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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1998-07-12, Collections de BAnQ.

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[" Cahier B LE SOLEIL Le dimanche 12 jiillet 1998 MAGAZINE Métier: chaioupier U \\ ià.\u2022 - 0 ill 'fr 2^^ V i i - 1 - tJi î T V l' La restauration est une aventure remplie de surprises '4 'W \\ vv* - A .V photos le soleil, CLÉMtNT THI0EAULT Cet été, Gyslain PouUot animera la nomeUe chalnuperie du Musée maritime Bemier à L'Islet, où sont préservées et mises en valeur 35 barques de bois traditionneUes, provenant de toutes les régions maritimes du Québec.Gyslain Pouliot restaure des embarcations traditionnelles en bois ou en fabrique inspirées de modèles anciens Sylvie Rvel Collaboration spéciale ¦ Gyslain Pouliot exerce un métier dont le nom ne figure pas au dictionnaire: il est chaioupier.Un métier rare, pour ne pas dire en voie d\u2019extinction.L\u2019artisan restaure des chaloupes de bois traditionnelles usées par le temps : des chaloupes à fond plat, à fond rond, à voile, à glace ou à rames qui ont écrit les pages de l\u2019histoire maritime du Québec.Il fabrique aussi, pour quelques passionnés qui ont les moyens de se l\u2019offrir, de belles barques de bols inspirées des modèles anciens.CB est une passion que j\u2019ai depuis mon en-f fance, dit-il.Je suis né sur le bord du * fleuve, à Lauzon, et jeune, j\u2019adorais jouer sur les grèves et me fabriquer des radeaux.J\u2019ai construit mon premier bateau à l\u2019âge de 14 ans, en dérobant les tablettes du garde-manger de la cuisine familiale.» Après ses études, Gyslain Pouliot travaille comme musicien, puis cuisinier, mais la folie des bateaux le gagne à nouveau, lorsqu\u2019il fait la rencontre, en 1985, de Marcel Roy, un artisan-chaloupier de Saint-Vallier de Bellechas-se.Pour 1000$, il achète de celui-ci une chaloupe de sauvetage en bois de 24 pieds, récupérée d\u2019une ancienne goélette, et le supplie de lui montrer comment la restaurer.Aujourd\u2019hui, Gyslain suit les traces du maître, maintenant à la retraite, et il occupe son atelier, en bordure du fleuve à Saint-Vallier.« 1.108 chaloupes de bois, explique l\u2019artisan de 44 ans, existent depuis toujours.Elles se sont modifiées au fil du temps et au gré des besoins.On s\u2019en servait pour le transport des gens ou des marchandises, pour la pêche ou la chasse en saison, ou bien pour accompagner le grand navire.Et elles étaient conçues en fonction du Heu où elles étaient utilisées ; elles avaient par exemple un fond plat pour mieux s\u2019échouer sur une grève de sable, ou un fond rond pour affronter la mer et les vagues.« Au milieu du XIX\" siècle, rappelle Gyslain, l\u2019île d\u2019Orléans comptait une vingtaine de chalouperies, qui fabriquaient jusqu\u2019à 400 chaloupes par année.On en construisait beaucoup à l\u2019île aux Grues, l\u2019île-aux-Coudres, La Malbaie, l\u2019eti-te-RivIère-Saint-François, Kamouraska.» Remplacées par des chaloupes en aluminium ou en fibre de verre, les barques de bols appartiennent aujourd\u2019hui à des collectionneurs, des musées ou des propriétaires qui y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux.« 11 y a toujours une valeur sentimentale liée à une barque de bols, affirme Gyslain.Souvent, les gens ont vieilli avec elle et s\u2019y attachent comme à un vieux meuble.» Ainsi, cette vieille chaloupe a été témoin des premières amours d\u2019un pê- cheur.Cette autre, abandonnée au fond d\u2019un hangar, appartenait au grand-père d\u2019un marin et eUe lui remémore toute son enfance.« Il y en aurait plus qu\u2019on pense, de ces vieilles barques, dit Gyslain, mais eUes ne sont pas inventoriées.» UNE TÂCHE DÉLICATE « Restaurer une chaloupe de bois est une aventure toujours remplie de surprises.Il faut la démonter et parfois, il faut briser des pièces qui sont encore bonnes.C\u2019est une tâche délicate, affirme l\u2019artisan, et dans bien des caa, j\u2019aurais mis les deux tiers du temps à en faire une nouvelle.» S\u2019il est réputé pour son travail de restauration, Gyslain Pouliot s\u2019est également fait connaître pour ses embarcations inspirées de modèles traditionnels.Il en a construit jusqu\u2019à maintenant une quinzaine, dont plusieurs sont des copies de chaloupes américaines.« La construction traditionnelle n\u2019a pas évolué, dit-il.On part toujours d\u2019un moule et on utilise encore la vapeur pour plier le bois.Border une embarcation requiert toujours la même technique.» L\u2019artisan utilise aussi les essences de bois dont se servaient les ancêtres, soient le chêne, le cèdre et quelquefois le frêne.Le bois de chêne, en provenance de Berthier-sur-Mer, est coupé selon la méthode ancienne, le 21 décembre, jour le plus court de l\u2019année.«Comme l\u2019arbre est au repos, il n\u2019a presque pas de sève», explique l\u2019artisan, qui laisse ensuite mourir le bois dans son écorce et le fait sécher à l\u2019air deux ou trois ans.Quant au cèdre, qu\u2019il doit aller chercher près de la frontière américaine (ici, on le transforme en piquets de clôture), il Tutilise après un an de séchage.L\u2019artisan se sert aussi de l\u2019acajou à l\u2019occasion, pour créer un effet tape-à-l\u2019oeil.Pour restaurer ou construire ses barques, qui exigent de 150 à 300 heures d\u2019ouvrage chacune, il a même dû inventer et bricoler des outils ^, qu\u2019on ne trouve plus sur le marché, tels des rabots de bois, aujourd\u2019hui pièces de P musées.Gyslain 1\u2018ouliot utilise très peu de colle, toutes les pièces de ses chaloupes étant clouées ou rivées.Ses embarcations sont finalisées avec une quincaillerie de bronze et de cuivre.Utilisées surtout pour la promenade, elles se vendent entre 4000 $ et ' 8000$.« Mes clients sont, ou bien des passionnés, ou bien des gens qui ont les moyens de se l\u2019offrir, affirme-t-il.«En général, poursuit Gyslain IMuliot, les gens boudent les bateaux de bois, car ils ont peur d\u2019hériter d\u2019un paquet de problèmes, comme la pourriture par exemple.On n\u2019a «Les chaloupes de bois existent depuis toujours.Elles se sont modifiées au fil du temps et au gré des besoins.» qu\u2019à visiter les marinas, pour constater que la mode est à la fibre de verre.Pourtant, chaque matériau exige de l\u2019entretien ; l\u2019osmose (le cancer des bateaux) s\u2019attaque à la fibre de verre, et la rouille, au fer.» Y a-t-il un marché pour les barques de bois ?« Sur la Côte est américaine, les trois quarts des bateaux qui se trouvent dans les marinas sont en bois, affirme Gyslain.Aux Etats-Unis, il y a aussi des écoles où on peut apprendre le métier.Ici, l\u2019apprentissage se transmet d\u2019un artisan à l\u2019autre.11 existe sûrement un petit marché au Québec, mais il prendra du temps à se développer.» LA SAUVEGARDE D\u2019UN MÉTIER Pendant six étés consécutifs, et ce jusqu\u2019à l\u2019an dernier, Gyslain Pouliot a travaillé comme artisan-chaloupier à la Chalouperie Godbout du Parc maritime de Saint-Laurent, à l\u2019île d\u2019Orléans, un parc naturel situé sur le site de l\u2019ancien chantier maritime de Saint-Laurent et aujourd\u2019hui voué à la mise en valeur, la conservation et la préserv ation du patrimoine maritime.Cette chalouperie, conservée intacte depuis sa construction, en 1837, est la seule encore en activité et elle sert de lieu d\u2019interprétation au métier.Gyslain y a restauré de vieilles barques, provenant pour la plupart de l\u2019île d\u2019Orléans et construit aussi quatre nouvelles inspirées de modèles anciens.Cet été, Gyslain Pouliot animera la '\tnouvelle chalouperie du Musée ma- ritime Bernier à L\u2019Islet, où sont préservées et mises en valeur 35 barques de bois traditionnelles, provenant de toutes les régions maritimes du Québec.Jusqu\u2019alors I remisées dans les entrepôts du musée et inaccessibles au public, ces barques de bois seront restaurées et rafraîchies par l\u2019artisan.«Un travail, mentionne-t-il, qui s\u2019échelonnera sur quatre saisons au moins.» Le chêne, le cèdre et le frêne sont les essences Pour restaurer ou construire ses barques, qui exigent de 150 à 300 heures d'ouvrage chacune.Partisan a même dû inventer et bricoler des outils qu\u2019on ne trouve plus sur le marché.''% Voir MÉTIER en B 2 ? B 2 LE SOLEIL DIMANCHE MAGAZINE L K I) 1 M A N (¦ H K 12 J l 11.1.K l 19 9 8 Nouvelle vie pour les homards.Lise Robitaille transforme les crustacés en objets d\u2019art Hknki Mu mai 1) Henri Michaud Collaixiralion specialf Elle rêve de personnifier René Ai^elii et Céline Dion (\u2019oil (i b oral i o u s pédale U SA1NTE-.\\NNE-I)ES-M()NTS \u2014 Déjà apprécié pour la qualité de sa chair, le homard peut aussi devenir un véritable objet d\u2019art.Sous les doijïts de Lise Robitaille, une artiste de Sainte-Anne-des-Monts, le crustacé se transforme, entre autres, en statuette.« L\u2019idée m\u2019est venue voilà huit ans, lors d\u2019un souper entre amis.J\u2019ai alors tenté d'animer une pince pour faire rire les autres comives puis je me suis interro-lîée.Est-il possible de faire des figurines, des statuettes, bref, de redonner \\ie aux carapaces?» Le projet venait de naître.-Avec l'aide d\u2019amis, amateurs de homard comme elle, .\\I\"^ Itobitaille, alias « Romarin », a amassé quelques carapaces.«J'ai dû tout concevoir, de A à Z.Il n\u2019existait aucune technique tant pour la préparation de la matière première que pour la fabrication des statuettes.» Sans une préparation adéquate, toute transformation est impossible.« 11 faut désinfecter puis .sécher la carcasse.Cette étape est essentielle puisque la solidité de l\u2019ensemble dépend de cette opération.Ihiis, j\u2019obseive attentivement les lignes naturelles pour trouver l\u2019inspiration nécessaire à la création du produit fini.» Un pi'u de bt)urre empta*hera la structure de se déformer.Luis, le personnage pnmd f/7\t547\t646\tpartie, gratuite Le Soleil est à la recherche de personnes responsables et enthousiastes pour faire partie de sa dynamique équipe de 3000 camelots.RIVE-SUD St-Lambert St-Jean-Chrysostome Breakeyville St-Malachie Ste-Justine St-Magloire LIMOILOU Ste-Odile St-Albert-le-Grand St\u2019Pascal St-Pie-X 686-3344 1 800 463-2362 , A i kl'\" TVA.le réseau dos tir.igos de Loto-Québec Les rnodaMéa dencaissement des biSets gagnants paraissent au verso des tMéets En cas de disparité entre cette liste et la hsie officielle cette dernière a pnofie B 6 LE SOLEIL DIMANCHE SANTE Lk ÜIMANCHK 12 JUILLET 1998 M A G A Z I^N E VIRAGE AMBULATOIRE Sans les familles, point de salut Selon le sociologue Jacques Roy, la réforme du système de santé risque de buter sur un os, celui de familles épuisées et trop petites ¦ QUÉBEC \u2014 Le \\irage ambulatoire en santé et le maintien à domicile de personnes de plus en plus âgées risquent de buter sur un os énorme: des familles épuisées et de plus en plus petites.Or, sans la présence des familles, le virage ambulatoire sera impossible, prédit le sociologue Jacques Roy.ctucilement, on épuise les familles.On leur demande de se substituer aux employés de la santé, explique Jac-¦ ques Roy, attaché au Centre de recherches sur les services communautaires de l\u2019Université Laval.« On y va à un r>1hme qui dépasse leur capacité.» Tout le monde est essoufflé, dit-il, tant les familles que le personnel professionnel, alors que les cas deviennent de plus en plus lourds.Depuis une quin- _________________zaine d\u2019années, la famille représente la solution universelle de rechange à l\u2019institutionnalisation.C\u2019est bon pour les malades, les personnes âgées et les personnes handicapées.Selon M.Roy, l\u2019État se désengage brutalement des services aux personnes âgées entraînant un nouveau transfert massif de responsabilités vers les familles.Les responsabilités dont l\u2019État se décharge sur les familles sont si énormes que les professionnels des milieux concernés commencent à se demander si ce mode d\u2019opération est pertinent ou même correct.Est-ce acceptable, sur le plan éthique, de faire reposer les soins très lourds que requiert un patient souffrant de la maladie d\u2019Alzheimer sur sa famille?Le sociologue pousse plus loin.On parle de famille, de milieu naturel ou de communauté mais, ce sont presque toujours des femmes de plus de 50 ans qui rognent sur leur vie pour prendre charge de celle des autres.Les femmes assument les soins aux personnes âgées dans 70 à 80% des cas, selon une étude de l\u2019AFEAS.Bien souvent, ce fardeau ne repose que sur une seule personne, sans encadrement ou support significatif de la part du réseau de la santé, déplore-t-il.Le réseau ne se préoccupe pas d\u2019engager le reste de la famille, même dans les cas de prise en charge à long terme.Or, il arrive souvent que I\u2019« aidan- N Le sociologue Jacques Roy estime que l\u2019État exige trop des familles.Marie Cornette te naturelle », qui est la mère, la fille, la soeur, la conjointe de la personne âgée ou malade, ne bénéficie pas du support du reste de la famille qui prend ses distances.Comme il n\u2019y a que son nom au dossier, on ne compte que sur elle.Selon le sociologue, on a développé, en Estrie, le concept du conseil de famille pour partager les tâches entre plusieurs personnes dans l\u2019entourage du malade.Ailleurs, il n\u2019existe rien encore de ce genre.C\u2019est évidemment plus long de mettre un conseil de famille sur pied, commente M.Roy.Étant donné la charge de travail des employés du réseau, il est plus rapide de s\u2019en tenir à une seule répondante.À long terme, on court le risque d\u2019avoir deux usagers à charge plutôt qu\u2019un: la personne âgée et celle qui s\u2019est épuisée à en prendre soin.Elle est loin de l\u2019époque où l\u2019on construisait des maisons d\u2019accueil au même rythme que des polyvalentes.Le Québec a eu le taux d\u2019hébergement le plus élevé en Occident (8 % des personnes de plus de 65 ans), alors qu\u2019il était de 5% aux États-Unis et en France et plus bas encore en Suède.C\u2019était comme si la famille n\u2019existait pas, rappelle-t-il.Le sociologue croit que le pire est à venir .Maintenant, « on s\u2019en va vers une société vieillissante où les besoins vont carrément exploser».Il y avait 100 adultes pour 30 personnes âgées en 1960; après-demain, en l\u2019an 2000,100 adultes soutiendront 80 personnes âgées.Devant cette perspective effarante, l\u2019État a mis fin à sa politique d\u2019hébergement public, qui risquait de coûter une fortune, et les familles héritent de cette obligation.« Nous étions une des sociétés les plus jeunes dans les années 1960 et nous serons l\u2019une des plus âgées en 2040.Tout cela en l\u2019espace de 80 ans.Sans transition.On ne fait pas les choses à moitié.Les virages brutaux de l\u2019État ressemblent à ceux de la société québécoise.» L\u2019ironie dans le virage profamille est qu\u2019il survient au moment où les familles n\u2019ont jamais été si petites et si fragiles.« Quand elles étaient solides, on ne leur demandait rien.Aujourd\u2019hui on veut des miracles, on réclame qu\u2019elles deviennent l\u2019État lui-même.» Mais tout a changé.Les maisons .sont petites.Les femmes travaillent et sont coincées entre leur parents, leurs enfants et leur patron ; plusieurs élèvent seules leurs enfants.Le travail amène souvent les enfants adultes loin de leurs parents et, enfin, la cohabitation personnes âgées/enfants adultes dans la même résidence n\u2019a jamais été si peu à la mode.« L\u2019État ne connaît pas ou ne veut pas voir cette situation, conclut M.Roy.Et l\u2019État est aussi sourd à l\u2019idée de mieux partager la tâche avec les familles.Comme autrefois, on fonctionne dans un monde imaginaire, constate Jacques Roy.C\u2019est le propre de la culture technocratique que de pouvoir concevoir et promouvoir un concept créé de toutes pièces », dit-il.La nouvelle utopie est de croire que la famille et les ressources communautaires peuvent s\u2019occuper de tout à la place de l\u2019État.Malgré ses beaux habits, personne n\u2019est dupe que ce nouveau discours est dicté par des impératifs financiers.« On ne s\u2019interroge pas si l\u2019application du concept est possible: il faut coûte que coûte faire entrer l\u2019éléphant dans la Volkswagen.» Le problème se situe, à son avis, dans la contribution exhorbitante qu\u2019on exige aujourd\u2019hui des familles sans que l\u2019État apporte un soutien suffisant pour les aider à jouer leur rôle.De leur côté, pris dans un tourbillon de changements incessants, les travailleurs sociaux n\u2019ont plus le temps de développer des pratiques plus respectueuses des gens.Que se passera-t-il lorsque des familles seront en burn-out parce qu\u2019elles manquent d\u2019aide et de répit?Pessimiste, le sociologue entrevoit que la situation ressemblera un jour à celle qui prévaut dans le domaine de la santé mentale.Les gens vont être abandonnés à eux-mêmes au sortir de l\u2019hôpital.Les riches feront appel à des services privés, les pauvres auront l\u2019aide de l\u2019État et la majorité, la classe moyenne, devra se débrouiller toute seule.Les familles écopent de la sorte parce qu\u2019aucune CSN ou UPA ne défend leurs droits, note Jacques Roy ; Elles sont isolées, invisibles, sans défense et silencieuses, comme les jeunes, les familles monoparentales et les ex-psychiatrisés.« Ne trouvant pas d\u2019opposition à ses politiques et ses programmes, l\u2019État fait ce qu\u2019il veut.» Le sociologue ne voit pas le bout du tunnel: les cas seront de plus en plus lourds et il y aura de moins en moins de services gouvernementaux.Rien ne changera, dit-il.A-t-on amélioré les conditions de vie des malades mentaux désinstitutionnalisés depuis 20 ans?L\u2019État ira jusqu\u2019à la limite de cette logique, prédit-il.Au moment où la politique de maintien à domicile s\u2019écroulera, parce qu\u2019on n\u2019aura pas bien articulé les liens avec la famille, les gouvernements devront réinvestir dans des institutions publiques.« Le pire n\u2019est pas derrière nous ; le mauvais moment à passer s\u2019en vient, conclut-il.Les chiffres sont là et ils sont connus depuis 20 ans ! » Les soeurs Alie ont relevé le défi de garder leur mère QUÉBEC \u2014 La famille Alie de Nicolet vit à l\u2019heure du maintien à domicile des personnes âgées depuis bientôt deux ans déjà.Chanceuse, cette famille nombreuse a pu trouver suffisamment de ressources parmi ses membres et éviter aussi certains écueils grâce aux conseils prodigués par une des filles, ^ infirmière, au fait des méthodes du ré-j seau de la santé.Voici leur histoire dans l\u2019univers du maintien à domicile, racontée par une autre des filles, Yvette Alie Jutras, res-pfmsable de l\u2019AFÉAS, à .Nicolet.Il y a deux ans, leur mère, aujourd\u2019hui âgée de 87 ans et toujours lucide, paralyse soudainement un midi, dans sa maison, perdant l\u2019usage de la partile et du bras droit.Sa jamb droite garde encore une faible capacité de réaction.Une pneumonie s\u2019est ajoutée et la vieille dame est hospitalisée quatre mois.Avant sa sortie de l'hôpital, une des so(*urs, célibataire et sans emploi, décide de la prendre en chargj*.« L\u2019inflr-mlèrc* de la famille l\u2019a averti : Si tu ne te sens pas capable, refuse.Sinon vous allez tomber tt)Utes les deux », se rappelle Yvette Alie Jutras.SI elle n\u2019avait pp le faire, les Alie au- rait eu tout un problème.Le seul foyer pour personnes âgées de .Nicolet a réduit son nombre de lits de 200 à 96 et n\u2019admet plus personne.«On a eu quatre mois d\u2019hospitali.sa-tion pour réfléchir et tout organi.ser.» Il a fallu déménager l\u2019appartement de leur mère au rez-de-chaussée d'une maison achetée en vitesse par une autre des soeurs Alie en vue de sa retraite.1a* premier mois, elles sont deux soeurs à prendre soin de leur mère.l>a s\u20ac*eonde est une soeur, religieuse missionnaire en vacances au Québw.« Ça a donné un coup de main.» l\u2019ar la suite, M*' Alie-.Iutras, résidant tout près, a accepté d\u2019offrir une journée de répit par semaine à sa soeur.Ce n\u2019est pas le seul bénévolat d\u2019Yvette Alle-.Jutras qui est aussi la gardienne owasionnelie de ses six petits-enfants.« .Moi qui n\u2019ai jamais eu d\u2019agenda, j\u2019en ai maintenant besoin fMtur gérer tout cela.» Fendant les quatre mois d\u2019hospitalisation de leur mère, elles ont appris la technique pour déplacer une personne confiné à une chaise roulante.Encore une fois k*ur .soeur infirmière a été utile.« Elle a dit de demander dement du Québec\tville |)f , ¦ Ministère de la CuHure\t«\tr ti et des Communications\tvK du Maurier du 9 au # de cette chose créée par ordinateur à qui l\u2019on a donné le nom de Godzilla.» MANQUE DE COURAGE lYjur d\u2019autres, le nouveau monstre n\u2019a pas le courage de son prédécesseur qui n\u2019avait vraiment peur de rien.I\\)ur le metteur en scène Shusuke Kaneko, « il est intéressant de voir que la version américaine se met à courir pour échapper aux missiles » alors que celui des studios Toho affrontait stoïquement les armées lancées contre lui.Les amateurs déçus auront toutefois un sujet de consolation ; le Français Jean Reno, un acteur fétiche au Japon, joue l\u2019un des premiers rôles dans ce film.Honneurs au John Stetch Trio Le John Stetch 'Frio, un ensemble de jazz de l\u2019Alberta, a remporte hier le prix Jazz du Maurier 1998, décerné à l\u2019artiste canadien le plus talentueux, à l\u2019occasion du Festival international de jazz de Montréal.L\u2019ensemble, composé du pianiste John Stetch, du contrebassiste Keiran Overs et du batteur Ted Warren, obtient une bourse de 5000$ de la compagnie de cigarettes, une bourse de 1000$ de la SOCAN (Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), 40 heures d\u2019enregistrement gratuites aux studios Karisma et un contrat de Justin Time pour la production et la distribution d\u2019un CD.JEAN-MICHEL JARRE «Nuit électronique» pour le 14 juillet Une « nuit électronique » menée par le compositeur français Jean-Michel Jarre aura finalement lieu au pied de la tour Eiffel, mardi, après avoir essuyé des problèmes au sujet de la sécurité.Quelque 3500 policiers seront déployés pour assurer la sécurité de ce concert et du feu d\u2019artifice clôturant le grand shou' musical gratuit qui marquera les festivités du 14 juillet.La star japonaise Tetsuya «TK» Komuro participera aussi à cette nuit que Jean-Michel Jarre veut une « première artistique et technologique».(AFF) Concours Bach : pas de prix pour le piano La cantatrice japonaise Asako Motojima, 32 ans, le violoncelliste russe Emil Rovner, 23 ans, et le chanteur allemand Jan Kobow, 31 ans, sont les lauréats du XI*\" Concours international Johann-Sebastian Bach à Leipzig, en Allemagne, la ville où est mort le compositeur.Le premier prix pour le piano n\u2019a pas été attribué cette année.Au total, 146 artistes de 34 pays ont participé à ce concours organisé tous les deux ans.(AFP) Le ténor avait oublié son rendez-vous Le ténor Gabriel Sade, qui avait oublié une représentation de la Tosca, devra verser 35000$ d\u2019indemnités à l\u2019Opéra de Stuttgart.Sade, qui devait chanter mercredi soir, avait noté ce rendez-vous le lendemain soir dans son agenda.Les quelque 1400 spectateurs l\u2019ont attendu en vain pendant plus d\u2019une heure alors qu'il se promenait tranquillement dans le centre-ville de Stuttgart.Ils ont été remboursés, ce qui représente un manque à gagner pour l\u2019opéra, précisément la somme des indemnités que le ténor a accepté de verser.(AFP) If j^ij m Le prix du macaron est rM^à 6 $ grâce auibeimeprises suivantes qui ont défrayé des droits i fnentaires oIK $ en votre nom! Les Arts du Maurier, Les Brasseries Molson du QuétHMT Hydro-Québec, Métro, Bell,'Le Mouvement Desjardins, Leclerc, Coke, Air Transat et Ifl 6812 IM \\l A \\* H h ¦Il II.1.1-: I LE SOLEIL D I M Créatures de rave LE PALMAItS FRANCOPHONE 1.\tGrand parleur petit faiseur Kevin Parent (1) 2.\tDehors novembre Les Colocs (3) 3.\tNotre-Dame de Paris Plamondon-Cocciante (2) 4.\tOkoumé Okoumé (4) 5.\tMaudit bonheur Michel Rivard (5) ANGLOPHONE 1.\tCity Ot Angels Original Soundtrack (1) 2.\tRay Of Light Madonna (2) 3.\tArmageddon Original Soundtrack (¦) 4.\tArchive vol 1 Genesis (-} 5.\tSurfacing Sarah McLachlan (4) ('e palmarès rejïete la position des disques rompacts et cassettes les plus t endus chez Archambault Vieux-Québec, rue St-Jean, a Quebec.*Entre parentheses indique la position occupée a la parution précédente.EnCOFG CGttG annGG, le cœur de Berlin a connu le {{rand défoulement, alors que plus de 1 million de jeunes ont participé à la désormais traditionnelle Love Parade, le plus grand défilé au monde de musique techno.Cet événement hors du commun, qui a de nouveau fracassé tous les records d\u2019affluence, a vu défiler une marée humaine sur trois kilomètres, compacte et bardée de sifflets, qui a dansé avec frénésie derrière 47 camions chargés de haut-parleurs et sous un déluge de décibels.Avec son slogan, « One world, one future » (« Un monde, un avenir »), la Love Parade pouvait être déclarée comme une manifestation, ce qui évite aux organisateurs de payer la facture du nettoyage pour les centaines de tonnes de détritus abandonnés sur le parcours.Les puristes de la techno, irrités par cette commercialisation à outrance de l\u2019événement qui n\u2019a cessé de prendre de l\u2019ampleur depuis sa création en 1989, avaient appelé à une contre-manifestation, la « Fuck-parade », qui n\u2019a attiré qu\u2019un millier de personnes.18 ans et «Donnez du sang.» Iiil'o-C'olltctc (418)650-7230 1 818)761-6610 6Mnmatim (h SAMIDIETDIMANCHI îP (+ jours fériés) t'LMW K K» REPfîES\u20acN?ATIONS AVANT 18h00 GALERIES DE U CAPITALE 19 5401 boul desGoleiies 628-2455 Ifc SMALL SOLDIERS (G) 12h55.15h30.19h15.21h35 LARME FATALE 4 (13+) 12h.I2h50, 13h50.14h35.15h45, 16h35.17h10, 19h, 19h25, 19h45, 21h40, 22h.22h30 MADELINE v.1.(G) 12h20.14h35.16h30.19h25.21h25 ARMAGEDDON v.f.(G) 12h10.12h45, 13h15, 15h25, 15h55, 16h25.18h40, 19Lt, 19h30, 21h50, 22h15, 22h40 ARMAGEDDON v oa (G) 13h 16h10.19h20.22h30 MULAN v.f.(G) 12h30.13h10, 14h30.15h10, 16h40, 17h10, 18h45.20h45 SIX JOURS SEPT NUITS (G) 13h15, 16h15.19h10.21h40 LE SHOW TRUMAN (G) 19h.21h30 sn-FOY 3 2500 boul.Laurier 656-0592 LARME FATALE 4 (13+) 13h10.15h45.19hl0.21h45 ARMAGEDDON V f (G) 13h.16h.19h.22h DOCTEUR DOLITTLE (G) 13h40, 15h35.17h30.19fi25.21h25 Cifco Cité Place Leclerc Tous les jours de 13 h à 18 h Près du Marché du Vieux-Port de Québec Tous en piste pour Circo-Cité : nez rouges, boutades et embuscades chez les saltimbanques.Les jongleurs vous cèdent leurs quilles, les funambules vous lais sent leurs fils de fer et les clowns vous surprennent en flagrant délit de plaisir.Au rendez-vous de la fantaisie et du merveilleux, tous ceux qui ont gardé une âme d'enfant retrouveront le monde enchanteur des saltimbanques et de la «piste des étoiles».Quartier forain, personnages loufoques, spectacles minite, place des fcobateS, écolë d^ircfue.A WS de joiiêp! production du IVi-du et retrouvé Juste au iiiomciit ou .Siiiioii .Joncs annon-iiera pas le groupe hritanni-que pour le reste de l\u2019année.Kétabli de l\u2019infee-tion virale qui l\u2019affwtait depuis juin .loues reprendra le collier cette semaine, l.e groupe sera au (\u2019entre .\\lolson le 1\u201c^ août.((\u2019F) adies en or Le groupe torontois BarenakiKl 1.4idies a attire les foules à Boston et à IVtnrit, la semaine dernit-rt*.attirant respi>etivemeni StlIKM) et 4()0(H) personnes lors de miniH-oiu-erts visant à promouvoir leur cinquième album Stunt, sorti meivn\u201cdi.1a\u201cs l.adies ont notamment joué dev iint l\u2019hcUel de vilk* de Boston, en prést*nee du main*, tandis que plusieurs pâtés de* maison avaient été Irloqués.lx*s Ban*naked Ladies lan-(,*aient vendredi une nouvelle tournée nord-américaine, en eompagnie des Blues lYavellers.((\u2019!\u2019) COMM{SSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUEBEC l>r«wnt« Cla§§ietde \u2022n coHaboratfon «vac Inter (\"anaiÜMti 20 h 30 \u2022 Scène eJe la Commission de la Capitale Nationale du Québec (Jardins de l'Hôtel de Ville) I?I Mdgjci de JWoiitréal f '' ç Ca PragrMMw Info FaftiMi Ml dEHMEvhlié grMwrtofnent dwi -692 5200 «wws festival\tq< c L t S Arts du Mourier 4iir'fcMis'x Hydro Québec Déposez ce bulletin de vote dans l'une des boîtes de scrutin situées aux Jardins de l'Hôtel de Ville, au Parc de la francophonie, à l'Esplanade du Parlement et à la Place d'Youville avant samedi 18 juillet à 23h.Surveillez les ambassadeurs de Bell Mobilité et votez grâce à la technologie numérique sur les sites du Festival.\"Votez pour le spectacle de l'artiste francophone de votre choix et courez la chance de gagner un ensemble de cinéma maison comprenant un récepteur Nakamishi et six enceintes TDL, une gracieuseté de Cora Stéréophonie, ainsi qu'un téléphone SCP de Qualcomm une gracieuseté de Bell Mobilité miroir Mon choix de l'artiste francophone pour le Miroir Radio Énergie du Festival d\u2019été de Québec du Maurier 1998 est : Lis Arts du Maurier .asisO LE SOLEIL DIMANCHE MAGAZINE Lk DI M a Ni h K 12 JMl.1.KT 199 8 LILITH FAIR Gros sous et petits engagements ¦ (D\u2019après Reuter et CP) \u2014 Le Lilith Fair, cette tournée estivale re-fn*oupant exclusivement des chanteuses et groupes féminins, avait confondu tous les sceptiques, l\u2019an dernier : l\u2019événement mis en place par Sarah McLachlan avait étdipsé tous les Lollapalooza de l\u2019été, dt^-venant même le festival itinérant le plus payant de 1997.Mais le Lilith Fair fait face cette année à un étrange retour de balancier, des critiques de plus en plus nombreuses venant affirmer que le « festival des femmes » est trop commercial et ne s\u2019engage pas assez sérieusement sur des enjeux féministes et politiques.lÂlith F^ir, ce sont de gros sous, mais « Vous ne pouvez plaire à tout le monde petits engagements en ce qui a trait de en même temps, rétorque Sarah au rock, au féminisme et à la qualité, .McLachlan.Ce festival part de loin et il commentait ainsi la journaliste üina ^nold, du New Times de Los .\\ngeles.son avis, le festival se résuime à «une affaire commerciale maquillée en activisme ».s\u2019est taillé une bonne place.Nous tentons de faire du mieux possible, mais c\u2019est très blessant quand les gens nous attaquent sur notre moralité.» L\u2019auteurt'-c\u2019ompositeurt' native d\u2019Hali- fax (mais qui vit maintenant à \\anc GEORGE CLOONEY lENNIFEil LOFEZ 1\t?«'¦ 2\tî5 s 3 WWW.OUTOfWOHT.COM A L\u2019AFFICHE! VERSION FRANÇAISE\tVfR«0NFRANÇAIÉE (T 0 MQUWK CorfRIlOOiOA\tCMinUOOiON' ;KACi CHAHCST Tamaure nous plonge à l\u2019époque légendaire de la fameuse butte, celle des « peintres du bonheur » qui.à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci, ont gravé leur nom pour la postérité : Renoir.Degas, Toulouse-Lautrec, \\\u2019an (iogh.Leur commun dénominateur, outre leurs relations et leur génie?Une femme, Suzanne Valadon, qui s\u2019est retrouvée dans leur lit.Tout comme dans celui d\u2019Érik Satie dont elle a été la grande passion.La flamme que Suzanne V'aladon (1865-1938) a allumée chez ces artistes, à qui elle a tout d\u2019abord servi de modèle, n\u2019est cependant pas son u-nique titre de gloire.La jeune femme s\u2019est elle-même imposée comme peintre.Et elle a été la mère du peintre .Maurice Utrillo, célèbre pour ses représentations de l\u2019aris.À partir de l\u2019histoire de cette figure féminine au centre de l\u2019impressionnisme, l\u2019auteur brosse un tableau (!) de la butte aux temps lumineux de sa légende, décrit sa faune, raconte les nuits sauvages de Montmartre, les spc'ctacles à scandales du Moulin-Rouge avec ses égéries Yvette Guilbert et La Goulue.On découvTe, notamment, que les artistes disposaient d\u2019une «foire aux modèles»: des filles se pavanaient autour de la fontaine de la place Pigalle pour faire valoir leurs charmes auprès des peintres.Toute cette vie fourmillante est joyeusement racontée par le spécialiste des romans historiques, qui a reçu le Grand Prix de la Société des gens de lettres et le prix Alexandre-Dumas pour l\u2019ensemble de son oeuvre.Autre livre dont l\u2019action se passe à .Montmartre : Les mystères du Sacré-Coeur, de Catherine Guigon.Roman d\u2019aventures, roman policier, cavalcade d\u2019épisodes.Les mystères du Sacré-Coeur s\u2019inscrit dans la tradition des feuilletons populaires du XIX® siècle, fertiles en coups de théâtre.Théo, le protagoniste, est un homme heureux.Il possède un petit vignoble sur les pentes de la Butte, alors champêtre.Grâce à l\u2019acclimatation d\u2019un cépage inédit dans ce sol calcaire, il produit un vin qui chante en bouche.11 le sert dans son bar dont les affaires sont excellentes.et où travaille la belle Julie.Sa vie bascule, en 1872, lorsqu\u2019on décide de construire sur la colline surplombant Paris la basilique du Sacré-Coeur.Convaincus que les malheurs de la France (défaites aux mains des Prussiens, guerre civile) venaient de l\u2019impiété générale, certains ont eu l\u2019idée de cette église pour que la population fasse amende honorable.Des personnages qui ont vTaiment vécu (Clemenceau, Freud) sont intégrés au récit, tout comme certains événements (l\u2019inauguration de la tour Eiffel, les funérailles de Victor Hugo).Cela donne au récit un air de réalisme et n\u2019empêche pas le suspense d\u2019être au rendez-vous.HITLER SELON SAN-ANTONIO Changement de registre avec Le dragon de Cracovie, de San-Antonio, qui nous entraîne de Vienne à Munich, de Naples â Cracovie.L\u2019auteur prolifique de 77 ans récidive, pour la 200® fois, avec un roman bien troussé dont le héros est nul autre qu\u2019Adolf Hitler.l\u2019as celui qui a malheureusement traversé l\u2019histoire avec un grand H, mais son petit-fils.Du moins le descendant que lui attribue l\u2019auteur.Si «bon .sangne peut mentir», il en est de même, semble-t-il, des gènes tarés.Adolf Hitler junior se révèle en effet aussi monstrueux que son grand-père, même si sa démesure s\u2019exerce à une échelle beaucoup plus réduite.F\u2019idèle à lui-même, San-Antonio \u2014 Frédéric Dard de son vrai nom \u2014 n\u2019a pas froid aux yeux et ne recule devant rien pour secouer la cage.Dans son dernier roman, son héros opère la synthèse du nazisme et de la mafia italienne.Même r Lise Lachance LLaehance(^lesoleiL nm les services secrets israéliens, le .Mossad, sont de la partie.Les personnages copulent allègrement.L\u2019action, pleine de rebondissements, a quelque chose d\u2019effrayant.Comment s\u2019étonner que certains critiques français parlent de San-Antonio comme du « Balzac de la Tragédie humaine»?La recette mise au point par l\u2019auteur de La Vieille qui marchait dans la mer (scénario porté à l\u2019écran avec Jeanne .Moreau) fait mouche.L\u2019écrivain français a vendu jusqu\u2019à maintenant 2.50 millions d\u2019exemplaires de ses oeuvTes.Le roman Les démons de Bangkoy du Québécois Camille Bouchard nous transporte, lui, dans le Sud-Est asiatique.Pour écrire cet ouvrage, l\u2019auteur a dû effectuer un dangereux travail de recherche dans le milieu des prostituées et des pro.xénètes de la capitale thaïlandaise.Cette démarche lui a permis de découvrir des fléaux comme le marché d\u2019esclaves sexuels, la location d\u2019enfants pour clientèle pédophile, la drogue, la prostitution et les terribles Triades, cette mafia chinoise à laquelle s\u2019attaque le héros, Fabien.Ce dernier est parti de Québec pour rechercher son aîné qui a refait sa vie en Thaïlande.Un drame secret lie les deux frères.FEibien espère que les retrouvailles avec l\u2019idole de son enfance calmeront son esprit.L\u2019univers qu\u2019il découvre n\u2019est pas celui auquel il s\u2019attendait.DES VOYAGES DANS LE TEMPS Certains auteurs nous proposent de voyager dans le temps.C\u2019est le cas d\u2019Henri Gougaud qui, dans Paramour, nous convie à un périple inoubliable dans le .Moyen .Age français.L\u2019histoire commence en 1348, alors qu\u2019Avignon est en proie à la peste et que l\u2019épidémie meurtrière gagne peu à peu le pays.D\u2019entrée de jeu, le lecteur est plongé dans cette horreur.11 la vit d\u2019autant plus que, par la magie du style, il se coule dans cette époque comme dans une seconde peau.Un recueil de contes allégoriques et «Les mystères du Sacré-Coeur» admirables accompagne dans -\u2014-\u2014\u2014- leur fuite, puis dans leur quê- dans ia tradibon des feuilletons te d un sens à la vie, un jeune J., vive\técrivain public, .Mathieu, sa populaires du XIX Siecle soeur Angèle et l\u2019ami de cette dernière, Bernard le troubadour.Leur voyage initiatique est plein de rencontres extraordinaires, d\u2019épreuves, de mystères, de merveilles, de découvertes progressives de la vérité.Parabole lumineuse, PinrawoMr se résume difficilement.Sa profondeur en fait sa richesse.On voit, à l\u2019oeuvTe, le verbe créateur Romancier et conteur, Henri Gougaud dirige la collection « I.a mémoire des sources » aux éditions du Seuil qui publient son roman, le dernier d\u2019une longue liste comprenant notamment L\u2019homme à la vie inexplicable, Les sept plumes de l\u2019aigle.Le L ivre des amours et Paroles de Chamans.Auteur-compositeur-interprète, il a écrit pour Juliette Gréco, Jean Ferrât et Serge Reggiani.Enfin, le préhistorien Jean Courtin, directeur de la recherche au C.NRS de France, nous fait faire un bond de 20000 ans dans le passé &\\ccLe chamane du bout du monde.Mais pas question ici, pour le spécialiste de recherches sous-marines, de nous livrer un long article scientifique, même si son roman reconstitue un monde réel à partir des découvertes effectuées depuis un siècle et demi.Jean Courtin a voulu se faire plaisir et nous transporter à une époque où il aurait aimé vivre.Résultat: l\u2019évocation lyrique d\u2019un âge d\u2019or où vivaient des hommes et des femmes qui, assure l\u2019auteur, nous ressemblent.Roud le chasseur et la jeune Léti font partie du Clan de la Panthère, gardien d\u2019une caverne située près de la .Méditerranée.On interdit aux femmes de contempler les peintures sacrées.Léti insiste, Roud finit par céder.Ils sont chassés.Alors commence une longue aventure.Cela ne vous rappelle-t-il pas l\u2019histoire de la pomme?MyWires m SacrE-^ur i iilfM'rînr Ch l^ut CiOiigaud tes Dênutm 'Suiqikok .MICHEL PEYRAMAURE,ie» escaliers de Montmartre, Paris, Robert Laffont.410p.CATHERINE GUIGON,du Sacré-Coeur, Paris, Seuil, 336p.SAN-A.NTONIO, Le Dragon de Cracorle, Paris, Fleuve Noir, 330p.CA.MILLE BOUCHARD, Les Démons de Bangkok, Mm-tréal, Stanké, 232p.HENRI GOUGAUD, Paniinour, Paris, .Seuil, 208p, .lEAN COURTIN, Le chamane du bout du monde, Paris, Seuil, 392p.t (Quiète LES BEST-SELLERS FICTION 1, L\u2019empreinte de l\u2019ange, Nancy Huston, Actes Sud (6) L Tu m'appartient.Mary Higgins Clark, Albin Michel (4) 3.\tLe roman de Julie Papineau; l\u2019exil, Micheline Lachance.Québec-Amérique (8) 4.\tLe Maître du |iu, John Grisham, Robert Laffont (4) 5.\tLa femme aux melons, Peter Mayle.Nil (10) 6^ La cinquième montagne, Paulo Coelho, Anne Carrière (12) 7.\tLondres: le roman, Ed.Rutherford, Presses de la Cité (2) 8.\tLe pouvoir d\u2019une femme, B.Taylor Bradford, Albin Michel (1) 9.\tLe Zublal, Alexandre Jardin, Gallimard (26) 10.\tLe Dieu des petits riens, A Roy.Gallimard (3) OUVRAGES GÉNÉRAUX 1, Une histoire de la lecture, A Manguel, Actes Sud (7) 2 L'île d\u2019Orléans, Michel Lessard.Homme (9) 3.\tLes manipulateurs sont parmi nous, Isabelle Nazare-Apa.L'Homme (10) 4.\tMarle-Solell, Louise Bourbonnais.Alain Stanké (7) S L\u2019homme descend de l\u2019ourse, Serge Bouchard.Boréal (5) 1st rompilallon de cette tiste est reatisee grâce à In partlrlpaliim des Hhralries Blais (Rtmouskt), Vnugrots, Isillherte, Oameau, Pantoute, OénCrale française.\u2022 F.ntre parentheses Indique le nombre de semaines de parution parmi les best-sellers.18 ans et «Donnez du sang.» Info-Collecte (418) 650-7230 1 800 761-6610 Commandez vos livres chez Reiiaud-Bray Nulls l\u2022X|M'llHIIIS |l.'lll(MII IIU Qlll'ill-c posic iMi nii-ssiigrric 11-888-746-22831 K in.iil siuK» tl\u2022ll.lll
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