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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2005-10-29, Collections de BAnQ.

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[" Cahier D Le samedi 29 octobre 2005 LE SOLEIL ZOOM SCIENCE : L'HOMME DE FLORÈS N'ÉTAIT PAS SEUL D 6 Du référendum de 1995 au rapport Gomery.V\tUj tiiii ARCHIVAS l F SOllll Premier exemple de * visibilité» du drapeau du Canada au Québec : le 27 octobre, environ 70 000 personnes ai aient manifesté pour le Non, à Montréal ans de manœuvres au nom de « la cause » Raymond Giroux RGiroux@lesoleil.com ¦ OTTAWA \u2014 Il y aura 10 ans demain, le Canada survivait par la peau des dents, au soir du référendum québécois du 30 octobre 1995.Que seulement 27 135 partisans du Non aient décidé ce jour-là de voter Oui, et le cours des événements en aurait été bouleversé.Dans trois jours, le juge John Gomery publiera les conclusions de son enquête sur le scandale des commandites.Comment évoquera-t-il dans sa genèse des événements sa cause première, ce référendum de 1995 ?Soyons patients ! «Gardons espoir, la prochaine fois Sera la bonne », avait en effet lancé ce soir-là Lucien Bouchard devant des militants souverainistes déçus.Si le persiflage de Jacques Parizeau sur «l'argent et des votes ethniques» avait fait les manchettes, le fédéral.lui, avait bel et bien capté le message de M.Bouchard.Plus jamais cela, avaient alors décrété le premier ministre Jean Chrétien et son entourage au lendemain de cette fort mauvaise expérience pour eux.La mort d\u2019un pays, non merci ! Trois jours plus tôt, le 27 octobre, environ 70 000 personnes avaient manifesté pour le Non, à Montréal, dans ce qui était le premier exemple de « visibilité » du drapeau du Canada au Québec.Une immense feuille d\u2019érable rouge feu circulait sans orientation apparente au-dessus de la foule.La panique avait gagné le camp fédéraliste, au Québec, et l\u2019ensemble de la classe politique canadienne en prenant conscience que le Oui, jugé perdant au départ, jouissait d\u2019une avance de sept points à 10 jours du vote.C'est à ce moment, révélera plus tard le chef de cabinet de M.Chrétien, .lean Pelletier, qu'« on a décidé qu\u2019on ne demanderait plus de permission à personne ».Selon l\u2019auteur du livre qui a servi de base à l\u2019émission téléviséede rupture (et où le lecteur trouvera nettement plus d\u2019informations que dans la série télévisée), «la guerre était entrée dans sa période cruciale.Alors, en guerre, on ne demande de permission à personne.On joue le tout pour le tout ».Le signal venait do haut, la machine s\u2019ébranla, les Ontariens comme des gens des autres provinces descendirent sur Montréal.L'initiative venait de changer de camp.C\u2019en était fait de l\u2019idée de laisser les Québécois décider seuls de leur sort.Les Brian Tobin et Sheila Copps, jusque-là relégués aux oubliettes par leur propre camp, soutiennent qu\u2019eux aussi ont droit de parole dans un débat sur l\u2019avenir du Québec, et ce, sans se plier aux lois québécoises, ont-ils dit dans l'oints de rupture.De fait, si le référendum avait eu lieu une semaine plus tôt, reconnaît un des organisateurs du comité du Non, John Parisella, le résultat aurait été différent.Voir MANŒUVRES en D2» Plus d'information Pages D 2 et I) 3 COURSE A LA MAIRIE Qui s\u2019engage à quoi Survol des grandes lignes du programme des quatre candidats Jkan-Fkanvuks Ci.ichk J FC l ichc (cu, on pourrait dire que les candidats à la mairie de Québec se divisent en deux catégories: ceux qui veulent s'occuper d'abord de développement économique, et ceux qui promettent surtout de mettre de l\u2019ordre dans l'administration municipale.L\u2019examen des grandes lignes des programmes de chacun, que nous reproduisons en pages 1)4 et D 5, montre bien sùr une réalité plus nuancée \u2014 et après tout, c\u2019est précisément à cela que sert le tableau que nous vous avons préparé.Le lecteur devra garder à l\u2019esprit, en le consultant, qu'il ne s\u2019agit pas d'une liste exhaustive des promesses faites par les postulants à la mairie, mais de leurs principaux engagements.Il n\u2019en demeure pas moins que, depuis le début de la campagne, certains thèmes sont exploités davantage par les uns que par les autres.Ainsi, Claude Larose, du Renouveau municipal, et Marc Bellemare, de Vision Québec, sont ceux qui ont le plus lourdement insisté sur le développement économique.Hormis leurs divergences sur les finances publiques (M.Bellemare veut réduire la taille de la fonction publique), la principale différence entre leurs plans de match économiques pour Québec pourrait se résumer ainsi: M.Larose propose un développement « écologique », concentré sur le tourisme et l\u2019économie du savoir, tandis que M.Bellemare préconise un développement tous azimuts.Les deux autres aspirants maires, Andrée Boucher et Pierre-Michel Bouchard (chef de l'Action civique), ont quant à eux davantage élaboré sur les finances publiques et sur la rationalisation de l'administration municipale.Notons que M.Bouchard a davantage abordé le thème du développement que M\"\" Boucher.Plus d'information l\u2019ages D 4 et D 5 ARCHIVES |( SOllll JQCflVN BFRNIFR Qui fera son pntrée a l'hôtel de ville ?/ * \u2014 Cm*» 'Tac H v «sa-ssas Un petit reste de cuisine contonaise et szechuannatse.Spécialités, plats du jour et menu à la carte Sur place ou pour emporter.Poulet du Général Tao, poulet poivré avec épinards croustillants, boeuf à l'orange, crevettes szechuannaises, rouleaus de printemps, croustillangles, dim sum.Mêmes pris, midi et soir.Épicerie chinoise Æ LES-HALLES DE-SAINTE-FOY ZOOM LE SOLEIL Le samedi 29 octobre 2005 D 2 1 9 95 - 2005 1 DU RÉFÉRENDUM AU RAPPORT GOMERY igj foufe* |es 1 \u2022\u2019étant n ^\u2022ratt °üébécoi ?ou* ies ^ Lucien PHOTOS ARCHIVES LE SOLEIL m ¦ fw;;?Pour Jean Fmnçoix lÀxée, \u2022 le train référendaire a décollé» dès la signature d'une entente entre le chef péquiste.Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont, le 12juin 1995.Jusque-là, admet-il, «il y avait de l\u2019eau dans le gaz».MANŒUVRES Suite de la I) 1 I VrsoniH' n\u2019avait vu venir le coup, et pour cause.Le Non partait planant dans cette campagne, indiquaient tous les sondages de tous les camps.« Nous sentions que nous avions ^a-^me le débat référendaire», explique M.l\u2019arisella.Mais la campagne n\u2019a pas suivi le cours prévu.Les menaces du milieu des affaires, un certain président de compagnie d\u2019assurances, Claude Garcia, parlant même de non seulement gagner, mais d\u2019écraser l\u2019adversaire, ont provoqué un ressac.Los fédéralistes ont ainsi vite perdu leur momentum initial.Kt vint Lucien Mouchard, à trois semaines du vote.M.l\u2019arizeau, conscient des difficultés, se résigne à l\u2019évidence et cède le rôle de premier violon au chef du Bloc québécois.L\u2019effet Bouchard ?Lit, les interprétations divergent.Pour M.l\u2019arisella, «les digues fédérales n\u2019ont pas résisté au tsunami Bouchard », alors que ce dernier a été nommé « négociateur» en cas de victoire du ( )ui à deux semaines à peine du vote.« l\u2019our nous, c\u2019était une espèce de putsch, explique-t-il, que d»' voir le chef du hirti québécois et premier ministre du Québec remplacé par un parlementaire d\u2019Ottawa.» Avec M.Bouchard, dit-il, « tout passait » à cause de son charisme et « la situation était à la fois compliquée et difficile à digérer».L\u2019ex-bras droit de Jean Chrétien, Eddie Goldenborg.considère que, par principe, « changer de stratégie en pleine campagne est un jeu dangereux» pour ceux qui le font.Ce changement du camp du Oui.dit-il, a été « une réussite brillante».Mais «on s\u2019en est aperçu trop tard, devait-il ajouter.( >n jouait trop \"défensif \" car cela allait bien ».En effet, disait-il récemment lors d\u2019un colloque sur le référendum à 1TQAM, l\u2019arrivée de M.Mouchard comme né-goeiateur signifiait pour plusieurs électeurs qu\u2019il n\u2019y aurait pas de difficultés imprévues, car « une négociation ne mène jamais à une rupture».Mais comme le soutient Jean-François Usée, conseiller de M.Parizeau à l\u2019époque, ce que tous appellent « le virage » n\u2019est pas tombé du ciel, l\u2019our lui, « le train référendaire a décollé » dès la signature d\u2019une entente entre le chef péquiste, Lucien Mouchard, et Mario Dumont, le 12 juin 1995.Jusque-là.admet-il, « il y avait de l\u2019eau dans le gaz ».Les sondeurs, eux.soutiennent que le vote Oui avait amorcé sa remontée avant même la venue de M.Bouchard.Jean Chretien au moment du rote crucial le 90 octobre 1995.«{\u2022HiUlll! mais la légende politique n\u2019a pas retenu cette réalité.Du jour au lendemain, les médias n\u2019en ont eu que pour le nouveau leader de facto du Oui.L\u2019attitude des gens a changé du jour au lendemain à la suite de l\u2019annonce faite par M.l\u2019arizeau lui-mème à l\u2019Université de Montréal.MÉCHANTE SURPRISE Les fédéralistes n\u2019avaient rien vu venir et Ottawa n\u2019avait aucune stratégie pour parer aux imprévus, ont raconté à l\u2019auteur de Point de rupture, Mario Cardinal, aussi bien l\u2019ancien ministre Allan Bock que l\u2019ancien ambassadeur Raymond Chrétien.Le premier ministre canadien avait décidé près d\u2019un an plus tôt de laisser le contrôle de la stratégie référendaire au comité du Non.présidé d\u2019office par Daniel Johnson.D\u2019où le haut niveau d\u2019impréparation du gouvernement fédéral.A l\u2019époque, raconte M.Goldenberg, « la logistique paraissait assez facile » même si le message était plus difficile à faire passer.Surtout, ajoute-t-il, le maintien de l\u2019unité de la coalition antisouverainiste avait grande importance aux yeux d\u2019( Htawa.« ( )n gagnait », dit-il, alors que l\u2019autre camp paraissait désorganisé et mal en point, Bernard Landry et ses allusions à la suicidaire charge de la brigade légère venant conforter cette vision.En rétrospective, des analystes fédéralistes comme M.l\u2019arisella admettent que leur camp n\u2019était finalement pas si fort, malgré les sondages favorables.« Le chef libéral Daniel Johnson venait d\u2019etre battu aux élections alors que le l\u2019art! québécois vivait toujours sa lune de miel, dit-il, le Bloc québécois venait d\u2019émerger, l\u2019Action démocratique naissait et Jean Charest était chef d\u2019un Parti conservateur qui n'avait fait élire que deux députés à Ottawa.» Il souligne également « les échecs des projets de réforme du fédéralisme » depuis le rapatriement de la constitution sans le consentement du Québec et l\u2019épisode de l\u2019entente du lac Meech qui a été considérée comme un rejet du Québec de la part du reste du Canada.L'imaginaire canadien fait du loi'e-in de Montréal un moment clé de la campagne référendaire, alors que des milliers de personnes, 15 (MM) selon les organisateurs, ont passé une fin de semaine au Québec grâce en partie aux tarifs d\u2019amis pratiqués par les transporteurs.En réalité, le vent avait tourné plus tôt.alors que les Québécois ont réalisé l\u2019avance du Oui et que plusieurs d\u2019entre eux ont repensé leur vote.L\u2019intervention télévisée de M.Chrétien et la grande assemblée publique des fédéralistes à Verdun, dans les jours précédents, avaient dramatisé la bataille et ramené des « mous » dans leur camp.Malgré tous les débats sur la clarté ou non de la question.un ancien proche de M.l\u2019arizeau, Jean Royer, devait admettre la semaine dernière qu\u2019en décortiquant un sondage tenu tout de suite après le référendum, il avait conclu que « des gens un peu mêlés » avaient pu brouiller les cartes.Si selon ses calculs environ 5 'Mi des électeurs du Oui souhaitaient que le Québec demeure une province canadienne en toutes circonstances, le quart des partisans du Non espéraient que le Québec soit un jour souverain.Les allers-retours entre ces deux types d'électeurs stratégiques peuvent expliquer une partie des mouvements dans les semaines et les jours précédant le référendum.Autant le chef du Non.I^aniel Johnson, que l'organisateur de la manifestatiorf, le sénateur conservateur Pierre-Claude Nolin.estiment que loin d'aider leur cause, le ralliement de la place du Canada, à Montréal, a hérissé les Québécois et leur a fait perdre des points cruciaux dans les deux derniers jours de la campagne.l,a réaction des souverainistes comparant l'événement à une invasion étrangère qui violait entre autres la Loi sur le financement du référendum aurait redonné du souffle au Oui, en dernière minute.\t» Ag.-?\t- IB œr : Dès l\u2019été 1995, avant même le référendum, le Bureau du Conseil privé, à Ottawa, songeait à « assurer une présence publicitaire du gouvernement du Canada dans toutes les régions du Québec».LA VISIBILITÉ EN QUESTION Robert Bernier, le « père » du concept de visibilité, une notion élaborée en 1994 à l\u2019occasion d\u2019un contrat du défunt Bureau d'information du Canada, a maintenant l\u2019impression d\u2019avoir trav aillé dans le vide.Professeur à l\u2019École nationale d\u2019administration publique et expert en marketing gouvernemental.M.Bernier estime que « tout le monde dormait », dans les mois qui ont suivi l\u2019élection de Jacques l\u2019arizeau et du l\u2019art! québécois.«Avant et pendant le référendum, en 1994-1995, j'ai fait des enquêtes pour le Conseil privé et le Conseil pour l\u2019unité canadienne, dit-il.Nous avions noté un problème de présence du gouvernement canadien au Québec.« Les Québécois voulaient qu'on leur parle davantage du Canada, explique le professeur à la lumière de ses sondages.Ils voulaient qu'on leur parle d\u2019un accès sur le Pacifique.des questions de transport, du loyer de l'argent, de tout ce que le Canada apportait.« Nous avions des données quantitatives et qualitatives qui nous disaient que la visibilité fédérale devrait être accrue par l'entremise de services gouv ernementaux directs, et non par une présence symbolique», poursuit-il en entrevue.« Le problème est qu'Ottavva n\u2019était plus présent dans les services de première ligne, dit-il.Tout ce qui restait, c étaient les manèges militaires dans les régions, quelques bases, listes Canada, la garde-côtière.Emploi-Canada.«Et la Banque de développement du Canada, ajoute M.Bernier.Mais elle œuvrait auprès des employeurs, des votes acquis pour les fédéralistes, de toute manière.» Les bonzes fédéraux « ont certainement consulté mes enquêtes.Mais en ont-ils tiré quelque chose de positif ?Ma réponse est non.dit-il.Ils n'ont rien compris à mes propositions et ont fait le contraire ».« La promotion de liens symboliques, la présence à des événements sportifs ou à des événements n'étaient pas reliées à la dimension utilitaire des relations État-citoyens, ajoute-t-il.« Le sentiment à l\u2019époque était que les fonctionnaires du Conseil privé regardaient cela, comme certains membres du parapluie du Non, dit-il.« t>n a 1 impression que cela les a alertés au fait qu\u2019ils auraient de la difficulté à gagner le référendum, mais ils ne semblaient pas éveillés au drame qui se profilait, ni aux solutions pour accroître la présence du Canada sur le terrain», ajoute-t-il.\t, A Le SAMEDI 29 OCTOBRE 2005 LE SOLEIL JZOOM D 3 1995 - 2005 DU RÉFÉRENDUM AU RAPPORT GOMERY Il y aura 10 an# demain, le Canada sun iiait par la peau des dents, au soir du référendum sur la souveraineté, le camp du Son le gagnant par seulement 271S5 votes.v Ê \" ¦ z.devient possible Le ministre Stéphane Dion LE RÉVEIL Que M.Bernier se console, tout n\u2019était cependant pas tombé dans l\u2019oreille de sourds.Dès l\u2019été 1995, avant même le référendum, le Bureau du Conseil privé, à Ottawa, songeait en catimini à « assurer une présence publicitaire du gouvernement du Canada dans toutes les régions du Québec ».Dans une alliance étroite entre les programmes de Développement ré0onal pilotés par le ministre responsable de l\u2019époque, Paul Martin, et les besoins de visibilité des chefs fédéralistes, lit-on dans ce texte déposé devant la Commission Gomery, les hauts fonctionnaires proposent de doubler les budget prévus et de se financer à même le « fonds unité ».La Réserve pour l\u2019unité nationale devait ainsi servir à la publicité du programme d\u2019aide aux PME du Bureau fédéral de développement pour les répons du Québec.Ce fonds de 50 millions S par année et créé par les conservateurs à l\u2019occasion du référendum sur l\u2019accord de Charlottetown.en 1992, a servi par la suite à toutes sortes de sauces, a-t-on appris, toujours devant la commission.Le même document propose également au gouvernement d\u2019assurer la « commandite » d\u2019un concert pour le 325' anniversaire de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson, et ce, « quoique le lien avec les activités d\u2019unité soit ténu ».Si le Programme de commandites n\u2019a officiellement été mis sur pied que plusieurs années plus tard et que tous les ministres ont plaidé leur ignorance, lors de leur passage devant le juge Gomery, le mot et le concept existaient déjà dans les officines les mieux placées de la capitale canadienne.« Mais augmenter la visibilité n'était justement pas ce qu'Alfonso Gagliano et Sheila Copps ont fait avec les campagnes de distribution de drapeaux, à 30 millions $», raconte M.Bernier de son poste d\u2019observateur un peu amer de n'avoir pas été entendu.«Le mal était profond.S'ils m\u2019avaient écouté, dit-il, ils auraient pu significativement améliorer leur positionnement.» La confusion des genres entre le politique et le gouvernemental de l\u2019été 1995 s\u2019est poursuivie sans vergogne dans les mois suivants, et ce.jusqu'à un Conseil des ministres spécial, en février 1996.Le cabinet a alors planché sur un rapport préparé par des hauts fonctionnaires sous la gouverne du ministre Marcel Massé et qui proposait comme élément de stratégie postréférendaire un meilleur appui au Parti libéral fédéral au Québec.Le document comprenait le passage* suivant : « Les ministres recommandent un renforcement substantiel de l\u2019organisation du Parti libéral du Canada au Québec.Cela signifie embaucher des organisateurs, trouver des candidats, identifier des comtés qui peuvent sortir gagnants à la prochaine élection fédérale et utiliser les techniques politiques les plus modernes pour rejoindre les acteurs ciblés.» «Etonnant ! », a répondu le ministre Stéphane Dion lorsqu\u2019il a été interrogé sur ce texte devant la Commission Gomery, en janvier dernier.Et d\u2019ajouter M.Dion : « Peut-être que ce paragraphe s\u2019est retrouvé là dans l\u2019atmosphère qui a suivi le référendum.» LA RIPOSTE Pour éviter tout retour des événements, .Jean Chrétien a préparé une riposte à deux volets qui n\u2019a plus rien de secret depuis qu\u2019il l\u2019a lui-même dévoilée lors de son passage devant la Commission Gomery, en février dernier.Sur le plan juridique, d\u2019abord, la contre-attaque passait par le renvoi à la Cour suprême sur la question référendaire suivi de la Loi sur la clarté qui donne un droit de regard au fédéral sur sa formulation.Cette loi à double tranchant oblige de plus le gouvernement du Canada à négocier avec le Québec ou toute province qui choisirait clairement de faire sécession.Sur le plan stratégique, en second lieu, Ottawa a décidé de pénétrer le marché québécois et d\u2019imposer sa présence dans les régions en utilisant à fond la Réserve pour l\u2019unité nationale dont le budget relevait directement du premier ministre.Les ministres fédéraux ont ainsi parcouru le Québec de fond en comble, multipliant les rencontres, les inaugurations et les entrevues après 1996.Les sondages comme les élections fédérales de 2000 démontrent d\u2019ailleurs que les libéraux grugeaient peu à peu le vote du Bloc québécois, avec l\u2019aide indirecte des fusions municipales forcées et des coupes dans le secteur public imposées par le « déficit zéro » de M.Bouchard, devenu premier ministre du Québec.Ce travail de terrain continu \u2014 l\u2019abc de la politique \u2014 était accompagné d\u2019un lYogramme de commandites qui ne portait pas son nom.n\u2019existait pas en soi et n\u2019était connu de person- ne, selon les témoignages entendus par M.Gomery.«J\u2019assume la responsabilité ultime de tout ce que mon gouvernement a fait de bien et de mal », a dit M.Chrétien devant le juge.( )n peut excuser les erreurs qui ont été commises de bonne foi.«Si l\u2019on juge que certains ont mal agi par goût du lucre, a-t-il ajouté, ils ont trahi le premier ministre, le gouvernement et le pays.Ils doivent être démasqués et punis.» Justement, des stades olympiques inexistants, des salons de chasse et pêche imaginaires, des emplois fictifs, des fausses factures, des ristournes et ainsi de suite : le commissaire a entendu pendant des mois toute la panoplie des malversations imaginables avec l\u2019argent des contribuables.Même les plaines d\u2019Abraham se sont retrouvées en plein cœur du dispositif de visibilité, question d\u2019assurer « en douceur», selon le mot d\u2019un témoin, Bernard Thiboutot, le rayonnement du gouvernement du Canada dans la ré'gion de Québec.Une partie de cet argent aurait pris au passage la direction du l\u2019arti libéral en utilisant divers stratagèmes pour camoufler le nom du véritable donateur, le publiciste Jean Brault, selon le témoin.Ce dernier n\u2019est d\u2019ailleurs qu\u2019une des nombreuses vedettes instantanées créées par cette enquête : les noms de Chuck Guité, Jean Lafleur, Benoît Corbeil, Gilles-André Gosselin, Paul Coffin, Joe Morselli, Tony Mignacea, Luc Lemay et Claude Boulay ne constituent qu\u2019un échantillon de ces figures de l\u2019ombre apparues au grand jour.Cet atmosphère délétère1, toujours selon les témoignages qu\u2019a entendus le juge pendant plusieurs mois, s\u2019est infiltrée à plus d\u2019un endroit au nom de ce que Jacques Corri-veau a appelé « la cause ».Parmi les invités spectaculaires de la Commission, M.Corriveau représentait d\u2019ailleurs un cas spécial à cause de ses entrées vraies ou présumées chez M.Chrétien, une réputation qui donnait du poids à ses demandes d\u2019argent auprès des divers acteurs du dossier des commandites.I,c signal donné par le premier ministre, à savoir qu après la frousse d'octobre 1995, « l'unité du Canada a été ma priorité numéro un », a été entendu.Jusqu'où a-t-il été détourné ?Réponse mardi, 10 ans et trois jours plus tard, sous la plume du juge John Gomery.Datu trois Jour», le rtge John Gomery publiera les conclusions 4e mm enquête sur le scandale des comnqtndUes.Comment éroquera-t-il dans sa genèse des événements sa cause première, ce référendum de 1995 ?Soyons patients I I ZOOM LE SOLEIL Le samedi 29 octobre 2005 D 4 ENGAGEMENTS DES CANDIDATS À LA MAIRIE ANDRÉE P.BOUCHER (Indépendante) CLAUDE LAROSE (Renouveau municipal de Québec) MARC BELLEMARE (Vuion Québec) P MICHEL BOUCHARD (Action civique) Un chef de police plus présent Réfection du poste de police du parc Victoria.i Mettre en place un service de police de proximité qui le rapproche de la population, favorise les partenariats, stimule une approche par résolution de problèmes et renforce les mesures préventives I Organiser un événement majeur qui réunira les multiples services, institutions, entreprises intéressés à la sécurité afin de sensibiliser la population, i Allouer les ressources nécessaires au service de police afin de s'attaquer efficacement aux problèmes de criminalité chez les jeunes Mettre sur pied une escouade spécialisée en matière de protection de la jeunesse (prostitution juvénile, taxage, gangs de rue, pédophilie, fréquentation illégale des bars) Mandater un expert indépendant afin d'évaluer la performance du service de police et proposer des pistes d\u2019amélioration Garder le poste de Beauport tel qu\u2019il est, avec la prise de plaintes et les changements de relève.I Davantage de patrouille policière dans tous les quartiers de la ville I Réviser le nouveau plan de réorganisation de la police l Mettre en place des programmes de prévention en sécurité routière (Augmenter le nombre de programmes d\u2019éducation civique pour les jeunes, les familles et les aînés afin d'aider la population à prendre en main sa propre sécunté l Gestion décentralisée en matière de sécurité urbaine l Réaliser immédiatement les plans et devis pour la construction des casernes, l\u2019achat des véhicules et la fourniture des équipements essentiels pour assurer à la population un service de première qualité l Appliquer le schéma de couverture de risques SERVICES LOISIRS l Révision de tous les programmes existants l Consultation des citoyens pour connaître leurs priorités i Mettre en place le schéma de couverture de risques en incendie révisé à l\u2019intérieur du mandat électoral (N.D.L.R.d\u2019ici 2009 plutôt que d\u2019ici 2010) l Réviser le schéma afin de s\u2019assurer qu\u2019aucun secteur de la ville ne subira une diminution de services i Instaurer le premier répondant l Mandater un expert indépendant pour évaluer le climat de travail l Offrir dans l\u2019ensemble de la Ville un service de protection contre l\u2019incendie à la hauteur de sa densité, de sa dimension et de ses spécificités, en tenant compte du positionnement des divers risques sur le territoire, et y investir les ressources financières nécessaires l Réexaminer les subventions octroyées aux organismes de loisirs pour les adapter aux besoins I Participer au projet d'agrandissement du REPS ¦\tÉvaluer les besoins et revoir l\u2019offre de services ¦\tConsolider l\u2019arrondissement comme point de service pour les citoyens ¦\tHarmoniser les calendriers et horaires d'activités municipales en tenant compte des obligations parentales liées au travail ¦\tÉtablir des critères de qualité pour les services de base aux citoyens ¦\tÉtablir une obligation de résultats, des règles d\u2019éthique et d\u2019imputabilité relatives à l\u2019octroi des services aux citoyens ¦\tAméliorer le site Internet de la Ville pour le rendre plus interactif I Réviser l\u2019ensemble des programmes pour s\u2019assurer qu\u2019ils répondent aux besoins des citoyens I Rendre plus performant le système téléphonique de la Ville pour que le citoyen soit servi par une personne physique s\u2019il le désire.I Augmenter les services municipaux dans Internet avec un portail interactif sécurisé (plaintes, paiements, renseignements, etc.) i S'assurer d\u2019avoir la capacité d\u2019accueil pour de nouveaux investisseurs : le soutien apporté au développement ne doit pas tourner à la foire au gaspillage ¦\tConstruction d\u2019un Pavillon d\u2019activités physiques dans l\u2019est de la ville.Construction de 40 terrains de soccer, dont un synthétique par arrondissement, et collaboration avec le secteur privé pour des stades couverts; ¦\tCouverture de l\u2019anneau de glace Gaétan-Boucher ¦\tPoursuite de la modernisation du Colisée actuel ¦\tPoursuite de la consolidation du stade de l'Université Laval.Harmoniser les coûts d\u2019accès aux services offerts par la Ville (piscines, arénas, terrains de jeux) ¦\tPoursuivre le développement des pistes cyclables ¦\tEncourager la tenue d\u2019événements sportifs d'envergure nationale et internationale : « Au moins un par année », dit Claude Larose l Construction par le privé d\u2019un nouvel amphithéâtre à la place du Colisée I Harmoniser la qualité des services de base communs offerts par les arrondissements l Améliorer les équipements pour le sport de participation et d\u2019élite i Autoriser la publicité commerciale dans les parcs, terrains et arénas pour aider le sport mineur I Encourager la tenue d\u2019événements sportifs d'envergure nationale et internationale :
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