Le soleil, 7 février 2006, Cahier A
[" P J - MODE L\u2019IMPORTANT, C\u2019EST LA ROSE! B 1 L\u2019ISLAM EN COLERE DIX PAYS DANS LA TOURMENTE A 10 LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE ^-www.cyberpresse.ca QUÉBEC, LE MARDI 7 FÉVRIER 2006< LE CABINET CONSERVATEUR ASSERMENTE Un appel a l\u2019experience ¦ Harper recrute un non-élu et un transfuge ¦ Onze limousines en moins Raymond Giroux RGiroux@lesoleil.com ¦ OTTAWA \u2014 L\u2019expérience avant tout, voilà l\u2019élément majeur à la base du choix du nouveau Conseil des ministres dévoilé hier par le premier ministre Stephen Harper lors d\u2019une cérémonie présidée par la gouverneure générale, Michaëlle Jean, à Rideau Hall.Ce cabinet ne compte que 27 membres, soit 11 de moins que le dernier de Paul Martin, qui a officiellement remis sa démission une heure avant l\u2019assermentation des nouveaux ministres.Mais parmi eux, il faut compter le plus expérimenté de tous, soit David Emerson, dont le mandat comme ministre libéral de l\u2019Industrie venait tout juste de prendre fin.À partir de maintenant, ce député de Vancouver occupe le poste de ministre du Commerce international dans le nouveau gouvernement conservateur.M.Harper a causé une autre surprise en ne nommant que trois ministres de l\u2019Alberta, soit Rona Ambrose (Environnement), Monte Solberg (Citoyenneté et Immigration) et Jim Prentice (Affaires indiennes).La province a pourtant élu 28 conservateurs sur 28 députés, mais des gros canons jugés incontournables jusqu\u2019à la dernière minute, comme Diane Ab-lonczy et Jason Kenney, sont restés dans les gradins.Autre nouveauté, M.Harper n\u2019a pas nommé de vice-premier ministre.Il a expliqué par la suite, après la première rencontre de son cabinet, que sa petite Voir EXPÉRIENCE er A 6 ?Plus d\u2019information Pages A 2 à A6 LA QUESTION DU JOUR HH EU QU EN PENSEZ-VOUS?Quelle est votre évaluation du cabinet Harper?ÉCRIYEZ-NOUS À opinion@le8oleil.com Pour que votre commentaire soit publié, vous devez fournir votre nom, votre adresse et votre numéro de téléphone.Laurence Cannon, à gauche, prêtant serment sous le regard de son chef Stephen Harper.\\attf de Québec, U devient le lieutenant québécois du leader conservateur.SERVICES DE GARDE Québec devra faire son deuil des 806 M$ d\u2019Ottawa Raymond Gihoux RGiroux@lesoleil.com OTTAWA \u2014 Le jour un du gouvernement de Stephen Harper a sonné le glas du programme national de garderies, une décision qui privera Jean Charest et le trésor québécois de 806 millions S d\u2019ici 2010.Le premier ministre fédéral n\u2019a pas tourné autour du pot très longtemps dans ce dossier controversé et annoncé hier que son gouvernement mettra fin aux ententes signées avec les provinces dès le 31 mars 2007, trois ans plus tôt que prévu.Le Québec avait signé à la fois une entente de principe et une entente financière de cinq ans avec Ottawa, en octobre dernier, et pouvait utiliser cet argent à sa guise sans aucune condition.L\u2019entente prévoyait que le fédéral pouvait la dénoncer avec un préavis d\u2019un an, ce que vient de faire M.Harper.Le premier ministre Charest doit répondre dès aujourd'hui à cette décision du nouveau gouvernement fédéral.Mais rappelons que deux jours après les élections du 23 janvier, il avait fait du cas des garderies un « test » pour les conservateurs fédéraux.M.Charest avait alors indiqué qu\u2019il s\u2019attendait à ce que M.Harper respecte l\u2019engagement sur cinq ans signé par l\u2019ancien premier ministre l\u2019aol Martin lui-même.M.Harper a coupé court à toutes les spéculations sur ce dossier dès la fin de son premier Conseil des ministres et ainsi pris de front les trois partis d'opposition, tous favorables à ce programme instauré par le gouvernement de l\u2019aol Martin l\u2019année dernière.Les familles qui ont des enfants d\u2019âge préscolaire recevront de leur côté une allocation de 1200S par année payable à partir du rr juillet prochain, a dit M.Harper.Le communiqué officiel précise que ce montant sera ajouté au revenu imposable du conjoint ayant le revenu le moins élevé, et que l\u2019allocation sera versée le plus tôt possible par la suite, en attendant l\u2019adoption de la législation par le Parlement.REPRISE LE 3 AVRIL La Chambre des communes reprendra ses travaux le 3 avril prochain et votera un nouveau budget nu cours du printemps, a assuré le premier ministre.Ce budget inclura la nouvelle Voir QUÉBEC en A 6 ?La mairesse perd la bataille des noms de rue U «OKU STfvf K5CM(«fS Quatre ans après la fusion, la saga des doublons connaît son dénouement.Boulevard Louis-XIV Isabelle Mathieu IMathieu@lesoleil.com Le changement de 12 % des noms de rue de la ville de Québec a finalement été complété hier au conseil municipal, au terme d\u2019un débat où la mairesse Andrée Boucher et son équipe ont accusé le RMQ de vouloir en finir avec le souvenir des anciennes villes.Quatre ans après la fusion municipale.les 492 000 citoyens du territoire devront désormais tous écrire le nom « Québec » dans leur adresse.En conséquence, le conseil municipal a choisi hier à la majorité, devant plusieurs citoyens mécontents, d\u2019éliminer 580 doublons de noms de rue sur un total de 4500 rues.Près de 24 000 adresses se voient donc attribuer un nouveau nom de rue ou de numéro civique et 155 000 auront un changement de nom de ville.Les citoyens et les commerçants ont jusqu'à la mi-juillet pour se conformer au changement.Le RMQ et quatre indépendants (Jacques Teasdalc, Marc Simoneau.Denise Trudel et Raymond Dion) ont voté pour le changement des noms de rue tandis que l\u2019Action civique, la mairesse, Richard Côté de Vision Québec et les deux indépendants François Picard et Guy Perreault ont voté contre.Dans sa proposition, le RMQ plaide que les doublons causent des retards et des erreurs dans l\u2019acheminement des secours et dans les livraisons.Le débat, qui a soulevé les passions depuis le début, s\u2019est terminé hier au son des violons.«Je trouve profondément déplorable l\u2019acharnement qu\u2019on met à enlever aux gens leurs racines », a dit la mairesse Andrée Boucher, qui a assuré qu\u2019elle ne voterait jamais pour un changement de noms de rue « futile, inutile et coûteux ».Des travaux et des dépenses ont été Voir BATAILLE en A 6 ?La «urvia du zoo attendra l\u2019âge A 6 SOMMAIRE i Agenda\tB 6 Décès Bandes dessinées B 7 Horoscope Bourses C4 Loteries Bridge S 15 Météo Mot mystère Chroniqueurs Jtll$ Ltmlmi Mots croisés Normsnd Provencher A 7 Télévision MÉTÉO C 6 B 7 A_2 S 16 B 7 B 7 B 5 Petites annonces S 12 B 4 iy'i ur chaque accident ou explosion ou trou dans le trottoir, on s\u2019excite le poil des jambes avec \u201cet si un enfant avait été là\", parti' que ça donne des frissons aux grands-mamans qui écoutent, faut croire.Arrêtez de nous énerver avec ce qui \u201caurait pu\" arriver.» Touché, Madame, je vous partage, comme on dit sur les tribunes téléphoniques.***** Jean L.rigole chaque fois qu\u2019il entend l\u2019expression « de mémoire d'homme », surtout lorsqu\u2019elle est prononcée par un journaliste de 25 ans pour qui les années 80 relèvent de la préhistoire.Une expression à faire disparaître, tellement elle est vide de sens, estime-t-il.Histoire de donner à fond dans la rectitude politique, ne faudrait-il pas alors dire « de mémoire d\u2019homme et de femme » ?Non merci, je passe mon tour.Rodrigue C.en a contre le mot brochette, qu\u2019on a sorti des cuisines pour l\u2019apprêter à toutes les sauces, et pas seulement barbecue.Une brochette d\u2019invités, une brochette d\u2019artistes, une bro- chette d\u2019athlètes, alouette, la liste est longue.l\u2019ascal G., lui, se demande quand les policiers vont arrêter de dire que « les témoins ont été rencontrés par les enquêteurs ».l\u2019ascal n\u2019en peut plus, pitié! On rencontre quelqu\u2019un, on n'est pas rencontré par quelqu\u2019un.Toujours dans le merveilleux monde des faits divers, Robert 1\u2018.se plaint des phrases longues et inutiles, de style « Les spécialistes feront enquête dans le but d\u2019identifier les auteurs du crime.» IX* un, dit-il.si le crime mérite d\u2019être mentionné aux nouvelles, on s'attend à ce que la police ouvre une enquête; de deux, inutile de nous dire que c\u2019est dans le but d\u2019identifier les auteurs du crime, c'est le propre d'une enquête.L'agaçante expression « Est-ce qu\u2019on vous a répond?», précise pour sa part Nicole G.et Michel R., a également une proche parente qui se présente ainsi : « Avez-vous été répondu ?» Lise S.elle, s\u2019est souvenue d'une anecdote qui l\u2019avait bien fait sourire, dans un casse-croûte de l\u2019île d\u2019Orléans.Alors qu\u2019elle attendait qu\u2019une plaee se libère, une fillette lui avait dit, en lui faisant signe de s\u2019approcher : « Tiennez, vous pouvez la prendre.» En espérant seulement que la jeune fille devenue grande en sait un peu plus sur l\u2019art de s\u2019exprimer.Gilles L., un assidu lecteur, qui n'en rate jamais une lorsqu\u2019il s'agit d\u2019interpréter les bizarreries de notre époque, y va d\u2019une explication assez tordue sur ces gens qui disent « Le Journal DU Québec».J\u2019ai toujours pensé qu\u2019il s'agissait tout simplement d'une faute d'inattention ou d\u2019une méconnaissance pure et simple Mais non, dit Gilles, tout s\u2019expliquerait en vertu de la loi du moindre effort.C'est assez fort merci, voyez plutôt.« En réalité, c'est le Q du mot Québec (prononcé ku) qui vient influencer rétroactivement la langui', dont la pointe est déjà plaeée derrière les Incisives supérieures pour prononcer le D du de.Donc, le plus court chemin entre le 1) et le U du Q, c\u2019est le U, tandis que le K demande un plus grand effort et un déplacement.Voilà pourquoi on ne dit jamais \"Le Journal DU Montréal\", car il s'agit d\u2019un M, qui ne requiert pas le déplacement de la langue, déjà bien en plaee pour le E.Dour faire image, c\u2019est comme si la langue, déjà pointée en avant pour le D, se disait ; \"Vu qu\u2019un U (ku) approche, pourquoi je reculerais pour faire un K alors que je suis déjà rendue?\"» Un problème de positionnement de la langue pour expliquer une faute de langue, ben coudon, mon Gilles, si tu le dis.Et je suis qui, moi, pour faire des leçons de phonétique expérimentale, j\u2019ai du mal à me mettre la langue en U, à cause d\u2019un gène manquant.l\u2019eu importe, problème de langue ou pas, avec des lecteurs aussi à l\u2019affût des écarts de language, le chroniqueur a intérêt à se watcher.VIEUX-LIMOILOU Plus d\u2019élèves que prévu La CS révise ses chiffres et envisage maintenant le maintien de deux écoles primaires Annie Morin AMorin@lesoleil.com Les nouvelles prévisions de l\u2019effectif scolaire du ministère de l\u2019Éducation laissent entrevoir une augmentation plutôt qu\u2019une décroissance du nombre d\u2019élèves dans le secteur comprenant le Vieux-Limoilou.D\u2019où la remise en question de la fermeture de deux écoles primaires.Le 13 décembre, après 15 ans de tergiversations, la commission scolaire de la Capitale se prononçait en faveur de la fermeture des écoles Saint-Fidèle et Stadacona et de la construction d\u2019une école neuve sur le site de Saint-François d\u2019Assise.Le vote était clair, à 1 fi commissaires contre 8, et reflétait la position adoptée par la direction depuis le mois de février.Vendredi, pourtant, la commission scolaire faisait savoir dans un communiqué de presse qu\u2019elle s\u2019apprêtait à réviser sa position, invoquant les résultats de sa consultation sur le plan triennal de répartition et de destination des immeubles ainsi que les nouvelles prévisions de l\u2019effectif scolaire du ministère de l\u2019Éducation.Hier, l\u2019organisation n\u2019a pas voulu rendre publiques ces statistiques sans les accompagner d\u2019explications.Elle s\u2019est aussi refusé à fournir ces fameuses explications.Les chiffres sont pourtant disponibles au ministère de l\u2019Éducation.Sur un horizon de cinq ans, ils laissent entire à une augmentation du nombre d\u2019élèves au préscolaire et au primaire dans le secteur Limoilou-Sud, après un creux de vague atteint en 2004-2005.Ces nouvelles prévisions tranchent avec celles publiées l\u2019an dernier, qui prévoyaient une décroissance de clientèle.En 2009-2010, la correction représente 114 enfants, soit une augmentation de 22 %.L\u2019école neuve projetée sur le site de Saint-François doit pouvoir accommoder environ 500 élèves.S\u2019ils étaient davantage, il faudrait reconsidérer sa taille.«Ça serait étonnant qu\u2019on se lance là-dedans puisque les gens du quartier sont déjà contre l\u2019idée d\u2019une LE SOLEIL RAYNAL0 LAVOIE & .Kevin Gagnon, président du conseil d'établissement de l\u2019école Saint-François d Assise école de 450 élèves », fait remarquer Nathalie Chabot, commissaire à Limoilou, qui prime le maintien de deux écoles dans le quartier, soit Saint-Fidèle et Stadacona.Quant aux résultats du dernier sprint de consultation, on en connaît déjà le résultat puisque la Ville de Québec favorise depuis le début un scénario à deux écoles, alors que les parents sont divisés sur la question.La semaine dernière, des représentants de la commission scolaire ont rencontré le ministre de l\u2019Éducation, Jean-Marc Fournier, pour parler du dossier.« Il leur a répété que c\u2019était leur décision, mais qu\u2019il espérait qu\u2019ils fassent consensus dans leur région », indique son attachée de presse, Marie-Claude Lavigne.Les partisans de l\u2019école unique dans le Vieux-Limoilou sont sortis de l\u2019ombre, hier, sidérés d\u2019apprendre que la commission scolaire de la Capitale songeait à revenir sur sa décision pour une énième fois.Le camp du Oui impute ce revirement de situation aux «tenants du Non qui s\u2019appliquent à agiter toutes sortes d\u2019épouvantails, créant du même coup un spectre de peur autour de ce rassemblcur projet», a écrit Kevin Gagnon, président du conseil d\u2019établissement de l\u2019école Salnt-François-d\u2019Assise, dans un communiqué publié hier.En conférence de presse, le jeune père a fait un parallèle avec l\u2019enlèvement du toit sur le mail Saint-Roch.Bien que le projet ait suscité un mouvement d\u2019opposition, il y a quelques années, tout le monde applaudit aujourd'hui la revitalisation de la rue Saint-Joseph et de tout le quartier Saint-Roch.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il y a un comité de sauvegarde quelque part que ça mérite nécessairement d\u2019être sauvé», dit-il.Selon M.Gagnon, l\u2019augmentation de clientèle est un faux prétexte.«Leur proposition transformerait les deux écoles épargnées en véritables boîtes de sardines.» La séance extraordinaire du conseil des commissaires est prévue ce soir, à l\u2019école secondaire Cardinal-Roy.HARCÈLEMENT PSYCHOLOGIQUE Un premier jugement vient d\u2019être rendu La Commission des relations de travail annule le congédiement d une employée de la restauration Anne-Marie Voisard AMVoisard@lesoleil.com Un premier jugement dans une cause de harcèlement psychologique vient d\u2019être rendu au Québec.Il donne raison à Colette Ganley, gérante d\u2019un restaurant Subway, à Terrebonne.La Commission des relations de travail (CRT) annule le congédiement infligé à cette travailleuse, en février 2005.Conséquemment, l\u2019employeur devra la réintégrer dans ses fonctions et sera éventuellement forcé de la dédommager.La décision est datée du 13 janvier.Elle s\u2019est glissée en catimini, au moment où les regards sont tournés du côté de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse.Une plainte de la directrice des communications, Ginette L\u2019Heureux vise le président Pierre Marois.La prochaine audition devant la CRT avait été fixée au 28 février.Sauf qu\u2019un conflit d\u2019horaire empêche, dit-on, de la tenir à cette date.Nancy Turgeon, porte-parole de la Commission des droits, s\u2019est informée auprès de la CRT.On lui a répondu que c\u2019était en négociation.CONDUITE VEXATOIRE Pour ce qui de Colette Ganley, dont l\u2019embauche au Subway de Terrebonne remonte à l\u2019automne 2003, ses troubles ont commencé après quelle fut promue gérante en 2004.Janie Tremblay, qui était propriétaire du restaurant à l\u2019époque, « l\u2019a engueulée à plusieurs reprises devant la clientèle, la traitant d\u2019ignorante, l\u2019accusant de ne pas savoir compter, dénonçant son travail, notamment l\u2019entraînement du personnel, lui reprochant son orientation sexuelle et, une fois les engueulades terminées, refusait de lui adresser la parole ».C\u2019est ce que le jugement donne à lire.M\u201c Ganley a porté plainte en juillet 2004.à la suite d\u2019une chicane avec sa patronne.Les relations ont continué de s'envenimer.En janvier 2005, elle se fait traiter d'« innocente» par Janie Tremblay, parce qu'elle a engagé une assistance gérante qui s\u2019était avouée enceinte.Par la suite, elle tombe malade.Un médecin lui prescrit un congé de maladie du 7 au 18 février 2005.Le 15, elle dépose une nouvelle plainte et le 21, le verdict tombe.Elle est congédiée.En principe, puisque la décision est rendue et que la CRT a établi clairement que les paroles et les actes hostiles et répétés de Janie Tremblay constituent «une conduite vexatoire portant atteinte à la dignité et à l\u2019intégrité psychologique de la plaignante », tout devrait être réglé.Colette Ganley devrait déjà avoir retrouvé son poste, comme l\u2019ordonne le jugement.Or, depuis que les procédures furent engagées, le Subway de Terrebonne a changé, non pas une, mais deux fois de propriétaire.Janie Tremblay a vendu à Do Chau Ha Tran.Lors de l'audience tenue le 30 novembre 2005, les deux pro-prios avaient été convoqués.Mais aucun ne s\u2019est présenté.« Par leur absence, les intimés se sont privés du droit de faire la preuve d\u2019une cause juste et suffisante pour mettre fin à l\u2019emploi de la plaignante», écrit le commissaire Michel Denis dans son jugement.Hier, LE SOLEIL a appris que le Subway de la rue Saint-Pierre dans le Vieux-Terrebonne a encore une fois changé de mains.Depuis deux semaines, les nouveaux proprios sont Sylvie Fréchette et Marcel Matte.M\"* Fréchette soutient qu\u2019elle n\u2019est pas liée par la décision de la CRT.I)ans le contrat d\u2019achat, une clause la libère, dit-elle, de l'obligation de garder à son emploi le personnel.M Robert L.Rtvest, directeur adjoint des affaires juridiques à la Commission des normes du travail, n\u2019interprète toutefois pas les choses de la même façon À son avis, les articles 90 et 97 de la l/)i sur les normes du travail rendent les nouveaux propriétaires responsables des obligations non exécutées par ceux qui les ont précédés.Il est à prévoir que la cause rel>ondis-se devant les tribunaux.D»ur la juris-prudenee, l\u2019attente va donc se prolonger encore.Depuis l\u2019entrée en vigueur de la loi sur le harcèlement psychologique, le 1\" juin 2004, exactement 200 plaintes ont été reçues à la CHT, informe Serge Gagnon au service des communications.Vingt-quatre d\u2019entre elles sont réglées, soit par désistement ou entente à l\u2019amiable.Deux ont été rejetées.Une seule, à ce jour, a été accueillie, celle de Colette Ganley.171*1» Il est à prévoir que la cause rebondisse devant les tribunaux \u2014» raiwrtHM de Cari Tardif En direct des Jeun olympiques du Turin.Il suivra de près les performances des olympiens d'ici et d'ailleurs.) >\t\u2022 'JïtÊSË I *0 À compter de mercredi dans LE SOLEIL « \u2022 f LE SOLEIL Le mardi 7 février 2006 A 8 CAPITALE ^ SES REGIONS La survie du Jardin zoologique encore sur la glace Le RMQ refuse d\u2019entériner l\u2019entente intervenue entre la mairesse Boucher et le ministre Després Isabelle Mathieu et Claude Vaillancourt IMnthieu@lesoleil.com et CVnillancourt@lesoleil.com ¦ La survie du zoo est décidément loin d\u2019être assurée.Le Renouveau municipal de Québec (RMQ), qui détient la majorité à l\u2019hôtel de ville, refuse d\u2019entériner l\u2019entente entre la mairesse et le ministre Després tant qu\u2019il n\u2019a pas vu les fameuses études sur la gestion de l\u2019équipement ainsi que le protocole d\u2019entente entre les partenaires.Huit demandes de nouvelles licences de radio devant 1û TRTr lo Au (jours d\u2019une séance du conseil municipal particulièrement chaotique, le RMQ a refusé de voter l\u2019entente de principe intervenue il y a deux semaines entre la mairesse de Québec et le ministre responsable de la région.Le groupe d\u2019Ann Bourget demande que soient déposées les études détaillées concernant la gestion du zoo et de l\u2019aquarium «en vue d\u2019identifier la solution optimale ».Le RMQ demande aussi que la mairesse et le ministre rencontrent tous les partenaires et les promoteurs intéressés par la relance afin d\u2019établir un plan d\u2019affaires.Le RMQ veut finalement que soit déposé au conseil municipal un protocole d\u2019entente entre le Claude Vaillancourt CVaillancourt@ letoleil.eom La Ville de Saint-Augustin-de-Des-maures s\u2019est quelque peu piégée, en début d\u2019année, en adoptant un règlement d\u2019emprunt de 2 millions $ pour permettre de diminuer le compte de taxes que le conseil d\u2019agglomération envoie à ses contribuables pour les équipements collectifs.« 1 )e la fa^on que ça s\u2019annonce, vous serez doublement gagnants », a lancé le maire Marcel Corriveau à de nombreux contribuables qui avaient envahi la salle du conseil, hier soir, quelques jours après la réception du fameux compte.C\u2019est que la Ville de Québec \u2014 qui administre l\u2019envoi des comptes \u2014 a soustrait directement àchaque contribuable une part de 0,09$ pour chaque 100$ d\u2019évaluation des propriétés de la Ville de Saint-Augustin, en contrepartie d\u2019un premier paiement de 750 000$ que l'administration du maire Corriveau lui a fait parvenir.Or.le maire Corriveau craint maintenant que l'agglomération crédite it chaque contribuable tout autre montant qui serait gagné à la suite du mouvement de contestation qu'il a engage, avec la Ville de L\u2019Ancienne-Lorette.« On a, comme Ville, emprunté 2 millions $, dont 750 000$ sont déjà versés, pour abaisser le compte de taxes d'agglomération, a explique le maire.\u2022'Si nous gagnons, c\u2019est encore le contribuable qui recevra la baisse de taxes, alors que c\u2019est la Ville qui a emprunté.11 faudra clarifier les choses au conseil d\u2019agglomération.» À Montréal et à Longueuil, on a pré- ministre, la Ville et la Communauté métropolitaine de Québec sur le financement de l\u2019équipement.Reste à voir comment la mairesse Andrée Boucher réagira aux amendements proposés.« On peut virer la proposition à l\u2019envers, sauf que je ne la porterai pas », dit la mairesse Boucher.SÉANCE BORDÉLIQUE La séance du conseil municipal a été ajournée sans qu\u2019un vote ne soit pris sur la proposition du RMQ.C\u2019est que, à force de votes, de questions et de suspensions, les élus ont pris cinq heures pour venir à bout de la moitié seulement de l\u2019ordre du jour.«C\u2019est le bordel total ! » a lancé la chef féré retarder l\u2019envoi du compte de taxes d\u2019agglomération dans l\u2019attente de l\u2019avis des conciliateurs nommés par le gouvernement du Québec à ce propos.TAXE « UNIVERSELLE » L\u2019envoi de ce compte de taxes a eu aussi pour effet de grossir le nombre de propriétaires qui se sont déplacés pour assister à cette séance du conseil, la première à se tenir en soirée depuis trois semaines.Car plusieurs n\u2019ont pas digéré l\u2019apparition d\u2019une facture supplémentaire de 20$ pour les propriétaires d\u2019une piscine.« On a aboli l'utilisation des compteurs d\u2019eau à l\u2019agglomération au profit d'une taxe uniforme », a raconté le maire.« Mais alors, plaide une citoyenne, qu\u2019est-ce qu\u2019on fait avec les gens qui ont leur propre puits privé pour remplir leur piscine?» Le maire en est resté bouche bée puisque 1200 des 0000 propriétés de la Ville utilisent des puits privés.« l\u2019ayez votre facture et contestez par la suite, a averti M.Corriveau.Sans quoi, vous pourriez faire face à des intérêts.» M.Corriveau rejette toute suggestion de boycott du paiement des taxes d'agglomération.«Encore là.a-t-il conclu, vous serez crédités individuellement.» Le premier budget de proximité du maire Corriveau sera présenté lundi prochain, à H) h 30, au cours d'une assemblée spéciale.« Vous ne serez pas déçus », a promis M.Corriveau.de l\u2019opposition, Ann Bourget, pendant que le président du conseil, Yvon Bus-sières, tentait de se démêler dans le règlement interne.Ils devront d\u2019ailleurs poursuivre la séance cet après-midi, du jamais vu dans la nouvelle ville de Québec.La mairesse Boucher a trouvé la séance particulièrement pénible.« C \u2019est une simple question d\u2019abus de pouvoir ! Je pense que, quand même on marcherait sur les mains, ils ne seraient pas contents, estime Mm' Boucher.C\u2019est une farce.» La chef de l\u2019opposition est tout aussi découragée de l\u2019allure prise par le conseil.« Si la mairesse acceptait de nous rencontrer pour discuter des dossiers avant que ça vienne au conseil, on n\u2019en serait pas là», dit M\"\" Bourget.PAS 3 MAIS 42 À Saint-Augustin par ailleurs, le conseil municipal dans son entier opte pour la participation des 42 villes de la Communauté métropolitaine de Québec au paiement des déficits probables du Jardin zoologique.Marc Saint-Pierre MStPierre@lesoleil.com 11\tsera possible d\u2019élever un peu plus de cochons à Pintendre\u2014Pointe-Lévy et dans la zone verte de Saint-Jean-Chrysostome.Mais des balises très nettes au développement porcin ont été posées dans un règlement de contrôle intérimaire (RCI) par l\u2019administration de Danielle Roy-Marinelli, hier soir à Lévis.Sujet potentiellement explosif et premier grand test de l\u2019administration Roy-Marinelli, l\u2019adoption du RCI a donné lieu à de solides échanges et remarques.mais c\u2019est finalement dans les applaudissements qu\u2019il a été voté à 12\tcontre 4.« 11 est important que le règlement passe.Sinon, pour nous, c\u2019est retomber à la case zéro », avait d\u2019ailleurs exhorté Gerry Fbssett, de STOPPP (Stop aux porcheries à Pintendre et Pointe-Lévy), en s\u2019adressant aux élus lors de la période de questions allouée au public, en début d\u2019assemblée.C'est à Pintendre\u2014Pointe-Lévy, où les six lieux d\u2019élevage du porc représentent 83% de toute l'activité agricole, que le HCl se fait le plus exigeant.C'est-à-dire qu\u2019il ne sera possible d\u2019ajouter que 500 mètres carrés aux 14 4(H) déjà consentis à cet élevage.« Le règlement ne permet aucun nouveau lieu d\u2019élevage », a précisé la mairesse.notant que son élaboration a donné lieu à une vaste consultation.A Saint-Jean-Chrysostome, zone où dominent les fermes laitières, il ne pourra y avoir plus de trois élevages de porcs d\u2019une superficie totale de 5000 nv.«C\u2019est un équipement qui dépasse l\u2019agglomération de Québec », soutient le maire, Marcel Corriveau.Il serait injuste, à son avis, que seules les villes de Québec, de L\u2019Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin soient appelées à faire leur effort de guerre.«Lévis doit participer», insiste le maire.Dans l\u2019éventualité où seules les trois villes formant l\u2019agglomération de Québec soient sollicitées, la part de Saint-Augustin s\u2019élèverait à environ 150000$.Dans le cas où cela deviendrait une compétence métropolitaine, sa facture ne serait plus que de 20000$, dans l\u2019hypothèse d\u2019un déficit de 4 millions $ pour le zoo.« On fait partie d\u2019un régime fédéral où il y a de l\u2019argent de disponible », a aussi fait remarquer M.Corriveau, qui s\u2019attend à une contribution de 35 millions $ de la part d\u2019Ottawa, pas moins.« Avec cet argent, le zoo va récupérer une vocation zoologique digne de ce nom.Les mouches, les maringouins et les oiseaux, ça ne semble pas constituer un grand intérêt.» DES DENTS C\u2019est un règlement qui a des dents.Quiconque y contreviendrait sera passible d\u2019une amende quotidienne pouvant aller jusqu\u2019à 2000$, qui pourrait doubler en cas de récidive.Mais en prime, pour poursuivre la réflexion, les élus lévisiens ont jeté les bases d\u2019une table de concertation où siégeront TUPA ainsi que des représentants des citoyens, de la Ville et des ministères concernés.Au fil de la consultation et du débat qui s'est déroulé au conseil de l'arrondissement de Desjardins, le ciment d\u2019un consensus avait fini par prendre chez les élus à l\u2019effet que la croissance zéro soit appliquée aux élevages.Mais il s\u2019avère qu\u2019existe un certificat d\u2019autorisation dormant pour 500 m-additionnels à IMntendre et que l\u2019ignorer dans la réglementation puisse crever tout le filet de protection.«C\u2019est un règlement de compromis.Nous avons fait une gageure que le certificat d\u2019autorisation soit exercé par celui qui le détient », a expliqué le conseiller Jean-Claude Bouchard.«J'aurais préféré zéro.Mais dans les circonstances, c\u2019est le meilleur règlement que nous pouvions avoir pour Pintendre et Pointe-Lévy », a précisé le président de l\u2019arrondissement Desjardins.Robert Maranda.Mais pour Alain Lemaire, si le RCI représente un «bon coup» pour les gens de Pintendre, il permet de doubler les élevages à Saint-Jean-Chry-sostome et, à son avis, ce seront bientôt ses résidants qui viendront à leur tour demander des comptes à l'administration municipale.20 mars Pierre Asselin PAsselin@lesoleil.com Le CRTC étudiera pas moins de huit demandes pour de nouvelles licences de radio dans la région de Québec lors de la prochaine audience publique, qui aura lieu le 20 mars au Centre des congrès de Québec.Plusieurs groupes ont en effet présenté une demande auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes depuis l'annonce du retrait de la licence de CHOI.La fréquence 106,9 est convoitée par Cenex et par Radio Couleur Jazz Le propriétaire de CHOI, la compagnie Cenex, revient d\u2019ailleurs à la charge avec une nouvelle demande de licence pour une radio anglophone qui diffuserait une formule musicale Top 40.Dans son premier avis, le CRTC avait lancé un appel de demandes pour « une licence de langue française».L\u2019organisme avait toutefois dû se corriger et publier en janvier un autre avis où il reconnaissait qu\u2019il ne pouvait pas préciser la langue de cette nouvelle licence.Cenex n\u2019est d\u2019ailleurs pas le seul groupe à vouloir lancer une radio de langue anglaise.La fréquence visée par Cenex, 106,9, est aussi convoitée par Radio Couleur Jazz, qui propose un mélange de jazz, de blues et de musique du monde.LE COUNTRY SE POINTE Trois groupes se disputent par ailleurs les fréquences voisines de 92,5 et 92,7.Corus Entertainment demande une licence pour une formule d\u2019information, d'affaires publiques et de débats d\u2019actualité.Lévis 2001 a présenté une demande pour diffuser une formule de musique populaire, rock et danse.Enfin, une société contrôlée par l\u2019animateur Jean-Pierre Coallier souhaite diffuser de la musique classique sur cette même fréquence.Deux autres groupes ont présenté des demandes concurrentes pour la fréquence 105,7.La société Standard Radio demande une licence pour exploiter une radio rock, de langue anglaise tout comme Cenex, alors que Yves Sauvé voudrait obtenir la même fréquence pour diffuser une formule musicale country.La huitième demande émane de Communications Médialex, propriétaire de la station CJMS de Saint-Constant, qui voudrait mettre sur pied une radio AM qui diffuserait de la musique country sur la fréquence 980.En plus de ces huit demandes de licence, le CRTC entendra la demande de modification de licences présentée par Radio-Nord pour sa station CKNU de Portneuf, et celle présentée par Radio Charlesbourg\u2014Haute Saint-Charles pour la radio communautaire CIMI-FM.Dans les deux cas, les requérants veulent augmenter la puissance de rayonnement de leur antenne afin de couvrir l'ensemble de la région de Québec.SAIN T-AUGUSTIN-DE -DESMAURES La dette à la Ville, la ristourne aux citoyens Le conseil d\u2019agglomération baisse le compte de taxes de 0,09$ du 100$ d\u2019évaluation ÉLEVAGES PORCINS À LÉVIS L\u2019administration Roy-Marinelli passe le test Son règlement de compromis adopté à 12 contre 4 sous les applaudissements DANS LE SOI.EU cellulaire séduire Dans le cahier Arts et vie Le paon a ses plumes, l\u2019autruche, sa danse et l\u2019homme.son cellulaire.Quand vient le temps d\u2019effectuer sa parade nuptiale, l\u2019humain aussi devient un drôle d\u2019oiseau.Dans la panoplie d\u2019attraits mis de l\u2019avant pour séduire l\u2019être convoité, les téléphones portables seraient devenus des accessoires de choix.Avis aux intéressés à quelques jours de la Saint-Valentin.à Le mardi 7 février 2006 LE SOLEIL LA CAPITALE ET^SES RÉGIONS A 9 LE SOLEIL LAETITIA DECONINCK La superficie de l'urgence a triplé, mais seulement trois cirières supplémentaires ont été q/outees.L'espace a été utilisé pour rendre l'urgence plus fonctionnelle, adaptée aux normes d'aujourd'hui.L\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise inaugure son urgence agrandie Louise Lemieux LLemieux@lesoleil.com ¦ Pour une amélioration, c'en est toute une.Autrefois sombre, encombrée et entassée, l\u2019urgence de l'hôpital Saint-François d\u2019Assise est maintenant dégagée, fonctionnelle et trois fois plus grande.Les patients y trouvent leur compte.Les professionnels de la santé aussi.Dès l\u2019entrée, les patients sont accueillis par une infirmière plutôt que par un commis, permettant tout de suite de faire un premier triage des urgences.Au bout de la salle d'attente, une aire de jeu pour les enfants et une salle d\u2019allaitement.À l\u2019intérieur de l\u2019urgence, un secteur jaune pour les urgences ordinaires et un secteur rouge pour les cas plus instables.Les 15 civières du secteur rouge sont « monitorées », chacune dans un cubicule « non divisible » parce qu\u2019il est impossible d\u2019y entasser une civière supplémentaire.Des cubicules d\u2019isolement permettent d\u2019aliter les patients porteurs de SARM, du C difficile ou autre maladie nosocomiale.« Les nouveaux locaux offrent plus d'intimité.Nous pouvons faire nos examens dans des conditions plus respectueuses pour les patients ».constate le Dr Daniel Rizzo, chef de la médecine d\u2019urgence.Les infirmières sont si heureuses dans leurs nouveaux locaux que les problèmes de recrutement ont diminué.Dans chacun des deux postes de garde, elles ont une vue constante sur leurs patients.Le nombre de civières passe de 24 à 27, mais les travaux d'agrandissement et de rénovation ont permis de tripler la superficie de l\u2019urgence.Le gouvernement québécois a fourni la grande partie des 15 millions S qu'ont coûtés les travaux.Fait inhabituel, le gérant de projet, la famille Po-merleau, « a fait des efforts majeurs pour rester dans l\u2019enveloppe budgétaire », a déclaré le directeur général du CHUQ, René Rouleau.La Corporation des bénévoles a, de son côté, fourni 1,2 millions pour le projet.À l\u2019automne 2007, trois hôpitaux auront rénové leur urgence 40000 VISITES PAR ANNEE L\u2019urgence de l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise reçoit 40 000 visites par année, en hausse de 23 % depuis 1997.Elle est la troisième urgence en importance dans la région, après l\u2019hôpital de l\u2019En-fant-Jésus et le CHUL.La nouvelle urgence de l\u2019hôpital de Limoilou est ouverte depuis septembre, mais on a procédé à son inauguration hier.« Même si ça ne paraît pas dans les médias, les services des urgences s'améliorent dans la région », remarque Michel Fontaine, directeur général de l\u2019Agence de santé et de services sociaux de Québec.Le CHUL a une urgence neuve depuis l\u2019an dernier.Saint-François a maintenant la sienne et, dans 18 mois, l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus inaugurera la fin des travaux de rénovation de son urgence.Dans les « prochaines années », ce sera au tour de l\u2019Hôtel-Dieu, a dit M.Fontaine.QUELLE SURPRISE ! La mairesse ne veut pas de Maison interculturelle Isabelle Mathieu IMathieu@ lesolcil.com La mairesse Andrée Boucher veut abandonner le projet de Maison interculturelle pour immigrants.Trop cher et pas adéquat, dit-elle.Le RMQ n'entend toutefois pas lâcher le morceau.En réponse à une question de l'opposition, Andrée Boucher a fait savoir que son comité executif et elle recommanderaient l'arrêt des demarches d'achat de la résidence Sainte-Geneviève pour la transformer en Maison interculturelle.Pour concrétiser ce projet cher â l'ex-maire Jean-l\u2019aul L\u2019Allier et à la conseillère Ann Bourget.la Ville avait acquis pour 700000$ l\u2019imposante résidence des Sieurs du Bon-l'asteur, près du Grand Théâtre.L\u2019administration L\u2019Allier souhaitait en faire un centre d\u2019accueil où seraient regroupés tous les services aux immigrants.Les coûts de transformation du bâtiment sont évalués au minimum à 8 millions $, indique la mairesse Boucher.«On a suggéré de ne pas retenir ce projet-là en raison des coûts et aussi parce que les organismes qui devaient louer des locaux ne sont plus intéresses, affirme-t-elle.On nous dit aussi que les groupes souhaiteraient davantage avoir un bâtiment dans Saint-Roch.» La mairesse de Quebec a de plus indiqué qu\u2019à la lumière d une récente rencontre avec le ministre responsable de la Capitale, Michel Després, la Maison ihterculturelle n'apparaît pas comme une priorité pour le gouvernement.« L\u2019immigration, ce n'est pas un dossier municipal, estime Andrée Boucher.Une ville peut faire tout ce qu elle peut, mais ça ne fait pas partie de la mission première de la municipalité.» Le Renouveau municipal de Québec, qui détient la majorité avec 24 sièges sur 38 au conseil municipal, n\u2019entend pas abandonner le projet.« L\u2019achat de la résidence Sainte-Geneviève a fait l\u2019objet d'une décision unanime du conseil municipal », fait remarquer le conseiller municipal Michel Fbcteau.Le RMQ pourrait faire du projet de la Maison interculturelle une condition à l'adoption du programme triennal d'immobilisations.MAISONS DE DEBAUCHE Les présumés tenanciers remis en liberté Richakd Hénault HHc ri nuit @ le sole il.co m Le ministère public n\u2019avait plus d\u2019objection hier à ce que les deux présumés tenanciers de maisons de débauche arrêtés la semaine dernière recouvrent leur liberté, l\u2019our ce faire, toutefois, Christine Guay, 37 ans, et Gilles Desrochers, 61 ans, ont dû déposer 2000$ chacun.À la demande de la procureure de la Couronne, le juge Jean Drouin a également exigé qu'une tierce personne dans chaque cas souscrive un engagement de 2000$.Dans le cas de Christine Guay, il s\u2019agit de sa mère, et dans celui de Desnv chers, il s\u2019agit de son fils.Les prévenus devront en outre respecter une série de conditions pour demeurer en liberté provisoire.Ainsi, ils devront habiter leur résidence respective où les infractions auraient été commises, s'y trouver entre 22 h et 7 h et se rapporter à la sûreté municipale de Lévis une fois par semaine.Le juge a aussi interdit aux prévenus de possé- der téléavertisseur et telephone cellulaire ainsi que de placer des annonces dans quelque quotidien ou hebdomadaire que ce soit.Deux autres conditions se sont ajoutées pour Desrochers.Il lui sera interdit de communiquer avec trois femmes et avec toute personne agissant comme escorte ou masseuse.Enfin, il doit remettre à la police ses deux tables de massage.L'orientation du dossier de Christine Guay aura lieu le 8 mars, et celui de Desrochers, le 9 mars.En tout, une dizaine de personnes ont été arrêtées, jeudi, lorsque la Sûreté du Québec et la sûreté municipale de Lévis ont investi les deux résidences qu'on croit avoir été des maisons de débauche.Elles se trouvaient dans les rues de la Vanoise et de la Colombière, à Saint-Romuald.Les autres personnes arrêtées doivent comparaître ultérieurement.Des accusations d\u2019avoir tenu une maison de débauche et de l\u2019avoir habitée ont été portées contre Christine Guay et Gilles Desrochers.Le sexagénaire fait aussi face à une accusation d\u2019avoir vécu des produits de la prostitution.1 717731' DON IN MEMORIAM //» hr// ' hi r/ronj.rrt et dcsfmir T KJNt*TK>i OMKXMI fiUCANCtfi (411) éS7*5334 I 800 363 0063 www.laf«-tn Pierre-Paul Noreau PHNtireaut&lesoleil.aim Rooeo Hall : le Nouveau Soml-Gabnel-dt' RummsIa Le MARDI 7 FÉVRIER 2006 LE SOLEIL A 13 OPINIONS la proportionnelle mixte De grands risques de recul pour les femmes ! Diane Lavallée Diane Lavallee [\u2018resident*; du Conseil du statut de la femnu Un vent de rajeunissement souffle sur notre système électoral et génère, dans sa mouvance, de nombreux espoirs liés au remplacement du scrutin majoritaire par le scrutin proportionnel mixte.Ce passage vers la proportionnelle vise à assurer une plus grande représentativité des différents courants d\u2019idées portés par les partis politiques.Plusieurs mettent aussi beaucoup d\u2019espoir dans un tel changement pour en arriver à une répartition plus équitable entre les femmes et les hommes à l\u2019Assemblée nationale.Contrairement à plusieurs représentantes du mouvement des femmes, le Conseil du statut de la femme croit qu'un changement aussi radical dans l\u2019exercice de la politique québécoise comporte de grands risques de recul pour les femmes et un affaiblissement de leur pouvoir d\u2019influence.Dans l\u2019univers politique québécois, les femmes représentent 32% des membres de l\u2019Assemblée nationale.Nous reconnaissons que nous sommes encore loin de l\u2019objectif d\u2019équité souhaité et que cette performance peut perdre de son lustre lorsqu\u2019on la compare à certains pays du nord de l\u2019Europe où les femmes représentent entre 38 et 45% de la Chambre basse.Mais attention ! Un tour d\u2019horizon plus élargi dans le palmarès établi par l\u2019Union interparlementaire démontre que des démocraties occidentales, où l\u2019on applique la proportionnelle, se retrouvent très loin derrière le Québec en ce qui a trait à la place des femmes au Parlement.Voyons quelques exemples : 23 %> de femmes parmi les élus du Luxembourg, 15 % en Israel, 13 % en Irlande et en Grèce.D\u2019autres démocraties, comme l\u2019Espagne, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, l\u2019Italie, la Hongrie et le Japon, ont choisi le mode de scrutin mixte avec des résultats de représentation féminine variant entre 36 % et 9 %.À l\u2019instar de l\u2019Union parlementaire Kt.& t i> 3i W: ARCHIVES II SOLEIL Le Salon bleu de l'Assemblée nationale, à Québec et du Conseil de l\u2019Europe, nous affirmons qu'aucune relation de cause à effet ne peut être établie entre le mode de scrutin et la proportion de femmes élues dans les différentes assemblées parlementaires.Les considérations socioéconomiques, les relations entre les femmes et le monde politique en général, l\u2019accueil qu'elles y trouvent lorsqu\u2019elles s\u2019y aventurent, les efforts consentis par les partis politiques sont des éléments qu\u2019il faut examiner dans l\u2019ensemble de la problématique avant d\u2019attribuer le déficit démocratique au seul fait de la mécanique électorale.Le scrutin majoritaire, malgré ses défauts au regard de la représentation, n\u2019a pas si mal servi les Québécoises pour ce qui est de la capacité des gouvernements à prendre des décisions fermes en faveur de l\u2019égalité des sexes.Depuis une trentaine d\u2019années, des lois progressistes en matière d\u2019équité salariale, de raffermissement des normes du travail, de perception des pensions alimentaires et de partage du patrimoine familial ont été adoptées parce que les gouvernements étaient stables et majoritaires.Ces gains auraient-ils été possibles si le gouvernement avait dû en négocier leur pertinence et leurs modalités avec plusieurs partis d\u2019orientations diverses?Le mode de scrutin proportionnel mixte n\u2019est pas une panacée.Selon le politologue Denis Monière, chaque fois qu'on passe du scrutin majoritaire à un scrutin proportionnel, on assiste à une multiplication des partis politiques.En outre, les partis idéologiques, éventuellement ceux susceptibles de porter les espoirs du mouvement des femmes, ont tendance à se fractionner puis à se combattre les uns les autres, beaucoup plus que les partis d\u2019intérêt qui ont justement intérêt à ne pas diviser leurs forces.Les femmes n'ont aucun avantage à éparpiller leurs forces dans des partis qui peuvent certes partager leur vision, mais n\u2019obtiennent, dans le meilleur des cas, qu\u2019un nombre symbolique de sièges.Un tel éclatement pourrait diminuer leur nombre dans les partis susceptibles de prendre le pouvoir ou de former l\u2019opposition la plus significative.La multiplication des partis représentés à l\u2019Assemblée nationale modifierait de plus la dynamique actuelle et obligerait les représentantes du mouvement des femmes à doubler d\u2019énergie pour tenter d\u2019influencer un plus grand nombre d\u2019interlocuteurs qui négocient déjà de fa- çon permanente entre eux.LA RESPONSABILITÉ DES PARTIS POLITIQUES Selon nous, les partis politiques ont une importante responsabilité dans la correction du déficit démocratique féminin, d'autant plus qu\u2019on sait que les hommes sont deux fois plus nombreux à être sollicités pour se porter candidats au sein des deux grands partis.Nous encourageons les partis à bifurquer de leurs trajectoires habituelles afin de recruter les femmes là où elles exercent leurs professions et leurs actions sociales et communautaires.Ils pourraient aussi mettre sur pied des structures d'accueil adéquates à l\u2019intention des femmes qui assument des responsabilités dans les instances locales et régionales des partis et offrir des programmes de formation politique pour qu\u2019elles acquièrent les compétences et la confiance qu\u2019elles jugent nécessaires.Plus elles seront nombreuses à se présenter candidates, plus elles seront élues (M.de la Palice n\u2019aurait pu mieux trouver) ! Le succès électoral des femmes lors des dernières élections générales de 2003 en témoigne : elles représentaient 27 % de l\u2019ensemble des candidats, mais 30 % des élus.Nous encourageons donc le gouvernement à soutenir les partis dans leurs efforts pour faciliter l\u2019accession des femmes à des postes électifs et incitons les partis à créer des fonds particuliers dédiés à des actions structurantes pour accroître le nombre» de femmes à l'Assemblée nationale.INQUIÉTUDES LÉGITIMES Au lieu des 125 sièges de circonscription actuels, la proportionnelle mixte permettra de faire élire 77 persimnes à autant de sièges de circonscription et 50 autres choisies à partir de la liste fournie par les partis pour occuper les sièges de district.La double candidature sera possible et deviendra probablement la régie comme l\u2019illustre l'exemple de l'Allemagne : en 2002, plus de 80 %i des candidates et des candidats à des sièges de circonscription étaient aussi inscrits sur la liste de leur parti.On peut certes douter que la double candidature ne favorisera pas les femmes candidates considérant qu\u2019elles ne représentaient que 27 % de l\u2019ensemble (les candidats aux dernières élections générales au Québec.Transposée au scrutin proportionnel, la répartition des candidates et des.candidat s sur les listes de scrutin se fera sans doute à l'avantage des hommes déjà majoritaires à ce titre.Devant cette éventualité, qui peut nous garantir que les partis ne placeront pas les hommes et les vedettes régionales ou nationales déjà candidats à des sièges de circonscription en première place sur la liste de district?Le Conseil du statut de la femme s\u2019est toujours opposé à ce que l\u2019État fixe des quotas pour accroître le nombre de femmes devant être élues ou impose des mesures susceptibles d\u2019entacher la crédibilité de ces femmes.Aucune politicienne québécoise ne souhaite d\u2019ailleurs être le résultat d\u2019un quota ou de sa position obligée sur une liste de scrutin.Voilà autant de considérations qui imposent la prudence ! Le Conseil du statut de la femme considère qu'il ne faut surtout pas là-cher la proie pour l\u2019ombre.Remplacer le mode de scrutin majoritaire par le mode de scrutin proportionnel mixte pourrait s'avérer pour les femmes une longue marche dans un désert où les mirages de succès politique sont plus nombreux et plus réels que les oasis électives.L\u2019expérience des peuples autochtones pourrait enrichir le Jardin zoologique «Les Premières Nations sont une source d'inspiration intarissable» Harold Tremblay, ing.for L\u2019auteur habite Sainte-Foy Depuis l\u2019annonce de la fermeture du Jardin zoologique de Québec, par le ministre Michel IX'sprés, plusieurs personnes ont exprimé l\u2019opinion qu il s'agissait là d\u2019une perte importante pour la région de Québec.En fait, pour tous ceux qui ont vécu dans la région, des visites au zoo, au cours de la petite enfance, par la suite comme parents et comme grands-parents, représentent depuis longtemps une certaine forme de pèlerinage.11 est normal que nous y soyons attachés.Mais dans un monde où nos sens sont sans cesse sollicités par une variété d\u2019expériences, on ne peut penser s\u2019appuyer sur cet aspect « bucolique » pour attirer des visiteurs et faire du zoo une attraction touristique importante pour la région.Il fallait apporter du nouveau, éveiller l\u2019intérêt des visiteurs dont l\u2019Age moyen va en augmentant et leur offrir une plus grande va-ritété d'attractions leur permettant de vivre de nouvelles découvertes.Un effort de renouvellement a été fait et les nouvelles installations mises en place au cours des dernières années constituent des éléments d'attraction sur lesquels il faut s'appuyer.Mais il faut aller plus loin.Il faut enrichir l\u2019expérience du visiteur avec quelque chose Jardin ZOO LOGIQUE du Québec f s-.\u2018 l J'»< **°'f VuEREim Le Jardin zoologùfje de Québec d\u2019inédit qui lui permette de faire des liens entre les différents attractions qui lui sont présentées.Il faut un fil conducteur qui émane de cet ensemble d\u2019expériences.Que penser alors de l\u2019idée de présenter les différentes espèces que l\u2019on retrouve ici et de faire ressortir les relations que l\u2019humain a développés avec elles?En s'appuyant sur la participation des communautés autochtones, il serait possible d'enrichir l\u2019offre de ce parc animalier en y greffant une composante importante visant à présenter, dans un contexte traditionnel, la richesse de la culture amérindienne dans ses relations étroites avec la nature.C\u2019est à travers la démonstration de leur savoir-faire et à travers leurs traditions orales que le visiteur pourrait découvrir les valeurs sous-jacentes et les rituels reliés à l'utilisation de la faune et de la flore indigènes qui, de tout temps, que ce soit pour les peuples autochtones ou les premiers colons, ont été des instruments de survie.Ils s'en sont servi pour se nourrir, pour se vêtir, pour fabriquer des outils, pour se déplacer, dans leurs travaux.Les activités et les méthodes de chasse, de trappe, la préparation des peaux, la fabrication des vêtements, des outils, la préparation de la nourriture, l\u2019herboristerie, les pratiques de santé, etc.sont autant d\u2019éléments de démonstration qui pourraient venir enrichir la découverte de nos racines à travers l\u2019utilisation que nous avons faite de nos espèces indigènes.Les nuKies de transmission orale et picturale, les contes et les légendes liés à ces rapports privilégiés entre les Premières Nations et la faune pourraient aussi constituer des sources intarissables d'inspiration pour l'élaboration de spectacles thématiques liés à la faune.Lapport d\u2019un Robert Lepage à ce chapitre ne serait sûrement pas à négliger.En fait, pour identifier des solutions à la problématique actuelle, il faudrait maintenant considérer que le zoo de Québec, version 2003, était une première étape dans l'effort d'enrichissement de l'expérience du visiteur.Il nous reste une deuxiASne étape à fran- chir pour redonner à ce site toute son importance dans l\u2019offre touristique de notre région en inscrivant nos efforts dans le sens du développement historique de notre coin de pays en rapport avec nos relations avec les espèces animales.Un premier pas en ce sens pourrait être franchi à la faveur de la preparation des Fêtes du 400\u2019 anniversaire de la ville de Québec.Aussi, cette proposition pourrait d\u2019abord s'inscrire comme un élément important de la participation des Premières Nations en vue de ces fêtes.Il pourrait alors s\u2019agir du coup d\u2019envoi en vue de redonner une orientation spécifique inédite au développement de cet actif exceptionnel que représente le site du Jardin zoologique de Québec.L\u2019expérience ctfferte au visiteur pourrait être enrichie pre»-gressivement afin d\u2019intéresser une clientèle plus vaste et de « rentabiliser » ainsi socialement, et éventuellement financièrement.l\u2019opération de cet actif majeur pour la région de Québec.Tous les acteurs ont à y gagner! C\u2019est, entre autres, l\u2019occasion d\u2019intéresser les jeunes autochtones à leur culture et aux modes de vie traditionnels, de les amener à participer à un projet mobilisateur et de favoriser ainsi leur formation dans des domaines comme la biologie, la foresterie, l\u2019ethnographie, la médecine vétérinaire, l\u2019animation, les communications, etc.C\u2019est aussi l\u2019occasion de présenter et de mieux faire comprendre, à la population du Québec ainsi qu'aux visiteurs de Québec 2008, les activités traditionnelles et la richesse de la culture amérindienne.C'est aussi l\u2019occasion d\u2019utiliser judicieusement cet équipement régional dans lequel des efforts importants ont été consentis et de l'améliorer progressivement en vue d'enrichir l\u2019offre touristique de la région.C'est en associant les Premières Nations à ce genre de projet mobilisateur que l'on favorisera une plus grande participation des populations autochtones au développement économique régional et à la vie de la société québécoise, tout en gardant leur identité propre.MARIELLE HOULE Un manque de soutien Michele Houb'a Directrice de l \u2019Organism*\u2019 catholique jxmr la vie et l*i famille Nous avons apprécié les précautions prises par le juge Maurice Laramée au moment de rendre sa sentence dans l\u2019affaire Houle, le 27 janvier 2006.Marieüe Houle a plaidé coupable à l\u2019accusation d\u2019avoir aidé son fils Charles Faria-la à se suicider.D'une part, en n\u2019imposant à l'infirmière à la retraite qu'une peine de trois ans de probation, le juge Laramée prend soin d\u2019indiquer que son jugement ne doit pas être reçu comme un précédent.D\u2019autre part, tout en insistant sur le caractère unique de l\u2019affaire Houle et sur le piètre état de santé de l\u2019accusée, le juge Laramée rappelle que « dans l\u2019état actuel du droit au Canada, aider ou encourager le suicide est inacceptable et illégal ».Le caractère immoral de ce geste ne fait pas de doute non plus, puisque toute vie possède une valeur intrinsèque et sacrée qu'aucune maladie ne peut amoindrir.La souffrance psychique de Charles Fariala et l\u2019amour de sa mère pour lui ne sauraient être contestés.I^ur comprendre ce qui s\u2019est passé, il faut considérer l\u2019état de santé de Marielle Houle et le «lien émotionnel intense et fusionnelqu\u2019elle entretenait avec son fils unique».Aujourd\u2019hui encore, elle affirme avoir agi par compassion et amour inconditionnel.L\u2019IMPORTANCE D\u2019UNE LOI Voilà où il faut «\u2019interroger.Devant une personne qui réclame la mort dans un moment de dépression, de solitude ou de peur, amftur et compassion exigent plutôt qu\u2019on la soutienne, qu\u2019on l\u2019aide à supporter sa souffrance grâce à une présence attentive, remplie de chaleur humaine.Le juge Laramée souligne d\u2019ailleurs que Charles Fariala n\u2019a pas reçu le soutien qu\u2019il était en droit d'attendre de sa mère et de la société.Cette triste affaire illustre combien les proches de grands malades aux prises avec la tentation du suicide ont besoin du soutien de l\u2019État et d\u2019autres membres de la société.Elle devrait nous amener à nous interroger sérieusement sur l'appui et sur les soins qu\u2019il faut rendre disponibles aux citoyens les plus vulnérables.I^i mort de Charles Fariala démontre l\u2019importance de lois interdisant l'euthanasie et le suicide assisté.Sans de telles lois, même les personnes déprimées et les plus vulnérables d'entre nous risqueraient d\u2019être éliminées par ceux qui les aiment, mais dont les émotions viendraient brouiller le jugement.Devant la souffrance, la vulnérabilité et le désespoir de l\u2019autre, amour et compassion véritables exigent qu\u2019on l'accompagne dans un esprit de solidarité en l\u2019aidant à reconnaître la valeur et la dignité inaliénables de son combat et de sa vie. A 14 ACTUALITÉS i LE SOLEIL Le MARDI 7 FÉVRIER 2006 La Française au visage greffé prête à « reprendre une vie normale » Devant 200 journalistes, Isabelle Dinoire dit apprécier avant tout de pouvoir parler AMIENS (APT) \u2014 La Française de 38 ans, qui a subi la première greffe partielle du visage, est apparue, hier, devant les médias du monde entier pour la première fois depuis l\u2019opération chirurgicale qui, le 27 novembre, lui a redonné une bouche, un nez et un menton.Visiblement émue et s\u2019exprimant avec difficulté, la jeune femme blonde, qui, pendant les six mois précédant l\u2019intervention, ne pouvait sortir dans la rue que le visage masqué, a fait front à 200 journalistes réunis dans l\u2019amphithéâtre de l\u2019hôpital universitaire d'Amiens, où elle a été opérée.« La femme au visage greffé », qui avait jusque-là demandé que son anonymat soit préservé, a accepté à cette occasion que son identité soit dévoilée.Assise entre ses psychiatres, Isabelle Dinoire a lu un court texte préparé à l\u2019avance d\u2019une voix monocorde.« Dès ma sortie, je compte reprendre ma vie de famille et par la suite une activité professionnelle.En fait, je veux reprendre une vie normale », a-t-elle dit, les cicatrices encore bien visibles sur ses tempes, malgré un lourd maquillage.Elle a tenu à remercier l\u2019équipe médicale qui s\u2019est occupée d\u2019elle ainsi que la famille de la donneuse.Toute la partie inférieure de son visage reste comme figée et Isabelle Dinoire est restée silencieuse la plus grande partie des deux heures de la conférence de presse.Faisant de gros efforts d\u2019articulation, elle a aussi raconté comment, en mai, elle s\u2019était évanouie après avoir pris des médicaments, pour oublier des difficultés personnelles, avant de se réveiller défigurée par sa chienne.Elle a répondu par une syllabe ou par une phrase, aux interrogations de journalistes venus du Japon, du Mexique, de Russie ou des États-Unis.Elle a assuré s\u2019être appropriée son nouveau visage, « tout à fait différent de l\u2019ancien », et n\u2019avoir jamais souffert.Elle apprécie avant tout « le fait de pouvoir parler, de pouvoir donner des émotions par un sourire ».Sous les flashs des photographes, elle a bu un verre d\u2019eau, elle qui ne pouvait plus ouvrir la bouche de plus de 3 millimètres avant son opération.« Sa lèvre inférieure petit à petit va retrouver sa tonicité et a déjà beaucoup progressé », a assuré le IX Bernard Devauchelle, chef du service de chirurgie maxillo-faciale de l\u2019hôpital d\u2019Amiens qui a dirigé la greffe.Isabelle Dinoire n\u2019a jamais arrêté de fumer, y compris en cachette dans les toilettes.«Après avis des psychiatres, on a décidé qu\u2019on n\u2019allait pas lui demander d\u2019arrêter net », a expliqué le I> Jean-Michel Dubernard, de l\u2019hôpital universitaire de Lyon, qui supervise les traitements antirejets.Un fugace sourire a éclairé le visage de la jeune femme lorsqu'un de ses médecins a évoqué le rétablissement de la sensibilité du greffon.Les deux chirurgiens ont indiqué qu\u2019ils avaient demandé l\u2019autorisation au ministère français de la Santé de pratiquer cinq nouvelles greffes de ce type.Ils sont aussi longuement revenus sur les accusations de manquement à l\u2019éthique suscitées par leur première mondiale.« Certains pensent que nous sommes allés vite en besogne», a reconnu le O' Devauchelle.« Mais nous avons l\u2019expérience des autogreffes (ndlr : réalisées avec des greffons prélevés sur le patient) et celles-ci n\u2019auraient pas donné les résultats espérés», a-t-il dit en projetant la photo d\u2019un monstre sans nez : ce qu\u2019aurait été Isabelle, selon lui, au bout de sept ou huit opérations si on avait utilisé cette technique.Outre la lourdeur des traitements antirejets, la patiente a été informée des risques de cancer de la peau - de 10 à 30 fois plus élevés que pour les patients normaux - et des cancers des cellules lymphatiques liés à son traitement.AP vT-f Le nouveau vinage d'Isabelle Dinoire a été reconstitué à même les tissus, les muscles, les artères et les veines d\u2019une femme victime d\u2019une mort cérébrale.\\ changeons U\u2019AVENW1 www.changeonslavenir.ca TACOMA 2006 PAR MOIS/LOCATION 48 MOIS' Z 4 ü TRANSPORT et préparation inclus COMPTANT DE 4 815$ OPTION 0$ COMPTANT ÉGALEMENT DISPONIBLE mmm À L\u2019ACHAT à partir de 22535* \u2022\tMoteur 4 cyl.WT-i de 2,7 L et 159 ch \u2022\tBoîte manuelle 5 vitesses \u2022\tRoues stylisées de 15 po en acier \u2022\tRadio AM/FM/lecteur CD, 6 haut-parleurs \u2022\tSystème de freins antiblocage (ABS) \u2022\tPrises de courant pour accessoires \u2022\tStrapontins arrière et coussins repliables \u2022\tCoussins gonflables avant à deux phases \u2022\tImmobilisateur de moteur \u2022\tCaisse de 6 pieds avec crochets d\u2019arrimage TUNDRA 2006 PAR MOIS/LOCATION 48 MOIS* TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT DE 5344$ OPTION 0$ COMPTANT ÉGALEMENT DISPONIBLE 299* À L\u2019ACHAT à partir de 26010* \u2022\tMoteur V6 WT-i de 4 L et 236 ch \u2022\tBoîte automatique 5 rapports \u2022\tRoues stylisées de 16 po en acier \u2022\tRadio AM/FM/lecteur CD, 4 haut-parleurs \u2022\tSystème de freins antiblocage (ABS) \u2022\tClimatiseur \u2022\tLunette coulissante \u2022\tCoussins gonflables avant à deux phases \u2022\tImmobilisateur de moteur \u2022\tPrises de courant pour accessoires \u2022\tCaisse de 8 pieds avec crochets d'arrimage 2 0 MENSUALITÉS GRATUITES À LA LOCATION* OU REMISE ÉQUIVALENTE À L ACHAT** * DÉPÔT DE SÉCURITÉ À LA LOCATION* SUR TOUS LES AVALON.CAMRY.HIGHLANDER.SEQUOIA, SIENNA.SOLARA, TUNDRA ET 4RUNNER 2006 Ck Viüe: 12,717100 km* Route : 9,7 L/100 km1^ L: Accès (^TOYOTA Une expérience d\u2019achat tellement plus sympa.,\t_ DÉMARREZ PLUS FUTÉ Votre nouvelle Toyota part toujours avec le plein d'essence, l\u2019assistance routière et des tapis protecteurs.ïïf-Trr-y*-'-\u2014Sw WW|«I»II4»a«««IRM»>iga«wi wiMtel wMitearW«>>BTtawt»W «Ti»*»_?ti06UU321» Çf1) TOYOTA BKa f\u2019n-'»'» mnwMM il 218.401 IwocIwk « J** J.» 4W W *\t>\\* .TV.\u2019V cw w tw-w d» Kcjho.* « «wv\ti,\t4» 01 «\t» 0 S 4MI » Mar» » 111 J \"ri*- ***\tC»W, HuMk)» il rtmw d> N nMw4» Mn»\tS,*»ww»\tim » Vw»! w» V ¦ *k.v AK'\"\"*\t'«M A - ' « L.-'NJUC a\t\u2019.V \u2022î\tvtocav\t't - i \u2022 îrc'\tA À 4\tco- I -OÜAtr- S« .V**.V\t- .' w\u201c la \\*rqeut M rv»«vje jn* à «\u2019\u2022mporû ¦¦'Pat 'dis \u2019Tt 'EQ ur tV en f VL -f » .if F- \tBgU\t\t\t\t\t\t AIMA\tCHtCOUTlMl\tGASH\tifvis\tMATANf\t1100, rue Bouvier\t76.rue St-Cemsaln CXiest\tPlace Laurur PU/a 1\t1915.boul Tatx4\t157.boul vtp ùaspt\t104, roule\tLes Calf ries du Wu»\tBureau 550\t(418) 7250999\t(418) 658-8678 (418) 662 0*9\t(418) 696-0506\t(418) 568-5004\tPr6urtrot-Aennec5v\t(418) 562-0255\t(418) 627-6000\t\t \t\t\t(418) 8574X222\t\t\tRIVIERE-OU-LOUT\tSTCEORC4SOE8EAUCE AMQUI\tPlace du Rt>aume\tKAVRI ST P1IRRE\t\t8A5PE84AC\tLes Galeries de la CapRale\tCentre commercial\tCjne4nur St-Ceofçes 114, boul SMmoftO\t(418)695-1188\t11118.rue8.v6al»\tCalefies Chapnoo\t108 bout\t(418) 627-2555\tRMêre-du-iour Qoooque)\t(IRosque) (418) 629-643)0\t\t(418)558-1501\t(418) 855-5848\tGtrartf-O Lévrvjue Est\t\t(418) 86EL8888\t(418) 228-5521 \tOCH.8CAU\t\t¦s\t(418) 752-2005\tPlace Reur-de-lys\t\t 8AK COMIAU\t1471, boul Watvenj\tlONQUftRf\tMARIA\t\t(418) 529 9292\tSERT lUS\tST-PRCOIAS 997.boul\t(418) 2594X165\tCalf ries lonquléfe\tlll.bosil ^ftonO\tQUEBEC\t\t125a boul Laure\tS85.rome 116 (418) 295-1294\t\t(418) 6954M58\t(418) 759-5225\t1171.boul Oiar*t Ouest\tWMOUflU\t(418) 962-6568\t(418)831-2555 \t\t\t\t(418) 687-2121\t541.21 Rue Est\t\t \t\t\t\t\t(418) 722-7717\tSTE-EOY\t *## Mobilité BLAUPOirr mur CHlutwrt «nr 488.houl.(41f> QUtBCC CTO THtcom wk 2800.St+an*** Butmu 100 (418)826-1800 ROSfRVAl Cdkàm* Chk 612.boul MarccRtc (418) 275^)606 **FUTU«SH0P J 2785.frowi Laurier (418)650-1000 P éÜ."]
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