Le soleil, 2 avril 2006, Cahier B
[" LE SOLEIL Le dimanche 2 avril 2006 Cahier B QU V.W ?ALLER À L\u2019ÉCOLE PAR MONTS ET PAR VAUX B 2 LAURÉAT: FERNAND LABRIE B 3 ?L\u2019ÉRABLIÈRE DU LAC-BEALPORT Là où les lièvres ont des cornes Alain Bouchakd ABo uch a rd@lesoleil.coiu ¦ Drôle de cabane à sucre que celle qui expose un couple de lièvres «empaillés» en train de copuler \u2014 nous les cachons quand il vient de jeunes enfants, insiste le responsable \u2014, et dont le mâle porte.des cornes ! «Vraiment, monsieur, je ne savais pas ça.C\u2019est bien la première fois qu\u2019on me le dit ! » La surprise, ce jour-là, était celle d\u2019un élève du Centre Nouvel Horizon, une école de Québec pour jeunes adultes « raccrocheurs ».L\u2019attrape fonctionne à merveille avec plein de monde, explique le coupable, Richard Lessard.«C\u2019est normal, dit-il.Les jeunes d\u2019aujourd'hui n\u2019ont plus de contact avec les animaux.Comment txlors les connaître?» L\u2019Érablière du Lac-Beauport, située sur le chemin des Lacs, ne compte pas que des lièvres en train de copuler.comme ils le font la plus grande partie de leur vie.Elle compte 39 autres espèces naturalisées d\u2019animaux sauvages du Québec.Beaucoup plus que le zoo de Québec, qui avait choisi de faire place aux oiseaux.Le gag du lièvre à cornes est la signature caricaturée du style unique que la famille Lessard a voulu donner à sa cabane à sucre.Une excursion pédagogique et ludique au pays des sucres, à 20 minutes en voiture du centre-ville de Québec.Savez-vous comment la sève d\u2019érable a été découverte ?lance Richard Lessard, directeur de l\u2019exploitation, animateur, guide touristique, humoriste, même un peu menteur de l\u2019érablière.Et savez-vous comment fut ensuite découvert le sucre d\u2019érable?Réponses au musée de l\u2019érable, l'un des deux pavillons historiographiques qui flanquent le bâtiment central traditionnel où sont servies les incontournables fèves aux lards, oreilles de crisse et crêpes arrosées de sirop d'érable.Ce menu, raconte Richard Lessard, origine du repas que prenait en forêt le bûcheron d\u2019autrefois, alors qu\u2019il travaillait jusqu\u2019à épuisement.Quand il revenait au village au printemps, il y emmenait ses recettes avec lui.Et pour en changer le goût devenu trop répétitif, quelqu'un eut un jour l\u2019idée d\u2019arroser tout cela de sirop d'érable.LA TISANE OUBLIÉE Le second pavillon s\u2019appelle le Camp du trappeur.C\u2019est là que se trouvent les 4(1 spécimens d\u2019animaux naturalisés qui constituent une collection probablement sans pareille au mètre carré.Ours blancs, bruns, noirs, orignaux, caribous, carcajous, loups, coyotes, renards, couguars, lynx, visons, loutres, rats musqués.Et il en manque encore 26 espèces.Imaginez! .Alors, l'eau d\u2019érable.Monsieur Lessard?«Une Amérindienne qui voit un jour des oiseaux sucer avidement des bourgeons d\u2019arbre décide d aller y voir de plus près, raconte l'homme.Elle découvre en léchant son doigt que le liquide des bourgeons a un léger goût su- cré.Elle extrait ce qu'il faut pour en faire une tisane, l\u2019une des boissons préférées des Amérindiens.Elle oublie la tisane sur le feu.Et lorsqu\u2019elle revient, le liquide a été transformé en tire par évaporation ! » Le musée décrit aussi les grands tournants de la cueillette de l\u2019eau d\u2019érable.Au début, l\u2019homme transportait le liquide dans des seaux.11 attela ensuite un chien pour le transporter.Ensuite un bœuf, puis un cheval.L\u2019ère du moteur remplaça les animaux par le tracteur.Et vint la tubulure d\u2019aujourd\u2019hui, dans laquelle l\u2019eau circule par gravité jusqu\u2019à la bouilloire.Les acériculteurs considèrent l\u2019eau d\u2019érable comme de l\u2019or liquide.«Nous ne sommes même pas rendus à mi-chemin du potentiel touristique de ce produit, clame Richard Lessard, alors qu\u2019on se fait dire de réduire notre production par les gouvernements.» L'Érablière du Lac-Beauport, indique-t-il, doit acheter pour 100 000$ de tire d\u2019érable par année pour satisfaire la demande qu\u2019elle contribue à créer par sa mise en marché pétaradante.Si son portail Internet «parle» cinq langues, « c\u2019est que notre clientèle vient de partout dans le monde, insiste Richard Lessard.Les Français, par exemple, ne se lassent jamais d\u2019entendre raconter ces histoires de premiers colons venus de chez eux pour bâtir la Nouvelle-France.Et c\u2019est normal.Nous ferions la même chose ! » QU\u2019EST-CE QU\u2019UNE MOUVETTE?Les érables ont commencé à couler mardi seulement dans les montagnes du chemin des Lacs, la dernière zone vraiment érablière du nord du Québec.11 n\u2019y a pas d\u2019érables dans le parc des Laurentides.Et les rares cabanes à sucre du Saguenay s\u2019abreuvent plutôt à la plaine, essence cousine de l\u2019érable.Bas étonnant que les Lessard doivent acheter pour 100 000$ de sirop.Leur érablière est ouverte à l\u2019année.Ils ont même une machine à neige.Quand les groupes de visiteurs s\u2019installent dans la salle à manger.Lessard et son équipe les font participer à des concours de cuillers musicales, leur font danser des sets carrés, leur soumettent des quiz du genre: la feuille du drapeau canadien est celle de quel érable?L\u2019été, l\u2019érablière organise des méchouis, des réceptions de mariage, des fêtes de tous genres.Les légendes de Richard Lessard sont toujours au rendez-vous, tout comme le lièvre à cornes qui copule avec sa belle.Les organisateurs de la visite du Centre Nouvel Horizon avaient voulu enrichir encore davantage le séjour du groupe à l\u2019Érablière du Lac-Beauport, ce jour-là.De sorte que les élèves devaient répondre à un questionnaire écrit.Qu\u2019est-ce qu\u2019un chalumeau ?Quel est l\u2019autre nom donné à l\u2019érable à sucre?Qu\u2019est-ce qu\u2019une mouvette?Non, non.pas mouffette.Mouvette! Le mot de la fin revient à ce même élève qui était renversé d\u2019apprendre que le lièvre mâle porte des cornes.« Savez-vous pourquoi les lièvres.comme les lapins, en sont venus à procréer aussi souvent?C\u2019était historiquement pour maintenir leur niveau de population, malgré les ravages des renards et des loups ! » Un à un ! Quand le* groupe* de rvùteur* s'installent dan* la salle a manger.Richard Lessard \u2014 en reste a carreaux \u2014 et son équipé le* font participer a de* concours de cuiller* musicales et leur font danser de* \u2022 set* » carrés.A f î+ffttfÿ+tf* r .\u2022 * PHOTOS IC $01111 PATRICI lAROCHt jn Le second pavillon s'appelle le ( amp du trappeur.C'est là que se trouvent les W siwcimen* d'animaux naturalises qui constituent une collection probablement sans imreille au mètre carre.>-Z LÉrabUere du Lac-Beauport doit acheter prtur 100 000$ de tire d'érable par année pour satisfaire la demande qu elle contribue a créer par sa mise en marché pétaradante AV h J3F a V S I ** s'a QUÉBEC | LE SOLEIL Le dimanche 2 avril 2006 B 2 LA L\u2019ÉCOLE Aller a 1 ecole par monts et par vaux Les élèves de l\u2019école secondaire du Mont-Sainte-Anne ont de la chance Marc Lestage AfLestage Gvlesole il.com ¦ Une dizaine d\u2019élèves du programme sports-études de l\u2019école secondaire Mont-Sainte-Anne ont eu chaud cette semaine, en se rendant en classe.let-refuge isolé sur les hauts caps dominant le secteur de Sault-aux-Co-chons.Inutile de dire que les jeunes excursionnistes ont été obligés de trimbaler leur sac de couchage et toute la nourriture et les boissons dont ils avaient besoin pour les deux jours.«C\u2019est une expérience de coopération, de mobilisation et de socialisation.Les jeunes ont eu plusieurs bonnes occasions de constater que la collaboration est essentielle», expliquait le prof responsable au retour de l'excursion, mercredi matin.« Les jeunes ont trouvé ça plus difficile que prévu, mais ils se sont franchement amusés», résumait l'enseignant.Berthier Lessard, de Saint-Ferréol, avait réalisé avant même le départ qu\u2019il faut parfois compter sur les autres.Lejeune homme, qui a déjà parcouru le sentier des Caps à pied et à ski dans le passé, n\u2019arrivait même plus à trouver une place pour un morceau de fromage dans son sac.C\u2019est Annie Boisvert, la plus grande du groupe, qui l'a tiré d\u2019affaire.Cette jeune fille de Saint-Ferréol est une habituée de la montagne.«J\u2019ai parcouru toutes les pistes dans un traîneau tiré par mes parents, avant même de savoir marcher», dit-elle.S\u2019inscrire au programme de ski de fond paraissait logique pour Annie, qui a fait l\u2019école de ski Jack Rabbit du Mont-Sainte-Anne dès qu'elle en a eu l\u2019âge.Elle est membre de l\u2019équipe de compétition locale.Le groupe a parcouru le sentier des Caps en ski de fond, sur plus de 35 kilomètres, par monts et par vaux, entre le Massif de Petite-Rivière-Saint-François et la municipalité de Saint-Joachim.L\u2019exercice était exigeant parce que ce sentier est aménagé à l\u2019intention des adeptes de la raquette.« La première fois que nous avons organisé l\u2019excursion, les responsables ne voulaient pas nous voir», raconte Jules Rancourt.Ce professeur d\u2019éducation physique est responsable de la concentration ski de fond dans cette école de la municipalité de Beaupré.Même si la grande majorité des élèves habitent les municipalités situées au pied du mont Sainte-Anne, l\u2019établissement offre le logement pour des étudiants de l\u2019extérieur de même qu\u2019un transport quotidien entre Cap-Rouge et Beaupré aux jeunes de la grande région de Québec.Plus de 300 élèves de l\u2019école secondaire s\u2019adonnent régulièrement au ski alpin, au ski de fond ou à la planche à neige, en même temps qu\u2019ils poursuivent leurs études, entre le début décembre et la fin mars.Les jeunes de la concentration ski de fond profitent des conseils de Marcel Aubertin, un moniteur professionnel en poste au centre de ski de Saint-Ferréol.Ils sont reçus par petits groupes de 80 élèves.^expédition de cette semaine marquait la fin de la saison.Elle a obligé les 10 jeunes sélectionnés (les meilleurs.) à coucher dans un cha- PHOTOS LE SOLEIL PATRICE LAROCHE Le groupe des jeunes skieurs, en compagnie du responsable du programme, Jules Rancourt, au premier plan Carole-Anne Potvin, de Beaupré, explique quelle appartient elle aussi «à une famille de skieurs ».Les coteaux du mont Saint-Anne et du mont Saint-Ferréol ont toujours été son terrain de jeux depuis qu elle a chaussé des skis pour la première fois, à l\u2019âge de deux ans.Sébastien Girard, de Beauport, regrette de devoir quitter sa polyvalente et le programme sports-études dans quelques mois.L\u2019an prochain, il sera inscrit au Cégep Limoilou et il a le goût de se remettre à la natation, un sport qu\u2019il adore aussi et qu\u2019il sera plus facile de pratiquer « à la ville ».Alex Boisvert est elle aussi inscrite à Limoilou pour septembre.Elle n\u2019a cependant pas l\u2019intention de renoncer au ski.On la retrouvera probablement comme patrouilleuse en attendant qu\u2019un poste de monitrice de ski lui soit proposé éventuellement.C'est en autobus que les jeunes ont rallié le point de départ de leur excursion, au Massif de Petite-Riviére-Saint-François.«J\u2019ai parcouru toutes les pistes dans un traîneau tire par mes parents, avant même de savoir marcher», dit Annie Boisvert, de Saint-Ferréol.t Ecrivez-nous ! Votre classe ou votre école prépare une activité spéciale, une sortie, une fête, un spectacle, une action communautaire, une classe verte ou blanche, etc.?Prévenez-nous à redaction@lesoleil.com Chaque semaine, nous publierons un reportage réalisé dans une école primaire ou secondaire.Berthier Lessard.Alex Boisvert et Carole-Anne Potvin, départ de l\u2019excursion quelques minutes avant le Am XAI/OJ Fidèles à leurs missions, Papiers White Birch* division Stadacona S.E.C.et la Ville de Québec sont fiers de s\u2019associer afin d\u2019offrir la distribution du journal Le Soleil dans plusieurs établissements scolaires de la région.s- x»3 «D5 S lVille lap iers^yiiite Bifch DIVISION STADACONA S.E.C.Papiers White Birch* division Stadacona S.E.C.est un chef de file dans la fabrication de papier journal, de papier annuaire et de carton ainsi que dans la technologie de pâte desencrée Ayant pignon sur rue dans Limoilou depuis près de 80 ans.elle anime la vie économique de la région de Québec tout en maintenant une politique de développement durable. Le Dimanche 2 avril 2006 LE SOLEIL B 3 LES UMJREATS DE QUEBEC Fernand Labrie HOMMAGE À DES GENS D'EXCEPTION DE LA RÉGION Un bâtisseur acharné Chaque semaine, un jury formé de représentants des rédactions du SOLEIL, de la radio et de la télévision de Kadio-Canada à Québec nomme un lauréat afin de souligner une réalisation exceptionnelle ou une contribution significative à la vie ou au rayonnement de Québec.Rencontrez le lauréat de la semaine dans LE SOLEIL le dimanche, à la radio de Radio-Canada le lundi matin et à la télévision dans le téléjournal de fin d après-midi.Vous connaissez une personne qui mériterait d\u2019ètre nommée lauréat?Écrivez-nous à redaction® lesoleil.com.Marie Caquette MCa ouette@l esole il.co tu I Cela fait tellement d'années que le ly Fernand Labrie exerce son emprise sur la recherche médicale à Québec qu'il a presque un statut de patriarche.N\u2019a-t-il pas mis au monde le premier centre de recherche médicale de la capitale en 1972, dans un garage derrière le CHUL ?On était loin, alors, du gigantisme actuel de l\u2019institution: le labo employait une quinzaine de personnes et Fernand Labrie stationnait sa voiture devant la porte ! À 68 ans, le Dr Labrie n'aime pits trop qu'on le qualifie de patriarche ou de pionnier, ni qu\u2019on lui parle de retraite alors qu\u2019il a le regard encore tourné vers l\u2019avenir et qu\u2019il espère annoncer une ou deux découvertes majeures d'ici quelques années.« Il reste des choses à faire.» Le chercheur ne travaille toutefois plus lui-même dans ses labos depuis 10 ans.Le plus clair de son temps est occupé à lire, à réfléchir à de nouvelles approches, à évaluer des résultats et à planifier les travaux de son unité de recherches en endocrinologie, qui emploie plus de 300 personnes.11 plane au-dessus des choses, gardant un œil sur tout, un peu à la façon de son oiseau fétiche, l'aigle, dont il admire l\u2019esthétique, la force et la détermination.Monsieur le directeur ne consacre pas beaucoup de temps non plus à l\u2019administration de l\u2019ensemble de son centre de recherche, où travaillent la moitié des 2200 chercheurs en sciences de la santé de la capitale.Et où beaucoup d\u2019entrepreneurs et de firmes de biotechnologie de la région ont démarré.Citons Infectio Diagnostic, Æterna, Anapharm, ID BioMedical.Fernand Labrie n\u2019est pas un directeur à la main lourde sur le plan administratif.«Chacun fait ses affaires»; chaque responsable d\u2019unité de recherche va chercher lui-même ses subventions dans son champ d\u2019activité.«Ils travaillent fort et ils sont bons », commente-t-il.Le directeur résene son énergie à faire du lobbying auprès des hommes politiques et des gens d\u2019affaires afin d\u2019obtenir les fonds nécessaires pour les agrandissements.Devenu encore une fois trop petit, le centre de recherches est à nouveau en phase d\u2019agrandissement, pour la cinquième fois depuis 1972.Sa superficie > Fiche de présentation J Lauréat: Fernand Labrie J Catégorie: recherche médicale J Occasion: le chercheur a reçu le prix de l'entrepreneur par excellence aux Fidéides i/1 VJ.L'esthétique, la force et la détermination de l 'aigle, son oiseau fetiche, fascinent le lé Fernand Labrie.atteindra bientôt les 29 000 mètres carrés.Bref, on comprend maintenant pourquoi le Dr Labrie a reçu dernièrement, aux Fidéides, le prix de l\u2019entrepreneur par excellence de l\u2019année.LE SOLEIL et Radio-Canada en ont donc fait leur lauréat, cette semaine.Fendant une quinzaine d\u2019années, avant que les fusions d\u2019hôpitaux et de centres de recherches, à Montréal et à Toronto, ne lui ravissent ce titre, le centre de recherches en santé du CHUL a été le plus important du genre au Canada.Si la longévité de la carrière du directeur-chercheur est étonnante, sa forme physique l\u2019est tout autant.Fernand Labrie est en grande forme.Il a la même allure qu'à ses débuts, sans un kilo de plus, dirait-on.Grâce à ses sept minutes quotidiennes de natation, selon lui.C\u2019est le temps qu\u2019il prend pour faire ses 20 longueurs de dos crawlé, sa spécialité depuis ses années de secondaire au Petit Séminaire de Québec.Un corps sain et un esprit encore très alerte, donc.Côté projets, l\u2019endocrinologue révèle qu\u2019il s\u2019intéresse à la mise au point d\u2019un nouveau traitement pour la ménopause.C\u2019est un territoire à conquérir depuis que les femmes ont abandonné les pilules à base d\u2019œstrogène qui accroissent le risque de cancer du sein.Dans le cas du cancer du sein, les choses sont encore plus avancées dans le développement d\u2019un médicament qui bloquerait les œstrogènes, les hormones responsables de la croissance du cancer du sein.Les re- cherches pourraient aboutir d\u2019ici cinq ans.« ( )n est à la dernière phase avant la commercialisation.Je ne peux pas arrêter avant que ça soit fait.» Son équipe a examiné la situation sous un angle différent.Ce cancer est diagnostiqué, dans 60% des cas, lorsque la tumeur est rendue à l\u2019extérieur de la glande mammaire.«Pour réduire le nombre de décès, il faut aller du côté de la prévention.» L\u2019objectif est la production d\u2019un médicament sans effet secondaire que toutes les femmes pourraient prendre, comme dans les belles années de l\u2019hormonothérapie.La molécule en question servirait aussi à prévenir la perte osseuse, précise le chercheur.Le Dr Labrie est bien sûr surtout associé au cancer de la prostate.Les traitements qu'il a découverts et mis au point à Québec ont enregistré des ventes de quatre milliards de dollars US, partout dans le monde, depuis 15 ans.C\u2019est 1 % du marché mondial des médicaments, dit-il, très fier de ce succès.Il compte rester le roi de ce secteur avi*c le lancement d\u2019un nouveau produit, mille fois plus puissant que ce qui est sur le marché.«On traitera moins longtemps avec* le même effet.» Toutes ces activités lui ont permis d\u2019accumuler 1100 publications et d'accueillir 72 chercheurs en études postdoctorales.Le chercheur signale encore que plusieurs compagnies pharmaceutiques américaines et européennes confient des contrats de recherches à son centre.Depuis 10 ans, ce sont 200 millions S qui affluent de l'extérieur du pays.PHOTOS lê SOLCIL PATRICE l AR0CH1 timéà l h i>etit tour dans \u2022 /épicerie » des chercheurs, où sont conservés les ingredients chimiques essentiels à la recherche.I>es fenêtres de son bureau, Fernand ht brie peut suneiller les nouveaux fraraui d agrandissement du centre tie recherches qu il a mis au monde.Remontons le temps.À l'adolescence, le jeune Labrie quitte la ferme familiale de l'Estrie pour venir étudier à Québec, où il réussit en classe et termine avec le Prix du Prinee-de-GalIcs.La médecine l\u2019attire.A la nouvelle faculté de médecine qui ouvre ses portes sur le campus de Sainte-Foy, en 1957, ses maîtres seront les Drh Louis Ber-linguet.Yves Morin et Claude Fortier.Il choisit une spécialité où l\u2019aspect quantitatif occupe une place importante, l\u2019endocrinologie.«J\u2019ai toujours aimé les choses qu'on peut mesurer.» Ses recherches débutent, en 1972, sur les mécanismes d\u2019action des hormones qui contrôlent les fonctions sexuelles.Ce sont des hormones situées dans le cerveau.A l\u2019origine, dit-il, on cherchait à traiter l\u2019infertilité des femmes avec ces hormones, pensant qu\u2019un surplus reproduirait leur effet normal, «en plus gros».Surprise, ça bloquait complètement leur action.Les nouvelles technologies ont façonné l\u2019évolution de la recherche dans ce domaine, comme dans bien d'autres.De la physiologie qui étudie le fonctionnement de l\u2019organisme, la recherche se tourne vers la génétique, avec l\u2019ADN.Puis arrive la découverte du génome humain et la génomique.Et enfin, la protéonique.« Il y a 30 000 gènes, mais un million de protéines, explique Fernand Labrie.L\u2019ADN est un moule qui sert à fabriquer des cellules différentes, les protéines.L\u2019un est l\u2019édifice, les autres, les briques », sert-il comme comparaison.( )ù on reconnaît le bâtisseur.«Il y a 30000 gènes, mais un million de protéines» SAO BANQUE NATIONALE Ville de Le Lauréat de Québec en entrevue avec Claude Bernalcliez demain à 8h4S \u2022#\u2022106,3\u201c' àlflradiode PCEMlfBt CHAÎNE Radio-Canada du ïéléiournal Québec evec Julie Drôle! dès I8li à la télévision de Radio-Canada *> ¦AD*0 CAMAOA TÉLÉVISION LE SOLEIL Le dimanche 2 avril 2006 B 4 LA VIE COMMUNAUTAIRE CHARLEVOIX\u2014 CÔTE-NORD Une chanson pour ton Salon ! ¦ Le Salon Jeunesse Côte-Nord invite la population à participer à son concours de la chanson-thème de l\u2019événement.Les participants, qui ont jusqu'au 1S avril pour faire parvenir leur proposition, doivent s\u2019inspirer de la région et ses charmes dans l\u2019une des quatre lances suivantes, soit le français, l\u2019anglais, l\u2019innu ou le naskapi.Le gagnant méritera une bourse de 500$.On s\u2019informe au www.salonjeunesse.net.Exposition joaillière ¦ Jusqu\u2019au 14 avril, la Maison du patrimoine N.-A.-Comeau de Baie-Co-meau présente l\u2019exposition Traces, qui regroupe les œuvres de l\u2019artisa-ne joaillière Carolle Desjardins.Grâce à 18 œuvres, l\u2019artiste témoigne de son parcours à la rencontre d\u2019un peuple et de son territoire.Des matériaux bruts, forgés par la nature, constituent la base de ses créations.Os, poils, plumes, peaux, coquillages, algues et bois flottant sont ainsi mis à contribution.COLLABORATION SPÉCIALE STEEVE PARADIS Jean-Marc Voilant, conteur, Danielle Delorme, directrice générale du Cégep de Baie-Comeau, et Jean Voilant, responsable de l'éducation au Conseil de bande de Betsiamites, devant la murale du local innu du Cégep.Culture innue au Cégep ¦\tI lepuis quelques semaines, le Cégep de Baie-Comeau dispose de L'Innuat'z, un local dédié à la culture innue qui répond â une demande des étudiants autochtones de l\u2019établissement.Ces derniers désiraient se rassembler dans un lieu qui leur ressemble.Le conteur Jean-Marc Voilant, la directrice du Cégep Danielle Delorme et le responsable de l\u2019éducation au conseil de bande de Betsiamites, Jean Voilant, posent devant la murale du local lors de son inauguration./\\ Francofête à Sept-Iles ¦\tIVndant les activités de la Francofête it Sept-Iles, la bibliothèque municipale Louis-Ange-Santerre a présenté un concours de création littéraire, auquel ont participé 85 personnes.Dans la catégorie 9-13 tins, la palme est revenue à Justine D\u2019Amours.Rachel Lapierre l\u2019a emporté chez les 14-17 ans, alors (pie la catégorie adulte a été gagnée* par Geneviève Thibeault.Les textes des trois finalistes de chaque catégorie sont exposés dans le corridor do la bibliothèque.Prix du bénévolat Steeve Paradis CoUaboratùm sjwcùUe Pierre Champagne PChampagne UNaoleilam ious pouiez joindre l\u2019auteur de ces ligne» au 6S6-¦Wri, par télécopieur au 6H6-337h, par la poste à Journal Le Soleil, 110, bout Charest Est, C.P.1547, suce.Terminus.Québec (Québec), Cl K 7J6 ou par courriel a Pt hampagne@lesoleil.com.Il est préférable que les communiqué» nous panien-nent au moins 10 jours a l\u2019avance.Le mois d\u2019avril ¦ Le mois d\u2019avril qui débutait hier est le Mois du poisson?Pas vraiment.Mais avril, c\u2019est le Mois de la santé dentaire, le Mois de l\u2019autisme, le Mois du cancer et le Mois du Parkinson.Quant à cette première semaine d\u2019avril, c\u2019est la Semaine nationale de la conservation de la faune.La Salon des camps de vacances à Place Laurier ¦\tLe printemps vient tout juste de s\u2019installer que déjà se profile le besoin de planifier ses vacances d\u2019été et d\u2019occuper pleinement le temps libre à venir de ses enfants.Place Laurier invite donc tous les parents à la Caravane des cfimps d\u2019été, présentée du 7 au 9\tavril par l\u2019Association des camps du Québec, pour les aider dans cette recherche de planification.Au cours de cette activité gratuite, parents et enfants pourront en profiter pour rencontrer plus d\u2019une trentaine de représentants des camps de vacances et camps de jours certifiés du Québec et s\u2019informer sur les divers programmes et spécialités offerts par chacun.Joyeux retraités ¦\tLe Club des Joyeux retraités du SOLEIL a tenu à rendre hommage, récemment, à Yvan Dion, qui, depuis 10\tans, s\u2019occupe bénévolement de la Ligue de quilles des Joyeux retraités du SOLEIL.Une toute petite ligue de quillesqui, au départ, en 1994, ne comptait qu\u2019une vingtaine d\u2019anciens employés (typos, pressiers, expéditeurs, photograveurs, correcteurs, agents de UN OCTROI MAJEUR AU CHUQ ¦ Ï1** Yvan Caron, président du conseil d\u2019administration d\u2019Opération Enfant Soleil, était pîirticulièrement fier de remettre 2,5 millions $ au Centre hospitalier universitaire de Québec.Une augmentation de 314 897$ comparativement à l'an dernier, grâce à la générosité du public lors du dernier téléthon.Cet octroi permettra l\u2019achat d\u2019équipement spécialisé pour le Centre mère-enfant, qui accueille les enfants de Québec et de tout l'Est du Québec.Depuis 1988, c\u2019est 23637 749$ qui ont été remis au CHUQ par Opération Enfant Soleil pour le développement d\u2019une pédiatrie de qualité.Sur la photo, on aperçoit le Dr Bruno Pied-boeuf, chef de la pédiatrie au Centre mère-enfant, Guillaume, un patient du CHUQ, le directeur général du CHUQ, René Rouleau, et le président du conseil d\u2019administration d'Opé-ration Enfant Soleil, Yvan Caron.Nous reconnaissons Yvan Dion sur cette photo.Il tient dans sa main une caricature signée par Raoul Hunter, un ancien du SOLEIL lui aussi.tirage, représentants publicitaires, etc.) du SOLEIL mais qui en comptera une centaine dès la prochaine saison.Et puisque ça va si bien dans les petites quilles, les boys ont décidé de former une ligue de curling qui termine sa première saison avec 32 joueurs au Club de curling Etchemins.Bazar de jouets et de livres usagés ¦\tLes élèves de cinquième année de la classe de Claudia Càbolet à l\u2019école des Grandes-Marées de Sainte-Foy préparent un bazar de jouets et de livres usagés qu'ils présentèrent les 10 et 11 avril en soirée de 19 h à 21 h (pour le public) et à l\u2019heure du midi pour les étudiants et le personnel de l\u2019école.Ce sont les élèves qui s\u2019occuperont de vérifier \u2014 usagés ne veut pas dire brisés, donc tout sera en bon état \u2014, d\u2019enregistrer et de classer les articles dans la boutique.Il y aura aussi des élèves à la vente.D\u2019ailleurs, chaque élève est dans un comité de l\u2019entreprise: publicité, relations publiques, communications, organisation, vente et finances.Grâce à ce projet, en plus de développer des qualités entrepreneuriales, les élèves seront solidaires à la cause des enfants malades car 20% des ventes sera donné à Enfant Soleil.Les Diplomates recrutent ¦\tLes Diplomates invitent les anciens et les joueurs encore actifs de cuivres et de percussion à se joindre à leur nouvel ensemble de 100 membres dont 60 cuivres.Ils tiennent une pratique portes ouvertes, le samedi 8 avril, de 11 h à 16 h, à l\u2019école François-Bourin, 50, des Cascades, Beauport.Bienvenue à tout le monde.Info : 828-2654 ou www.Iesdiplomates.org.AUTRES TEXTES en page B 5 ?CHAUDIERE-APPAL ACHES\u2014COTE-DU-SUD ¦ Un pompier volontaire de Tadoussac, Luc-Guy Thérrien.recevra à la fin du mois à Québec le Prix Hommage bénévolat-Québec 2006 dans la catégorie bénévole en fiction pour bi région de la Côte-Nord.Depuis cinq ans, M.Therrien se consacre à donner un lieu de loisirs aux jeunes de Tadoussac, ce qui a permis de créer un véritable esprit communautaire au sein du petit village touristique.A bi fois boucher et menuisier.Luc-Guy Therrien est un adepte de la maxime voulant que le monde est à refaire à travers chacun de nous.ARCHIVES LE SOLEIL ïann Terreau donnera une sérié de spectacles dans l'Est du Quebec, cette semaine.Les spectacles du ROSEQ cette semaine ¦ Le Réseau di's organisateurs de spectacles de l\u2019Est du Québec (ROSEQ) présentera plusieurs spectacles d\u2019intérêt.D\u2019abord, la pièce de theatre Visites à Monsieur Green sera présentée à Sept-iles aujourd'hui et à Fèrmont demain.Lejeune public sera servi avec la pièce La Félicité.présentée aujourd'hui à Kimouski.< >n nourrit d'étranges g»users (théâtre d\u2019humour) serti t\\ l'affiche demain à Am-qui, lundi à New Richmond et mardi àGaspé.Yann IVrreau s\u2019arrêtera demain à Baie-Comeau.mardi à Sept-iles.jeudi à Amqui.vendredi à New Richmond et le samedi S avril à Rimouski.(>tle à l'Acadie, un spectacle à grand déploiement.sera présenté jeudi à Rhière-du-Loup.vendredi à Rimouski et samedi à Amqui.\\ouspouvezJtHmdrr l'auteur de ces Ugnc* à Haie-Comeau.oh (HS) fOS S747.au (41S) t96-S09t (télécopieur) ou .» s \u2018 .on e = 1 GLui' En compagnie d'elères de l'eeok Saint- Mcolas à Montmagny.l'autcurc de letude - Ma rear proférée».Pier-Anne Paquet Gagnon, et Benoit Laberge.de la Direction de la santé publique de Chaudière-Appaiaehes.L'ecote magnymontoine n a pas fait partie de l etude.mais ses eleres figurent sur les photographies qui illustrent son cahier de presgHaüon Sylvain Fournier Collaboration spéciale lbu.« pouvez joindre l'auteur de res lignes par télécopieur au (418) Î48-8922 ou par courriel à oie-blanc.presse@globe-trotter.net.La semaine prochaine.la chronique proviendra de Thetford Mines et sera signer par tan Bussiéres.que vous pouvez joindre au (418) 385-8309 ou par télécopieur au (418) 385-6054. Le dimanche 2 avril 2006 LE SOLEIL VIE JCOMMUNAUTAIRE B 5 Piehke Champagne PC h a mpagne (5 lesole il.com Ça va mal?¦\tÇa va mal?Vuus avez des problèmes ?Sources vives, familles monoparentales et recomposées de Beauport invite la population à s\u2019inscrire à l'atelier de Suzanne Paradis Comment traverser les étapes difficiles de la vie à la suite d'une séparation ou un divorce.La vie nous offre de beaux moments et d\u2019autres beaucoup plus difficiles.Nous n\u2019avons aucun pouvoir sur les événements de la vie.Nous avons par contre du pouvoir sur la façon d'accueillir et de traverser ces moments pénibles.Cet atelier a pour but de développer un regard nouveau vis-à-vis les changements qui traversent nos vies et les transitions, les adaptations nécessaires pour continuer notre route.Cet atelier de 10 rencontres de trois heures peut être offert de jour ou de soir et c\u2019est gratuit.Au centre de loisirs Le Petit Village, au 2900, boulevard du Loiret, à Beauport.Information au 623-8121.Site Internet : www.oricom.ca/sourcesvlves.Fantaisies printanières ¦\tL'Association de jumelage de Cap-Rouge Saint-Augustin est fière de vous présenter leur concert annuel qui a pour lUreFanta isiesprintan iè-res.Le concert aura lieu le 8 avril 2006, à 20 h, à l\u2019église Saint-Félix-de-Cap-Rouge, 1460, rue Provencher à Cap-Rouge.Pour réservations de billets de concert : 688-8395.Anne-Marie LaBerge, vice-présidente des communications chez Telus, et Ginette Charest, directrice générale de Leucan Près de 200 000 S pour Leucan ¦ Anne-Marie LaBerge, vice-présidente des communications chez Telus, a remis près de 2(H) 000 S à Ginette Charest, directrice générale de Leucan, organisme sans but lucratif qui veille au bien-être des enfants atteints de cancer et de leur famille.Ce don est le résultat direct de la générosité des clients de l\u2019entreprise et d\u2019un projet de marketing innovateur mis en œuvre dans le cadre du programme Avantages de Telus.Vins et fromages à guichet fermé ¦ Le club Rotary de Lévis s\u2019associe à nouveau au comptoir alimentaire Le Grenier pour soutenir son financement en tenant, le 6 avril, une soirée vins et fromages à guichet fermé.Tous les billets, qui se vendaient pourtant 75 S chacun, ont trouvé pre- CONSTRUCTION CANADIENNE RfstpeNJiiL conmtenani nnovation 30 anniversaire Tt Condominiums Jean Juneau Phases 1 et 2 - vendus Phase 3 -X 2 DISPONIBLES IMMÉDIATEMENT Phase 4 -X 4 Saint-Augustin-de-Desmaures Bureau des ventes 101, Geneviève - Tinon 878-2558 \u2022 627-5145 ! OWÏNS COfTNWG emsüci.wni R B 0 8267-5836-12 .
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