-t-elle.En tout cas, il ne faudrait pas s\u2019imaginer que la francophonie, c'est juste «un vague à l'âme».Cette fois, c'est M.Rémillard qui reprend la parole.Non, il s'agit «d'une réalité bien concrète», c'est-à-dire «d'un espace que nous devons construire».Anne Hébert Pendant que présidait le ministre et que s'enchaînaient les discours de circonstance, il y avait, debout sur l'estrade d'honneur, perdue au milieu d\u2019une cinquantaine de personnes, Anne Hébert, grande invitee du Salon du livre, qui a gardé silence.Peut-être préférait-elle ainsi?On ne sait jeûnais ce que Suzanne La-pointe, l\u2019animatrice qui a «un faible pour les renards argentés» aurait pu lui dire.Les cheveux gris, ceux, tout au moins, de Jean-Paul Morency, vice-président exécutif de la ville de Québec, ont impressionné la belle Suzanne.Lire A-2, SALON DU LIVRE Autres détails, C*9 ri ù 3>* \"\t|\\ -'XJ i »vVî -¦Anne Hébert, grande invitée du Salon du livre, signant des autographes pour des visiteurs.URGENCES: HÔPITAUX BLÂMÉS FONDS DÉTOURNÉS À D\u2019AUTRES FINS ?Les directions générales de plusieurs hôpitaux ainsi que le Conseil regional de la Santé et des Services sociaux (CRSSS) écoperaient des blâmes les plus se-veres dans le rapport des députés Jean-Guy Lemieux et Michel Despré, sur la situation dans les salles d'urgence de la region de Québec.C'est ce qu'a appris LE SOLEIL même s'il faudra attendre encore quelques jours avant que ce rapport ne soit rendu public.par Andre FORGOES Les députés libéraux de la région ont discute de cette question pendant près de trois heures, hier matin.Ils ont Finalement convenu de transmettre des que possible copie du rapport à la ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux, de la ren- contrer à ce sujet quelques jours apres et, ensuite seulement, de remettre le document d'une quinzaine de pages à la presse.Les députés rejoints ont été fort discrets sur les recommandations avancées dans le rapport de MM.Lemieux et Despré, sauf pour dire que son contenu et la décision de le rendre public ont fait consensus à leur reunion d'hier matin.Toutefois, selon des informations obtenues par LE SOLEIL, ce rapport révélerait que plusieurs centres hospitaliers n ont pas applique efficacement le plan de desengorgement des urgences de Mme Lavoie-Roux, rendu public il y a un peu plus d'un an.Dans certains cas, des fonds débloqués pour répondre au problème d'engorgement des salles d\u2019urgence auraient été dépensés a d\u2019autres fins.Par ailleurs, le rapport soulignerait qu'au moins un hôpital n'a toujours pas nomme un médecin coordonnateur a sa salle d'urgence.La création d'un tel poste dans chaque centre hospitalier était une des mesures du plan de Mme Lavoie-Roux.Quant au CRSSS, il subirait les reproches des députés pour avoir mal contrôlé la gestion des budgets par les directions des hôpitaux.Le président du caucus des deputes libéraux de la région de Québec et député de Chauveau, M.Remi Poulin, ne pouvait préciser, hier, quand le rapport sera rendu public.U affichait cependant sa satisfaction face a la décision qui a été prise de remettre eventuellement le document à la presse.Lire A-2, URGENCES d \u2022\tC» SoMI.Wwi Uon^Mn Le port du casque de sécurité sera obligatoire.L\u2019USAGE DES TOUT-TERRAIN RÉGLEMENTÉ é L'usage des véhicules tout-terrain sera réglementé.U faudra porter le casque de sécurité et les jeunes enfants devront s\u2019abstenir.Tout le monde s'entend pour freiner ainsi les décès et blessures inutiles engendrés par ce sport.Le ministre des Transports aussi établira une réglementation à cet effet au cours des prochains mois.par Robert FLEURY Quatnmotos, trimotos, quatre-roues, quel que soit le nom qu\u2019on leur donne, tout indique que ces véhiculés tout-terrain seront réglementes d'ici la fin de l\u2019été.C\u2019est du moins ce que le cabinet du ministre des Transports, Marc-Yvan Côté, a laisse entendre au SOLEIL Lire A-2, TOUT-TERRAIN Autres détails aux pages D-4 et D-5 UN LOT DE $25,000 DANS LA POUBELLE * GANANOOUE (PCI - Rob Seal, 10 ans, et Jason Westwood, 9 ans, fouillaient dans les poubelles à la recherche de bouteilles d\u2019eaux gazeuzes qu'ils pourraient revendre, samedi, quand ils ont mis la main sur un vieux billet de la loterie ontarienne Tic-Tac-Toe.Ils ont vérifié les X et les 0 et ont découvert que le billet de S2 était gagnant d'un gros lot de $25,000.Lire A-2, POUBELLE LE DROIT DE VETO: BOURASSA RECULE èA la veille de la réunion du Lac Meech, le gouvernement Bourassa consent un repli majeur.Apres avoir promis la récupération du droit de veto du Québec comme formule d'amendement de la constitution, il se contenterait maintenant d'un droit de veto sur les institutions et d'un droit de retrait (opting out) avec pleine compensation financière pour une province pour les compétences législatives.Page A-4 \t Annonces classées\t\t\tE-2 à E-10 Arts\t\t\tC-6 à C-9 Bridge\t\t\tE-6 Consommation\t\t Crayons de soleil\t\t\tC-5 Décès\t\t\tE-11 Dossiers\t\t\tB-5 Economie\t\t Editorial\t\tB-4 Horoscope\t\t\tE-5 Monde\tE-1\tet E-10 a E-12 Mots croises\t\t\tE-3 Mot mystère\t\t\tE-4 Ou aller à Quebec\t\t\tC-8 Patron\t\t\tE-10 Regions\t\t Télévision\t\t\tC-6 MiriCO Nuageux avec possibilité déverses en fin de journée.Maximum de 8.Demain: nuageux.Détails, page E-2 \t\t *;vV Vit , / >/| I fi V* I HT LA BEAUCE PRETE A RECEVOIR LE COMTE ?La table est mise, au presbytère de Saint-Joseph de Beauce, ou logera, a compter d'aujourd'hui, jusqu'à vendredi, le comte de Paris.Henri, duc d'Orléans, a l'occasion du 250e anniversaire de la Beauce.Le visiteur sera accueilli par le curé Fernand Cliche accompagné ci-dessus de sa ménagera Isabelle Maheu, a gauche, et de son aide Julienne Jacques.Le comte sera reçu comme un homme ordinaire et la nourriture qu'on lui servira sera typiquement canadienne.Notre journaliste Paul-Henri Drouin apporte plus de détails.Page B-2 16e SALON INTERNATIONAL OU LIVRE DE QUÉBEC\tm 28 AVRIL AU 3 MAI 1987 CENTRE MUNICIPAL DES CONGRES\tO Un prtimtr pat vert It tommet de II Irmeophome\t owet\u2019gr* t 1*0) H 1005 m KXir, Ox 1?W i WOb tfimjnr-* txrmwu»* * 18*0)\tSOMKOT m Ql\u2019 111 c i A-2 SALON DU LIVRE Québec, Le Soleil, mercredi 29 avril 1967 (suite de la première page) Quoi qu'il en soit, tout de suite après les discours officiels, Anne Hébert s'est mêlée à U foule.Volontiers, elle a signé quelques autographes.Puis elle s'est retirée du côte des tables à café, tandis que dans la grande salle, Louise Doyon, lauréate du prix Hobert-Clicbe, pour son roman nies Héritiers» n'avait pas fini d'affronter les photographes.Cest Michel Champagne, président de la Société des écrivains canadiens, section de Quebec, et président du jury pour le Robert-Cliche, qui a présenté la gagnante que tout le Québec connaissait déjà.Faute de suspense, M.Champagne s\u2019est appliqué à presenter la Société des écrivains comme un «catalyseur entre le Salon du livre et Le Soleil».On sait que le quotidien offre une bourse de S2£00 au premier lauréat.Les deuxième et troisième prix reçoivent chacun S500 et S300.Les lauréats Louise Doyon est heureuse, il va sans dire.L\u2019absence remarquée de Nationair, qui devait lui remettre un billet d'avion pour aller présenter son roman à Paris, n'a pas semblé ternir la joie que lui procure son «entrée dans le monde de la littérature».A côté de Louise Doyon, deux autres gagnants, dont les manuscrits ne sont pas publiés par Les Quinze, du moins pour l\u2019instant Gilbert Dupuis, de Ri-mousmi, remporte le 2e prix avec «La marcheuse».Michel Duchesne, de Bourcherville, se classe 3e, pour son roman «N'oubliez pas le code postal».Michel Duchesne n'a que 19 ans.C'est un etudiant de cégep qui se declare en «conge sabbatique».Il a voulu faire la preuve que tous les jeunes ne font pas que perdre leur temps, comme le pensent les parents.Son livre est une chronique de la jeunesse.Ca lui permet de donner son point de vue sur la génération qui le précède.«Très conformiste», juge-il.Les collégiens, comme Michel Duchesne, étaient minoritaires, hier soir.Conformistes ou pas lfaut-il absolument trancher?/, c'était plutôt les parents, parfois les grands-parents, qui occupaient nombreux la place.Les verres se vidaient bien.Les canapés et les petits fours s'envolaient rapidementê Écrasée sous les roues du camion de son grand-père è Une fillette de trois ans a connu une mort affreuse, hier matin, écrasée par les roues d'un camion conduit par son grand-père, a Saint-Aimé-des-Lacs dans la circonscription de Charlevoix.la tragédie s'est produite vers 11 h.dans la cour du 64 de la rue Principale.La victime a été identifiée comme la petite Patricia, fille de M.et Mme Carol Tremblay.L'enfant s'était rendue chez ses grands-parents, qui habitent juste en face de la maison des Tremblay, et jouait dans la cour.Son grand-pere, à un moment, a déplacé un camion et, en effectuant la manoeuvre, n'a pas vu que la petite Patricia était derrière.é URGENCES Quant aux auteurs du document, les députes de Vanier, M.Jean-Guy Lemieux, et de Limoilou.M.Michel Despre, ils ont tous deux souligné au SOLEIL que leur rapport présente son analyse et ses recommandations de façon très directe.«Vous allez voir que c\u2019est clair, concis et direct», a affirmé M.Despré.M.Lemieux reconnaît d'ailleurs que certains passages du rapport ont pu sembler trop directs de l'avis de certains de ses collègues mais que tous ont finalement accepté de le publier sans modification.Seules quelques informations, portant sur des «détails mineurs» concernant deux institutions, précise M.Despré, devaient être ajoutées au texte avant qu'il ne soit remis à la ministre,\tvraisemblablement aujourd'hui.A propos de la discussion d'hier, M.Lemieux parle d'une «analyse en profondeur» du rapport et d\u2019une «foule de questions» qui ont été soulevées par les députés.Interrogé a ce sujet, le député explique qu'il ne faut pas en conclure que le document contient des blâmes adressés a la ministre, blâmes dont la publication aurait pu susciter des réticences chez certains députés.(suite de la première page) M.Lemieux se limite à expliquer qu'il «y a des aspects du rapport qui font état de problèmes qui ne dependent pas nécessairement de la ministre».D'une manière générale, le député explique que, «ce que l'on pense, c'est que la culture médicale et la mentalité doivent peut-être changen».Peu de moyens Soulignant que ce rapport n'est que l'oeuvre de deux députés travaillant sans équipe de recherche, M.Lemieux prévient que des questions y sont soulevées auxquelles il reviendra sans doute plutôt à la commission Rochon de répondre.«N'importe qui peut nous planter par après, souligne M.Lemieux.Nous dire, écoutez, vous ne connaissez rien les petits gars.Nous, on a dit ce que nous avons constaté et l'ensemble des députés ont dit: nous, on considère que vous avez raison».Le document contient quatre parties, précise M.Lemieux, soit l'analyse du plan de désengorgement de Mme Lavoie-Roux, l'énumération de constatations générales, l'étude cas par cas des situations et, finalement, les considérations et recommandations, qui sont au nombre de 17.6 TOUT-TERRAIN (suite de la première page) Hier matin, à Saint-Joseph de Beauce, ils étaient nombreux les intervenants à souhaiter une réglementation de la part du ministère des Transports pour civiliser la pratique de ce sport, comme on l'a fait il y a 20 ans avec la domestication de la motoneige.Union des producteurs agricoles, Centres locaux de services communautaires, Départements de santé communautaires.Fédération de motocyclistes, tous réclament en effet une réglementation qui mettra fin aux milliers d\u2019accidents avec blessés qui affligent les Québécois qui s'adonnent à ce sport.Ces organismes, l'UPA et la fédération des motocyclistes en tète, reclamaient depuis déjà plusieurs années que l'on mette de l\u2019ordre dans cette discipline et participaient, de concert avec divers autres intervenants de l\u2019industrie, à des comités d'étude sur le sujet Or ni la Régie d\u2019assurance automobile ni le ministère des Transports ne voulaient prendre l'initiative de formuler une réglementation qui aurait forcément dû passer à travers le processus législatif.Pour le ministre des Transports toutefois, cette réglementation s'inscrirait dans le cadre général de la refonte du code de la route et des objectifs de sécurité routière qu'il juge prioritaires, et la réglementation proposée irait dans le sens proposé par les organismes sans toutefois aller jusqu'à exiger des sentiers spécifiques pour la pratique de ce sport.On s affairerait actuellement à mettre la dernière main à la rédaction de la réglementation que l'on souhaite voir adopter au cours des prochains mois par le conseil des ministres.«Il est evident que le port du casque ou de vêtements protecteurs adéquats ainsi que la pratique de ce sport par de jeunes enfants seront inclus dans la réglementation», de confirmer un porte-parole du cabinet du rainistre.9 POUBELLE (suite de la première page) \"Ils sont arrivés a la maison en répétant qu'ils avaient un billet gagnant de $25,000.Je leur ai dit: Montrez-moi ce billet'.C'était un vrai rêve.On pouvait difficilement croire que quelqu 'un ait pu le jeter\", a déclaré le père de Jason, M.Greg Westwood.Les parents des deux garçons ont décidé que chacun aurait une moitié du lot.De plus, chacun a eu droit a un présent qu\u2019il désirait ardemment et le reste est allé dans un compte en ffdeicommis a son nom.M.Lyle White, propriétaire d'un dépanneur, a déclaré que le numéro d'identification sur le billet indiquait que ce dernier avait été acheté à son commerce.\"Quelqu'un a gratté et ne s'est pas rendu compte qu\u2019il avait un billet gagnant\".L Ontario Lottery Corp.avait émis le 'gratteux'.b LA QUOTIDIENNE tirage du 28 avril 6*0*6 8-4-0*1 Révolution dans les écoles du Québec La loi 101 incite 62 pour 100 des allophones à étudier en français ?La loi 101 a révolutionné les ecoles françaises du Québec: près des deux-tiers (62 pour 100) des jeunes provenant des communautés culturelles fréquentent actuellement ces institutions.U s'agit là d'un revirement complet puisque 85 pour 100 de ces élèves étaient inscrits dans les écoles anglaises, à la fia des années 60.par Lise LACHANCE Voilà ce qu'affirme le Conseil de la langue française dans un rapport sur la place du français dans les écoles à clientèle pluriethnique de l'ile de Montréal Ce rapport a été rendu public dans la métropole, hier, en même temps qu'un avis à la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Mme Lise Bacon, et que quatre autres études portant sur le même thème.I.e tout représente plus de 1500 pages de textel Une progression continue Cette année, l'ensemble du système scolaire public du Québec accueille 60,799 élèves dont la langue maternelle est ni le français ni l'anglais.Ce chiffre représente six pour 100 de sa clientèle.Or, 62 pour 100 de ces jeunes se trouvent dans des écoles francophones.Cette proportion, qui a augmente lentement au fil de l'évolution du Quebec, a connu une véritable explosion depuis la proclamation de la loi 101.En 1969, au moment de la premiere législation linguistique, seulement 14.9 pour 100 des enfants des Néo-Québécois fréquentaient les institutions de la majorité.Avec la loi 22, en 1973, ce taux a connu une hausse légère pour se situer à 18.6 pour 100.Lors de l'arrivée du PQ au pouvoir, en 1976, il atteignait 20.5 pour 100.Il avait fallu sept ans pour gagner moms de six points.Grâce à l'adoption de la loi 101, un gain identique s'est effectué en un an.Et depuis, le mouvement poursuit sa courbe ascendante.11 se situe présentement à 62 pour 100.Cependant, si on inclut dans les statistiques les jeunes allophones du secteur privé du Québec, dont 6,967 fréquentent les écoles françaises et 1,242 les écoles anglaises, la proportion d'allophones ayant opté pour des etudes en français grimpe à 65 pour 100.Le coeur Montréal C'est dans l'ile de Montréal, naturellement, que le renversement s\u2019est surtout fait sentir.En 1973, seulement 11 pour 100 des jeunes issus des groupes ethniques se retrouvaient dans les écoles françaises de la métropole, soit 5,710.En 1984, leur nombre est passé a 24,900, représentant plus de la moitié (51 pour 100) des effectifs scolaires allophones.Cette année, ils sont environ 30,000.Cela explique pourquoi, les ecoles de langue française de l'ile de Montréal, un élève sur cinq provient des communautés culturelles.Si on considère plus parti culièremeni les institutions ayant pignon dans les quartiers à forte concentration ethnique, ce pourcentage fait un bond.À certains endroits, ce sont les francophones qui sont minoritaires dans leurs propres écoles.«En 1984-1985, 35 pour 100 des écoles de langue française (105 écoles) avaient une proportion d\u2019é-leves allophones qui dépassait 20 pour 100.Dans plusieurs cas 40 pour 100, parfois 60 pour 100 des élèves, ont une langue maternelle differente de la langue d\u2019enseignement», declare le Conseil.La Commission des écoles catholiques de Montréal évalue à 2.5 pour 100 par année l'augmentation de sa clientele allophone.Donc, si la tendance actuelle se maintient, le pourcentage des élèves allophones atteindra rapidement le cap des 30 à 35 pour 100 dans les institutions scolaires du territoire montréalais.Le nombre des allophones ne cesse de croître en importance mais aussi en diversité, souligne le Conseil.Près d'une trentaine de langues et plus de 70 pays sont représentés dans les écoles françaises «nouvelle vague» de la métropole.Cette année, le groupe linguis- tique le plus important n'est pas allophone mais anglophone.Il est constitué de 5,727 jeunes.Suivent, par ordre décroissant, les langues italienne 14,586), créole (4,277), espagnole (4,271), chinoise (2,920), portugaise (2,667), grecque 12 J10), arabe (1,571), vietnamienne (779), polonaise (633).D'autres langues regroupent 5,716 élèves.Ainsi, pour l'année scolaire en cours, 35,357 non-francophones fréquentent les établissements de langue française de l'ile de Montréal.Parmi les différents groupes ethniques, les Italiens semblent les plus nombreux a fréquenter l'école française.Mais la réalité est tout autre.Car s'ils sont 4,586 dan» le secteur français, ce chiffre ne représente que 29.2 pour 100 de tous les élèves italiens de Montréal.La très grande majorité, donc, a opte pour le système anglais.Chez les Grecs, le pourcentage de jeunes inscrits en français s'élève à 45.4 pour 100.À noter le changement de cap de la communauté chinoise, qui a toujours été associée aux anglophones.Avec l\u2019arrivée d'une nouvelle immigration en provenance du Sud-Est asiatique, ces dernières années, la communauté chinoise a vécu des changements sociodémographiques qui se traduisent notamment par l'intégration à la majorité francophone.6 Voir DOSSIER p.B-5 R HO f UKmmmimnw suggéré O aélen'e.ie< Dons nome'-*5 er -e orr^ sur te levasse, en raraav 'ée ùotefomeduriœefetvoushabepoc'tor.tüons'gcJie'icomor name il est iitra-sax*e dans un coton o tnes icfliei fessées en pointillé, 'lestbien épaulé avec un long revea se boutonnant juste sous te taille, i se parte si/notre jean déiote avec pfc à 70 00 oéertenrcyuesrncrnessuffond Donc ou en in blanc fexquoise menttie 5500 LmmMTomwm29?\u2018.ns de sememe et moments oe detente, g-ande cftem.se arr*#?aree Jtrc soupte en pur coter cftambroy o Dor*er sur te peau ou en seperposnor suricxxvostee sft*h toutes tes coûtées sont doubles, tes poeftes découpées Pteines de petits detan tes boutons en corne bteueftampray gtg reg.4û00 'ftoritrée o sur camuole perry ellis 14 00 et sftort en coton 40 00 la maison üsimons PLACE STf EQV GALE Pif: S DE LA CAPITALE VIEUX QUÉBEC |rro* trou migumt ton! Ouvrit Ou luoOi Ou moreroOi O» 9 30 hrot * I Z 30 «rot 'O ituO' vnOroO' OO 9 30 hrot ê Z1 «rot »r r* \u2022 * » «rot A Quebec, Le Soleil, mercredi 29 avril 1987\tA-3 Il a fallu plus de trois quarts d'heure pour que les policiers de l Ancienne-Lorette et de Sainte-Foy Mme Marie-Claire Côté et son fils Martin avaient encore peine à croire hier au une voiture ait ou réussissent a sortir le corps de la victime.\tfaire autant de dégâts./ Il a fallu plus de trois quarts d'heure pour que les policiers de l Ancienne-Lorette et de Sainte-Foy Mme Marie-Claire Côté et son fils Martin avaient encore peine à croire hier au une voiture ait ou re usai usent a cnrfir /o\tWa fa Le spectaculaire accident à l\u2019Ancienne-Lorette La famille a cru à un tremblement de terre ?Ça n'est pas tous les jours qu'un poteau de téléphoné atterrit dans votre salon et qu'une voiture vient heurter la fenêtre de la chambre a coucher.Les occupants de la maison situee au coin des rues Notre-Dame et Saint-Paul, à l'Ancienne-Lorette, ont donc toutes les raisons de dire que quand ça s\u2019est produit, ils croyaient qu'un tremblement de terre se produisait, que la fin du monde était arrivée.par Michel TRUCHON «Les secondes ont été longues, on est venus au bord de la panique», raconte Mme Marie-Claire Côté, qui se trouvait dans la cuisine au moment où l\u2019accident s'est produit, un peu après minuit, lundi soir.Son époux, M.Jean-Marie Côté, lui, venait tout juste d'aller au lit.«On a été chanceux I», renchérit leur Tils Martin, qui était retourné à table tout juste après s'étre levé pour fermer l'appareil de télévision et qui n'en croyait pas ses yeux quand, après le fracas, il a vu un enjoliveur de roue rouler à côté de lui.«C'est comme si la maison avait été poussée par un bulldozer,» ajoute le jeune homme.Quand les représentants du SOLEIL ont rencontré les membres de la famille Côte, hier après-midi, le père était absent, retenu par son travail.Mais son épousé et son fils n'ont pas d'hésitation à affirmer que c'est lui qui l'a échappé la plus belle.M.Côté venait en effet de sortir du salon, où il avait passé une partie de la soirée à regarder un match de hockey, pour aller se coucher.Son épouse raconte que le morceau de poteau qui est entré par la porte du salon a frôlé la chaise berçante qu'ü occupait En outre, un morceau de cadre de porte a volé à travers le salon.Et M.Côté était au lit quand la voiture a percuté le mur, juste devant la fenêtre de la chambre, recevant une pluie de débris, sans, heureusement, être blessé.Le mur de pierre a été enfoncé, des meubles ont été renversés.Ce petit enfer est le résultat d'un accident de la circulation quand une voiture dévalant la rue Notre-Dame à toute allure a heurté le poteau, le coupant net et en projetant une partie dans la maison.Le véhicule a arraché un gros morceau de chaîne de trottoir puis a littéralement volé, arrachant un poteau de galerie avant de sauter par-dessus celle-ci et s\u2019arrêtant contre le mur de pierre.Le conducteur, M.Jean-Louis Drolet, âgé de 45 ans et domicilié rue de la Colline, à deux pas de là, est mort un peu plus tard à l'hôpital des suites d\u2019une fracture de la colonne cervicale.Il a fallu près de trois quarts d'heure pour que les policiers de l'Ancienne-Lorette, qui avaient fait appel à leurs confreres de Sainte-Foy avec leur équipement de désincarcération, parviennent à sortir la victime des débris de la vieille Datsun 510.L'enquête n'a pas permis de trouver la moindre trace de frein.L'agent André Giroux, chargé du dossier, note d'ailleurs qu'à la vitesse ou devait rouler la voiture, il était impossible que son conducteur parvienne à négocier le virage.L'accident n'a pas eu de témoin direct.«On ne riait pas.» Si les Côté, après une matinée de repos, étaient un peu plus enclins à parler de l'affaire, hier après-midi, ils admettent que quand les incidents se sont produits, ils étaient loin de trouver ça drôle.«J'étais depassee par les événements, j'allais et je venais dans la cuisine, je ne savais plus quoi faire.Je n\u2019ai même pas eu la curiosité d\u2019aller voir la voiture sur la galerie», raconte Mme Côté.Selon elle, le bruit a été terrible, une succession de détonations et de craquements, et en plus une fumée noire a envahi la maison.L'édifice de deux etages est la pro priété du frère de Mme Côté, M.Dominique Paquet, et abrite également un magasin de meubles et d'appareils électriques.«Heureusement que c'est une bonne vieille maison cinquantenaire solide, avec un mur de pierre Mon pere avait voulu, pendant un temps, faire enlever le poteau en face de l'entree, mais heureusement qu'il est resté en place, sans quoi l'auto entrait dans la maison.» dit Mme Côté.I.es Côté occupaient temporairement la maison familiale en attendant que les réparations à leur autre propriété soient terminées.Ils devaient déménager cette semaine.Sommairement, les dégâts dépassent les $20,000.9 Enfance en apparence sans histoire pour les victimes d\u2019abus sexuels ?«Je suis venue ici parce que j'ai été abusée sexuellement.Je voudrais savoir si d'autres personnes sont ici pour les mêmes raisons.».textes de Ghislaine RHEAULT Cet appel, lancé lundi à Folie/-Culture, par une femme venue assister à la projection du vidéo «Quand se brise le silence» est resté sans réponse.Personne parmi la trentaine de personnes présentes n\u2019a pu ou n'a su attrap-per la perche tendue.On venait de voir et d'entendre sur grand écran, Nita, Barbara, des femmes d'àge mûr déballant les secrets qui les étouffaient depuis l'enfance.Comme une famille entière, une mère, trois filles dont deux ont été victimes d'abus de la part de leur pere.Parvenues à l'àge adulte, elles se re- trouvent autour de la table de la cuisine et font éclater leur colère et leur chagrin.Leur récit se fond avec des photos de familles prise au cours de ces enfances en apparence «sans histoire».Il est ponctué d'images tirées de dessins d'enfants: des personnages sans bouche, au sexe barbouillé, des enfants emmurés, au centre d\u2019un labyrinthe.Ce vidéo de Thérésa Tollini a été présenté au festival des films de femmes de Créteil, en France, l\u2019année dernière.Nita a été abusée par son père et son frère.De l\u2019àge de un an a dix ans.Barbara, par le fils d\u2019une amie de sa mère, qui avait 17 ans.«Quand on était malade, on allait quand même à l'école, disent les deux filles de la famille La-verne.On était en sécurité.» Deux des trois filles ont été agressées par leur père durant plusieurs an- nées.Entre ces deux et la troisième, l'agressivité s'est installée: (Je me sentais exclue», dit la troisième, qui ne recevait pas les cadeaux dont ses soeurs étaient gratifiées.Le film parle des stratégies de survie des enfants : «On s'est fait mal en essayant de survivre», dit l'une des soeurs Laveme.Nita, une autre victime, se blessait en glissant sur des pentes rocheuses.«Je voulais extérioriser le mal qu\u2019on me faisait.» Pendant des années, elle a dessiné le mot fleur représentant la tapisserie de sa chambre d'enfant.À l'âge adulte, elle s'est rappelé qu'elle répétait sans cesse ce mot pendant les agressions.Les pères Quatre-vingt seize pour 100 des abus sexuels sont commis par des hommes, raconte ce vidéo.Les pères apparaissent petit à petit dans le vidéo: l'un d'entre eux témoigne, sous le couvert de l'anonymat.«Je dérivais, me sentais indigne |.)En abusant de ma fille, je me sentais fort.» Leur image correspond à ce que nous disent les statistiques.La majorité des abuseurs ont été eux-mémes victimes d'abus dans leur enfance.Le film explique comment le garçon-victime devient agresseur.Tabassé, il s'identifie à la force de l\u2019agresseur.Incapable de traduire ses émotions, ils se sert de son instinct sexuel pour dominer.Il présente aussi un thérapeute d\u2019enfants violentés, lui-méme victime d'abus de la part de ses frères adoptifs.«Aujourd'hui encore, j'ai du mal à en parler», dit-il, traduisant la difficulté immense qu'ont les victimes d'abus à se délivrer en brisant le silence.9 957 cas signalés dans la région en neuf mois Le silence commence à se briser ?En neuf mois seulement, d'avril 1986 à janvier 1987, 951 cas d\u2019abus sexuels présentant des degrés de gravité variés ont été signales à la Protection de la jeunesse de la région administrative de Québec.On a dénombré 195 signalements d'inceste, 85 cas d'abus venant de membres de la famille (oncle, grand-père etc).Soixante-dix-neuf autres cas signalés mettaient en cause des personnes en autorité auprès des enfants: animateur, travailleur social, entraîneur de hockey, curé.Cent-quatre-vingt-six autres cas mettent en cause des proches, comme des voisins.L\u2019enfant victime a neuf ans en moyenne.Les gestes ont été toutefois posés avant cet âge.Ce sont en majorité des filles.Ces chiffres ont été livrés, lundi, lors du festival Folie/Culture, par Gilles Gonthier, qui s'occupe des signalements d\u2019abus a la Protection de la jeunesse.On y projetait un document américain intitulé «Quand se brise le silence».L'importance de ce phénomène est tel, qu\u2019il représente près de 25 pour 100 de tous les cas traités par la Protection de la jeunesse de la région.En effet, le nombre de signalements s'est élevé à 4 288 durant cette période.Le silence brisé Certes, le phénomène des abus commis contre les enfants ne date pas d\u2019hier.Mais les signalements .x U SOM.J1 MH V«anMM Gilles Gonthier s'occupe des signalements d'abus à la Protection de la jeunesse.sont de plus en plus nombreux maintenant qu'on a commencé a «briser le silence».Ils se font de plus en plus tôt.Gonthier indique notamment que les appels à l'aide d'enfants victimes ou de parents commettant ces abus, ont augmenté l'année dernière, à la suite de la publication d'une sérié d'articles dans LE SOLEIL Dans la région de la Bcauce, les signalements d'enfants victimes d'abus ont augmenté de 500 pour 100, apres une période intensive d'information menée auprès des enseignants du primaire et du secondaire raconte M.Gonthier.Mais il arrive encore trop souvent que les proches, parents ou enseignants, doutent du témoignage des enfants.Vingt-trois enfants d\u2019une garderie ont été l'objet d'attouchements de la part d'un moniteur dans la région.Sept enfants les plus touchés ont gardé le secret pendant quatre ou six mois.Une fois les gestes dénoncés, certains parents se refusaient encore à admettre que leur enfant avait été abusé.Il est arrivé aussi que les services de protection dans la région errent, en doutant du témoignage d'enfants.Il arrive aussi que la mere se range du côté du concubin abuseur.«On se trouve alors devant un scénario fort compliqué.On doit retirer l\u2019enfant pour le protéger et on n'arrive pas toujours à établir une preuve», dit M.Gonthier.Il évoque aussi le risque de voir l\u2019enfant se replier si on le renvoie d'un «intervenant» à l\u2019autre: professeur, psychologue, travailleur social.L'enfant a parfois rencontré quatre ou cinq personnes avant d'aboutir à nos services, regrette-t-il.M.Gonthier cite des cas troublants de divulgation accidentelle d'abus: une enfant de quatre ans souffrant d'infection vaginale, chez qui on a découvert une gonorrhée.Le cas d'un père ayant déposé une plainte dénonçant une agression contre son fils alors qu'il en était l'auteur.Thérapies À la direction de la Protection de la jeunesse, on favorise ici une approche thérapeutique qui rejoint tous les acteurs et prend des formes diverses: traitements individuels et de groupe, thérapie de couple, thérapie sexuelle et familiale.Tous les cas ne font pas l'objet d\u2019accusation en vertu du code pénal, mais on n'hésite pas à aller devant le tribunal de la jeunesse, précise M.Gonthier.On peut imposer ainsi toute la gamme de thérapies disponibles aux victimes comme aux responsables.Sans l'intervention du tribunal, certains adultes peuvent croire qu'au bout de trois mois, six mois, le problème est réglé, alors qu'il n\u2019en est rien, dit M.Gonthier.Il est souvent utile que le pere sente qu'il a une épée de Damoclès au-dessus de la tète s\u2019il ne se soumet pas à la thérapie.Les rôles M.Gonthier souhaite que les changements dans les rôles traditionnellement attribués dans la famille, dans une société plus ouverte, contribuent à diminuer les abus.«Il est démontré, dit-il, que dans la majorité des cas, le lien entre le parent abuseur (le pere, dans la majorité des cas) et l\u2019enfant n'a pas été établi.Le père n\u2019investissait pas suffisamment dans ses relations avec ses enfanta.»# Problèmes psychologiques des jeunes Des ressources peu adéquates au Cégep de Sainte-Foy ?«Cramponnez-vous à la vie!» Voilà résumé, en cinq mots, le cri du coeur de M.Denys Larose, directeur des affaires étudiantes et communautaires au Cégep de-Sainte-Foy, au lendemain du geste de détresse pose par une éleve qui s'est enleve la vie par immolation, lundi.par Jean-Claude RIVARD C'est l'appel d'un éducateur à des jeunes de partout qui, sous le coup de problèmes passagers, sont exposés à vouloir en finir avec l'existence, à moins qu'ils ne s\u2019accrochent avec fermeté aux parents, amis, confrères de classe, personnes ressources, professeurs, activités socio-culturelles et sportives, services d'encadrement pédagogique, de support moral et de soutien matériel.Le cégep intervient Dans un communique qu'il diffuse aujourd'hui même, le directeur-général du cégep, M.Jean-Noel Tremblay, affirme que c\u2019est avec consternation et regret que son institution a pris connaissance du geste de détresse posé par une élève, lundi.«Pour ses parents, ses amis, ses professeurs, pour ceux qui l'ont côtoyée récemment et ont tenté de lui venir en aide, pour nous tous, cette mort constitue un événement bouleversant», écrit-il.«Le suicide demeure difficile a comprendre et difficile à accepter.Parce que nous sommes tous atteints, individuellement ou collectivement, il nous semble important, dans un premier temps, de partager entre les émotions, les réactions et les questionnements que cette tragédie suscite.«Le collège fera parvenir ses témoignages de sympathie à la famille et vous fera connaitre les suites qu'il veut donner à l'événement», poursuit M.Tremblay.Manque de ressources Au Cégep de Sainte-Foy, une psychologue a mi-temps, secondée par les trois ou quatre infirmières du service de santé, ont actuellement du mal à suffire à la tâche, auprès de plus de 5,000 élèves.M.Larose le reconnaît volontiers.Par ailleurs, l\u2019envergure des problèmes vécus par les 17-20 ans est insoupçonnée: enfances malheureuses, difficultés d'adaptation au cégep, éclatement de la cellule familiale, peines d'amour, deuils de parents et d'amis, stress et nervosité, timidité et incompréhension, insécurité, difficulté à se faire accepter, problèmes financiers, rupture avec la famille, drogue, alcoolisme, maladies transmises sexuellement, grossesses non désirées, avortements, etc.La SoM Amfe* PliK\u2014 Denys Larose.directeur des affaires étudiantes au Cégep de-Sainte-Foy.«Le cégep ne réglerait pas tous ces problèmes, même avec 20 psychologues», dit-iL Sans ressources adéquates, le collège hérite, a vrai dire, de responsabilités qui relèvent du ministère des Affaires sociales.«Si un jeune se casse une jambe en jouant au hockey, on le fait soigner a l\u2019hôpital mais s\u2019il est blessé mentale ment ou psychologiquement, il faut tout faire», déplore-t-il.Les moyens du bord C'est donc avec les moyens du bord, en pleine période de restric lions budgetaires, que la direction du college a demandé aux conseillers et aux 500 professeurs une écoute particulièrement attentive aux problèmes des jeunes, rapporte M.Larose.On y organise cliniques, semaines thématiques, expositions séances de dynamique de groupe et rencontres diverses pour les sensi biliser à des réalités qui les préoccupent et les aider a trouver des solutions à leurs problèmes Les services de soutien pedagogique et d'aide financière sont invités a une vigilance particulière.On insiste sur l'engagement des jeunes dans des activités socio-cul turelles et sportives, sur une participation sociale: ce sont des planches de salut, affirme M La rose.Tout est d'ordre préventif «Il faut éviter que s'aggrave l'héritage parfois lourd de nos jeunes.» Pour répondre aux besoins ponctuels, existe, notamment, le service d'entraide «Mùnr ensem ble», un service d'écoute télépho nique (683-1790) patronné par l'As sociation canadienne pour la Santé mentale Avec ces moyens du bord, le Cégep de Sainte-Foy croit pouvoir rejoindre et aider de façon efficace plus des deux tiers de ses élèves en difficulté.Restent malheureusement les autres: environ 30 sur 100!# 4 t > A-4 Québec, Le Soleil, mercredi 29 avril 1987 Rencontre des premiers ministres sur la réforme constitutionnelle Bourassa recule sur le droit de veto.a Le gouvernement du Québec se donne jusqu'en novembre ou décembre prochain pour en venir à un accord constitutionnel.Si l'opération en cours éeboue, le dossier restera ensuite fermé pour plusieurs années.restes de J.-Jacques SAMSON Les membres de la délégation du Québec qui accompagneront M.Robert Bourassa à la réunion du Lac Meech, demain, ont rencontré la presse, hier, pour expliquer longuement les conditions posées par le Québec et faire le point sur les discussions récentes avec les partenaires fédéral et provinciaux.Le gouvernement Bourassa consent un repli majeur par rapport à son discours politique des dernières années.Après avoir promis la récupération du droit de veto du Québec comme formule d'amendement de la constitution, il se contenterait maintenant d'un droit de veto sur les institutions et d'un droit de retrait (opting out) avec pleine compensation financière pour une province pour les compétences législatives.Les provinces sont profondément attachées au principe de l'égalité de tous les partenaires dans la confédération et ne veulent rien entendre d'un droit de veto direct ou déguisé, pour l'une d'entre elles, a-t-on dû se résigner à accepter.Le ministre provincial délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, M.Gil Rénullard, a par ailleurs montré un optimisme très réservé sur les chances de réussite de cette tenutive d'adhésion du Québec à l'accord constitutionnel.INVITATION U SoM «AM rvr\u2014i Robert Bourassa consent un repli majeur par rapport à son discours politique des dernières années.«Ce sera difficile, dit-il, mais il y a place pour un certain optimisme.On a une marge de manoeuvre, mais elle est mince», a-t-il ajouté après avoir martelé que les conditions posées par son gouvernement sont «intouchables.» La délégation du Québec au Lac Meech soutient chercher de bonne foi un accord, pendant que le momentum est faon et que la conjoncture politique est favorable.«C'est evident qu'on veut signer.Je veux que ce soit clairl On a fait tout ce qu'on devait pour arriver à des résultats compatibles avec les droits historiques du Québec», a rétorqué vigoureusement un membre du gouvernement en réponse à des questions sur les avantages indéniables de la situation actuelle.Trois possibilités sont cernées sur l'issue de la rencontre du Lac Meech.Les premiers ministres s'entendent sur des grands principes et une conférence constitutionnelle en bonne et due forme est convoquée vers la mi-juin pour finaliser l'entente.Ou les participants voient la nécessité de poursuivre leurs échangés, de façon informelle, dans environ trois semaines.Ou on laisse tomber, tout simplement.Si les premiers ministres s'engagent vers une conférence constitutionnelle solennelle à l'été, une commission parlementaire devra auparavant être tenue au Québec pour étudier les conditions posées par le gouvernement Bourassa ou les offres d'Ottawa et entendre des intervenants de différents milieux.Le Québec désire l'adoption d'une toute nouvelle loi constitutionnelle.Le processus suppose aussi l'adoption dans chacune des assemblées législatives du pays d une résolution à cet effet.Les porte-parole du Québec ont répété plusieurs fois hier qu'ils ne se rendent pas à Ottawa en «què-leux» ou en quémandeurs.La situation actuelle n'a pas été voulue par ce gouvernement, rappelle-t-on.Il n'y aura pas d'entente à rabais.S il est impossible de faire un consensus, on se reverra plus tard.L'Alberta tient à une réforme du Sénat; Terre-Neuve, à de nouvelles modalites sur les pèches.Si l'on peut régler le cas du Québec dans une première ronde de négociations, une seconde ronde suivrait pour continuer la réforme constitutionnelle \u2022 vous invite à une soirée d'information sur les derniers développements dans le domaine de la gestion informatisée et des caisses électroniques.Monsieur Marc PILON de AMI inc.fera une démonstration du systémr RS J.qui permet entre autres : \u2022\tle contrôle des points de vente.\u2022\tla gestion des stocks et des commandes.\u2022\tla communication entre magasins.\u2022\tla facturation informatisée.\u2022\tla mise d jour permanente des inventaires.\u2022\tl'utilisation de lecteurs optiques.\u2022\tle suivi des dossiers-clients, sans obligation de votre part Quand 7 Tous les mercredis de mai, à 20 h.Où?2323, boul.du Versant-Nord, local 200, Québec Sur réservation : Claude LEMAY au 681-1054 4 quelques heures de la réunion au Lac Meech D\u2019importants problèmes subsistent ?Plusieurs problèmes importants subsistaient, à 48 heures du début de la réunion des premiers ministres, au Lac Meech, pour vérifier la possibilité d'en venir à un nouvel\tarrangement constitutionneL Le Québec veut faire inscrire dans le premier article de la future loi constitutionnelle qu'il forme une société distincte.Ottawa et les provinces acceptent mais sans y rattacher les pouvoirs juridiques qui concrétiseraient ce fait.Il y a un problème majeur à ce niveau.Québec veut être impliqué dans la nomination des trois juges du Québec à la Cour Suprême, c'est-à-dire pouvoir proposer des noms.Les pourparlers progressent bien en ce sens.Le point central des discussions était la réclamation de M.Bourassa d'un droit de veto pour le Québec.Il avait ensuite suggéré, à Edmonton, l'été dernier, une formule exigeant l'appui de 7 provinces totalisant 75 pour 100 de la population.Québec compte 26 pour 100 de la population totale du Canada, ce qui équivalait à une sorte de veto, disait le premier ministre.Il s'agissait d'ajouter une clause spécifiant que même si ce pourcentage chutait dans les années à venir, en bas du 26 pour 100, le Québec gardait le pouvoir consenti au moment de la signature.M.Mulroney propose une formule prévoyant l'accord de sept pro- Prix en vigueur jusqu\u2019au 5 mai 1987 Le plus grand choix de FENETRES en inventaire à Québec En voici 2 exemples: 3 pi x 2 pi\t4 pi x 2 pi V1NYLEBRUN VINYLEBRUN E-PATIO 6 pi Seulement Grand choix de Sans cirage Prix à compter de SOFFITE EPINETTE Belle qualité 2 po x 3 po x 8 pi 49' 2 po x 4 po x 8 pi PEINTURE Latex semi-lustre ou Peinture grise pour plancher EMAILLE Blanc, brun 12pox 16pi Spécial / Revêtement C0L0RL0K Blanc \u2014 9po \u2014 le 4 litres.CIMENT/SABLE Sac de 30 Kilos Spécial i MORTIER/SABLE l Sac de 30 Kilos Spécial TONDEUSE LAWNFLITE Moteur 3 1/2 H P Modèle: 116 190 500 SPECIAL 1 /TUILE POUR Spécial 24 po x 24 po Spécial 18 po x 18 po \u2022169$ A FEUILLES Avec ressorts Modèle robuste Ensemble de PORTES PANORAMIQUES solide, cadre 71/4 po SPECIAL 00$ SPECIAL ^.,,1 iviitp TERRE NOIRE H 99$ I le sac de 35 litres | FUMIER DE MOUTON fênttaclauicune* CONTRE-PMQUË 1177 bout.Pie XI Val Betair.Telephone 8421911 vinces représentant 80 pour 100 de la population mais sans cette clause pour sceller le droit du Québec, ce qui est jugé inacceptable.Le gouvernement Bourassa tient par ailleurs à garder un droit de veto au chapitre des institutions mais accepterait un droit de retrait avec compensation financière pour les différentes compétences législatives.Le ministre Rémillard s'est appliqué à démontrer que le Québec conserve ainsi tout son pouvoir de dire non à une modification qui ne le satisferait pas.C'est toutefois un compromis politique de taille après avoir dénoncé avec virulence l'abandon du droit de veto par René Lévesque en 1981 et promis sur toutes les tribunes de le récupérer.Immigration Le gouvernement québécois veut avoir la compétence de choisir ses immigrants et d'en déterminer le nombre, selon la proportion démographique et même rattraper une baisse de sa population.Il demande la juridiction exclusive dans l'accueil et les moyens d'intégration pour combattre la tendance actuelle de 50 pour 100 des immigrants reçus à s'orienter ensuite vers une autre province.Les négociations progresseraient bien dans ce dossier.Le pouvoir de dépenser Enfin, le gouvernement Bourassa veut limiter le pouvoir de dépenser du fédéral dans des domaines qui ne relèvent pas de sa juridiction.Il propose que l'accord de sept provinces totalisant 50 pour 100 de la population du Canada soit obtenu pour qu'Ottawa enclenche un programme dans un de ces champs d'activités.Les autres provinces pourraient se prévaloir de leur droit de retrait avec une compensation financière.On ne s'entend pas sur ce dernier point.M.Rémillard a refusé hier de faire des prédictions sur les chances de réussite des pourparlers.Il les qualifie de «minces.» Un autre collaborateur de M.Bourassa insistait par contre sur le déblocage possible lorsque les premiers ministres, tous des élus, aborderont les dossiers sans les préoccupations propres aux technocrates.«Et surtout, par rapport à tout ce qu'on a vu dans le passé, Mulroney est pragmatique.Il n'a rien d'un dogmatique.»^ LE SOLEIL * STEINBERG 6t vous invitent à participer au concours TARIS \u2022 \u2022 SOLEIL Ml a, i l pp || du 31 mars au 30 mai A GAGNER: un séjour de deux semaines À PARIS pour deux personnes comprenant: transport aérion, hébergement, location d\u2019une voiture Renault et 1 280$ d\u2019argent de poche.Une valeur de 4 800$! COMMENT PARTICIPER: Faire parvenir le coupon de participation o-dessous.à l'adresse indiquée ou le déposer chez un des marchands participants Sternberg Parmi tous les coupons reçus, un nom sera tiré au sort chaque samedi, du 11 avnl au 30 mai.au cours de rémission \"Partons Voyages\" diffusée sur les ondes de la station radiophonique AM-128.Ainsi, huit personnes seront éiiqibies au tiraqe du voyage à Paris, le 30 mai.De plus, chaque jour du lundi au vendredi, entre le 6 avnl et le 30 mai, huit noms seront choisis au hasard parmi le courrier reçu La personne dont le nom sera mentionné sur les ondes aura 128 minutes pour communiquer avec la station radiophonique et deviendra éligible au tirage QUOTIDIEN d'un bon d achat d épicerie de 128$ Aussi, trois sacs de voyage d'une valeur de 10$ chacun seront attnbués au hasard chaque jour RÈGLEMENTS: Les frais inhérents à la Régie des lotenes et courses du Québec ont été défrayés par AM-128 Les réglements sont disponibles à la station radiophonique AM 128 fcOUPON DE PARTICIPATION- H Faire parvenir à CONCOURS PARIS-SOLEIL AM-128 | 800, Place (TYouvIlla, 21e étage.I Québec, Qué.GIR 4W7 .NOM __________________________ ou déposer chez Steinberg ADRESSE VILLE___ .TÉL: (Rts | (Bur | ünm collaboration | VIL LE SOLEIL\t^STEINBERG i l Quebec, Le Soleil, mercredi 29 avril 1987 A-5 Adhésion du Québec à la Constitution canadienne Aucun problème insoluble selon Ottawa ?OTTAWA-Malgré les difficultés soulevées par chacune des cinq conditions du premier ministre Robert Bourassa, il ne reste aucun problème insoluble pour l'adhésion du Québec à la Constitution canadienne.par Pierre-Paul NOREAU Ce bilan a été dresse hier, lors d une séance d information, par un haut-fonctionnaire du gouvernement federal directement associé aux négociations constitution- nelles.Il prend évidemment une signification toute particulière dans le contexte où, en même temps à Québec, le ministre Gü Rémillard évoquait publiquement la possibilité de laisser tomber la demande pour un droit de veto général.Selon le représentant federal, la combinaison de tous les elements de la proposition du gouvernement conservateur fournit au Quebec la protection qu'il recherche.Même si le gouvernement québécois n'a pas vraiment fait connaître publiquement les exigences pre- cises reliées à chacune de ses conditions, on estime à Ottawa que la proposition federale est proche du programme electoral du Parti libéral du Quebec intitule «(Maîtriser l'avenir» et des positions élaborées par le ministre Rémülard lors de son discours à l'Auberge du Mont-Gabriel.Les fonctionnaires chargés de rencontrer la presse à l'avant-veille de la tenue de la réunion des onze premiers ministres au Lac Meech dans la région de la capitale fédérale, n\u2019ont pas voulu élaborer sur La CSN s\u2019oppose au projet de sous-traitance de Loto-Québec ?MONTREAL (PCI- La Confederation des syndicats nationaux (CSN) accuse Loto-Que-bec de vouloir revenir à du favoritisme politique en projetant de confier la livraison des billets de loterie à des sous-traitants privés.Rappelons que déjà avant 1980, la livraison des billets avait été remise à des grossistes et des concessionnaires privés qui, de l'avis de la CSN, percevaient des revenus annuels moyens de $55,000, contre environ $28,000 actuellement pour un représentant syndiqué.Il est même question de donner à des consultants le mandat de mettre sur pied un centre d'informatique de Loto-Québec sur la Rive-Sud de Montreal.Cette attitude de la société d'É-tat aurait pour conséquence, selon la vice-présidente de la CSN, Monique Simard, d'entrainer la mise à pied d'une centaine d'employés temporaires dont certains ont jusqu'à sept années de service.Au cours d\u2019une conférence de presse qu'elle donnait hier, en compagnie de représentants du Syndicat des travailleurs de Loto-Québec, Mme Simard, n'a pas caché qu elle voyait dans cette attitude patronale une correspondance avec la vague de privatisation que connaît le Québec avec le gouvernement Bourassa.Mme Simard envisage d'autre part de lancer un mouvement de boycottage des billets de loterie, ce que pratiquent déjà, assure-t-elle, les employés de la CSN.La vice-présidente de la CSN a donc pressé le gouvernement de «prendre ses responsabilités» dans ce conflit, précisant que 13 semaines de grève représentaient un motif suffisant pour qu'il s'y intéresse sérieusement.Mme Simard trouve d'ailleurs alarmant qu'après tout ce temps, les responsables du gouvernement gardent toujours le silence.Et pourtant, les objectifs futés par le syndicat, sont, à son avis, «légitimes et atteignables».Il n'y a pas eu de négociation dans ce conflit depuis 16 jours.Les employés de Loto-Québec ont déclenché la grève le 2 février.Par ailleurs, le président du syndicat, M.Guy Coutu, a admis que très peu de choses ont été négociées depuis le debut de la grève qui, estime-t-il, a fait perdre quelque $40 millions à Loto-Québec.«Ca bloque sur l'ensemble de la convention collective», a précisé M.Coutu.A son avis, la direction de Loto-Quebec refuse d'accorder à ses syndiques des conditions de travail identiques à celles des employés d'Hydro-Québec, de la Régie des installations olympiques et du Palais des congrès, alors que certaines de ces sociétés ne sont même pas rentables.«Ce n'est même pas une question budgetaire, a assuré M.Coutu, ce qu\u2019on veut c'est se débarrasser des syndiqués.Le président de Loto-Québec fait sa guerre à lui».Loto-Québec a un chiffre d\u2019affaires annuel de $1 milliard et réalise des profits de près de $400 millions par année.Il a été impossible de connaitre les réactions de Loto-Québec, un répondeur téléphonique se bornant à signaler la fermeture des bureaux en raison du conflit de travail.\u2022 les reactions suscitées par le projet fédéral dans les differentes pro-vinces canadiennes.Pas question d excès d optimisme de leur pan.Le premier ministre Brian Mul-roney a cependant personnellement discuté avec chacun de ses homologues provinciaux, ayant eu hier matin une conversation téléphonique avec M.Brian Peckford de Terre-Neuve, le seul qu'il n'avait pu rejoindre en fin de semaine Pointa problèmes Selon le haut-fonctionnaire federal, il est clair que la limitation au pouvoir federal de dépenser, de même que le droit de veto sur toute matière constitutionnelle, réclames dans les cinq conditions de M Bourassa, sont pointes comme les deux cas soulevant les problèmes les plus seneux.Il y a moins de difficultés en ce qui a trait a la reconnaissance de la société distincte, aux pouvoirs accrus en matière d immigration et a la consultation pour les nominations à la Cour suprême.Trois scenarios restent possibles quant à la conclusion des travaux des premiers ministres demain au lac Meech: \u2022 un accord de principe; \u2022\tla nécessité de fermer les livres pour un temps sur la question constitutionnelle québécoise en raison de divergences de vue trop grandes ; \u2022\tet enfin, une possibilité de divergences mineures ne mettant pas en cause les principes et nécessitant une autre reumon technique.Quant aux positions de négociations, les interlocuteurs fédéraux ont confirmé hier que le Quebec possédait actuellement un veto «fort» sur toute modification constitutionnelle par rapport au Sénat.Le Quebec se trouve donc en posi- uon réelle de bloquer tout processus de réforme du Sénat tel que désire par les provinces de l'Ouest, et ce par le simple fait de s'abstenir de voter comme il l'a fait depuis 1982.\u2022 Rémillard C'est parti! NOTRE FESTIVAL DU HOMARD 32, rue Saint-Louis, Vieux-Québec Réservations: 692-4191 PHARMACIE A VENDRE près d'un centre médical, dans la banlieue de Quebec.Faire parvenir votre demande au.Dépt 3832, Le Soleil 390, St-Vallier est Québec.Oc G1K 7J6 POISSONNERIE QUAI-BEC FONDUEAUX FRUITS DE MER 029$ ^ paq (Paquet de 4) FILETS DE SOLE FRAIS f NOTRE FESTIVAL DU HOMARD DÉBUTE CETTE SEMAINE PINCES DE CRABE TRUITE FRAICHE Chair rouge 479$ DES NEIGES 799$ 160, L\u2019ESPINAY QUEBEC 529-2561 44, BOUL.KENNEDY GALERIES RONW\u2019OINT, LÉVIS 835-1581 HALLES FLEUR DE LYS 245,S0UMANDE piMsmiM) 527-3039 574, BOUL.ROCHETTE BEAUPORT 663-1733 FAUBOURG LAUDANCE, ^rüu.c^aé.irjouv^ 653-6097 DU POISSON,,, AVEC RAISON ]- PLACE EXANDRA flStuf* VUE PANORAMIQUE SUR LA VILLE ._______ -JT 1 h 'P a .t.'-,-' ¦ ira-1» « V*!!\u2014 LOGEMENTS POUR PRE-RETRAiïElES) ET RETRAITE(ES) AUTONOMES Ouverture: septembre 1987 SERVICES OFFERTS AUX RESIDENTS \u2022\t2 repas par jour dîner et souper \u2022\tEntretien ménager \u2022\tSurveillance 24 heures par jour \u2022\tSupervision médicale \u2022\tPiscine intérieure \u2022\tBains tourbillons \u2022\tSalles de|eu* \u2022\tSalles de bncoiaoe Reservez tôt! 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