Le soleil, 19 mars 2005, Supplément 2
[" La conservation des milieux naturels £5* yr Sa s ÏZ6.y Protégei là vie.Si 'Y 09 r\tt puu/ j) us ^JJ IU J J JU yi jjus jj y jjjy yjj su jj su !» J \\) fi;,; > i » SOYEZ GÉNÉREUX.ON VOUS REPAIE EN NATURE.Conservation NATURE PREMIÈRE CAMPAGNE DE FINANCEMENT 1 877 876-5444 www.conservationdelanature.ca POUR LA SAUVEGARDE DU 1 PATRIMOINE NATUREL QUÉBÉCOIS NOM ADRESSE TÉLÉPHONE COURRIEL JE DÉSIRE FAIRE UN DON DE Conservation Af ^\u2022\u2022-nature * Des reçus aux fins de hmpôt sur le revenu seront émis pour des ckxs de 10 $ et plus.Vous recevrez aussi le bulletin d'information L'Arche trois fois l'an.N\u201d d'enregistrement d'organisme de bienfaisance : 11924 6544 RR0001.De temps en temps, Conservation de la Nature échange des listes d'envoi avec d'autres organismes partageam ses objectifs.Cest pour nous me manière très économique de trouver de nouveaux donateurs Toutefois, si vous préférez ne pas recevoir de cornier de ces autres organismes veuilez radier cette case ?.Conservation de la Nature tient ses amis infonnés de ses activités et des possibilités de dons par renvoi occasionnel de nouvelles et d'appels à leur soutien.Si vous préférez ne pas recevoir de raurtier de notre part, veuillez communiquer avec notre équipe de services aux membres au 1 800 465-0029.?Je préfère recevoir les bulletins de Conservation de la Nature électroniquement 1060, RUE UNIVERSITY, BUREAU 210, MONTRÉAL (QUÉBEC) H3B 4V3 * La conservation des milieux naturels La conservation de la biodiversité, « Je souhaite de tout cœur améliorer notre \u201ctestament environnemental\" et léguer à nos entants et petits-enfants l'héritage d'une nature où il fait bon vivre.Plus que jamais, chacun de nous a le devoir et la responsabilité de protéger la vie.Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence.» Harvey Mead, Président fondateur de l\u2019Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) L'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCIf) est un de ces groupes qui travaillent, à l'échelle québécoise, à la conservation de notre patrimoine naturel, à la protection des habitats fragiles et des espèces associées.L'Union mondiale pour la nature, en vertu de sa Stratégie mondiale de la conservation de 1980, a lancé l'idée de «développement durable» et inspiré l'UQCN en ce sens, lors de sa fondation en 1981.M Harvey Mead, président de l'UQCN, dit que trois objectifs sont identifiés dans cette Stratégie de la conservation, qui sont ceux de l'UQCN aussi : préserver la diversité biologique, maintenir les écosystèmes en état de fonctionnement; promouvoir un développement durable à partir du « capital nature » de la planète.Pour ce faire, il faut assurer, par la création d'un réseau d'aires protégées de différentes sortes, selon le contexte, la conservation d'au moins une partie de ce qui était le milieu naturel d'antan.L'intention est de préserver des territoires peu perturbés, qui peuvent nous servir de témoms, de lieux de comparaison pour l'évaluation du - développement» qui se fait sur le reste du territoire, ou une partie de celui-ci, commente M.Mead.Des efforts de conservation pour le sud du Québec En parallèle à l'effort de créer un grand réseau d'aires protégées dans le temtoire du domaine public, il faut penser au fait que la très grande majorité de la population vit dans le sud du Québec, là où le territoire est plutôt privé.Déjà, en 1997, l'UQCN et le Fonds mondial pour la nature ont collaboré à l'identification d\u2019environ 600 sites qui méritaient une protection en reconnaissance des écosystèmes ou des espèces qu'ils recelaient, dont bon nombre dans le sud.C'est ici que s'exercent les pressions les plus fortes sur les habitats sensibles.Il faut donc se doter d'une stratégie d'intervention visant la protection, à court terme, dans ces régions, précise M.Mead.Pourquoi faire de la conservation ?Il est nécessaire, de nos jours, de mettre un accent particulier à la protection de ces sites d'importance pour la biodiversité dans le sud québécois, parce que le développement, dont l'extension des villes, souvent en forme d'étalement urbain, ainsi que les activités agncoles continuent à exercer une forte pression sur de nombreux sites, et sur l'ensemble des cours d'eau et des forêts qui restent.On peut identifier une assez grande diversité de milieux auxquels il faut penser : les cours d'eau eux-mêmes, dont les nves ont été bien trop souvent déboisées, menant à la perte d'habitats pour un ensemble d'espèces aquatiques, y compns d'oiseaux; les milieux humides, c'est-à-dire les * swamps » d'autrefois ; les marécages et les tourbières (en pensant surtout à celles du sud du Québec, de plus en plus rares) que beaucoup ont encore tendance à vouloir remplir, assécher et détruire; les vieilles forêts, souvent de très petite superficie mais qui recèlent au moins des spécimens dont la génétique peut être précieuse.Il faut aussi porter une attention particulière à des espèces ou groupes d'espèces qui ont été malmenés par notre développement passé, normalement via une destruction, une dégradation ou une fragmentation de leurs habitats.Par exemple, à l'arrivée de Jacques Cartier, l'estuaire du fleuve était un milieu où d'énormes joopulations de grandes tortues de mer se trouvaient, avec des morses et autres mammifères marins.Aujourd'hui, la plupart de ces espèces ont disparu des eaux du Saint-Laurent ! U solution ?L'implication Au fil des années, des groupes se sont formés un peu partout au Québec, chacun visant souvent la sauvegarde d\u2019un site dans son milieu.De nombreux organismes affiliés à l'UQCN se trouvent parmi eux.C'est, entre autres, par une participation active, bénévole ou financière à ces groupes que la population québécoise peut en amver à changer les choses, contribuer activement à l'amélioration de la protection des milieux naturels du Québec.Il s'avère donc nécessaire, d'ors et déjà, de prendre conscience de l'importance de cette conservation, et ce, particulièrement dans les milieux soumis aux plus grandes pressions de développement humain.© Les Québécois accordent beaucoup d'importance Des organismes tels des associations d'ornithologues contribuent à la sauvegarde des mUieux humides et autres habitats naturels.L'importance que les Québécois accordent à la consenra-tion de la nature, de la faune et de la flore est grande.En effet, dans le domaine de la protection et de la mise en valeur de la faune, des milieus naturels et des habitats fauniques, la Fondation de la faune du Québec (FFQ) évalue le nombre d'organismes privés de conservation « à peut-être un millier », dit M.Guy Lépine, coordonnateur de projets à la FFQ.L\u2019appellation « organismes privés de conservation» regroupe tous les organismes non gouvernementaux impliqués dans la conservation de la nature en général au Québec, ajoute M.Lépine.D peut s'agir autant d'une association de pécheurs, de propriétaires riverains ou d'ornithologues que d'un groupe qui défend la conservation d'un boisé ou d'un marais dans sa municipalité.La majonté ont une vocation locale, comme l\u2019APEL du lac Saint-Charles.Un bon nombre a une vocation régionale, comme les conseils régionaux de l'environnement (CRE) ou les comités de zones d'interventions pnoritaires (ZIP), et, enfin, il en existe quelques-uns qui interviennent partout au Québec comme l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), Conservation de la nature - Québec, la Fondation de la faune du Québec (FFQ) ou Canards Illimités Canada (CIC).Le domaine plus particulier de la conservation des milieux naturels sur terres pnvées est plus restreint, explique M.Lépine.L'acquisition de sites naturels à des fins de conservation ou la négociation d'ententes de conservr^' n avec les propriétaires est un processus lent et laborieux.Il y d beaucoup moins d'organismes pnvés actifs dans ce domaine, -mais leur nombre a beaucoup augmenté depuis que la Fondation de la /aune les supporte».Ces organismes représentent le fer de lance de la conservation privée.Leur travail s'ajoute à celui des gouvernements.Ils permettent à des particuliers et aux entrepnses pnvées de s'impliquer dans la conservation concrète des quelques milieux naturels qui subsistent encore au sud du Québec.© nut >05 La conservation des milieux naturels Les milieux humides et boisés sont essentiels P«ad«d qu une multitude de promoteur! immobiliers, souvent villes, ne cessent de faire du développement et * g de et fait et des de conservation de la nature tentent àt* de protetjer Canards inimités Canada (CIC) est de ceux-là depuis plus de 65 ans Pourtant, ces habitats continuent de disparaître au pays.Dans certaines régions, jusqu'à 70% des milieux humides originels ont disparu ! Avec plusieurs autres organismes, CIC tente, entre autres par des programmes d'éducation à l'environnement, de faire connaître les milieux humides et de promouvoir leur conservation.Au Québec, les milieux humides les plus menacés sont tous situés dans la vallée du Saint-Laurent, précise Mme Kim Marineau, une consultante en écologie et botanique qui intervient auprès de nombreux gestionnaires et décideurs du temtoire, particulièrement dans les régions de la Montérégie, de Montréal et de Laval.À part les promoteurs immobiliers, Mme Marineau identifie certaines formes d\u2019interventions agricoles comme étant des sources de destruction et d'altération des milieux humides.\u2022Plusieurs agriculteurs drainent ces terrains et les cultivent, parce qu'ils sont constitués d'une terre noire où il est facile de faire pousser les semences» UnfiKrf Ces milieux humides remplissent un rôle important.Ils filtrent l'eau naturellement et, ainsi, améliorent la qualité de l'eau que nous buvons et utilisons quotidiennement.La végétation qu'on y retrouve sert à stopper l'arrivée des sédiments, dit Mme Marineau.Us agissent comme des éponges géantes : en ralentissant le flux des eaux de ruisseUement, ils réduisent les répercussions des inondations et contribuent à alimenter les nappes souterraines.De nos jours, tout le monde connaît les répercussions néfastes de l'effet de serre.Or, les milieux humides absorbent et emmagasinent les gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère terrestre.Us contribuent aussi à prévenir l'érosion des sols.Une faune importante D y a plus, les milieux humides abntent de nombreuses espèces animales, des millions d'oiseaux, des canards, etc.En fait, selon Canards Illimités Canada, ces \u2022écosystèmes constituent l'une des plus importantes ressources du Canada ».Et pourtant ces habitats continuent de disparaitre.Les boisés et les milieux humides améliorent la qualité de l'air et de l'eau.Conservons-les ! Les milieux humides du bassin des Grands Lacs et du Samt-Laurent « sont au cœur du système hydrographique d'eau douce le plus vaste de la planète ».La faune, dont les poissons et des millions de canards et d'oies, dépend des habitats que leur procurent les milieux humides de cette région.de sorties familiales axées sur le plem air, l'observation d'oiseaux ou initiation à la botanique comme autant d'occasions de nourrir à la fois nos poumons, notre cœur et notre cerveau.En fait, les marais, les estuaires, les battures, les îles, les étangs, les rives rocailleuses ou sablonneuses sont des habitats très importants à conserver.Les espaces boisés en zones urbaines et péri-urbaines (agncoles) font également face à des pressions importantes.Ainsi, malgré une prise de conscience généralisée dans la population, plusieurs centames d'hectares de boisés disparaissent chaque année à l'intérieur des limites des villes ou en périphérie de celles-ci.Pourtant, à l'instar des milieux humides, ces boisés jouent des rôles essentiels en matière d'épuration urbaine, de maintien d'espèces animales et végétales, en plus de contribuer avantageusement au maintien de la qualité de vie d'un quartier.En effet, les boisés offrent des occasions Pourtant, dans plusieurs cas, malgré cette conscientisation, le développement urbain, agricole et industriel contribue à faire disparaitre ces milieux humides et ces boisés à grande valeur de conservation.Bien sûr, pour les groupes oeuvrant en conservation, dont Canards Illimités, qui a déjà restauré ou sauvegardé près dè 10 millions d'hectares d'habitats au Canada, «il faut mettre un terme à la destruction des milieux humides ».n en va de même des milieux boisés.® Canadian n.______ UQCN ^ Parks and www.auxarbrescitoyens.com ÉGOfMOMIE.NOS LOISIRS, NOTRE AVENIR Protégeons-la Aux arbres citoyens! La conservation des milieux naturels 200) Conservation de la Nature Dans le fleuve Saint-Laurent, Conservation de la Nature a acquis jusqu'ici 24 îles ou portions d'Qes.Conservation de la Nature est un organisme canadien fondé en 1962 qui possède un bureau au Québec depuis 1976.Conservation de la Nature est inspiré d'un modèle américain à mission semblable, soit la protection des terres à haut potentiel écologique, explique Mme Louise Gratton, directrice des sciences et de la gestion.L'organisme acquiert des terres qu'il est essentiel de garder intactes, parce qu'elles abntent des espèces d'animaux, de plantes^ d'oiseaux etc., qui sont menacées, n acquiert ses terres partout au Canada, là où c'est nécessaire.Au Québec, l'organisme est très actif, comme dans les autres provinces d'ailleurs, n est si actif que le bureau du Québec a quadruplé depuis son implantation.Dans le fleuve Saint-Laurent, Conservation de la Nature a acquis jusqu'ici 24 iles ou portions d'ües.n est également très actif en Outaouais, dans la région du lac Champlain, dans le secteur de la baie Missisquoi.en Montérégie.en Estne dans les secteurs des monts Sutton et du lac Memphrémagog.L'estuaire du Samt-Laurent et le milieu côtier de la Gaspésie sont aussi couverts.Pour citer quelques exemples, Mme Gratton révèle que Conservation de la Nature est propriétaire de Pointe Saint-Vallier, près de Montmagny, d'une portion du boisé Papineau à Laval, des iles des rapides de Lachine qui ont été cédées gratuitement par Hydro-Québec, d\u2019une section du barachois de Malbaie entre Percé et Coin-du-Banc en Gaspésie.Sans compter près de 16 000 acres des monts Sutton.\u2022 Nous avons plus de 125 propriétés au Québec\u2022, affirme Mme Gratton.Conservation de la Nature acquiert souvent ses terres par des dons des propriétaires.Parfois, elle négocie un achat à rabais.Il y a aussi des propriétaires qui consentent une servitude de conservation permanente, ce qui veut due que, même si la terre change de propnétaue, la servitude qui permet d\u2019y établir des règles de protection et d'y poser des gestes de conservation demeure.« C'est surprenant le nombre de dons que nous recevons», s\u2019étonne Mme Gratton.Et les propriétaires qui donnent des parties de leurs terres pour que Conservation de la Nature les protège sont de toutes les couches de la société.\t.Souvent, il s'agit de gens qui possèdent un bien familial de génération en génération.Ils y sont très attachés et tiennent à le garder intact.Ils veulent s'assurer, par un don à Conservation de la Nature, que la propnété familiale gardera ses caractéristiques naturelles.Hydro-Québec lui a même fait un autre don exceptionnel du lit de la nvière Richelieu où on trouve notamment l'habitat du chevalier cuivré.« H ÜJJ JUJjJ La Fondation de la faune œuvre depuis 1987 pour assurer la protection des milieux naturels et de la faune qui les habite.Chaque année, nous finançons quelques 400 groupes et organismes de conservation qui ont à cœur de préserver, sur le terrain, ce qui est précieux : la nature et les habitats fauniques.Aidez, avec nous, les organismes de conservation à protéger nos milieux naturels.Faites votre don! www.fondationdelafaune.qc.ca .ou adoptez la Carte Nature VISA DesJardins - Fondation de la faune du Québec Un geste qui compte beaucoup pour la faune et ses habitats.et vous permet de bénéficier de nombreux avantages.Contactez-nous! n la Qu'il s'agisse de conservation des milieux humides, de gestion intégrée des bassins versants ou de son plan d'action sur les aires protégées, le Ministère accorde une grande importance à l'élargissement des connaissances des écosystèmes terrestres et aquatiques.Le cadre écologique de référence que le Ministère a développé pour soutenir les prises de décisions s'avère aussi nécessaire pour sélectionner les aires protégées.Le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec - dont il assume la gestion avec Faune-Québec - rassemble des informations de toute nature sur près de 10 000 sites ayant la particularité d'abriter des espèces menacées ou vulnérables Décideurs, municipalités, aménagistes, consultants ont accès gratuitement à ces connaissances essentielles à la protection de notre biodiversité et à la gestion des territoires.concrets sur le terrain En matière de conservation des milieux naturels, le Ministère est résolument tourné vers les résultats.La cons« des milieux humides Les nombreux « services écologiques » que rendent les milieux humides (de la régulation hydrologique au réservoir de biodiversité), et qui ont d'ailleurs l'avantage d'être gratuits, sont tels que le Ministère a mis de l'avant des mesures particulières, soit : -\tune meilleure connaissance de ces écosystèmes en travaillant en partenariat avec plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) en conservation; -\tla protection dans leur intégralité de plusieurs milliers de km' dans le réseau d'aires protégées; -\tinscription des milieux humides comme thème majeur dans les plans directeurs de l'eau et les projets de gestion par bassin versant de 33 rivières du Québec; -\tla protection réglementaire des milieux humides par délivrance d'autorisations visant à encadrer les activités qui pourraient s'y dérouler.Le protection des espec< menacées ou vulnérables Depuis 1979, le Ministère oeuvre activement à la conservation de la nature'.En plus des 69 réserves écologiques (947 km\") et des 23 parcs nationaux (7 546 km') dont il a la responsabilité, il protège depuis 2002, par sa Loi sur la conservation du patrimoine naturel, 29 réserves de biodiversité et réserves aquatiques (23 500 km2).Et ce n'est qu'un début, car d'ici 2008, on pourra compter sur plus de 200 aires protégées de ce type nouveau qui fait se côtoyer des activités différentes : conservation de la biodiversité, usages récréatifs, chasse, pêche, villégiature et tourisme en nature.Le Ministère travaille aussi à créer des aires protégées dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent et dans les plus beaux paysages humanisés du Québec.L'aide à la conservation en milieu prive De nombreux écosystèmes remarquables n'existent qu'en territoire privé et leur conservation n'est réalisable qu'avec la collaboration volontaire des personnes, des communautés et des ONG spécialisées.Pour ce faire, le Ministère a pris les grands moyens* : \u2022en optant pour la reconnaissance de réserves naturelles; \u2022en appliquant un programme d'aide financière pour appuyer la création d'un réseau privé d'aires protégées.Depuis deux ans, plus de 26 millions de dollars investis à parts égales par le Ministère et par des organismes privés de conservation, ont abouti à des résultats remarquables : la création de 15 réserves naturelles, la mise sur pied de 88 projets de conservation dans 13 régions du Québec (66 % d'entre eux concernent en partie des milieux humides) et la protection de 250 sites d'espèces menacées ou vulnérables.Tout cela s'est fait dans les régions les plus habitées du Québec, qui sont donc plus fragiles.À ce jour, 34 espèces de la flore sauvage sont protégées selon la Loi.Signalons des plantes connues comme le ginseng à cinq folioles et l\u2019ail des bois.Par ailleurs, une vingtaine d'habitats floristiques sont dorénavant protégés.Afin de mieux cibler ses efforts de protection, le Ministère prépare des plans de conservation pour toutes ces espèces.De plus, il publiera bientôt un atlas illustrant les points chauds de la biodiversité au Québec vis-à-vis des espèces vulnérables ou menacées.On ne dira jamais assez que la vie sur Terre, y compris celle de notre espièce, dépend avant tout de l état de la biodiversité que ce soit : pour l'alimentation, la santé, le logement, et l'énergie ou pour profiter des plaisirs intangibles qu'elle offre.La conservation de la biodiversité est une exigence absolue qui doit reposer sur de larges consensus sociaux.Les stratégies du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs sont fondées sur une grande participation des personnes, des communautés et des organisations non gouvernementales vouées à la conservation de la nature.Jssurer une gestion durable de notre biodiversité concourra sans contredit à assurer une économie viable! 'www.nnenv.gouv.qc.ca/biodiversite/ca(lre_ecologique/index.htm www.menv.gouv.qcca/biodiversite/centre.htm et www.menv.gouv.qc.ca/biodiversite/especes/index.htm \u2019www.menv.gouv.qc.ca/biodiversite/aires protegees/index htm \u2018www.menv.gouv.qc.ca/biodiversrte/prive/conservation.htm A B H\\4&i Le /éveLcfilpenyf'ht peur u^e 'tKeitleuic eçuaLvté Qué MK) U La conservation des milieux naturels A Parcs Québec Dans les parcs nationaux du Québec, U est possible de pratiquer des activités de plein air compatibles avec la mission de conservation de l'organisme.Le reseau québécois des parcs nahonasa.Parcs Quebec, administre par U Société des établissements de plan air da Quebec (SEPAQ), c est coane ane radie : ça bourdonne d'activités et surtout, les projets es vue de protéger la nature ut de sensibiliser les citoyens \u2014 bienfaits de cette nature sont légion.Pour un de réalisé, 10 autres germent dans I esprit fébrile ds personnel.En voyant avec quelle passion le vice-président exploitation de Parcs Québec, M.Raymond Desjardins, nous explique l'action passée, présente et future du réseau, il n'y a pas à en douter.D'entrée de jeu, il fait la différence entre les réserves, comme celle de la réserve faumque des Laurentides, et les parcs nationaux.Les réserves sont des territoires consacrés principalement aux activités de chasse et de pêche.La mission d'un parc national est double.C'en est d'abord une vouée à la protection et à la conservation.Ensuite, un parc national doit être accessible à la population pour fins de pratique d\u2019activités de plein air ou de loisu, mais compatibles avec le premier volet de la mission : la randonnée pédestre, la raquette, le ski de randonnée, le canot sont favonsés alors que les sports motonsés ne le sont pas.Concilier cette double mission forme un défi quotidien.Développement durable Les parcs nationaux sont un bel exemple de développement durable, dit M.Desjardins.Ils permettent de préserver de façon permanente la faune, la flore, la géologie et les paysages et en même temps, ils fournissent de l'emploi aux gens des regions de sorte qu'ils contn-buent à éviter leur dépeuplement Parcs Québec, c'est 1700 emplois dans les parcs.Pour mieux remplir la mission première de conservation et d'éducatioa Parcs Québec a embauché plus de 100 garde-parcs patrouilleurs et plus de 150 garde-parcs naturalistes.Ces derniers tiennent des activités éducatives dans les différents parcs « pour faire mieux connaftre les éléments qu'on protège* explique M Desjardins.Depuis cinq ans, au-delà de 400 activités de découverte ont été tenues dans les parcs.«Pour aimer et protéger une chose, il faut la connaître ».Un programme pour les élèves du pnmaire existe depuis l\u2019an denuer.o Trois femmes Les efforts concertés d'organismes locaux de conservation et l'ACA ont permis à ce jour de protéger des milliers d'hectares de territoires naturels.Le corridor naturel des Appalaches, sttoé dans le prolongement des Montagnes Vertes dn Vermont, constitue I nné des dernières régions sauvages où l'on trouve encore de grands massifs forestiers non fragmentés.Ce corridor d'environ 164 315 ha (400 000 acres) s'étend jusqu'à la rivière Saint-François, en Estrie et est essentiel à la survie de plusieurs espèces d'animaux et d'oiseaux.Les ruisseaux, lacs, étangs et milieux humides abritent plus de 90 espèces menacées ou vulnérables dont la tortue des bois et la salamandre pourpre.Jusqu'en l'an 2000, divers organismes de conservation régionaux et fiducies foncières locales avaient réussi à protéger environ 400 ha (1000 acres).Puis est arrivé l'organisme à but non lucratif, Corridor appalachien (ACA).Il a fait passer la superficie protégée à perpétuité à plus de 6400 ha (près de 16 000 acres).Près des deux tiers du massif des monts Sutton, soit 60 km2, sont désormais protégés, la plus grande aire protégée privée au Québec ! La réussite de cette initiative en conservation repose sur la mobilisation de tous les acteurs du milieu : les organismes de conservation, les propriétaires fonciers, les municipalités et le grand public.Elle découle de la vision et l'initiative de trois passionnées de la nature, l'écologiste Louise Gratton, la biologiste en conservation Francine Hone et la gestionnaire de projet Terri Monahan.Ce sont elles qui en 2001, ont mis en œuvre le projet de conservation du corridor naturel des Appalaches.Et ce n'est pas fini.Avec les projets en cours, l'ACA compte porter la superficie protégée à plus de 8000 ha (20 000 acres) d'ici les prochaines années.L'objectif ultime, «c'est 100 000 acres*, dit Mme Gratton.Le but du Corridor appalachien n'est pas d'interdire l'exploitation forestière, ni l'industrie récréo-tounstique, mais d'implanter des mesures de conservation pour minimiser les impacts de ces activités et préserver des superficies forestières suffisantes au maintien de la biodiversité, o 4 ¦*>' Parcs ParcsQuebec.com Québec Notre plus beau patrimoine naturel protège 22 parcs nationaux à couper le souffte.f .# etre pour Je croire.- Ceci n\u2019est pas un caillou dans l\u2019univers .¦\" ÈMSÊÊ&km C'est la pierre angulaire dé notre propre survie.Parce que la protection de l'environnement est devenue un enjeu incontournable, Desjardins a depuis longtemps placé le développement durable au cœur même de sa distinction coopérative.Dans le but de préserver notre patrimoine naturel, plusieurs mesures témoignent de l'engagement constant de notre groupe financier à conjuguer avoirs et êtres au présent.comme au futur.Ceci n'est pas une banque.C'est Desjardins.Desjardins Conjuguer avoirs et êtres Adoption dans les années 1980 de l\u2019Option environnementale Desjardins visant à promouvoir le fait que protéger l'environnement profite au développement durable des collectivités.Création du fonds Desjardins Environnement en 1990.Adhésion en 2003 à la Déclaration des institutions financières pour l\u2019environnement et le développement durable des Nations Unies. La conservation des milieux naturels 200) Le RMNr un outil indispensable Le Réseau de milieux naturels protégés (RMN) a insisté sur la surveillance des espaces naturels protégés et a abordé la problématique des gens qui pénètrent sans autorisation dans des milieux protégés.Aa débat dos années 1990, le privés, propriétaires de abbei breaa.Afin d'échanger et de dxscnter de ils ont décidé de nmmt lean forces Ains pensent des organisais propiiritaii r i de i protégés da Québec (RMW).L'an dernier, toot en gardant racronyme RMH.Os ont décidé qpe 1 organisme les regron-paat s'appellerait le Résean de milieu naturels protégés.C'est la Fondation de la faune du Québec (FFQ) qui a initié et soutenu la création du RMN, en 1993.Elle peut être fière de son travail, car aujourd'hui le RMN regroupe une trentaine d'organismes privés de conservation qui protègent environ 120 sites naturels d'une superficie de plus de 11 600 hectares, et ce, à perpétuité et.évidemment, au profit de toute la population.Le grand ménte et le but principal du RMN, c'est d'aider ses membres à faire avancer la cause de la conservation de la nature au Québec, dit le président Louis Gagné.\u2022Nous représentons, par exemple, nos membres auprès des gouvernements afin d'obtenir des modifications à certaines lois ou programmes de subventions *.Alors qu'autrefois les gouvernements agissaient de façon unilatérale dans le domaine de la conservation de la nature, aujourd'hui, précise M.Gagné, *ils nous consultent \u2022.Le RMN vise à renforcer l'efficacité de l'action de ses membres en leur fournissant le leadership, l'information et les ressources nécessaires à l'atteinte de leur objectif de conservation de la nature.La création du RMN a été saluée avec beaucoup de satisfaction par les organismes de conservation et par les organisations gouvernementales.Pour eux, ü constitue un interlocuteur privilégié.Les organismes pnvés de conservation ont négocié avec des centames de propnétaires l'acquisition ou la donation de leurs terrams ou encore des servitudes ou différentes ententes pour conserver la nature sur leurs terrains.Ces mesures exigent de l'argent, ce qui n'est pas toujours facile à trouver.Puis, une fois que ces organismes ont réussi à protéger un milieu naturel, ils doivent le gérer, le surveiller et quelquefois l'aménager un peu pour le rendre accessible aux citoyens.Voilà qui nécessite encore du temps et de l\u2019argent.Alors le Réseau de milieux naturels protégés intervient, avec d'autres comme la Fondation de la faune du Québec, entre autres.Le RMN propose des politiques, des interventions et des projets communs, par exemple, pour obtenir pour les propnétaires et gesuonnaires de milieux naturels reconnus, un statut comportant divers avantages fiscaux et l\u2019allégement de certames procédures.Le RMN assure un meilleur rayonnement aux organismes de conservation, encourage l'acquisition de terrains à vocation faumque ou flonstique par ses membres, etc.Depuis plus de 10 ans maintenant, le RMN est intervenu régulièrement auprès de ses membres, ses partenaires et des gouvernements, n a effectué plusieurs travaux visant à faire avancer la cause de la conservation des milieux naturels Ainsi, il a insisté sur la surveillance des espaces naturels protégés, ü a abordé la problématique des gens qui pénètrent sans autonsation dans des milieux protégés afin d'obterur une réforme législative et la possibilité de recours.Le RMN a mis beaucoup d'efforts afin d'encourager la collaboration avec les organismes gouvernementaux et para-gouvernementaux.La fiscalité municipale aussi est un de ses chevaux de bataille, car les taxes peuvent s'avérer un immense fardeau financier pour les propnétaires de milieux protégés, o Sensibilisation et implication : _ 'T Éco-Nature veut protéger et aménager des sentiers de randonnée et procéder à d'autres aménagements légers.Grâce aa travail de sensibilisation d'Éco-Matare et de l'bapii-caüon de propriétaires riverains favorables à la protection de l'environnement, des terrains araniapana et de nombreux terrains privés ont été regroapés poor former le Parc de la Riviére-des-Mille-Des, lequel forme an ensemble de aùlieux naturels, plan d'eau.îles, marécages et berges.Ce parc est animé et géré par Eco-Rature.M.Jean Lauzon, directeur-adjoint de l'organisme à but non lucratif, fait voir que la mission d'Éco-Nature est de protéger à perpétuité et de mettre en valeur les milieux naturels de la rivière des Mille-Îles ainsi que de les rendre accessibles à la population.Les multiples espèces de poissons, d'oiseaux, de mammifères, de reptiles et d'amphibiens font de la rivière des Mille-Îles un endroit très nche non seulement au niveau de la faune, mais par ses nombreux marais et herbiers aquatiques.Ces marais représentent la plus efficace et la moins coûteuse de toutes les usines d'épuration de l'eau, grâce aux végétaux et aux micro-organismes qui filtrent les polluants.Os forment aussi un endroit parfait pour la reproduction de la faune aquatique.Hélas ! Plus d'une quarantaine d\u2019espèces sont en péril ! Il n'en reste pas moins que depuis 1998, une dizaine d'iles ont le statut de refuge faumque.Et de dire M.Lauzon, c'est grâce aux efforts d'Éco-Nature, de municipalités comme Laval et Rosemère et de bien des citoyens engagés dans l'aventure.Sans compter la collaboration du ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec devenu depuis peu le ministère du Développement durable.Éco-Nature entend protéger pour toujours ce qui reste d'espaces naturels sur la nvière des Mille-Îles par, entre autres, l'acquisition de terrains et la négociation d'ententes avec les propnétaires nverains; en offrant aux propriétaires qui veulent protéger l'écosystème de la nvière des avantages tels une surveillance continue du territoire et des privilèges fiscaux.Éco-Nature remplit son rôle de sensibilisation entre autres par des excursions en ponton animées par un naturaliste-interprète.L'organisme offre aussi un programme scolaire de sensibiliation ainsi que des camps de jour.Une première Éco-Nature veille aux berges du côté sud en partenanat avec la Ville de Laval et, du côté nord, en partenanat avec huit municipalités dont Rosemère.La collaboration de Rosemère semble particulière, avant-gardiste.En effet, cette municipalité a acquis plusieurs terrains à protéger et a acquis, en commun avec Éco-Nature, l\u2019ile aux Juifs.Or, Rosemère a accordé à Éco-Nature, une * servitude de conservation* sur la cinquantaine de terrams qu'elle possède, terrains formés de grands marais, de marécages, etc.La municipalité, explique M.Lauzon, s'engage à conserver ces terrams à perpétuité et Éco-Nature s'engage à assurer leur protection et leur conservation.» Même si la Ville vendait ses terrains, la servitude continuera d'être valide*.C'est une première, convient M.Lauzon.Éco-Nature veut protéger mais aussi donner accès à ces terrams.Aussi aménage-t-il des sentiers de randonnée et procède-t-il à d'autres aménagements légers, o 200) La conservation des milieux naturels Ateliers sur la conservation des milieux naturels es aens pu \t La conaervation des milieux naturels permet de protéger les habitats de nombreuses espèces fauniques.fr Le travail de protection et de conservation des milieux naturels exige connaissance et compétence.Et, bien sûr, les gens qui œuvrent au sein des groupes de conservation ne sont pas tous des gestionnaires de profession des biologistes ou des ingénieurs forestiers.Pour être efficaces, les intervenants doivent développer des compétences dans divers domaines.Les \u2019Ateliers sur la conservation des milieux naturels\u2019 ont été conçus précisément pour répondre aux besoins de formation des membres et du personnel des organismes propnétaires ou gestionnaires de sites naturels.D'ailleurs, ces Ateliers se tiennent à Québec depuis hier et se terminent ce soir.Ils offrent aux participants - débutants ou expérimentés - des formations de différents niveaux, notamment sur les moyens de protéger des sites naturels, la gestion et le financement de leur organisme, la planification de leurs projets, les partenariats à la conservation.\u2022Le comité organisateur des Ateliers a identifié plus de 130 groupes de conservation actifs, c'est-à-dire gui ont présentement des projets de conservation ou gui sont sur le point d'en entreprendre.» explique Mme Annie Lebel, en charge du projet à l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN).En 2004, environ 140 partiapants de 83 groupes de conservation différents, provenant des quatre coins du Québec, ont participé aux Ateliers.Selon Mme Lebel, ces Ateliers sont une occasion pour les groupes de se consulter et ainsi de venir chercher des conseils ou des idées susceptibles de faire avancer leur projet.Un des organisateurs de l'événement, M.Pierre Valiquette du Réseau de milieux naturels protégés (RMN), explique que l'an dernier, des représentants de cinq organismes travaillant à la conservation des milieux naturels ont entrepris de relancer cet événement qui se tenait annuellement dans les années 1990.En plus de l'UQCN et du RMN, la Fondation de la faune du Québec, le Service canadien de la faune d'Environnement Canada et le ministère des Pèches et Océans du Canada font partie du comité organisateur.Importance des bénévoles Même plusieurs années après la création d'un organisme de conservation, l'implication des bénévoles et les initiatives du personnel demeurent très importantes pour ledit organisme.M.Valiquette fait remarquer que dans de tels organismes, «rien ne vaut la présence de bénévoles\u2022 car ceux-ci vivent dans le milieu et sont plus sensibilisés aux problèmes au niveau local.Avec les années et l'expérience, les bénévoles se dotent d'un personnel permanent qui va les soutenir dans la réalisation de leurs projets.Bien que le mouvement de conservation volontaire soit assez jeune au Québec, on constate qu'il est en pleine expansion et que l\u2019expertise ne cesse de s'améliorer.En effet, certains groupes pionniers, comme la Société Provancher d'histoire naturelle du Canada, militent à la conservation d'un ou de plusieurs milieux naturels depuis plusieurs années.Les Ateliers sont donc une occasion de transfert de l'expertise des vétérans de la conservation vers les nouveaux groupes.Ils sont une belle occa-\u201e\t.\tsion de partage, n n'est pas inutile '\tde noter qu'une forte proportion de jeunes diplômés occupent les postes de direction dans les \" ' *\u2022', * f - * organismes de conservation.SU*\"' :v< \u2022'V .' v: « : * \u20194^ Comité organisateur: Luc Robillard.Service canadien de la faune d'Envuonnement Canada Annie Lebel.Union québécoise de conservation de la nature Guy Lépine.Fondation de la faune du Québec Guy Michaud.Pèches et Océans Canada Pierre M.Valiquette.Réseau de milieux naturels protégés Thèmes abordés lors des Ateliers Plusieurs thèmes sont abordés lors des Ateliers dans le but d'améliorer l'efficacité des groupes de conservation.En effet, plusieurs bénévoles ou nouveaux employés des organismes de conservation possèdent peu ou pas du tout de notions de gestion d'un organisme.De plus, la majorité des organismes de conservation dépendent du soutien des gouvernements pour assurer leur financement.Ces groupes auraient tout avantage à diversifier leurs sources de financement et trouver d'autres partenaires.C'est pourquoi les Ateliers proposent une formation sur d'autres moyens de financement dont les collectes de fonds.Les «Ateliers sur la conservation des milieux naturels» offrent également des activités de formation sur le thème de la concertation et du partenanat.Ce sujet est d'une importance capitale puisque les intervenants en conservation de milieux naturels doivent coUaborer avec différents acteurs : municipalités, gouvernements, industriels, propriétaires fonciers, agriculteurs, forestiers, afin de mener leurs projets à terme.Les outils pour que les groupes réalisent leurs projets de conservation et veillent à une bonne planification sont aussi matière à discussion lors des Ateliers.Mot du comité organisateur des Ateliers Le comité organisateur des Ateliers sur la consenration des milieux naturels 2005 profite de cette occasion pour souligner l'implication des citoyens et des organismes communautaires à la protection, la conservation et la mise en valeur des milieux naturels.Leur engagement et leurs actions contribuent de façon significative à la protection du patrimoine naturel du Québec pour le bénéfice de toute la population et des générations futures.Vous désirez contribuer à l'effort de protection et de conservation des milieux naturels?Qu® 06\t^ habitat humide, un boisé urbain, une forêt ancienne ou un marais côtier, il y a un milieu naturel près de chez vous ou dans votre région qui mérite votre attention.Alors n hésitez plus et mettez vos talents et votre expertise au service des organismes qui oeuvrent dans ce domaine.Votre participation peut faire une différence! L;< té fl' Vous êtes propriétaire foncier?Vous désirez protéger des milieux qui ont une grande valeur écologique et qui se trouvent sur vos terres?Consultez les groupes de conservation de votre région qui pourront vous conseiller sur différents moyens de protéger, conserver et mettre en valeur ces milieux et les espèces qui y vivent.Encore une fois, félicitations et merci à tous ceux et celles qui participent à l'effort collectif de conservation de la diversité des habitats et des espèces du Québec.Le comité organisateur des Ateliers yW O Les partenaires UQCN UK»P\" qmiVocon-» va*#' >* ¦?I 1*1 FONDATION DI IA JAUNI OU QUI MC dre * milieu* nsturetr peotegûï (RMN) «re liens «un la cowscavation DES MILtEUX NATURELS 100) La conservation des milieux naturels Us Marais du Nord, un « success story » Fondé* en 1980, l'Association poor la protection de F envir onnement du lac gaint-Charles et des Marais dn Mord (APEL| a comme mission de sauvegarder et de mettre en valenr le patrimoine écologique du bassin versant du lac et de la rivière Saint-Charles, an nord de Québec.Et cette mission, elle U remplit si bien que des milliers de visiteurs se rendent maintenant chaque année admirer la richesse de la faune et de la flore des Marais du Mord.La Ville de Québec est le principal propriétaire de cette zone humide située au nord du lac Saint-Charles avec ses 222,9 hectares.Pour sa part, l\u2019APEL a acquis, en 1991 et 1998, des tenains totalisant 20,3 hectares dans le secteur de la baie Charles-Talbot, en collaboration avec la Fondation de la faune du Québec et le Plan nord-américain de gestion de la sauvagine.UAPEL est chargée de la mise en valeur, du développement et de la gestion quotidienne du territoire des Marais du Nord, et ce, depuis son ouverture en 1995.Si, pour la Ville de Québec, la principale mission de ce site est de protéger sa source d'alimentation en eau potable, pour l'APEL ce site présente des écosystèmes naturels diversifiés caractéristiques des zones humides et semi-humides de la région.Les Marais du Nord sont un refuge pour de nombreuses espèces animales et végétales qu'il faut protéger.Les quelques 20,3 ha de l'APEL sont devenus une réserve naturelle en milieu privé, ce qui lui en assure la protection intégrale à perpétuité.Les Marais du Nord sont en fait un réseau complexe d'écosystèmes très diversifiés : marais, tourbière, rivière en méandres et forêts marécageuses et mixtes.La morphologie du paysage est le\tAux Marais du Nord, cinq kilomètres résultat de l'action des glaciers, il y a plusieurs milliers d'années\tde sentiers vous guideront à travers évidemment.\tde magnifiques milieux naturels! Les plus de 30 000 personnes qui visitent les Marais du Nord chaque année ont droit à cinq kilomètres de sentiers pédestres bordés de nombreux panneaux d'interprétation.De plus, une tourelle, deux plates-formes et un belvédère permettent des vues inégalables sur les marais et le lac.O FONDATION QUÉBÉCOIS! IN ENVIRONNEMENT Créée en 1987, la Fondation québécoise en environnement est un organisme non gouvernemental (ONG) et sans but lucratif.La Fondation s'est donnée comme mission de provoquer et d'accélérer le changement des attitudes et des habitudes des Québécoises et des Québécois face à l'importance de la mise en valeur et de la préservation de l\u2019environnement.À cette fin, les actions de la Fondation tournent autour de trois axes complémentaires : informer la population sur les enjeux environnementaux; sensibiliser et éduquer la population aux moyens et aux actions à entreprendre; favoriser la recherche et la mise en place de solutions concrètes et efficaces.La Fondation québécoise en environnement a initié et col-kdbre à plus de 70 projets qui ont permis de mobiliser différents intervenants de notre société tant au plan régional, national qu'international.-A Voici ma contribution de :\t___________ Nom : - Adresse :_____________________________ Ville :\t_______________ Code postal : Tél.: (\t)___________________________ Courriel :_________________________\u2014 Fondation québécoise en environnement 1255, carré Phillips, bureau 706 Montréal, Québec H3B 3C1 (514) 849-3323 ou 1-800-361-2503 Courriel : infoOfqe.qc.ca www.fqe.qc.ca Redonnons à l'environnement sa vraie nalure ! L'AFQM au mont Wright, _______________________________________________-_______ Le tnrrzü qu a effectue et que continue de faire l'Anociatkm forestière Québec métropolitain (ATOM) au mont Wright, à StonehaanTeurkeabury, eu banlieue uord de Québec, est un bel exemple tta travail de protection et de conservation de U nature qui peut être fait au nrvean local.Organisme à but non lucratif, l'AFQM a pour mission cle -promouvoir la conservation et la mise en valeur de l arbre et des boisés en milieu urbain et l'utilisation rationnelle des ressources naturelles en milieu forestier-, explique Mme Véronique Audet, chargée de projets pour l'AFQM.Cette mission privilégie l'éducation et la sensibilisation auprès du grand public et tout particulièrement auprès des jeunes.L'AFQM concentre ses actions sur l'ensemble du territoire de la région de la Capitale-Nationale et sur une partie de la région de Chaudières-Appalaches.U mont Wright Le parc municipal de la forêt ancienne du mont Wnght est la propriété des Cantons-Unis de Stoneham-et-Tewkesbury et il renferme deux écosystèmes forestiers exceptionnels, rares au Québec.Depuis 2002, l'AFQM relève le défi de protéger cette forêt anaenne en même temps qu'elle veut la rendre accessible au public.Le mont Wnght a une histoire peu banale.La famille Thomas Wnght s'est établie sur cette terre de 190 ha au milieu du 19' siècle.En 1972, le dernier héritier légua sa propriété à la municipalité à la condition qu\u2019elle en fasse un parc de conservation tout en la rendant accessible au public.A cause d'un problème de testament, ce n'est qu'en 1979 que la municipalité put en prendre possession.La population locale s'est approprié le site malgré l'interdiction d accès émise par la municipalité.Ainsi, la création de sentiers informels, la coupe d\u2019arbres au sommet et la circulation de véhicules tout-terrain (VTT) ont contribué graduellement à la dégradation La forêt ancienne du mont Wright renferme deux peuplements forestiers de plus de 300 ans.l-içÿiv du site.Cependant, on y retrouve encore des arbres de plus de 300 ans.L'AFQM a donc décidé d'aider la municipalité à conserver et mettre en valeur le site en élaborant un plan de conservation et de mise en valeur qui a résulté, entre autres, en l'aménagement de sentiers et l'installation de panneaux d\u2019interprétation.C'est donc le 28 septembre 2002 que le mont Wright a ouvert officiellement ses portes au public.L'AFQM s'occupe également de l'animation du site au moyen de visites guidées destinées aux écoles primaires et secondaires et au grand public.Finalement, afin de mieux surveiller le site et de maintenir son intégrité, l'AFQM a mis en place une ¦ brigade verte - et souhaite aussi former un groupe des -Amis du mont Wright- O La conservation des milieux naturels SARCCL, l'essor économique «CMH À Bciie-du-Febvre.les terres agricoles gérées par SARCEL accueillent plusieurs espèces de sauvagines lors de leur balte migratoire printanière.La Société d'amenagement récréatif pour 1a conservation da lac Saint-Pierre (SARCEL) est un organisme à but non lucratif dont le mandat premier est la conservation et l'aménagement des habitats fauniques très précieux du lac Saint-Pierre, \u2022 un gonflement du fleuve entre Sorel et Trois-Rivières dont les berges et les Des présentent les milieux humides les plus imposants du Québec méridional », comme l'écrit le biologiste Claude Tessier.SARCEL est propriétaire et gestionnaire de terres agncoles qui sont des habitats fauniques d'importance pour la sauvagine et les poissons.Il offre de la chasse contrôlée sur des terres agricoles de la région de Baie-du-Febvre, terres situées tout juste au sud du refuge d'oiseaux migrateurs de Nicolet, sur la rive sud du lac Samt-Pierre.Ses revenus sont réinvestis dans la protection, l'aménagement et l'interprétation des milieux humides.Depuis 1994, SARCEL concentre ses activités à la chasse contrôlée (à accès universel par tirage au sort) et à l'agncul-ture durable tout en réinvestissant les revenus dans les infrastructures d'accueil, précise le vice-président Christian Hart À la demande du milieu, SARCEL a par ailleurs entrepris une vaste concertation qui a permis à de nombreux partenaires provinciaux et nationaux de mettre en place le premier projet du Plan nord-américam de gestion de la sauvagine et un important projet faunique sur les rives du Samt-Laurent.Depuis, SARCEL est propriétaire d'environ 400 ha et possède des servitudes fauniques sur 155 autres hectares.Retombées Présenté comme exemple de développement durable au sommet de Rio et lors d'ateliers au Sommet mondial de l'écotounsme .Ce sont les organismes agncoles qui déposeront leurs projets à la Fondation quelque part en mars.\u2022 Nous voulons démarrer les travaux en avril ou mai», dit M Grondm.coordonnateur du programme Les organismes représentant les agnculteurs devront travailler avec des organismes environnementaux reconnus, afin de s'assurer dîlne expertise environnementale.M Grondm fait remarquer que les producteurs agncoles, en généraL voient ce genre de projets d'un bon œil.«Ils voient le gros bon sens derrière notre démarche*, dit-il «Ils savent que nous ne voulons pas simplement leur amener des bibittes sauvages dans leurs champs, mais plutôt éviter l'érosion de leurs terrains et améliorer la qualité de l'eau qui coule sur leurs propriétés \u2022 Le programme tiendra compte des différents types de production agncole : porcme, laitière, etc.Au iftme du projet de cinq ans, un guide de bonne pratique agricole sera élaboré pour aider les producteurs.Plus tard, M.Grondm espère qu'«on pourra travailler sur des cours d'eau plus gros, tels les rivières ».O IA BIODIVERSITI UN AL1IË NRTURil DIS AGRICU1TEURS sim* amenagement de berges PLANTATION\tPROTECTION de haies brise-vent de milieux humides et d'écrans boisés L Union des producteurs agricoles L'Union québécoise pour la conservation de la nature Depuis 1981 A|»>> Il IM I IM |- -MNcll- Mit K< h ( \u2022$M< IAi UKI^ ¦ LH Peuple orateur «u* U Protégez la vie et recevez en cadeau le DVD «Le peuple migrateur » ! Joignez-vous à l'équipe de l'UQCN « Les bienfaiteurs de la nature » en devenant donateur mensuel (Il $ ou plus) et ce avant le 29 avrilr et recevez en cadeau le DVD du merveilleux film de Jacques Perrin «Le peuple migrateur», une valeur de 34 $.* C'est notre fafon de vous dire : Merci ! Bienvenue dans l'équipe ! É Appelez dès aujourd'hui B entre 9 h et 16 h 30 au (M8) 6W'UQCH (8126) ¦R ou remplissez le coupon et retournez-le à : Union québécoise pour la conservation de la nature 1085, avenue de Salaberry, bureau 300, Qirêbec (Q() GIR ZV7 fce Tflec.: (Z.I8) 648-0991 \u2022 courrier ©uqcn.qcca\t^ -\tVrs t5aze?t9^^_ -Té Journal d^rontréaî «Absolument fabuleux !» -\tPânâ Ha~- sr-Roy.F www.uqcn.qc.ca Je me joins a l'équipe « Le* bienfaiteur* de la nature ».J'autorise l'UQCN à prélever, le t\" de chaque mois, un montant de : I.fbtrrvs».\u201e5$/mois(K.
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