Le soleil, 25 septembre 2005, Cahier B
[" Cahier B LE SOLEIL Le dimanche 25 septembre 2005 QUEBEC < À L\u2019ÉCOLE: OUVERTURE SUR LE MONDE B 2 LAURÉATE: JUDITH DOYON, LA GRANDE TRAVERSÉE B 3 ?30 mmmmmmc.\\ * 4 * À ù *' i K Vv l * * ¦ L; Hü ¦ææ -h ?mi , , ¦ yjÿcsii t -U- P»; ;fc p| ¦ Raymond Cayouette, fondateur du premier club d\u2019ornithologie au Québec ______\tl-OlMS-(U'Y Lkmiecx_______________ LOL0Mieu1@lttol9il.co1n ¦ «Ce sont les oiseaux qui m\u2019ont choisi au moins autant que je les ai choisis.» Raymond Cayouetti* a doux passions dans la vii* : l\u2019ornithiv-lotfo et l'horticulturiv L\u2019une ne va pas sans l'autre.VisibK»-nient, oet homme double d'un savant discret ne peut p»is voir un oiseau sans voir un jardin en fleurs.Il a consacré la moitié de sa vie aux oiseaux du Jardin zoolo0quc de Québec et l'essentiel de son temps à l'observation des oiseaux de son pays.À N!) ans, il continue de noter scrupuleusement, chaque jour, ses observations sur la faune ailée.Cela dure depuis l!i:i2, c\u2019est-à-dire depuis qu'il a Iti ans.Après avoir fondé, avec d'autres, le Club des ornithologues de Québec, le premier club francophone du genre au Québec, travaillé durant 42 ans au Jardin zoologique de Québec, publié des best-sellers sur les oiseaux, formé sur le terrain plusieurs générations d'ornithologues, Raymond Cayouette récolte un peu de la reconnaissance de son milieu.La fin de semaine dernière, il a reçu le premier prix Char-les-Eusèbe-Dionne remis par l'Association québécoise des groupes d\u2019ornithologues, en collaboration avec le Service canadien de la faune.Charles-Kusèbe Pionne a écrit le premier livre de vulgarisation sur les oiseaux du Québec.C\u2019était en l'JOfi.Raymond Cayouette a écrit le deuxième livre de vulgarisation sur les oiseaux du Québec.C\u2019était en 1H72 et ce fut un des premiers best-sellers dans la littérature spécialisée d\u2019ici.LES PREMIERS GROS-BECS Raymond Cayouette se souvient comme si c\u2019était hier de son premier contact véritable avec les oiseaux.Cela se passait dans sa ville nubde.I /'vis.Laissons-le raconter la suite.«Nous étions le 2.r> décembre t!l2r>.J\u2019avais neuf ans.Au milieu de la journée, alors que je jouais dehors avec des amis, mon père nous appelle de façon pressante.Il voulait nous montrer des oiseaux intrigants qui avaient envahi l\u2019érable à Giguère derrière In maison.Une trentaine d\u2019oiseaux de couleurs vives, jaune, noir et blanc, dévoraient toutes les graines de l\u2019arbre disponibles.«J\u2019ai été saisi d'admiration, dit-il, devant la beauté de ces oiseaux.Personne ne pouvait les nommer [htr leur nom, même pas mon père.Ces oiseaux m\u2019obsédaient.Cela m\u2019a pris plusieurs années de recherches avant de découvrir qu'il s'agissait de gros-becs à couronne noirs qu\u2019on appelle aujourd'hui des gros-becs errants.Voyant ma curiosité, mon père m\u2019avait acheté le livre Les Oiseaux de la j/rovinee de (Juébec, de* Charles-Kusèbe Dionne.Ce fut une révélation.Je crois que tout le reste de ma vie découle de ce jour de Noel de mon enfance rempli de chants d\u2019oiseaux.» Kn 1931, notre jeune ornithologue a Pians.Peux événements, coup sur coup, vont confirmer et; qu\u2019il faut bien appeler une vocation.À 89 ans, Il note tou|ours ses observations sur la faune allée Voir HOMME en M 2 ?Raymond Cayouette chez lui à Seufchàtel.devant une de ses mangeoires d\u2019oiseaux LE SOLEIL JOCELYU BERNIER Nouvelle Passat 2006 À partir de 398 /mois* lt SOI fil COMMIT AlUWC Raymond Cayouette a reçu le premier prix Charles-Kusèbe-Lionne remis par l'Association québécoise des groupes d'omithohgues.as de prix?Nouveau moteur 2.0 l TURBO de 200 chevaux \u2022\tTransmission automatique «Tiplronic» à 6 rapports \u2022 Climatiseur \u2022 semi thermostotique \u2022\tFreins à main électronique \u2022 Boite à gant et accoudoir central réfrigérés \u2022 Roues 16 po \u2022\tGroupe électrique \u2022 Sieges avant chauffants \u2022 Et beaucoup plus acompte VonspoM et pcéporotwn inclus Étes-voui fatt pour VoRrsvKigen?LAVAL VOLKSWAGEN \u201c Le juste prix \u201d 687-4451 777, boub Charest Ouest, Québec \u2022\t«\u2022«ftteMtei t**\tV TO\thm m\tU 9-m mm .\t\u2022mm** mn \u2022\trn JM* M \u2022 1+ÊM i P0» »\u2022 mms+s m\tfuu ¦*»*** u *******mme mmfw -T\u2014Mmmi » \u2019**0 QUÉBEC | LE SOLEIL Le dimanche 25 septembre 2005 B 2 [À L\u2019ÉCOLE Ouverture sur le monde * Education internationale pour tous à l\u2019école primaire du Parc, à Beauport Annie Mokin A Mur in (\" PHOTOS LE SOlfll STEVE OESCHÊNtS Les élèves de deuxieme année de l'école du Parc, à Beauport, ont confectionné une horloge qui leur sert à explorer le thème du temps.tir?i JH le-même était craintive à l\u2019idée d\u2019implanter le PKI dans un quartier défavorisé.Elle est désormais convaincue que «c\u2019est à.ces enfants-là que ça convient le mieux».Il faut dire que l\u2019enseignante est plutôt motivée.La veille de notre rencontre, elle avait fait provision de têtes de poisson congelées pour en examiner les Im niches.« ,Je ne sais pas ci imment ça va finir tout ça.» admettait-elle en riant.Danielle Moisjoly, directrice de l\u2019école du l\u2019arc, pense aussi qu « au bout de quelques années, on va avoir de meilleurs lecteurs» parce que les jeunes aiment lire quand ils sont intéressés par un sujet.Même les familles sont plus motivées grâce au PEL L\u2019étude des différents styles de maisons dans le monde, par exemple, a rapproché les pères de l\u2019école.Ce sont eux qui ont dessiné les plans et fabriqué les maquettes.«C\u2019est un projet de papa et de papi », note Line Boudreau, enseignante de maternelle et coordonnatrice du PEL Une petite fille qui ne voyait plus son père a même repris contact avec lui pour qu\u2019il lui bâtisse une maison.«Je ne veux pas dire que ça arrange tous les problèmes, mais on a fait le pari que les enfants seraient plus actifs, plus motivés et réussiraient mieux», résume Mm*' Boisjoly.Le PKI a été implanté à l\u2019école du Parc pour relancer l'établissement, situé dans un quartier défavorisé où les enfants se font de plus en plus rares.Environ 300 élèves la fréquen-tertt, dont une bonne soixantaine > m y s > Camille Laliberté, Maude Tremblay et Gabriel Foumel tiennent un bricolage représentant le PEL proviennent de l\u2019extérieur du quartier, attirés par le PKI.L\u2019école du l\u2019arc s\u2019était donné trois ans pour atteindre les standards de l\u2019Organisation du baccalauréat international.Elle en prendra finalement quatre.Les exigences du PKI obligent les écoles à investir davantage dans la formation des enseignants, les rayons de leurs bibliothèques et l\u2019équipement informatique, entre autres.Mnu\u2018 Boisjoly calcule que ce sont des dépenses supplémentaires de 20000 à 25000$ par année.Pour les trois premières années du projet, la commission scolaire des Premières-Seigneuries a financé l\u2019initiative.Mais l\u2019an prochain, l\u2019école du Parc est laissée à elle-même.« Il va falloir vendre plus que du chocolat ! » lance Mm' Boudreau.Sa directrice explore différentes avenues, dont la recherche de mécènes réguliers et la mise sur pied d\u2019une fondation.Avis aux intéressés ! ?Ecrivez-nous ! Votre classe ou votre école prépare une activité spéciale, une sortie, une fête, un spectacle, une action communautaire, une classe verte ou blanche, etc.?Prévenez-nous à redaction@lesoleil.com Chaque semaine, nous publierons un reportage réalisé dans une école primaire ou secondaire.HOMME Suite de la B 1 11 est étudiant au Collège de Lévis quand un professeur de sciences, l\u2019abbé l\u2019ageot, lui recommande un livre superbe, tout en couleurs et en dessins, qu\u2019il conserve encore près de lui dans sa bibliothèque.Cela s\u2019appelle Portrait of .X'ctr England Birds et c\u2019est publié par l\u2019Etat du Massachusetts.«J'avais payé ce trésor une fortune: 2,25$», se souvient-il avec émotion.La même année bénie, la société Provencher d\u2019histoire naturelle organise, à Lévis, un concours de niehoirs d'oiseaux.« Ma cabane d'oiseaux a gagné un prix : 50 eennes.Ce prix a pris une grande importance pour moi.J\u2019ai installé ma première cabane d\u2019oiseaux dans le grand terrain que mon père venait d\u2019acheter sur la rue Wolfe, à Lévis.J\u2019y ai observé mes premières hirondelles pourprées, qu'on appelle aujourd'hui hirondelles noires.» Puis, rapidement, ses niehoirs attirent d'autres hirondelles, un couple de merles bleus de l\u2019Est, un de troglodytes familiers, un merle d'Amérique, en plus de deux nids: un paruline jaune et un bruant chanteur.M.Cayouette précise cependant que son frère aîné est botaniste et qu'il aurait pu lui aussi suivre ce chemin.Il dit : «J\u2019ai deux grandes passions: l'ornithologie et l\u2019horticulture.Je vois les deux comme complémentaires.» Ce qui a probablement décidé de tout, c\u2019est qu'en 1!>37, il est engage au Jardin zoologique de Québec.Il est préposé à la section des oiseaux.Il y restera pendant 42 ans, jusqu\u2019au 31 décembre 1!)79.LE CHANT DES OISEAUX Les membres de l'Association québécoise des groupes d\u2019ornithologues ne se sont pas trompés de champion en ciblant Raymond Cayouette.Le premier club des ornithologues qu\u2019il a aidé à fonder, en 1955.a servi de modèle à une trentaine d'autres clubs du même genre au Québec.Au Camp Marie-Victorin du lac Trois-Saumons, près de Saint-Jean-Port-Joli, il a initié à l\u2019ornithologie quelque l.NOO stagiaires adultes, entre 1955 et 1971.11 a publié deux livres incontournables dans l'histoire de l'ornithologie au Québec, deux bestsellers en collaboration avec le dessinateur Grondin : Les Oiseaux du Québec, en 1972, et Niehoirs d'oiseaux.en 1978.On sait peu qu\u2019il était aussi le spécialiste derrière le poète quand Pierre Morency enchantait la radio de Radio-Canada avec la série sur les oiseaux qui aura duré de 1977 à 1991.Entre deux commentaires pertinents, on y entendait des chants d\u2019oiseaux enregistrés en pleine nature.Aujourd'hui, à 89 ans, dans son grand jardin du quartier Neufehàtel où les oiseaux peuvent venir boire et manger à Pu'il, hiver comme été, Raymond Cayouette ne regrette qu\u2019une chose : ne plus avoir les jambes assez solides pour pouvoir faire de l\u2019observation sur le terrain.La passion, elle, demeure intacte.ON CHERCHE UN FOYER LE SOLEIL J0CEIVN BEHNIER Raymond Cayouette ne regrette qu une chose: ne plus avoir les jambes assez solides pour pouvoir faire de l'observation sur le terrain.La passion, elle, demeure intacte.Une famille d\u2019accueil pour Jonathan Jonathan est âgé de 11 ans et est à la recherche d\u2019une fa mille d accueil disponible et intéressée à s\u2019investir dans ui hébergement à long terme.Jonathan est dysphasique, ce qui lui amène des trouble sur le plan des apprentissages et du langage.Il est intéres sé et El soif d Eipprendre.11 fait des progrès et s\u2019exprimi bien.Il a besoin d Elide, d\u2019encouragement et d'Eiccompagne ment dims ses devoirs.C est un jeune très attachant, il crée facilement de bon liens avec 1 adulte et a besoin de rendre service et de fain plaisir.Les jeunes qu\u2019il côtoie vont facilement vers lui.Il i une faible estime de lui-même et ei tendance à être intro verti.Il peut être boudeur à l\u2019occasion, mais n\u2019est pas ui jeune difficile.Jomithan demeure en général très calme, i n est pas hyperactif et il ne prend aucune médication.Il fai de bons choix et n\u2019est psis influençable.Il est facile de main tenir une routine de vie avec lui, il aime les sports, en psir ticulier le soccer et le vélo.Jomithan a été victime d Eibus sexuels.Il reçoit de l\u2019aidi spécialisée sur ce plan.Cette réalité nécessite un encadre ment approprié.De plus, il garde contact avec sa famille.Jomithan a besoin d\u2019encouragement pour continuel d\u2019évoluer et de développer une image de soi positive.Si vous êtes disponible pour accompEigner Jonathan ai cours des pnx'hEiines années, vous pouvez nous joindre ei deimindEint la Ihrection de l\u2019hébergement non-institutionnel Centre jeunesse de Québec, au (418)6914x951 poste 1302.Vpîir Jadt riox ccofcx! Fidèle à sa mission, STAOACONA s'associe au dynamisme de la communauté qui l'entoure en commanditant la distribution du journal Le Soleil dans plusieurs établissements scolaires de la région de Québec.Stadacona S.E.C.est un chef de file dans la fabrication de papier journal, de papier annuaire et de carton ainsi que dans la technologie de pète desencrée.Ayant pignon sur rue dans ümoilou depuis près de 80 ans, elle anime la vie économique de la region de Québec tout en maintenant une politique de développement durable. Le dimanche 25 septembre 2005 LE SOLEIL B 3 ES LAURÉATS DE QUÉBEC gar J udith Doyon La grande traversée L haque semaine, un jurv formé de représentants des rédactions du SOLEIL et de la radio de Radio-Canada à Québec nomme un lauréat afin de souligner un*-» réalisation exceptionnelle ou une contribution significati-\\e à la vie ou au rayonnement de Québec.Rencontrez le lauréat de la semaine le dimanche dans LE SOLEIL et le lundi matin à Radio-Canada.Vous connaissez une personne qui mériterait d\u2019étre nommée lauréat ?Écri-vez-nous à redaction p\u2019s.Son père était aux commandes.«Du plus vieux au plus jeune, tous les enfants ont partict é à l\u2019effort collée ;; if », dit la voyageuse qui, pour sa part, livrait Y Action cn-tholique, avant de travailler les fins de semaine dans une cordonnerie, puis un salon de coiffure.À 17 ans, aussitôt terminé le cours secondaire, la voici sur le marché de l\u2019emploi.Elle entre, comme sténodactylo, au ministère de l\u2019Éducation.C\u2019est l\u2019époque de la construction des polyvalentes, et le début d'une carrière au cours de laquelle elle gravira les échelons de la fonction publique.1X\u2018 secrétaire, elle devient adjointe de sous-ministres et gestionnaire.Il faut dire qu elle n\u2019a jamais cessé d'étudier, alliant les cours et le boulot.Après le cégep, elle passe à l\u2019université, où elle obtient un diplôme de premier cycle en communications.Suit sa maîtrise en administration, obtenue à Laval.Judith Doyon a besogné dans divers ministères, Santé et Services sociaux.Famille, mais c\u2019est son séjour au Conseil du statut de la femme, de 1973 t Fiche de présentation ?\tLauréat: Judith Doyon ?\tCatégorie: implication sociale J Occasion : elle a franchi à pied la distance entre Vancouver et la capitale, soit 5130 kilomètres d'un centre-ville à l\u2019autre.Judith Doyon a imrcouru les 58 U kilomètres séparant Vancouver de Que tue.à 1983, qui l\u2019a davantage marquée.Elle parle avec enthousiasme du fameux document Égalité et Itulégemtance, dactylographié par elle-même «avec les équipements du temps», et de façon tellement soignée que l\u2019éditeur n\u2019a pas eu besoin de faire de retouches.«J'ai 23 ans ; c\u2019est une période de vie marquante.» Elle nomme Laurette Champigny-Robillard, première présidente et « en-trepreneure hors du commun », et celle qui lui a succédé, Claire Bonenfant, «l'une des femmes qui m\u2019a le plus touchée dans ma vie».LES FEMMES, DONT MARIA Féministe, Judith Doyon n\u2019hésite pas à s\u2019afficher comme telle.«Je prends à cœur la défense des droits des femmes.Pour moi, c\u2019est ça.» Ce qui explique que son choix se soit porté, naturellement, sur la Y des femmes.Tant qu'à marcher, elle s\u2019est dit qu'il valait mieux le faire pas juste pour le plaisir, mais pour aider.En suggérant aux gens de donner 13S, ce qui équivaut à un demi-kilomètre parcouru, elle a amassé quelque 25 090$ jusqu'à maintenant.Mais la collecte de fonds se poursuit, au bénéfice de la Grande Marelle et des femmes en difficulté qui nécessitent soutien et hébergement.Pour les détails, voir le site www.5130km.qc.ca, confectionné spécialement pour l\u2019occasion.Il contient les notes de voyage de la marcheuse.son admiration devant les paysages.« Des torrents, des rivières, des cascades, des fermes, des ranchs, des animaux comme des écureuils, des marmottes, des chevreuils et plein de variétés d\u2019oiseaux constituent une splendide toile de fond.» L\u2019écriture n\u2019est pas un précédent, loin de là.Judith Doyon a déjà signé la biographie de sa mère.Maria.Une maîtresse femme qui a vécu jusqu\u2019à 94 ans, et qui est restée, jusqu\u2019à la fin, réfractaire au lave-vaisselle.Le simple geste, sans cesse recommencé, d\u2019es- suyer les plats, lui assurait le calme.Elle considérait que c'était un moment privilégié pour converser avec ses filles et ses fils.Car les mains étant occupées, «on ne se regarde pas, on dit des choses, on se confie ».1 )ans cette famille, l\u2019entraide n\u2019est pas un vain mot.Le périple de Judith Doyon le montre bien.A commencer par son conjoint, Rock Guay, qui lui a dit : « Bravo ! Vas-y ! », tous l\u2019ont appuyée, frères, soeurs, amis, ex-collègues de travail.Encore fallait-il qu\u2019elle ait la capacité physique de se lancer dans l\u2019aventure.Comment acquiert-on la forme?PRÉPARATION AU DÉPART Deux ans avant sa retraite, qu\u2019elle a prise à 52 ans, elle fut mutée au ministère de la Famille, sur la colline parlementaire.Un collègue lui propose de faire le trajet à pied: «(\"est tellement beau ! » Elle l\u2019écoute et c\u2019est ainsi que, matin et soir, elle marche les six kilomètres qui séparent son condo du bureau.Au début, elle mettait 45 minutes pour arriver.À la fin, il ne lui en fallait que 35.C\u2019est dire qu\u2019elle avait «augmenté la cadence et allongé l\u2019enjambée».Elle était donc prête aux grands départs.Ce fut d'abord 400 kilomètres sur la route de Compostelle, entre l\u2018uy-en-Ve-lay et Saint-Jcan-l'icd-dc-l\u2019orc, à la frontière espagnole.Hors les sentiers balisés, elle a ensuite continué seule sur la côte basque.L\u2019année suivante, il y eut l\u2019Angleterre, 000 kilomètres le long de la mer, dans le iX'von et le I )or-set.«Si vous voulez vous initier à la marche, allez là.» L\u2019expédition visait un autre but, la pratique de l\u2019anglais.I k> la même façon.Vancouver, « une ville où le plein air est roi », permettait à Judith I )oyon de jumeler deux rêves, retrouver le bord de mer et perfectionner la langue de Shakespeare.Au terme d\u2019un séjour de cinq mois, elle a donc repris ses bâtons, le 1er avril, pour revenir à Québecpeditms.Mine de rien, à commencer par le Sa- / PN010S lt SOUIl I HICK I AHHf * Moi, mes souliers ont heauœufi voyage » Judith Doyon montre ici le trace .Y J Qui l'a menee \\ > de Vannmier I à Quebec.fari Condo qui lui fut prêté (« Il faut un toit à se mettre sur la tête »), une organisation complexe précède l\u2019expérience.C\u2019est beau marcher, mais sans nc-compagnatrices qui conduisent le véhicule et s\u2019occupent de la logistique (cuisine, ménage, lavage, etc.), impossible de réussir.Cinq femmes.Odile Bédard, Louisette Duplain, Rolande Veilleux, Lyse Lemieux et Aline Blais, se sont relayées au volant, attentives aux besoins de la marcheuse et aptes, elles aussi, à vivre en nomades.ÉNERGIE DÉBORDANTE Levée en même temps que le soleil, Judith Doyon marchait huit heures par jour.À raison de 5 km l\u2019heure, en comptant les pauses pipi, photos, contemplation., la distance couverte atteint 40 km quotidiennement.La fatigue ?« J\u2019ai u ne énergie débordante.» Une seule* fois, durant les cinq mois et demi qu\u2019a durés l\u2019aventure, elle a senti une chu te de pression.Elle l\u2019attribue aux antibiotiques à fortes doses qu\u2019elle a pris pour contrer un problème à l\u2019orteil.Deux heures de sommeil réparateur «>nt suffi.Et la bouffe ?La recette se résume à ceci: «Protéines, protéines, protéines.» Marcher ne crée pas l'appétit, constate Judith Doyon.Encore faut-il boire et manger fréquemment Quatre repas par jour dans son cas.Le plus important, à son avis, est de savoir respirer.Sa méthode consiste à expirer davantage qu\u2019elle inspire.Ça augmente l\u2019oxygénation, dit-elle, en même temps que la concentration.Nul doute, on peut la croire.À peine revenue, elle envisage déjà de repartir.Restent 3000 km pour se rendre jusqu\u2019à Saint-Jean, Terre-Neuve Mais il se peut qu\u2019elle opte pour la côte ouest, entre Vancouver et San Diego.A moins qu\u2019elle se dirige vers l\u2019Afrique, dans une Y, afin de s'engager comme bénévole.Femme de projets, Judith Doyon mord dans la vie.«Je prends à cœur la défense des droits des femmes» SAQ BANQUE NATIONALE i#WMre t+¦ + + >> O UNIVERSITÉ LAVAL tvn it,'\u2019\t, h :\t%-1* ¦ Al'; L TW,*;.£2*,\u2019 T » ¦efWmZSygp.L* mm àr Le Lauréat de Québec en entrevue avec Claude Bernatchez demain à 81)45 $106,3 à la radio de Radio-Canada première chaîne FM Le dimanche 25 septembre 2005 B 4 LE SOLEIL LA VIE COMMUNAUTAIRE BAS-SAINT-LAURENT De belles retrouvailles Marc Larouche ColUüximtum sjxruiU ¦ Plus de 350 ex-étudiantes de l\u2019Institution Chanoine-Beaudet se sont présentées à l\u2019école secondaire de Saint-Pascal le mois dernier, pour célébrer son 100' anniversaire.Les anciennes ont assisté à une célébration de la parole, visité l\u2019école, et se sont rappelé de bons souvenirs.Un banquet a été servi et on a profité de l\u2019occasion pour souligner l\u2019arrivée des sour cette raison que j\u2019en veux personnellement à M.Boisclair d\u2019avoir contribué, par son «geste privé», au climat d\u2019insécurité que doivent subir quantité de Québécois aux prises avec le narco-trafic dans leur quartier, leur municipalité ou leur village.Je considère que la reconnaissance de ce manque élémentaire de compassion envers ses concitoyens devrait l\u2019obliger à démissionner.Marie-Michelle Poisson Montréal J\u2019enseigne, c\u2019est banal.Je suis une enseignante, en français, au secondaire.C\u2019est banal.Je ne suis ni députée ni ministre, ni candidate à la direction d'un parti.Depuis lundi, j'explique à mes jeunes de 15 et 1 fi ans que la coke, c\u2019est nocif : c\u2019est une drogue dure, criminelle, dangereuse.Pourtant, je ne suis ni vieille, ni straight : j'ai déjà fumé un joint, quelques-uns même.Maintenant, je veux faire comprendre à mes jeunes que fumer, ça peut passer, à l'occasion.Mais la coke.Hiiiiiiii ! Ce n\u2019est pas la même chose du tout ! Mais les réponses sont jouées ; la télé, même celle d'État, nous montre des reportages ou «m ba-lydisc la coke.Ce n'est pas si grave.c\u2019est pas pire qu\u2019un joint finalement.Et à Kfi %, on dit, «on le veut comme chef, c\u2019est passé, c\u2019est derrière lui.Y\u2019a rien là, la coke.pfffttt!» Et après, on me dira que les gens ne s\u2019intéressent pas à la politique ! Je ne leur dirai plus qu\u2019ils ont tort, qu\u2019ils devraient s\u2019y intéresser.C\u2019est devenu ridicule.Evidemment, je ne fais pas un gros travail sérieux de député, ni de ministre, ni de course à la eheffe- ; rie.Non, j\u2019éduque et j'enseigne.C'est banal.Mais voulez-vous, pour quelque temps, me laisser travailler?Ne défaites pas ce que je tente de faire : des adultes responsables et qui peuvent s\u2019amuser sainement, sans drogue.Laissez-moi une chance de leur montrer que notre monde est sérieux, sain, en santé et que l\u2019on aime s\u2019amuser dans la légalité.En fait, laissez-moi travailler.Michele Béruhe Tern\u2019ll)mm Fini le débat Je juge pertinent que M.Boisclair ait fait le point sur ses consommations antérieures.Par contre, je crois qu\u2019il a été assez clair et honnête pour que les médias en écrivent leurs demiï?-res lignes.Selon moi, il n\u2019y a donc pas de place à un futur débat.I)e plus, je ne crois pas que les électeurs devraient fonder leurs opinions de M Boisclair à partir de cette erreur du passé Si LE SOLEIL commandait un sondage pour déterminer quelle est la proportion de Québécois qui ont consommé des drogues dans le passé, je crois que le résultat serait assez élevé.Par contre, M.Boisclair a été assez franc pour l\u2019avouer publiquement.Vinrent Roberge Beauport\tt QUÉBEC | LE SOLEIL Le dimanche 25 septembre 2005 B 8 HORTICULTURE La rouille du genévrier Une maladie à plusieurs hôtes Larry Hodgson CoUaburatùm sjhtUiU Cet article a été inspiré par une lettre d\u2019Huguette de Beauport, qui a écrit: «Nous avons planté, il y a une douzaine d\u2019années, trois genévriers \u2018Skyrocket\u2019.Depuis environ quatre ou cinq ans, ils sont attaqués par la rouille du genévrier.Nous avons découvert à l\u2019époque des sortes de Ijoules brunes grosses comme un petit pois, mais d\u2019autres plus grosses (comme un jaune d\u2019œuf).Notre conseiller au centre jardin nous a dit d\u2019enlever manuellement toutes ces boules et de bien rincer le sécateur ainsi que nos mains à l\u2019alcool entre chaque coupe.De plus, nous avons traité les arbres avec du Bordo.Rien n\u2019y fait.Plus nous en coupons, plus il y en a.Paraîtrait-il qu\u2019il doit y avoir des aubépines dans le coin mais nous avons beau chercher nous ne les retrouvons pas.Nous nous demandons vraiment si nous ne devrions pas tout simplement les remplacer par une autre espèce (thuyas ou feuillus), car la chasse à la rouille devient de plus en plus fastidieuse et il y en a de plus en plus.c\u2019est vraiment décourageant.Bien qu\u2019ils soient encore d\u2019un beau bleu-vert, nous avons peur qu\u2019ils dépérissent avec les années et deviennent desséchés et brunâtres comme plusieurs de cette espèce qu\u2019on voit dans les aménagements.Nous voudrions savoir s\u2019il y a un moyen définitif de se débarrasser ce cette maladie.S'il n\u2019y a vraiment rien à faire, par quelle espèce d\u2019arbre peut-on les remplacer (de croissance assez rapide tout de même)?» MALADIE COMPLEXE La rouille du genévrier, aussi appelée rouille-tumeur du genévrier, est une maladie très complexe.1 Vabord, il y a plus d\u2019une espèce (ce n'est donc pas une maladie, mais plusieurs), mais surtout, c\u2019est une maladie qui a absolument besoin de deux hôtes différents, successivement.Si l\u2019un ou l'autre des hôtes est absent du secteur, la maladie ne peut plus progresser.Dans ce cas, et dans ce cas seulement, il peut valoir la peine de tailler les galles orangées qui se forment sur les genévriers.Sinon, on a beau stériliser ses outils de taille, la maladie sera de retour l\u2019année suivante.Les différentes formes de la maladie ont divers hôtes préférés.L\u2019un des hôtes est toujours un genévrier (J uni items .yg).) ; l\u2019autre est un pommier ou un pommetier (Malus spi>.) dans le eus du G y ni nospora ng iuimjun ip< tus- rir-fflnianae et une aubépine dans le cas du (i.t/lobosuni.Il existe aussi des formes ayant comme hôte alternatif les sorbiers, les cognassiers, les poiriers et les amélanehiers, mais ces formes ne sont pas courantes dans nos régions.PAS DE POMMIER, PAS DE PROBLÈME Une fagon de prévenir la rouille du genévrier est de toujours s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a aucun pommier, pommetier ou aubépine à moins de 1 ôt) m quand on plante un genévrier ou de faire exactement le contraire : ne planter aucun genévrier â moins de tôt) m d\u2019un pommier, d\u2019un pommetier ou d\u2019une aubépine.( )r.150 m.c\u2019est trois fois la largeur d\u2019un terrain de banlieue typique.Autrement dit, à moins que tous les voisins se mettent d'accord pour éviter une plante ou l\u2019autre, il y a (Haï de chances de succès.L\u2019autre possibilité est de planter uniquement des variétés résistantes i) la maladie.Malheureusement, on ne vous dit [ms â l'achat quelles plantes sont résistantes.D\u2019ailleurs, presque tous les genévriers au |>ort dressé sont très sus-eeptibles à cette maladie ; même, souvent ils sont déjà infestés à l\u2019achat! Heureusement qu\u2019il existe de nom- breux pommetiers et pommiers qui sont résistants, et aussi quelques aubépines, mais encore, ce détail n\u2019est jamais indiqué en pépinière.Actuellement, les pépiniéristes se lavent les mains du problème, disant que c\u2019est à l\u2019acheteur de poser les bonnes ques-tions.Si on ne s\u2019informe pas, donc, il est plus probable que vous achèterez une variété susceptible, car elles dominent le marché, qu\u2019une variété résistante.SUSCEPTIBLES ET RÉSISTANTS La plupart des genévriers sont potentiellement susceptibles à la rouille, mais deux espèces sont toutefois les hôtes principaux : le genévrier des Rocheuses (Juniperus scopulorum) et ses cultivars, comme \u2018Skyrocket\u2019, Tolleson\u2019s Blue Weeping\u2019, \u2018Moffetii\u2019, \u2019Blue Arrow\u2019 et \u2018Wichita Blue\u2019, et le genévrier de Virginie (J.virginiana) et ses cultivars, comme \u2019Grey Owl\u2019.Notez que tous ces genévriers ont un port dressé.D\u2019ailleurs, souvent ces genévriers sont déjà infestés de la maladie à l\u2019achat, car la rouille du genévrier est endémique en pépinière.Les genévriers étalés ou rampants des espèces J.horizontal is, J.chi-neitsis, etc.sont moins susceptibles à la maladie, et d\u2019ailleurs plusieurs de leurs cultivars sont résistants.De plus, habituellement les plants sont libres de la maladie à l\u2019achat.Bar contre, s\u2019il y a des genévriers dressés dans le coin, ils infecteront les pommiers, les pommetiers et les aubépines du secteur, qui transmettront éventuellement la maladie même aux genévriers rampants et étalés.H0RTIC0M Le genévrier Skyrocket est très joli, mais déconseillé dans notre région à cause de sa suceptibilité à la rouille.Un seul genévrier semble vraiment libre de rouille dans toutes les circonstances : le genévrier sabine (./.sabina).C\u2019est un genévrier étalé à rampant, dont il existe plusieurs cultivars: \u2018Blue Danube\u2019, 'Tamariscifolia\u2019, Variegata et plusieurs autres.l\u2019armi des cultivars bien résistants appartenant à d\u2019autres espèces, il y a certains genévriers communs (J.rom munis dejrressa et Sue-cica, par exemple), plusieurs genévriers de Chine (notamment J.rhinen-sis \u2018Pfitzeriana\u2019, Bfitzeriana Aurea\u2019 et \u2018ITitzeriana Compacta\u2019) et quelques genévriers horizontaux (J.horizontal is \u2018Argentons\u2019 et \u2018Douglasi\u2019, entre autres).SI VOUS AVEZ DES GENÉVRIERS MALADES La solution la plus facile au problème de la rouille du genévrier est bien sûr de planter des genévriers résistants à la maladie et de les assortir à des pommiers, à des pommetiers ou à des aubépines tout aussi résistants.Mais comme il est presque impossible de contrôler ce que plantent vos voisins, si vous remarque* que vos genévriers sont atteints (la maladie est moins facile à déceler chez les pommiers, les pomme-tiers et les aubépines, car les symptômes peuvent se confondre avec ceux d\u2019autres maladies), arrachez-les, tout simplement.C\u2019est que, s\u2019ils sont malades, il y a un hôte alternatif dans les environs, probablement chez un voisin, et donc la maladie reviendra annuellement, peu importent vos efforts de la contrôler par la taille ou des traitements aux fongicides.OISEAUX ET COMPAGNIE ,\t,\tCOLLABORATION SPECIALE BENOÎT LACHANCE Photo du pygargue a tete blanche immature prise par mon ami Ben dans un grand pin sur sa propriété.Ben le chanceux ! Ben, c\u2019est Benoît Lachance ! Il a d\u2019abord été un voisin, mais il est rapidement devenu un ami.Ben, c\u2019est un gars à la retraite et, comme tous ceux qui le sont, il n\u2019arrive pas à faire tout ce qu\u2019il a à faire dans une journée.Ben, c\u2019est d\u2019abord et avant tout un passionné ! C\u2019est un gars qui ne fait jamais les choses à moitié ! Une de ses grandes passions : la photo ! Un peu avant de prendre sa retraite, Ben s\u2019est acheté son premier appareil photo numérique, un Sony avec un bon zoom.Et depuis, il n\u2019arrête pas de photographier tout ce qui bouge.Sur le disque dur de son PC, il en a des milliers de stockés.Pourquoi je vous parle de tout ça ce matin ?D\u2019abord pour vous dire que la photographie d\u2019oiseaux est de plus en plus à la portée de tout le monde avec ces petits appareils numériques munis de zooms qui grossissent de 10 à 12 ou 1 fi fois, et ce, pour moins de 1000$.D\u2019ailleurs, si vous lisez régulièrement la chronique du dimanche de mon confrère Michel Truchon dans le cahier des Arts, il nous présente un choix impressionnant de ces appareils qui font des miracles.Je vous en parle, aussi, parce que mon ami Ben, qui me fournit à l\u2019occasion des photos pour agrémenter ma chronique, la chance lui court après.Il a le «cul bordé de nouilles» comme disent les Suisses.Je vous raconte l\u2019histoire ! Le fi septembre, Ben ne voulait pas rater le passage devant chez lui du Queen Elizabeth 2.De belles photos en perspective ! Le bateau devait entrer au port de Québec à 7 h 25, donc il devait passer devant chez Ben, dans Bellechasse, vers fi h.Au saut du lit.Ben s\u2019en va sur le bord du fleuve pour voir si le grand paquebot se pointe à l\u2019horizon.Il est très tôt et il a du temps.En descendant vers le fleuve.Ben trouve que ça brasse pas mal fort dans un arbre au-dessus de sa tète.Il lève les yeux et a juste le temps de voir s'envoler un immense rapace, un pygargue à tête blanche immature.L\u2019appareil photo est dans la maison et l'oiseau est parti.Quelle déception ! Quelques jours plus tard.Ben revenait d\u2019une petite virée photographique en Gaspésie.Il s'est amusé à faire tous les phares qu'il a rencontrés sur la côte.A peine sorti de son auto, son voisin Jean, lui aussi un passionné de photos, lui montre, bien installé au sommet d'un pin à côté de la maison de Ben, notre pygargue à tète blanche immature.Jean est frustré, la pile de son appareil photo est vide.Ben attrape donc son appareil et s'empresse de le vider de quelques photos \u2014 rentrant de voyage, sa carte numérique était pleine \u2014 et il s'est mis à mitrailler notre grand rapace.Résultat : une trentaine d'excellentes photos dont colle que je vous offre aujourd\u2019hui.une gracieuseté de Ben.Jacques Samson JSamstm@lcsi)leü.am Voilà, c\u2019est lui, Ben le chanceux ! Vous voyez, il ne s\u2019appelle pas Lachance pour rien.PYGARGUE À TÊTE BLANCHE* Le pygargue à tête blanche est un oiseau immense, il fait jusqu\u2019à 2,25 mètres d\u2019envergure, ce qui est plus important qu\u2019un grand héron.Sa longueur peut atteindre Ü4em et son poids fait en moyenne 4,3 kg.Certains oiseaux pèsent même 6 kg.Autrefois, cet oiseau était très présent en Amérique du Nord, mais au moment ou Y Atlas des oiseaux ni-cheurs du Québec méridional a été publié, en 1995, on estimait qu\u2019au Québec, il ne restait à peine que 40 couples reproducteurs.Le pygargue à tête blanche fait partie des espèces menacées.Ces données se sont sans doute améliorées puisque, à la hauteur de Beaumont, Saint-Michel et Saint-Vallier, on en observe depuis quelques années.On peut même supposer qu\u2019il niche quelque part au sommet d'un grand pin.A l\u2019âge adulte, avec sa tête blanche, c\u2019est un oiseau tout à fait magnifique.Il prend cependant environ cinq ans avant d\u2019acquérir son plumage définitif.C\u2019est un oiseau qui niche près de l\u2019eau, jamais à plus de 200 mètres, dans les zones où il y a du poisson en abondance.11 niche dans un arbre, généralement les plus hauts du territoire qu\u2019il choisit.Où il n\u2019y a pas d\u2019arbres, il s\u2019accommode d\u2019un pic rocheux.Les couples se forment pour la vie, mais si l\u2019un des deux vient à mourir, le mâle ou la femelle se trouve une nouvelle compagne ou un nouveau compagnon.Quand ils nichent, ils participent tous les deux à la fabrication du nid, mais c\u2019est la femelle qui en organise la disposition.Le nid est généralement très gros et il arrive que le pygargue en construit un nouveau par-dessus l\u2019ancien, année après année.On a déjà vu des nids qui avaient une soixantaine d\u2019années et qui mesuraient plus de six mètres de haut et pesaient près de deux tonnes.Un nid normal fait de 1,5 à 1,8 mètre de diamètre et atteint 1,2 mètre d\u2019épaisseur.La femelle pond d\u2019un à trois œufs et l\u2019incubation dure environ 35 jours.S\u2019il y a plus d\u2019un œuf, les aiglons ne naissent pas tous en même temps et il arrive parfois que l\u2019aîné tue les plus jeunes.C\u2019est un phénomène très fréquent chez l\u2019aigle royal, cousin de notre pygargue.Dans les premiers jours, c\u2019est le mâle qui chasse et qui rapporte des poissons aux petits.Ces derniers peuvent voler à l\u2019âge de 10 à 12 semaines.Le pygargue à tête blanche, malgré sa grosseur, est un oiseau extrêmement agile en vol.C\u2019est un chasseur remarquable qui préfère le poisson, mais qui mange aussi des oiseaux aquatiques, des lapins, des lièvres, des rats et des loutres de mer.Il lui arrive même de se nourrir à des carcasses d\u2019animaux morts.On le voit ainsi manger du chevreuil et de l\u2019orignal.Au printemps, on peut l\u2019observer sur les glaces du Saint-Laurent, où il se nourrit du placenta des phoques qui ont mis bas.C\u2019est un oiseau très vulnérable aux pesticides.* Source: \u2022L'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional \u2022.David M.Bird et Derin Henderson.vimMlÈl LE SOLEIL JACQUES SAMSON .4u moment de son envol, le pygargue déploie ses longues ailes, qui peuvent atteindre deux mètres d ent'ergure.PR0M0 : Sur tout achat de telescope, peu importe la marque, recevez un rabais de 30$ sur ce trépied Bushnell IrtuUppe , .surveillez m.Télescope Terrestre Antibuée.monobloc, résistant aux chocs 80mm Excellente luminosité! 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