Le soleil, 19 février 2005, Cahier D
[" Cahier D LE SOLEIL Le samedi 19 février 2005 ZOOM TV*' 4 VAGUE D\u2019IMMIGRATION COLOMBIENNE EN BEAUCE D 3 LES POISSONS DU SAINT-LAURENT BOUDENT LE GOBIE D 10 ?Au royaume des GEANTS Les Wal-Mart et cie ont chamboulé le paysage urbain de Québec NOS PRIX SONT PLUS SAS ,»'A\tir \"\t' \u2019-i*\t.fl .\u2022 Kî.\tG//f V\"'1\tfi'J m t M \u2014* «i PHOTOS L{ SOlfll.(RICK tABSr Selon le groupe de recherche GéoCom, spécialisé dans le commerce de détail, il s\u2019est qjouté trois millions de pieds carrés de grandes surfaces à Québec entre 19H7 et 2005, t\u2019éguiralent de deux l\u2019Iace Laurier ! Dix ans après l\u2019arrivée de Wal-Mart à Québec, la madame est-elle contente ?Le géant américain et les autres grandes surfaces n\u2019ont pas causé d\u2019hécatombe économique, ils ont profondément changé le paysage de la ville et pas pour le meilleur ¦ À Québec, le magasinage se fait maintenant d\u2019est en ouest.Et pas n\u2019importe où : le long de l\u2019autoroute de la Capitale.Vous n\u2019avez qu\u2019à suivre les grosses boîtes bleu-blanc-rouge.Plusieurs estiment que Wal-Mart et les autres grandes surfaces ont amplifié la réputation de Québec comme destinatwn de magasinage.Entré chez nous par la porte du défunt Woolco des Galeries de la Capitale le 17 mars 1994, Wal-Mart n\u2019a bien sûr pas importé à lui seul le modèle de la grande surface.Les Club Price et les mégaquincailleries avaient déjà fait pousser en ville quelques gros bâtiments à l\u2019architecture minimaliste, nichés au centre d\u2019une mer d\u2019espaces de stationnement.Mais Wal-Mart a agi comme locomotive dans les power rentres de Gau-darville, Beauport et des Galeries.En fait, il a donné le signal à tous les Heitmans, Mexx et autre New Look.«Les autres se disent quand Wal-Mart est là, ça va bien, on y va », résume Yves Bois, directeur général des Galeries de la Capitale.Le centre commercial le plus fréquenté à Québec a, dit M.Bois, profité de l\u2019élan donné par l\u2019énorme chaîne de commerce au détail.«Wal-Mart contribue à notre positionnement, note le directeur général.C\u2019est pour ça qu\u2019on leur a vendu un terrain à côté.On ne se serait pas tiré dans le pied ! » Pas de doute possible, l\u2019autoroute de la Capitale fait la loi question magasinage Selon le groupe de recherche GéoCom.sptTcialisé dans le commerce au détail, il s\u2019est ajouté trois millions de pieds carrés de grandes surfaces à Québec entre 19K7 et 2006, l'équivalent de deux Place Laurier ! LA TENDANCE EST-OUEST Plus de doute possible, c\u2019est l\u2019autoroute de la Capitale qui fait la loi.«C\u2019est une tendance lourde, explique Bernard Auger, directeur du développement économique à la Ville de Québec.Les gens ont pris l\u2019habitude de consommer autour de l\u2019autoroute de la Capitale, d\u2019est en ouest.C'est pas pour rien que Comi-nar met beaucoup d\u2019énergie sur les lYo-menades de Beauport.» Les intervenants interrogés par LE SOLEIL estiment que Wal-Mart et les autres grandes surfaces ont amplifié la réputation de Québec comme destination de magasinage.Et contrairement aux arguments avancés par certains politiciens, pas au prix, semble-t-il, du sacrifice des rues marchandes.«C\u2019est une analyse simpliste de dire que Wal-Mart tue les artères commerciales, dit Bernard Auger, du développement économique de la Ville.Wal-Mart ne s\u2019est pas adressé aux clients des artères commerciales, mais plus aux clientèles des Zellers et Sears.» Des bémols s\u2019imposent ; plusieurs commerces ont vu leur chiffre d\u2019affaires baisser \u2014 selon une étude de 2003 du Regroupement des centre-ville \u2014 et des dizaines de quincailleries de quartier n\u2019ont pas survécu à l'arrivée des grandes surfaces.Des centres commerciaux vieillissants, cetmme les Galeries Charlesbourg.ont vu leur cas s'aggraver.Certains fournisseurs régionaux gardent aussi des cicatrices.«Les Wal-Mart n\u2019ont pas la préoccupation de s'approvisionner dans la région où ils sont, fait remarquer Francine I>or-tie, présidente de la chambre de commerce de Québec.Des fournisseurs s\u2019étaient modernisés pour fournir en gros, mais ont perdu les contrats.» POLITIQUE DE TERRE BRÛLÉE En s\u2019installant dans des champs \u2014 parce que ça leur coûtait quatre fois moins cher que dans un centre commercial - les grandes surfaces n\u2019ont pas seulement créé des power renters, ils ont aussi déstructuré des pans de territoire.« Leur politique de localisation, que j\u2019assimile à de la politique de terre brûlée, nous laisse en héritage des portions de notre territoire qui sont malades et il va y avoir des coûts publics importants pour les revitaliser», affirme la conseillère municipale Odile Roy, responsable de l\u2019aménagement du territoire Voir GÉANTS en 1)2 » Plus d'information Page I) 2 Isabelle Mathieu IMaihieu^laeilnl '\u2022\"m «v 651-4155 1* Miirc en vrac ffc-R* Halle* cW- Sainte-F* yy De tout pour la cutsme ! Des fines herbes, des épices et des assatsonnements en vrac, des huiles de première qualité et des vinaigres aromatisés offerts dans des bouteilles irrésistibles, des moutardes fines et des mayonnaises, des confitures et des tartinades succulentes, des ustensiles, des cafetières et des Oiérères.Dépositaire des cafés-haut de gamme Terra.lesJEalles DE-SAINTE-FOY ZOOM LE SOLEIL Le samedi 19 FÉVRIER 2005 D 2 Le» maganinH-vntrrpolu n\u2019ont pas été conçu# ni bâti# pour avoir une très grande longévité.Tr^rrpf 'Yj' s***** V#\u2019.¦ LE SOLEIL SIEVE OESCHÊNES ' /y Mort annoncée Les magasins à grande surface de Québec seront sur le déclin dans 20 ans Isabelle Mathieu IMuthieutg lesoleil.com I Dans 20 ans, les magasins à grande surface de Québec seront sur e déclin.La population, vieillissante, aura commencé à les bouder et es bâtiments eux-mêmes donneront des signes de faiblesse.Si, bien lûr, les grandes chaînes n\u2019ont pas déserté d\u2019ici là.Le phénomène des Wal-Mart a beau faire énormément jaser, à peu près tout le monde tombe d\u2019aceord pour dire que les mégamagasins sont une mode passagère.«AVec une population vieillissante, ça va être moins attirant, estime Patrick Simard, ex-président des chambres de commerce de Beauport et de ARCHIVES LE SOLEIL Im promotrice immobilière Geneviève Marron est certaine que les gens vont retrouver le plaisir de magasiner et lont adherer au magasinage sur rue.Québec.Est-ce que les personnes plus âgées vont avoir le goût de se retrouver dans des grands espaces, à marcher entre les magasins sur des trottoirs enneigés ?» Et si la clientèle ne suit plus, les grandes chaînes vont bien sûr mettre les voiles vers des marchés plus rentables.« Pour les promoteurs, ce n\u2019est pas compliqué: on rase et on recommence, dit David Duval, du service de l\u2019aménagement du territoire de la Ville de Québec, citant le cas du défunt magasin IKEA.Ce qui a le plus de valeur, c\u2019est évidemment le terrain.» De toute façon, les magasins-entrepôts n\u2019ont pas été conçus ni bâtis pour avoir une très grande longévité.« À la base, ce n\u2019est pas prévu pour durer plusieurs décennies, fait remarquer Bernard Auger, directeur du développement économique à la Ville de Québec.Avec le vieillissement de la population, d\u2019ici 10 ou 15 ans ça va déjà être passé.» La conseillère municipale Odile Roy, elle-même architecte, est convaincue que les magasins-entrepôts vont mal vieillir parce qu\u2019ils sont mal cons- truits.« C\u2019est construit pour 20 ans, note-t-elle.Ils savaient que les mouvements de consommateurs feraient qu\u2019on passerait à autre chose après.» Ce « autre chose », c\u2019est peut-être le lifestyle center, une formule déjà très populaire aux Etats-Unis.« Dans les lifestyle, les promoteurs essayent de recréer un quartier, une artère commerciale en banlieue, explique Jean-François Grenier, du groupe de recherche en marketingGéoCom.C\u2019est situé sur le bord d\u2019une autoroute, mais il y a une architecture plus recherchés que dans les power renters.» Au Québec, un lifestyle center pourrait regrouper, par exemple, un Re-naud-Bray, un magasin de sport Atmosphère, un cinéma, des cafés.Les promoteurs immobiliers Geneviève Marcon et Jean Campeau développaient la rue Saint-Joseph au moment où les power centers émer-geaient.Ils ont laissé passer le train et en sont bien heureux.« Ça ne me disait absolument rien ce genre de développement, confie Geneviève Marcon.Dans 10 ans.c\u2019est nous autres qui va avoir eu raison.A moyen terme, ça fait du développement plus durable.» La promotrice immobilière est en effet certaine que les gens vont retrouver le plaisir de magasiner et vont adhérer au magasinage sur rue.« On n\u2019a pas le succès instantané des power renters, mais l\u2019achalandage s\u2019est déjà accru sur Saint-Joseph», fait-elle remarquer.Les mégamagasins sont une mode passagère, disent des obsert'ateurs.LE SOLEIL ÉRICK LABBÉ RÉNOZ/DÉPÔT ! sports expert Gilles Marcoux, président du Regroupement des centres-villes'et des artères commerciales, est convaincu que les commerces de quartier ont un meilleur avenir que les grandes surfaces.« En vieillissant, est-ce qu\u2019on va avoir encore besoin de la caisse de papier de toilette ?demande M.Marcoux.Aussi, les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui sont plus sensibles à la consommation équitable que ne l\u2019étaient les baby-boomers.Et ils vont trouver davantage ces produits dans les commerces indépendants.» Gilles Marcoux craint déjà les dommages de l\u2019étalement commercial, héritage des grandes surfaces.« Ce sont des poutres de béton recouvertes d\u2019aluminium, c\u2019est bâti pour être rasa-ble dans 10 ans.Mais les villes auront déjà payé pour l\u2019aqueduc, le transport en commun, dit-il.On va faire quoi avec ces secteurs-là ?» GÉANTS ____________________L Suite de la D 1 Avides d\u2019attirer des grandes surfàées \u2014 avec les rentrées fiscales qui viennent avec \u2014, les anciennes villes n ont pas hésité à les laisser se construire dans des zones humides, boisées, où le sol n\u2019était pas toujours propice à «n\\-pe de développement.Selon les études faites à l\u2019époque, les constructions étaient fiscalement rentables pour les villes, mais aucun bilan n\u2019a été fait récemment.De plus, ajoute Odile Roy, avant de parler de rentabilité, il faudrait calculer les coûts supplémentaires pour amener le transport en commun à Gaudar-ville, à Beauport, à Lebourgneuf, de même que les frais pour revam-per des quartiers désertés.Le sud de Beauport, surtout le carrefour de l\u2019avenue d\u2019Estimauville et du boulevard Sainte-Anne, a l\u2019air d\u2019une zone sinistrée, avec les carcasses de Canadian Tire et de Woolco entourées de terrains vacants.Et ne cherchez pas la caisse populaire ou la bibliothèque dans le centre-ville de Beauport ; ils sont au nord de l\u2019autoroute de la Capitale, près du Wal-Mart.Les autres po wer centers ont certainement moins causé de dommages^ur leur environnement immédiat, estime ( )dile Roy.Mais la hausse de la circaJa lion automobile près des grandes sur faces oblige la Ville à élargir le boSë-vard des Gradins.Et l\u2019imperméabilisâ-tion du sol à Gaudarville crée une forte pression sur la rivière Cap-Rouge.\u2014 RÉGLEMENTATION Mieux vaut tard que jamais, la Ville de Québec a adopté il y a quelques mois une réglementation sur les grandes surfaces qui les obligent à s\u2019établir dans les power centers existants ou sur les terrains des centres commerciaux.La Ville a adopté une réglementation qui oblige les grandes surfaces à s\u2019établir dans les «power centers» existants La conseillère Odile Roy Sans l\u2019arrivée des grandes surfaces, les power centers ne seraient bien sûr pas restés en friche éternellement.« Il y avait déjà des projets de centres commerciaux dans le secteur Clémen-ceau dans les années 70, rappelle Bernard Auger, qui était responsable du développement économique à Beauport.11 se serait développé une structure commerciale.» Tout ce que la Ville compte d\u2019urbanistes grimace aujourd\u2019hui en lorgnant ces quartiers de grosses boites, antiville diront certains.« On a tellement travaillé pour qu\u2019ils s\u2019intégrent mieux à la ville, soupire Denis Jean, du service de l\u2019aménagement du territoire de la Ville, autrefois à Sainte-Foy.On demandait que les cinémas de Duplessis soient beaucoup plus près de la rue, avec des stationnements à l\u2019arrière.Mais vous voyez comment ça a tourné.» Qu\u2019en pensent les candidats à la mairie ?FIL a demandé aux principaux candidats à la mairie de Quebec ce qu\u2019ils pensaient des magasins à grande surface, de leur Impact sur l\u2019économie de la ville et sur l\u2019amejiagementdu \\ SI Ann Bourget.Claude Larose et Paul Shoirv, résidants des quartiers centraux, v eulent encadrer les Wal-Mart de ce monde, les « gars de banlieue » Hugo Lepine et Regis Labtaumt LE SOLE territoire.SI Ann Bourge.,- plaident davantage pour le libre développement.Marc Bellemare n\u2019a pas retourne notre appel.ARCHIVIS IC SOIEU Ann Bourget « La Ville doit toujours résister à la tentation de céder à toutes les demandes des grandes surfaces.A Beauport, on a fait crever le sud pour développer le nord et on paye aujourd'hui pour entretenir les deux secteurs.On pourrait demander aux promoteurs des grandes surfaces de faire des projets mixtes, d\u2019ajouter du résidentiel pour que ça ressemble davantage à un%réellc urbanisation qu'au jeu Sim (ety.» ARCHIVES LÉ SOLEIL Claude Larose «On ne peut pas contrer cette tendance nord-américaine, mais il faut éviter que de telles grandes surfaces aillent à la limite de la périphérie et nous obligent à mettre des infrastructures urbaines en plus de venir contrecarrer l'aménagement.Mais on pourrait revaloriser et même sauver certains centres commerciaux, comme Place Fieur-de-Lys.qui a beaucoup de locaux vacants, si on favorisait l\u2019implantation de grandes surfaces sur ce qui est actuellement du stationnement.Mais beaucoup d'artères locales.comme la rue Racine, ne pourraient survivre à l'arrivée chez epx d\u2019une grande surface.» ARCHIVES LE SOLEIL \\ k.A Régis Labeaume « En termes d\u2019étalement urbain, des gens peuvent ne pas être d\u2019accord avec ça.les grandes surfaces, mais je ne vois pas beaucoup de gens de la banlieue qui se plaignent de Wal-Mart et des power centers.On ne peut pas être coercitif ! Cela dit.il faut meubler les power centers actuels avant d\u2019aller s\u2019établir ailleurs.Ça ne donne rien de trop \u201c s\u2019éjarrer mais c\u2019est la population qui décide si elle veut aller chez Wal-Mart.» ARCHIVES LE SOLEIL Paul Shoiry « On a assez de grandes surfaces.L\u2019objectif n\u2019est pas de les éliminer, il faut respecter la clientèle, mais il ne faut pas en développer d'autres.Il ne faut pas oublier qu\u2019il n\u2019y aura pas de hausse démographique.Il faut plutôt mettre en valeur les centres urbains déjà desservis, comme la rue Myrand.la rue Racine.» ARCHIVES LE SOlllL Hugo Lépine « J'ai plutôt tendance à voir ça sous un angle très positif.Sur le plan économique, je ne suis pas sûr que l'économie régionale a été perdanter^c consommateur, lui.en sort gagnant, il a une formule adaptée à son rythme de vie d'aujourd'hui, plus rapide Il faut garder une certaine ouverture, ne pas empêcher le développement de nouveaus supercentres dan?Ip mesure où ça respecte le schéro» d'aménagement.Il est possible qiùin jour, il y ait une autre tendance : une proportion de gens ne détestent pas l\u2019idée de revenir magasiner en ville, comme sur la rue Skint-Joseph.» Le samedi 19 février 2005 LE SOLEIL ZOOM D 3 Des Colombiens à la rescousse de Sainte-Clotilde ! La municipalité beauceronne a vu sa population grimper de 10% grâce à l\u2019immigration ¦ SAINTE-CLOTILDE \u2014 Menacée il y a un an ou deux de perdre définitivement son école faute d\u2019élèves et de connaître un déclin de sa population, la municipalité de Sainte-Clothilde de Beauce vient en six mois de voir bondir sa population de 10 % grâce à l\u2019arrivée d une dizaine de familles d\u2019immigrants colombiens.Le maire de ce village « d\u2019irréductibles » est M.Jacques Lussier, un ancien doyen de la faculté des sciences de l\u2019administration à l\u2019Université Laval.Cet élu a fait le pari de recruter des familles et de maintenir l\u2019école ouverte.Le nouveau défi qu\u2019il entend relever avec l\u2019équipe* qui l\u2019entoure*: réussir l'intégration de la cinquantaine de nouveaux arrivants, dont plusieurs familles de la Colombie.« Nous vous attendions de*puis 1(1 ans», a dit le maire Lussier aux familles colombiennes réunies récemment dans le sous-sol de l\u2019église paroissiale pour casser la croûte et recevoir leur carnet d\u2019accueil, en toute convivialité.Le maire d'une municipalité de maintenant 631) personnes affichait un large sourire lorsqu\u2019un jeune papa a présenté Kelly, l\u2019avant-dernière d\u2019une famille de cinq bambinos.Après l\u2019effusion des « buenos (lias » et le «désemmitouflage» par cette soirée de tempête de neige, les gamins rient, courent et jouent.Sans l\u2019ombre d\u2019un doute, ils sont intégrés au milieu.Ils s\u2019y plaisent.La moyenne d\u2019âge des adultes oscille autour de 35 ans.Au Canada depuis plus d\u2019un an et demi, ils sont des immigrants reçus.Ils étaient dans la région de Sherbrooke avant d\u2019être invités en Beauce pour s\u2019y établir.« En Colombie, certains d\u2019entre eux étaient des propriétaires terriens, raconte le maire.Certains sont partis à minuit moins cinq avec leur famille pour fuir le cartel de la drogue après avoir refusé de cultiver du pavot ou du coca.D\u2019autres craignaient la guérilla.Leur vie et celle de leurs enfants était véritablement en danger.» « Nous, les latinos, disent Orlando et José, nous avons un très grand sens de la famille.Nous sommes sociables, chaleureux.L\u2019entraide et l\u2019amitié font partie de nos valeurs.Ici, en parlant de la région, poursuivent-ils, nous sommes très bien.Les gens sont aimables.Il y a beaucoup à apprendre.La langue est plus facile à parler qu\u2019à écrire, mais ça va.Nous ne sommes pas habitués à des températures de -25.Plus important, nous sommes des gens fiers et nous n\u2019avons pas peur de travailler.» Si, d\u2019un côté, les résidants de Sainte-Clotilde tiennent mordicus à «sauver leur village», les immigrants colombiens, eux, cherchent un emploi stable pour gagner leur vie.VILLAGE SAUVÉ.TRAVAIL DÉNICHE ! Mariage entre Colombiens et Beaucerons qui a vite fait « des petits » et beaucoup d\u2019heureux ou d\u2019un second « miracle beauceron » amalgamé de latino-américains, peu importe comment on identifie le phénomène.La venue de Victoria Catherina, Francesco, Andres Felipe, Octavio, Edouardo et de leur famille ne tient pas du hasard.La résonance de ces noms espagnols, l\u2019utilisation de cette langue peu coutumière au royaume de l'érable, la présence de ces teints basanés, de oes regards vifs donne à tous, immigrants et résidants de Sainte-Clotilde, de nouveaux espoirs.Elle suggère indéniablement son lot de défis.Luce Dallaire Collaboration spécial?En 2002, Sainte-Clotilde a fait la manchette avec la fermeture annoncée de l\u2019école primaire.Il n\u2019y avait alors que 48 enfants pour fréquenter l\u2019école du village*.Selon les règles édictées par la commission scolaire de l'Amiante, la barre des 50 devait être respectée.En conséquence, pendant un an, ces jeunes ont voyagé en autobus pour aller étudier à East-Broughton.A ce moment-là, près de 400 petites écoles étaient aussi menacées de fermer.Avec l\u2019arrivée des enfants colombiens, une douzaine de jeunes ont gonflé les rangs au primaire.Autant au niveau secondaire.Une entente a été ratifiée et l\u2019école a rouvert ses portes dans ce village exceptionnellement dynamique.11 y a 10 ans, se souvient le maire, les représentants des 19 organismes du village se sont pris en main.Ils ont planifié.Un comité de développement a été créé avec l\u2019objectif premier de « garder les jeunes», de trouver de nouveaux arrivants.l\\>ur financer leurs activités, les bénévoles voient, lors de la tenue du Woodstock en Beauce, aux douches, aux vidanges et à la surveillance.Ils amassent près de 20 000 S et bénéficient d\u2019une marge de manœuvre pour poursuivre leurs actions.Empreint de la même vision, un comité de promotion industrielle a été implanté.Tant et si bien qu\u2019au village, pour une population active de 250 travailleurs, il y a 850 emplois répartis dans des entreprises dont ADS Beauce Composites, René Matériaux Composites ou Compo-sitech.Plein emploi à Sainte-Clotilde, terre d\u2019asile fertile pour l\u2019embauche.OÙ ALLER RECRUTER ?Un jour, une conseillère municipale et ex-enseignante, M\"\" Paulette Po-merleau, assiste à une conférence donnée par Mm Eva Lopez, elle-même colombienne d\u2019origine et fondatrice d\u2019ICI, un organisme dédié à l\u2019intégration communautaire des immigrants en milieu rural.« La rencontre déterminante a lieu en avril 2004.Aussitôt dit, aussitôt fait, reprend le maire.Eva, qui connaît très bien la filière colombienne, a effectué les contacts.Elle a invité les familles à visiter la région.A l\u2019été, ils ont déposé leur curriculum vitae.Les employeurs leur ont offert de l\u2019emploi.Ils ont déménagé et, bien qu\u2019ils doivent s\u2019entasser, nous sommes parvenus à les loger temporairement.» Convaincus du bien-fondé de ce maillage interculturel, Mm' Eva Lopez et le maire Lussier tiennent compte de cette réalité où les conditions du succès restent à inventer.M™ Lopez, qui a rencontré l\u2019amour de sa vie et l\u2019a accompagné au Québec, salue et admire le courage de ces immigrants venus ici contraints par d\u2019autres motifs.« 11 y a parmi eux des administrateurs, un juge, un directeur d\u2019école, un ingénieur, une assistante-comptable.Leurs compétences ne sont pas reconnues ici.Néanmoins, ils travaillent en usine et se font de nouvelles racines.» Son intime conviction est à l\u2019effet qu\u2019un travail journalier stable permettra à chacun d\u2019assurer le bien-être de sa famille.«Ils pourront s\u2019établir, se tailler une place, puis être reconnus pour leurs propres talents, ajoute-t-elle.Ils vont s'engager et réussir.J\u2019en suis convaincue.Je sais que ça marchera », affirme Mm' Lopez, convaincante.« Nous ferons tout pour que ça marche », insiste le maire Lussier.L arrirée de 12 Jeune» a permis à l\u2019école primaire du riüage de munir se» portes.PHOTOS 0011 AHOHATION SPfCI»l! IUCT Les familles colombiennes se sont réunies récemment pour casser la croûte et recevoir leur carnet d'accueil.Une petite Révolution tranquille Le visage de Sainte-Clotilde se transforme SAINTE-CLOTILDE \u2014 Avec l\u2019arrivée des nouveaux immigrants colombiens, Sainte-Clotilde de Beauce se métamorphose et vit une deuxième Révolution tranquille, l\u2019élite ou grande séduction, ce village veut vivre et peut-être proposer un modèle.Le défi est double pour les initiateurs de ce mouvement : fournir du travail aux chefs d\u2019une dizaine de familles colombiennes venues en Beauce, et assurer la survie du village.Un triumvirat, parmi lequel se retrouve le maire Jacques Lussier, veut tout mettre en œuvre pour que l\u2019initiative atteigne ses objectifs et que l'intégration communautaire se réalise.« Je rêve de voir les familles s\u2019enraciner.Je sais, l\u2019adaptation n\u2019est pas toujours facile.Chacun va à son rythme, dit M\"\" Eva Lopez, aussi membre de ce trio.Un respect mutuel s\u2019installe.S\u2019apprivoiser se fera pas à pas, en douceur, à l\u2019écoute des autres.» l^a motivation qui anime l\u2019ancien doyen des sciences de 1 administration de l\u2019Université Laval, beauceron d\u2019adoption devenu maire par vocation, M.Jacques Lussier, va dans le même sens.« Le milieu de vie qu\u2019est Sainte-Clotilde est captivant, à dimension humaine.Les gens sont authentiques, stimulants et reconnaissants.l\u2019ami défi me séduit.J applique la théorie de ma discipline tout en occupant ma retraite*.Ce n\u2019est pas toujours évident de tout attacher, mais passionnant d\u2019essayer.» Malgré son cachet unique, Sainte-Clotilde se transforme.Le leitmotiv du village : « Plein emploi, pleine nature».Depuis peu, la municipalité vit à l\u2019heure du français, de l\u2019espagnol et de l\u2019anglais.Rien de moins ! « A Noël, les enfants ont présenté un spectacle en trois langues.Très émouvant, dit le maire.Entre la fin des cours des enfants et la fin du quart de travail des parents, explique-t-il, nous offrons un service de garde.La classe se fait en français, la garderie en anglais, puis le soir, en famille, c\u2019est l\u2019espagnol.» S'il y a un soupçon de racisme dans la cour de 1 école, Eva Lopez se pointe.L\u2019abcès est crevé.Tout rentre dans I ordre.Projet de parrainage de famille à famille pour tisser des liens plus serrés, fonder une coopérative pour que les femmes confectionnent des vêtements colombiens.ça se parle.Il est question de garderie, d'activités de loisir, de plein air.AJUSTEMENTS AU TRAVAIL Le directeur des ressources humaines de René Matériaux Composites, M.Marco Vachon, avoue que le recueil des politiques et opérations a été traduit, et ce, avec 1 aide du ministère de l\u2019Immigration.« Il ne manque que les cours de francisation en entreprise», note-t-il.Et ces cours, il les attend impatiemment.«Nous devons contrer le problème de la pénurie de main-d\u2019œuvre, poursuit le directeur.Nous avons 120 employés à Sainte-Clotilde, 240 à Saint-Éphrem.Aujourd'hui, 10% de nos travailleurs sont des immigrants.Tout le monde est traité sur le même pied.Nous investissons en formation et nous sommes très satisfaits.Le taux de roulement du personnel chez René Matériaux Composites est de 1 % chez les immigrants contre 4% pour les gens de la région.» Francesco a été le premier immigrant à mettre le pied dans l\u2019usine de fibre de verre.« Le préjugé à l\u2019effet que les immigrants \u201cvolent des^oôs\u201d est faux, soutient M.Vachon.Nous venons de faire paraître des offres d'emploi.Nous manquons de personnel pour réaliser nos projets », affirme le directeur.« A ce jour, un immigrant a quitté faute de pouvoir s\u2019habituer à la senteur de la matière première, un autre ne s\u2019est pas adapté à la campagne.Mais ça.c\u2019est dans la normale des choses », admet le maire Lussier.Detite ou grande séduction, certains citoyens se demandent Eva Lopez, Colombienne d\u2019origine et fondatrice d\u2019ICI, est entourée de la conseillère municii>ale 1\u2018aulette Pomerleau et du maire de Sainte-Clotilde, .largues Lussier.Ijf v y si ces efforts maintiendront les nouveaux venus à Sainte-Clo-tilde*.lx* maire Jacques Lussier tient le pari que oui.« Mais et* pari, dit-il, se fait, se défait et se refait chaque jour, il nous faut, avant le printemps, trouver le moyen de permettre à ces familles de s\u2019établir.» Le maire a contacté la Société d\u2019habitation du Quebec pour chercher un support quelconque.« Les immigrants ne veulent pas de HLM, ni être sur le bien-être social ou sur le chômage.Ils veulent travailler, gagner leur vie, retrouver leur dignité, payer leur loyer, avoir un lopin de terre, être propriétaires.Si nous n\u2019avons rien à leur proposer, nous ne les retiendrons pas.Malheureusement, déplore M.Lussier, les programmes gouvernementaux sont écrits par les gens des villes pour les gens des villes.«L'aide de Québec serait pourtant la bienvenue.«Ce Québec en forte décroissance démographique ne peut-il donc pas être partenaire ?» UN MAIRE «UN PEU DÉLINQUANT» A en croire le conseiller au développement régional de la direction générale de Québec-Chaudière-Appalaches à l\u2019Immigration, M.Serge Kablan, qui pourtant s\u2019intéresse à l\u2019initiative menée à Sainte-Clotilde, « tout est à bâtir » en ce qui a trait à la concertation entre l\u2019Immigration, le Développement régional, Emploi-Québec et la Société d\u2019habitation.« Un maire doit être un peu délinquant pour faire avancer les choses, rétorque Jacques Lussier.l\u2019as question de se fier sur les autres.» M.Lussier fonce et dépose un projet domiciliaire.Il y a quelques jours, le maire a rencontré les Colombiens et leur a suggéré un projet « privé ».Projet valable pour les immigrants, projet valable pour tout nouvel arrivant.Une casa d\u2019environ 75 000$, avec paiements de 500$ étalés sur une période de 25 ans.Lui faut-il obtenir le support de la caisse populaire du Royaume de l\u2019érable ?ela mérite réflexion.Toutes ces initiatives, linguistiques, immobilières, communautaires, au travail, à l\u2019école et ailleurs, font partie intégrante d\u2019une deuxième révolution tranquille, celle que vit tout Sainte-Clotilde.Les immigrants disent «se lo agradezeo de t do cora-zon» pour l\u2019accueil et l'emploi trouvé.Le maire Lussier reprend l'expressiqB «je vous remercie du fond du cœur ».d\u2019être chez nout, chez vous ! D 4 LE SOLEIL LE SAMEDI 19 FEVRIER 2005 EDITORIAL ^rendent ni Ediitur ANDRE PROVENCHEH kedacirur tu ch*f YVES BELLEFLEL'R lUrtritur de l'edtt rial PIERRE-PAUL NOREAU Directeur de l\u2019tn/> rmaii -n FRANÇOIS BOURQUE Pierre-Paul Noreau PPNimaulfl'UwiUiL am Un cabinet plus solide Jean Charest a finalement pris le taureau par les cornes.L\u2019opération grand ménage de son cabinet aurait dû être faite depuis un moment.Le gouvernement libéral n\u2019allait nulle part et un geste significatif devait être posé.A quelques jours seulement de la mi-mandat, l\u2019important brassage de cartes auquel le premier ministre s\u2019est livré devrait avoir des retombées positives autant pour son équipe que pour les Québécois.Il le sera autant par la réorganisation des tâches que par le choix des individus chargés de s\u2019en acquitter.Le grand jeu de chaises musicales permet notamment de régler un problème fondamental qui minait l\u2019action de l\u2019ensemble du cabinet libéral, soit la lutte intestine de pouvoir entre le chef et son ministre des Finances, Yves Séguin.Le député d\u2019Outremont n\u2019a jamais été et ne sera jamais un joueur d\u2019équipe.Imprévisible et entêté, il forçait le navire libéral à voguer à vue et l\u2019exposait à heurter un écueil à tout moment.Ce n\u2019est pas par hasard que le premier ministre a insisté hier dans son discours de présentation sur la discipline, la cohérence et la solidarité dans l\u2019action qui caractériseront dorénavant le travail des siens.Il y aura un prix à payer pour le départ d\u2019une des figures les plus populaires de ce cabinet mal aimé.Des électeurs reprocheront assurément à M.Charest d\u2019avoir viré cavalièrement un des rares hommes politiques à avoir conservé son franc-parler malgré son accès à la limousine ministérielle.Mais, en refusant toute autre assignation que celle des Finances, le député d\u2019Outremont affiche clairement sa haute estime de lui-même qui prévaut, à l\u2019évidence, sur son sens du devoir et sur son esprit d\u2019équipe.Le premier ministre est cependant loin d\u2019être lui-même exempt de tout blâme pour les malheurs des siens.Il fait d\u2019ailleurs son men culpa en créant le comité des priorités et en choisissant Jacques Dupuis comme vice-premier ministre.Le nouvel homme fort du cabinet fera taire les critiques à l\u2019interne dénonçant la trop forte influence du petit cercle des conseillers de -lean Charest sur le premier ministre.Sur le plan de l\u2019action gouvernementale, le nouveau numéro deux deviendra la garantie d\u2019un suivi, sinon d\u2019un progrès sur les dossiers majeurs.Autre élément significatif du nouveau partage des responsabilités, l\u2019entrée en scène de Jean-Marc Fournier à l\u2019Education.Elle permet de croire à la fin d\u2019un gênant cafouillage sur cet enjeu stratégique pour le Québec.L\u2019ancien titulaire des Affaires municipales a relevé avec brio le défi complexe des fusions municipales.Il part avec un préjugé favorable.Les autres piliers du cabinet, soit les Monique Jérôme-For-get (Conseil du Trésor), Michel Audet (Finances), Philippe Couillard (Santé), Claude Béchard (Développement économique), Michel I tesprés (Transports), Thomas Mulcair (Développement durable) et Nathalie Normandeau (.Affaires municipales et Régions) ont également plus ou moins déjà fait leurs preuves.Ils devraient permettre au gouvernement d\u2019avoir droit à une deuxième chance avant le rendez-vous électoral.Il y a cependant encore beaucoup de boulot avant que l\u2019équipe libérale ne puisse prétendre avoir livré la marchandise.L\u2019appareil étatique est loin d\u2019avoir été transformé ou allégé pour ne répondre qu\u2019aux missions essentielles de l\u2019Etat.L\u2019arrimage entre développement économique, innovation et développement durable relève toujours bien plus du vœu pieu que de la réorientation tangible de l\u2019activité gouvernementale.L\u2019évaluation est la même en ce qui concerne la décentralisation des outils qui devrait permettre aux régions de prendre en main leur avenir.La nomination de Michel Després à titre de ministre responsable de la région de la Capitale nationale sera enfin bien accueillie par le milieu.Elle ne fait cependant pas oublier le peu de poids accordé à Québec dans les rangs ministériels.L/ne- &&4UCHAWP ?[ VtiiL iPPE \u201e I COU/ UStRD ?T VUes Séou/N ?tes&V7E/J\t[pRÉsew! J\tW£S SéGU/N IL JJ PEPAANl EPIENT! J\" \"T VP !0! \u2022K.CHRONIQUE Garder le cap Le remaniement ministériel annoncé hier par le premier ministre Jean Charest est d\u2019une telle ampleur que c\u2019est un peu comme si les libéraux, presque à mi-mandat, décidaient en quelque sorte de repartir à zéro.Le geste était nécessaire pour un gouvernement qui, en raison de ses erreurs, de l\u2019opposition que ses réformes provoquent en certains milieux, de son absence de cohérence, est profondément impopulaire.Il fallait, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, donner un grand coup.Jean Charest l\u2019a fait de façon spectaculaire avec un remaniement dont l\u2019ampleur a pris tout le monde par surprise et a dépassé tout ce qu\u2019avait pu imaginer la machine à rumeurs.Le pari est énorme.Et il n\u2019est pas gagné à l\u2019avance.A moins de sombrer dans la pensée magique, un gouvernement ne se réinvente pas.Le nouveau cabinet est composé, en gros, des mêmes gens qu\u2019avant, il est dirigé par le même premier ministre et il est au service du même projet.Si l\u2019opération se limite à un vaste jeu de chaises musicales, le fait de changer de place des hommes et des femmes ne donnera pas grand-chose.Un remaniement n\u2019a de sens que s'il est au service d\u2019un projet.Ce qui était le plus important dans l\u2019annonce d\u2019hier, c'était donc moins de savoir qui se retrouverait où que quels objectifs les membres du cabinet seraient appelés à atteindre.À cet égard, les signaux semblent prometteurs.Tout d'abord, le fait que Jean Charest ait clairement annoncé, dans sa présentation, qu\u2019il avait l\u2019intention de maintenir p>A|l Alain Dubue ADubuci&lesoleil.com CoUaboratùm xjxrviU son plan de match.«Nous avions des convictions comme gouvernement et de grandes ambitions pour le Québec.Nous aurons dans la poursuite de notre mandat de l\u2019audace pour affirmer nos convictions et de la détermination pour réaliser nos ambitions», a-t-il déclaré.Le message est clair.Bravo.Par ailleurs, la création d\u2019un comité des priorités est un bon signal.Cela atténuera les tensions entre les membres du cabinet et un bureau du premier ministre très centralisateur.Cela facilitera une démarche plus collégiale, mais aussi cela permettra au gouvernement de bien cibler son action et de retrouver la cohérence dont il a besoin.Le remaniement lui-même envoie également de bons messages.À commencer par ce qui a le plus retenu l\u2019attention, soit le départ du ministre des Finances Yves Séguin, qui a refusé une mutation à la Justice, ce qui, dans les faits, revenait à un congédiement.Malgré le respect que j\u2019ai pour la compétence d\u2019Yves Séguin, malgré le côté attachant de cet homme créatif et passionné, malgré sa popularité, c\u2019était la chose à faire.C\u2019était, dès le départ, une erreur pour Jean Charest de recruter Yves Séguin comme candidat-vedette, en raison de son côté franc-tireur et de son individualisme, qui ne le prédispose pas au travail d\u2019équipe.Et c\u2019était une erreur pour M.Séguin d\u2019accepter de participer à un projet politique qui, à sa face même, cadrait difficilement avec ses convictions.Il en a résulté une situation malsaine où le ministre des Finances multipliait les critiques à l\u2019égard de son premier ministre, ce qui n\u2019est pas acceptable, et où il avait du mal à se soumettre aux orientations et aux priorités du gouvernement, sur la façon de se comporter envers Ottawa, sur les réductions d\u2019impôt, sur l\u2019action sociale.Ce n\u2019est pas normal.L\u2019ex-mi-nistre, dans sa conférence de presse d\u2019hier, en évoquant lui-même les nombreux désaccords avec son chef, a en fait donné raison au premier ministre.Le fait que M.Séguin se soit vu en quelque sorte comme la conscience de gauche de son gouvernement montrait également que sa nomination aux Finances relevait d\u2019une mauvaise distribution des rôles.Son remplacement par Michel Audet est, à cet égard, à l\u2019image de ce remaniement.M.Audet est certainement moins médiatique que son prédécesseur, mais cet homme compétent, longtemps sous-ministre, sera capable d\u2019arrimer les grands axes du budget aux priorités gouvernementales et capable de prendre le relais si peu de temps avant le dépôt du budget.Ce qui se dégage de plusieurs nominations, par exemple Nathalie Normandeau aux Affaires municipales, Claude Béchard au Développement économique, Jean-Marc Fournier à l\u2019Éducation, c\u2019est un cabinet moins flamboyant, mais plus solide et plus fiable.Certains analystes estimaient, hier, que ce remaniement ne mènera nulle part si on ne change pas aussi les politiques qui sont à la source de l\u2019impopularité du gouvernement Charest.Je crois exactement le contraire.Le meilleur chemin qui s\u2019offre au gouvernement Charest, c\u2019est de maintenir le cap, de mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu, mais de le faire avec plus de cohérence, plus de clarté et plus de pédagogie.CARREFOUR DES LECTEURS Les qualités de Bernard Landry (À Alain l>ubuc) C\u2019est bien d\u2019avoir fait monter un peu d\u2019encens devant Bernard Landry dans votre chronique du 12 février 2005.11 a dû apprécier.En passant, je trouve qu\u2019on souligne trop peu le travail des gouvernants.Vous notez son expérience, sa probité, sa comjH'ten-ce en économie, etc.Sauf qu\u2019en vous lisant.Monsieur Dubue, je n\u2019arrive pas à arrimer toutes ces Mies qualités aux gestes posés par notre ancien premier ministre dans plusieurs dossiers, notamment dans ceux de la Gaspésia et du CHUM.Pourquoi M Ijindrv.en grand économiste qu\u2019il est, a-t-il versé, juste avant les élections de 200J, plus de 200 millions S dans une entreprise vouée à la faillite à Chandler?Les gens mal intentionnés pensent toujours que c\u2019était pour s'attirer les faveurs du copain Henri Massé et de ses travailleurs probablement en pause syndicale ce jour-là En second lieu, pourquoi M.Landry a-t-il empêché, neuf mois avant les élections de 2003, le dépôt du rapport sur le choix du futur site du CHUM ?L\u2019intervention du premier ministre a entraîné la démission de Claude Béland.ancien président du Mouvement Des^rdins, qui présidait le groupe de travail.M.Béland en a glissé un mot à la télévision récemment : on aimerait bien avoir la suite du roman, incluant les motivations du M.Landry et le montant de la facture.Robert Berthiaume Québec faute du syndicat ! %/ (À Alain Dubue) En lisant votre chronique sur V\\A1-Mart, dois-je vous rappeler la raison d\u2019être d'un regroupement collectif avec des règles pré-établies par des lois acceptées par tous dans un pays totalement démocratique, ce qu\u2019on appelle un syndicat ou une association?Un jour, un copain m\u2019arrive en sacrant après un syndicat.Son fils s\u2019est trouvé un petit boulot dans un supermarché.Il se lève trop tôt pour qu'il y ait un autobus et se rend nettoyer l\u2019entrée du supermarché, replacer les chariots, laver les plan-ehers, bref toutes sortes de travaux que personne ne veut faire.Il est payé moins que le salaire minimum mais, après trois mois, il pourra accéder à un salaire minimum et à des conditions plus humaines dictées par les ententes syndicales.La veille de ses trois mois, le patron fait venir le jeune et le remercie de ses services.Et voilà mon copain qui me déclare que c\u2019est à cause du syndicat si son fils a perdu son emploi ! Apiés explications, il a compris à quoi sêrt une association qui protège les débutants, les petits, les plus faibles.Dans votre analyse, vous laissez planer le doute sur l\u2019honnêteté de l'organisation par la signature de cartes d'adhésion parce qu'il y avait eu rejet d'une première demande d'accréditation.Une telle pratique est prévue dans le Code du travail et elle est véri-fiée par des inspecteurs pour contrer toute irrégularité.Notre Code du travail doit être respecté par tous, y compris les multinationales américaines.Il est peut-être unique en Amérique, mais c\u2019est le nôtre, et ce sont nos façons de faire.Vous nous qualifiez de petits en affirmant que ce n\u2019est sûrement pas le Québec qui fera changer les pratiques des requins.D\u2019accord, ce n\u2019est pas la queue qui fait branler le chien, mais quand la queue est gangrenée, il n'y a souvent qu'une solution pour sauver le chien ! l\u2019as de fierté, pas de leadership.restons petits et laissons les rusés, les sans-gêne, nous déplumer encore une fois ! Gerraù Soury Seuvilk Passer de huit à six arrondissements Les médias abordaient récemment la problématique du côté des personnes actuellement en poste à la direction générale, au service de la police de même qu\u2019à la protection contre les incendies.Des questions se posent à ce chapitre, mais il faudrait toutefois éviter les débats sur les personnes et les concentrer sur l\u2019organisation de la Ville dans son ensemble.Il faut se rappeler que tant du côté du Renouveau municipal que de l'Action civique, on s\u2019est refusé à réévaluer les décisions du comité de transition quant à l'organisation administrative de la Ville.On aurait pu confier à l\u2019externe un mandat en réingénierie, les administrateurs en place étant, cela va de soi.en conflit d'intérêts.Une résolution sur la réingénierie a d\u2019ailleurs été présentée en mars 2003, mais refusée par ces deux formations politiques.Il aurait été préférable de garantir, en premier lieu, un service de qualité aux citoyens.I\\wr ce faire, plus de personnel aurait dû œuvrer sur le terrain.On s\u2019est plutôt attaché à protéger des postes au niveau de l\u2019encadrement ou à en créer.Notons que la strueture administrative est la même d'un arrondissement à l\u2019autre, malgré que le nombre de citoyens à desservir est différent.Ce qui nous amène à un autre constat, celui que les arrondissements ont bien peu de responsabilités, surtout si compare notre situation avec celle de la Ville de Montréal.I>a Ville de Québec a été bien timide sur sa décentralisrttfnn et a donné peu de véritables responsabilités aux arrondissements.Le nombre d'arrondissements pourrait être diminué à six.Cela nous donnerait une moyenne de 80000 citoyens par arrondissement.Les frais d\u2019encadrement diminueraient de façon substantielle.En bref, bien du travail à faire par une administration municipale plus efficace, plus pertinente, que les contribuables de la Ville de Québec se choisiront bientôt.Henry Jenkins CcmsetlUr du district Chamjrigny Ville de Québec ?Écrivez-nous ! Vous voulez réagir à une question d'actualité, exposer votre point de vue.commenter un débat public, faire part d'une réflexion ou témoigner d'une expérience personnelle?Écrivez-nous à opinion@iesoleil.com Adresse postale : Carrefour des lecteurs Journal LE SOLEIL 410, boulevard Charest Est, C.P.1547 Suce.Terminus Québec (Québec) G1K 7J6 Ces missives devront être courtes et accompagnées du nom.de l'adresse et du numéro de téléphone de leur signataire Nous nous réservons le droit de réviser et d'abréger ces lettres aujbesoin. Le samedi 19 février 2005 LE SOLEIL D 5 OPINIONS « J\u2019exigerai de tous discipline, cohérence et solidarité dans l\u2019action » Jean Charest serre la main du noui'eau ministre des Unanres.Michel Auriet, fars-du remaniement ministeriel.Jean Charest f\u2018remut ministre du Québet Extraits iU\u2019 l'allocution prononcée par le premier ministre à l'Assemblée nationale lors du remaniement ministériel Le gouvernement que je dirige a accompli beaucoup depuis près de 22 mois.Nous enregistrons des progrès dans tous les domaines de l\u2019action gouvernementale et l\u2019économie se porte bien.Nous regardons l\u2019avenir avec confiance, tout en sachant que nous avons encore beaucoup de travail à faire et que d\u2019autres décisions difficiles sont encore devant nous.C\u2019est dans ce cadre que j\u2019ai procédé au redéploiement de mon équipe ministérielle.11 en va d\u2019un gouvernement comme de toute autre organisation.Cour atteindre les objectifs visés, il faut ajuster son équipe et imprimer un -nouvel élan.Je souligne le travail acharné de tous les membres du Conseil des ministres qui depuis avril 2003 n\u2019ont ménagé aucun effort \u2014pour faire avancer le Québec.Je leur en suis reconnaissant.Nous faisons tous partie de la même équipe.Nous sommes tous des députés.Nous sommes tous des élus.Nous sommes tous associés à la réalisation de notre mandat qui consiste à recentrer l\u2019État sur ses missions essentielles et à refaire de notre État un outil de développement et de prospérité.J'exigerai de tous discipline, cohérence et solidarité dans l\u2019action.CHANGEMENTS PROFONDS Depuis notre élection, nous avons travaillé pour la mise en place de changements profonds dans nos façons de faire.C\u2019est une exigence incontournable pour mieux servir les citoyens et pour relever nos défis.Plusieurs aspects de ce remaniement ministériel sont d\u2019ailleurs inspirés des changements nécessaires à la bonne marche de l\u2019État et à la nécessité d\u2019innover.Nous le savons, les changements économiques caractérisés par la concurrence et la montée des économies émergentes commandent une adaptation de nos manières de faire et un renforcement de notre capacité d\u2019innover et d\u2019inventer.Nous créons ainsi le ministère du Développement économique, de l\u2019Innovation et de l\u2019Exportation.Ce ministère renouvelé sera appelé à jouer un rôle stratégique dans l\u2019atteinte de la prospérité au Québec.Aujourd'hui, nous consacrons notre engagement dans le développement durable en élevant cette notion au rang de responsabilité ministérielle avec le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs.La mission première de ce ministère sera de préserver pour l\u2019avenir la richesse que les ressources du Québec nous ont procurée dans le passé.Nous ne devons pas hypothéquer pour le futur les bienfaits qu\u2019il offrira à ceux qui nous suivent.Je suis fier de faire cette annonce au moment même où entre en vigueur le Protocole de Kyoto.C\u2019est un défi mondial que de réconcilier le développement économique et la création d\u2019emplois avec la préservation de nos ressources et de notre environnement.Grâce à la création de ce ministère, le Québec sera aux avant-postes de l\u2019innovation et du progrès humain.(.) En regroupant les Affaires municipales et le Développement régional au sein d\u2019un même ministère, nous envoyons un message clair sur notre volonté de poursuivre la démarche de décentralisation entamée et qui a attendu trop longtemps.C\u2019est une illustration de notre ambition de renouveler le partenariat entre les régions urbaines et les régions rurales.C\u2019est le reflet de notre détermination à munir les citoyens des régions de tous les outils nécessaires à leur plein épanouissement.Les changements que j\u2019annonce ont tous pour but de renforcer la cohérence de l\u2019action gouvernementale.C\u2019est ainsi par exemple que nous créons un ministère des Services gouvernementaux, qui aura pour mission de piloter la poursuite de la modernisation de l\u2019État en association avec le ministre délégué au développement du gouvernement en ligne.Ce ministère sera notamment responsable de la mise en œuvre de Services Québec et du Centre des services administratifs.La modernisation de l\u2019État est un engagement fondamental de notre gou- vernement.Toujours dans cette idée de renforcer la cohésion de l\u2019action gouvernementale, nous réunissons dans un même ministère les res[K»nsa-bilités de l\u2019Éducation et du Sport et des Loisirs.Ce regroupement répond à l\u2019idée de l\u2019école communautaire, un des grands consensus du Forum des générations, il est cohérent avec le nouveau régime pédagogique, qui accorde plus de temps à l\u2019activité physique à l\u2019école.Le Forum des générations avait par ailleurs révélé une volonté des Québécois de voir le gouvernement continuer à placer la famille au cœur de son action et promouvoir la participation des aînés à Lavancement du Québec.À cette fin, nous créons le ministère de la Fhmille, des Aînés et de la Condition féminine.Ce ministère sera celui du mieux-être des personnes.Pour améliorer le fonctionnement du gouvernement, nous profitons de ce remaniement pour mettre sur pied un comité des priorités dont j\u2019assumerai la présidence.Ce comité établira la priorité des initiatives et des dossiers présentés au Conseil des ministres.11 aura également pour mandat d\u2019inscrire ces initiatives dans la vision globale de l\u2019action gouvernementale.Tous les ministres ont besoin de l'appui et de la confiance de leurs collègues députés.Nous renforcerons les mécanismes internes de consultation et d\u2019information du Conseil des ministres et du caucus gouvernemental.Chacun de nos députés représente un pont tendu vers nos concitoyens et leur participation au processus de décision sera accrue.En Santé, en Education, aux Finances, au Trésor, à la Justice, à la Solidarité sociale et à la Famille, tous au gouvernement doivent partager l\u2019objectif de mieux servir les citoyens.Us doivent tous mesurer cet objectif à l'aune de la capacité de payer des contribuables du Québec.C\u2019est le fil conducteur de notre action.C\u2019est le point de rencontre entre la réalité et la responsabilité.Les changements que nous proposons interpellent la société tout entière.C\u2019est une tâche ardue et les réactions et les oppositions qu elle provoque parfois sont peut-être le signe que la société québécoise a trop attendu pour faire ces changements.Le gouvernement du Québec est confronté à deux défis colossaux : restaurer une marge de manœuvre financière et affronter les changements démographiques.Nous l\u2019avons affirmé clairement au début de notre mandat et nous en avons fait l'objet de 20 fo- rums régionaux et du Fbrum des générations auquel ont participé les principaux leaders du Québec.Les conséquences de ces deux défis auront une influence majeure sur nos choix.(.) Nous sommes les dépositaires de la volonté des citoyens du Québec de preserver les choix que nous avons faits par le passé : notre système de santé, notre système d'éducation, nos services de garde, nos programmes d\u2019aide aux plus démunis.Nous exigeons déjà des contribuables un effort financier considérable non seulement pour maintenir ces services, mais aussi pour assurer leur qualité et rémunérer les hommes et les femmes qui ont pour mission de les livrer.S\u2019ajoutent à cela des besoins croissants en infrastructures et en services de proximité comme la sécurité.Dans ce contexte, les choix difficiles ne sont pas tous derrière nous.Il faut persister dans l'explication claire des enjeux.Cela fait partie de votre mandat, à chacun de vous, députés et ministres.Vous êtes les porteurs du projet gouvernemental.Vous devez écouter et faire en sorte que nous puissions réussir tous ensemble.Vous êtes tous porteurs du projet du Québec.(.) L\u2019avenir du Québec est prometteur, très prometteur.Car je sais que nous serons capables de relever les défis que nous pose le monde actuel.(.) « Les choix difficiles ne sont pas tous derrière nous » REFLEXION SECTEUR PUBLIC ET CONFLIT DE TRAVAIL À LA SAQ La grève a-t-elle encore une raison d\u2019être ?Louis-Marie Tremblay Professeur retraité de l'École de relations industrielles de T Université de Montréal Une grève ou un lock-out dans le secteur public est d\u2019une nature différente d\u2019un pareil événement dans le secteur privé.Le récent conflit à la SAQ en fait la démonstration une fois de plus.La grève dans le secteur privé est une épreuve de force entre deux partenaires économiques qui ne sont pas parvenus à régler des différends par une entente négociée ou autrement.Ce n\u2019est pas une guerre à finir.Les mis en cause, tels fournisseurs et actionnaires, constituent généralement un cercle restreint.Ils peuvent néanmoins exercer une certaine pression sur les parties afin de hâter le règlement du conflit.Leur influence varie en fonction des pertes irremplaçables qu\u2019ils subissent et de leur capacité à utiliser des substituts.Un règlement intervient lorsqu\u2019un compromis satisfaisant est arrêté ou lorsque l\u2019une des parties reconnaît son incapacité à supporter plus longtemps l\u2019épreuve de force.Généralement peu concernée, peu intéressée et mal informée, la population ne joue qu\u2019un rôle passif pendant la durée d\u2019un conflit dans le secteur privé.Dans le secteur public, le pouvoir de marchandage respectif des parties est disproportionné.Les édiles publics disposent d'une capacité de résistance économique presque illimitée ; ce qui n'est pas le cas des syndicats.D\u2019autre part, la population recherche instinctivement le meilleur rapport coût-bénéfice pour un service.Il est donc normal que tout arrêt de travail lui paraisse a j/riori suspect car il risque à la fois de la priver d\u2019un bien dont elle considère avoir droit comme consommateur et de lui coûter plus cher lors du règlement comme pourvoyeur des fonds de l\u2019état, quand ce n\u2019est pas les deux en même Louis-Marie Tremblay temps.Le conflit devient alors un enjeu public.Il est politisé à cause de sa nature même.Son issue reposera largement sur une bataille médiatique entre les parties afin d'obtenir l'appui ou.à tout le moins, la neutralité de l\u2019opinion publique.Le syndicat paraît désavantagé au point de départ.Le préjugé populaire est plutôt en favour de la partie patronale.Que ce soit fondé ou non, l\u2019opinion la plus répandue est à l\u2019effet que les employés du secteur public jouissent de conditions de travail avantageuses.S\u2019ajoute une perception selon laquelle le syndicat tente de s\u2019approprier par des moyens de pression une plus grande part du produit de l\u2019assiette fiscale, au détriment des autres composantes de la société qui devront par contre en assumer le coût.Le leadership syndical aurait tort de négliger ou de sous-estimer ces aspects conjoncturels.Une analyse réaliste de la situation ainsi qu'une grande prudence s\u2019imposent avant de prendre la décision de lancer ses membres dans un conflit à durée indéterminée.Il lui sera demandé de prouver que la cause qui donne lieu au conflit est juste et raisonnable et que la grève constitue un recours ultime parce que tous les moyens ordinaires ont été épuisés sans succès pour espérer compter sur l\u2019appui ou à tout le moins sur la neutralité de la population.Il paraît évident, après coup, que le syndicat des employés de la SAQ n\u2019a pas réussi à convaincre la population que sa cause était juste et que les moyens ordinaires avaient été épuisés.Avait-on pris pour acquis trop rapidement que les consommateurs, privés de la possibilité de renouveler leurs stocks de vin et de spiritueux, se tourneraient contre le vilain employeur?Au lieu d\u2019expliquer le bien fondé de ses revendications, il a opté pour des déclarations faisant appel à la solidarité du public, celui là même qui se voyait privé du service.Ce dernier n'a pas répondu dans le sens souhaité pour les raisons énumérées précédemment, mais aussi parce que le mot solidarité, galvaudé par le syndicat des cols bleus de Montréal, a perdu sa force de ralliement pour les non syndiqués.À part une minorité de gens qui appuyaient, par principe, par idéologie ou pour bien paraître, la majorité des consommateurs ont refusé de se sentir solidaires d'une action qui leur causait du tort, sans en avoir été prévenus et sans avoir eu un mot à dire dans la décision syndicale.Ils pouvaient se donner bonne conscience et se conforter dans leur attitude face aux invectives des pi-queteurs vu que le code du travail prévoit qu'un employeur a le droit de continuer à fournir des services pendant une grève avec son personnel d'encadrement.C\u2019est ce qu'a fait la SAQ avec une relative efficacité.Ils pouvaient enfin rationaliser encore davantage leur comportement en invoquant qu\u2019ils n'avaient pas intérêt à causer un tort à la capa- cité financière d\u2019une entreprise qui leur appartient au profit de marchands de l\u2019Ontario ou des États-Unis, même si ces derniers étaient en mesure d\u2019offrir des substituts à meilleur coût.Selon le modèle d\u2019un affrontement typique du secteur privé, le syndicat avait bien choisi le moment du débrayage.Cette stratégie autorisait à prévoir un conflit de courte durée car elle maximisait le coût économique pour l\u2019employeur.Mais elle sous-estimait la capacité de résistance de ce dernier et prenait pour acquis, à tort, l\u2019appui des consommateurs.Il aurait fallu que le syndicat politise le conflit par une démarche médiatique crédible.Mais cela ne s\u2019est pas produit.Les quelques escarmouches ont tourné en faveur de l\u2019employeur.Ce dernier a facilement convaincu la population que les conditions de travail de ses employés étaient supérieures à celles des travailleurs de secteurs d\u2019emploi comparables et qu\u2019il visait à rationaliser certaines de ses opérations afin d\u2019offrir un meilleur service à ses clients.Le syndicat paraissait à court d\u2019argument pour contrer les arguments patronaux et défendre ses propres objectifs.En particulier, le message concernant les employés à temps partiel, n'a pas passé, soit que sa transmission n\u2019était pas bonne, soit que l\u2019écoute publique n\u2019y était pas.Il est tout à l\u2019honneur des syndiqués d\u2019avoir tenu le fort aussi longtemps dans des conditions où ils partaient perdants.Il faudra maintenant qu'employeur et employés fassent un effort conjoint pour passer l\u2019éponge et travailler à cicatriser le plus rapidement possible les plaies laissées par cette grève.Le temps est venu pour les acteurs du système de relations industrielles du secteur public de réfléchir sur les structures et les modalités de leurs rapports collectifs?A-t-on raison de continuer à se modeler sur le secteur privé, lequel est fondé sur un équilibre de pouvoir qu\u2019un conflit ne fait pas disparaître, entraînant plutôt la fixation d\u2019un nouveau modus vivendi'} La grève a-t-elle encore une raison d\u2019être, compte tenu du déséquilibre des forces en présence et du rapport coût-bénéfice tant pour l'employeur, les employés et la population ?Ne devrait-on pas aussi considérer le grand public comme l\u2019un des acteurs du système de relations industrielles?Comme il est à la fois le financier et le consommateur des services, le grand public est mal placé pour jouer le rôle d\u2019arbitre, même si les enjeux sont bien connus et compris.Il faut s'investir lx*au-coup pour compruLdre les tenants et aboutissants t MB ARCHIVES IE SOLEIL PHNsilN - , \u2018 JE * U Le syndicat des employés de la SAQ n'a pas convaincu la population que sa cause était Juste.d\u2019un conflit, tout en faisant abstraction de la propagande.l\u2019eu de gens sont en mesure ou veulent se prêter à cet exercice, l\u2019ar contre, la population est de plus en plus consciente de son double rôle.Elle a aussi de plus en plus le sentiment d\u2019être prise en otage et commence à en avoir assez des conflits ouverts utilisés comme des recours ordinaires et des moyens de pression qui se manifestent dès l\u2019annonce du début d\u2019une négociation.Elle exigera un jour que l'on civilise davantage les relations de travail dans le secteur public.Pourrait-on innover, en élaborant des mécanismes et des balises pour la fixation des conditions de travail qui facilitent la paix industrielle tout en assurant une protection adéquate des travailleurs ainsi qu\u2019une meilleure tranquillité d\u2019esprit pour la population ?Ce n\u2019est pas facile, mais c\u2019est réalisable si les deux principaux acteurs du système en ont la volonté.Ils ont intérêt à le faire avant que la population ne commence à proposer sous l\u2019effet de l\u2019exaspération des solutions radicales, telles l'interdiction du droit de grève dans le secteur public ou l\u2019intervention du pouvoir politique pour imposer un règlement dans le cas d\u2019un confiit qui perdure, ce qui serait une grave erreur en démocratie. Le samedi 19 FEVRIER 2005 D 6 runiversité Laval ff 3 UNIVERSITE g g LAVAL mmmm au cœur de votre quotidien De futurs médecins sans frontières?Une quarantaine d'étudiants de la Faculté de médecine ont effectué des stages dans 10 pays étrangers en 2004 - « par Yvon Larose Q uand j\u2019ai commencé mes études de médecine, je ne pensais pas aimer la chirurgie.Mais depuis mon stage, je me vois très bien en faire.Cela m\u2019intéresserait beaucoup.» Karolina Chmielewska, étudiante au pré-externat en médecine, est revenue enchantée de son stage d\u2019observation de deux mois effectué en République populaire de Chine de mai à juillet dernier.Deux autres étudiantes de médecine l\u2019accompagnaient, soit Marie-Michèle Cliche-Fontaine et Marie-Ève Bergeron Toutes trois avaient été affectées à l\u2019Unité d\u2019oncologie Bethune-Laval d\u2019un hôpital universitaire de Changchun, une ville industrielle du nord-est du pays.Dans les années 1990, le Dr Jean Couture, un professeur retraité de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, avait participé activement à la mise sur pied d\u2019une unité d\u2019oncologie modèle à cet hôpital ainsi qu\u2019à l\u2019Université Norman-Bethune de Changchun Le samedi 12 février, au pavillon Ferdinand-Vandry, une quarantaine d\u2019étudiantes et d\u2019étudiants du pré-exter-nat en médecine ont présenté les faits saillants de leurs stages à l\u2019étranger en 2004 D\u2019une durée de huit à dix semaines, ces séjours se sont déroulés à l\u2019été ou à l\u2019automne en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.L\u2019encadrement était assuré par la Faculté de médecine, le Bureau international et divers partenaires.Karolina Chmielewska a choisi la Chine parce qu\u2019elle cherchait le dépaysement.Le caractère privé du système de santé chinois l\u2019a quelque peu étonnée.Le matin, elle accompagnait les médecins dans la tournée de leurs patients Elle a fait un peu de clinique externe, mais elle est surtout allée fréquemment en salle d\u2019opération comme observatrice et elle n\u2019a jamais posé d\u2019actes médicaux.Le cancer constitue une grande problématique de santé en Chine.Le cancer du poumon est particulièrement répandu, entre autres à cause de l\u2019amour immodéré des Chinois pour la cigarette et un taux de pollution de l\u2019air à la hausse depuis que de plus en plus de gens troquent la bicyclette pour l\u2019automobile.«11 se fait beaucoup de chirurgies mammaires, indique Karolina Chmielewska Les chirurgiens enlèvent tout parce qu\u2019il coûte très cher de se faire .A htmihrui ( h ni u Uuska.portant le masque chirurgical, en compagnie d'une équipe de trois anesthésistes de l'hôpital abritant l\u2019Unité d'oncologie Bethune-Laval a Changchun.opérer et que les patientes ne veulent pas courir le risque de se faire opérer de nouveau quelques années plus tard.» Une autre réalité Frédéric Arsenault, Camille Paquette et Julie Bégin-Larouche ont choisi le Liban où ils sont arrivés à la fin du mois de juin «Pour le dépaysement, mais aussi pour vivre une expérience de travail différente dans un système de santé privé», souligne Frédéric Arsenault.Leur premier mois de stage, les trois étudiants l\u2019ont passé dans un petit hôpital du nord-est libanais qui dessert la communauté druze de la région.Ils accompagnaient les urgentologues et se bornaient au rôle d\u2019observateurs.«À cet endroit, j\u2019ai réalisé l\u2019importance de l\u2019aspect psychologique de la relation médecin/patient, explique Frédéric Arsenault.À défaut d\u2019avoir les ressources techniques pour faire toutes les investigations, les médecins et les infirmières prenaient vraiment le temps pour comprendre leurs patients afin de les soutenir psychologiquement.» La deuxième partie du stage s\u2019est déroulée à l\u2019Hôpital universitaire américain de Beyrouth Les étudiants étaient rattachés au Département d\u2019anesthésie de ce qui est considéré comme le meilleur hôpital du Moyen-Orient.Ils étaient intégrés à des résidents en médecine.«Notre apprentissage comprenait des manipulations comme des intubations et des intraveineuses, et l\u2019observation de signes vitaux, comme la tension artérielle», indique Frédéric Arsenault.Ce dernier a passé trois jours dans un camp de réfugiés palestiniens situé à quelques kilomètres de Beyrouth et dans lequel flotte «un climat d\u2019étemel désespoir».«Ces gens ne sont pas reconnus comme Libanais ni comme Palestiniens parce qu\u2019ils ne sont pas nés en Palestine», explique-t-il La chose qui l\u2019a le plus frappé au Liban est l\u2019extrême différence qui existe entre les classes sociales pour l\u2019accès aux soins de santé.«Celui qui ne peut se payer les soins de base est laissé à lui-même, dit-il.Au Québec, tout le monde sans aucune exception peut en profiter » Frédéric Arsenault entouré d'enfants vivant dans un camp de réfugiés palestiniens situé à quelques kilomètres de Beyrouth.CHANGEMENT DE RÉGIME À ROCHEBELLE La Chaire de recherche sur l'obésité aide une école secondaire à réformer ses habitudes alimentaires par Jean Hamann Depuis trois ans, Paul Boisvert, coordonnateur de la Chaire de recherche sur l\u2019obésité, mène une croisade médiatique pour sensibiliser la population et les décideurs à l\u2019épidémie d\u2019obésité qui frappe les jeunes québécois.L\u2019an dernier, dans une entrevue qu\u2019il accordait à Radio-Canada sur cette question, il écorchait au passage les écoles qui, comme l\u2019école secondaire de Rochebelle à Québec, avaient signé des ententes d\u2019exclusivité avec des four- nisseurs de boissons gazeuses, en plus d\u2019offrir des menus de piètre qualité à leur cafétéria Quelques jours plus tard, lorsque le directeur de Rochebelle, Guy Dumais, lui a passé un coup de fil pour lui demander de J\u2019aide afin de remettre son établissement sur le droit chemin alimentaire, Paul Boisvert n\u2019a eu d\u2019autre choix que d\u2019accepter «C\u2019était une occa sion à saisir pour montrer que nous ne sommes pas là uniquement pour critiquer, mais aussi pour aider lorsque c\u2019est possible.» Cet appel a été l\u2019élément déclencheur de ce qui pourrait peut-être annoncer le début d\u2019un temps nouveau dans les cafétérias des écoles secondaires de la région.«La plate-forme d\u2019intervention que nous élaborons à Rochebelle pourra servir dans toutes les autres écoles qui veulent prendre un virage santé», estime Paul Boisvert Un groupe d\u2019intervention de la Chaire de recherche sur l\u2019obésité et du Centre de recherche de l\u2019Hôpital Laval, formé de Paul Boisvert, Natalie Alméras, Hélène Venables et Marie-Ève Jalbert, a mis sur pied le «Comité Action Santé» de l\u2019école de Rochebelle En plus de ces spécialistes, on trouve dans ce comité le directeur de l\u2019école, le technicien en loisir, les responsables de la cafétéria Guy Humais, directeur de l'école secondaire de Rochebelle.devant des distributrices de fus \u2019santé*: *La plate forme d'in tervention que nous élaborons ici pourra servir dans toutes les autres écoles qui veulent prendre le même virage.» (Montchâteau), l\u2019infirmière ainsi que des représentants du comité étudiant, du conseil d\u2019établissement et de la Commission scolaire.Petit à petit Le comité a entrepris de changer progressivement l\u2019environnement alimentaire des élèves.Les boissons gazeuses ne représentent maintenant que 12 % de toutes les boissons offertes dans les distributrices, les portions jumbo ont été abolies, les croquettes de poulet sont cuites au four plutôt que frites dans l\u2019huile, les gras trans sont éliminés, les chips qui ne sont pas cuites au four sont bannies de l\u2019école, un comptoir à salade installé dans la cafétéria connaît un succès inespéré et, attention, les frites, qui étaient au menu quatre jours par semaine, ne le sont plus que deux jours.«On y va de façon progressive», admet Paul Boisvert Mais, selon lui, ce n\u2019est pas tout de changer l\u2019environnement alimentaire des élèves.11 faut aussi changer ce qu\u2019ils perçoivent comme la norme si on veut changer leurs habitudes C\u2019est pourquoi le comité a aussi élaboré un programme d\u2019information et de sensibilisation à la santé, comprenant notamment la production d\u2019affiches signalétiques de la valeur nutritive des différents produits trouvés dans les distributrices À cela s\u2019ajoutent la présentation de débats sur des thèmes touchant la santé, la diffusion de capsules santé dans le bulletin de l\u2019école destiné aux parents et la tenue occasionnelle de déjeuners ou dîners santé pendant lesquels l\u2019habituel menu de la cafétéria est remplacé par des aliments sains Le comité a entrepris la rédaction d\u2019une politique portant sur la santé des jeunes Cette politique, dont pourront s'inspirer les autres écoles, guidera désormais les choix de Rochebelle non seulement en ce qui a trait à 1 alimentation mais aussi à la place réservée à l\u2019activité physique Curieux retour des choses, l\u2019école qui était perçue comme le mauvais garnement du réseau à la suite du contrat d\u2019exclusivité qu elle avait signé avec Coke pourrait bientôt devenir, grâce à sa collaboration avec les experts de l'Université, un exemple à suivre en matière de bonne alimentation.GROS SUR LE COEUR L'avenir est sombre pour les personnes obèses qui ont une maladie cardiovasculaire par Jean Hamann es personnes qui sont atteintes d\u2019une maladie cardiovasculaire et qui accusent un surplus de poids, surtout à l\u2019abdomen, auraient tout intérêt à perdre rapidement leur embonpoint si elles tiennent à la vie.C\u2019est la conclusion qui se dégage d\u2019une vaste étude internationale dirigée par Gilles Dagenais, du Centre de recherche de l\u2019Hôpital Laval et publiée dans la dernière édition de la revue scientifique American Heart Journal.On savait déjà qu\u2019une hausse de l\u2019adiposité augmentait les risques de maladie cardiovasculaire chez les personnes en santé, mais les pronostics chez les personnes vivant avec une maladie cardiovasculaire stable n\u2019avaient pas été clairement définis Pour tirer la question au clair, l\u2019équipe dirigée par Gilles Dagenais a recruté 8 800 sujets canadiens, américains, européens, mexicains, argentins et brésiliens atteints de maladies cardiovasculaires, mais dont l\u2019état de santé était stable.Les chercheurs ont mesuré l\u2019indice de masse corporelle, le rapport taille/hanche et le tour de taille chez chaque sujet et ils ont classé les participants en trois groupes en fonction de leur adiposité (basse, moyenne, élevée).Au cours des quatre années qui ont suivi, 1 614 sujets ont subi un nouvel accident cardiovasculaire et 1 034 sont décédés.Les risques de mortalité étaient respectivement 32 % et 17 % plus grands chez les sujets présentant un rapport taille/hanche élevé et un tour de taille élevé que chez ceux du groupe «bas» correspondant.Quant aux risques d\u2019infarctus, ils étaient environ 20 % supérieurs chez les sujets du groupe adiposité élevée que chez ceux du groupe de faible adiposité, et ce, pour les trois indices considérés.«L\u2019obésité abdominale et, à un moindre degré, l\u2019indice de masse corporelle aggravent les pronostics pour les personnes qui vivent avec une maladie cardiovasculaire, concluent les chercheurs La perte de poids devrait donc être intégrée au traitement de ces patients.» 5MBÜ l Le samedi 19 février 2005 D 7 UNE REGION GAGNANTE Les professeurs de Laval sont à l'origine de près de la moitié des événements scientifiques internationaux tenus au Centre des congrès de Québec Citrouilles et quêtes de sens Le phénomène Harry Potter fera I t)bjet d'une table ronde au cours de la Journée «portes ouvertes» de la Faculté de théologie et de sciences religieuses pai Yvon tarose par Yvon larose D ans les cinq dernières années et jusqu'en 2010, l\u2019entente de partenariat entre T Université Laval et le Centre des congrès de Québec a permis la venue, ou la tenue à venir, à Québec, de 23 congrès d\u2019associations internationales ou américaines ainsi que des retombées économiques évaluées à 61.6 millions de dollars.«Les efforts déployés par les membres de la communauté universitaire pour attirer les activités des associations professionnelles américaines et internationales dont ils sont membres ont contribué au développement de l\u2019industrie des congrès dans la capitale, sans compter les retombées intellectuelles et la notoriété engendrées pour l\u2019Université et la région», a déclaré le recteur Michel Pigeon lors de la signature d\u2019une nouvelle entente de cinq ans, le mardi 15 février au Centre des congrès «11 est clair que d'avoir misé sur le potentiel inexploité des professeurs-chercheurs de l\u2019Université Laval a été plus que profitable, a expliqué Claude Pinault, PDG de la Société du Centre des congrès Ils étaient la clé de notre stratégie pour pénétrer le marché des événements provenant du segment associatif puisqu'ils sont actifs au sein de nombreuses associations, donc en mesure d\u2019influencer concrètement le choix de la destination d\u2019un futur événement de l\u2019organisation concernée.» Quarante autres congrès d'associations internationales ou américaines ont fait l\u2019objet d\u2019un démarchage de la part de membres de la communauté universitaire, et la moitié devrait mener à des ententes fermes.Les congrès, colloques et conférences déjà présentés ont porté sur des domaines très divers, notamment la photonique, la violence à l\u2019école et la chirurgie endovasculaire/laparoscopique.Au nombre des événements confirmés à venir, mention- nons le 3e Congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones (2006, 1 500 participants), la 231' Conférence internationale sur la pharma-coépidémiologie (2007, 1 000 participants) et le 74e Congrès mondial sur les bibliothèques et l\u2019information (2008, 4 000 participants).Selon les termes de la nouvelle entente, les deux organisations travailleront de concert afin de maximiser pour l\u2019une et l\u2019autre les retombées des événements.Les responsables de la mise en œuvre et de l\u2019exécution de l\u2019entente sont la vice-rectrice au développement et aux relations internationales, Diane Lachapelle, et la directrice du marketing et des ventes, Lucie Fran-coeur L\u2019Université encouragera non seulement ses professeurs-chercheurs, mais également ses professionnels, à chercher à attirer au Centre des congrès les événements des associations professionnelles et scientifiques dont ils sont membres.De plus, elle facilitera le recours de son personnel aux services du Cercle des ambassadeurs de la région de Quebec Le Cercle offre un accompa gnement dans les étapes de presentation de la candidature, d\u2019organisation et de promotion d \u2019un événement associatif ou corporatif Plus de 40 % des membres actuels du Cercle sont des professeurs de Laval Enfin, elle privilégiera, dans la mesure du possible, la tenue, au Centre des congrès, de ses activités courantes d\u2019envergure qu elle pourrait tenir à l\u2019extérieur de son campus principal Pour sa part, le Centre des congrès s\u2019engage à designer un délégué commercial pour chacun des dossiers de candidature.Cette personne accompagnera le professionnel ou le professeur-chercheur dans son démarchage.Le Centre remboursera la totalité des frais de voyage admissibles et accordera un Le PDG de la Société du Centre des congrès, Claude l*inault, et le recteur Michel Pigeon: une entente qui a de fortes retombées économiques et de notoriété.fonds de démarrage de 5 000 $ au membre de la communauté universitaire qui organisera un événement international de plus de 500 participants.Le Centre accordera soit une remise sur le loyer de base du contrat de location de salles, soit une bourse destinée à un fonds de recherche de l\u2019Université Laval En partenariat avec l\u2019Université, le Centre assurera la visibilité et la promotion de l\u2019Université dans le cadre de ses activités de promotion et de publicité à l\u2019international Le professionnel ou le professeur-chercheur intéressé à entreprendre une activité de démarchage peut contacter un des délégués commerciaux du Centre des congrès au 649-7711, ou communiquer avec Nathalie Nault, au Cercle des ambassadeurs, au 641-6654, poste 5443.DESTINATION CALGARY Laval s'impose à la Compétition québécoise d'ingénierie La délégation de la Faculté des sciences et de génie a remporté trois prix lors de la 21e Compétition québécoise d\u2019ingénierie qui se tenait du 27 au 30 janvier à Sherbrooke L\u2019événement réunissait quelque 250 étudiants en génie provenant des 11 facultés de génie du Québec.La délégation de l\u2019Université Laval a remporté le premier prix dans la catégorie étude sociotechnique, avec la présentation d\u2019une étude portant sur les choix énergétiques à privilégier afin de garantir la prospérité économique du Québec L\u2019équipe de l\u2019Université Laval a égale- ment raflé la première place dans la catégorie compétition senior grâce à la conception et à la réalisation d\u2019une version réduite d\u2019un barrage hydroélectrique.Enfin, les représentants de la Faculté se sont classés en deuxième position dans la catégorie compétition en équipe pour la réalisation d\u2019une maquette d\u2019un barrage hydroélectrique.Grâce à ces excellents résultats, 10 des 16 membres de la délégation iront défendre les couleurs de l\u2019Université Laval et représenteront le Québec lors de la Compétition canadienne d\u2019ingénierie 2005 qui aura lieu du 3 au 6 mars à Calgary.La délégation de la Faculté des sciences et de génie à la Compétition québécoise \u2022y.d'ingénierie.UNIVERSITÉ LAVAL Le contenu de ces pages est produit et édité par le Service des communications de l\u2019Université Laval Visiter le site Web de l\u2019Université Laval à l\u2019adresse suivante: http://www ulaval ca U ne table ronde sur le phénomène Harry Potter se tiendra le dimanche 20 février, de 13 h à 15 h.au local 1A du pavillon Charles-De Koninck.dans le cadre de la Journée «portes ouvertes» 2005 de la Faculté de théolo- gie et de sciences religieuses À partir d\u2019extraits de films, trois membres de la Faculté partageront leurs réflexions sur ce phénomène littéraire et cinématographique.Robert Hurley, professeur.Alain Bouchard, charge de cours à la Faculté et professeur de science des religions au cégep de Sainte-Foy, et Mireille Gagnon, étudiante au doctorat en sciences des religions, situeront leurs commentaires dans le contexte des quêtes de sens actuelles Quels messages, quelles valeurs ce phénomène véhicule-t-il?Quelles interrogations su scite-t-il7 À quoi une telle littérature peut-elle servir dans la vie d\u2019un jeune?La construction d\u2019un monde imaginaire, fait de merveilleux et de transcendance, est-elle une sortie de secours face à un monde difficile à gérer?«Le personnage principal occupe le centre d\u2019un univers où circulent des croyances, mais qui ne sont pas présentées comme un ensemble structuré, explique Alain Bouchard Tout est ramené à l\u2019individu qui adopte des croyances et des comportements et les fait siens, comme la religion \"à la carte\u201d aujourd\u2019hui.» Dans les romans et films d\u2019Harry Potter, les références religieuses ne sont qu\u2019utilitaires et aucun concept de Dieu n\u2019est véhiculé.Ces œuvres sont un peu le reflet des transformations que connaît le champ du religieux depuis quelques années.Selon Alain Bouchard, le recours à la magie n\u2019est en fait qu\u2019un artifice, une toile de fond pour mettre en scène le monde d\u2019aujourd\u2019hui, en particulier celui des jeunes.Par exemple, à l\u2019école de sorcellerie de Poudlard, les filles sont plus studieuses et réussissent mieux que les garçons.«L\u2019écrivaine ne fait pas la pro- Harry Potter au cinéma: la construction d'un monde imaginaire est-elle une sortie de secours face à un monde difficile à gérer?!**'\u2022* m v motion de la magie, poursuit il Au con traire, elle la ridiculise.Par exemple, la professeure de divination ne réussit jamais à prédire quoi que ce soit Sou vent, les autres professeurs se trompent.Et la magie se retourne contre eux parce qu\u2019elle ne fonctionne pas toujours » Louis Painchaud agira à titre de modérateur lors de la table ronde Les personnes intéressées doivent confirmer leur présence par téléphone nu 656-3576 ou par courriel à ftsr@>ftsr ulaval.ca L\u2019activité «portes ouvertes» corn mencera à 11 h dans le hall d\u2019entrée du pavillon Charles De Koninck Elle corn prendra une rencontre avec le personnel, la présentation des programmes d\u2019études en théologie, en sciences des religions et en éthique, la presentation des groupes de recherche ainsi qu\u2019une visite des locaux Un léger buffet sera servi de midi à 13 h Pour information: 656-3576 ou www.ftsr.ulaval.ca.I UN NOUVEL ŒIL SUR LE COSMOS La mise à niveau de l'observatoire de l'Université profitera aux étudiants de premier cycle et aux amateurs d'astronomie Les étudiants de physique pourraient commencer, dès l'automne 2005, à passer des nuits à la belle étoile à l'Observatoire astronomique de Saint-Elzéar-de-Beauce pour profiter du nouvel équipement mis en place grâce au don de jean lUrmel.m*-:*.par Jem Hamann Au cours des prochains mois, l\u2019Observatoire astronomique de Saint-Elzéar-de-Beauce subira des transformations majeures qui profiteront aux étudiants de premier cycle de l\u2019Université Laval ainsi qu\u2019à la population de la grande région de Québec intéressée par l\u2019astronomie.Ces importants travaux seront réalisés grâce à un don de 100 000 $ de Jean Turmel, diplômé de l\u2019Université Laval en sciences de l\u2019administration et grand passionné d\u2019astronomie.Ce don, fait dans le cadre de la campagne «De toutes les révolutions», a permis la création du Fonds Jean-et-Lorraine-Turmel en astrophysique Propriété de l\u2019Université Laval, l\u2019Observatoire de Saint-Elzéar accusait un sérieux retard technologique puisque les instruments qu\u2019on y trouve sont essentiellement les mêmes que lors de son ouverture officielle le 2 octobre 1971.Son vieux télescope, qui cause de sérieux maux de tête aux astrophysiciens et aux astronomes amateurs qui utilisent le site, sera remplacé par un télescope moderne de marque Meade doté d\u2019un miroir de 16 pouces, le plus grand de type commercial disponible sur le marché.Le don de Jean Turmel permettra aussi l\u2019acquisition d\u2019appareils de même type que ceux dont sont équipés les observatoires de recherche, notamment un CCD pour prendre des images de qua lité et un spectrographe pour effectuer des analyses d\u2019abondance d\u2019éléments chimiques et de température à partir de la signature lumineuse des étoiles.«Grâce à cet environnement d\u2019observation, Laval sera la seule université québécoise où des étudiants de premier cycle en physique pourront effectuer des expériences pratiques en astrophysique dans le cadre de leur formation Il n\u2019y a rien comme l\u2019application de ce qu\u2019on a vu en classe pour bien comprendre», fait valoir le professeur Gilles Joncas, du Département de physique, génie physique et optique.«Les étudiants qui choisissent de poursuivre à la maîtrise en astrophysique arri veront mieux préparés dans les observatoires de recherche et ils pourront profiter au maximum du précieux temps d\u2019observation qui \\r est accordé», ajoute-t-il Ouvert au public La population de la .région de Québec pou\tprofiter de ces améliorations puisque l\u2019Observatoire est accessible au public.Le club Véga assure l\u2019animation du site et des soirées d\u2019astronomie ont lieu du mercredi au samedi, pendant la période estivale, et sur réservation le reste de l\u2019année (voir www.quebectel.com/ mtcosmos).Les responsables du club Véga y présentent également un festi val annuel d\u2019astronomie qui se déroule à la mi-juillet C\u2019est ce modèle de télescope de marque Meade, doté d\u2019un miroir de 16 pouces, qui sera installé à l'observatoire de l'Université.Le volet de la sensibilisation du public à l\u2019astronomie pourrait prendre une tout autre tournure à Saint-Elzéar puisque l\u2019Université songe à faire l\u2019acquisition d\u2019un télescope solaire pour l\u2019Observatoire «Ceci permettrait de recevoir des jeunes des écoles et des terrains de jeux pendant la journée et de leur proposer des observations spectaculaires du Soleil», précise Gilles Joncas i Le samedi 19 février 2005 D 8\tLE SOLEIL DIVERTISSEMENTS four le wstiLLtur tf pour it pire a hh p«$au nus KSOM « MS ifejUHiiS \t\t- Terrasse au sommet d'un édi-\t\td'Asie centrale - Anarchistes -\t\tbrune flottante - Organisée - DERACINER ECURIE ELEVAGE ESSARTS ETEULE ETRILLE EXPLOITANT FLEAU FOURCHE GUERET GUIDE HARNACHER HERSE HUE LIEUR DURE MARE MAS MEULE NIELLE NOUE LA FERME - Un mot de 7 lettres E\tS\tR\tE\tH\tC\tA\tN\tR\tA\tH\tE\tE\tC\tT T\tR\tA\t1\tR\tE\tO\tA\tJ\tC\tS\tL\tO\tS\tE O\tN\tE\tU\tA\tM\tT\tQ\tN\t1\tL\tR\t1\tT\tR M\tL\tA\tR\t1\tE\tE\tA\tM\t1\t1\tE\tE\tR\tE B\tE\tL\tT\tA\tU\tR\tE\tR\tO\tU\tL\tE\tA\tU E\tT\t1\tU\t1\tN\tR\tT\tR\tR\tR\tE\tC\tS\tG R\tP\tN\tC\tR\tO\tE\tE\tH\tU\tE\tV\tU\tS\tM E\tE\tE\tM\tE\tU\tL\tE\tG\tR\tA\tV\tR\tE\tA A\tH\tH\tH\tN\tE\tE\tP\tL\tA\tE\tD\t1\tL\tS U\tC\tC\tM\tN\tR\t1\t1\tX\tL\t1\tR\tE\tE\tO G\tU\tA\tA\tA\tS\tE\tL\tL\tE\t1\tN\tT\tV\tC E\tR\t1\tO\tV\tU\tE\tR\tB\tA\tG\tN\tE\tA\tU E\tP\tR\tE\tN\t1\tC\tA\tR\tE\tD\t1\tU\tG\tV E\tR\tE\tH\tC\tO\t1\tP\tL\tU\t1\tE\tL\tE\tE 3\tR\t1\tD\tE\tH\tC\tR\tU\tO\tF\tL\tE\tA\tU Solution du dernier problème : NEPTUNE Solution du No 141 4 8 6 7 » » 10 11 12 H 14 1816 17 18 19 20 2 U E T^G A_r\u2019c O N N I ERE flo O N uJnu A n'c'e R|A u||e hMS P O Tplu S N 4 jt-,0^o|sMp R E^up^P s o's|n E V E^J||r O I 8 I'm M o[r A^iIIe \u201c ^ ° 7 rJBIe R E S MG N \u2022 ¦TV'Hs.cXtHoH.no « TRESSAUTE rHa V A 22 23 24 25 26 27 28 29 30 E G A G E M E^N r| 1 o s e sHp\u2019E'T!A R.D 2 R O N rR A N E R I E 3 o c 4 SOUP I RAN T SM U L R E aHe N E E«Fe Ol eteHîntHne mHp| o\u2019n| C A V N C E E C ¦ \u201c E V EBM E R 4 eHe U R O P E _ eHe r s eB'1s.s;u E^C O nMe S T EMA O 14\tESC O B A rBt;° « D EU 15\tjJ|r U E^l N O x|aHr «¦Fe r , t eBs i n i s e D.EtM.I^E N TBc O S y| 'B.E r I R E sMa.E , I Nji-> » O » eHn^c U t.TpFt n v o c I ic i c n lu ___ S\t9 (COMPOS\teB0D I L eH^A\t10 E O\te|c\tI\tS E\tL E eHu S\tE\tR\t11 \"Is\tI '«pu S A\tN\tT\t12 T\teBT N ER\tV\tE\t13 I\tR O N sMc\tO\tR\t14 V E N T^G A^J(15 IaMc E R ES ¦a 16 J T A\tI L\tL\tE^js\tU\tL\tT\tA\tN\t17 In\t; s|g\ta\u2019 .\tE\t- >¦\t\u2022 ¦\tR V\tui\t.\t.\tH\tu\tU, Jr E C E\tN T\t¦ R * U S\tT\tI\tQUE\t19 -\t\u2014\t.L.\t'\t.eBl\tE\tO F I\tN E\tSP i'rBe\tP 21\tP.R E T E N O R EPS A.CPC O 22\tI ,ePo,V N i P ' R A L A L a| MiE^yTc ePl.E ePkPt U 24\tC E SPS E L sMf A RH 25\tETA H ' H ^M C r t c ^M N U U I C » C Alls a;iPsc e N eMs 2 Y O G O U rTPi S OP0P2 °H A N ¦ A L P E ¦ N _ U E _ R 2 C U C apr.C Je U T pN 0P0 B S O L E T E 40 9 10 11 12 1 3 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 fice d'où l'on peut voir au loin -Fournis des marchandises à.5.\tPlante bulbeuse - Scandium -Alliées - Petit groupe - Ville normande (Saint-.) - Au milieu du jambon - Cause.6.\tDoux - Grand filet de pèche -Vin rosé - Abîmé - Unité d'équivalent de dose.7.\tExprime un mouvement soudain - Celle de l'avocat est une toge - Pomme de terre - État d'un groupe social qui reste dans une région déterminée.8.\tAvec une exactitude rigoureuse - Les animaux y sont rares - Côté d'où vient le vent -Des côtes - Bien marqué.9.\tA été composé pour deux instruments - Affaiblie -Rudiment d'un art - Serrure -Deux - Très utiles aux oiseaux.10.\tProduit par l'action de la chaleur -\tMatières colorantes rouges -Alliages - Plante potagère.11.\tSous le bras - Forme la saillie postérieure du coude - Découronner - Certains sont juridiques.12.\tManganèse - Classent - Lance des flèches - Fourrure du petit-gris - Fête - Capitale européenne.13.\tQualifie un bombardement-Groupe de trois vers - Épulide -\tDans la gamme - Qui manque de finesse.14.\tOn y met de l'eau et du savon -\tPianiste français - Élargir l'ouverture de - Usinage très précis de la surface intérieure d'une pièce de révolution.15.\tIl est très puissant - Vacancier -\tÉmanaient du roi - Lueur éclatante et brève.16.\tMuscle de l'épaule - En Ontario - Pointues - Note.17.\tConclusion - Troisième personne - A aucun moment -Irascible - Crocodiles.18.\tSupplice - Balle dont on charge une arme à feu - Dermatoses -\tElle glande - Suc de viande clarifié et solidifié.19.\tSuppriment - Prince troyen-Connaît tous les trucs du métier - Mari - Il se souvient de tout.20.\tConjonction - Ainsi soit-il -Avec cet envoi - Astate -Tomba dans la mer n'ayant plus d'ailes - On l'attend avec impatience Mise progressivement au point -\tLentilles.26.\tVendre (des marchandises) au rabais - Agencent - Période de l\u2019ère tertiaire - Située - Armée irlandaise.27.\tIndividu qui aime jouer des tours - Habite peut-être à Brest - Préfixe qui multiplie -Critique - Dans le calendrier romain.28.\tCri de douleur - Ce n'est pas un beau parleur - Palmier - On peut en faire de la vodka -Ébène verte - Détestés.29.\tAvant nous - Costume féminin, en Inde - Port italien - Ile d'Indonésie - En courant - Il ne fait que passer.30.\tPas gardé - Savoir-faire -Élongée - Pluie de courte durée - Frêne du sud de l'Europe.31.\tArrose les fleurs - Salis-Ruminait - Pas reposante!.32.\tCuivre - Se dit à Santiago -Utile en cuisine - Conjugaison -\tRend la partie nulle - Passer tout près.33.\tPetite balle pour la chasse au gros gibier - Lieu de délices -Ensemble d'indices - Peuple chinois - Fait des grimaces.34.\tDans le titre d'un film de Chaplin - Se fait en ouvrant l'œil - Roi de France - C'est très long! - Bourricot.35.\tSymbole - Pousse son cri, en parlant du hibou - Qui manifeste de la prétention -Instrument de musique -Drame japonais.36.\tExploser - Senseur - Baisse avec le temps - Eut le temps de ruminer - (Mal) fréquentée.37.\tPlante de la famille des aracées - Liane cultivée pour ses grandes fleurs bleues -Petit mammifère - Montre la direction à prendre -Défraîchie.38.\tDans le Nevada - Radon -Touffe d'arbrisseaux -Champignon souterrain -Conifère.39.\tConfier à autrui - C'était un droit - C'est court - Rigolé -Graminée.40.\tFilet - Ferme - Fait de ne pas être - Crie, en parlant du chevreuil.Chambre.4.\tLisière d'un bois - Imitation d'objets précieux - Relatif à une saison - Forme des hauts fonctionnaires - De naissance -\tLa langue des félibres - Société des nations - Passionné.5.\tS'occupe des Jeux - Ci-dessus -\tTrès fatigué - Séparation de deux éléments d'un mot -Aboyer hors des voies, en parlant du chien courant - Ville de la Mésopotamie - Sortis.6.\tAppareil de propulsion -Noisette - Organisation de la résistance palestinienne -Flanquer de manière à surveiller - Louange - Durillon sur les doigts de pied.7.\tTe trouves dans un lieu - Se dit d'un calice qui ressemble à un grelot - Ridiculisent - Grosse moulure - Morceau de l'avant-bras des bovins - Se dit entre intimes - Cobalt.8.\tNotre-Dame - Instrument de musique - Érodent -Monument de Paris - Elle est aujourd'hui en Irak - Intégriste musulman - Matamore.9.\tSe boit souvent avec des jus -Au bout de Java - Très fine -Individu - Fin de verbe - Qui ennuie - Partie du corps.10.\tConcerne certaines huiles-Poisson au corps fusiforme -Épouse d'Athamas - Il a une très longue queue - Obtempéré - Exerce plusieurs emplois simultanément -Mordant - Enlève - Dans le plus simple appareil.11.\tSolder (son passif) - Action de nommer de nouveau au pouvoir - S'amuse - Mettre par couches - D'un verbe gai -Pâturage - Sous un navire en réparation.12.\tDans la gamme - Passe à Romans - Fromage suisse -Écourte l'énumération -Pansement entourant un doigt -\tElle est dans le vent - Bière belge forte.13.\tPoil - Gâteux - Fixent le cours de - Difficile et dépourvu d'attrait - Kyste sébacé -Manque de ferveur - Baie des côtes d'Honshu.14.\tTerme d'informatique-Poissons marins - Armature de la selle - Se dit d'un cadre naturel agréable à la vue - Oiseau échassier - Obtenue -Elle ne sent pas la rose.15.\tOter l'écorce d'un arbre-Plante de l'Asie tropicale - État d'Asie orientale - C'est un parasite - Ivan IV - Qui n'est pas partagé.16.\tSe crie à un cheval - En outre -\tNaturel - Vieille - Silencieuse -\tPossession - Celui qu'on a choisi - Affluent du lac Turkana.17.\tAltesse royale - Il étouffe sa proie avant de l'avaler -Tunique moyenne de l'œil -Mari - Vergue - Arbre de la famille des rosacées - Qualifie un partage.18.\tFait des faux plis - Expulser quelqu'un d'un lieu - N'a ni bras ni jambes - Article contracté - Inflammations -Cicatrice d'un os fracturé -Filée - Nord-est.19.\tNomme chaque lettre d'un mot - Sert à fixer l'aviron sur le tolet - Va avec une vis - Repos dans un vers - Prénom féminin -\tHabile.20.\tDécollages - Monologue -Iridacées bulbeuses - Monnaie du Viêt Nam - Labiées à fleurs jaunes très odorantes - Titane.21.\tEnfantin - Trinquer - Anciennes monnaies - Convoqué -Couper une pierre de taille parallèlement à la face de son lit de carrière - Démolis.22.\tPronom - Jeune femme aimée -\tJour du Pardon - Touche au Pakistan - Dans un trousseau -\tSe servir d'un bistouri -Déduit.23.\tEmissions de gaz fétides -Sotte - Goémon - Ouverture d'un violon - Insecte - N'a pas de but.24.\tPeut-être funèbre - Intacte -L'art dramatique - Pierre - Id est - Qui ressent vivement les réactions des autres à son égard - Disparition.25.\tLièvres - Passe sous silence -Vêtement d'apparat des Romains - Épreuves de tournage - Marque la surprise -\tA deux branches - Phase d'une évolution.26.\tCalife assassiné à Kufa - De vive voix - Possessif -Passereau - Patinoires - Arme de jet - Accumule.27.\tSuinter - Petit baiser - (Se) désole - Avant les autres - Sa mère cacarde - Dieux romains.28.\tRésolu - Garde du sabre japonais - Qui rend esclave -Façon d'entrer - Borne.29.\tDiscipline olympique - Chiens -\tQui est en feu - Il a trois faces - Page d'un journal -Monnaie de la Corée - Irlande.30.\tDans l'oreille - Bonne, elle n'est pas mariée - Décrit des sinuosités - Planète - Qui n'est pas blâmable.No 142 E R G R LE SOLEIL Par Michel Hannequart www.hannequart.com 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 121314151617 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 S 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 131415161718 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 Les réponses de la grille d\u2019aujourd\u2019hui seront publiées samedi prochain. D 10 ZOOM LE SOLEIL Le samedi 19 février 2005 Des clubs politiques pour rajeunir un PQ grisonnant Michel Corbeil M Cor be il(a cure de rajeunissement s\u2019appelle «club politique», estiment les péquistes.ARCHIVE S LE SOLEIL STEVE OESCHÉNES Le président sortant de l'aile-jeunesse péquiste, Sebastien Cloutier, reconnaît que la place de la nouvelle génération n\u2019est pas acquise automatiquement.C'est la sempiternelle remarque que se font les observateurs des événements organisés par le l'art! québécois.Iajs jeunes, qui ont formé le cœur de la formation politique à sa fondation par René Lévesque, en UKih, n\u2019y sont plus en évidence.Le discours officiel veut que les jeunes soient de retour.Plusieurs députés l\u2019ont tenu, en fin de semaine.La responsable du caucus, Agnès Maltais (Taschereau), s\u2019est targuée d\u2019un effectif composé à 40% de la génération qui monte.Dans les faits, la question «jeune» provoque un certain malaise dans les rangs péquistes.A l\u2019automne, un élu a profité de la réunion hebdomadaire des députés pour demander le nombre de membres en règle âgés de moins de 30 ans au l\u2019art!.Donnée stratégique, lui a-t-on rétorqué.On vous contactera personnellement pour vous transmettre l\u2019information, s\u2019est-il fait dire.Il attend toujours.LK SOLEIL n\u2019a pas eu plus de chance* lorsqu\u2019il a contacté les dirigeants du PQ.«Les membres grisonnent, pas les idées (du parti), a admis le député Daniel Turp (Mercier).On n\u2019en a pas assez fait (comme formation politique) pour attirer des jeunes.C\u2019est mon impression.L\u2019âge moyen est plus élevé qu\u2019avant » dans les rangs du parti que dirige Bernard Landry.Président sortant de l\u2019aile-jeunesse péquiste, Sébastien Cloutier reconnaît que la place de la nouvelle génération n\u2019est pas acquise automatiquement.«Ça dépend des circonscriptions.» Son collègue au comité des jeunes.Manuel Dionne, avance que le phénomène n\u2019est pas « typique du 1*0.Et ce n\u2019est rien de dramatique.Ceux qui s\u2019impliquent, glisse-t-il, en sortent grandis ».Il y a peut-être une question de place à prendre, mais il existe sûrement aussi une problématique sur les sujets à aborder.Pour la relève, les revendications |s»rtent moins sur la soeial-démo-cratie de Bernard Landry que sur l\u2019environnement ou le mouvement alter-mondialiste.«C\u2019est ça, la nouvelle solidarité», souligne Sébastien Cloutier.Claude Villeneuve sera sur les rangs pour l\u2019élection à la présidence du comité des jeunes péquistes, à la mi-mars.C\u2019est à nous de prendre notre place, dit-il, en prenant soin de dire que Bernard Landry «a fait ses devoirs » par rapport au dossier.Mais le militant, qui a participé à sa première manifestation d\u2019importance au Sommet des Amériques, en 2OUI, à Québec, ne manque pas de rappeler qu\u2019à la dernière élection générale, aucune activité partisane n\u2019a été organisée* sur le thème do la mondialisation.«-Mais on a jugé bon de consacrer une journée pour dénoncer le fait que Jean Charest demeure à Westmount », dit-il.Le SPQ-Libre \u2014syndicalistes et progressistes pour un Québec li- bre\u2014 a été créé pour élargir les horizons du 1*0.Les péquistes conviennent que cela n\u2019amènera guère de jeunes au Parti, ceux-ci étant peu syndiqués.Par contre, le Parti québécois a prévu former de nouveaux clubs politiques qui visent cette clientèle.CLUBS POLITIQUES Le courant altermondialiste devrait avoir le sien prochainement, rapporte Daniel Turp.Pont partie du noyau de cette cellule la jeune députée Elsie Lefebvre (25 ans), mais aussi l\u2019ex-minis-tre péquiste Louise Beaudoin.Le club qui s\u2019occupera d\u2019environnement s\u2019appuie sur des péquistes œuvrant depuis longtemps au sein du i'Q.Mais il compte aussi sur des militants qui se sont fait connaître sous une autre bannière que celle du PQ.tels Stephen Guilbeault.de Greenpeace.et Hugo Séguin.d\u2019Équiterre, poursuit Daniel Turp.«C\u2019est beau la santé et l\u2019éducation, exprime le député de Mercier.Mais pour les jeunes, c\u2019est très important qu\u2019on prenne le virage \u201cvert\" ou altermondialiste.Les jeunes cherchent à avoir une influence sur les idées du Parti.» Deux jeunes députés (Alexandre Bourdeau, dans Berthier.et Jonathan Valois, dans Joliette) veulent mettre sur pied un groupe pour discuter de démocratie.Selon Jonathan Valois, il faut aussi se préoccuper de la manière de faire pour attirer des jeunes.Le clavardage lui apparaît comme une de ces manières.« Le jeune veut que sa couleur paraisse.Sa façon est plus individualiste, poursuit-il.« Les clubs politiques, ça répond à ça», croit-il.Mais il indique qu\u2019il y a aussi un « effort pédagogique » à faire auprès des jeunes pour mieux faire comprendre l\u2019action politique en démocratie.Son collègue Stephan Tremblay (le député âgé de 31 ans qui représente Lac-Saint-Jean) est d\u2019accord pour la pédagogie.« Nous sommes peut-être une génération plus fast f
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