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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2005-01-29, Collections de BAnQ.

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[" Cahier D LE SOLEIL Le samedi 29 janvier 2005 ZOOM JEAN SIMARD:PROTECTEUR DU PATRIMOINE RELIGIEUX LA CHRONIQUE DE MICHEL VASTEL D 3 D 5 ?¦mmhnmhm Wm \u2019 p.V-'V \u2022 V , Un expert propose des solutions pour rétablir les relations entre les citoyens et les motoneigistes ¦ Vvan Théberj;e s\u2019y connaît en motonei^i's.Lauréat, à de nombreuses reprises, du prix remis par la Fédération des clubs de motoneitfistes du Québec au meilleur concessionnaire de l\u2019année, ce passionne de la mécanique et des véhicules récréatifs avance deux solutions pour établir de meilleures relations entre les citoyens et les motoneigistes.lYimo, il faut bannir des sentiers les adeptes de la motoneitfe qui circulent avec un entfin dont le pot d\u2019échappement d\u2019orifîine a été remplacé par un des modèles utilisés sur les circuits de compétition.Secundo, il faut doter la Sûreté du Québec, qui patrouille les sentiers, des outils nécessaires pour vérifier l\u2019intensité sonore des motoneiges.« Si le gouvernement n\u2019a pas les moyens de fournir à ses policiers les bons outils pour travailler, ça ne servira à rien de mener des campagnes de promotion pour atténuer le bruit dans les sentiers», plaide Yvan Théberge.Aux motoneigistes pris en flagrant délit, il recommande qu\u2019on leur impose une amende salée (au moins 1000$), en plus de saisir leur engin jusqu\u2019à ce que le tuyau délictueux soit remplacé.«C\u2019est la seule façon de leur faire entendre raison.Ce sont eux qui poussent à bout la population contre nous et qui mettent en péril la négociation des droits de passage.» Depuis quelques jours, la police de la ville de Lévis a décidé d\u2019appliquer la tolérance zéro à l\u2019endroit de cette Voir SILENCE en I) 2 ?Plus d\u2019informations l\u2019agi1 D 2 e EL J Claude Vaillancourt < VnüUmciiurt (PUsnleiLcim - - \"\u201c\t~~\tARCHIVES LE SOLEIL CLtMENT TMIBEAULT Sport enteront pour le* un* et ahuri**ant pour le* autres, la motoneige ne fait pas l'unanimité.De nombreux citoyens qui rirent près des sentiers se plaignent du bruit et de la pollution engendrés par les véhicules.Au même moment, les adeptes réclament le droit de continuer à pratiquer leur sport.La longue route vers la machine écologique L\u2019ORIGINE ?\tMoteurs deux temps bruyants et polluants.1973-1974 ?\tApparition du système d\u2019ignition électronique qui permet de réduire la pollution en brûlant mieux l\u2019es-feence.1985 ?\tBombardier lance le modèle Formula avec suspension indépendante qui améliore la tenue de route et carburateur qui réduit les mauvaises odeurs.2003 ?\tApparition des moteurs à quatre temps et de la technologie SDI qui polluent moins, font moins de bruit et sont plus économiques.Principal inconvénient des quatre temps : démarre mal par temps froid.MOTEURS DE L\u2019AVENIR ?Bombardier Produits Récréatifs vient d\u2019acquérir l\u2019entreprise Johnson b^inrude, qui fabrique des moteurs hors-bord de type E-Tec.Les moteurs de type E-Tec consomment moins de carburant, émettent 80% moins de monoxyde de carbone lorsqu'ils tournent au ralenti et brûlent 50% moins d\u2019huile que les moteurs hors-bord conventionnels.Bombardier pourrait-elle appliquer cçtte même technologie aux motonci-ges?IE S01EII STEVE DESCHfHES \u2022 Si le gouremement n'a pas les moyens de fournir a ses policiers les bons outils pour tmcailier ça ne sertira à rien de mener des campagnes de promotion pour attémier le bruit dans les sentiers», plaide iron Théberge. ZOOM LE SOLEIL Le samedi 29 janvier 2005 D 2 LA M0T0NEIGE AU QUÉBEC 11 v-1>.: '7- i>ryt k^* .: r*^ < > '*¦ >*¦ *4mir .LE SOLEIL JOCELYN BERNIER Des policiers de la Sûreté du Québec patrouillent les sentiers pour verifier l'intensité sonore des motoneiges.Reste à déterminer ce qu'est un bruit acceptable.Qu\u2019est-ce qu\u2019un bruit dérangeant?Un groupe de citoyens gagne un recours collectif contre deux clubs de motoneigistes C LAUDK V AILLANCOURT CYa i Un ncourt (ft lesoleil .com ¦ Qu\u2019est-ce qu\u2019un bruit ?Ou.mieux encore, qu\u2019est-ce qui constitue un bruit dérangeant ?Ce sont là les questions essentielles auxquelles devait répondre la juge Hélène Langlois dans la eause opposant un groupe de citoyens excédés par le passage des motoneiges, près de leurs résidences, à la MRC des Laurentides, à deux clubs de motoneigistes du secteur ainsi qu'à leurs assureurs, une cause gagnée par les premiers.Pour répondre à ces questions, la juge Langlois a entendu, pendant :tl jours, les témoignages des citoyens exacerbés, mais aussi les opinions d\u2019experts présentés par la Coalition pour la protection de l\u2019environnement du parc linéaire Petit Train du Nord, lequel avait initié ce recours collectif qui risque d\u2019entraîner des compensations d\u2019environ 111 millions S pour les citoyens.A la limite, si la juge Langlois avait souscrit aux prétentions de l\u2019ensemble des réclamants, c\u2019est 40 millions $ que sa décision aurait coûté aux parties jugées fautives.LA RÉGLEMENTATION MUNICIPALE Deux constatations émergent à la lecture du jugement de NI pages : l\u2019industrie respecte la norme réglementaire d\u2019émission sonore de Kl décibels au maximum que peut produire une motoneige construite après le P r janvier 1072 mais, surtout, la notion de nuisance ne repose pas sur le respect de cette norme mais bien sur les variations répétées du bruit perceptible que le passage des motoneiges entraîne.Kn d\u2019autres termes, ce n'est pas seulement la puissance sonore qui peut déranger, mais surtout les hauts et les bas du bruit ambiant, consécutifs au passage des motoneiges, qui perturbent les citoyens.Les hauts et les bas du bruit ambiant, consécutifs au passage des motoneiges, perturbent les citoyens Un changement de cinq décibels est alors considéré comme significatif et une différence de plus de 15 décibels peut entraîner « une gène ».selon des experts entendus au procès.Cela correspond à une recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).LE SEUIL DE TOLÉRANCE Il fut aussi établi que le bruit engendré par une motoneige est plus élevé au moment du démarrage et de l'accélération (jusqu'à N2 décibels pour les moteurs deux temps et 5 à 8 décibels de moins pour les moteurs quatre temps).Kn vitesse de croisière, le niveau de bruit tend à diminuer et l'écart entre les deux types de moteurs s'atténue.Plus il y a d'arrêts le long d'une pis- te, plus existe la possibilité de dégager des bruits forts.Pour assurer un sommeil réparateur, le nombre d\u2019événements sonores imprévus ne devraient pas apparaître plus de 10 à 15 fois par nuit.Selon l'expert, Chantal Laroche, toutes les valeurs enregistrées à l\u2019intérieur des chambres à coucher des résidences analysées dépassaient « largement » les limites recommandées par l\u2019OMS.D'autant plus que plusieurs citoyens ont déclaré qu'ils dormaient la fenêtre ouverte.VA POUR LES ODEURS Plusieurs d\u2019entre eux se sont aussi plaints de l\u2019odeur dégagé par le passage des motoneiges, empêchant l'un de faire des promenades à l'extérieur, l'autre de laisser ses petits-enfants jouer à proximité de la piste.Une dame.Martine Léonard, a déclaré à la juge Langlois que cet odeur « la force à se couvrir la bouche d'un foulard afin d'être moins incommodée ».Une toxicologue qui témoignait pour la coalition.Agnès Renoux, a cependant conclu, dans un rapport daté du 29 janvier 2004, que « l'émission des principales substances produites par les motoneiges ne présente pas un risque significatif à long terme pour la santé ».Notons enfin que « le bien-fondé de la norme sur le bruit retenue par la Cour pour justifier les dommages accordés» constitue l'un des trois motifs que le procureur général du Québec a inscrit pour contester le jugement Langlois devant la Coyr d'appel.2003 : l\u2019année la plus meurtrière Claude Vaillancolkt CVaill ancourt (nie sol cil.corn Dans les statistiques de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ), l\u2019année 2003 s\u2019avère la plus cruelle au chapitre des accidents mortels en motoneige : 37 victimes dont 30 en dehors des sentiers balisés.11 faut remonter à 1978 pour obtenir un décompte aussi proche,avec 34 décès répartis autant dans les sentiers que hors piste.L\u2019année 1978 fut celle aussi où la SAAQ a immatriculé le plus grand nombre de motoneiges, soit 176 049, alors qu\u2019en 2003, elle a fait de même pour 157 370 engins.Mais en 1988, les dés étaient en faveur des motoneigistes avec seulement cinq accidents mortels.Cette année-là, le parc québécois de motoneiges n\u2019était cependant formé que de 80 104 machines.L\u2019analyse des données transmises au SOLEIL par la SAAQ confirme aussi que, depuis 1992, la majorité des accidents mortels ont lieu dans IEN BREF des pistes qui n'appartiennent pas au réseau développé par la Fédéra-tion des clubs de motoneigistes du Québec.Les chiffres ont de quoi faire peur: 7 accidents mortels sur les sentiers en 2003, contre 30 hors du réseau.Même rapport (5 contre 27) pour l\u2019année précédente.Depuis 26 ans, que la SAAQ compile ces données, force est de constater qu\u2019il y a eu.au total, beaucoup plus de morts (363), en hors piste, que dans les sentiers (189).Les difficultés d\u2019analyse sont cependant sujettes à quelques interprétations puisque de 1978 à 1988, l\u2019indicateur est dit «hors réseau » si tous les véhicules impliqués dans l\u2019accident sont des motoneiges.Au-delà de 1989, il faut que tous les véhicules impliqués dans l\u2019accident soient des véhicules dont le lien d\u2019usage est hors du réseau.La SAAQ tient ainsi compte de la présence ou non d\u2019automobiles impliquées dans une collision avec une motoneige.Trente-sept victimes dont trente hors des sentiers balisés Le bruit à la maison ¦\tD\u2019une distance de 60 mètres, une motoneige produit un niveau de bruit qui se situe entre 29 et 35 décibels, tel que mesuré à l\u2019intérieur d\u2019une maison.Or, le niveau moyen de bruit dans une maison, en soirée, est de 47 décibels.Le passage d\u2019une motoneige ¦\tLa motoneige et le motoneigiste exercent, sur la surface terrestre, un dixième de la pression exercée par un randonneur et un seizième de celle exercée piir un adepte de l\u2019équitation.Les récoltes ¦\tUne étude du Utah Ressource Laboratory a démontré que le tassement de la neige causé par les chenilles de motoneige ne porte pas atteinte aux récoltes de blé.Au contraire, le tassement augmente le rendement et élimine la moisissure due à la neige.L\u2019érosion est également moindre.Les chevreuils ¦\tUne étude scientifique menée par l\u2019État du Maine démontre que les chevreuils s\u2019enfuient à l\u2019approche d\u2019une personne à pied, mais ont tendance à SILENCE Suite de la D 1 tuyauterie bruyante vendue aux environs de 200 $.« On a eu beaucoup de plaintes à cet effet et on a décidé d\u2019agir avant que ça se multiplie », affirme l'agent François Risson.L\u2019amende est de 100 S, en sus des frais.Même degré de tolérance dans le territoire de la ville de Québec, où le policier responsable de l\u2019équipe de motoneigistes, l\u2019agent Stéphane Hamel, confirme que cet équipement ne sera plus toléré.En d\u2019autres termes, les carottes sont cuites.*\\ ARCHIVES LE SOLEIL Les chevreuils ne craignent pas les motoneiges.demeurer à vue à l\u2019approche d\u2019une motoneige.Lorsque les motoneigistes ont été remplacés par des skieurs de randonnée sur les sentiers observés, les chevreuils se sont éloignés plus souvent des sentiers.Source: La Fédération québécoise des motoneigistes du Québec.> Les fabricants J Aujourd'hui : Bombardier (Canada), Yamaha (Japon), Polaris (États-Unis) et Artie Cat (États-Unis).J Ont disparu du marché: Snow Jet.Snow Prince, Moto Jet.Kebec, Ariens, Northway, Jet Ski, Scorpion, Kawasaki, Jetstar, Mercury, Harley Davidson.Demain : les retombées économiques ?La « carotte » au banc des accusés J Quoi: le tuyau d'échappement modifié utilisé pour augmenter les performances et la vitesse sur les motoneiges de compétition.Surnommé la «carotte».J Où : vendu surtout dans des garages indépendants ou installés dans des garages de « fonds de cours ».J Utilisateurs : sportifs et jeunes de 14 à 30 ans qui veulent satisfaire leurs pulsions de vitesse J Impact : augmentation du bruit de plus de 150% J Publicité : la revue Motoneige Québec, liée à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, publie une publicité sur les « pots d'échappement de type sportif ».« Un manque d'éthique, la Fédération.en agissant ainsi, parle des deux côtés de la bouche ».croit l'avocat Paul Langfcvin Le samedi 29 janvier 2005 LE SOLEIL ZOOM D 3 ENTREVUE «Nos élites uniïersitaires et religieuses ont méprisé l'art populaire et le patrimoine religieux populaire, tellement que cette culture propre et ce patrimoine sont aujourd'hui en danger de disparition », regrette LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE \u2022'À* ¦Au M Hft ¦ : it ùé.l'ethnologue Jean Simard.Une relation directe avec le sacré La croisade de Jean Simard pour sauver le patrimoine religieux populaire ¦ « Nos élites universitaires et religieuses ont méprisé l\u2019art populaire et le patrimoine religieux populaire, tellement que cette culture propre et ce patrimoine sont aujourd\u2019hui en danger de disparition.» Jean Simard est historien de l\u2019art de formation et ethnologue de profession.Il a enseigné pendant plus de 30 ans à TUniversité Laval.Il vient de publier aux Presses de l\u2019Université Laval un livre qui est à la fois un cri d'alarme et une lettre d\u2019amour.Le Québec pour terrain, itinéraire d'un missionnaire du patrimoine religieux retrace le parcours d\u2019un homme et universitaire qui n\u2019a pas hésité à mettre de la bouse de vache sur ses sabots de chercheur.11 a choisi de faire du Québec un terrain ethnographique complet, qu'il s'agisse du patrimoine religieux bâti, d\u2019objets du patrimoine ou de la mémoire des témoins d'une époque révolue et pourtant si proche.Pour lui, toutes les manifestations de la foi populaire sont des témoins privi- légiés.Les lieux de pèlerinage fréquentés par des millions de fidèles, une humble croix de chemin ou les archives des communautés religieuses et des fabriques de paroisse, toutes ces petites grandes choses enrichissent le patrimoine collectif.Jean Simard est dans la grande filiation des Marius Barbeau et Luc Lacourcière, pour le travail sur le terrain et, à un autre niveau, de Gérard Morisset et Jean-Marie Gau-vreau pour l\u2019inventaire du patrimoine artistique.Pierre-Georges Roy, Robert-Lionel Seguin et le père Benoît Lacroix sont à la fois des maîtres et des complices.3000 CROIX DE CHEMIN Si on veut comprendre la passion de l\u2019ethnologue spécialisé, il faut faire comme lui et imaginer une carte du patrimoine religieux du Québec.Il écrit : « Cette carte, si elle était dessinée, nous ferait comprendre jusqu\u2019à quel point la vallée du Saint-Laurent et ses prolongements sont investis par le sacré : près de 3000 églises catholiques ou protestantes, presque autant de presbytères et de cimetières ».Ajoutons à cette carte nostalgique du patrimoine religieux au Québec qu\u2019à l\u2019époque où l\u2019Eglise catholique s\u2019occupait d\u2019éducation et de santé, on dénombrait plus de 1100 couvents, monastères, hôpitaux et collèges, sans compter les écoles de rang.En bon ethnologue de terrain qui a arpenté tout le Québec avec ses étu- diants, durant les années 1970, Jean Simard a recensé dans le Québec profond autour de 3000 croix de chemin et de calvaires, en plus d\u2019un millier de chapelles et d\u2019oratoires qui ont résisté au mépris de la hiérarchie religieuse et à l\u2019indifférence des élites.L\u2019ethnologue a écrit un livre qui est à la fois un cri d\u2019alarme et une lettre d\u2019amour Ce que Jean Simard nous apprend, c\u2019est que la plupart de ces beaux objets du patrimoine religieux populaire ont été contruits avec de l\u2019argent privé, celui de familles plus à l\u2019aise ou d\u2019autres qui voulaient respecter un vœu ou une promesse, toutes choses toujours reliées à la foi religieuse.A noter en guise d\u2019exemple que, parmi les 2863 croix de chemin recensées, les spécialistes en retiennent 704 comme ayant une grande valeur patrimoniale.A noter aussi que pas moins de 25 de ces croix de chemin font partie du «trésor» artistique, patrimonial et ethnologique du Québec.LIEUX DE PÈLERINAGE Jean Simard a des yeux d\u2019ethnologue pour regarder la réalité religieuse au Québec.Des yeux lucides et documentés.Et, surprise, il y a de l\u2019espoir.Il dit en entrevue: «Les gens ne vont plus à la messe, mais ils entretiennent leur croix de chemin.Les gens veulent avoir une relation directe avec le sacré ».C\u2019est pour cela, selon l\u2019ethnologue, que les lieux de pèlerinage partout dans le monde et en particulier au Québec n\u2019ont jamais été si fréquentés.Les chiffres parlent par eux-mêmes.En 1993, Sainte-Anne-de-Beau-pré a reçu un million et demi de pèlerins.On estime que 80% de ces visiteurs sont des Québécois.Ce qui revient à dire que plus de un million de croyants viennent annuellement à Sainte-Anne-de-Beaupré même s\u2019ils ne fréquentent plus l\u2019église de leur paroisse.Jean Simard pose la bonne question à ce sujet: «Pourquoi les trois plus grand lieux de pèlerinage au nord du Mexique sont-ils situés entre Montréal et Québec»?NE PAS PERDRE LA MÉMOIRE Le grand danger actuellement, selon l\u2019ethnologue, touche ce qu\u2019on appelle dans le milieu le patrimoine «immatériel», qui est, en d\u2019autres mots, la mémoire humaine.Il faut trouver une façon de conserver les savoirs et le savoir-faire des porteurs de traditions.À ce propos, un projet d\u2019inventaire du patrimoine immatériel est en marche depuis un an.Il est réalisé conjointement par le ministère de la Culture et des Communications, la Chaire de recherche en patrimoine ethnologique de l\u2019Université Laval, le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières et la Société québécoise d\u2019ethnologie que dirige Jean Simard.L\u2019ethnologue précise que ce projet ambitieux touche aussi le patrimoine religieux, mais que l\u2019inventaire du patrimoine religieux immatériel proprement dit, «étant donné son urgence», est une entreprise à part dont la première phase (à titre expérimental) a été réalisée par Diane Audy sur les Augustines de Québec.Rappelons que Jean Simard anime au nom de la Société québécoise d\u2019ethnologie un programme de ciné-rencontres au Musée de la civilisation.Prochaine rencontre: le 24 février.Au programme: trois documentaires sur les communautés religieuses des années 50.L\u2019un des films est un document en soi.Il s\u2019agit de frise d\u2019habit chez les Ursulincs, un court métrage muet de sept minutes, réalisé en 1954 par l\u2019abbé Maurice Proulx.Pour revenir au livre Le Québec ]>our terrain, l\u2019auteur et ethnologue précise dès la première page que son recueil ne vise pas plus à faire le plaidoyer du traditionalisme que celui du populisme.«Il n\u2019a d\u2019autre objet, écrit-il, que de tirer du mépris le plus général ce patrimoine (religieux) collectif, de la même façon que nous l\u2019avons fait pour la statue de Duplessis, même s\u2019il n\u2019y a plus guère aujourd\u2019hui de duplessistes.» Louis-Guy Lemieux LGLmuvjr&lesnleiLom SCIENCES Des Américains découvrent le gène Pokémon qui serait essentiel au développement du cancer PARIS (AFP) \u2014 Des chercheurs américains ont découvert un nouveau gène qui serait essentiel au développement du cancer.Les travaux de l'équipe new-yorkaise de Thkeda Maeda et Her l\u2019aol*» l\u2019an-dolfi (Memorial Sloan-Kettering Cancer Center) sur ce gène, baptisé Pokémon.ont été publiés cette semaine dans la revue scientifique britannique Nature.« Il existe de nombreux gènes pouvant causer le cancer, appelés oncogènes.mais le gène Pokémon est unique en ce sens que d'autres oncogènes ont besoin de lui pour fonctionner», selon le professeur Pier IMolo l\u2019andolfi.gé- néticien du cancer, qui a dirigé' l\u2019étude.Étant donné son rôle crucial, ce gène constitue une cible thérapeutique idéale pour la mise au point de nouveaux médicaments capables d\u2019inhiber son action, relèvent les chercheurs.En empêchant le gène de s\u2019activer, ces derniers espèrent pouvoir bloquer l\u2019engrenage du processus de cancérisation.IY»kemon agit en réprimant le fonctionnement d'autres protéines, en particulier celui de la protéine ARE qui est un suppresseur de tumeur-clé.Il en réduit directement la production en interférant avec le gène commandant la fabrication de la protéine ARE Les chercheurs ont confirmé le rôle de l\u2019oncogène H»-kemon en l\u2019insérant dans le matériel génétique de souris.Ces dernières ont alors développé une forme agressive et mortelle de lymphœ me.Les chercheurs ont également trouvé un niveau anormalement élevé d\u2019activité de ce gène dans des prélèvements de certains cancers humains, en particulier dans des lymphomes à cellules B ou T.Ils ont en outre observé que la sévérité de ces cancers était directement proportionnelle à l\u2019activité du gène : plus la quantité de la protéine htkemon (dont il déclenche la production) était forte, plus la tumeur était agressive.Pokémon joue aussi vraisemblablement un rôle dans les tumeurs solides (appelées ainsi par opposition aux cancers du sang ou de système lymphatique), relève Takeda Maeda, premier signataire de l\u2019article.Les cancers tuent chaque année six millions de personnes dans le monde, ce qui représente 12% des décès mondiaux, selon l\u2019Organisation mondiale de la santé.Le nom de Pokémon évoque les cartes à jouer de monstres populaires chez les enfants.Mais il a été choisi parce que le gène Pokémon (anciennement « Zbtb7 ») est un code pour la fabrication d\u2019une protéine de la famille Pok (en anglais HIK Erythroid Myeloid Ontogénie factor).En matière de gènes, la référence aux héros enfantins et l'humour ne sont pas rares.Parmi d\u2019autres exemples, chez les plantes, les gènes Superman et Kryptonite (ce dernier réprimant Superman impliqué dans la floraison) ou encore chez la mouche du vinaigre, les gènes Castor et Pollux.I .1!\t¦ I\tII\t'\tI ¦ Il jouerait un rdle crucial dam la progression D 4 / LE SOLEIL Le samedi 29 janvier 2005 EDITORIAL pretuient et Editeur ANDRÉ PRO\\ ENCRER Rédacteur en chef YVES BELLEFLELR Directeur de l\u2019éditorial PIERRE-PALL NOREAL Directeur de iiuformatium FRANÇOIS BOURQUE Jean Marc Snivel JMSalvettPlesokilam La revanche de Davos Le forum économique de Davos, qui réunit l\u2019élite politique et financière de la UP\tplanète, joue les altermondialistes cette T\tannée.Un peu plus et il adopterait le slo- ffan du forum social qui se déroule au même moment à Porto Aleffre, au Brésil : « Un autre monde est possible» ! Longtemps considérés comme les chantres du néolibéralisme triomphant, voilà que les habitués de Davos planchent sur les moyens de réduire la pauvreté et les inégalités dans le monde.( )n ne se tromperait pas beaucoup en y voyant une façon de redorer le blason d une institution souvent dénoncée.Mais il serait plus constructif de prendre au mot tous ces leaders qui, depuis quelques jours, ont appelé à des changements profonds.La grande vedette de cette année est sans contredit le premier ministre britannique, souvent caricaturé on ( hk n servile de George W.Bush.Tony Blair n\u2019a pas hésité à interpeller l\u2019administration républicaine.Il a prié Washington de s\u2019engager plus à fond dans le combat contre la pauvreté dans le monde et dans la lutte contre le réchauffement climatique.Si les États-Unis veulent « que le reste du monde participe aux objectifs qu ils ont fixés, ils doivent aussi, de leur côté, participer aux objectifs » de la communauté internationale.Tony Blair est revenu à la charge avec son idée d\u2019un «plan Marshall » de S0 milliards$ pour soutenir les pays en déve-loppement et sortir l\u2019Afrique de sa misère.Bravo ! Les leaders réunis en Suisse préfèrent enfin parler d une mondialisation plus équitable plutôt que de la sacro-sainte libéralisation des échanges.Les organisateurs du forum en profitent pour multiplier les mca-culpa.Ils reconnaissent que la « mondialisation n est pas ce qu elle devait être».Il n\u2019y a plus seulement le président brésilien Lula da Silva qui fait le pont entre le forum de Davos et celui de Porto Alegre.Les idées circulent enfin beaucoup mieux d\u2019une rive à l\u2019autre de l\u2019Atlantique.Le crédit en revient à tous ces altermondialistes qui ont mis l\u2019épaule à la roue.Mais la conversion découle aussi d\u2019une lente prise de conscience.La situation est do plus en plus perçue pour ce qu\u2019elle est, c\u2019est-à-dire insoutenable.Cela étant, nous ne devons pas être naïfs.Le décalage demeure immense entre les discours et 1 action.Si Davos avance dans la bonne direction, plusieurs de ses fidèles auront encore besoin de quelques années avant de franchir le pas décisif : prôner une mondialisation contrôlée, qui ne serait plus seulement laissée aux seules forces du marché.11 faudra aussi avoir en tête, d\u2019ici là, qu\u2019aucune percée significative no sera possible sans 1 engagement de Washington./ fr VIRAGE FAKliLLE DU CARA/AVAL S'ACCÆA/TUS.1 1 9 * ' \u2022 ff /-O* Gestion de risques Brigitte Breton BBreU mOlcs* ileil rom La lenteur du gouvernement québécois à apporter des correctifs au système de libérations conditionnelles n\u2019expose pas seulement à la répétition d\u2019autres fins tragiques comme celle du jeune Alexandre Livernoche.Elle mine aussi la crédibilité d\u2019un système dont les vertus sont totalement oubliées puisque ce ne sont que les ratés qui sont étalés sur la place publique.Les lacunes relevées dans le traitement du dossier de Mario Bastion, l\u2019assassin du petit Livernoche, soulèvent encore l\u2019indignation et sont toujours aussi inacceptables plus de quatre ans après les faits.Le sont aussi les nominations à saveur partisane à la Commission québécoise des libérations conditionnelles que les libéraux reprochaient aux pe-quistes, et que ceux-ci reprochent maintenant au gouvernement libéral.\t, 11 a fallu le meurtre d\u2019un enfant pour que les peqmstes réalisent la portée de certaines décisions.Comme celle de réduire de 12 % le budget des services correctionnels et de fermer des prisons, même s il fallait pour cela mettre de hors des détenus, sans prendre toutes les précautions requises.Le rapport Corbo a permis d\u2019identifier les forces du systt'-me et les correctifs nécessaires pour combler ses carences.Des changements législatifs ont été adoptés en juin 2002, mais ils ne sont toujours pas en application, faute de fonds.Le gouvernement Landry n\u2019a pas trouvé les quelque 40 millions S requis, et le gouvernement Charest non plus.Manifestement.la volonté politique est absente malgré les belles promesses.11 le faudrait pourtant avant que la population perde toute confiance en la réinsertion et en la réhabilitation, t (instruire de nouvelles prisons ne réglera pas tout.Ceux qui y entrent en sortiront un jour.Il vaut mieux que leur libération se fasse sous certaines conditions pour limiter les récidives et les gestes irréparables.Il ne suffit que de regarder du ( o-te de nos voisins américains pour s en convaincre.( ertains États ont alioli les libérations conditionnelles.Le taux de récidivé et le taux de criminalité ne sont bas en baisse pour autant.Au Québec, en 2003-2004, le taux de succès sans récidivé connue des libérés conditionnels a été de 93.7 %.Le système est donc loin d\u2019être totalement inefficace.Il permet à des prisonniers de reprendre la vie en société de façon graduelle et sous surveillance.Si le processus est bien balisé et mené par des personnes compétentes, il est plus rassurant que de savoir qu\u2019un délinquant passe du jour au lendemain de la cellule à la lilierté totide.sans aucun filet.CHRONIQUE Le pire gouvernement de Thistoire ?.S î Hon,.fruit fnit HprailW naroe au\u2019elle sue Le quotidien Le Devoir se demandait, en une de son édition d\u2019hier, si le gouvernement Charest était le pire gouvernement de l\u2019histoire du Québec.L\u2019exercice, malgré ses prétentions scientifiques, tenait plus du jugement de valeur partisan que de l\u2019analyse rigoureuse.Même en interrogeant des historiens, la question, subjective, ne pouvait mener qu\u2019à des réponses subjectives.L\u2019histoire, par définition, exige un certain recul que nous n\u2019avons pas dans le cas d\u2019un gouvernement qui n\u2019a pas deux ans de vie.Cependant, ce qu\u2019on peut dire, sans risque de se tromper, c\u2019est que le gouvernement Charest a été, jusqu\u2019ici, un mauvais gouvernement, dont l\u2019action a été caractérisée par le flottement, l\u2019indécision, les erreurs de jugement.Mais avant de porter un jugement historique, il faudra d\u2019abord voir s\u2019il sera capable de se ressaisir dans la deuxième moitié de son mandat.Il était prévisible, dès la victoire libérale, que le gouvernement Charest serait le « pire » pour une partie de la population, tous ceux qui craignaient d\u2019être les victimes potentielles des réformes promises ou qui s\u2019opposaient à un programme de redéfinition de l\u2019État et de remise en question de certains éléments du modèle québécois.Mais le gouvernement Charest comptait aussi sur de solides appuis, une partie importante de la population qui, en votant pour les libéraux ou pour les adéquistes, formulait un désir de changement qui allait vers une réduction du poids de 1 État dans la société.Le double échec du gouvernement Charest, c\u2019est d\u2019abord d\u2019avoir réussi à cris Alain Dubuc ADubuc^ksoleilctm Collaboration spécùile démarche et à cimenter une coalition entre le l\u2019art! québécois, le monde syndical et la mouvance de gauche des organismes populaires.C\u2019est aussi et surtout d\u2019avoir réussi à perdre une bonne partie de ses appuis du départ.Est-ce parce que les réformes proposées allaient fondamentalement à l\u2019encontre des valeurs québécoises?C\u2019est bien plus par incompétence.Le gouvernement Charest n\u2019était pas à la hauteur des réformes qu\u2019il promettait.Les libéraux n\u2019ont tout simplement pas livré la marchandise.Et cela ne pardonne pas.Le programme libéral était ambitieux et visait à détricoter une culture publique dont les mailles étaient serrées.Bien sûr, la marge de manœuvre financière n\u2019était pas là, l\u2019opposition, plus vigoureuse que prévu, l\u2019appui populaire, moins profond qu\u2019on pouvait le croire.Mais le gouvernement libéral n\u2019était pas prêt, et a donc, pendant une bonne année, été en mode de rattrapage et de réaction : pas assez clair dans ses priorités, dispersé dans ses batailles, ou même parfois incohérent, comme dans un budget populiste qui allait à l\u2019encontre des promesses électorales.Malgré ce départ malheureux, les libéraux se sont ressaisis cet automne et auraient dû marquer des points, avec l\u2019entente sur la santé, le succès du Forum des générations, un solide recentrage sur les questions énergétiques et des mesures concrètes de réforme de l\u2019État, comme les PPP.Mais il existe une telle chose qu\u2019une trappe de l\u2019impopularité.Un gouvernement en difficulté devient vulnérable à n\u2019importe quel faux pas.La choquante donc tout fait dérailler, parce qu\u2019elle suggérait de sérieux dysfonctionnements dans le processus de réflexion et de décision.Et un événement mineur, comme une rumeur de remaniement qui ne se concrétise pas, renforce l\u2019impopularité.Il reste un peu plus de deux ans au gouvernement Charest.Pourra-t-il se ressaisir?Deux ans, c\u2019est long en politique, et donc bien assez pour remonter la côte.Les carences du gouvernement qui ont contribué à ses déboires ne disparaîtront pas par magie.Mais les libéraux disposent quand même de certains atouts.D\u2019abord Jean Charest, impopulaire en certains milieux, mais très efficace quand il prend les choses en main.11 pourrait aider beaucoup son gouvernement s\u2019il pouvait maintenir sa présence publique avec la même intensité.Ensuite, une équipe adéquate, si elle est débarrassée de ses éléments faibles avec un remaniement.Ne l\u2019oublions pas, un gouvernement fort n\u2019a besoin que d\u2019une poignée de ministres forts.Enfin, une opposition faible et divisée, qui laisse aux libéraux la marge de manœuvre dont ils ont besoin.Évidemment, les libéraux se retrouvent dans l\u2019inconfortable obligation de mettre en œuvre leurs réformes en fin de mandat plutôt qu\u2019au début.Mais le défi n\u2019est pas impossible si le gouvernement Charest réussit ce qu il a longtemps raté : expliquer sa démarche, bien cibler ses objectifs et ne pas reculer.Mais il est important que les libéraux se ressaisissent.Car l\u2019enjeu dépasse largement leur réélection ou la survie politique de Jean Charest.Si le gouvernement rate son coup, ce sont les forces du statu quo qui l\u2019emporteront.Ce recul compromettrait, pour longtemps, la capacité du Québec de changer ses façons de faire et de mettre en œuvre des réformes nécessaires.gaffe des subventions aux écoles juives a talliser le mouvement d\u2019opposition à sa CARREFOUR DES LECTEURS Au feu, nos dictionnaires ! Quand j\u2019ai consulté mon Petit Robert sur la définition de mariageA ym vu cet énoncé erroné : « Union légitime d\u2019un homme et d\u2019une femme ».Quelle abomination, quelle méconnaissance de notre Charte des droits et libertés, cette vétuste conception du mariage qui traîne encore dans tous les dictionnaires.Four définir le mariage, ne vaudrait-il pas mieux écrire : « union légitime de deux personnes qui s'aiment » ?Nos dictionnaires seraient alors à la mode longtemps, même si nos éminents juristes se targuaient d\u2019élargir le droit de deux personnes qui s'aiment, et y allaient de l\u2019union entre frère et sœur et.tant qu\u2019à y être, entre mère et fils ou père et fille.En outre, il serait sans doute plus convenable d\u2019utiliser une expression générique qui engloberait tout : « union légitime de deux êtres vivants qui s\u2019aiment » car nous n\u2019aurions plus à mettre au feu nos désuets dictionnaires, advenant qu\u2019un jour une cour complaisante en mal d\u2019évolution et de modernisme s\u2019avise de permettre le mariage entre un maître et son chiot affectueux.J\u2019im ite donc nos savants linguistes à définir le véritable terme de « l\u2019union des homosexuels (elles) ».sans toutefois les priver des privilèges fiscaux ni sociaux du mariage, mais n'assimilant pas leurs droits à la réalité universelle.IMur ceux qui s\u2019intéressent un tantinet à l\u2019anatomie des sexes, ils y verront toujours une différence de fait ! Enfin, cessons d\u2019accabler la religion catholique qui, malgré ses faiblesses, demeure un phare séculaire précieux dans la mer agitée des aberrations du siècle.Dans un autre temps, serait-il pertinent de nous pencher aussi sur les définitions de mots galvaudés comme homophobie, décadence, conservateur?Cela est une autre affaire ! Laurent Aubé Sainte-Foy Le débat du cardinal Dans LE SOLEIL du 22 janvier 2005, le cardinal Marc Ouellet souhaite qu\u2019un véritable débat de société nous aide à voir clair (sur le mariage gai).Or la sexualité de l\u2019être humain connaît toutes les conditions.de la masculinité la plus forte à la féminité la plus exquise, comme l\u2019eau peut être très froide ou très chaude, tiède, etc.Certaines morales voudraient que tous les êtres se classent à l\u2019une ou l\u2019autre des extrémités.Que devient la vie des personnes que le sort a fait naître dans un état moins marqué?Sont-elles des sous-produits humains?N'ont-elles pas droit à une vie aussi épanouissante, en bénéficiant des mêmes considérations (protections.droits, devoirs, privilèges, etc.) que celle des gens dont ils partagent l\u2019humanité?Quant à la perpétuation de l\u2019espèce par la procréation qu\u2019assure le mariage hétérosexuel, il n'y a pas lieu de s'inquiéter.Même si la participation des homosexuels et des religieux a été quasi nulle.l'humanité est passée à 6,5 milliards d\u2019habitants, augmentant de 500 millions en cinq ans, soit le double de la population au temps de Jésus (250 millions) qu'elle avait mis environ deux millions d\u2019années à atteindre.Le problème n\u2019est plus la perpétuation de l\u2019espèce.mais la gestion de l'« explosion démographique.» Si « deux des finalités essentielles du mariage sont la procréation et l\u2019éducation des enfants ».quel sens donner aux mariages stériles?Quant à l'éducation des enfants, la DPJ déborde d\u2019exemples démontrant que l'union d'un homme et d'une femme n'est pas une garantie de succès ! Ce qui est touchant dans l'union ou le mariage de deux personnes âgées, ce n'est pas la perpétuation de l\u2019espèce et l'éducation des enfants, c\u2019est le soutien qu'ils s'apportent par l\u2019amour qu'ils partagent.Émery Moreaux Sainte Marie de Reauec LE SOLEIL Le samedi 29 janvier 2005 D 5 OPINIONS Quand les rouges broient du noir Je vous le répète comme cela m'a été dit.C\u2019est le désarroi chez les rouges, tant à Ottawa qu\u2019à Québec.Quant aux bleus du Québec et de l\u2019Alberta, et sans doute de beaucoup d\u2019autres regions du pays, ils sont au neutre : ils attendent Jean Charest ! Cela grouille beaucoup dans les partis et les langues \u2014 parfois sales ! \u2014 se délient volontiers.Transportons-nous à Québec d'abord, dans la salle du Conseil des ministres.Après la gaffe du financement des écoles privées juives, les ministres s\u2019attendaient à des explications, voire des excuses pour ne pas avoir été consultés.Eh bien, croyez-le ou non, le chef a piqué une sainte colère et les a carrément engueulés ! «Tout cela ne serait pas arrivé s\u2019il n\u2019y avait pas eu de fuite», de lancer Jean Charest.promenant un regard accusateur tout autour de la table.C\u2019est tout juste si le premier ministre n\u2019a pas demandé que ses ministres partagent la responsabilité des mauvaises décisions auxquelles ils ne participent pas.La morosité est palpable parmi les libéraux du Québec au point où ils ne cherchent même plus à cacher leurs états d\u2019âme.Je dois être à peu près le seul dans toute la province à croire encore que, conformément à la tradition, les libéraux obtiendront un deuxième mandat.Des ministres importants, députés de circonscriptions sûres comme ils le sont tous, craignent de se faire renvoyer sur les banquettes de l'opposition.Cela les chagrine d\u2019autant plus qu'ils ne sont pas venus en politique pour cela ! Michel VASTEL MVastel@lesoleil.com Que craignent-ils au juste'.\u2019 Us sont «invaincus que Bernard Landry ne restera pas à la présidence du l\u2019ami québécois jusqu'aux prochaines élections, qu'Andre Boisclair interrompra prématurément ses éludes à Harvard ou, pire encore, que Gilles Puceppe déménagera à Québec après une autre bonne campagne fédérale.Le simple nom de Puceppe me permet de sauter la rivière des Outaouais et d arriver à Ottawa en pleine pagaille.11 n\u2019y a guère qu'au Bloc québécois et au Nouveau l\u2019ami démocratique que la situation soit relativement calme.Ailleurs, c\u2019est la zizanie totale ! Et Paul Martin, autant que Stephen Harper, en ont plein les bras.Le gouvernement libéral avait un plan que la Commission (Joinery \u2014et surtout Jean t hrétien \u2014 sont en train de faire dérailler.En février, le budget sera «vert » grâce au travail de Stéphane Pion qui.me dit-on.s\u2019entend aussi bien avec Martin qu'avec Chrétien.N\u2019oublions pas que l\u2019actuel premier ministre fédéral fut critique de l\u2019environnement dans l\u2019opposition et qu'il assista au 2' Sommet de la terre à Rio en compagnie du ministre fédéral de l\u2019époque.Jean Charest Après leur congrès de mars à Ottawa, les libéraux fédéraux vont lancer les assemblées de mise en candidature.Aucun des députés sortants ne verra son siège contesté, bien qu'il y ait toujours des accommodements possibles avec un siège au Sénat ou quelque ambassade 1 II n\u2019y aura donc pas de guerres fratricides comme au printemps de 2004.La première «fenêtre» pour la tenue d\u2019élections fédérales se situerait donc à l'automne 2005, surtout si la Commission d\u2019enquête sur le IT»>-granune de commandites publie son rapport intérimaire en septembre, comme prevu.Au Quebec.Jean Charest a récemment présente une liste de 2s1 dossiers au lieutenant politique de Paul Martin, Jean Lapierre.Voici comment on voit les choses à Ottawa : l\u2019entente sur la santé a etc généreuse pour le Québec.Cela s est moins bien passe pour la péréquation, mais au moins, le financement sera désormais stable.On semble tenir pour acquis que les dossiers des congés parentaux, des garderies et des infrastructures municipales seront régies ce printemps.si le ministre des Finances, Yves Seguin.trouve les quelques centaines de millions de dollars que lui coûteront ces ententes avec ( Ottawa! En effet, pour aligner sa politique de congés parentaux sur celle du reste du t anada.le Québec doit trouver 370 millionsS.Et.dans les cas des infrastructures municipales, le gouvernement fédéral exige qui' les provinces y mettent autant d\u2019argent que lui.« Si.en plus, on fait Bombardier, on va avoir un bilan.», dit Jean Lapierre.qui passe autant de temps à l'organisation de son parti au Québec qu'à son monstrueux ministère des Transports, où il a quatre projets de loi en chantier.« 11 est comme Robert ! » dit son adjointe d Outremonl qui a déjà travaillé pour M.Bourassa.Mais tout n\u2019est pas si « rose » que cela (si je puis dire !) chez les libéraux fédéraux.Ceux qui n'ont pas la chance de représenter ( hitremont ou Ville LaSalle à la Chambre des communes ont hâte que le débat sur le mariage soit derrière eux Vu Quebec, par exemple, toutes sortes de nébuleuses y compris les Chevaliers de ( olomh et les Cercles des Fèrmièrcs - se mobilisent contre eux IMerrc IVttigrew a donc raison de s en prendre aux « cat hos»! C'est là que mes conversations do la semaine sont devenues intéressantes.Avec ses prises do position sur la question, Stephen Harper a lui aussi perdu toute chance do faire une percée dans la Relie l\u2019rovineo.Croyez-vous que les vieux «bleus» du Quobi\u201cc s\u2019en inquiètent ?l'as pantoute! Les conservateurs du Quebec \u2014 il en reste plus qu on ne le pense ! \u2014 se sont mis à parler comme ceux de l'Alberta : «Jean Charest sera premier ministre du Canada avant 2012.» Comme je devais avoir l'air vraiment incrédule, mes interlocuteurs m'ont expliqué que le mouvement (\ts s/»'- citil il ni ft c\u2019est incidemment le nom d\u2019une bière brassée il y a quelques années par la RigRock Rre-wory de cidgary \u2014 est déjà en marche.Cela ne tient peut-être pas debout, mais cela s\u2019explique: Charest s\u2019ennuie à Québec.C\u2019est pour cela qu\u2019il ne s'intéresse guère qu aux relations fédérales-provinciales et aux affaires internationales Il laisserait volontiers l\u2019hilippe Couillard gérer la grosse Régie régionale de la santé que sera devenue le Québec après 15 ans de coupures fédérales\u2014et libérales !\u2014 dans les transferts aux provinces.Je vous avais prévenu : je vous le raconte seulement comme on me l\u2019a dit ! Ne tirez pas sur le messager.IRAK Le salut national ou le spectre de la partition ______________________________ 1 désirent croiser le feu avec les b CV,mi J/njn\t.'Tl ï g; \"VW 11 ¦ V1\tni.,#,,,.K,,nu /li, l,tnr iirmiri* ti>rri Snmi Aoun Sami Aoun Professeur de science politique à l\u2019Université de Sherbrooke et chercheur associé à la cha ire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l\u2019Université du Québec à Montréal Une fois tenu, demain, le scrutin irakien mettra les élites du pays devant un défi considérable : que ce moment historique soit le début de la réconciliation nationale et non pas une descente aux enfers et les horreurs d'une guerre civile.Que ces élections ne soient l\u2019annonce d\u2019une nouvelle hégémonie pratiquée par une ancienne victime du pouvoir central, les chiites, composante majoritaire de la société irakienne.Que ces élections soient un vrai début de la libération de l'Irak de la tutelle étrangère, légalisée par les deux résolutions 1511 et 1540 et le retrait graduel concerté des effectifs étrangers et la soustraction de cette « porte orientale » du monde arabe aux rivalités régionales, comme cela a été entendu par des rencontres entre les pays du voisinage mais qui reste presque lettre morte.Que ces élections ne soient pas l\u2019opportunité pour le partage de l\u2019entité irakienne, ce qui se solderait par l\u2019affaiblissement du pays (si on rendait, par exemple, sa région ouest « une patrie alternative » pour les réfugiés palestiniens, comme y font allusion quelques rapports arabes et israéliens ! ) ÉTATS D\u2019ÂME IRAKIENS! Ce qui tranche, pour l\u2019instant, c\u2019est l\u2019enthousiasme débordant d\u2019une majorité prépondérante dans les milieux arabo-chiites (60%), les kurdes (15%) les turkomènes (5%) les assyro-chal-déens (2%) et autres minorités (sa-béens, yazidis).Cela contraste avec ce qui est soulevé dans les milieux des arabo-sunnites (autour de 15%), précédemment le pilier du pouvoir central dès 1921.Dans cette communauté, maigre la participation de plusieurs candidats et partis dans différentes listes qui représentent leurs aspirations, 1 appel des extrémistes islamistes et le Comité des oulémas musulmans sunnites ont contraint le Parti islamique apparenté aux Frères musulmans (Mohsen Abdel Majid) à se retirer de la campagne électorale malgré sa participation au pouvoir depuis le renversement de Saddam.Les parties qui appuient la tenue d'élections, pour des raisons diverses, tentent d\u2019y trouver des avantages de tout ordre' Les intérêts communs entre Américains et Iraniens dans 1 appui au bon déroulement des élections, une date retenue par le Conseil de sécurité, semblent un paradoxe.Tout cela au grand dam du lieutenant de ben leaden ou son émir Al-Zarqaoui.qui voit dans ces élections un complot entre les « mé- Kit &4A REUTERS Les préparatifs pour la mise en plaee des bureaux de scrutin se déroulaient sous haute suneillance, hier, dans la région de Sgjaf, en Irak.créants » américains et les « apostats » chiites.À son piètre avis, mais ce point de vue n\u2019est pas partagé par les islamistes irakiens, la démocratie est une hérésie rejetée par l'islam ! POSITIONNEMENT Les États-Unis se cherchent à la fois une porte de sortie honorable de ce «bourbier» sans toutefois céder sur les gains stratégiques déjà acquis (déploiement militaire sur les frontières des espaces vitaux des grandes puissances (Chine, Russie, Inde) ou d autres ciblés par des stratégies américaines d'encerclement ou d'endigue-ment (Iran, Syrie) ou des pays pétroliers sous droit de regard (Arabie Saoudite).L'Iran, pour sa part, se cherche une influence déjà interdite dans la région du Golfe par le biais d'un nouveau régime amical, pour le moins, non belliqueux.Justement, cette quête iranienne a suscité des craintes arabo-sunnites surtout au niveau des régimes en place que le roi hachémite jordanien Abdallah 11 a appelé, sans rectitude politique, le « croissant chiite » menaçant ! ENJEUX DE LA COURSE ! Dans ce contexte, les fervents adeptes de la voie électorale se répartissent.au moins, sur trois tendances saillantes dans la culture politique irakienne.La tendance religieuse, bien en relief dans la communauté chiite que le grand ayottallah Al-Sistani a réussi à incarner dans la coalition entre les partis, représentatifs de la lutte chiite contre le régime de Saddam : le Conseil suprême de la Révolution islamique (présidé par le Cheikh Abdel Aziz AJ-Hakim) et le parti AD-Dawa, considéré comme le plus ancien, représentatif de la tendance islamiste chez les chiites, présidé par Ibrahim Al-Ja'afari.En plus, cette liste bénie par Al-Sistani a dans ses rangs l\u2019ancien favori du Pentagone, Ahmed Al-Jalabi, aujourd\u2019hui proche des Iraniens (au penchant libéral et laïque) et aussi des candidats, aussi chiites, proches du jeune rebelle Moqtada Al-Sadr.Même des candidats kurdes et des turkomènes de-confession chiite.Cette tendance ne cache pas sa confiance de remporter une victoire éclatante ! La tendance nationaliste, centriste et libérale s\u2019exprime dans plusieurs listes; entre autres, celles du président Ghazi Al-Yawir (arabo-sunnite) et du ministre de la défense Hazem Al-Cha'alan (chiite et d'une tribu arabe sudiste), du premier ministre lyad Al-laoui (chiite mais proche de la mouvance nationaliste arabe et ancien membre du parti Haas avant sa confrontation avec Saddam).En plus de quelques partis présidés par des arabes sunnites des familles de notables comme celui de Adnan Al-I\u2019acha-chi et Nassir Al-Jadergi.Cette partici- pation des dirigeants arabo-sunnites et d\u2019autres des chefs tribaux laisse croire que l\u2019appel au boycott adressé à leur communauté ne serait pas suivi à l\u2019aveuglette.Faut-il inclure dans cette tendance nationaliste les partis kurdes qui ont leur propre liste appelant au fédéralisme ! Les deux partis des chefs historiques, Talbani et Barzani, auront de toute évidence la part du lion dans le nord et un rôle incontournable dans le nouveau régime.I Vautres partis assyro-chaldéens tentent d\u2019affirmer un statut respectable à cette minorité sujette à des sévices des obscurantistes islamistes.Il y a aussi une tendance de gauche marxiste et démocratique qui a pris forme par des différentes listes, surtout celle du l\u2019art! communiste irakien (un des premiers dans le monde musulman ) qui a un passé glorieux de lutte contre la dictature de Saddam et les forces fascistes.La liste du peuple (as Sha\u2019ab) des communistes pourrait récolter des appuis substantiels qui vont mettre leurs candidats dans une position de force dans la nouvelle Assemblée.Dorénavant, les compromis seront monnaie courante dans une culture politique irakienne qui résisterait avec véhémence contre le retour de la dictature sous n'importe quel déguisement ou que le pays soit un champ de règlements de compte ou de bataille pour ceux, comme les Américains, qui désirent croiser le feu avec les terroristes hors de leur propre territoire américain, ou d\u2019autres pays régionaux qui cherchent à freiner les plans de domination de Washington.MANDAT La nouvelle Assemblée serait mandatée pour l\u2019élaboration de la nouvelle Constitution en remplacement de celle de 1958! Il est connu et su que le monde arabe est vraiment en attente de la performance des législateurs irakiens afin de satisfaire la diversité des identités de leur mosaïque en respectant le droit à la différence, en fondant la citoyenneté irakienne sur la liberté et l\u2019égalité pour l\u2019émanciper du tribalisme et du clanisme.(Je qui sera à observer, ce sera l\u2019édification de 1 Etat moderne sur les vestiges de la dictature et sans qu\u2019il soit une réplique peu appréciée du régime des mollahs iraniens.Tout cela en vue de soumettre cette Constitution à un référendum le Les Irakiens voteront demain pour affirmer leur attachement à un droit qui leur a été volé depuis plus de 50 ans 15 octobre 2005.Faut-il rappeler que ce référendum donne droit aux trois provinces des 18 un droit de veto.Doù l\u2019obligation de ménager les aspirations des majorités et des minorités ! D\u2019ici là, les Irakiens voteront le 30 janvier pour affirmer leur attachement à un droit qui leur a été volé depuis plus de 50 ans ! Les Irakiens ont été privés d\u2019une campagne électorale comme ils l\u2019auraient souhaité.Malheureusement, leur choix n\u2019est guère enviable : un libéralisme sous (tccupation ou un terrorisme déguisé en patriotisme ! Des attentats odieux des terroristes n\u2019ont épargné ni rassemblements de mariages, ni mosquées, ni églises, ni personnalités charismatiques.Les discours haineux et l\u2019intimidation étaient monnaie courante.Les Irakiens n ont pas eu suffisamment de temps pour scruter les programmes des partis.Des candidats aspirants ont été obligés de se cacher, jusqu\u2019à l\u2019anonymat.Mais ils sont majoritaires à considérer que les élections restent le moyen le plus effi-cace et le plus court |K»ur leur salut national et certes plus efficace que le terrorisme des nostalgiques de la dictature et des combattants de 1 obscurantisme de la mouvance henlruliniste.Les critères du succès de ce scrutin (taux de participation dans le pays, au moins 60 >, intégrité et transparence.) seront déterminants pour la représentativité de la nouvelle Assemblée et son bon fonctionnement.Mais, ce qui serait encore plus déterminant, ce serait la formation d\u2019un gouvernement inclusif au sein duquel les arabo-sunnites ne se sentiraient pas des citoyens de seconde classe ! En attendant le choix des Irakiens, faire preuve d\u2019excès d'optimisme serait du simplisme, mais sombrer dans le pessimisme serait une victoire pour le désespoir ! Le samedi 29 janvier 2005 D 6 l'Université Laval 3 UNIVERSITE g g LAVAL au cœur de votre quotidien Auschwitz ou l'industrialisation du Mal À 60 ans de distance, les camps de la mort nazis nous interpellent plus que jamais par Yvon Larose Une quarantaine de chefs d\u2019État et de gouvernement se sont retrouvés le 27 janvier, à Auschwitz, en Pologne, pour commémorer le 60l anniversaire de la libération par l\u2019armée soviétique, le 27 janvier 1945, du plus important camp d\u2019extermination de masse nazi De 1940 à 1945, on estime qu\u2019au moins 1,1 million de personnes ont perdu la vie au complexe d\u2019Auschwitz-Birkenau, dont près de un million de juifs qui ont été assassinés dans des chambres à gaz de 1942 à 1944.Au total, les camps de la mort nazis (Treblinka, Mauthausen, Dachau, etc.) ont fait disparaître plus de cinq millions de juifs européens.Pour Thomas De Koninck, professeur de philosophie à l\u2019Université Laval et auteur d\u2019un essai de philosophie morale, He la dignité humaine, paru en 2002 aux Presses universitaires de France, la cérémonie internationale, à laquelle ont assisté quelque 10 000 personnes, a une valeur particulièrement symbolique.«C\u2019est encourageant de voir que le monde n\u2019a pas oublié, dit-il Je crois que les gens se rendent compte que l\u2019humanité a honte de ce qui s\u2019est passé dans les camps de la mort.Car ce sont quand même des humains qui ont fait ça.» Selon Talbot Imlay, professeur au Département d\u2019histoire et spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, la présence d\u2019un grand nombre de dignitaires prouve que l\u2019Holocauste est devenu un symbole de tout le Mal, de toutes les atrocités et de tous les crimes commis par des gouvernements contre des peuples au cours du 20l siècle.La barbarie est parmi nous Auschwitz nous replace au cœur de la barbarie.Au dire de Thomas De Koninck, ce lieu maudit, symbole de la terreur et du génocide, nous rappelle aussi que la barbarie est toujours parmi nous, comme l\u2019ont démontré les tragédies humanitaires récentes du Darfour, du Kosovo et du Rwanda.«Et tout ça au nom d\u2019idéologies, poursuit-il.Dans L'archipel du goulag, Alexandre Soljénitsyne écrit que des millions d\u2019individus sont morts au 20 siècle au nom des idéologies.» Le nazisme, souligne-t-il.présentait certains humains comme les seuls modèles de l\u2019humanité.Dans cette perspective, les juifs étaient considérés comme des non-hommes.Thomas De Koninck croit que «l\u2019inhumanité inimaginable» qui avait cours dans les camps de la mort nazis ne pouvait qu\u2019être l\u2019œuvre de gens dénués de toute capacité d\u2019aimer, d\u2019humanité au sens positif du terme.«On trouve la règle d\u2019or du «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l\u2019on te fasse» dans toutes les sagesses d\u2019Orient et d\u2019Occident, explique-t-il Or, les bourreaux des camps ne se reconnaissaient pas dans les autres Ils avaient perdu tout sens de l\u2019humain » Selon lui, Auschwitz et les autres usines d\u2019extermination ont violé la règle d\u2019or «C\u2019est très grave, dit-il.Vous éliminez toute l\u2019éthique et, au fond, l\u2019humanité en tant que telle.» La décision de tuer tous les juifs dans la sphère d\u2019influence allemande aurait probablement été prise au début de l\u2019automne 1941 Elle était, selon Talbot Imlay, le résultat d\u2019un processus d\u2019évolution et de radicalisation de la politique raciale du régime nazi.«Les dirigeants du régime, inspirés par une vision du monde basée sur le principe d\u2019une lutte des races, ont identifié les juifs comme l\u2019ennemi racial le plus immédiat, explique-t-il.Par conséquent, ils étaient déterminés à les éliminer de la sphère allemande.Ce qui a changé avec le temps ce n\u2019est pas le but, mais plutôt les moyens envisagés pour atteindre cet objectif qu\u2019était le génocide.La guerre a fortement contribué à l\u2019adoption de la solution finale.» La haine que ressentait Adolf Hitler pour les juifs et le plan d\u2019extermination organisée et systématique qui fut mis en œuvre trahissaient, de toute évidence, une démence pure.«11 y a là quelque chose de mystérieux, souligne Thomas De Koninck.C\u2019est tellement au-delà de tout ce qu\u2019on peut se représenter.Il y a eu des barbares dans l\u2019Histoire.Mais à ce degré et avec cette espèce d\u2019autojus-tification que donne l\u2019idéologie.Cela montre que les idées, en particulier celles que l\u2019on se fait de l\u2019humain, ont une grande force.» '¦M «gtfU'' i Thomas De Koninck: */r crois que les gens se rendent compte que l'humanité a honte de ce qui s\u2019est passé dans les camps de la mort.» Des enfants devant les barbelés du camp de concentration nazi d'Auschwitz au moment de leur libération, en avril 1945, par des soldats polonais et russes.^ -4 * Des leçons Talbot Imlay croit que l\u2019Holocauste nous enseigne plusieurs leçons.Il y a notamment la nécessité de se méfier des utopies, «ces immenses projets qui visent à restructurer complètement la société».Il y aussi la nécessité d\u2019avoir un État de droit qui peut limiter les pouvoirs des gouvernements et protéger les droits des minorités.Mentionnons aussi les dangers du racisme et des autres formes d\u2019exclusion.Thomas De Koninck rappelle que la possibilité de faire le mal est inscrite en chacun de nous.«C\u2019est le problème de la liberté, indique-t-il.On peut faire du mal comme on peut faire du bien.On voit à quel degré.Les Anciens grecs disaient que l\u2019humain peut être le meilleur des animaux, mais aussi le pire.» Ce dernier met en garde contre le mépris.«Quand on commence à mépriser l\u2019humain, à le banaliser comme on le fait beaucoup de nos jours, on s\u2019engage sur une pente dangereuse.» Quelles sont les possibilités d\u2019un autre Holocauste?«Cela dépend beaucoup de la façon dont on définit le géno- cide, répond Talbot Imlay.Des atrocités à grande échelle motivées par une logique raciale ou ethnique sont toujours possibles: pensons à ce qui se passe actuellement au Darfour.Rien de comparable ne s\u2019est produit dans un pays occidental démocratique et développé depuis la Seconde Guerre mondiale.Cela, je crois, nous permet d\u2019avoir une relative confiance en l\u2019avenir.Gardons toutefois à l\u2019esprit qu\u2019un Européen aurait peut-être dit la même chose au début des années 1930.» Samedi de l'admission, le 5 février WW j!Vs IflSJEüli jLjj e samedi 5 février, toutes les personnes intéressées à en- treprendre ou à poursuivre\t\tVf Im\tune formation universitaire\t\t sont conviées au Samedi de\t9\tmBÈÊ l\u2019admission, une journée d\u2019information\t\tFfjSj sur les études à l\u2019Université Laval.Cette\t\tbL9| activité, qui connaît un succès consi-\t\t dérable depuis sa création il y a trois ans, se déroulera au pavillon Alphonse-\t9\t Desjardins de 10 h 30 à 16 h.\t\t 11 s\u2019agit d\u2019une occasion unique\t\ti d\u2019obtenir, en une seule journée et au même endroit, toute l\u2019information sur les différentes facettes de la vie universitaire renseignements sur les quelque 400 programmes d\u2019étude, sur les bourses disponibles, les stages offerts et les perspectives d\u2019emploi, sur les activités étudiantes, etc.Le Samedi de l'admission réunit une cinquantaine d\u2019exposants et donne la possibilité de faire plusieurs visites guidées et de découvrir les profils international et entrepreneurial.11 est également possible d\u2019y déposer sa demande d\u2019admission et d\u2019obtenir une réponse immédiatement dans le cas des programmes non contingentés de premier cycle Pour ce faire, les candidats doivent avoir en leur possession un relevé de notes récent et acquitter les frais de 30 $ pour l\u2019analyse du dossier.Des nouveautés Le Samedi de l\u2019admission présente cette année une nouvelle conférence, «Le nmm Le Samedi de l'admission connait un succès considérable depuis sa création il y a trois ans.Il a attiré Tan demiir plus de 5 700 visiteurs au pavillon Alphonse-Desjardtns et au iMb-Ourert de la Faculté des sciences et de génie.plaisir des mathématiques», avec Jean-Marie De Koninck, professeur au Département de mathématiques et de statistique Le Lab-Ouvert de la Faculté des sciences et de génie sera également accessible; une occasion exceptionnelle de visiter les départements et les impressionnantes installations d\u2019études et de recherche de la Faculté Enfin, le Samedi de l\u2019admission inaugure cette année le Salon VIP (Vraiment Impor- tants les Parents), un salon d\u2019information et de détente entièrement destiné aux parents Il n\u2019est pas nécessaire de s'inscrire ou de réserver Le stationnement est gratuit de même que le transport gratuit offert aux personnes provenant de la plupart des régions du Québec Pour de plus amples renseignements sur le programme complet des activités, consultez le site www ulaval ca/samedi.CONCOURS D'EXCELLENCE EN RELATIONS INDUSTRIELLES L\u2019Université Laval est sortie grande gagnante du 9\" Concours d\u2019excellence en relations industrielles qui s\u2019est déroulé à Québec, du 17 au 21 janvier.Deux autres universités offrant le programme de 1er cycle en relations industrielles participaient à ce concours.l\u2019Université de Montréal et l\u2019Université du Québec en Outaouais.Chaque matin, les 12 équipes en lice se sont vues soumettre un même cas à résoudre.Les différents cas soumis touchaient l\u2019arbitrage de griefs, la négociation de conventions collectives, la santé et la sécurité du travail, les poli- tiques publiques et la gestion des ressources humaines.Les présentations se faisaient devant un jury composé de professeurs de relations industrielles, de présidents d\u2019entreprise, de conseillers syndicaux et d\u2019arbitres de griefs.«Nous étions extrêmement bien préparés», rapporte Olivier-Alexandre Gingras, qui en était à sa troisième participation au Concours.«Il faut dire que nous avons bénéficié d\u2019une excellente formation en vue de cette rencontre, comme à chaque année d\u2019ailleurs.C\u2019est le genre d\u2019expérience qui te branche vraiment sur le monde du travail.» Im délégation de Tl niversité I aval au CF.RI 2005. Le samedi 29 janvier 2005 D 7 AUX COULEURS DE LA VIE La troupe de théâtre Les Treize dévoile sa saison d'hiver 2005 Mardi dernier, au Cercle du pavillon Alphonse-Desjardins.la troupe de théâtre Les Treize a dévoilé sa programmation d'hiver 2005, sous la présidence d'honneur Ju jeune auteur et comédien François Lé-tourneau Sept pièces forment le volet d'hiver de la programmation de la 56l saison de la plus ancienne troupe théâtrale de l\u2019Université.La saison commence avec Les péchés dans le hall de Félix Leclerc.Mis en scène par Geneviève Dionne, le spectacle marie la danse et les arts du cirque au théâtre 11 sera présenté à 1 amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins du 17 au 20 février.La troupe offre ensuite au public Femmes et.femmes, une création d\u2019Abdelilah Chiguer, qui traite de la situation des femmes en temps de guerre.Les représentations de ce spectacle touchant, mis en scène par l'auteur, seront données du 23 au 27 février au Théâtre de poche du pavillon Maurice-Pollack La troisième pièce de la saison est une œuvre d'Edmond Rostand, Chantecler, une pièce aux allures de fable présentée du 9 au 13 mars au Théâtre de poche.La mise en scène est signée Mélissa Picard.Pour célébrer l\u2019arrivée du printemps et de la saison des amours, les Treize présentent ensuite une version réinventée de Roméo et Juliette, le classique de William Shakespeare, dans une mise en scene de Simon Girard, à l'amphithéâtre Hydro-Québec du 17 au 20 mars On se trans porte ensuite au lapon avec Lézard noir de Yukio Mishima.une intrigue macabre dont la mise en scène est assurée par Yohan Marcotte Les représentations auront lieu du 23 au 27 mars au Théâtre de poche La saison se poursuit sur le ton rafraîchissant de la comédie musicale Le spectacle Tout le monde dit I love you, d'après le film de Woody Allen, sera présenté du 31 mars au 3 avril à l'amphithéâtre Hydro-Québec dans une mise en scène de Nicolas Létourneau La 56\u2018 saison des Treize se terminera avec Le mariage de Marie à Gusse à Baptisse.une adaptation de Jean-Pierre Coljon de la comédie belge à succès Le mariage de M \" Beulemans Cette pièce raconte le choc des cultures entre Français et Beaucerons en 1927 Les représentations auront lieu du 8 au 10 avril au Théâtre de la cite universitaire.Toutes les représentations ont lieu à 20 h Les billets sont en vente au Bureau des activités socioculturelles, au local 2344 du pavillon Alphonse-Desjardins, au coût de 10 $ (12$ à la porte), ainsi que sur le réseau Billetech (taxes et services en sus) au 643-8131 ou www.billetech.com.Renseignements: 656-2765.Site Internet: www lestreize.asso.ulaval.ca.Jean François l agarde et son proton-pe d'hélicoptère en modèle réduit: \u2022C'est un nouveau secteur encan peu exploité, mais qui possède un énorme potentiel» 1 Jean-François Lagarde: tournez, les hélicos! par Pascale Gueiicolas Des membres delà troupe de théâtre Les Técize lors du lancement de la programmation d'hiver, mardi, au pavillon Alphonse-Desjardins.INVASION JAPONAISE La renouée japonaise a pris d assaut le territoire québécois.Même le quartier Montcalm y passe! par Jean Hamann Elle croît très rapidement, elle s\u2019adapte à tous les milieux et elle produit de jolis petits bouquets de fleurs blanches.Pas étonnant que plusieurs jardiniers amateurs bien intentionnés mais mal avisés se laissent duper et plantent de la renouée japonaise dans leurs plates-bandes.Mais sous ses ^ beaux atours, cette espèce originaire z d'Asie cache un féroce envahisseur.= L\u2019étudiante Marie-Claire LeBlanc, du g Département de géographie, l'a constaté | en dressant la carte de répartition et ^ d\u2019abondance de Fallopia japonica dans s le quartier Montcalm.\ts «Nous avons choisi ce quartier de la * ville de Québec parce que plusieurs colonies y avaient déjà été détectées, mais aussi parce qu\u2019on y trouve des espaces verts où l'envahisseur pourrait avoir des conséquences plus importantes sur la diversité végétale», a-t-elle expliqué lors du colloque étudiant du Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) qui avait lieu le 21 janvier.Marie-Claire LeBlanc a donc parcouru les rues, ruelles, parcs, espaces verts et même les talus sud (falaise donnant sur le boulevard Champlain) et nord (coteau Sainte-Geneviève) bordant la colline de Québec, à la recherche de cette plante qui infiltre le territoire québécois sous diverses identités.En effet, cettte plante est tantôt appelée chez nous bambou japonais, bambou mexicain et même bambou québécois, alors que les anglophones la désignent sous le nom de mile-a-minule weed ou Hancock's curse, deux noms qui évoquent le prodigieux taux de croissance et de propagation de cette plante de 2 m ainsi que sa résistance au désherbage.«Ces rhizomes peuvent, de plus entrer en dormance pendant 10 ans avant d\u2019être activés», précise Marie-Claire LeBlanc.la beauté du diable Sur le territoire de 4 km qu elle a étudié, l\u2019étudiante a découvert 2/2 colonies de renouée japonaise, dont plus du tiers (37 %) compte 100 tiges ou plus.Les colonies sont surtout Cela ressemble à une histoire inventée, mais Jean-François Lagarde avait vraiment l\u2019ambition, dès son plus jeune âge, de se lancer en affaires en construisant des cabanes dans les arbres.Le garçonnet avait même trouvé des clients potentiels, des modèles et des fournisseurs.Il lui a toutefois fallu attendre l\u2019âge canonique de 21 ans pour qu\u2019un projet étudiant de construction d\u2019un appareil aérien autonome lui donne la possibilité de réaliser son rêve de devenir entrepreneur.«C\u2019est un nouveau secteur encore peu exploité, mais qui possède un énorme potentiel, s\u2019enthousiasme le fondateur de SauTech Innovations Pour l\u2019instant, ce sont surtout les mili taires qui utilisent ce genre d\u2019appareil, mais les Japonais l\u2019emploient aussi lorsqu\u2019ils arrosent des champs de pesti cides ou d'insecticides.» Depuis plus de un an, ce diplômé de la Faculté des sciences et de génie travaille donc sur un prototype d\u2019hélicoptère en modèle réduit équipé d\u2019une plate-forme électronique, un U AV (pour Unmanned Aerial Vehicle).Contrairement à un engin téléguidé, cet appareil de 1,80 mètre de diamètre d\u2019un bout de la pale à l\u2019autre et d\u2019un poids de 10 livres se déplace de façon autonome grâce à une préprogrammation informatique.«Il utilise d\u2019abord un GPS pour connaître sa position approximative dans l\u2019espace, puis la compare avec une consigne envoyée par un ordinateur ou un opérateur au sol par un lien radio.Par exemple, précise le jeune entrepreneur, on peut demander à l\u2019appareil de se rendre au-dessus de telle ou telle rivière à telle coordonnée GPS et le prototype tourne alors de 45 degrés Entrepreneurial Laval a aidé ce diplômé de génie mécanique à s\u2019attaquer au marché des appareils aériens autonomes vers l\u2019est et avance de 5 km pour s'y conformer.L\u2019opérateur peut également préprogrammer l\u2019appareil pour se ren dre à une série de sites spécifiques, 1 un à la suite de l\u2019autre, en suivant des droites, en traçant des cercles dans le ciel, et voler de 20 minutes à 2 heures selon le poids de l\u2019équipement trans porté.Plusieurs clients potentiels pour raient être intéressés par une telle technologie » Parmi ces clients, Jean-François Lagarde cible en premier lieu le minis tère des Ressources naturelles lorsqu il s'agit d\u2019effectuer des relevés de terrain pour la cartographie, mais aussi des ser vices de recherche et de sauvetage ou de surveillance aérienne des cours d\u2019eau 11 revient en effet bien moins cher d\u2019en voyer un UAV chercher un skieur victime d\u2019une avalanche ou prendre des clichés d\u2019une rivière en crue que de louer un hélicoptère traditionnel conduit par un pilote.Un bon coup de pouce Alors qu\u2019il était inscrit au Département de génie mécanique de l\u2019Université Laval, Jean-François Lagarde a décidé, dès septembre 2003, de parfaire ses con naissances du monde des affaires.11 a donc suivi plusieurs des cours offerts par Entrepreneurial Laval sur les états financiers, les réseaux de contact, la commercialisation et les cartes professionnelles.«Cela correspondait par faitement à mes besoins, témoigne-t-il Les conseillers d\u2019Entrepreneuriat Laval m\u2019ont expliqué également comment approcher des organismes comme le Centre national de recherche du Canada, et j\u2019ai pu aussi gagner des prix au Concours québécois en entrepreneurship.» Ces quelques bourses et subventions lui ont permis de défrayer une partie des sommes investies dans le premier proto type, le reste de ( investissement venant de son propre porte monnaie.«Je m at tendais à m\u2019investir beaucoup dans mon entreprise, explique Jean François Lagarde, mais si j\u2019avais un conseil à donner, ce serait de suggérer aux étudiants de consacrer leur maîtrise à leur projet pour ne pas perdre du temps en recherche et développement lorsqu'ils démarrent.» Cap sut la Oaspésie L\u2019entrepreneur a choisi d\u2019utiliser un modèle déjà commercialisé afin de convaincre ses clients, dans un premier temps, de l\u2019utilité d\u2019une telle technologie, car les UAV restent surtout connus des initiés.Actuellement employé dans un laboratoire de recherche sur la biomécanique de l\u2019Université de Sherbrooke, le jeune homme caresse le rêve d\u2019aller bientôt installer SauTech Innovations en Gaspésie, à Sainte-Anne-des Monts.«J\u2019aime beaucoup le .plein air, la nature, et je pense que les conditions météos dans cette région donnent un bon aperçu de celles en vigueur un peu partout au Canada», précise le chercheur Déjà, des bureaux locaux du ministère des Ressources naturelles et le Centre d\u2019avalanches de Sainte-Anne-des-Monts auraient exprimé leur intérêt à utiliser son hélicop tère.L\u2019entrepreneur travaille aussi sur un second prototype, encore à l\u2019étude, un hybride entre un hélicoptère et un avion.Des discussions ont déjà eu lieu sur ce sujet avec l'Université Memorial à Terre-Neuve, intéressée par ce type d\u2019appareil qui permettrait de mieux surveiller les icebergs, nombreux dans cette région, ainsi que d\u2019éventuels déversements pétroliers.À Québec, les colonies de renouée japo nuise menacent notamment la diversité végétale des talus du coteau Sainte-Geneviève.localisées sur des terrains privés (42 %), mais elles débordent sur les milieux naturels (19 %) où elles forment d'immenses populations de plusieurs centaines de tiges.«Cette espèce menace la diversité végétale des talus du boulevard Champlain et du coteau Sainte-Geneviève», estime-t-elle.La renouée japonaise sort de terre tôt au printemps et les colonies qu\u2019elle forme bloquent la lumière aux autres plantes.En plus, ses racines produisent des toxines qui empêchent l\u2019établissement d\u2019autres espèces, ajoute-t-elle.Dans la région de Québec, sa présence est signalée pour la première fois en 1942 dans un parterre de Limoilou.Les dommages qu elle cause à l\u2019environnement ont forcé l'Union internationale pour la conservation de la nature à l\u2019inscrire dans sa liste des 100 pires espèces envahissantes de la planète On ne lui connaît d\u2019ailleurs aucun ennemi naturel qui pourrait freiner sa course Considérant les caractéristiques de la plante et le fait que les jardiniers pactisent avec l'ennemi, «il est urgent, selon Marie-Claire LeBlanc, que les gens sachent vraiment ce qu\u2019est cette plante avant que la situation ne soit aussi grave qu\u2019en France et qu\u2019au Royaume-Uni.» L'ÉCOLABEL DOIT ÊTRE ÉQUITABLE Selon Sophie Lavallée, la protection de l'environnement passe par un étiquetage mieux contrôlé par Renée Larochelle UNIVERSITÉ LAVAL Le contenu de ces pages est produit et édité par le Service des communications de l\u2019Université Laval Visitez le site Web de l\u2019Université Laval à l\u2019adresse suivante http://www ulaval.ca 1 y a le «Green Spot» autrichien, le «NF-Environ-nement» français, l\u2019«Ange bleu» allemand et l\u2019«Eco-Logo» canadien L\u2019écolabel, vous connaissez?11 s\u2019agit d\u2019une étiquette apposée sur un produit visant à informer le consommateur qu\u2019un produit respecte certains critères quant à la protection de l\u2019environnement.Ces étiquettes peuvent être apposées sur une multitude de produits allant de l\u2019ampoule électrique au lave-vaisselle en passant par les lessiveuses, les peintures et vernis et même les matelas.Dans un contexte où le développement durable devient un impératif pour la santé de la planète, l\u2019écolabel constitue un enjeu commercial non négligeable pour les entreprises qui voient là un excellent moyen de conquérir un créneau auprès des consommateurs préoccupés par la protection de l\u2019environnement, et qui sont souvent prêts à payer davantage pour acquérir un bien «écologique».Le problème, c\u2019est qu\u2019il est actuellement impossible pour le consommateur de vérifier si ce produit répond en tout point aux normes établies en la matière «L\u2019objectif de la mise en place des différents programmes d\u2019«écolabellisa-tion» étant d\u2019inciter le consommateur à privilégier les produits les moins nocifs pour l\u2019environnement, les risques de confusion doivent être limités le plus possible», affirme Sophie Lavallée, pro-fesseure adjointe à la Faculté de droit et responsable du volet de recherche juridique du Centre interuniversitaire de référence sur l\u2019analyse, 1 interprétation et la gestion du cycle de vie des produits, (CIRAIG) Sophie Lavallée: -Le gouvernement fédéral devrait exercer un contrôle plus serré sur les programmes d'écolabels.» procédés et services v_______«Par exemple, certains fabricants peuvent décider d\u2019apposer des étiquettes dites d\u2019autodéclarations écologiques sur un objet pour en tirer profit», précise Sophie Lavallée Au Canada, où le programme d\u2019éco-labels a démarré en 1988, c\u2019est l\u2019entreprise Terra Choice qui a développé des critères environnementaux pour plus de 130 catégories de produits Cette entreprise délivre l\u2019Éco-Logo a un produit qui, à une étape de son cycle de vie, est 20 % plus «performant» que les autres produits de la même catégorie.Pourtant, l\u2019Éco-Logo devrait être délivré à un produit dont on aurait analysé le cycle de vie à toutes les étapes, de l\u2019extraction de la matière première composant le produit jusqu\u2019à son élimination: en somme, du berceau à la tombe Selon Sophie Lavallée, cette simplification dans l\u2019analyse du cycle de vie (ACV) s\u2019expliquerait par le développement encore incomplet des banques de données nationales sur le sujet ainsi que par la complexité de l\u2019opération elle-même À ces facteurs s\u2019ajoutent les difficultés d\u2019ordre pratique que présente une analyse crédible et objective, de même que le coût élevé de l\u2019ACV, ce dernier point pouvant remettre en question la viabilité financière des programmes d\u2019écolabels.«Le gouvernement fédéral devrait exercer un contrôle plus serré sur les programmes d\u2019écolabels, dit la professeure de droit C\u2019est aussi au gouvernement qu\u2019incombe la responsabilité de susciter de l\u2019intérêt pour les produits écologiques chez le consommateur II en va du bien-être des générations futures » CENTRAIDEXPRESS LE JOURNAL OFFICIEL DE CENTRAIDE QUÉBEC Édition du 29 JANVIER 2005 t i i » i ¦ Plus qu'un appui financier à 167 organismes communautaires de la région.Centraide Québec s'inscrit dans une dynamique de développement social, par le soutien d'actions de sensibilisation et de mobilisation et la recherche de solutions novatrices de lutte contre la pauvreté et ses conséquences dans notre milieu.En effet, depuis plus de dix ans, Centraide a adopté la lutte contre la pauvreté comme principal objet d'intervention.Ainsi, la démarche SVP - Solidarité pour Vaincre la Pauvreté qui en a découlé a entraîné dans son sillage des ralliements, trois documents de réflexion sur le sujet, des dîners-conférences et un appui à des projets porteurs de solutions.J?DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE Lutter contre la pauvreté et l'appauvrissement des personnes et des milieux, c'est répondre aux besoins de base, briser l'isolement, reconstituer les réseaux sociaux, bref donner aux personnes démunies le pouvoir de changer leur situation et leur faire une place dans la société.Par des actions concrètes et avec l'aide de milliers de bénévoles dévoués, Centraide Québec souhaite créer un monde où chacun aura la possibilité de s'épanouir.Ainsi, dans un objectif de contribuer au développement de collectivités fortes et équitables, Centraide Québec participe à la mise en œuvre de projets qui visent notamment à combattre la pauvreté des gens d'ici.¦ Sur le seul territoire desservi par Centraide Québec, au-delà de 600 organismes communautaires ou bénévoles offrent des services d'information et de référence.Trouver réponse à ses questions peut s'avérer une entreprise ardue ! Et la difficulté augmente plus on est pauvre, démuni, isolé.\u2014i\tUne étude de f .|^\\ faisabilité me- ( Z I I I cn 2002 par Centraide Québec a démontré à la fois la pertinence d\u2019un service téléphonique centralisé d\u2019information et de référence, et l'intérêt du milieu à se mobiliser pour le mettre en œuvre.Entre l'appel d'urgence au ^11 et la simple demande d'information au 411, le Service 211, sans être une ligne d'écoute, rapprochera les personnes en difficulté des services pouvant leur venir en aide.Les Centraide du Canada ont été désignés par le Conseil de la Radiodiffusion et des Télécommunications Canadiennes (CRI C) pour établir le Service 211 si le besoin et la volonté se font sentir dans leur région respective.De plus, la mise en place du Service 211 se fera en partenariat avec différents acteurs locaux, confiants que ce guichet unique répondra à un besoin pressant du milieu.Le Service 211 facilitera certainement l\u2019accès aux services offerts par les organismes communautaires aux personnes démunies qui ne savent pas où s\u2019adresser pour obtenir l\u2019aide dont elles ont besoin, et favorisera leur prise en charge et leur autonomie dans la recherche de solutions aux difficultés qu elles rencontrent.Dans les prochains mois, le Co- mité d'implantation du Service 211 se penchera sur le fonctionnement organisationnel et technique du service, développera les partenariats nécessaires et élaborera son plan d'affaires.Une mise cn service par étapes s'amorcera d'ici la fin de 2005, dans les régions métropolitaines de Québec et de Lévis, et par la suite sur tout le territoire de Centraide Québec.M.ROBERT CARON Président du Comité d'implantation du Service 211 an \" \u2018 \" investit ¦ On le sait, la pauvreté fait grandement souffrir les enfants qu elle touche, elle met en péril leur développement et leur bien-être.En lançant l\u2019initiative SVP - petite enfance, Centraide Québec mise sur la capacité de la collectivité à cerner elle-même ses difficultés, ses atouts, ses ressources et à trouver les réponses les mieux adaptées à sa réalité.Comité SVP - petite enfance de Centraide Québec, présidé par Mme Karen Macdonald, s'activera dans les prochains mois à rassembler les acteurs du milieu autour des besoins des jeunes enfants et des pr-rrrT rJUFftk/ft familles.Le comité soutien-rbarbtjyrT-MVVk dra les actions entreprises localement dans le but de favoriser le bien-être et le développement optimal des enfants de 0 à 6 ans.À Centraide, on considère l'initiative SVP - petite enfance comme une forme d'investissement social, puisqu'une société qui offre à ses enfants un environnement et des conditions propices à leur développement aujourd'hui s\u2019en trouvera gagnante demain.SVP - petite enfance.Pas à pas pour les enfants d'aujourd'hui et les adultes de demain.MME KAREN MACDONALD Présidente du Comité SVP - petite enfance de Centraide Québec nms Éittnis « La responsabilité sociale des entreprises» m.centmtlc DÎNER-CONFÉRENCE M.Yvon Charast Président et chef de la direction.Industrielle Alliance, assurance et services financiers, sera le troisième conférencier des dîners-conférences SVP 2004-2005.Pour information: (418) 660-2100 LE 16 FÉVRIER 2005 « La pauvreté pour un enfant, ça veut dire quoi ?» DÎNER-CONFÉRENCE ZV .J/\\r.r ç^/jfrtrres
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