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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2005-01-07, Collections de BAnQ.

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[" SKI MÉLANIE TURGEON MET FIN À SA SAISON S 3 DAVID MARTEL D\u2019UN EXTRÊME À L'AUTRE B 1 LE QUOTIDIEN DE LA CAP1T BEC, LE VENDREDI 7 JANVIER 2005 SALUT BONHOMME! LE SOLEIL.ERICK LARBI Bonhomme Carnaval a pris possession de la clef de la Ville, hier matin, des mains du maire Jean-Paul L\u2019Allier, à l\u2019occasion du dévoilement des activités de la 51\u2018 présentation du Carnaval de Québec, qui va se dérouler du 28 janvier au 13 février.En 2005, les organisateurs promettent une présentation des plus ardentes.Bonhomme est arrivé en grande pompe au théâtre Impérial pour le dévoilement de la programmation .C'est sous le thème « Le Carnaval s'enflamme» que se dérouleront les 17 jours de festivités explosives.Les détails en page A 6.30 000 doses du vaccin antigrippal sont encore disponibles au Québec Claude Vaillancourt CVnillanconrt@lesoleil.com ¦ La Direction de la santé publique met tous les efforts pour enrayer l\u2019épidémie de grippe qui s'annonce et rappelle que quelque 30 000 doses du vaccin antigrippal sont encore disponibles pour combattre le fameux virus, qui, cette année, se manifeste d\u2019abord dans l\u2019est de la province pour ensuite se diriger vers Montréal.Cette année, le virus se manifeste d\u2019est en ouest « Nous avons obtenu 1 700 000 doses, cette année, soit 300000 de plus que l\u2019an passé.Il nous en reste encore 30000 de disponibles », avise la porte-parole de la Direction de la santé publique de la capitale nationale, Ginette Langevin.Le vaccin est administré gratuitement aux personnes âgées et aux jeunes enfants de même qu\u2019au personnel des établissements hospitaliers.Régie générale, il suffit de contacter son médecin personnel ou le CLSC du quartier.Pour le personnel de la santé publique, le retour au travail se fait donc sur les chapeaux de roues après la période des Fêtes.« La saison de la grippe a débuté un peu avant le temps », constate Mm' Langevin.Et, curieusement aussi, c\u2019est dans l\u2019est, plutôt que dans l\u2019ouest du Québec, que les résultats des analyses montrent davantage l\u2019apparition de la grippe.Selon le microbiologiste Michel Couillard, du Laboratoire de la santé publique de l\u2019Institut national de santé publique du Québec, 37 % des analyses demandées par les médecins pour vérifier la présence du virus grippal, la semaine dernière, se sont révélées positives en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord.Dans la grande région de Québec, ce pourcentage est de 32 %, alors qu\u2019il est de 31 % dans le Centre-du-Québec (Trois-Rivières).À Montréal, les tests se sont révélés positifs dans seulement 17 % des cas, alors qu\u2019ils atteignent un faible 13 % en Montérégie et 27 % dans l\u2019ouest du Québec (la région de Gatineau).« La souche identifiée est la même que celle pour laquelle nous avons administré les vaccins, soit le A/Fujian H3N2 », se réjouit le microbiologiste.Interrogé par contre sur les personnes qui sont les plus affectées, M.Couillard rappelle que les personnes âgées et les enfants sont les gens qui sont les plus vulnérables à la Voir VACCIN en A 2 ?Cocktail mortel Un jeune Lévisien meurt après avoir mélangé fentanyl et cannabis Elisaheth Fleury EFl eurfi@lesolcil.com ¦ Un adolescent de 14 ans est décédé et un autre repose toujours à l'hôpital après qu\u2019ils eurent mélangé cannabis et fentanyl transdermique (Duragesic), un analgésique plus puissant que la morphine, au cours d\u2019un party qui s\u2019est déroulé la veille du jour de l\u2019An dans une résidence familiale de Lévis.Un autre jeune repose toujours à l\u2019hôpital Quatre adolescents étaient présents à ceparty, qui a débuté le 30 décembre.Selon l\u2019agent François Bisson, porte-parole de la police de Lévis, les jeunes auraient consommé du cannabis dans la soirée du 30 décembre.«C\u2019était une soirée tranquille au cours de laquelle les jeunes regardaient la télévision », a précisé l\u2019agent Bisson.Le lendemain, les jeunes ont continué de consommer du cannabis, mais deux d\u2019entre eux ont mélangé la drogue au fentanyl, un médicament contre la douleur qui se trouvait dans la pharmacie de la résidence familiale.Vendu sous ordonnance, le fentanyl était utilisé par un des parents.Selon le porte-parole de la police de Lévis, les parents étaient absents au moment des tragiques événements, mais savaient quunfxirty se déroulait dans leur résidence.Les policiers se sont rendus sur les lieux après avoir reçu un appel les informant que deux adolescents avaient perdu conscience.À leur arrivée, les ambulanciers ont constaté qu\u2019un des adolescents était en dépression respiratoire.Lejeune homme a été conduit à l\u2019Hôtel-Dieu de Lé-vis, puis transféré au CHUL, où il a rendu l\u2019âme dimanche.Il s\u2019agit de Karl Duchesneau, 14 ans, de Lévis.Quant à l\u2019autre adolescent, il repose toujours à l\u2019Hûtel-Dieu de Lévis.Les médecins ne craignent pas pour sa vie, mais il est probable qu\u2019il conserve des séquelles, notamment au foie.Les policiers n\u2019étaient pas en mesure de dire hier de quelle façon le fentanyl a été consommé par les deux adolescents.Selon nos informations, les deux jeunes auraient ni plus ni moins fumé le produit.La police de Lévis affirme par ailleurs que les adolescents n\u2019auraient pas bu d\u2019alcool le jour des tragiques événements.Le fentanyl transdermique est vendu sous forme de timbres qui libèrent le médicament sur une période de 72 heures.Certains toxicomanes préfèrent ingérer le produit ou se l\u2019injecter à l\u2019aide d\u2019une seringue.Les deux adolescents fréquentaient l\u2019école secondaire Champagnat, à Lévis.Le fentanyl tramtdermique (Duragesic), un analgésique plus puissant que la morphine Voir COCKTAIL en A 2 ?Plus d\u2019information l\u2019âge A 3 L\u2019AIDE DU QUÉBEC AUX VICTIMES DES TSUNAMIS Quatre députés libéraux sur 10 trouvent insuffisant le don de 100000$ SOMMAIRE Agenda\tB\t6 Bandes dessinées B 7 Bourses\tC 4 Bridge\tS15 Chroniqueur Alain Dubuc Décès Horoscope Loteries\tA 5 Météo\tS16 Mot mystère\tB 7 Mots croisés\tB 7 113- -Qg Petites annonces S 12 B 7 Télévision\tB 4 METEO I Mylène Moisan et Simon Boivin MMoisan@lesoleil.com et SBoivin@lesoleil.com ¦ Des députés libéraux reprochent à leur gouvernement d'être trop chiche à l\u2019endroit des pays touchés par les tsunamis.« On fait rire de nous ».déplore l\u2019un deux.Député de La Prairie, Jean Dubuc s\u2019est dit très déçu de l'aide de Québec accordée depuis le 26 décembre, jour où l\u2019océan Indien a semé la mort et la désolation le long de ses côtes.« Ce n\u2019est pas assez, c'est sûr, a-t-il commenté hier II aurait fallu donner au moins un million tr dollars.C'est un désastre sans précédent, le gouvernement ne se serait pas fait critiquer pour ça.Au contraire, on est des gens généreux au Québec.Là.on fait rire de nous autres.» LE SOLEIL s\u2019est livré hier à un sondage téléphonique auprès des députés libéraux, pour connaître leur opinion A QUESTION DU JOUR I | GÜOU\u2019FN PENSEZ-VOUS?Trouvez-vous suffisant le don de 100000$ du Québec aux pays touchés par les tsunamis?ÉCRTVEZ-NOUSÀ opinloïKïi lesoleil.com Dour que votre commentaire soit publié, vous devez fournir votre nom, votre adresse et votre numéro de téléphone.sur les 10(1000 S versés par Québec à la ,\u2018roix-Rouge.A six contre quatre, ils se stint rangés sans réserve derrière leur gouvernement.Tous les députés.ministres compris, ont été contactés.Ceux qui n'apparaissent pas dans le texte n\u2019ont pas accordé d\u2019entrevue, soit par choix ou parce qu\u2019ils étaient dans l'impossibilité de le faire.A l'instar de M.Dubuc, Russell Cope-man et Goeffrey Kelley estiment que Québec aurait pu faire mieux.«Je ne trouve pas que c\u2019est assez.Le message que j\u2019ai livré à mon gouvernement Voir DÉPUTÉS en A 2 ?Plu/d'information l\u2019âges A4 et A 5 V /|Y' Max.-8, min.-12 Plutôt nuageux avec possibilités d\u2019averses de neige.Détails page S16.Accumulation de neige (avant hier) Ce mois-ci : 10,R cm Lan dernier: 10,0 cm Cet hiver 125,7 cm Uhlver dernier 151.2 cm Qotnc, 109- ANNÉE.N 9 FLORIDE, I.R9JUS MONTRÉAL.OTTAWA A7f PLUS TAXES PLUS TAXES 4 ^2?65 7*0007y LES SUITES LE SOLEIL Le vendredi 7 JANVIER 2005 A 2 APPÉTISSANTS MENUS POUR SKIEURS POUR NOUS JOINDRE\t Abonnements\t686-3344 1-866-686-3344\t Carrières et professions\t686-3270 Petites annonces\t844-4444 Promotion\t686-3342 Publicité détaillants\t686-3435 Publicité générale\t686-3270 Rédaction\t686-3394 Renseignements\t686-3233 Fait rarissime pour une station de ski, on ne sert ni poutine ni hot-dogs aux cafétérias du Massif de Petite-Rivière-Saint-François.Le chef Guy Bessone et sa brigade de 35 cuisiniers y veillent depuis 10 ans Dans le cahier Style LE SOLEIL, une division de 3834310 Canada Inc., est publié et édité par LE SOLEIL.410.boul.Charest Est.case postale 1547.succursale Terminus.Québec (Québec) 61K 7J6 LE SOLEIL est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin.bureau 4.à Québec (Québec) G2C ?B4.par Transcontinental de la Capitale, une liliale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315.Montréal (Québec).H3B 3N2 Envoi de publication Numéro de convention 4006502?Seule la Presse canadienne est autorisée i utiliser et à dittuser les informations publiées dans LE SOLEIL ISSN 0319-0730 LA MORT DIGNE Réalisé par Alejandro Amenâbar, nouveau chef de file du cinéma espagnol, La Mer intérieure est favori dans la course à l\u2019Oscar du meilleur film en langue étrangère, et pourrait procurer à l\u2019interprète de Sampedro, Javier Bardem, une seconde nomination à l\u2019Oscar du meilleur acteur.Dans le cahier Cinéma VACCIN Suite de la Une poussée de la LTrippo- « C\u2019est pour cette raison, insiste-t-il, que les médecins commandent davantage d\u2019analyses pour les patients de ces âges.« L\u2019analyse des résultats, par groupe d\u2019âge, ne signifie pas automatiquement que la grippe frappe plus fort chez les aînés parce que plus de gens ont subi des tests dans cette catégorie.» Trois cent quatre-vingt-sept cas de grippe, dont deux combinaient une influenza de types A et B, ont été reconnus la semaine dernière.La plupart étaient de type A.On en dénombre 23chez les bébés de moins d\u2019un an, 16pour les enfants d\u2019un à quîüre ans, 7 pour les cinq à neuf ans, 4 pour les 10 à 14 ans, fi (dont un de type B) chez les 15-19 ans, 22 chez les 20-29 juis, 15 chez les 30-39 ans, 24 chez les 40-49 tins, 17chez les 50-59 ans, 43 (dont 3 B) chez les 60-69 ans, 85 (dont 2 B) chez les La Direction de la santé publique ne veut pas être alarmiste 70-79 ans, 86 (dont 2 B) chez les 80-89 ans, 38chez les plus de 90 ans et un autre, de type B, pour une personne d\u2019âge inconnu.La responsable des communications pour le compte de la Direction de la santé publique ne veut pas être alarmiste.Elle croit que trois ou quatre décès peuvent jusqu\u2019à maintenant être imputables à la grippe, Mais comme le souligne la docteure Geneviève Tremblay, une experte en ce domaine, certaines catégories de gens sont plus vulnérables que d\u2019autres.«Prenez les personnes âgées.Leur temps de résidence dans les centres hospitaliers de soins de longue durée est de deux ans en moyenne.Elles sont en fin de vie et elles sont extrêmement vulnérables.« Je ne constate pas un excès de dé- cès dans les CHLSD», analyse la docteure, qui ne s\u2019alarme pas de la nouvelle publiée dans LE SOLEIL, hier, faisant état d\u2019un septième décès en trois semaines chez les bénéficiaires de la Maison Mare-André Jacques, à East Angus.Quelques-uns de ces décès peuvent être survenus à la suite de complications dues à la grippe.«Chaque année, ajoute la médecin, la grippe cause le décès d\u2019un peu plus de 1 ()()() personnes au Québec.» M\"\u2019' Tremblay signale que des protocoles d\u2019intervention ont été mis au point dans les résidences pour personnes âgées pour éviter d\u2019éventuels transferts dans les hôpitaux en cas d\u2019attaques massives de grippe.« L\u2019isolation fait partie de cet éventail de mesures », précise-t-elle.Et des gestes anodins mais combien efficaces peuvent être posés par chacun pour éviter la propagation de la maladie.Se laver les mains souvent et éviter de tousser directement en face d\u2019une personne en sont deux.COCKTAIL Suite de la Une Ironiquement, les policiers de Lévis avaient rendu visite aux élèves de cette école juste avant les Fêtes pour les mettre en garde contre les dangers liés à l\u2019absorption et au mélange de drogues.« On ne le répétera jamais assez: les drogues, qu\u2019elles soient chimiques ou non, peuvent avoir de graves conséquences.On ne sait jamais comment notre corps va réagir », rappelle François Bisson, ajoutant que les policiers mettront plus d\u2019accent sur leur programme de prévention au cours des prochaines semaines.Le Bureau du coroner a ouvert une enquête afin de déterminer la cause exacte du décès de l\u2019adolescent.Les analyses toxicologiques permettront de savoir quelle quantité de fentanyl a été consommée par la victime.11 n\u2019a pas été possible hier de s\u2019entretenir avec les parents de l\u2019adolescent décédé, ceux-ci étant actuellement à l\u2019extérieur de la région pour préparer les funérailles.Selon l\u2019agent Bisson, « la famille réside à Lévis mais est originaire d\u2019une autre région ».Quant aux parents de l\u2019adolescent hospitalisé, ils rencontreront les journalistes au cours d\u2019un point de presse qui se tiendra cet après-midi au poste de police situé sur le chemin du Sault.Appel aux lecteurs Nous préparons un grand dossier sur l\u2019énergie au Québec.Vous avez trouvé des trucs ou des moyens pour réduire votre consommation d\u2019énergie à la maison, au travail, sur la route ou à la garderie?Nous vous invitons à partager ce savoir-faire avec nos lecteurs.Ecrivez-nous à redaction@lesoleil.com IC\u2019ÉTAIT HIER Seriez-vous d\u2019accord pour modifier vos habitudes de consommation d\u2019énergie?Si oui, comment?Seriez-vous prêts à payer votre énergie plus cher si cela permettait d\u2019améliorer la sécurité énergétique collective à long terme?Nous ferons état de vos réponses à toutes ces questions.A venir dans LE SOLEIL.2002 \u2014 Le couturier français Yves Saint Laurent, 65 ans, annonce son départ de la maison de couture qu\u2019il a fondée en 1962 avec Pierre Bergé.1999 \u2014 À Washington, le juge en chef de la Cour suprême William Rehn-quist et lüü sénateurs prêtent serment et amorcent le procès en destitution du président Bill Clinton.1998 \u2014 Aux îles Canaries, la police espagnole stoppe un projet de suicide de 32 adeptes d\u2019une secte, qui pensaient partir en vaisseau spatial.1996 \u2014 Le bilan d\u2019une tempête de neige, dans l\u2019est de l\u2019Amérique du Nord, dépasse les 109 morts.1992 \u2014 Le régime communiste expulse de Chine les députés canadiens Svend Robinson, Beryl Gaffney et Geoff Scott, qui avaient visité des pro- ches d\u2019opposants emprisonnés.\u2014 En Yougoslavie, un hélicoptère transportant cinq observateurs européens est abattu par l\u2019aviation serbe.1991 \u2014 Envoi de troupes soviétiques en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, pour capturer des ressortissants baltes qui refusent de s\u2019enrôler dans l\u2019armée soviétique.1979 \u2014 Au Cambodge, la dictature de Fol Pot est renversée par des rebelles soutenus par le Viêtnam.1973 \u2014 Aux Philippines, pour se maintenir au pouvoir, Ferdinand Marcos reporte un référendum prévu sur la Constitution.1960 \u2014 À Québec, Antonio Barrette succède à Paul Sauvé comme premier ministre ; l\u2019Union nationale sera battue par les libéraux de Jean Lesage en juin.DÉPUTÉS Suite de la Une plus tôt aujourd\u2019hui, c\u2019est qu\u2019avec 47 milliards $ en dépenses, on est capable de faire plus », a indiqué M.Co-peman au SOLEIL.Tout en précisant qu\u2019il « ne s\u2019agit pas d\u2019un concours », il a ajouté que «comparé aux autres provinces et juridictions, 100 000$, c\u2019est trop modeste ».Son collègue, Geoffrey Kelley, a aussi qualifié de « modeste » la participation de son gouvernement.«Je pense qu\u2019il faut faire plus, a-t-il dit.il faut examiner comment financer cela, mais on voit dans la population une grande volonté de venir en aide et le gouvernement se doit d\u2019y faire écho.» il est impératif que l\u2019État s\u2019engage à long terme dans la reconstruction des pays touchés, a continué M.Kelley, l\u2019as seulement pendant que l\u2019événement fait les manchettes.Il estime que les 100000$ ne sont qu\u2019un premier pas et que l\u2019appui technique du Québec fera grimper la note.« Moi, je vais mettre de la pression sur mon gouvernement parce qu\u2019il faut être très généreux», a assuré M.Kelley, qui a reçu « quelques commentaires» négatifs dans sa circonscription sur l\u2019aide octroyée jusqu\u2019ici.CAUCUS TÉLÉPHONIQUE En début d\u2019après-midi, alors que LE SOLEIL appelait dans chacune des circonscriptions, le parti a convoqué tous les députés disponibles pour un caucus téléphonique en fin de journée.Fâit à souligner, les élus se faisaient de moins en moins bavards au fil des heures et leurs commentaires, moins virulents, comprenaient d\u2019étonnantes similitudes, tant sur le fond que sur les arguments, voire sur les formules utilisées.Une demi-douzaine de députés se sont dits à l\u2019aise avec la réponse du Québec à cette tnigédie sans précédent qui a fait presque 150 000 morts et des millions de sans-abri dans une dizaine de pays d'Asie du Sud-Est.C\u2019est le cas de Karl Blackburn, député de Roborval, qui qualifie le don du Québec de « geste significatif.Je n\u2019ai pas honte de l\u2019aide qu\u2019on apporte, c\u2019est un pas en avant.Il faut voir ça comme un tout, ily a l'argent, mais il y a aussi des gestes tout aussi importants comme les aménagements fiscaux qui permettent d'inscrire les dons dans le rapport de 2004 et les allégements pour l\u2019immigration pour faciliter l\u2019adoption, entre' autres ».Même son de cloche chez Henri-François Gautrin (Verdun), Jean-lierre Soucy (l\u2019ortneuf), Tony Tomassi (LaFbntaine), Daniel Bernard (Rouyn-Noranda-Témiscamingue) et Francine Gaudet (Maskinongé).qui n\u2019ont rien à redire sur l\u2019aide du gouvernement, arguant presque tous que la province était la seule du pays à avoir un fonds d'aide internationale de 7 millionsS.Tous ont salué le « choix » de mettre à contribution l'expertise du Québec pour les infrastructures et la santé, une Elide directe qui pourrait se traduire par l\u2019envoi de travailleurs d\u2019Hydro-Québec ou encore d'infirmières ou de médecins.À ce sujet, M.Dubuc s\u2019inquiète d\u2019un éventuel envoi de personnel médical, en raison de l\u2019actuelle pénurie qui sévit au Québec.Ceux qui sont en faveur d\u2019une telle contribution suggèrent de dépêcher les infirmières et les médecins mis à la retraite prématurément par le gouvernement précédent ou encore les « infirmières au chômage».ÉUint donné que «ça va prendre 10 ans à reconstruire, on va avoir le temps de les aider, souligne M.Soucy.On aura bien le temps de se faire valoir.On n\u2019embarque pas dans la surenchère, c\u2019est correct, je suis à l\u2019aise avec ça.La prudence et la sagesse du Québec vont lui donner raison».Sa circonscription étant aux prises avec une rivière qui fait des siennes, le député constate que ses citoyens « sinistrés » n\u2019ont pas autant la tête en Asie du Sud-Est, « même si je comprends que là-bas, c\u2019est plus problématique».Bien qu\u2019il « trouve que (100 000$) ce n\u2019est pas gros», Maurice Clermont, député de Mille-Îles, se dit confiant que le gouvernement du Québec n\u2019en restera pas là.«D\u2019ici trois, quatre jours ou une semaine, j\u2019aimerais qu\u2019on sache ce qu'on va faire, de quelle manière on va les aider.Pour l\u2019instant, je ne le sais ptis.Je serais surpris que ça reste à 100 000$.Je souhaite que mon gouvernement fasse quelque chose.Il peut faire mieux.» A la Commission jeunesse du Parti libéral, le vice-président, Hugo Delorme, trouve « déplorable » que certains portent un jugement sur «un geste de solidarité posé sans aucune attente de retour» par le gouvernement du Québec.Ce type de soutien international est d\u2019abord et avant tout une responsabilité fédérale, a souligné M.Delorme.Le vice-président soutient aussi que le déséquilibre fiscal empêche le Québec «d\u2019être en mesure d'aider davan-tage».«L\u2019ensemble des Québécois sont conscients des défis que doit relever son gouvernement, a affirmé M.Delorme.Il faut se rappeler que les décisions sont prises en fonction de notre capacité de payer.» Ces derniers jours, le Québec a été pointé comme la province la moins généreuse au pays avec une aide gouvernementale de 1,3c, par habitant.L\u2019Ontario et la Colombie-Britannique ont débloqué respectivement 5 et 8 millions $, et Ottawa songe à bonifier son apport actuel de 80 millions$.Dans l\u2019entourage du premier ministre Jean Charest, on répète que l\u2019aide du Québec en argent sonnant restera à 100 000$, mais que l\u2019envoi de ressources matérielles et techniques augmentera sa participation.On fait aussi comprendre que l\u2019aide accordée n'est pas qu\u2019une question de solidarité internationale devant un drame d\u2019une ampleur inédite.« En Ontario, il y a un million de ressortissants de cet-*te région qui (y) vivent.Au Québec, il n'y en a à peu près pas.Ouïr Haïti, on a mis 5 millionsS et personne d\u2019autre n'a mis une cenne.C\u2019est quoi la logique ?C'est que la communauté haïtienne du Canada est au Québec.|*rin-cipalcment à Montréal.» SOLDES ACTUELS ©O® LES PIÈCES-CLÉS, LES STYLES PURE MODE DE LA SAISON MAINTENANT À PRIX EXCEPTIONNELS ! CONTEMPORAINE\t VESTONS CHICSw ET SPORT\tJUPES LONGUEUR GENOUX Avec ou sans coL zip, boutons ou agrafes 59.\u201d\tDu style sport au style carrière 39.\u201d BLOUSES ET CHEMISIERS Styles unis, rayés, sport ou chic 99 19 PANTALONS SPORT ET 9 À 5 Du velours à la laine 95 39 CONTEMPORAINE PETITE\t\t CHANDAILS COUPE PETITE\tPANTALONS COUPE PETITE\tJUPES COUPE PETITE Du cardigan stretch moderne au V froncé\tDu velours sport au pantalon 9 i 5\tLongueur genoux, de la soie à la laine 10\"\t3095\t3095 J.7.\t\t«3 «r \u2022 TOUS NOS MAGASINS SONT OUVERTS AUX HEURES D'AFFAIRES HABITUELLES simons \u2022 oueBK-,j«s^-foa*B«es:'eiACAeT*L£ v^ut-aïrec \u2022 »»0NTnÊAi(»cr«Ai£.pR>«N*ressTflRjNr»L**u.GWff0ijnL»(N.\u2022 stenenoc** OflR&njncEiESTn* Le vendredi 7 janvier 2005 ACTUALITÉS LE SOLEIL A 3 COCKTAIL MORTEL Un « sport » extrême Certains jeunes sont « fiers » d\u2019augmenter la quantité de drogues qu'ils consomment Pierre-André Normandin PANormandin@le8oleil.eom Mélanger les drogues représente un véritable sport extrême auquel s\u2019adonnent certains jeunes, déplore le directeur du Centre d\u2019aide et de prévention jeunesse (CAPJ) de Lévis, Richard Régin.Il constate que certains adolescents ressentent une fierté à augmenter la quantité de drogues qu\u2019ils ingurgitent.« Ils se disent que la dernière fois, ils ont été capables de prendre trois speeds, alors la prochaine fois ce sera quatre.Mais, ce qu\u2019ils ne savent pas, c\u2019est si la concentration est la même d\u2019une pilule à l\u2019autre, note M.Bégin.C\u2019est pas parce qu\u2019elle a la même couleur et le même dessin dessus qu\u2019elle est aussi forte.» En se droguant ainsi, les jeunes veulent fuir la monotonie de leur quotidien.« Ce qu\u2019ils veulent, c\u2019est un effet rapide », résume Geneviève Lessard.Paradoxalement, une fois gelés, les jeunes se demandent toujours quoi faire.« Mais ils ont l\u2019impression qu\u2019ils font quelque chose en se droguant », rapporte la travailleuse de rue qui œuvre à casser cette mentalité.Plus dangereux encore, certains découvrent les vertus des cocktails, beaucoup plus puissants.Mais aussi, beaucoup plus dangereux.«De la consommation, il y en aura toujours.Le problème, c\u2019est quand les jeunes se mettent à faire des mélanges.Ils combinent des stimulants à des dépres-seurs et c\u2019est là que ça devient dangereux », résume Richard Régin.DE NOMBREUX CAS Les exemples de cocktails explosifs ne manquent pourtant pas.En 2002, une femme de 32 ans est morte d\u2019un arrêt respiratoire après avoir ingurgité du GHB, des amphétamines et de l\u2019ecstasy dans un bar d\u2019Alma.Deux ans plus tôt, un jeune homme de 20 ans s\u2019est noyé après être tombé inconscient dans son bain.Il avait consommé de la bière, de la cocaïne et du GHR.La même année, un jeune de Val-Bélair est décédé d\u2019une intoxication massive de drogue chimique.En un an à Lévis, la travailleuse de rue Geneviève Lessard a vu quelques cas dangereux, mais elle n\u2019avait eu connaissance d\u2019aucun décès.« Il y a eu un coma éthylique et une overdose, mais jamais la mort d'un jeune.» Les intervenants du CAPJ remarquent depuis peu un nouveau phénomène inquiétant chez les jeunes.En fait, ils seraient de plus en plus nombreux à expérimenter des produits inconnus pour se procurer de nouvelles sensations.« Souvent, je demande aux jeunes ce qu\u2019ils consomment et ils me répondent qu\u2019ils ne le savent même pas, déplore Geneviève Lessard.Si au moins ils pouvaient s\u2019assurer de la qualité de ce qu\u2019ils prennent.» L\u2019approvisionnement de ces adeptes de la roulette russe médicale est plutôt facile puisqu\u2019il leur suffit d'ouvrir la pharmacie familiale.Mieux encore, pour répondre à cette nouvelle demande, certains adolescents ont même commencé à vendre les médicaments qu\u2019ils devraient prendre.Le Ritalin, notamment, aurait la cote sur le marché noir dans les écoles secondaires.«Quelqu\u2019un d\u2019hyperactif, ça va le calmer.Mais quelqu\u2019un de normal, ça va le stimuler, remarque M.Bégin.Et souvent, le produit va être mélangé avec de l\u2019alcool.» Et ces produits en libre circulation deviennent alors de véritables bombes à retardement pour les jeunes.Et la prévention peut souvent ne rien y faire, comme en témoigne la témérité des deux jeunes Lévisiens durant les Fêtes.Quelques semaines auparavant, un policier a effectué une présentation à l\u2019école Champ-agnat sur les dangers de la drogue.Force est de constater que la leçon n\u2019a pas porté auprès de deux élèves.« Malheureusement, maintenant, le timing est très bon pour en parler, dit Richard Régin.Je dis \u201c malheureusement \u201d parce que les jeunes ont un exemple frais en tête.» Médicament dangereux pour les moins de 18 ans Élisabeth Fleury EFleury@lesoleil.com Santé Canada ne recommande pas l\u2019utilisation du Duragesic (fentanyl transdermique) chez les jeunes de moins de 18 ans.Dans son Bulletin canadien des effets indésirables d\u2019octobre dernier, il mentionne avoir reçu deux notifications de décès d\u2019adolescents à qui on avait prescrit ce médicament.Dans un des cas, on avait prescrit à une adolescente de 15 ans des timbres de Duragesic 25 (pour 25 microgrammes par heure) pour soulager ses maux de tête chroniques.Elle a été découverte inerte et en dépression respiratoire 21 heures après une première et seule application.Réanimée, elle est morte deux jours plus tard.Dans le deuxième cas, un adolescent de 15 ans à qui on avait également prescrit du Duragesic 25 a été retrouvé en dépression respiratoire 14 heures après l\u2019application du premier timbre.Le fentanyl est un opiacé de synthèse 100 fois plus puissant que la morphine.Commercialisé au Canada depuis 1992, il est indiqué dans le traitement des douleurs chroniques chez les patients nécessitant une analgésie continue.« Les patients et leurs soignants devraient être instruits à reconnaître les symptômes d\u2019une toxicité grave liée aux opioïdes comme l\u2019hypoventilation et le trouble cognitif », écrit Santé Canada dans son Bulletin des effets indésirables du mois d'octobre.«Au Québec, c\u2019est la première fois que j\u2019entends parler d\u2019intoxications Le fentanyl est 100 fois plus puissant que la morphine tcou PHOTOS II SOllll RAŸNA10 UV0I1 Les jeunes rencontrés dans les parcs près de l\u2019école secondaire Champagnat, à Lévis, que fieguentaient les deux victimes, étaient tous au/ait du décès de l'adolescent.Pourtant, plusieurs ne semblaient pas bouleverses du tout par ce drame.Le CAPJ craint la banalisation Pierre-André Normandin PANormandin@lesoleil.com ¦ Le Centre d\u2019aide et de prévention jeunesse (CAPJ) de Lévis craint que les jeunes banalisent la mort du jeune Cari Duchesneau, survenue durant le temps des Fêtes.Pourtant, ce décès lié à la consommation de fentanyl et de cannabis illustre le cocktail explosif que représente le mélange des drogues.«L\u2019impact chez les jeunes autour de l\u2019adolescent décédé va être très fort », estime Richard Régin, directeur du CAPJ.Toutefois, il risque d\u2019être plutôt faible chez d\u2019autres qui pourraient pourtant tirer une bonne leçon de cette mésaventure.« Il y en a qui vont se dire qu\u2019il est mort parce qu\u2019il n\u2019était pas tmgh », prévoit M.Bégin.liées à la pjjise de ce médicament par des jeunes en manque de sensations fortes.J\u2019espère que ce n\u2019est pas une nouvelle mode ! », laisse tomber le D'René Blais, du Centre antipoison.DÉPRESSION RESPIRATOIRE Dans un cas de surdose liée à l\u2019utilisation de fentanyl, il faut d'abord faire respirer la personne, dit le Dr Blais.« Ce médicament a pour effet de provoquer une dépression respiratoire, ex-plique-t-il.On commence par donner de l\u2019oxygène au patient et, s\u2019il y a lieu, on lui donne du Nalaxone comme antidote pour compléter le traitement.C\u2019est quelque chose qui se traite bien si c\u2019est pris à temps.» Claude Rouillard, professeur de médecine à l\u2019Univer-sité Laval, ne se surprend pas que des jeunes aient utilisé le fentanyl de façon « récréative ».« De plus en plus, il y a une banalisation des drogues chimiques.Malheureusement, les jeunes ne les considèrent pas comme des drogues dangereuses.» Selon la pharmacienne Lise Lefeb-vre, consultante pour l\u2019Institut national de santé publique, « le fentanyl n\u2019a pas besoin du cannabis pour causer une intoxication.Mais c\u2019est sûr que les deux ensemble, c'est encore pire».Lorsqu\u2019on mélange le fentanyl et le cannabis, l\u2019effet du dernier est amplifié et dure plus longtemps.Mm' Lefebvre se souvient que des décès ont été rapportés aux Etats-Unis il y a quelques années après que des trafiquants de drogue eurent vendu du fentanyl à des clients qui croyaient acheter de l'héroïne.«Il y en a qui vont se dire qu\u2019il est mort parce qu\u2019il n\u2019était pas \u2018\u2018tough\u2019\u2019», prévoit Richard Bégin, directeur du Centre d\u2019aide et de prévention jeunesse.Seule travailleuse de rue sur le territoire de l\u2019ancienne ville de Lévis, Geneviève Lessard aura la difficile tâche au cours des prochaines semaines de sensibiliser les jeunes au sort des deux adolescents victimes de leur témérité.La travailleuse de rue donne l\u2019exemple d\u2019un jeune mort récemment à cause de la vitesse.Certains ont attribué son décès à son manque de talent comme chauffeur au lieu de prendre conscience du danger.«J\u2019ai été estomaquée d\u2019entendre qu\u2019il est mort parce qu\u2019il était \u201cpoche\u201d au volant », dit Geneviève Lessard.LE SOLEIL a d\u2019ailleurs pu constater le phénomène lors d\u2019une visite des parcs des environs de l\u2019école secondaire Champagnat, à Lévis, que fréquentaient les deux victimes.Plusieurs jeunes, tous au fait du décès de l\u2019adolescent, ne semblaient pas bouleversés du tout.Ils s\u2019interrogeaient plutôt sur le mode d\u2019ingestion de la substance mortelle, le fentanyl.Se sont-ils piqués ?Ont-ils fumé ?Les rumeurs allaient bon train hier.Sillonnant les rues à bord de la caravane La Zone du CAPJ, Geneviève Lessard devra donc confronter les jeunes à leur propre consommation pour leur faire comprendre les dangers qui les guettent.«Je vais leur demander comment ils ont réagi et s\u2019ils ont déjà fait des mélanges comme ça.C\u2019est quand ils font le lien qu'ils comprennent que ce qu\u2019ils ont fait n\u2019était pas brillant », dit-elle.Toutefois, il ne faut pas se tromper, plusieurs seront grandement touchés par ce drame, même s\u2019ils ne connaissaient pas du tout les deux victimes.Les réactions peuvent en effet varier d\u2019une totale indifférence à une plus grande déprime.« Il y en a qui réagissent très mal juste en apprenant qu\u2019un proche a une maladie», rappelle Geneviève Lessard.D\u2019où l\u2019importance d\u2019assurer le suivis des jeunes.D\u2019ailleurs, la travailleuse de rue affirme d\u2019ores et déjà que la mort de l'adolescent et les séquelles avec lesquelles son ami devra vivre le reste de ses jours figureront au nombre de ses sujets de conversations.Ce drame survenu le 31 décembre tombe toutefois à un bien mauvais moment.Six jours après la mort du jeune, le CAP.l apprenait tout juste hier ce nouveau cas de consommation abusive de drogues.A peine de retour des vacances des Fêtes, la travailleuse de rue Geneviève Lessard a immédiatement entrepris une nouvelle tournée de « ses places » pour parler aux jeunes.De plus, l\u2019hiver représente une période beaucoup plus difficile pour rencontrer des jeunes pour la simple et bonne raison qu\u2019ils sortent moins souvent dans les parcs.En décembre, Geneviève Lessard a rencontré environ 120 jeunes, alors qu\u2019elle en voit habituellement près de 200 chaque mois.Le fentanyl, populaire en Europe, pas au Canada Élisabeth Fleury EFleury@lesoleil.com Si le fentanyl est de plus en plus populaire auprès des trafiquants et des toxicomanes d\u2019Europe et d\u2019Asie, il semble que ce ne soit pasde cas au Québec et au Canada.Ni la GRC.ni la Sûreté du Québec, ni la police de Québec, ni la police de Lévis n'ont entendu parler du fentanyl comme d\u2019une drogue prisée par les trafiquants et les toxicomanes.En Europe, les autorités s\u2019inquiètent de la croissance du trafic de fentanyl.« Récemment, des saisies ont été rapportées dans quelques pays bordant la mer Baltique et dans la F\u2019édération de Russie.La Suède a effectué deux saisies de fentanyl en 2002 et 23 en 2003.En Estonie, le fentanyl est apparu sur le marché des drogues en tant que substituts de l\u2019héroïne à la fin de l\u2019année 2001.(.) L\u2019OICS a rapporté une récente saisie de 41 kg de fentanyl en Ukraine et le démantèlement de trois laboratoires où la substance était synthétisée », peut-on lire dans le Rapport 2004 sur l\u2019état du phénomène fie la drogue dans l\u2019Union eurojjéennr et en Norvège.« La vigilance est de mise étant donné que cette drogue peut passer inaperçue, en particulier si elle est mélangée à de l\u2019héroïne pour augmenter sa puissance globale, est-il en- core écrit.En outre, certains rapports isolés signalent l\u2019usage de produits dérivés du fentanyl.i\u2018ar exemple, en Grèce, (.) des consommateurs de drogue ont extrait du fentanyl de timbres analgésiques Durogesic.» Le mystérieux gaz utilisé par les forces russes contre les terroristes lors de la prise d\u2019otages dans un Théâtre de Moscou était un dérivé du fentanyl.Quelque 127 des 129 otages qui avaient trouvé la mort avaient succombé aux effets de ce gaz.Les 25 membres de l\u2019Ordre du Temple solaire qui ont péri dans le chalet suisse de Salvan avaient ingurgité un cocktail mortel composé de trois médicaments, dont le fentanyl.SAVARD 2485, chemin SaintUouis, Sillery *\t418 653*3115 TPt\tueui Attendent mb tente (a utlutien de Ujeut t&luiifo dimpedAtien et mb netbe sé/eetten de menthe* Pendentif en or 18 carat» blanc, >«fti d'un« P*rW noir» facetté* de Tahiti et de diamant» Zû% À $6% Création Héténe Savard ACTUALITÉS LE SOLEIL Le VENDREDI 7 JANVIER 2005 A 4 RAZ-DE-MARÉE DANS L\u2019OCÉAN INDIEN Unis dans une course contre la montre La conférence de Jakarta s\u2019entend sur l\u2019urgence de l\u2019aide Mikk Corder Associated Press ¦ JAKARTA (AR) \u2014 Dans leur déclaration finale, les dirigeants des pays et organisations participant à la conférence extraordinaire de Jakarta se sont engagés hier à travailler ensemble pour aider les régions riveraines de l\u2019océan Indien dévastées par les tsunamis du 2(5 décembre, soulignant qu\u2019ils devaient gagner une course contre la montre afin de secourir les rescapés avant qu\u2019ils ne succombent à des épidémies.Le secrétaire général de l\u2019( )NU, Kofi Annan, a exhorté les donateurs à verser immédiatement les milliards qu\u2019ils ont promis.Le bilan de 150 (MH) morts pourrait doubler si des maladies apparaissaient dans les camps de réfugiés bondés, faute de conditions sanitaires convenables, a-t-il prévenu.Pendant une journée, les dirigeants d\u2019une vingtaine de pays \u2014 sinistrés ou donateurs \u2014 se sont rassemblés en Indonésie, où la vague géante s\u2019est montrée la plus meurtrière.Près de 4,9 milliards $ ont déjà été promis pour aider les rescapés.L\u2019ONU souhaite que, contrairement à ce qui s\u2019est produit après d\u2019autres catastrophes naturelles, les généreux donateurs tiennent parole.Dans leur déclaration finale, les délégués se sont engagés à mettre sur pied un système d\u2019alerte aux tsunamis dans l\u2019océan Indien \u2014 système qui n\u2019existe pas encore \u2014 pour que les habitants des zones côtières aient le temps de se réfugier en hauteur lors du prochain raz-de-marée.«Ce ravage sans précédent requiert une réaction mondiale sans précédent pour aider les gouvernements nationaux à faire face à une telle catastrophe », estiment-ils dans leur déclaration conjointe.D\u2019après eux, la reconstruction pourrait prendre jusqu\u2019à 10 ans.Kofi Annan a demandé aux pays donateurs de canaliser 2,1 milliards S vers les Nations unies pour l\u2019assistance humanitaire, dont 1,2 milliard d\u2019aide d\u2019urgence.Organisée par (\u2019Association des nations d\u2019Asie du Sud-Est (ASEAN), qui regroupe 10 pays, la conférence s\u2019était ouverte hier matin par une minute de silence en hommage aux victimes.« Des communautés entières ont disparu », a souligné Kofi ;\\nnan.« Le désastre a été si brutal, si rapide et si étendu que nous luttons toujours pour le comprendre.» Dour le secrétaire général de l\u2019ONU, il faut que « les promesses (de dons) soient converties en cash rapidement (.) C\u2019est une course contre la montre ».BILAN Le responsable onusien a en outre déclaré que le bilan des victimes de la catastrophe risque de dépasser les 150 000 morts.Pour l\u2019heure, le bilan officiel provisoire s\u2019élève à au moins 140 000 morts, dont 94 200 rien qu\u2019en Indonésie et des milliers de disparus dans les pays riverains.«Cent cinquante mille personnes courent un risque extrême si une épidémie se déclenche dans les régions affectées », a averti le Dr Lee Jong-wook, directeur général de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).Pour le président indonésien Susilo Hambang Yudhoyono, les tsunamis du 20 décembre sont « la catastrophe naturelle la plus destructrice, de mémoire d\u2019homme ».VULNÉRABLES « Nous ne devons plus jamais nous retrouver aussi vulnérables et aussi exposés », a lancé le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Surakiart Sathirathai.« Il est tout à fait prouvé qu\u2019une alerte 10 minutes à l\u2019avance peut sauver des centaines de vies.» Le président indonésien, Susilo Bam-bang Yudhoyono, a souligné qu\u2019il ne fallait pas regarder à la dépense pour mettre en place un système d\u2019alerte aux tsunamis.«En tant que communauté internationale, nous ne devons pas compter aujourd\u2019hui combien ça coûte, afin qu\u2019à l\u2019avenir nous n\u2019ayons pas à compter les vies perdues».Tokyo entend contribuer à la mise en place de ce type de système d\u2019alerte, qui existe déjà dans l\u2019océan l\u2019aeifique.Par ailleurs, les délégués de Jakarta ont souhaité dans leur déclaration finale que les Nations unies coordonnent l\u2019aide humanitaire aux pays sinistrés.Washington qui, après les tsunamis, avait voulu remplir cette mission avec d\u2019autres pays, a reculé.Le secrétaire d\u2019État américain, Colin Powell, a dit hier que les États-Unis laissaient l\u2019ONU s\u2019en occuper.Les délégués se sont engagés à mettre sur pied un système d\u2019alerte aux tsunamis dans l\u2019océan Indien REUTERS Les militaires canadiens sont partis hier de la hase de Trenton, en Ontario, emportant des rares et du matériel.La DART s\u2019envole finalement pour le Sri Lanka Sue Bailey Presse canadienne TRENTON, Ontario (PC) \u2014 Des membres de l'Équipe d\u2019intervention en cas de catastrophe (DART) des Fbrces armées canadiennes ont quitté hier la base militaire de Trenton, en Ontario, en direction du Sri Lanka, emportant avec eux l\u2019approvisionnement et le matériel nécessaires afin de venir en aide à la population de ce pays frappé par les tsunamis du 26 décembre.Plus tôt en journée, un appareil chargé de tonnes de matériel avait précédé la DART, alors que la mission de secours canadienne, dotée d\u2019un budget de plusieurs millions de dollars, se mettait finalement en branle.Le premier avion transportait des centaines de palettes d\u2019eau embouteillée, plusieurs véhicules de transport, des fournitures médicales «insi que d'autre matériel n\u2019ayant pour l\u2019essentiel pas serv i depuis le précédent déploiement de l\u2019équipe, en 1999, à la suite d\u2019un tremblement de terre en Turquie.Les 200 membres de la DART passeront au moins six semaines au Sri Lanka, où plus de 30 000 personnes ont péri après que d\u2019immenses vagues provoquées par un tremblement de terre survenu dans l\u2019océan Indien eurent frappé la rive, emportant tout sur leur passage.Le ministre de la Défense nationale.Bill Graham.dont l\u2019arrivée à la base de Trenton depuis Toronto a été retardée par des chutes de grésil et de neige.a prononcé une brève allocution en présence des membres de la DART, avant le départ de ce?derniers à bord d'un appareil Airbus.« Une tâche difficile vous attend », a-t-il déclaré.FIERTÉ «Je suis fier de vous, a ajouté le ministre.Et je sais que les Canadiens seront fiers de votre travail.» À la suite de son intervention, M.Graham s'est mêlé aux troupes, leur souhaitant bonne chance et acceptant de se faire prendre en photo avec eux.La plupart des membres de l'équipe ont quitté le Canada hier, les autres devant les suivre dimanche.La DART sera déployée à Ampara, le long de la côte sud-est du Sri Lanka.secteur durement touché où plus de 10 (MM) personnes ont péri et quelque 150 (MM) autres sont actuellement sans domicile.Une équipe de reconnaissance se trouve déjà sur place afin d\u2019évaluer l\u2019état des routes, dont plusieurs ont été emportées par les flots, rendant les transports très difficiles.L\u2019équipe de l\u2019armée canadienne passera six semaines en Asie du Sud AP &>OS9 \u2019 '\u2022 Un petit réfugié sri-lankais se tient devant un camion de la Croix-Rouge.Elan québécois vers l\u2019adoption internationale Les organismes sur le terrain ferment la porte, pour le bien des enfants Louise Lemieux LLcmieux@lesoleil.com Depuis le 29 décembre, le Secrétariat à l\u2019adoption internationale du Québec a reçu 116 appels, trois fois plus que d'habitude, de la part de parents prêts à offrir leur cœur et leur maison à un enfant orphelin victime des tsunamis du 26 décembre.En Allemagne, l\u2019association d\u2019adoption internationale Terre des hommes a reçu 10 fois plus de demandes sur les orphelins étrangers depuis le 26 décembre, date des tsunamis meurtriers.Les Québécois \u2014 et les Allemands \u2014 auront beau avoir le cœur sur la main, il est hors de question d\u2019envisager l\u2019adoption internationale des enfants victimes des tsunamis dans le Sud-Est asiatique pour le moment.Si adoption de ces enfants il y a, ce ne sera pas avant deux ans.L\u2019adoption par un membre de la famille élargie de l'enfant habitant le Québec pourrait faire exception à cette règle.Deux ans, c\u2019est le temps qu'il faudra aux autorités des pays concernés pour s'assurer que les enfants sont bel et bien orphelins.Les autorités s\u2019attendent à ce que la plupart des enfants soient pris en charge par la famille élargie ou les orphelinats du pays.De toute façon, une adoption trop hâtive serait néfaste pour les enfants.rendrait problématique leur attachement à leurs parents adoptifs, explique Michelle Bernier, travailleuse sociale spécialisée en adoption internationale.« Ce serait prématuré de transplanter ces enfants au Québec maintenant.Ils ont autre chose à vivre, et pour cela ils doivent être maintenus dans un milieu de vie qu\u2019ils connaissent.Ils ont bien assez de vivre leur deuil.Ce serait irresponsable de les changer de culture et de climat.Une adoption maintenant, c'est seulement à l\u2019adulte que cela ferait plaisir.» De plus, ajoute M'*' Bernier, une adoption internationale, ça ne se fait pas sur le eoup de l'émotion.« Les enfants le sentiraient, en voudraient rapidement à leurs parents adoptifs », souligne la travailleuse sociale.Le choix du pays de l\u2019enfant à adopter doit aussi être mûrement réfléchi.Mardi, la ministre des Relations avec les citoyens et de l\u2019Immigration.Michelle Courchesne, avait déclaré que le Québec pourrait accélérer le processus d\u2019adoption d\u2019orphelins victimes des tsunamis par des familles québécoises.C\u2019était mal connaître le dossier de l\u2019adoption internationale.Hier, le Secrétariat à l\u2019adoption internationale a rappelé par voie de communiqué que « le Québec adhère aux lignes directrices établies par la communauté internationale quant à l\u2019aide devant être fournie aux enfants en cas de catastrophe naturelle ».Ces règles prévoient que l\u2019adoption est la dernière solution envisagée pour ces enfants, et deux ans doivent s\u2019écouler avant qu\u2019on y ait recours, pour s\u2019assurer que l\u2019enfant est bel et bien orphelin.De toute façon, l\u2019Indonésie, le pays le plus frappé par les tsunamis, a interdit la sortie du territoire aux enfants de moins de 16 ans et limité l\u2019adoption par des étrangers à ceux vivant dans le pays depuis au moins deux ans.La Thaïlande, de son côté, n\u2019accepte plus de dossiers d'adoption depuis 2003, l'Inde est fermée à l\u2019adoption internationale et, en Malaisie, seuls les étrangers résidant sur place peuvent adopter.NÉCESSAIRES ENTENTES Pour procéder à des adoptions internationales, il faut des ententes entre les pays.Or, actuellement, il n\u2019existe aucune entente entre le Québec.l'Indonésie et le Sri Lanka, précise Dominique Breton, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux.« Dans les pays musulmans soumis aux principes du Coran, l\u2019adoption n\u2019existe pas.Ces pays ne sont donc pas ouverts à l'adoption internationale.I\\mr les autres pays, on ne peut pas arriver avec nos gros sabots.Il faut surtout minimiser le déracinement de ces enfants, ils sont déjà assez traumatisés comme ça», dit M\" Breton.La meilleure façon d'aider les enfants de l'Asie du Sud-Est.c\u2019est encore de faire une contribution aux différents organismes.L\u2019AMIE, par exemple, un organisme voué aux enfants dont ceux du Sri Lanka et basé à Québec, recueille les dons depuis le début de la semaine (1 877 653-2409 ou www.amie.ca) Sur les 729 adoptions internationales au Québec l'an dernier.27 enfants sont arrivés devFhaïlande et 351 de Chine. Le vendredi 7 janvier 2005 LE SOLEIL ACTUALITÉS A 5 RAZ-DE-MARÉE DANS L\u2019OCÉAN INDIEN REUTERS La force du raz-de-marée a été telle que des cercueils enterrés dans le cimetière du rillage de Pandiruppu au Sri Lanka ont été déplacés jusque sur la plage.> v* %.111 [ -1 Réfugiés dans l\u2019attente Karim Benessaieh La Presse «J\u2019ai peur.Il y a deux cadavres dans notre maison et il faut aller les sortir de là.Vous ne voulez pas venir avec nous?» Sitiramman, une jeune fille de 16 ans toute menue et parquée depuis une semaine dans un vaste camp de réfutés au nord de l\u2019Indonésie, n\u2019arrivait pas à se résoudre, hier, à aller accomplir cette tâche peu ragoûtante.On la comprend.Elle et son père Abubaccar, les seuls survivants d\u2019une famille qui comptait six membres, cherchaient par tous les moyens à se rendre à leur village, Lampasa Kota, en banlieue de Banda Aceh, détruit par un tsunami.À cet endroit les attend leur maison dévastée, dans laquelle on leur a dit la semaine dernière qu\u2019il y avait les corps de deux étrangers.Sitiramman explique en anglais et en arabe, deux langues qu\u2019elle maîtrise honnêtement, qu\u2019il faut «absolument nettoyer la maison ».Impossible, au-delà de cette réponse, de comprendre pourquoi elle ne laisse pas cette tâche aux militaires qui s\u2019activent depuis plus d\u2019une semaine dans le secteur.Cette hâte est d\u2019autant plus incompréhensible qu\u2019elle et son père ne comptent pas se réinstaller dans la maison.«Vous avez une voiture?Vous pouvez nous accompagner?Il nous faut des bras, tous nos amis sont morts.» Le père sort des gants et un masque de chirurgien pour montrer qu\u2019il a les outils nécessaires.Même s\u2019ils sont dans le dénuement le plus complet, le père et la fille se font un devoir d\u2019offrir à boire et à manger aux étrangers qu\u2019ils accueillent pour quelques minu- tes sous leur tente.11 faut malheureusement refuser, les risques de contamination sont trop grands.Chaque jour, la vingtaine de réfugiés groupés sous une bâche de plastique reçoit trois kilos de riz.A peine 150 grammes par personne.« Nous n\u2019avons pas d\u2019argent, alors nous mangeons une fois par jour, explique Sitiramman.Parfois, quelqu\u2019un nous donne un poisson ou des légumes.» Sitiramman et Abubaccar sont parmi les quelque 60 000 réfugiés installés dans des camps de fortune autour de Banda Aceh.Leur camp.Matai, est probablement le mieux équipé de la région.Les 3000 personnes entassées dans des tentes reçoivent la visite régulière de travailleurs humanitaires qui leur apportent de l\u2019eau, des vivres et des vêtements.Us ont même droit à toute une escouade de médecins, 26 Jordaniens qui se sont installés à deux pas, dans les locaux abandonnés de la télévision nationale indonésienne, TVR1.Quel lien entre la Jordanie et l\u2019Indonésie ?Aucun, convient le médecin en chef du groupe, Hani Shakatre, si ce n\u2019est Invocation proverbiale des Jordaniens pour l\u2019aide internationale.« Nous avons des groupes de médecins entre autres au Sierra Leone, au Liberia, dans la bande de Gaza, en Afghanistan et à Fallouja.Nous sommes un petit pays qui a des ressources limitées, mais nous faisons beaucoup pour venir au secours des autres.» La situation de « ses » réfugiés, convient-il sans détour, est « mauvaise, inacceptable ».Et il s\u2019agit du meilleur camp de la région.« Il n\u2019y a pas de toilettes, il y a des déchets partout.Nous avons été obligés de fermer les robinets des conte- neurs, les gens gaspillaient l\u2019eau pour n\u2019importe quoi, des douches, nettoyer leurs chaussures.» MANTEAUX ET GANTS EN SURPLUS Devant une porte grillagée, une foule s\u2019est amassée.Dans la pièce fermée, on aperçoit des ballots de vêtements, gracieuseté de donateurs internationaux.Un adolescent a arraché une longue branche et tente de subtiliser une pièce de vêtement.Tout à coup, on entend des vivats : il a réussi à attraper un objet précieux, un drap.Les femmes se l\u2019arrachent avant que l\u2019une d\u2019elles réussisse à quitter les lieux avec son butin.Autour des gens, des dizaines de vêtements traînent sur le sol, certains complètement incongrus: des manteaux, des bottes fourrées, des gants.Un petit garçon porte un chandail arborant le numéro 10 et le nom du footballeur français Zidane.Une fillette a mis la main sur un chandail italien arborant le message : « We are the members of the marine club».«C\u2019est un grave problème : les gens envoient un peu n\u2019importe quoi comme vêtements, et beaucoup d\u2019entre eux sont inutiles ici, précise Mona Laczo, coordonnatrice d\u2019Oxfam, que nous avons accompagnée hier.En fait, les réfugiés ici ont besoin de sous-vêtements et de soutiens-gorge.Et d\u2019argent.» À Banda Aceh, Oxfam a pris trois camps de réfugiés sous son aile et se consacre essentiellement à une tâche : installer des latrines.Après Matai, il est temps de visiter un autre camp, Anak Banghar.Dès le premier coup d\u2019œil, on constate que les 320(1 réfugiés sont dans une situation plus que précaire.Les 150 grammes de riz deviennent ici à peine 100 grammes.Des groupes d\u2019une quarantaine de personnes sont protégés par de pitoyables toiles de papier ciré.Tous ces réfugiés sont des fermiers et des pêcheurs provenant d\u2019une île au nord de Sumatra, PuloAceh.Il n\u2019en reste pratiquement rien, dit un jeune homme de 19 ans, Mustadha.«Nous ne pourrons plus revenir, il n\u2019y a plus de maison, plus de ferme, rien.L\u2019île a été coupée en trois, la mer a laissé des rivières de 100 mètres.J\u2019ai perdu trois frères.Maintenant, je suis bénévole.J\u2019aide les autres comme j\u2019aurais voulu aider mes frères.» Mustadha fait partie de ces petits groupes de réfugiés qui ont décidé d\u2019améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens.Il a procédé jusqu\u2019à mercredi à un recensement et commençait hier la construction de latrines.« Je finis tard, alors je dors parfois dehors, sur une table, pour ne pas réveiller ma famille sous la tente », explique-t-il.À Matai également, quelques réfugiés ont décidé de prendre les choses en main.Sur la pelouse, au moment de notre passage, une jeune femme voilée avait repris son ancien rôle de maîtresse d\u2019école et donnait un cours à une vingtaine d\u2019enfants.En la voyant, Sitiramman avoue regretter par-dessus tout la destruction de sa propre école, la Islamic Boarding School.«Je veux aller au Caire étudier, à l\u2019Université Al-Azhar, annonce-t-elle.Ou encore au Canada.Vous pouvez m\u2019emmener?» ports à céder sur .\u2018JS alors que la politique fédérale de cession arrive à son terme l\u2019an prochain.« La politique de cession des ports est destinée à des intérêts locaux qui veulent faire l\u2019acquisition d\u2019un port par l\u2019intermédiaire d\u2019un décret du gouvernement provincial.Mais on ne peut négocier s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019interlocuteur.D\u2019autres dossiers avancent comme celui de l\u2019ointe-au-l\u2019ie dans Charlevoix », a ajouté le porte-parole.Le ministre fédéral des Transports, Jean Lapierre, doit se rendre dans la région au cours des prochaines semaines, d\u2019ici la fin de janvier.Au cabinet du ministre à ( Htawa, aucune date n\u2019a toutefois encore été confirmée pour ce voyage où risquent de s\u2019entremêler les questions portuaires, la rénovation des infrastructures aéroportuaires et le financement conjoint du prolongement de l\u2019autoroute 20 vers l\u2019est.« IMur nous, c\u2019est une heureuse nouvelle.Notre premier choix était que ces installations demeurent de propriété gouvernementale, fédérale ou provinciale.Lors d\u2019une rencontre vers le 15 décembre, la ministre déléguée aux Transports du Québec Julie Boulet nous avait dit que l\u2019annonce serait faite en janvier par le gouvernement fédéral », a rappelé Jacques Michaud, président de la Corporation de développement du parc portûaire de Gros-Cacou na.À Matane, la décision fédérale est aussi bien accueillie.Le port en eaux profondes nécessite un entretien régulier et la Ville de Matane a toujours soutenu qu\u2019elle n\u2019avait pas les fonds nécessaires pour assumer cette charge.«C\u2019est une bonne décision.Nous sommes doublement satisfaits parce que c\u2019est une infrastructure que nous n\u2019avions pas les moyens d\u2019assumer.Il n\u2019en était pas question, hir ailleurs, le port est important pour nous parce que c\u2019est un outil de développement régional majeur», a commenté Linda Cormier, mairesse de Matane.tout autre que pour la cession des aéroports y' .fT.\u2014T* COLLABORATION SPÉCIALE NAOMIE BRIAND Le port de (laupé, comme d'autres, restera sous la houlette fédérale.L \\ \u2018J T ^ A »\t« » .i_______; Le ski se porte très bien dans Charlevoix Sylvain Desmeules Collaboration spéciale PETITE-RIV1ÈRE-SAINT-FRANÇOIS \u2014 Dans Charlevoix, les deux stations de ski roulent à un train d\u2019enfer, à peine perturbées par les quelques journées de pluie.Et si la santé des stations de sports de glisse est équivalente à la performance touristique, la région a connu de beaux moments aux premiers jours de l\u2019hiver, avec des hausses générales de 14% au Massif depuis son ouverture.Un plancher de neige de 237 centimètres en date du 3 janvier au Massif, ça veut tout dire.La station connaît des hausses de 17 % uniquement pour la période des Fêtes, des chiffres qui réjouissent la direction.« Nous avons eu deux jours de pluie, mais nous avons toujours eu des 1U centimètres de neige le lendemain qui nous ont sauvés.Nous sommes très heureux de l\u2019achalandage actuel et nos skieurs et planchistes sont satisfaits des conditions », confie Isabelle Vallée, chef du service des communications au Massif.Bonne nouvelle également pour les sportifs plus expérimentés avec l\u2019ouverture promise, si les conditions le permettent évidemment, de la Charlevoix à la mi-janvier.La piste du Centre national d\u2019entraînement n\u2019a toujours pas été ouverte au public.Quant au reste du domaine skiable, le Massif jongle avec les lût) % de disponibilité pour ses 42 tracés.La situation est semblable au mont Grand-Fonds, avec l\u2019ouverture des 14 pistes en montagne et de 140 des 100 kilomètres de ski de fond.Au 4 janvier, c\u2019est plus de 185cen-timètres de neige qui recouvraient le domaine skiable.«Ça se maintient et nous avons même une légère augmentation au niveau des revenus, mais pour le nombre de skieurs, il faudra attendre encore un peu avant de donner des chiffres », confiait la dg de la station, Caroline Dion.Un forcené perturbe la circulation à Lévis ¦ Un homme a tenu en haleine les policiers de Lévis pendant 45 minutes, hier midi.Menaçant de se suicider à l\u2019aide d\u2019un couteau de cuisine, le forcené a bloqué la circulation sur la route Président-Kennedy, causant un important bouchon de circulation.En matinée, l\u2019homme appelle les policiers pour les avertir qu\u2019il compte mettre fin à ses jours.Lorsque lès Eigents arrivent à son domicile, ils remarquent que l\u2019individu est à bord de sa camionnette.Ils le prennent en filature afin de s\u2019assurer qu\u2019il ne tente pas de mettre fin à ses jours en percutant un autre automooiliste.L\u2019individu s\u2019immobilisera finalement en face du garage Autopneu Au-clair, où un négociateur le convainc finalement de remettre son arme blanche.Pierre-André Normandin Une courte liste de rappels.Faire carrière dans le domaine de la santé et des services sociaux, équilibrer vie privée et professionnelle: on vous rappelle que c'est possible en Outaouais.^ Plus de postes permanents à temps plein.Ÿ Un portrait économique au-dessus de la moyenne québécoise.Des possibilités de carrière et d\u2019avancement en français pour vous et votre conjoint.V\" Un milieu de travail urbain ou rural où toutes les spécialités médicales sont exercées.Ÿ\" À deux heures de Montréal, à deux minutes d\u2019Ottawa.Ÿ Une vie culturellement stimulante.y Une généreuse nature à votre portée.Tout y est.santeoutaouais.qc.ca Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux ____ Québec S n Outaouais Le vendredi 7 janvier 2005 LE SOLEIL A 13 EDITORIAL l'Ttst.i.al .1 K.ht.»r AM>KE PROYENCHEK itdteUur ekif YVES HELLEKLEI K IHrrttnr é4 l odü rial PIEKKE-I\u2019AUL NOHEAU l>m,1, ur lit l iV\t» EHANVOIS liOl'HUl'E Entre terrorisme et illégitimité w\tDepuis le début de l\u2019année, les attentats \\M\t||j Sünt plus meurtriers que jamais en Irak.Chaque jour, des dizaines tie personnes I\t1 s\u2019ajoutent à la liste des victimes de la fo- lie tueuse des terroristes.Leurs cibles |f\tprivilégiées : ceux qui sont associés au projet des Américains de tenir des élec-^ lions le 30 janvier prochain.Le dilemme qui se pose est aussi simple que difficile Pierre-Paul à trancher.Reporter le scrutin et démon-Noreau trer ainsi que l\u2019action terroriste est effi-ppNiireauQiesuieiicum cace ou tenir un vote auprès d\u2019une portion seulement de la population irakienne et remettre ainsi en question la légitimité même de l\u2019exercice et des futurs élus.Evidemment, le respect de la vie humaine impose d\u2019emblée de condamner toute action terroriste.Tout particulièrement quand certains de ces gestes assassins sont de froides et sordides exécutions d\u2019otages filmées pour alimenter encore un peu plus le climat de terreur.Aucune religion digne de ce nom, ni aucune conviction politique sensée ne peut justifier pareil comportement.Le terrorisme pratiqué en Irak est le fait d\u2019extrémistes fanatiques qui agissent en détournant les consciences, tout particulièrement celles de jeunes kamikazes, sacrifiés au profit d\u2019un pouvoir que ces ténors espèrent récupérer pour eux-mêmes.L\u2019islamisme est utilisé comme prétexte et n\u2019a rien à y voir.La recette est connue.Est-ce à dire qu\u2019il n\u2019y a d\u2019autre choix que de garder le cap, coûte que coûte, sur la tenue d\u2019un scrutin qui vise avant tout à permettre aux Américains de commencer à sortir du bourbier dans lequel ils se sont profondément enfoncés avec cette guerre en Irak?La réponse affirmative ne s\u2019impose pas.Bien sûr, il est souhaitable que les Irakiens se choisissent eux-mêmes, le plus rapidement possible, un gouvernement de façon libre et démocratique.C\u2019est ce qu\u2019expriment les dirigeants des pays occidentaux et ceux des pays voisins de l\u2019Irak en appuyant la démarche américaine.Mais il est pour l\u2019instant loin d\u2019être assuré que la passation des pouvoirs à un gouvernement irakien permettra d\u2019enclencher le départ des soldats de George W.Bush et surtout la fin de la mainmise américaine sur la politique intérieure de ce pays arabe.La légitimité du gouvernement élu le 30 janvier sera contestée, surtout si les Irakiens sunnites respectent le mot d\u2019ordre du boycott électoral, que ce soit parce qu\u2019ils ne veulent pas mettre leur vie en danger en participant au scrutin ou parce qu\u2019ils ne croient pas à la validité du processus.La frustration ne disparaîtra donc pas et continuera d\u2019alimenter le terrorisme.Devant le chaos qui prévaut et qui s\u2019accentue avec l\u2019approche de la date butoir du 30 janvier, des voix irakiennes modérées n\u2019ont pas caché leur perplexité devant la possibilité de faire participer un nombre significatif de citoyens au scrutin.La situation sécuritaire a notamment été qualifiée d\u2019intenable.Ne vaudrait-il pas mieux, quitte à donner l\u2019impression d\u2019avoir cédé au chantage terroriste, de faire un pas en arrière, de reporter le scrutin, et de chercher à travers l\u2019ONU un dialogue plus large et un scénario électoral plus prometteur?L\u2019actuelle escalade de la violence qui laisse craindre l\u2019apocalypse pour la fin janvier le suggère.Mais, en même temps, une autre force exerce une pression non moins grande sur le président George W.Bush pour qu\u2019il s\u2019accroche à cette date du 30 janvier.Elle vient des familles des soldats américains qui voient le nombre de ses blessés et de ses morts grimper quotidiennement.Elles exigent qu\u2019un geste majeur soit posé pour que commence enfin la phase du désengagement.O \u2018SAlSori IA\t6Af SON FiClbJ.% Y '\u2022104 [CHRONIQUE Le camarade Bonhomme En novembre, l\u2019intention de Bonhomme Carnaval de se syndiquer a été accueillie par un immense éclat de rire dans tout le Québec.Quoi?Un camarade Bonhomme?Fini la magie.Celui qui se cache dans le costume blanc serait un employé comme les autres, un Travailleur uni de l\u2019alimentation et du commerce, dont les pirouettes et les accolades seraient codifiées dans une convention collective?Le droit d\u2019association est un droit fondamental.Mais parfois, il y a des droits qu\u2019il est plus sage de ne pas exercer.L\u2019accréditation des personnificateurs de Bonhomme et de ses accompagnateurs a eu, dès le départ, quelque chose de ridicule qui nuisait aux artisans eux-mêmes, au Carnaval, et au syndicat qui s\u2019est lancé dans l\u2019aventure.Ce que la suite des choses a bien montré.La démission en bloc, la semaine dernière, de ces nouveaux syndiqués et donc, par définition, la disparition du nouveau syndicat constituent une pathétique fin en queue de poisson.Mais au-delà du ridicule, on ne peut s\u2019empêcher d\u2019avoir un pincement de cœur pour la ville de Québec, qui n\u2019avait certainement pas besoin de cela.L\u2019image de la capitale a été terriblement malmenée depuis un an, par le scandale de la prostitution juvénile, mais surtout par les débordements du mouvement Scorpion avec ses accents de lynchage, par les excès de la station de radio CHOI, sa fermeture et le troublant mouvement de solidarité que cela a suscité.Une ville connue pour sa qualité de vie et sa gentillesse dévoilait une autre face de sa personnalité, celle de l\u2019intolérance et de la violence verbale.Et maintenant, c\u2019est le symbole le plus universellement connu de Québec qui passe dans le tordeur.Hélas, cette aventure syndica-lo-carnavalesque n\u2019est pas tout à fait le produit du hasard.11 y a en effet, dans cet incident, des traits de caractère propres à la capitale.Une tendance aux pulsions autodestructrices, qui s\u2019exprime très certainement dans cet incident.Une propension, typique d\u2019une ville homogène où les gens se connaissent, de personnaliser les conflits et de leur laisser prendre des proportions démesurées.Dans le cas qui nous occupe, il est assez évident que le petit psychodrame qui a mené à l\u2019accréditation syndicale de Bonhomme et de son équipe masque des conflits de personnalité mal gérés.Le prétexte du conflit, le mécontentement des artisans devant la décision de la direction du Carnaval de faire appel à une entreprise qui fournirait le véhicule et le chauffeur pour promener Bonhomme plutôt qu\u2019à un des accompagnateurs habituels, est vraiment trop insignifiant pour justifier tout ce ramdam.L\u2019autre élément, typique de la capitale, c\u2019est le poids de la culture syndicale.Québec, en raison de l\u2019importance du secteur public, est très fortement syndiquée.Elle épouse plus spontanément le rythme, les horaires et les valeurs d\u2019un univers régi par des normes et des articles de conventions collectives.Cette culture du secteur public a un effet d\u2019entraînement sur le secteur privé.C\u2019est cette culture dominante qui a sans doute amené l\u2019équipe de Bonhomme, pour résoudre un conflit, à choisir la solution syndicale qui, dans ce cas-ci, n\u2019était certainement pas la plus appropriée.Bien sûr, on a tenté de donner une dimension sociopolitique au conflit en dénonçant le recours à «l\u2019entreprise privée».On a même parlé de Pl\u2019I*.Le Carnaval n\u2019est ni un hôpital, ni une école, mais une organisation sans but lucratif dont l\u2019objectif a toujours été la promotion économique et touristique de Québec et qui a toujours travaillé main dans la main avec le secteur privé.Mais ce qui est le plus étonnant, dans ce conflit, c\u2019est que l'équipe de Bonhomme ait rompu l\u2019espèce de code implicite que respecte depuis des décennies l'organisation du Carnaval.Une protection maniaque de l\u2019image de Bonhomme qui va dans les moindre détails, par exemple insister pour qu\u2019on le décrive comme un « personnage » plutôt que comme une « mascotte ».Mais surtout, un désir indéfectible de protéger la magie du personnage.C\u2019est au nom de cette magie que le Carnaval garde secrète l'identité de ceux qui se cachent dans le costume ou encore s\u2019oppose à ce qu\u2019un média fasse un reportage sur la machine derrière Bonhomme, l\u2019organisation de ses tournées, le nombre de personnificateurs.Voici pourquoi le geste des artisans qui, par leur démission, rompent la magie à laquelle ils ont participé pendant des années est si désolant.Mais tout se termine bien.La direction du Carnaval a trouvé un remplaçant de dernière minute, un peu petit pour le costume, certainement moins expérimenté que ses prédécesseurs démissionnaires.Reste à savoir si les exigences de la solidarité amèneront les plus militants à bouder ce bonhomme qui n\u2019est pas un camarade.Alain Dubuc ADubuc^lesnU-ii am Collaboration sjvcùilf CARREFOUR DES LECTEURS Trop et pas assez.Il est assez évident que 80 millions S, même ajoutés à tous les autres millions venant de par le monde, ne seront jamais assez pour réparer les dommages causés par les tsunamis, l\u2019ar contre, c\u2019est beaucoup trop de la part d\u2019un gouvernement qui prétend ne pas avoir les moyens de combler les demandes de ses propres citoyens.Et cela, malgré des excédents budgétaires répétés.Sormand Savoie Tnris-PisUiles Propos alarmistes Je trouve les conunentaires de Gilbert Lavoie (Absents (/nanti le malheur frappe, 31 décembre 2004) très alarmistes et dénonciateurs à l\u2019endroit des dirigeants fédéraux En vacances à l\u2019étranger, comment pouvaient-ils deviner qu\u2019U y aurait une catastrophe d\u2019une telle ampleur en Asie ou ailleurs?Avant d'abréger leurs vacances, il leur fallait mesurer l'impact de cet net ofGod.Le Canada est toujours en première ligne pour aider les autres pays en difficulté.IMurquoi dénigrer au lieu de voir le bon côté des choses ?D'ailleurs, l'aide internationale afflue malgré les difficultés qu\u2019elle a à se rendre à ceux qui en ont besoin, faute de moyens logistiques.Est-ce la faute des dirigeants de ces pays ?*tnino Yerrvt Lorvtteville - De» lecteurs sont très critiques à l\u2019endroit du gouremement Charest et du montant de 100 000 $ accordé pour venir en aide aux victimes des raz-de-marée.Honte à vous, M.Charest ! Alors que l\u2019Ontario, l\u2019Alberta et la Colombie-Britannique ont donné des sommes variant de 5 à 8 millions S pour aider les victimes des tsunamis en Asie du Sud-Est, le gouvernement de M.Charest a donné un gros 100 000 S, soit 1,5c par habitant.C\u2019est honteux! Les Québécois ont donné 5 millions S de leurs poches et le gouvernement devrait en faire autant.Le gouvernement fédéral donnera quant à lui 80 millions S.C\u2019est bien, mais je crains que cette somme ne soit pas de l\u2019argent j neuf mais de l\u2019argent enlevé aux autres projets d\u2019aide ailleurs dans le monde.Avec les surplus du fédéral, ce serait tout aussi honteux Stéphan Giroux Montréal Sommes-nous si pauvres?Notre gouvernement, par sa décision de verser 100000$ à la Croix-Rouge aux victimes des tsunamis survenus en Asie, remet l\u2019équivalent de 1,25 c par Québécois.Sommes-nous, en tant que société, aussi pauvres M.Charest ?Sommes-nous plus pauvres que nos voisins, les Ontariens, ou que les résidants de la Colombie-Britwinique qui ont donné 130 fois plus que nous /wr capita ?Je m\u2019adresse à vous, M.Séguin, pour tenter de faire desserrer les cordons de la bourse.La demande que je vous fais est non de donner 1,25 c mais bel et bien 125$ par Québécois ce qui donnerait une somme de 1 milliards Devant une aussi grande catastrophe, on aurait ainsi une chance de démontrer à la face du monde que nous avançons dans le domaine de la philanthropie.Bonne année ! Laval St-Gelais, c.a.Sainte-Foy Manque de sensibilité Ce qu\u2019illustre l\u2019attitude du gouveme-Éent Charest devant le désastre en Asie du Sud-Est.ce n\u2019est pas tant un manque de solidarité, qu\u2019un manque d\u2019intelligence et de sensibilité.Y compris politiques.En effet, MM.Bush et Martin ont vite compris que les miettes initiales étaient inadéquates et ils se sont promptement « rajustés » en conséquence.Alors que Charest, lui, ne voit pas aujourd'hui encore et ne réalisera peut-être jamais l\u2019incongru de son comportement.Il ne voit pas que 1 (K) (KHI S «n\u2019a pas rapport », comme disent les jeunes.Il ne voit pas que ses 100000$ se trouvent à traduire le rapport du Québec au monde.Et.donc, un bien désolant rapport, laissant entendre que Québec se considérerait faire peu pàrtie du monde.Il ne voit pas, enfin, qu\u2019il eût été possible d'afficher une « différence » québécoise autrement, intelligemment.En ne donnant pas un sou.Et en donnant ou prêtant seulement plutôt beaucoup,beaucoup de ressources humaines ou de matériels divers.Ainsi aurait-il « finement » évité toute navrante comparaison.Eh bien, non, M.Charest ne voit pas.Dramatiquement pas.Et c\u2019est l'imagede toute la population québécoise qui s\u2019en voit ternie.Denis Beaulé Mimtréal Une honte nationale Mais où vit donc Jean Charest ?Sur une autre planète?Alors qu\u2019on apprend que toute l\u2019Asie du Sud-Est est frappée par un des pires cataclysmes du siècle, notre gouvernement offre un maigre KKMKKIS comme aide aux pays sinistrés.C\u2019est une honte nationale ! Qu\u2019avons-nous donc fait pour qu'un tel pingre nous gouverne?André Tremblay La Pocatière (L'S A optnlonCn ImoMLoou Bror que votre commentaire soit publié.ésous Tadrei devez fournir vott^ nom.votre nero de l adresse et votre numé : téléphone. A 14 ACTUALITÉS LE SOLEIL Le vendredi 7 janvier 2005 LEVÉE DE L\u2019EMBARGO SUR LES IMPORTATIONS DE BÉTAIL CANADIEN Le secrétaire à l\u2019Agriculture écoutera les opposants WASHINGTON (PC) \u2014 Des politiciens américains n\u2019ont pas réussi hier à convaincre le secrétaire désigné à l\u2019Agriculture, Mike Johanns, de reporter à plus tard la levée de l\u2019interdiction qui frappe les importations de hélai! canadien.Mais M.Johanns, qui sera bientôt officiellement nommé à la tête du département, a accepté de participer, avant la levée de l\u2019embargo, à une audience du Congrès qui se tiendra à ce sujet.«Comme secrétaire désigné, je ne peux pas indiquer aucune décision », a dit M.Johanns lors d\u2019une audience de confirmation du comité du Sénat sur l\u2019agriculture.« La seule chose que je puis vous dire aujourd\u2019hui, c\u2019est que je participerai activement à cette audience.Nous devons nous assurer que les questions (de salubrité des animaux et de leur nourriture) sont abordées, pour être certains que nous faisons la bonne chose, du point de vue de la réglementation et du Canada.» La semaine dernière, le département américain de l\u2019Agriculture a indiqué que le commerce de bovins âgés de moins de 30 mois, qui présenteraient moins de risques de contracter la maladie de la vache folle, pourrait reprendre le 7 mars.Le département a publié un document de 500 pages pour soutenir ses conclusions que le Canada présente un risque minimal de contagion à l\u2019encéphalopathie spongiforme bovine.Mais un récent cas de vache folle, annoncé au Canada la semaine dernière, a ravivé le sentiment protectionniste d\u2019éleveurs américains et de législateurs du Midwest qui soutiennent que les règles relatives à l\u2019alimentation du bétail sont fréquemment enfreintes au Canada.Dans une lettre envoyée mercredi à Michael Johanns, deux politiciens font référence à ce qu\u2019ils présentent comme de nouvelles informations permettant de croire que des entreprises canadiennes enfreignent les règles interdisant de nourrir les bovins avec des farines animales.Cette pratique, considérée comme la principale source de contamination au virus de la vache folle, est interdite au Canada depuis août 1997.Le représentant Henry Waxman et le sénateur Kent Conrad affirment que ces 15 derniers mois, les autorités de régulation ont découvert des matières animales dans la nourriture canadienne, ce qui a eu pour effet de déclencher des alertes contre ces importations, qui provenaient de 17 entreprises.11 n\u2019y a aucune indication que M.Johanns, dont la candidature a été confirmée par le Sénat, veuille reporter la levée de l\u2019embargo sur les exportations.Karen Brown élève des vaches laitières a Barrhead en Alberta.Les prix?Écrapoutis! vu ib miuiu nm:c\\iiüi, m:i, uni '\u2022'vva CU fO \\QJ Naviguez à un prix renversant, sans bloquer votre ligne de téléphone ! 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