Le soleil, 29 avril 2006, samedi 29 avril 2006
[" -\u201cT\u201d!-;\u2014 ¦\t¦\t¦\t, .-' Le quotidien de la capitale Samedi 29 avril 20(X> www.cyberpresse.ca Quabac.uoann«c.n ia> d- Qtù \u202205- 0 1 SUDOKU Un cahier de 36 pages à l\u2019intérieur X N.L\u2019exode des jeunes : un mythe et une réalité Quand ils s\u2019en vont de Québec, ils quittent la trop blanche, la trop francophone, la trop tranquille.Quand ils y vivent, ils chérissent la prospère, la verte, la familiale.2 à 5 k._ fl if \u2022' s / t I Très équipée X.\u2018 Transport < MalÜNI LS 2006 M0,eUf 2 2 ' Ec0 \u2022\t45% quittent la région après l\u2019âge de 16 ans \u2022\t12% reviennent avant l\u2019âge de 32 ans \u2022\t7% sont allés s\u2019installer sur la Rive-Sud de Québec À l \u2019âge de 32 ans, un jeune sur quatre (26 %) aura donc quitté la grande région de Québec DE CEUX QUI SONT PARTIS : \u2022\t61% habitent la grande région de Montréal \u2022\t25% habitent une autre région du Québec \u2022\t14 % habitent à l\u2019extérieur du Québec Selon vous, le nombre de jeunes adultes à Québec a-t-il tendance à augmenter, à diminuer ou à rester à peu près le même ?(>> \u2022\tÀ augmenter.17 % \u2022\tA diminuer.33 % \u2022\tÀ rester le même__.42 % \u2022\tNe sait pas/refus.9 % Sources (1)\tÉtude longitudinale del lnstitut de la sta tistique du Québec (ISQ) (2)\tSondage CROP le Soleil, base sut 401 en trevues téléphoniques réalisées du 11 au 15 avril 2006 Marge d erreur de 5 points, 19 fois sur 20.Du 27 au 30 avril seulement Ne manquez pas la traditionnelle vente printanièie ! 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vivre dans un milieu plus diversifié \u2022\tPour poursuivre ses études \u2022\tPour améliorer ses perspectives d'avenir \u2022\tPour rejoindre son conjoint \u2022\tPour vivre l'aventure Sources tiré de l\u2019enquête du Croupe de recherche sur la migration des jeunes de l'INRS et de la consulta tion auprès d\u2019une centaine de jeunes âgés entre 15 et 35 ans, qui s'est déroulée lors du forum organise au debut avril par la Commission de la capitale nationale À votre avis, qu\u2019est-ce qui motive le plus certains jeunes à quitter Québec ?\u2022\tTrouver un meilleur emploi.______________._________________32% \u2022\tAméliorer leurs perspectives d'avenir_________________________.___________27 % \u2022\tLe goût de l'aventure________________________________________________________12% \u2022\tAller dans une ville plus diversifiée________________________________________ 10% \u2022\tApprendre l\u2019anglais.________________ 10% \u2022\tToutes ces réponses .__________________.___________ 5 % \u2022\tNe sait pas/refus___________.2 % Source sondage CROP-Le Soleil, base sur 401 entrevues téléphoniques réalisées du 11 au 15 avril 2006 Marge d erreur de 5 points, 19 fois sur 20.Mille et une raisons de partir Le besoin de prendre le large h?* Maxime Verret, 34 ans, a quitté la capitale il y a maintenant 10 ans.« À Québec, les gens se ressemblent trop, les idées et les goûts sont souvent les mêmes.J'avais besoin d\u2019aller voir ailleurs, j'étouffais», affirme le Montréalais d\u2019adoption.\u2014 photo la presse Daphnée Dion-Viens I\tddviens@lesoleil.com II\ty a ceux qui partent pour le boulot, pour rejoindre un conjoint ou pour les études.D\u2019autres qui partent pour améliorer leur qualité de vie ou pour apprendre l\u2019anglais.Meus avant tout il y a.le désir de vivre sa vie.C\u2019est ce qui ressort de l\u2019enquête menée par le Groupe de recherche sur la migration des jeunes de l\u2019INRS.Contrairement à ce qu\u2019on pourrait penser, le travail n\u2019arrive qu\u2019tiu sixième rang parmi les raisons de partir citées par des jeunes âgés entre 20 et :t4 ans.Vivre sa vie, améliorer ses perspectives d\u2019avenir, poursuivre ses études, avoir une bonne qualité de vie et goûter à l\u2019aventure sont, en ordre d\u2019importance, les raisons qui figurent en tête de liste.Des résultats qui ne surprennent pas Mathieu Davignon, :I2 ans.«C\u2019est un processus normal de vouloir s\u2019éloigner de ses parents.Presque tous les jeunes que je connais sont partis pour voler de leurs propres ailes », indique celui qui a quitté Granby, sa ville natale, pour venir s\u2019établir à Québec.GAGNER SA VIE Ces résultats ne font pas l\u2019unanimité.Selon l\u2019économiste Pierre Mainguy, les départs des jeunes de Québec sont directement liés à la croissance économique de la région, donc à l\u2019emploi.Le solde migratoire des 25-35 ans (la différence entre les jeunes qui quittent Québec et ceux qui arrivent des autres répons) était négatif au milieu des années 90.Au même moment, Québec traversait une période difficile sur le plan économique \u2014 notamment en raison des nombreuses réductions d\u2019emplois dims la fonction publique \u2014, alors que l\u2019économie mont-réalaise tournait à plein régime.« Kn 1994, je terminais un bac en administration.Les emplois é-taient si rares à Québec que presque tous les jeunes de mon âge ont dû s\u2019expatrier à Montréal », raconte Bernard Plante, 35 ans, qui se décrit comme un «survi-vant de Québec ».La situation s\u2019est améliorée depuis.« La région réussit à garder ses jeunes depuis que l\u2019économie va mieux», constate M.Mainguy.Avec les réductions d\u2019emplois à venir dans la fonction publique, il est important de miser sur la diversification de l\u2019économie et l\u2019entrepreneurship, afin d\u2019éviter que ce scénario ne se répète, prévient l\u2019économiste.MOROSITÉ Il y a donc le boulot et une panoplie de raisons personnelles qui incitent les jeunes de Québec à aller voir ailleurs.Mais ce n\u2019est pas tout.« Je suis content d\u2019être parti, dit Maxime Verret, un ingénieur de 34 ans qui habite maintenant Montréal, l'arec que Québec, malgré sa beauté et son histoire, est une ville-dortoir.Ça ne bouge pas assez, et surtout, les gens sont trop fermés.» Ville-dortoir.L\u2019image est accablante et Québec a bien de la difficulté à s\u2019en débarrasser.Parmi les jeunes interrogés, le même refrain revient souvent: la ville manque de dynamisme, est peu ouverte sur le monde, a de la difficulté à mettre des projets d\u2019envergure sur les rails.« S\u2019il n\u2019est plus permis de rêver en couleur à Québec, ma copine et moi allons peut-être décider, com- me tous les autres, de quitter cette ville qui nous tient pourtant à cœur, lance Bernard Plante.On y pense beaucoup ces temps-ci.» C\u2019est pourquoi il faut à tout prix sortir Québec de cette morosité avant que la capitale ne s\u2019enfonce dans un cercle vicieux, estime pour sa part Régis Labeaume, président de la Fbndation de l\u2019entrepreneurship.« Parce que ceux qui partent, ce sont justement ceux qui pourraient faire changer la mentalité de la ville, dit-il.C\u2019est d'eux dont nous avons le plus besoin.» « Ceux qui partent, ce sont justement ceux qui pourraient faire changer la mentalité de la ville » SOMMAIRE NOUS JOINDRE Affaires 50 Sports 93 À 99 Voyages vi f VH?CHAMPAGNE GOURMANDE Dans un récit gourmand, Chrystine Brouillet racon te son récent séjour dans la région de Champagne Des bulles encore plein les yeux, elle vous livre ses bonnes adresses 43 lotenes A4 télévision A14 agenda arts A31 agenda vivre ici A31 horoscope PATRON DE COMINAR Michel Dallaire était manœuvre et à 14 ans il travaillait pour son père, Jules, le fondateur de Cominar Aujourd'hui, à 44 ans, cet homme discret est aux commandes de I entreprise 32 |eux et divertissements 80 décès M30 petites annonces 61 Bourses 85 sports LE CANADIEN BATTU Le Canadien a été battu 3-2 par les Hurricanes de la Caroline Par ailleurs, les Remparts ont plutôt bien servi leurs partisans avec une victoire de 5-2 sur le Titan d\u2019Acadie-Bathurst ÉDITORIAL 32 Pierre-Paul Noreau commente l'accord sur le bois d\u2019oeuvre Cyberpresse VIVRE ICI Comment redécorer la maison, démarrer la piscine, se préparer au déménagement ?Consulter la rubrique Maison dans la section Vivre ici.www.cyberpresse.ca/soleil Brigitte Breton se penche sur l\u2019augmentation des césariennes Vivre ici PARENTS, MODE D\u2019EMPLOI Bébé vient de se montrer le bout du nez.Vous êtes comblé de joie, mais soudain, l'angoisse vous envahit Serai-je un bon parent ?vous demandez-vous Mais au fait, qu\u2019entend-on par « bon parent » ?Des enfants et des spécialistes se prononcent.MÉTÉO Plus de détails -4 90 Max.15 min.3 Ensoleillé.Vents légers.Abonnements\t686-3344 1 866 686-3344 Carrières et professions 686 3270 Petites annonces\t844-4444 Promotion\t686-3342 Publicité détaillants 686-3435 Publicité générale\t686-3270 Rédaction\t686-3394 Renseignements\t686^233 Par courriel : abonnements@lesoleil.com petitesannonces@lesoleil.com redaction@lesoleil.com Le Solal, une division de 3834310 Canada Inc .est publié et édité par Le Soleil, 410, boul Charest Est.case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) GlK 7)6 Le Soleil est imprimé au 5000.rue Hugues-Randm bureau 4.à Québec (Québec) GîC 2B4.par Transcontinental de la Capitale, une filiale de Transcontinental Inc, 1, place Ville-Mane bureau 3315, Montréal (Québec), H3B 3N2 Envoi de puWicaPon \u2014 Numéro d» convention 40065012 Seul» la Press* cmadmv» «t aulom» a utiliser et à diffuser les informations pubWes dans Le Soleil ISSN 03190730 + leSoieil L* samedi 29 avril 2006 ZoomActualités 5 L\u2019EXODE DES JEUNES DE QUÉBEC, MYTHE ET RÉALITÉ Pourquoi rester à Québec ?\u2022\tPour la qualité de vie \u2022\tPour vivre dans un endroit convenable pour élever sa famille \u2022\tPour la proximité de la nature \u2022\tPour les possibilités de travail \u2022\tPour vivre auprès de sa famille et de ses amis \u2022\tPour vivre dans une ville à dimension humaine Sources tire de I enquête du Croupe de recherche sur U migration des jet* nés de I INRS et de la consultation auprès d une centaine de jeunes ages erv tre 15 et 35 ans, qui s est deroulee lors du forum organise au debut avril par la Commission de ta Capitale-Nationale Selon vous, qu'est-ce qui motive le plus les jeunes à rester?\u2022\tLa qualité de vie en general \u2022\tRester avec leurs parents et amis .\u2022\tLa proximité de la campagne .\u2022\tLes possibilités d'emplois .\u2022\tLes activités culturelles .\u2022\tToutes ces réponses_________-__________\u2014 4% \u2022\tNe sait pas/Refus________________________ 3 % Source Sondage CROP-te Soleil basé sur 401 entrevue» téléphoniques réalisées du 11 au 15 avril 2006 Marge d etreur de 5 points.19 fo« sur 20- .ou de rester Faire de Québec son port d\u2019attache | Daphnée Dion-Viens I ddviens@lesoleil.com Que ce soit pour la proximité de la nature ou parce que c\u2019est un endroit parfait pour élever ses enfants, les raisons qui retiennent les jeunes à Québec se résument souvent en trois mots : qualité de vie.Pour Michel Dubé, 29 ans, Québec est le meilleur des deux mondes : « On a les avantages de la ville et les avantages de la région ! » dit-il.Comme plusieurs, il apprécie particulièrement les grands espaces et les centres de ski à proximité, en plus des bars et restaurants à quelques coins de rue.« Le fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de trafic, comme à Montréal, est aussi un gros plus: on peut se rendre partout, rapidement», ajoute-t-il.En plus de la famille et des amis, qui en retiennent plusieurs ici, les jeunes parents sont aussi nombreux à dire que Québec est un bon endroit pour élever leur marmaille.« Il y a des parcs et des espaces verts, pas trop de pollution et la ville est sécuritaire ».dit Nadia Charest, une jeune maman de 27 ans.En 2001, le magazine Canadian Today's Tarent décernait d'ailleurs à Québec le titre de meilleure ville au Canada pour les familles.Côté boulot, la situation s\u2019est améliorée depuis l\u2019an 2000, ce qui a permis à un plus grand nombre de jeunes de s\u2019enraciner dans la capitale.Québec est maintenant la deuxième région, après l\u2019Ou-taouais, où le taux de chômage est le moins élevé.MOINS CHER A tous ceux qui affirment que les emplois ici sont moins payants que ceux des grandes villes, Emmanuelle Picard, 34 ans, les renvoie à leurs cal- « Le fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de trafic, comme à Montréal, est aussi un gros plus : on peut se rendre partout, rapidement » culs.«C\u2019est peut-être vrai, mais au bout du compte, on y gagne parce que le coût de la vie est plus bas.» Pour acheter une maison unifamiliale par exemple, les résidants de Québec ont eu à débourser en moyenne 151700 S l'an dernier, comparé à 1R4 000 S pour Gatineau, 225000 $ pour Montréal et 250800 S pour Calgary.\u2022 i 3/Tv fvF Y 1 «i * » ' !¦ \u201e \u2022\tm C'est un peu pour les mêmes raisons que le quart des jeunes ayant quitté Québec y reviendront, peu après 30 ans.C'est le cas de Dominie, un ingénieur forestier de 29 ans qui habite maintenant Stoneham : « 11 fallait y croire et y mettre beaucoup d\u2019efforts côté boulot, mais ç\u2019a fini par marcher, htur élever une famille, Québec est un compromis intéressant.» Même son de cloche de la part de Pascal Lalancette, 31 ans.«Quand j\u2019ai terminé mon bac en génie informatique il y a quatre ans, je voulais partir, aller voir ailleurs.J\u2019ai trippé à Montréal.Mais après sept ans, je commen- \u2019 çais à en avoir ma claque.Il y a beaucoup de trafic, les maisons sont hors de prix.» Lorsqu\u2019Ubisoft a ouvert ses bureaux dans la capitale, il a sauté sur l\u2019occasion et convaincu sa copine montréalaise de faire ses valises pour Québec.Il habite maintenant In « maison idéale » à Breakyville.Ne reste plus que sa conjointe déniche un emploi Pascal Lalancette est revenu s\u2019établir à Québec avec sa copine, Sophie Fon taine.« Je suis parti de Québec en courant, j\u2019y suis revenu avec le sourire.» \u2014 PHOTO LE SOLEIL, RAYNALD LAVOIE stable, et le tour sera joué.« Je suis parti de Québec en courant, j\u2019y suis revenu avec le sourire », conclut-il.Demain Québec rêvée par les jeunes Ces prix spéciaux sont en vigueur jusqu'au lundi 1\" mai 2006, dans toutes nos succursales.Ouvert tous les jours de 9h à 21 h.ïjr ^Ffaises ^ Y CONTENANT Dk 1 LIVRE (454 grantm 'de ftf Calimri catégorie no 1T ici±bLc.uc± fkl 'CTTlky (o\tJL v / I Ile contenant de 1 livre Vtnt Z MOUS VIS ITH AU www.larillHmobllt.com jd e'( MHS U zjiluuml ne: ilC UC Ail il ïï CespHi i i m Jnqa\u2019à 4 i rimrmm I» droit ét I Ptertot t tRrt tedkatM « 6 Actualités leSoleil Le samedi 29 avril 2006 Les mystères du vol United 93 Jean-Simon Gagné I /sgagne@lesoleil com On ne saura probablement jamais toute la vérité sur les derniers instants du vol 93 de la United Airlines, qui s\u2019est écrasé en Pennsylvanie, le 11 septembre 2001.Malgré la diffusion récente des conversations enregistrées dans la cabine de pilotage, la tragédie demeure entourée de mystère.Bilan provisoire, à l\u2019occasion de la sortie du film United vol 93.New York, le 11 septembre 2001.H h 42.Le vol 93 de la United Airlines à destination de San Francisco décolle enfin.Avec 45 minutes de retard, à cause du trafic aérien.Ça devient une habitude.Quelques mois auparavant, le magazine Newsweek a même consacré sa première page à la situation bordélique qui règne dans le transport aérien.« L\u2019enfer aérien », plaisante le magazine, en évoquant les files d'attente dans les aéroports, l\u2019inconfort grandissant des avions, l\u2019agressivité de certains passagers, les correspondances chaotiques et les retards chroniques.Six minutes après le décollage du vol 93, un avion vient percuter la tour nord du World Trade Center.Depuis les hublots de l\u2019appareil, on pourrait quasiment apercevoir l\u2019explosion, au loin.Mais le pire est à venir.Vers 9 h, la seconde tour jumelle est aussi attaquée.American Airlines expédie aussitôt un message d'alerte à tous ses avions.« Danger.Possibilité d'intrusion dans le cockpit », stipule le message, sans fournir plus de détails.Les pilotes du vol 93 en prennent connaissance.L\u2019un d\u2019eux expédie un accusé de réception.A bord, tout semble normal.Les 33 passagers et les sept membres d'équipage n'ont plus qu\u2019une heure il vivre, niais ils ne le savent pas encore.À 9 h 28, alors que le personnel dc bord sert le déjeuner, la tour de contrôle de l\u2019aéroport de Cleveland entend un bruit de bousculade dans la cabine de pilotage.« Mayday, crie un pilote.Sortez d\u2019ici ! » Puis une voix de femme supplie qu\u2019on ne lui fasse pus mal.A 9 h 34, l'appareil se détourne brusquement de sa route |Hiur se diriger vers le sud-est.probablement vers Washington.Plus moyen d'en douter.L'avion a été détourné.Un autre attentat suicide est imminent.On croit généralement que les attaques du 11 septembre ont été effectuées par des terroristes aguerris.Cela est sans doute vrai, sauf pour l'équipe ayant détourné le vol 93.Le groupe commet une série d'erreurs qui trahissent sa nervosité.Ou son amateurisme.Par exemple, au matin du 11 septembre, les autres équipes prennent le contrôle de leur avion respectif quelques minutes après le décollage.Rien de tel avec le vol 93.Bizar- rement, les quatre pirates de l\u2019air attendent plus de trois quart d\u2019heure avant de passer à l\u2019action ! Ce délai, ajouté aux 45 minutes passées à poireauter sur le tarmac de l\u2019aéroport de Newark, fera toute la différence.Au moment où les terroristes prennent le contrôle de l'avion, il y a déjà trois quarts d\u2019heure que la première tour a été attaquée.Une demi-heure pour la seconde.Grâce aux téléphones cellulaires, qui fonctionnent par intermittence, la rumeur d\u2019une série d\u2019attentats suicide a déjà commencé à se répandre parmi les passagers.Par dessus tout, si les quatre pirates de l\u2019air croyaient détourner un appareil rempli de frêles vieillards, il s\u2019était trompé Au moment où les terroristes prennent le contrôle de l\u2019avion, il y a trois quarts d\u2019heure que la première tour du WTC a été attaquée d\u2019avion.L\u2019un des passagers était un champion de judo.Un second rugbyman.Un troisième haltérophile.Ajoutez à cette brochette un ancien parachutiste, une ceinture marron de karaté et un agent de la faune entraîné aux combats à mains nues, et vous aurez un aperçu de la distinguée clientèle qui voyageait sur les ailes de United Airlines, ce matin-là.A quel moment les passagers ont-ils compris qu\u2019ils allaient tous mourir?Combien ont jugé qu\u2019ils valaient mieux mourir en affrontant les terroristes et en évitant un attentat à Washington ?Un passager avait déjà piloté de petits avions.Avec l\u2019aide d\u2019une tour de contrôle, il aurait peut-être réussi à poser l\u2019appareil.Mais à écouter les adieux déchirants des uns et des autres, juste avant la confrontation avec les terroristes, on comprend que bien peu de passagers s'illusionnaient sur le sort qui les attendait.THÉORIES DU COMPLOT Les derniers sons en provenance de la cabine dc pilotage du vol 93 laissent supposer qu'une lutte à mort s\u2019y est déroulée.( )n entend des cris.Peut-être le son d\u2019un chariot lancé contre la porte de la cabine.A la fin, alors que l'avion a perdu beaucoup d\u2019altitude, au moins un terroriste évoque la nécessité d'en finir, de faire plonger l'avion.La situation apparaît si désespérée' que le fait que les passagers aient pu reprendre le contrôle de l\u2019appareil, l\u2019espace de quelques instants, demeure un sujet purement théorique.L\u2019écrasement du vol 93 a engendré sa part de théories paranoïaques.La plus tenace veut que l\u2019appareil ait été abattu par un avion de chasse.Une autre sou- tient qu\u2019une bombe y aurait éclaté.Mais ces théories sont démenties par l\u2019un des seuls témoins oculaires de l\u2019impact, Lee Pur-baugh.Ce dernier, qui travaille dans un dépotoir jouxtant le lieu de l\u2019écrasement, en Pennsylva- nie, est formel.« L\u2019avion volait à très basse altitude, peut-être à 50 pieds, a-t-il expliqué au journal britannique The Indépendant.H n\u2019y avait aucune fumée qui s\u2019en dégageait.Rien.Et puis, soudain, il a plongé.» ün apprendra plus tard que le président Bush lui-même avait donné l\u2019ordre d\u2019abattre l\u2019avion, s\u2019il continuait sa course folle vers Washington.Quoi qu\u2019il arrive, le vol 93 était un aller simple pour l\u2019enfer.Une scène du film United vol 93 où on voit l\u2019acteur Cheyenne Jackson, qui personnifie Mark Bingham, l\u2019un des passagers qui ont résisté aux pirates de l\u2019air.\u2014 photo Reuters \\mï CRITIQUE Vol sous haute pression Gilles Carignan I gcarignan@lesoleil.coni Bouleversant.Revivre minute par minute la mati-néodu 11 septembre à travers United ind 03 est une expérience aussi forte que bouleversante, et parfois même douloureuse.Le film du Britannique lYvul Greengrass n\u2019est pas le premier à traiter des événements.Mais c\u2019est le premier à vouloir les reconstituer de façon réaliste, principalement et' vol 93, le dernier des quatre avions détournés, qui s\u2019est écrasé en Pennsylvanie alors qu\u2019il se dirigeait \u2014 selon la thèse que retient le film \u2014 vers la Maison-Blanche.Greengrass a compris qu'avec pareille matière, il ne servait à rien de forcer la note, de sortir les vio Ions, d\u2019allumer les feux d'artifices.Il ne tombe jamais dans le pathos, le lugubre, l\u2019héroïsme béat et toute la quincaillerie de clichés du film-catastrophe type.Ça ne le prive pas d\u2019atteindre une charge émotive rare, qui donne la chair de poule, laisse la gorge nouée.Question de proximité avec le drame.À d\u2019autres la théorie du complot.United vol !)3 n\u2019explique pas, ne commente pas les événements.1-a méthode de Greengrass \u2014 à l'instar de son puissant Bloody Sunday \u2014 ne vise qu\u2019une chose : donner l\u2019illusion d'etre sur place.Le rendu est clinique, brut, sans fioritures.La caméra est nerveuse.Pour bonifier l\u2019illusion, aucun acteur connu n\u2019apparaît à l'écran.Plusieurs contrôleurs aériens jouent même leur propre rôle ! Dans sa forme, le film alterne entre deux points de vue.D'une part (le plus percutant), celui des contrô- leurs aériens, qui devant leurs écrans découvrent petit à petit l\u2019ampleur du drame.Un premier avion ne répond plus, iiiis un autre.La panique monte d'un cran lorsque la seconde tour du World Trade Center est touchée.Elle atteint son paroxysme lorsque le Pentagone est éventré.Le cafouillage ambiant illustre bien ce à quoi l\u2019Amérique avait affaire ce matin-là : l\u2019impensable.Il suggère aussi des manques dans la gestion de la crise', du côté de l\u2019armée surtout.L\u2019autre point de vue, c\u2019est celui des passagers et de l'équipage du vol 93.C\u2019est la portion la plus fictive du film.Oui, Greengrass a travaillé à partir des conversations à bord, des appels faits par les passagers à leurs proches.Il a accumulé une foule de détails qui ajoutent à la vérité du tableau.N'empêche, nul ne saura jamais ce qui s\u2019est exactement passé lorsque des passagers ont décidé de charger contre les pirates de l\u2019air.Avec ce film, on peut simplement désormais se l'imaginer.Avec effroi.Au générique Titre : United vol 93 Genre : drame Réalisateur : Paul Greengrass Acteurs: collectif Salles : Odéon Beauport, StarCité, Galeries de la Capitale, Odéon Sainte-Foy Classement : 13 ans Durée : 1051 Cote : ? leSoleil Le samedi 29 avril 2006 La capitale et ses régionsActualités 7 MAINTIEN À LA MÉTHADONE Un programme en péril faute de médecins LÉlisabeth Fleury efleury@tesoleil.com Le manque de médecins intéressés et formés pour travailler auprès de la clientèle toxicomane met en péril la survie du programme de maintien à la méthadone du Centre de réadaptation Ubald-Villeneuve (CRUV).«Une formation relative aux traitements de substitution a été offerte aux médecins de la région de Québec à deux reprises, mais n\u2019a pas eu lieu en raison de l\u2019insuffisance d\u2019inscriptions.Il y a donc des inquiétudes quant à la relève médicale pour œuvrer auprès de la clientèle toxicomane », peut-on lire dans le dernier rapport annuel du CRUV.A l\u2019heure actuelle, seulement deux médecins travaillent auprès des 140 personnes de la région de Québec inscrites au programme de maintien à la méthadone du CRIA\u2019.« Mon confrère a t>4 ans, on vieillit., dit en entrevue la D\" Lise .Archibald.S\u2019il n\u2019y a pas d'autres médecins pour prendre* la relève, le programme ne survivra pas.» Selon la l)r' .Archibald, le manque de formation et d\u2019intérêt à travailler auprès d\u2019une clientèle toxicomane explique c*e*tte pénurie.« Les médecins ne sont pas mis en contact avec la toxicomanie pendant leurs c*ours.Et il y a une crainte par rapport aux toxicomanes.Les médecins les trouvent souvent tannants et manipulateurs, et ils ont peur de se faire constamment quêter des pres-criptions.» Déjà en 1999, le Collège des médecins rapportait que l'accessibilité au traitement à la methadone était fort réduite maigre st*s avantages.«Au Québec, seulement 10% à 15% des consommateurs d\u2019opiacés peuvent en bénéficier, alors que certains pays européens (notamment la Suisse) réussis-sent à rejoindre entre 50% et 60% de cette clientèle vulnérable», écrivait-il dans un document intitulé Utilisation de la méttnuUm*' dans le traitement de la toxicomanie liée aux opiacés.Selon le Collège des médecins, les délais d\u2019attente pour un traitement de substitution à la méthmio-ne pourraient être réduits par une plus grande implication des médecins et des pharmaciens.Dans la région couverte par le CRUV, qui s\u2019étend jusqu'à l\\>rt- neuf et Charlevoix, seulement une vingtaine de pharmacies offrent de la méthadone.«C'est quand même beaucoup quand on sait qu'on en n\u2019avait qu\u2019une au debut du programme de maintien à la méthadone, en 1997 ».souligne la D\" Archichald, précisant que rien n\u2019oblige les pharmaciens à délivrer ce medicament S\u2019ils acceptent de le fain*, ils doivent suivre une formation.A l\u2019instar des médecins, les pharmaciens peuvent refuser de participer au programme de maintien à la méthadone par crainte de se retrouver avec une clientèle difficile.Il faut dire que dans les premiers mois de leur traitement, les narcomanes doivent se rendre tous les jours à la pharmacie pour boire le médicament devant le pharmacien.« Au bout de plusieurs mois, s\u2019ils gèrent bien leur vie, ils obtiennent des privilèges, c'est-à-dire qu'ils peuvent ne se rentin' qu\u2019une fois par semaine à ht pharmacie pour 1 >oire le medicament devant le pharmacien.l\\*ur les six autres jours de traitement, ils prennent leur dose à la maison», explique Marie Lan tse, travailleuse sociale au CRUV.Selon elle, la pharmacie devient en quelque sorti* «un milieu de vie» (four les ntuvonmnes, eux qui ont grandement besoin d\u2019encadn'-nient pour reintégrer la société.« l\\tur eux, c\u2019est significatif que le pharmacien leur demande de leurs nouvelles et leur dise « à dt*-main ».Ils finissent même parfois par se confier à lui.Dans ce sens-là, le pharmacien a un mie assez central.» Des préjugés tenaces À Thopital ou dans les pharmacies, on se méfie encore de ceux qui prennent de la méthadone Diane Côté suit depuis trois ans le programme de maintien à la méthadone au Centre de réadaptation Ubald Villeneuve (CRUV), avec l\u2019aide professionnelle de la docteure Lise Archibald et de la travailleuse sociale Marie Larose.\u2014 photo le soleil, steve deschênes Élisabeth Fleury efleury@lesoleil.com « À l\u2019hôpital, le personnel médical te regarde comme si tu avais la peste quand tu dis que tu prends de la méthadone.» Selon Diane Côté, qui suit depuis trois ans le programme de maintien à la méthadone du Centre de réadaptation Ubald-Villeneuve (CRUV), beaucoup de préjugés entourent la prise de ce médicament.« À la pharmacie aussi, on sent ces préjugés.Surtout chez les clients », déplore la femme de 46 ans de Québec.La Dre Lise Archibald, du CRUV, estime que la méconnaissance est à l\u2019origine de ces préjugés.« A l\u2019hôpital, les médecins ont vu des toxicomanes faire des sparages à l\u2019urgence, et ils craignent que le patient qui prend de la méthadone se mette à faire la même chose.Les gens ont peur parce qu\u2019ils ne connaissent pas ça.» Pourtant, la méthadone a eu un effet bénéfique sur Diane, une ancienne cocaïnomane qui a développé une dépendance aux opiacés à la suite de séjours répétés à l\u2019hôpital.« On me donnait de la morphine, et je me suis mise à aimer ça.)e feignais des maux de ventre pour qu\u2019on m\u2019en donne », raconte Diane, qui a été dépendante aux opiacés pendant deux ans.Aujourd\u2019hui, la mère de trois enfants dit avoir repris goût à la vie.« Je fonctionne tout à fait normalement et ma perception de la vie a changé, je l\u2019apprécie plus», confie Diane, qui souhaite cesser le traitement l\u2019été prochain.La méthadone, qui s'ingère généralement sous forme de poudre diluée dans un verre de jus, agit pendant 24 à 36 heures, plus longtemps que les autres opiacés Avec ce médicament, les patients vivent normalement, sans ressentir les effets du sevrage et l\u2019envie de consommer À la différence d'autres opiacés, la méthadone ne produit pas d'euphorie.PAS DES EX-HÉROÏNOMANES Malgré ce qu\u2019on pourrait croire, dans la région de Québec, le traitement de maintien à la méthadone du CRUV n\u2019est pas suivi par des ex-héroïnomanes, comme c\u2019est le cas à Montréal, mais par des gens qui ont développé une dépendance à d'autres opiacés comme la morphine, la codéine, le dilaudid, le demerol et (\u2019oxycodone « Plusieurs sont devenus dépendants après avoir pris ces médicaments comme antidouleur.C\u2019est le cas d\u2019une dizaine de patients qu\u2019on a qui souffrent de la maladie de Crohn », mentionne la D^ Archibald Le profil des patients inscrits au programme de maintien à la méthadone du CRUV est varié.Âgés entre 25 et 50 ans, ils sont prestataires de l\u2019aide sociale, artistes, étudiants de niveau universitaire, travailleurs de la construction, spécialistes en informati que.« Il y a de tout Mais attention : la prise d'opiacés ne rend pas automatiquement dépendant.Il faut des prédispositions biologiques, psychologiques et sociales », souligne la D\"\u2019 Archibald Selon Marie Larose, travailleuse sociale au CRUV, environ 70% des pa tients qui arrivent au Centre sont des adeptes de l'injection (d\u2019opiacés), peu importe les risques que ça com- porte abcès, phlébites, maladies hépatiques, VIH .D'où l\u2019importance de baser le traitement de maintien à la méthadone sur une approche de « réduction des méfaits » « On ne fait pas que donner de la méthadone aux toxicomanes, on leur offre un encadrement psychosocial pour leur permettre de modifier leur style de vie, de s'occuper de leur san té et de se réinsérer dans la société.Souvent, ce sont des gens qui ont eu des problèmes avec la justice parce qu'ils ont commis des infractions pour se procurer leur drogue, des gens qui ont une expérience de vie assez lourde et qui n\u2019ont pas appris à fonctionner dans le système », expose M\"* Larose À savoir LA MÉTHADONE: En matière de coût et de bénéfice, on estime qu\u2019un patient en traitement de maintien à la méthadone coûte moins de 4000$ par année, alors qu'il en coûte entre 40000$ et 60000$ en frais de toutes sortes (frais judiciaires, d'incarcération et médicaux) pour un patient non traité Une femme enceinte traitée à la méthadone n\u2019a pas à inter rompre son traitement, celui-ci étant nettement plus sécuritaire que la prise d\u2019autres opiacés ou le sevrage pendant la grossesse.Les bébés naissent généralement en pleine santé, bien qu'un peu irri tables dans les tout premiers jours de leur vie.Le sevrage pour les bébés peut durer une ou deux semaines.La durée du traitement de maintien à la méthadone peut être de deux, trois, cinq ans et même une vie.Le but ultime est évidemment de cesser le traitement, mais dans certains cas, ce n'est pas toujours réaliste.Selon le Centre de réadaptation Ubald Villeneuve, il est possible qu'un patient ayant consommé des opi acés pendant 20 ans n'arrive jamais à se passer de méthadone L\u2019hôpital Saint-Françoi* d\u2019Assise offre à Québec un pra gramme de sevrage à la méthadone.Le principe est de réduire la dose sur une période de six mois.Les statistiques les plus récentes font état de 2350 person nés inscrites à un programme de traitement de maintien à la méthadone au Québec, dont 1350 à Montréal Entre 8000 et 10 000 person nés étaient dépendantes de l'héroïne au Québec en 2003, la très grande majorité se trouvant dans la métropole 8 ActualitésSociété leSoleil Le samedi 29 avrii 2006 Illégaux, les paris sportifs dans Internet?0 Daphnée Oion-Viens ddviens@lewjleil.com Avec la fièvre des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey, les paris sportifs reprennent de plus belle.Si les pools de hockey sont bel et bien illégaux, le verdict est plus difficile à établir lorsqu\u2019il s'agit de paris dans Internet.Illégaux en théorie, mais.Le phénomène est difficile à chiffrer, mais prend des proportions qui dépassent l\u2019imagination.Dans le site betfair.com, pm- exemple, le plus important site de paris sportifs en ligne, les sommes présentement en jeu s\u2019élèvent à.plus de 51 millions#.Ix-s utilisateurs proviennent des quatre coins de la planète et les mises peuvent parfois s\u2019élever jusqu\u2019à 150 000$.Tous les s(K)rts y passent.I )ans certains sites, des mordus parient même sur les chicanes entre coéquipiers d\u2019une même équipe ! Mais si vous risquez quelques dollars dans l\u2019un de ces sites, il y a de fortes chances que vous soyez dans l\u2019illégalité.Le Code criminel canadien interdit tout jeu de hasard autres que ceux organisés par les autorités provinciales comme Loto-Québec.Les paris en ligne, par extension, seraient donc aussi interdits.Mais le ministère fédéral de la .Justice est incapable de confirmer sans l\u2019ombre d\u2019un doute que tous les paris dans Internet contreviennent au Code criminel.Kn théorie oui, indique Patrick Charrette, porte-parole du ministère, mais il existe toutefois une « zone grise» lorsqu'il s\u2019agit du cyberespace.Certains sites de paris sportifs sont interdits dans le pays même où ils sont hébergés, mais d\u2019autres sont parfaitement légaux et réglementés.Le site betfalr.com, basé en Angleterre, a même reçu en 2003 le Prix de la reine pour l\u2019entrepreneurship ! Même les experts ne s\u2019entendent pas.Selon Pierre Trudel, KING JAMES\u2019 COURT?CAVALIERS VS WIZARDS t m\t\u2022 mtr h»OPfN â\u2014 WJTA A \u2022*.A \u201d y v \\ \"-Ve \\ \\ \\ \\ \\ \\ '\t\\ \\ \\V Une simple exploration avec un moteur de recherche suffit à trouver des milliers de sites de paris sportifs en ligne.\u2014 photo le soleil, erick labbé professeur spécialiste du droit d\u2019Internet à l\u2019Université de Montréal, il ne fait aucune doute que tous les paris faits dans des sites étrangers, peu importe lesquels, sont illégaux.Mais pour son collègue Vincent Gau-trais, la question n\u2019est pas si simple.« Il s\u2019agit de cas par cas », dit-il.Le ministère de la Justice du Québec est incapable d\u2019indiquer si des accusations pour des paris en ligne ont déjà été portées.Mais selon Pierre Trudel, ce serait surprenant.«À ma connaissance, il n\u2019y a jamais eu d\u2019accusations portées ni au Québec, ni au Canada», dit-il.Et il y a peu de chances qu'une telle situation se produise, puisque la preuve est très difficile à faire, précise Richard Gagné, porte-parole de la Sûreté du Québec.Un jeu qui peut être payant 0 Daphnée Dion-Viens ddviens@lesoleil.com Frédéric (nom fictif) n\u2019aime pas le sport.« Je ne suis pas capable d\u2019écouter cinq minutes de hockey ! », dit-il en souriant.Pourtant, grâce à des paris sportifs dans Internet, il s\u2019est enrichi au cours des deux dernières années.de 40000$.Mais attention, prévient-il.Faire de l'argent de cette façon n\u2019est pas donné à n\u2019importe qui.« J\u2019en connais d\u2019autres qui ont perdu gros », dit le jeune homme de 26 ans.Frédéric a aussi perdu de l\u2019argent les premiers mois, le temps de « comprendre la game ».Il faut d\u2019abord passer beaucoup de temps sur les forums de discussion pour connaître les trucs, dit-il.Et il ne faut pas parier dans n\u2019importe quel site.Dans Internet, il est possible de consulter des blacklists, afin d\u2019éviter les arnaques.« Il y a des sites où même si tu gagnes, tu n\u2019empocheras jamais ta mise », prévient Frédéric.D\u2019autres peuvent aussi faire miroiter des taux de retour exagérés pendant la phase d\u2019essai ou démonstration, peut-on lire dans une publication du Centre québécois d\u2019excellence pour la prévention et le traitement du jeu.Et il faut aussi se méfier des offres de bonis, souvent exorbitants.Pour éviter les mauvaises surprises, Frédéric ne mise que dans des sites autorisés dans les pays où ils sont hébergés.Il peut aussi compter sur un réseau de « spécialistes », rencontrés dans Internet, qui passent le plus clair de leur temps à calculer les probabilités de victoires des équipes, afin de faire le pari le moins risqué possible.« Je connais des gens qui gagnent leur vie comme ça », dit-il.Frédéric tient toutefois à mettre en garde les amateurs de sports, qui seraient les pires joueurs.« Les partisans qui misent sur leurs équipes préférées ont le plus de chance de per dre, parce que le côté émotif l\u2019emporte sur le rationnel.Les paris, c\u2019est mathématiques.» LIT EN CUIR couleur chocolat Queen 899s STYLE URBAIN 100% Cuir Bycast fT CANAPÉ v r chocolat noir \\ .PRIX INCROYABLE !\t_ V 699,9S /''causeuse f chocolat noir '\u2014prix incroyable t^!5^\\59999$ ^ 1 S» $UÙàL lit I 1 1 ( > T -\tU&àWUBus 325, rue Marais, Québec 418.683.0909 \u2022 www.idemmeubles.com h '\u2019mhiUiiî i \\ > > r r » j t « i 3 ' ?4 -4 leSoleil Le samedi 29 avril 2006 Actualités 9 Pour éviter d'autres affaires Livemoche Québec applique enfin sa Loi sur le système correctionnel adoptée en juin 2002 fClaudette Samson csamson@lesoleil corn Deux gouvernements, un même objectif: améliorer la sécurité publique.Québec applique (enfin ! diront plusieurs) sa nouvelle Loi sur le système correctionnel.Cette annonce survient au moment où Ottawa renforce également les mesures de sécurité entourant la remise en liberté des détenus.Le ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Dupuis, a annoncé hier les modalités d\u2019application de la loi adoptée à Tunanimité, en juin 2002, par l\u2019Assemblée nationale, mais n\u2019a jamais mise en vigueur faute d\u2019argent.De son côté, Ottawa a déposé dernièrement son rapport d\u2019enquête sur le meurtre d\u2019une agente, à Yellowknife, en 2004.Ce rapport soulève de nombreuses défaillances du système et impose des corrections qui amélioreront la sécurité de l\u2019ensemble des Canadiens (voir autre texte).LOI PROVINCIALE La nouvelle loi provinciale, qui concerne exclusivement les personnes condamnées à moins de deux ans prison, prévoit une série de mesures allant de l\u2019évaluation obligatoire de tous les contrevenants à une meilleure circulation de l\u2019information, en passant par des règles précises pour encadrer la remise en liberté.Elle a été adoptée à la suite du meurtre du jeune Alexandre Li-vernoche par Mario Bastien et prévoit la correction de plusieurs lacunes ayant permis la commission de ce crime.Par exemple, Bastien a été remis en liberté par un directeur de prison, alors que la Commission québécoise des libérations conditionnelles (CQLC) attendait des informations à son sujet du niveau fédéral.Désormais, les pouvoirs et obligations des directeurs de prison sont clairement définis par la Loi, et seule la Commission pourra statuer sur les sorties des détenus condamnés à six mois ou plus.L\u2019échange d\u2019informations entre les paliers provincial et fédéral sera systématique (depuis novembre 2003), et les agents québécois devTont aller cueillir tout renseignement pertinent, entre autres auprès des policiers.SÉJOURS LINGUISTIQUES Dtbvf 01 LOCATION WMOtS * TAUX D» MNANCIHfNV 24 AM MOIS 378s MX MOIS IN IOC »TIO*l 3 8% iî'üü L
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