Le soleil, 7 juin 1987, Cahier B
[" Quebec.Le Soleil, dimanche 7 juin 1987 Ul 4 $1 Un métier plein d\u2019imprévus et d\u2019air pur La pêche à la crevette, c\u2019est pas toujours rose ?SEPT-ILES - De la salle des\trie vient soudainement couvrir\tcoeur, le capitaine Laurent Guil- machines, en poupe du crevet-\tle ronflement du diesel.\tlemette se réveille, saute de son Le temps d'un battement de lit directement dans ses bottes et J\t^ tier «Mario-Michel», une sonne- XV grimpe l etroile échelle de coupee mieux et plus vite qu'un écureuil «Le moteur chauffe», glisse-t-il par dessus son épaulé.En trois bonds, le capitaine Guillemette fait le pont plein d\u2019embûches de son bateau.L'instant d'après, en deux mots, il se concerte avec l'homme de roue du moment, son officier Henri d\u2019Au-teuil.11 évalué illico la situation.Seul maitre à bord, il prend une decision instantannee.Textes de Marc \u2022PIERRE 1 mt .é'i IM Ï- ¦«¦4 rïP ^\tLe Soleil.More St-Pierre Il faut remonter le filet lorsque quelque chose ne va pas, ' il faut le réparer lorsqu'il est déchiré bref la seine de fond, c'est la raison de vivre d'un bateau de pêche.«Nous allons remonter», estime-t-il.Dans les fonds, par 125 brasses d'eau, là où se cache la crevette, il s'est passé quelque chose de pas catholique.La longue seine à la gueule beante a vraisemblablement avalé bien autre chose qu'elle ne devait.Peut-être une poche de vase, un roc énorme, un épave quelconque l'ont soudainement alourdie d\u2019autant?«Peut-être que notre affaire a mal fonctionné tout simplement», ajoute le premier maitre D'Au-teuil en s'activant à la manoeuvre avec l'homme de pont, Mario, qui complète l'equipage du navire de la Poissonnerie Fortier & frères.Un puissant treuil rembobine des centaines de mètres de cables d\u2019acier, la coque de chêne du «Mario Michel» donne de la bande à tribord, et enfin le filet apparait dans la mer claire.Des petits poissons rouges, crevés par la remontée, yeux exhorbitees, flottent à la surface.Les trois hommes n'en ont cure.Il s'agit de toute façon de nourriture pour les goélands innombrables.C'est le chalut qui les préoccupe.Et ça va mal.Si le vaste instrument contient quelques centaines de livres de crevettes et de poissons de fonds, il est aussi souillé de vase grise tant et si bien qu'il faudra rejeter a la mer l'essentiel des prises.Et, comble d'emmerde, il est déchiré sur un bon sept mètres.«Peut-être devrons-nous revenir à terre?C'est le capitaine qui décide», note Henri D'Auteuil.Penché sur le plat-bord à en défier les lois de l'équilibre, le capitaine Guillemette examine soigneusement l'engin.A coups d'huile à bras, son équipage l'aide à haler l'immense tenture.Fort des cours théoriques de montage de filet de l'Institut des pèches de Grande-Rivière, et surtout d'une expérience de 11 ans de pèche à la crevette sur le «Mario Michel», il choisit de réparer.Là, l\u2019equipage du navire des Fortier montre ce qu'il sait fairel Les trois pécheurs s'y retrouvent dans cette immense pièce conique de 150 pieds de profondeur constituée de filets, de cordages, de flotteurs, de chaînes, de lest, comme dans un mouchoir de poche l Aucun geste inutile sur le pont encombré du crevettier de 59 pieds et 11 pouces.Peu de mots et surtout pas d'echanges superflus Une heure et quelque de faufi-lage temporaire mais serre et le complexe appareil pourra à nouveau être descendu à grand renfort de grincements de poulies et de grondements mécaniques.Pour moissonner à nouveau le* fonds de crevette du banc de Sept-Iles.Comme le «Mario Michel» le fait d'ailleurs 27 ou 28 jours par mois, d'avril à novembre, de Baie-\u2022Comeau à Anticosti, au gre des zones et des contingentements fixés par Pèches et Oceans Canada.Mais les captures devaient être décevantes lors de cette sortie, en dépit d'absence de brise et d'une mer ensoleillee et calme.«Il y a des jours comme ça», commentera le premier maitre D'Auteuil en triant à genoux crevettes, morues, flétans, turbots, plies, poissons rouges d'espèces non commerciales comme les raies, les poissons souris, les petites pieuvres, les étoiles de mer.Quitte ensuite à passer le pont au jet d'eau sous pression pour constater enfin, satisfait de son nettoyage: «Bon, ça commence a ressembler à un bateau!» Henri d'Auteuil, à 26 ans, en est à son onzième saison de pèche.Il est lui-méme détenteur d'un «ticket» de capitaine et il attend enfin de l'exercer.«J aspure à le devenir le plus tôt possible.J'ai toutes mes dents, mais je commence à n'avoir plus d os.Ça fait six ans que je fais des rhumatismes.Le trillage sur les ponts froids au printemps et à l'automne, c'est quelque chose!», explique-t-il.La pèche demeure un metier effectivement très dur.«Quand il fait beau, c'est plaisant.Mais quand tu travailles dans le vent et dans la tempête, ça n'a pas d'allure», note de son côté le capitaine Guillemette.Un metier dangereux aussi.Des pécheurs disparaissent quelquefois en mer.D\u2019autres ont eu à peine plus de chance.«Tu travailles avec des grosses affaires, des câbles d\u2019acier.Des gars ont perdu une jambe, un bras», note le capitaine Guillemette.«La pèche est plaisante.Mais pas de vie de famille.Tu es chez vous de 9h le soir à 2h le matin.Des fois, tu es parti une semaine de temps», ajoute ce père de deux petites filles de trois ans et 15 mois.Peut-être le capitaine Guillemette cherchera-t-il «quelque chose à terre» dans quatre ou cinq ans.Mais, fils d'un pécheur de La Romaine, en Basse-Côte-\u2022Nord, il indique du même souffle n'avoir jamais fait que ça et ne pas supporter travailler enfermé.Comme le «Mario Michel» accoste après une vingtaine d'heures en mer, le capitaine Guillemette déclare tranquillement: «On ne se couchera pas tard ce soir.Demain matin, à huit heures, on sera sur le quai pour préparer la vieille seine.Peut-être qu'on y sera encore demain soir.»8 \u2022 Laurent Guillemette, capitaine du «Mario Michel», fils de pécheur, possédé un brevet de classe IV acquis à Quebec en 1982.Il a également enrichi son bagage en participant à des stages de formation en mécanique diesel de moteur marin et en montage de filet.Il donne d'ailleurs lui-méme des cours de montage, en saison morte, quand les commissions scolaires nord-côtieres lui en font la demande.\u2022Comme capitaine, c'est lui qui choisit son équipage en consultation avec son employeur, La Poissonnerie Fortier & Frères, de Sept-Iles.C'est lui aussi qui fait le choix de son filet et le monte, un travail de 15 jours avec un équipage ou de deux mois seul.\u2022Sa saison de travail commence aussi tôt qu'en février ou mars, notamment avec la mise au point des filets et du bateau.\u2022Jusqu'en novembre, les temps morts de pèche sont remplis par l'entretien des équipements et du bateau.\u2022Son revenu: un secret bien garde.Si ses hommes d'équipage peuvent compter selon leur expérience sur $100 ou $150 par période de 24 heures, lui tire espèces sonnantes et trébuchantes d'une part des prises.\u2022«La saison est assez courte.Si on veut vivre en hiver, il faut y donner la claque», dit-il.\u2022Un parole célébré du capitaine Guillemette, selon son premier maitre D'Auteuil.Lors d\u2019une dernière sortie très tardive, alors que la glace se formait jusque sur les habits, Laurent Guillemette aurait lancé aux goélands:«Dorenavant, vous irez chercher votre nourriture au dépotoir!»* Inauguration du parc Saint-Matthew ?M.Pelletier procédera aujourd'hui à l'inauguration du parc Saint-Matthew, situé rue Saint-Jean.À cette occasion, le maire dévoilera une plaque commémorative en compagnie de représentants de la communauté anglicane de Quebec.Le conseiller municipal du district 16, M.Jean-Paul Mo-rency, le député provincial de Taschereau, M.Jean Leclerc, et le député fédéral de Langelier, M.Michel Côté, assisteront aussi à la cérémonie.Celle-ci sera suivie, à partir de midi, d\u2019une fête communautaire.Environnement Parrainé par les bénévoles de la garderie Passepoil, un petit parc urbain, destiné prioritairement aux enfants de la garderie, a été inau- guré jeudi.Située sur le boulevard Saint-Cyrille, à l'arrière des Loisirs Montcalm, cette aire récréative sera aussi accessible à tous en fin de journée et les fins de semaine.C'est grâce à l'aide financière des Caisses populaires Saint-Dominique et No-tre-Dame-du-Chemin que ce projet a pu être concrétisé, apres une année de travail des parents bénévoles, au coût de $11,400.Ces deux caisses ont fourni chacune $4,500 et la garderie Passepoil a investi pour sa part $2,400.* \"ACHETEZ UNE PONY ET PEUT-ÊTRE LA GAGNEREZ-VOUS?\" TIRAGE 29 AOUT 1987 loi '«\u2022\u2022Noatt c*«\tu» plaça STT DECORATION INTERIEURE 40% de rabais sur stores horizontaux et verticaux BERGEMONT garantis à vie.PLAZA LAVAL 2750, chemin Sainte-Foy 651-4561 EUREKA! 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souhaite chaque fois en tout cas) et avant les grandes vacances, on aimerait aller voir quelque chose de nouveau et pas très loin.On vous propose donc, aujourd'hui, une courte balade sur le panoramique boulevard Champlain vous conduisant directement à la Gare maritime Champlain, où vous êtes convié par le Service des parcs d'environnement Canada, pour une journée «portes ouvertes» de Uh à 17h.par François ROY Le sieur Samuel de Champlain vous fera l'honneur de sa présence, en vous promenant dans les vastes locaux où on attend des milliers de visiteurs dans une atmos- phere de fête.Y ayant fait le tour, nous avons vite compris que c'était là véritablement que se cachait le coffre aux trésors historiques du Québec.En expliquant au SOLEIL la fonction de chacun des secteurs, le chef conservateur Richard Gauthier, région du Québec, touchait en passant une vieille barque de pécheur gaspésien ayant servi au tournage du grand film québécois Les fous de Bassan.Escorté de l\u2019agent d'information Paul Milot, celui-ci notait en outre que c'était la première fois, depuis 10 ans, que ces mystérieux laboratoires étaient accessibles au grand public.Plein de curiosités «Ici les gens sont en presence d'une quantité impressionnante d'artefacts, de costumes d'epoque et de photographies.Ils ont accès à la projection de vidéocassettes sur les parcs nationaux, de même qu'ils peuvent voir la façon de pro- céder pour des fouilles archéologiques.Provenant justement de celles faites récemment aux fortifications de Québec, les préposés ont à manipuler, ce qu'ils font avec respect, de nombreux ossements de squelettes pour identification», soulignait Milot.D'une salle à l\u2019autre, Champlain (personnifié par François Mi ville-Deschènes, du service cultures ma-teriellesl peut faire voir plein de choses, dont des pièces de monnaie, de porcelaine, etc, dans cette section dirigée par Louise Bernard et touchant aux collections archéologiques.Un peu plus loin dans ses propres locaux, le chef Sten Holm et son personnel de la conservation des ressources historiques se feront un plaisir d'ex-pliquer et de laisser les gens examiner un impressionnant squelette de béluga faisant plus de sept metres sur son support.«On invite aussi à cette occasion les visiteurs, enchaînait le conservateur Gauthier, à apporter tout objet ancien de métal, de bois ou autre pour en faire établir la valeur patrimoniale par nos spécialistes et apprendre ainsi comment on classe, nettoie ou reconstitue ces pièces du passé dans nos laboratoires.Et il y aura aussi une «criée» d'objets à l'extérieur.Des oeuvres d\u2019art Au secteur de la restauration, l'ébéniste-artisan Jeannot Bélanger est là pour expliquer et aussi faire admirer certains meubles et encadrements qu'il réalise de main de maitre dans son atelier.À quelques pieds de lui, son compagnon Rénald Bilodeau, restaurateur de mobilier antique, démontrera son habileté particulière à façonner en bois, par exemple, des livres «anciens».Ces pièces sont par la suite placées dans des maisons historiques du Québec, u lie la résidence de Georges-Étienne Cartier, dans le Vieux-Montréal.Ces artisans de grand talent n'ont pas leur pareil pour restaurer des pièces originales.Le public sera aussi accueilli ave plaisir par Jean Audet et son équipe des services photographiques, qui expliqueront leur façon de procéder pour fixer sur pellicules des artefacts de toutes sortes, canons, boulets, lit célèbre ou autres objets qui doivent ensuite servir aux archives ou à illustrer diverses brochures du ministère d'Environnement Canada (Parcs).Un décor des années 1940 a été recréé et tout visiteur pourra même voir la chambre noire.Dans ses quartiers, l'archiviste Paul-Aimé Lacroix montrera comment il doit utiliser une collection de plus de 2,500 costumes pour habiller, dans divers lieux ou maisons historiques, tant de personnages d'une époque ou d'une autre.L'occasion est unique pour les Québécois d'aller se «transporter dans le temps», à différents endroits du pays pour revivre ce passé patrimonial.Exceptionnelle façon d'entrer de plein pied dans les coulisses de l'histoire.9 FEUILLE DE ROUTE Endroit - Gare maritime Champlain, 901,rue Cap-Diamant, à Québec.Occasion \u2022 Journée «portes ouvertes», achevant la Semaine canadienne de l\u2019environnement.À voir \u2022 Les laboratoires du service des Parcs, d'Environnement Canada.Accès \u2022 Entrée libre et stationnement pour des centaines d\u2019autos.Ouverture - Aujourd'hui, de Uh à 17h.Invité spécial - Samuel de Champlain lui-mème.tout de velours brun vêtu.Autres services \u2022 Cafétéria et garderie sur place en plus d'une animation spéciale.ET AUJOURD\u2019HUI itl f k SL \u2019œtMfm La partie ouest du village de Sainte-Justine en 1948.y - ° * ^ s**\t- \"«ï\tIpÆ.v l -\\ s iînil iwpoiWWwWHWHs , La partie ouest du village de Sainte-Justine, aujourd'hui en 1987.Un grand nombre d\u2019activités soulignent l\u2019événement Il y a 125 ans, les pères Trappistes arrivaient à Sainte-Justine ?SAINTE-JUSTINE \u2022 Cest par un grand nombre d'activités qu'on soulignera, du 21 au 28 juin, le 125e anniversaire de l'installation des peres Trappistes, à Sainte-Justine de Dorchester, une localité située a 120 kilomètres au sud de la ville de Québec.Elle doit justement sa fondation à cette communauté religieuse.J par Paul-Henri DROUIN Pour la population de Sainte-Justine, ce n'est que la poursuite des fêtes du 125e anniversaire, qui ont débuté le dimanche 18 janvier, à l\u2019église, alors que le curé, l'abbé Benoit Boucher, présidait un office concélébré en latin avec la participation de sept prêtres originaires de cette paroisse, suivi d\u2019un banquet et d'une soirée de danses folkloriques.Les festivités du 125e anniversaire de l'arrivée des peres Trappistes se dérouleront sous la prési- r dence de M.Pierre Tanguay.Le comité organisateur invite donc la population de cette région, tout particulièrement de Sainte-Justine, à y participer en grand nombre pour faire une réussite de cet événement unique.La journée du dimanche 21 juin sera celle des retrouvailles et les jours suivants seront consacrés a la famille, aux entreprises et commerces.aux pionniers, à l'agriculture et la forêt, aux artistes et artisans, aux jubilaires.La journée de Tau revoir débutera par une messe, suivi du défilé du 125e dans les rues du village de Sainte-Justine, puis d'un souper à la place du 125e qui se situe au centre sportif Claude-Bédard.Si l'on désire obtenir des renseignements sur les diverses activités de cette semaine, on n'a qu\u2019à communiquer par téléphoné à (418) 383-5316.Les Trappistes L\u2019histoire sur la communauté des peres Trappistes raconte que.le 21 février 1862, après avoir quitté le monastère de Petit Clairveaux, à Tracadie, au Nouveau-Brunswick, le père Andre Leyte n se rendit à l'archevêché de Quebec o^ il rencontra M.Pierre Tanguay.l'arrivée des Trappistes à Sainte-Justine.Pierre Tanguay, président des fêtes du 125e anniversaire de l'abbé Louis-Théodore Bernard, curé de Sainte-Claire, qui l\u2019invita à venir s'établir dans sa region où l'on était à ouvrir le canton Lange-vin à la colonisation.Ce ne fut toutefois que le 24 juin.le jour même du départ des Trappistes au nombre de trois de Sainte-Claire pour Sainte-Justine, que les détenteurs des billets de location sur les lots 14 à 21 «800 acres» renoncèrent à leur droit en faveur des religieux.Cette étendue de terrain qui leur était réservée, les moines ne la possédèrent pourtant jamais.La propriété réelle demeura à l\u2019archevêché au nom de qui les lots furent patentes le 22 mars 1866 Les débuts de la fondation furent extrêmement durs pour ces religieux.moines belges, qui avaient quitté leurs frères en religion et s'étaient expatriés en 1858 a Tracadie puis par la suite à Sainte-Justine, des trappistes, dont le nombre fut rapidement porté à 20.Le père André quitta la mission de Sainte-Justine pour l'Europe, ou il mourut quelques années plus tard.Aussitôt après son installation comme supérieur, le 20 juin 1863, le Cre François-Xavier se lança dans construction d'un vaste et beau monastère, capable de recevoir 80 religieux Ce monastère avait la forme d'un quadrilatère, dont chaque aile mesurait 120 pieds II fut achevé de construire vers le milieu de l\u2019année 1867 et était érigé à deux kilomètres à l'est du village de Sainte-Justine.L\u2019histoire reste plutôt confuse quant a sa fermeture en 1872, qui semblait plus particulièrement reliée à des problèmes financiers.Plusieurs religieux ont pris le chemin d\u2019Oka.L\u2019acquéreur des biens de la communauté des Trappistes a été Olivier Labbé, domicilié à Saint-Joseph de Beauce, et possédant déjà une terre sur les bords de la rivière Chaudière Le prix de cette vente a été de S7,000, dont SI.000 comptant et le solde par versements de $600 par année.L'édifice est disparu on ne sait trop comment.Mais l'emplacement a été l\u2019objet de fouilles archéologiques, l'automne dernier.Ce sera sur l\u2019emplacement du parc des Trappistes qu'on commentera ces fouilles entre la période du 8 au 26 juin.On associe fièrement l'histoire de Saint-Justine à celle de la Trappe Notre-Dame-du-Saint-Esprit, qui n'a pourtant existé qu\u2019une dixaine d'années (1862-1872), ce qui du temps a provoqué le développement de notre paroisse, a déclaré M.Pierre Tanguay \u2022 1 « Quebec, Le Soleil, dimanche 7 juin 1987 DOSSIERS____________________ L\u2019Industrie touristique au Québec B-3 Une «différence» qui vaut de l\u2019or ?Vive la difference! Cest elle qui vaut au Quebec sa manne touristique et qui huile en bonne partie les rouages de son économie.Textes de Lise LACHANCE Les Américains adorent te Québec à cause, surtout, de la différence culturelle qu\u2019il propose.Ce n\u2019est ÇanA3?r3!Stot] Qu?tes touristes venus de chez l'Oncle Sam ont dépensé chez nous $261 millions en l984 Une etude tederale-provinciafe publiée cette semaine met en lumière le potentiel touristique et economique que constituent nos voisins du sud.Mais surtout, elle identifie des carences importantes e! propose des strategies susceptibles d\u2019élargir notre marché.Use Lachance est allée y voir de Sus près.f Une étude effectuée conjointement par le ministère de l'Expansion économique régionale (région du Québec) et le ministère du Tourisme du Québec révèle en effet que la différence linguistique et culturelle de «la Belle Province» attire beaucoup le touriste américain.Aussi le document insiste-l-il sur la nécessité de miser sur cette caractéristique, qu'il qualifie de «pierre angulaire du positionnement du Québec sur le marché américain des voyages d'agrément».Mais attention! Si la publicité doit mettre ce trait en valeur, il importe que celui-ci ne soit pas perçu par le touriste potentiel comme un frein, notamment en ce qui a trait à la langue.L'approche doit donc être rassurante quant à la différence que le visiteur retrouvera au Québec.La recherche a également permis de constater que nos voisins du sud connaissent mal le produit touristique québécois.D'ou la nécessité d'une communication soutenue pour mettre en valeur les attraits du Québec.Un outil de planification Effectuée dans le cadre de l'entente auxiliaire CanadaQuébec sur le développement touristique, l'étude fournit une mine de renseignements.Elle constitue une source d'information privilégiée servant d'outil aux intervenants touristiques québécois pour mieux planifier, développer et commercialiser leurs ressources sur le marché américain.Elle permet aussi de positionner le Québec par rapport aux destinations concurrentes, qu'elles soient canadiennes, américaines ou européennes.En fait, elle sert de point de depart à un processus de recherche et de collecte d'informations pouvant aider l'industrie à faire les choix qui lui assureront une meilleure place sur le marché américain des voyages d\u2019agrément.Le jeu en vaut la chandelle! D\u2019une part, le tourisme d\u2019agrement alimente près de la moitié des recettes touristiques totales du Quebec; d'autre part, les Américains If, VT TTr H i fl ¦lil lay ri' i *1 «« P\u2014 Mfci » Tr * \u2022 * J : ** i> .V Hé v~ Le tourisme d agrément alimente près de la moitié des recettes touristiques totales du Québec.Le Soleil.Jacques Deschenes ne forment pas seulement la plus importante clientèle touristique étrangère sur le marché des voyages d agrement au Quebec, ils représentent en outre, après les Québécois, la premiere source de revenus touristiques.En 1984, leurs dépenses chez nous s\u2019élevaient a $261 millions, soit presque deux fois plus que celles des Canadiens des autres provinces.Viser juste importe au plus haut point car le marche américain des voyages d\u2019agrément est fabuleux.A l\u2019heure actuelle, le Canada n'en accapare que 2 pour 100, soit 52 millions de nuitées par année.Sur l'ensemble des nuitées passées a l'exterieur des Etats-Unis, cependant, la part canadienne grimpe à 35 pour 100.Le marché Pour effectuer leur étude, le ministère de l'Expansion industrielle régionale et le ministère du Tourisme du Québec ont décortiqué les données d\u2019une vaste enquête menée en 1985 par Tourisme Cana- da.Cette enquête portait essentiellement sur les intentions de voyage des Américains pour la période d'octobre 1985 à septembre 1987.Le document fedéral-provincial, qui vient tout juste d'ètre publie, affirme que 10 millions d\u2019Américains ont exprimé leur intention de visiter «certainement ou probablement» le Québec d'ici a septembre 1987.Et cela dans le cadre de l'un ou l'autre des quatre principaux types de voyages d'agrément: \u2014 Les voyages dans une grande ville.\u2014 Les circuits touristiques.\u2014 Les centres de villégiature.\u2014 La formule du plein air.Ces visiteurs en puissance résident majoritairement en Nouvelle-Angleterre (Vermont, New Hampshire, Marne, Massachusetts, Connecticut, Rhode Island) et dans le Centre-Atlantique (New York, New Jersey, Pennsylvanie).Le marche secondaire, lui, se situe La villégiature et le plein air ont moins de succès ?Compte tenu de ce que les Américains recherchent surtout lors d'un séjour dans un centre de villégiaturé (plages, bains de soleil), nul ne sera surpris d'apprendre que ce type de voyage se place au troisième rang des marchés potentiels du Quebec et des destinations canadiennes.Pour ce genre de vacances, ce sont l'Ontario et les Rocheuses qui remportent la palme, au Canada.Ces deux régions doivent elles-mêmes affronter la concurrence de climats plus propices tels le Mexique, les Bahamas, les Caraïbes, la Floride, Hawaï, la Californie, le Nevada.Myrtle Beach en Caroline du Sud.Le rapport federal-provincial affirme neanmoins que le Québec devrait amener les touristes américains à élargir leur notion de villégiature qu\u2019ils associent presque automatiquement a des vacances au soleil.Une conception plus large mettant en exergue la pratique d'activités sportives permettrait au Quebec de gagner des points.Le plein air C\u2019est sur le marche des vacances de plein air que le Quebec se positionne le moins bien.Maigre l'engouement des Américains pour ce type de voyages, seulement 3 pour 100 de ceux-ci sont effectues a l\u2019exterieur des Etats-Unis.Bien que le Canada accueille la majorité de ces touristes, le Quebec n'en accapare que 16 pour 100.Les Rocheuses, le Pacifique et l'Ontario le devancent.las voyages de plein air étant généralement de courte durée (4,3 nuits), le document souligne que l'eloignement du Quebec par rapport à de nombreuses destinations américaines dessert cette province.Sans compter que les Américains semblent trouver chez eux le climat agréable et les sports nautiques qu'ils recherchent.Aussi faudrait-il attirer l\u2019attention, précisent les auteurs, sur la qualité de la chasse et de la pèche chez nous.Mais la moderation est de mise car jamais le Quebec n'arrivera à s'accaparer une part importante du marché américain pour ce type de voyage.Sans compter que les revenus touristiques rattaches a cette formule sont restreints, les voyageurs optant le plus souvent pour le campmgcaravaning.Selon le ministère federal de l'Expansion industrielle régionale et le ministère du Tourisme du Quebec, les efforts de marketing doivent se concentrer sur les circuits touristiques et les voyages dans une grande ville.Parallèlement, la publicité doit vanter le produit touristique québécois qui fait de «la Belle Province» une destination de choix.dans le Centre nord-est (Wisconsin, Illinois, Michigan, Indiana, Ohio) et dans l'Atlantique-sud (Maryland, District of Columbia, Delaware, les deux Virginie, les deux Caroline, Géorgie, Floride).Les grandes villes Ce sont les voyages dans une grande ville qui constituent, pour le Québec, le plus important marche de touristes américains éventuels.Près de 4 millions d'entre eux font part de leur intention de visiter certainement ou probablement Montreal ou Quebec.Le Québec devance ainsi l'Ontario et la Colombie-Britannique dans le coeur des Américains désireux de se rendre dans un grand centre, c'est-a-dire d'opter pour des vacances actives ou prédominent les aspects sociaux et culturels.Ce qui attire les touristes dans la Vieille Capitale et la métropole?Ils répondent: leur popularité, les hôtels de premiere classe, les bons il restaurants, les monuments et points d'interét, les différences culturelles, les nombreuses activités auxquelles ils peuvent se livrer.Us vantent le côté historique de Quebec et les «magasins attrayants» de Montreal qui, selon eux, est «idéale pour faire la fête».Us apprécient egalement de pouvoir s'y promener et y flâner sans danger.Malgré ces atouts, Québec et Montréal doivent affronter une forte concurrence.Au Canada, cette concurrence vient de Toronto dont les Américains semblent apprécier la vie nocturne.ou l'image qu'ils s'en font.A l\u2019échelle nord-américaine, la competition se joue derrière trois grands centres: New York (de loin en avance), San Francisco et Los Angeles.Les répondants de la Nouvelle-Angleterre sont ceux qui pensent le plus spontanément à Montreal comme destination pour des vacances.Ces gens, comme d\u2019ailleurs ceux du Centre-Atlantique, men- tionnent davantage Montreal que Paris ou Londres «Les voyages dans une grande ville sont bien souvent la porte d'entree vers d'autres regions touristiques.Ils revêtent donc une importance fort significative pour l'ensemble du tourisme québécois», affirme le rapport.Les circuits touristiques Tandis que le séjour moyen se situe a environ quatre nuits pour les voyages dans une grande ville, il est deux fois plus long dans le cas des circuits touristiques.Aussi le Quebec aurait-il tout avantage a se différencier par rapport à l'Ontario, declare l'etude federate-provinciale.En fait, le Quebec occupe une place de choix auprès des visiteurs américains intéressés par les circuits touristiques.Ce type de voyage représente non seulement la deuxieme plus grande source de touristes éventuels au Quebec (2,7 millions), mais il accapare egalement 21 pour 100 des intentions exprimées de façon certaine ou probable concernant un circuit au Canada.Apres le Pacifique, le Québec s'avère la region canadienne la plus populaire pour ce genre de vacances.Etant donne que plus de la moitié des Américains attirés par notre province pour un circuit touristique proviennent des Etats du Centre-Atlantique, ceux-là même qui se trouvent à proximité de l'Ontario et qjui lui fournissent le tiers de ses visiteurs, les deux ministères estiment que le Quebec a tout intérêt a se distinguer par rapport a son voisin.Ici encore, l'avantage du Québec sur l'Ontario et sur les principales destinations américaines concurrentes réside dans sa culture et son mode de vie.I-CS auteurs du rapport se disent convaincus qu'en raison de ces aspects distinctifs, «le Quebec est en mesure de s'accaparer une bonne part du marche des circuits touristiques dans les prochaines années».A leur avis, le caractère itinerant des circuits touristiques contribue à rendre ceux-ci particulièrement intéressants pour le Quebec.Certaines regions touristiques doivent tirer parti du pouvoir d attraction qu'exercent aux Etats-Unis les villes de Montréal et Quebec afin d'augmenter leur part de touristes américains, notent-ils.Ils croient donc que les intervenants en region devraient déployer leurs efforts promotionnels auprès des Américains déjà en visite au Quebec plutôt que d'intervenir directement sur le marché américain ou l'investissement publicitaire requis est de taille.T-r '0 'jet:* éÊ/rntm Ç|;-\t' ^ ngrijiyj .4 Les voyages de villégiature viennent au troisième rang des marches potentiels du Quebec Un marché qu\u2019il faut élargir ?S'il est bon de savoir ce que préféré notre marché traditionnel afin d'ajuster notre tir, il serait quand même temps de sonder le reste des Etats-Unis afin d\u2019élargir notre territoire.Voilà comment réagit le president de l\u2019Association des hôteliers de la région de Québec, M.Michel Couture, à l'étude que viennent tout juste de pubber le ministère fédéral de l'Expansion industrielle régionale et le ministère québécois du Tourisme sur le thème: Le marché américain des voyages d'agrément.Selon M.Couture, en effet, l\u2019industrie hôtelière de Québec essaie, chaque annee, «de porter le flambeau un peu plus loin».Ce souci, on s'en doute, vise une rentabilité accrue de nos infrastructures touristiques (hôtels, restaurants) et, par ricochet, celle de toutes les ressources qui gravitent autour d\u2019eUes.Le principe sur lequel s'appuient les responsables de cette industrie est celui-ci: un touriste qui vient en voiture investit beaucoup moins dans son séjour qu'un autre qui utilise l'avion.La différence entre les deux, précisons-le, dépasse le coût du transport.M.Couture, qui agit comme directeur general adjoint et directeur du marketing au Loews Le Concorde, explique ainsi ce phénomène: «Une personne qui se déplace en voiture va plus volontiers dans un petit motel et mange dans des restaurants plutôt modestes.Elle recourt même, quelquefois, au camping.Le voyageur qui prend l'avion descend généralement dans de grands hôtels et s'attable régulièrement dans de bons restaurants.Il s\u2019offre plus de gueuletons.C'est aussi celui qui acheté des billets pour des spectacles, des concerts.Psychologiquement, il est davantage prêt à investir dans son voyage.» D'ou le désir de l\u2019Association des hôteliers de recevoir des clients venant de l'extérieur de son marche naturel, a savoir l'axe nord-sud allant de la Nouvelle-Angleterre a la Floride.D\u2019où, également, les pressions constantes que l'organisme exerce pour qu'un transporteur aérien établisse une liaison directe New York/Quebec «Si nous avions notre foutu vol direct avec New York, nous bénéficierions d'une clientele plus aisee.Peu importe l'Etat d'origine des touristes, tous pourraient transiter par la métropole américaine et venir a Québec sans escale supplémentaire», rêve l'homme d'affaires.Se référant a l\u2019etude féderale-provinciale selon laquelle plusieurs Américains trouvent qu'il coûte cher de se loger au Québec.M Couture assure qu\u2019un tel argument ne serait pas utilisé par la clientèle a l'aise qu\u2019on espere pouvoir atteindre avant longtemps.«A Quebec, les grands hôtels de luxe demandent généralement $90 par nuit, soit environ $63 US.Cest plus que raisonnable pour un Américain quand on sait que le coût moyen d\u2019une chambre dans plusieurs villes des Etats-Unis se situe autour de SI70-SI80 US», souligne le président.Bonjour «Si l'étude des deux ministères ne jette pas de nouvelle lumière sur l'industrie hôteliere puisqu'elle porte sur les marchés traditionnels, elle confirme néanmoins le succès de la campagne publicitaire de Tourisme Québec», assure M.Couture.Les Américains considèrent la différence culturelle du Québec comme un atout majeur, revele l\u2019étude.Aussi, selon l'administrateur québécois, le slogan «Corne say Bonjourl» que le ministère du Tourisme utilise depuis 1985 constitue-t-il une heureuse trouvaille.Sans compter que le recours a un mot français fait très chic aux Etats-Unis.Nombreux sont les touristes américains qui lancent un aimable «bonjour» (souvent leur seule connaissance du français) quand ils entrent dans les bureaux de l'Office du tourisme, à Québec i I ?» B-4 Quebec.Le Soleil, dimanche 7 juin 1987 la page Editoriale LE SOLEIL Une crise profonde a la CSN I HL + par .^ Jacquma fî* DU MAIS » ?La Confederation des syndicats nationaux (CSNI vit présentement l\u2019une des pires crises de son histoire avec, comme toile de fond, cette guerre totale qui l'oppose, depuis plus d'un an, a l'hotelier québécois Raymond Malenfant.Trois de ses permanents \u2014 un quatrième demeurait mystérieusement séquestre, hier \u2014 sont accusés par le ministère public, à la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec, d'avoir dynamité le restaurant du motel Universel de Chicoutimi, le 23 mai, et projeté un coup du même acabit au Manoir Richelieu, de Pointe-au-Pic.Au départ, prudence oblige.Car ces prévenus demeurent innocents jusqu'à preuve du contraire au terme de leur procès.Il n'empèche que, d'ici là, la CSN et les ex-employé(e)s du Manoir Richelieu en pâtiront peut-être de manière irrémédiable après tant de déconvenues juridiques essuyées au profit du proprietaire Malenfant \u2014 ainsi, la Cour d'appel maintenait, vendredi, l'injonction leur interdisant de boycotter la chaine Universel par de la reclame publicitaire.La sympathie populaire pour cet hôtelier s'intensifiera parce qu'une société comme la nôtre ne saurait tolérer le terrorisme ou le banditisme pour justifier une cause meme défendable.À defaut de la moralité, l'homme d'affaires évolue, rappelons-le, dans la légalité.Les luttes de pouvoirs entre des permanents indélogeables et des élus volatiles ont souvent, dans le passé, miné la gouverne de la CSN.Mais on a peine a imaginer, cette fois, que des conseillers troquèrent l'arme politique de leurs dirigeants contre de la dynamite pour résoudre un conflit.Il s'agit là d'une insulte à l'intelligence.Et qui n'aidera pas le président de la centrale à sauvegarder son leadership.\u2022 \u2022 \u2022 S'etant personnellement porté a la défense des ex-em-ployelels du Manoir, depuis l'été dernier, M.Gerald Larose posa maintes fois en syndicaliste incendiaire dans ce conflit.Même si les faits juxtaposés par le coroner-juge Robert Sansfaçon ne lui donnent pas tout à fait tort, le président de la CSN sautait bien prématurément aux conclusions quand, au lendemain de la mort du manifestant Gaston Harvey, en octobre dernier, il accusait tout de go la police d'avoir tué celui-ci.L'arrestation et la mise en accusations de ses trois collègues constituerait, par voie de conséquence, «un coup monté de la Sûreté du Québec» pour se venger de la CSN, aux dires de M.Larose qui brandit trop machinalement encore le même doigt violemment accusateur.La non comparution et la detention discrétionnaire, vendredi et hier, d'un autre membre du quatuor des conseillers syndicaux ont provoque des remous dans les rangs de la centrale.Délateur, agent double?Par delà tout sentiment syndical de crime de lèse-solidarité qui résulte habituellement de la délation, le coup de Chicoutimi de même que celui présumement ourdi dans le cas de Pointe-au-Pic constituent les véritables délits, du point de vue de notre Code pénal.Si cette délation devait se confirmer et si les accusations auxquelles elle aurait donné lieu s'avèrent fondées, on aurait enrayé chez nous une violence syndicale potentiellement meurtrière.Ce qui arrive doit être considéré par la CSN comme un urgent rappel à l'ordre et au civisme tant sur le plan interne que sur la place publique.D'une part, on sait que 19 syndicats de l'hôtellerie de la métropole, affiliés à cette même centrale, menacent de perturber la saison touristique dans le but d'obtenir l'unifonni-sation de leurs conditions de travail.D'autre part, la CSN a promis un «été chaud» au Manoir Richelieu.Jusqu\u2019ici, ses innombrables erreurs de stratégie (son incurie lors de la vente du Manoir; l\u2019épisode de l'«eau bleue»; le saccage de l'immeuble; sa guérilla de diversion avec la SQ; sa campagne de boycottage contre les hôtels syndiqués de M.Malenfant; etc.) et les accusations qui pèsent maintenant contre ses conseillers obligent cette structure confédérale à se refaire une santé mentale.# PieiOBOt conk*il «fl Eûiltny JACOUES-G FRANCOEUR Edileu' ao ü.rt e* ,¦ GILBERT ATMOT 1euf e*- cLtfi paf intef.r PfefeOvnt al a««_t*uf gentudl PAUL A AL!DE T Duecteuf de I m»of GILBERT ATHOT Vce p*aMMnt et uesotn CHARLES-A POULIN directeur de I eOitOruI JACQUES OUMAIS / \\ I / ! o SALUr, JEAN-PAUL ! MOI, C'EST PWULE.n> M C\\' L\u2014 7-Jutu f?h IREVUE DE PRESSE Un accord qui reste inachevé i > ~ v.RONDEAU de la Presse Canadienne ?On vient d\u2019assister non pas au triomphe d'une conception du fédéralisme mais a celui de notre capacité de vivre en fédération, écrit le directeur du DEVOIR, Benoit Lauziere, au lendemain de l'accord qm permet au Québec de réintégrer la famille constitutionnelle canadienne.L'accord, précise-t-il, est une victoire de l'intelligence du compromis et du sens de l'opportunité, vertus si importantes à l'évolution de la fédération et si étrangères aux fixations idéologiques.Lauziere dit qu'il faut rendre hommage non seulement aux principaux artisans de cet accord, les premiers ministres Mulroney et Bourassa, mais tout autant aux neuf autres premiers ministres que tant d\u2019interéts divergents et de visées a court terme auraient pu conduire à des reculs ou à des sorties côté jardin.Une première lecture, dit-il, nous convainc que ce qui était recherché a été obtenu.Même si les problèmes liés à l\u2019exercice du pouvoir fédéral de dépenser sont loin d'ètre réglés, la limite en est un peu mieux circonscrite.C'est un document qui répare une faute de l'histoire, affirme Michel Roy dans LA PRESSE.Le texte, tout comme les discours des chefs de gouvernements, tendent a confirmer l'émergence d'un fédéralisme de concertation, plus soucieux de respecter la vraie nature de ce pays sans compromettre la prépondérance nécessaire du gouvernement fédéral, poursuit l'éditeur adjoint de La Presse.Commentant plus précisément les réserves exprimées par le premier ministre David Peterson de l\u2019Ontario, Roy souligne que celui-ci a voulu obéir aux intérêts et aux convictions de milieux sans lesquels il s'expose a s'aliéner des appuis indispensables.Mais en fin de compte.M.Peterson a perdu cette partie.M.Bourassa, continue Roy, rentre d\u2019Ottawa avec en poche un accord constitutionnel encore meilleur que l'entente de principe du lac Meech.Déjà très importants, les gains obtenus acquièrent plus de relief grâce a des dispositions de sauvegarde aux chapitres de la langue et du pouvoir de dépenser.THE GAZETTE exprime des réserves, soulignant que la situation ne se présente pas trop bien pour les anglophones du Québec.La langue de la minorité ne bénéfice-ra peut-être pas de toute la protection nécessaire.Le journal anglophone dit qu'il se garde bien de faire de la paranoïa.Mais, pendant la dernière génération, les anglophones du Québec ont constitué la seule communauté canadienne à connaître autant de lois et de politiques visant à réduire ses effectifs et ses droits.Bertrand Tremblay, du QUOTIDIEN de Chicoutimi, écrit que le premier ministre Mulroney et ses- 10 homologues provinciaux ont probablement scellé le cercueil de l'aspiration québécoise à la souveraineté.La reconnaissance de ce nouveau Canada assène aussi le coup de massue définitif à la notion d\u2019un pouvoir central fort pour lequel Trudeau s'est battu pendant vingt ans.Roch Bilodeau, de LA TRIBUNE de Sherbrooke, rappelle que le dossier n'est pas pour autant ferme.U y a aura consultation publique et toutes les assemblées provinciales devront se prononcer sur l'accord.Neanmoins l\u2019étape la plus difficile a été franchie.On peut espérer que d'ici peu les gouvernements canadiens pourront consacrer leurs énergies aux questions économiques et notamment au chômage qui est encore le problème numéro un au pays.Le dialogue et l'esprit de compromis qui ont permis cet accord devraient se traduire la aussi et de façon concrete, écrit Bilodeau Claude Bruneau, du NOUVELLISTE de Trois-Rivières, affirme que c'est avec raison que M.Bourassa s'est dit fier de signer l'accord.Les discussions qui se sont poursuivies au Québec depuis un mois, si elles ont montré qu'il y avait lieu d'obtenir certaines garanties, n'ont pas enfoncé la confiance premiere que l'accord du lac Meech avait suscité chez la grande majorité de ceux qui ont accepté, depuis le référendum de 1980, de faire partie du Canada.Après 25 années de luttes constitutionnelles, écrit en conclusion Bruneau, il est maintenant temps que les politiciens cèdent la place à d'autres priorités.Tout comme dans l'entente du lac Meech, fait remarquer Pierre Tremblay, du DROIT d'Ottawa-Hull, une grave insuffisance persiste dans l'accord.Il s'agit du cas des Canadiens d'expression fran çaise ne résidant pas au Québec.Ce sont ceux-la dont la langue jouira seulement de la «protec lion» du Parlement fédéral et du gouvernement québécois mais non de la «promotion» fédérale et provinciale.Voilà l\u2019os et il est de taille.Tremblay reclame des correctifs car l'avenir promet d\u2019ètre difficile pour les Canadiens d'expression française disperses dans les provinces.Même son de cloche exprimé par Rino Morin Rosignol du MATIN de Moncton.Pour les francophones hors Québec, écrit-il, il n\u2019y a définitivement pas lieu de pavoiser.Ils sont encore une fois laissés a la merci de l'Histoire.Il ajoute que cette trivialisa-tion de la francophonie hors Québec fait écho à la situation des Amérindiens, des Inuit et des Métis qui sont reçus a «leurs» conferences fedérales-provinciales comme la «parenté» dont on est bien content de saluèr l'arrivée mais encore plus heureux de saluer le départ.Dans LA VOIX DE L'EST de Granby, Valère Audy écrit que ce qui vient de se produire révèle le respect des autres a l\u2019égard du Québec et leur volonté de compléter une oeuvre inachevée.# INOTES DE LECTUREI Le roman noir et rose de la diplomatie québécoise par Raymond GIROUX ?La politique «internationale» du Québec a toujours enragé les gouvernements canadiens jusqu\u2019à l'arrivée au pouvoir d'un Brian Mulroney.Qu'on se rappelle les coups de jamac perma-, nents des Pierre Trudeau et autres sbires outaouais contre tout lien direct du Québec avec le monde extérieur, les efforts permanents pour éliminer le seul gouvernement francophone du pays de la francophonie, et même la dernière intervention fracassante de l'ancien premier ministre contre l'entente du Lac Meech, et nous voyons que la hargne n\u2019a jamais cessé, et ne cessera pas tant que survivront des tenants de l'unitarisme politique canadien.Le débat sur la diplomatie québécoise découle pourtant de la simple réalité canadienne.Claude Morin, dans L'Art de l'impossible*, citant une partie de sa correspondance de 1980 avec l\u2019ancien ministre fédéral Mark MacGuigan, rappelle bien les faits; «Qu'on le reconnaisse ou pas à Ottawa, notre pays réunit à la base deux com- munautés dont l'une dans son immense majorité est concentrée sur un territoire bien identifié qu\u2019est le Québec».Cette communauté \u2014 le père de l'é-tapisme, au lendemain du référendum, ne parlait plus de pays, de peuple ni même de société distincte \u2014, a besoin de respirer par elle-même, elle ne peut vivre dans un carcan rigide sans soupape de sécurité.Cette évidence culturelle et sociale rend malade un certain nombre d\u2019individus qui voient dans cette ouverture un petit pas vers l\u2019indépendance politique.M.Morin raconte, en pleine et entière conscience de sa subjectivité dans le dossier, une série de péripéties et d'anecdotes savoureuses qui laissent réver d\u2019une etude globale et approfondie du phénomène.Le lecteur peu attentif au patinage constitutionnel des 25 dernières années risque de se perdre quelque part au milieu de ce presque roman policier.Car il n'a pas écrit ce qu'on appelle dans les milieux critiques le livre qui clôt la question: au contraire, il éveille la curiosité, il amorce le débat, il suscite la discussion.Son ouvrage campe bien le problème.Il lance dès le départ l'hypothèse, vraie, qu'aucune autre partie d\u2019un État fédéré, dans le monde, n'a réussi à obtenir une aussi grande place sur la scène internationale.Et il ré- sume, en conclusion, les facteurs de cette réussite: volonté politique du gouvernement du Québec, réalité constitutionnelle canadienne, appui de la France, et «circonstances favorables».Le mystère demeure pourtant non résolu.A travers un récit parfois chronologique, parfois thématique, et souvent enchevêtre, le lecteur décèle un certain nombre de «circonstances favorables», souvent dues à des manoeuvres ridicules des envoyés fédéraux ou à des erreurs de jugement, ou parfois à des déclarations spontanées et imprévues de personnages politiques.On pourrait aussi inclure sous ce volet les mauvaises querelles personnelles entre «séparatistes» et «fédérastesw, chacun luttant pour hisser son fanion plus haut que celui de son voisin, question d\u2019assurer son prestige aux dépens d\u2019un compatriote jugé comme un dangereux rival politique.L\u2019appui permanent de la France aux ambitions québécoises revient cependant comme une trame de fond au cours de pratiquement toutes les escarmouches, de l'affaire du Gabon au Sommet francophone.M.Morin ne dit pas tout, ou ne sait pas tout.On se demande vraiment, a l\u2019occasion, ce qui fait courir les Français dans le dossier canadien et québécois, on cherche en vain les forces dirigeantes de cette po- litique.Mais toujours est-U que le Quai d'Orsay a extorqué des dirigeants africains des attitudes envers le Québec qu'ils refusent même d'envisager pour leurs propres minorités.Le camp des fédéraux de l\u2019époque, s'il demeure un tantinet paranoïaque, trouvera dans L'Art de l'impossible une collection d'arguments à l'appui des thèses sur la volonté de Paris de s'ingérer dans les affaires canadiennes.Dès le départ, tout se passe comme si la présence québécoise dans le monde transite plus par les ambassades françaises que par le reseau diplomatique canadien.L'ancien ministre évoque, comme troisième ligne de force, la situation constitutionnelle du pays.Québec a toujours joue la thèse de Paul Gérin-Lajoie sur le prolongement international de ses competences propres.Ottawa, à l\u2019encontre, se considérait comme la voie unique de communication avec le monde.À l'échelle planétaire, il faut comprendre le malaise fédéral qui ressentait au depart comme une humiliation les interventions internationales d'une de ses provinces.Mais il faut remettre à César ce qui revient à César, et reconnaitre que sans volonté ferme du gouvernement québécois, rien n\u2019aurait bougé.Le Canada aurait poursuivi une politique internationale qui considérait sa francophonie comme une tribu bien sage et sans grande conséquence.Avec des hauts et de bas, car les premiers ministres successifs du Québec connaissaient bien les écueils électoraux potentiels des guéguerres de drapeaux et des tournées en limousine.Il fallait une détermination extraordinaire pour jouer aussi longtemps à la souque-à-la-cordc diplomatique contre le géant fédéral, et aussi contre toutes les règles diplomatiques habituelles.Mais solidarité ministérielle obligeant.Claude Morin esquive les gaffes diplomatiques de René Lévesque.Comme il néglige, dans l'ensemble, le dossier américain et surtout louisia-nais: les minorités des autres ne mériteraient aucun respect?Aussi, le ton de l'ouvrage lui aurait permis d\u2019évoquer la demande d'adhésion du Parti québécois à l'Internationale socialiste, un demande logique du point de vue de la social-démocratie mais risquée au plan électoral.Après cette première étape essentielle, il reste a Claude Morin a écrire le livre.# ?Morin, Claude.L'Art de l'impossible.La diplomatie québécoise depuis I960.Montréal, Boreal, 472 pages.« i Quebec, Le Soleil, dimanche 7 juin 1967 VOTRE IttGE B-5 Pour un CLSC libre, à l\u2019écoute Depuis deux ans nous utilisons les services du CLSC de la MRC Desjardins pour être soutenus dans le démarrage de nouveaux projets, pour recevoir conseils et aide afin d'assurer des services de qualité ou pour référer des personnes demumes qui ont besom d'une aide sur une longue duree.Nous des groupes communautaires et bénévoles, sommes sur la ligne de front.Chaque jour, nous rencontrons et aidons des personnes: ce jeune chômeur sans logis, cette femme victime de violence, cette personne âgée et seule, cet homme en dépression, cette famille qui n'a plus de sous pour «finir le mois», ce groupe de personnes qui veut agir pour prévenir la délinquance.Chaque jour nous répondons à des urgences.Mais une fois l'urgence réglée, il faut le suivi, U faut la prévention, il faut Le paradis du privé J\u2019apprends aux nouvelles de CBVT que les autorités du CLSC de Sillery-Ste-Foy refusent de fournir une aide à un promoteur de Sainte-Foy qui se spécialise dans la construction de logements pour personnes âgées.Ce refus concerne les soins médicaux à domicile.J'approuve a plus de 100 pour 100 ce refus.Premièrement, le privé se doit de voler de ses propres ailes, i.e.de se conformer à sa publicité.En second lieu, il est très important que la vocation réelle des CLSC soit préservée.Je n'ai rien contre les gens qui peuvent se prévaloir de plus.C'est a eux d'exiger de ceux qui leur font des promesses de voir à ce que ces derniers les exécutent.LA PRIVATISATION, QUOI QU'ON EN DISE.CE N\u2019EST PAS LE PARADIS COMPLET! Une telle situation, démontré qu'il faut être prudent en tout temps, afin que l'on puisse recevoir pour son argent.Cela ne peut se faire que par un bail bien rédigé et surtout bien compris par l'utilisateur des lieux et des services qui lui sont offerts.\u2022 Léandre Faguy Sillery Les aînés du CHUL (Lettre adressée à Mme Thérèse Lavoie-Roux, ministre de la Santé et des Services Sociaux) Le Centre de jour des aines du CHUL est une nécessité et doit demeurer en exercice encore longtemps.Cinq années de Centre de jour et les bienfaits qu\u2019il a apportés supportent cet avancé.Les personnes qui fréquentent ce Centre sont pour la plupart handicapées soit physiquement, soit moralement, soit socialement.(.) La visite hebdomadaire permet un suivi medical pour les personnes âgées (le choix des pilules et la précision dans les quantités à prendre quotidiennement et correctement classées dans des boites spéciales).(.) Un grand nombre de personnes qui viennent au Centre de jour vivent seules par suite d\u2019un deuil récent ou plus reculé, veuvage toujours difficilement accepté.D'autres personnes sont broyées par l'esseulement, certaines sont engluées par la solitude, d'autres encore sont déboussolées, parce qu\u2019elles se croient ou se sentent abandonnées, ignorées ou oubliées des leurs ou de leurs amis.Mais plusieurs de ces conditions sont soulagées quand vient le jour du rendez-vous au Centre de jour.Le transport aller et retour et le diner, fournis â un prix très raisonnable, favorisent le rendez-vous.(.) Il faut être témoin de l'arrivée des bénéficiaires au Centre de jour pour se rendre compte à quel point cette rencontre est appréciée.C'est l\u2019accueil chaleureux, l\u2019échange, le contact, la conversation, la joie de la rencontre; des personnes racontent et se racontent parce quelles trouvent un interlocuteur.(.(Indépendamment des avantages déjà mentionnés, le Centre de jour devrait être maintenu ne serait-ce que pour la rencontre sociale qu'il favorise.Pour plusieurs personnes, c'est la seule journée de sortie de la semaine.Les observateurs extérieurs et ceux qui étudient la possibilité d\u2019annuler le Centre de jour seraient sûrement saisis des bienfaits apportés par le Centre de jour.Il leur resterait à comprendre l'incurable blessure que développerait sa disparition.» Paul-Emile Chartier Sainte-Foy «wm* MM* « «\u2022 m lacticM.Laa M iphons «s laurs autouffals.LE SOLEIL M rtssrva r *: Vota pags.LE SOLEIL.3S0.rus SI-VaRar sat < 'aidi ; Gill 7JS.M7-33SS I TELEVISION! Jt La critique des Dames de Coeur même la solution permanente! Et c'est là que nous nous adressons au Service d'accueil de notre CLSC.Cest pourquoi, nous jugeons nécessaire que le CLSC demeure autonome et soit enfin reconnu.Nous voulons que son conseil d'administration demeure le plus près possible des préoccupations de notre population et de nos bénévoles et dispose des outils nécessaires pour répondre à nos besoins.Mme la ministre Lavoie-Roux, nous avons besoin du CLSC Desjardins autonome, capable de nous écouter et répondre, proche de nous et dans notre milieu.\u2022 Louise Gagnon pour la Table de Concertation socio-économique de la MRC Desjardins O.* Si Les «dames de coeur» entourant leur «maman» Use Payette: Michelle Rossignol.Andrée Boucher.Luce Guilbault et Louise Rémy.(Lettre adressée a M.iVes Bernier, chroniqueur de radio-telévi-sion) La présente lettre se veut une répliqué polie a l'article paru mercredi 20 mai 1987, donnant votre opinion sur l'émission Les Dames de Coeur de Lise Payette.Premiere aberration: l'émission n'est pas un roman-savon comme vous le prétendez.L\u2019intrigue d'un roman-savon se tisse autour des mêmes thèmes, que je connais bien ayant consomme déjà du roman-savon, soit le pouvoir patriarcal, l'argent, le sexe.Ils exploitent la domination homme-femme, les rapports malsains entre ceux-ci.La souffrance a un certain attrait, le sexe devient monnaie courante et les femmes manipulées sont complaisantes.Pour votre information nous possédons déjà un premier roman-savon québécois a l'américaine avec L\u2019or du temps.Les Dames de Coeur ne se savonne aucunement de ces éléments.Deuxieme aberration: votre mépris pour l\u2019auteur est flagrant.La quarantaine (Lettre adressée à M.Yves Bemierl Que les jugements tombent facilement quand une femme est en cause! D'après vous, Mme Payette aurait très mal vécu sa quarantaine, on le sentirait dans son téléroman, Les Dames de coeur.Je présume que sa jolie tête, fort bien garnie, saura résister à l'impact de ce gros pot vide de fleurs là part une mention pour sa cote d'écoute).Sans doute faudrait-il davantage que votre tiédeur ou votre incompréhension pour l'ébranler.Vous et moi savons qu'elle en a vu d'autres.A marquer d\u2019une pierre NOIRE, l\u2019épisode ridicule et démesuré des Yvette fut vraiment au-dessus de tout! L'incident qui l\u2019a déclenche n\u2019a jamais justifié pareille offensive.Dans le feu de l\u2019action.Lise Payette avait eu le malheur d'oublier que l\u2019erreur humaine dont on parle n'a toujours été qu'un privilège d'hommes.Trahie par ses congénères, lapidée par une meute en délire, elle a appris plus durement que personne la menace constante de l'interprétation biaisée, l'intransigeance et la mauvaise foi des opportunistes sans scrupules.Finalement, ne pouvant plus respirer dans ce panier de crabes, on l'a «condamnée» à l'air libre.Mais Lise Bisonnette, la premiere alors à l'executer sans discernement, et les autres, qui l'ont fait pour servir une noble cause a la Trudeau, ont-elles seulement mauvaise conscience aujourd\u2019hui?Par ses créations au petit écran, cette femme d'exception s'applique encore et toujours à phanger les rapports entre les deux sexes.Il faut bien démontrer ce qu'ils sont pour en arriver a ce qu'ils pourraient être.D'une étape à l\u2019autre, quel cheminement ardu.Et je doute que les éliminatoires du hockey (en tête du palmarès) contribuent à réduire les difficultés de communication.Quant a «une seule belle histoire d'amour qui dure et qui grandit» dont vous déplorez l'absence chez ces couples de la «dramatique», je crois que Véronique et François tentent d\u2019en réaliser une version.Evidemment, leur style n\u2019a rien de traditionnel.Serait-ce précisément la différence qui joue en leur faveur?» Tberese Page Dussault Portneuf Il s'inscrit probablement dans une pratique journalistique matraque, provocatrice et même sexiste.Pratique contre laquelle je ne gaspillerai pas d'encre ni d'espace, convenant qu'elle est votre problème.Vous vous permettez de psychanalyser Mme Payette; on pourrait vous en faire autant d'après votre critique: on vous sent nettement menace par les propos de Mme Payette, dans votre image d'homme s'apparentant à ceux dépeints dans son teléroman.Les hommes qui défendent à leurs femmes d'ecouter l'émission (il y en a) se sentent eux aussi menacés.Troisième aberration: votre jugement quant aux qualités éducatrices du teléroman me semble bien pauvre ou biaisé.Elles m\u2019apparaissent à moi très nettes et supérieures au premier téléroman de l'auteure, lequel était différent de celui qui nous intéresse, je vous l'accorde.Les Dames de Coeur diffère par sa qualité mais aussi et surtout par le contenu des textes.U réfère à des choses senties mais jamais dénoncées avec autant de réalisme, comme l'injustice de nos rôles sexuels, la dépression et le suicide chez les 14-25 ans, l'importance du rôle de modèle comme parents et surtout, l'impasse des femmes âgées entre 40 et 60 ans.Ces femmes rappe-lons-Ie, qui détiennent le plus haut taux de suicide dans les années 1980.«Ce désert de relations humaines» est le miroir de nos vies humaines, et surtout de la pauvreté de nos relations.Présenté de façon authentique et vraie, ça devient plus que du théâtre, et je l'avoue, ça peut déranger.Et si ça vous dérange, demandez-vous donc pourquoi, sinon, écoutez donc Peau de banane ou Poivre et SeL les relations y sont extra- saines, divertissantes et nous en conviendrons.Et cessez d'expliquer vos malaises en les faisant porter sur le dos de l'auteure, Mme Payette, qui a su voir juste et trouver la formule pour que le message passe.» S.Botvin Charlesbourg C\u2019est pas joli de nous priver de Jolis On apprenait il y a quelques temps, le retrait, par le réseau de télévision Quatre-Saisons, de l'émission Jolis à croquer.Les raisons invoquées m\u2019ont parues plutôt chétives.Entre autre, le réalisateur allègue que l'émission était par trop.élitiste Honnêtement, lorsque ce propos m'est parvenu, j'ai cru à une plaisanterie.Neanmoins, mon hilarité a tourné court quand j'ai appris que ce discours était tenu par celui-là même qui a commis cet im-mondice qu'était Les tannants.Vous vous rappelez sans doute cette monumentale bêtise qui mettait en vedette des monstres semblant avoir été péchés dans une poubelle de dechets radioactifs?Que les «groupies» de ce genre de magma informe se réjouissent! Ils pourront synthomser la balourdise électronique sur les ondes du réseau qui se voulait différent des autres.Ainsi, puisque Chantal JoUs ne possédé pas la vulgarité d'un Joel Denis ou d'un Claude Blanchard, on la traitera de snob, rien de moins! Est-ce le traitement que l'on réserve à ceux et celles qui ont pris parti en faveur de la télévision de qualité?U n'y avait pas la moindre miette d'élitisme dans cette emission, à ce que je sache! Jolis à croquer était le talk-show le plus rafraîchissant de la télévision.Les entrevues étaient menées avec un brio peu commun par une animatrice hors pair.Jolis avait ce don de mettre ses invités à l\u2019aise pour les amener à révéler les facettes inconnues de leur personnalité.Rarement on aura vu une telle bouffée de fraîcheur sortir du petit écran.On peut également se rappeler l'émission Surprises sur prises où on lui fait expliquer le Québec à des Japonais.Chantal Jolis y est égale à elle-même, c'est-à-dire d'une gentillesse d une patience et d\u2019un na turel peu communs.Une fois de plus, on retrouve l'étoffe d\u2019une grande animatrice.Quant à l'élitisme, .si le fait d'inviter Pierre Peladeau, Clémence Desrochers et Michel Louvain représente un délit de mandarinat, où va-t-on, mes aïeux! Le cinéaste Jean-Luc Godard a déclaré, durant la dernière soirée des Césars, que la télévision obligeait le spectateur a garder les yeux baissés.C'est exactement ce que les téléspectateurs devront faire lorsque l'on éliminera Jolis à croquer des ondes.» Jacques Bélanger Québec Services ou politique r\" H LES AUTRESI (Lettre à Mme Lavoie-Roux) En réponse au rapport Brunet qui recommande le parachèvement du reseau des CLSC, vous avez indiqué que vous choisissiez de donner la prépondérance aux services plutôt qu\u2019aux structures.Nous sommes un groupe d'intervenants qui devrions applaudir a votre philosophie, car depuis deux ans, nous naviguons sans charte ni budget supplémentaire, tout en dispensant des services de qualité, avec efficacité, disponibilité et avec un souci d'innovation dont vous seriez fière.Nous pensons donc être bien places pour parler de services.C'est pourquoi nous désirons attirer votre attention et celle du public sur les points suivants: 1-\tAvez-vous pense au temps et a l\u2019énergie qu'il faudra mettre à discuter des diverses hypotheses d'existence?Pendant ce temps, les services diminuent.2-\tAvez-vous pense que depuis deux ans que nous sommes en équipe de secteur, nous avons développe un travail d'equipe qu\u2019il faudra reprendre avec d\u2019autres, en rapport avec d'autres structures.Pendant ce temps, les services diminuent.3-\tAvez-vous pense à la demotivation du personnel qui devient exaspère apres tant de changements de structures, des imites sanitaires au DSC, du DSC au CSC, du CSC vers ou?Des agences familiales au CSS, du CSS au CSC Cheveux roux et picots.! Mme Lavoie-Roux en attendant quoi?Pendant ce temps, les services.?4-\tAvez-vous pense qu\u2019une «charte» (moins dispendieuse que les rapports de commission mis aux tablettes) redonnerait à tous (comité d\u2019implantation, bénévoles.personnel) l'enthousiasme.la motivation, la disponibilité à répondre aux besoins et a actualiser les services pertinents a la population?On aurait alors de meilleurs services a un coût moindre.Madame la ministre, se pourrait-il que la politique passe avant les services?» François LeMay et 50 signataires du CSC Ste-Foy-Sillery Quand vous étiez jeunes, vous avez sûrement eu l'occasion de vous moquer ou d'étre témoin de moqueries vis-à-vis une personne ayant les cheveux roux ou possédant des taches de rousseur.Depuis le simple mot «carotte» a «la pile» Duracell (la pile au-dessus cuivré).Ces méchantes remarques peuvent marquer, vous classant dans un monde a part.La seule raison de ces sarcasmes reste que nous sommes différents des autres.Mais quand les gens évolueront-ils?Quand accepteront-ils qu\u2019il y ait des différences dans ce monde?Enfant, j'ai souvent eu l\u2019impression que j'étais le mouton noir ou le vilain petit canard, j\u2019en ai même eu à me demander si ce n'était pas une malédiction que d\u2019avoir des cheveux roux et des «picots».Lorsque j'allais rendre visite à ma parenté, tantes, oncles, grand-mères.grand-pères n\u2019hésitaient pas à me dire que j\u2019avais une superbe couleur de cheveux et que c'était un privilège; cela me redonnait confiance.Mais, le dicton dit: la vérité sort de la bouche desenfants.Lorsque le temps de l\u2019école arrivait c\u2019était tout autre chose; la plupart me taquinaient, me blessaient même.J'en étais à me demander si c\u2019était vrai ce que m\u2019avait dit ma famille auparavant.Nous faisons partie d'une minorité.Dans mon école, sur 2,000 élèves, je peux compter sur mes doigts les personnes rousses.Je n'ai jamais vu dans les revues un seul mannequin roux avec des taches de rousseur, et Dieu seul sait combien j'en ai achetées.Je trouve cela bizarre, nous ne faisons tout de même pas partie d'un groupe de laiderons.Les gens ont tort de se moquer de nous, car nous sommes chanceux de posséder des caractéristiques qui nous différencient des autres.Bon nombre de personnes paieraient très cher pour posséder cette crinière de lionne ou de lion, parce que, par le biais de la mode, c\u2019est une teinte qui se marie à merveil- le avec les tons de sable, de terre, de vert.et ces couleurs sont en vogue chez les plus grands couturiers.Mon souhait serait qu\u2019il y ait des artistes, mannequins roux avec des picots autant dans les revues qu'a la télévision.En fait, j'aimerais qu'ils soient plus présents dans le domame artistique pour briser la monotonie des cheveux bruns, noirs ou des légendaires blonds platine \u2022 Caroline Breton Charlesbourg uxix, s^Aiavc tfuu mai ir?d UlcfvCII*\t** Notre jeunesse et le projet de loi C-55 Nous étions 120 jeunes environ, en provenance de 22 diocèses du Quebec, du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario, réunis en assemblée générale du 15 au 18 mai 1987 à Asbestos pour réfléchir sur nos responsabilités aujourd'hui en tant que chrétiens et chrétiennes Nous nous sommes penchés entre autres choses, sur le pro blême des réfugiés qui arrivent a nos portes.Suite à nos reflexions sur les situations de violence et de non-respect des droits humains qui existent dans la plupart des pays producteurs de réfugiés, nous trouvons inacceptable que le Canada propose un projet de loi aussi discriminatoire que le C-55 face à l\u2019arrivée des demandeurs d\u2019asile à nos portes.Nous pensons que ce projet de loi va contribuer à augmenter les attitudes négatives des gens devant ce problème.Nous croyons que le Canada ne doit pas suivre l'exemple des autres pays qui ferment carrément leurs portes aux personnes menacées dans leurs droits humains.C\u2019est pourquoi nous demandons au gouvernement canadien qu\u2019un nouveau projet de loi soit élaboré pour garantir sans discrimination le droit des personnes en danger de mort de trouver refuge dans le pays, conformement aux conventions signées par le Canada.» Elisabeth Garant pour l\u2019équipe de travail sur le dossier de l'accueil des réfugiés pour le mouvement Jeunesse du Monde I i Quebec.Le Soleil, dimenche 7 Juin 1987 B-6 DE ET TEITfNOMMilE Des images hallucinantes Expotec à Montréal: toute une collection d\u2019hologrammes! è n#c hAlliirinatinn«! vnu« pn rpccpnti H v a un cinrl* Ipc ron^r\t» ?Des hallucinations: vous en aurez si vous allez voir l'une des plus importantes collections d'hologrammes au monde présentée jusqu'au 8 septembre au Vieux-Port de Montréal sous le vocable Expotec.Le saisissement à la vue de ces images en trois dimensions rappelle sans doute celui qu'ont ressenti il y a un siecle les re deurs des premiers clic photographiques.textes de Claude TESSIER Fruit d'une coopération entre 12 pays, l'exposition d'oeuvres holographiques est la plus variée et la II SoMI Clauds TsssMf Le cinéma en stéréoscopie fait un retour à Montréal grâce à un film de l\u2019ONF projeté à Expotec.Le spectateur doit porter des lunettes spéciales pour sentir le relief.Transitions: un film en trois dimensions qui fait sensation ?Le lac Meech n'est pas seulement une affaire politique reliée à la Constitution.C'est aussi du cinema en trois dimensions.Les visiteurs A'Expotec dans le Vieux-Port de Montréal peuvent voir Transitions, un film en trois dunensions qui a fait sensation a Expo 86 a Vancouver.Des sequences du film ont été tournees au lac Meech, en Gatineau.Ce film en 3D est une production de l\u2019Office national du film avec la collaboration de la Corporation IMAX Systems .Transitions explore en 21 minutes les modes de transport et de communication du passé, du présent et de l'avenir du Canada.20 ans plus tard Il y a 20 ans, l'Office national du film essayait de nouvelles techniques en réalisant le film Labyrinth sur écran géant; ce fut un des points chauds d\u2019Expo 67 de Montréal.Cette fois, l'ONF a repensé la stéréoscopie en faisant appel aux images tournées par le procédé IMAX qu'on a amélioré et adapté au film a trois dimensions.L'intérêt de ce nouveau cinema stéréoscopique tient au système Imax.Les images sont tournées en 70 mm par deux cameras géantes qu'on a synchronisées pour les fins de la stéréoscopie.La projection du film se fait aussi sur des écrans géants.U y a 65 salles de projection Imax dans le monde dont deux en Ontario, deux en Alberta et deux en Colombie britannique.Malheureusement, il n'y en a pas encore au '«HT Québec.Ce qu'on peut voir à Expotec est une réduction en 35 mm du film tourne en 70 mm.Les effets sont saisissants quand même, particulièrement quand une séquence montre un robot cassant un oeuf.«au-dessus des genoux des spectateurs».Pour la 3D nouvelle, on est loin des années 50 où il fallait porter des lunettes de carton de pietres qualité pour sentir le relief et voir de temps en temps «un lion sortir de l'écran».Cette fois, les lunettes 3D sont de grandes dimensions et polarisées.La gamme des couleurs apparait sans distortion et les lunettes annulent les images secondaires, les «fantômes».Le tournage du film s'est étalé sur 12 mois.Etant donné l'ampleur et l'emplacement des caméras, il n'etait pas possible de regarder par le viseur lors du tournage.On a a-jouté une caméra de télévision aux deux autres caméras, et le guidage s'est fait à partir d'un écran de télévision.On a aussi adapté un stabilisateur gyroscopique de précision à la structure de tournage.Bref, de l'expérience de l'ONF, les réalisateurs Colin Low et Tony lan-zelo croient que l'ONF a ainsi la technologie de demain en stéréoscopie: la camera pour le tournage et l'animation par les ordinateurs.Pour l'instant, ces films coûtent cher a produire, surtout à cause de la pellicule.On regarde du côté de la réalisation d'un autre film pour célébrer dans deux ans les 50 ans de l'ONF.jm m plus significative jamais réalisée en Amérique du nord.Les unages en 3D (plus de 170) appartiennent a des holographes de réputation internationale; elles proviennent de musées d'art, d'instituts de recherche et de sociétés.Une collection provient d'Union soviétique.L'holographie est une technique qui permet d'enregistrer, puis de visualiser avec leur relief intégral, les objets qui constituent notre environnement.Elle relève de la photonique qui s'intéresse aux activités tridimensionnelles de l'optique.Il y a donc là une science et un art.Projection dans le Temps et l'Espace est centrée sur l'histoire et le progrès de ce mode d\u2019expression fantastique qu'est l'holographie.De tout, de tous Par exemple, l'Institut d'optique Vavilov (URSS) présente un vase de cristal superbe.Malgré l'interdit «Ne touchez pas», l'hologramme soviétique est si réaliste que les gens sentent le besoin de toucher l'objet.Même chose pour l\u2019horloge de style baroque et en bronze, datant du 19e siècle, qui se trouve au musee l'Hermitage de Leningrad, et qu'un hologramme nous restitue avec une précision saisissante.Claudette Abrams, du Canada, a recréé dans un aquarium un montage holographique d'objets, un environnement, qui invite l'observateur à participer à des fouilles sous-marines.Les stéréogrammes ont le pouvoir, un peu comme le cinéma, d'animer une scène.D'où ce portrait en 3D d'un musicien de jazz qui embouche sa trompette, présenté par Mark Diamond, des Etats-Unis.Marie-Andree Cossette, de Québec, propose un hologramme dans lequelle cet artiste de réputation internationale veut exprimer «l'aspect essentiellement dramatique de la vie: ce réel quotidien où se rencontrent amour, travail et mort.Cette préoccupation s'exprime par des formes qui portent le nom de cadran et de spirale et s'exprime par des couleurs qui portent le nom de bleu, magenta et de doré.».Le Musée des sciences de La Vi-lette à Paris affiche Galaxy, le plus grand hologramme de technique mixte jamais réalisé.Ce modèle holographique suggère avec précision tous les détails de la galaxie telle que la voient les astronautes.Dents et microfiches Les oeuvres exposées permettent d'établir un lien entre la science et l'art.Ainsi, le Suédois Hans Bjelhagen montre que l'holographie est utihsée à des fins de recherche en médecine dentaire.Les franges de son hologramme montrent la déformations des dents quand elles mordent.Le laser pulsé qui apermis de réaliser cet hologramme était déclenché par le sujet au moment ou celui-ci mordait un palpeur électronique.Yuan Wei-ben, de Chine, a réalisé une super microfiche qui se veut la preuve éclatante de la capacité de stockage d'information de 1 holographie.L'hologramme en question contient à lui seul 3,030 pages d'un traité optique.Cette exposition internationale d'holographie comporte aussi un étalagé dans lequel on démontré le mouvement ondulant de la lumière.On peut voir des lasers de types différents, et divers matériaux qui servent à la création d'un hologramme.On montre comment l'holographie par estampage permet la reproduction d'images en 3D à un coût relativement peu élevé.Plusieurs magazines ont commencé à utiliser des hologrammes dans leur publication.Votre carte de crédit en comprend un d'ailleurs.Les visiteurs de la région de la capitale ont intérêt à s'arrêter à cette exposition au moment même ou un Institut d'optique sort de terre dans leur ville.Le Vancouverois Walter Clarke, de Global Images inc.de New York, exploite une boutique a cette exposition où il vend des hologrammes.Il affirme que l'holographie, par ses applications industrielles, commerciales, médicales, techniques et artistiques, représen-tement une affaire de $700 millions par an dans le monde.Elle passera à $7 milliards au début des années 1990.8 i m Ce vase de cristal est un hologramme Vavilov d\u2019URSS.U SoMI Claude TeuM de l\u2019Institut d\u2019optique Une exposition de 10 réalisations remarquables du génie canadien ?Le centenaire du génie canadien donne lieu à la présentation d'Expotex au Vieux-Port de Montréal.Outre la présentation d'hologrammes, l'exposition fait état de 10 réalisations qui ont marqué l'histoire du génie canadien depuis un siècle, et fait un survol de technologies développées par l'industrie canadienne.Parmi les réalisations, on peut voir le prototype de la motoneige de l'an 2000; le submersible le plus perfectionné au monde construit à Vancouver; Tobor, le robot industriel qui se paie un concert symphonique sur un appareil stéréo; des panneaux explicatifs sur les dix plus grandes réalisations du génie canadien.Hydro-Québec y a un kiosque important parce que la réalisation du réseau à très haute tension ( 735 kV) figure parmi les 10 choisies pour le centenaire du génie cana- dien, avec la motoneige Bombardier, la Voie Maritime du Saint-Laurent, le réacteur CANDU ,etc.Plusieurs entreprises font état aussi de leurs réalisations.Expotex occupe un hangar du Vieux-Port de Montréal, au pied de la rue Saint-Laurent.Heures d'ouverture: de lOh à 22h, fermé le lundi.Adultes: $5.Etudiants et personnes âgées: $3.Renseignements: (541)845-8120.8 \"if;-: ~4\t¦ I Nous voici de retour! Bon travail, Pluto! ~r\u2014LÜ, Tous les voisins ont le même ) roblème.\t; lt: ) ¥ 3 HS ^ Je w mu plis eittnilrt parler ft b partit d\u2019Iiitr.LE COIN DU MINOU! t\u2019ai attrapes dlborah nous raconte que sa chatte «Ginger» adore les voitures.Lorsque les visiteurs quit tent la maison de Déborah, il leur arrive souvent de trouver Ginger sur le X siege arriéré de I eur voiture! & Bon.nous avons a nou veau un chien propre.Lucien, ce n est pas Mignonne, c\u2019est Princesse! Tu es vrai ment un homme comblé: une nouvelle voiture, une nouvelle maison! Le seul problème, c\u2019est que ma belle-mere va nous rendre visite et je ne peux absolument pas la supporter! Il faut que tu sois très gentil avec elle.As-tu essaye de l\u2019amener quelque part?J espere que ses proprietaires ont lavé Mi- r .Mais elle retrouve toujours son chemin! G F ] "]
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