Le soleil, 12 novembre 2005, Cahier D
[" Cahier D LE SOLEIL Le samedi 12 novembre 2005 ZOOM sr «i v TROUVER LA PAIX QUAND LA FIN APPROCHE D 2 UN VACCIN POUR GUÉRIR LE CANCER ?7 ' Ces aliments qui préviennent le cancer Marie Caquette MCaouette@lesoleil.com ¦ Manger est un acte lourd de conséquences.Selon le choix des aliments, on peut éviter le cancer ou contribuer à le développer.La consommation abondante de viandes rouges, de charcuteries et d\u2019aliments industriels trop sucrés ou trop salés est une méthode sûre pour nuire à sa santé.et creuser sa tombe.C\u2019est aussi nocif que de fumer ! La mal bouffe est responsable de 30 % des cancers en Amérique du Nord, une proportion identique aux cancers causés par la cigarette.Les fruits et légumes, par contre, peuvent nous garder en santé en nous protégeant contre le cancer.Les produits de la terre ont des capacités thérapeutiques tout aussi puissantes que celles des médicaments.Un chercheur montréalais, le Dr Richard Béliveau, a établi une première liste de 11 aliments « thérapeutiques », après avoir pris connaissance de l\u2019ensemble des études scientifiques qui, dans le monde, confirment les liens entre la consommation de fruits et de légumes et la prévention du cancer.Toute l\u2019information sur la nutrithéra-pie existait depuis quelques années, disait-il récemment en entrevue, mais il fallait que quelqu'un prenne le temps de compiler et de vulgariser ces données.C\u2019est le rôle que s\u2019est donné le chercheur québécois, à titre de titulaire de la seule chaire de prévention du cancer au Canada, attachée à l\u2019Université de Montréal.Reconnu comme une sommité dans ce domaine, Richard Béliveau espère que son livre, Les Aliments contre le cancer, deviendra « la » référence mondiale en matière de prévention du cancer par l\u2019alimentation.Plusieurs peuples ont découvert les vertus curatives des aliments au fil des siècles, dit-il.Certains sont devenus des « médicaments » naturels qui ont été intégrés dans les médecines traditionnelles, au même titre que d\u2019autres plantes non comestibles.Depuis quelques décennies toutefois, le corps médical occidental a tout oublié du pouvoir guérissant des aliments, expose Richard Béliveau, parce qu\u2019il y a « zéro formation en prévention dans les écoles de médecine ».Surchargés de travail, les médecins cliniciens n\u2019ont pas le temps de lire les milliers d\u2019études consacrées, depuis quelque temps, aux vertus médicinales des aliments, ajoute-t-il.Et ce ne sont pas les représentants des compagnies pharmaceutiques qui vont les renseigner là-dessus, lance-t-il, un brin moqueur.Cela explique certainement pourquoi 00% des Canadieps ne mangent toujours pas les 5 à 10 portions de fruits et légumes que recommande le Guide alimentaire canadien.À 58%, les Québécois font juste un peu mieux.Il n\u2019y a pourtant plus aucune ambiguité sur le pouvoir thérapeutique des fruits et légumes dans la communauté scientifique internationale, selon le Dr Béliveau.Leur consommation régulière pourrait éviter 06 à 75% des can- ?Aliments à rechercher ALIMENTS ¦ Choux (brocoli, chou-fleur, navet, cresson, tous les choux) ?\tTrois à quatre portions/semaine ?\tCuire le moins possible dans peu de liquide et bien mastiquer'1 ¦ Ail et oignon (+ poireau, ciboulette, échalote) ?\tManger l\u2019ail fraîchement écrasé ?\tCombat le fort potentiel cancérigène des nitrosamines contenues dans les marinades, les saucisses, le bacon et le jambon PROTECTION CONTRE LES CANCERS SUIVANTS Vessie, poumon, sein, estomac, côlon, prostate, leucémie lymphoblastique aiguë, œsophage, endomètre, col de l\u2019utérus Œsophage, estomac, côlon, leucémies, V poumon, prostate, sein\tj/r ¦ Soja 50 à 100 g par jour.Sous forme d\u2019aliment, pas de supplément A Sein et prostate V' ¦ Curcuma 1 c.à thé par jour dans les soupes, vinaigrettes et plats de pâtes, mêlé à du poivre pour augmenter l'absorption Côlon, estomac, peau, foie, sein, ovaire Freine le développement de polypes dans le côlon) ¦ Thé vert japonais Trois tasses par jour f Leucémies, rein, peau, sein, bouche, prostate, poumon, œsophage, estomac, côlon ¦\tPetits fruits (bleuets, framboises, fraises, canneberges) Frais ou congelés.Canneberges séchées de préférence\" ¦\t0méga-3 (poissons gras: saumon, truite + graines de lin, noix, ?\t1 c.à soupe de graines de lin moulues chaque matin ?\tDeux ou trois portions de poisson/semaine ¦ Tomate En sauce, associée à de l'huile d'olive Œsophage, côlon Sein, prostate, côlon et peut-être pancréas \\ugmente l\u2019efficacité des médicaments de^himiothérapie Prostate ¦ Agrumes (orange, citron, mandarine, pamplemousse ) Œsophage, bouche, larynx, pharynx, estomac, leucémies Détoxifie les substances cancérigènes ¦\tVin rouge En quantité modérée, sinon l'effet est contraire ¦\tChocolat noir avec 70% de cacao Sein, côlon, œsophage, leucémie, mélanome, prostate Active le mécanisme de réparation cellulaire Compilation tirée de Las Aliments contre le cancer.R Béliveau et 0 Gingras.Éditions du Trécarré ?Aliments à éviter ü Aliments marinés: ils contiennent beaucoup de sel.?\tAliments en conserve ils contiennent trop de sel ou trop de sucre.?\tAliments fumés: les nitrites transformés qu\u2019ils contiennent deviennent des substances très cancérigènes.?\tAliments frits: c'est dans l\u2019huile d\u2019olive, dotée de propriétés anticancéreuses, qu\u2019il est préférable de frire les aliments.Malheureusement, on n'uti lise jamais l\u2019huile d'olive pour frire les aliments du commerce.?\tAliments transformés : les aliments préparés contiennent beaucoup trop de sucre, de mauvais gras et de sel en plus d\u2019être appauvris en éléments nutritifs.?\tViandes rouges: une forte consommation de viandes rouges (bœuf, agneau, porc) augmente considéra- INFOGRAPHIE LE SOLEIL blement les risques de cancer du i côlon en plus d\u2019apporter d\u2019énormes quantités de calories sous forme de matières grasses ?Alcool: l'alcool, comme les drogues, est un facteur de risque.Source Les aliments contre le cancer.Richard Béliveau et Denis Gingras.ed Trécarré cers de l\u2019estomac, 33 à 35 % des cancers du sein, environ 30% des cancers de la prostate, du col de l\u2019utérus, de la bouche, de l\u2019œsophage, du foie et de l\u2019intestin et, enfin, entre 20 et 33 % des cancers du poumon.Cela fait cinq ans à peine que divers laboratoires, dont le sien, se sont lancés dans l\u2019étude moléculaire des aliments pour isoler et identifier les «imposants actifs capables d\u2019influer sur le développement du cancer.Il y a plusieurs centaines de ces «imposés phytochimiques dans chaque aliment.Seulement un petit nombre sont «innus à ce jour, dont les polyphénols du thé vert, les isoflavo- IHfOGRAPHIf LE SOLEIL nés du soja et le sulforaphane du bro«i-li.Ces molécules agissent de plusieurs façons contre le cancer.Les molécules de quelques familles de fruits et de légumes sont capables de réduire la toxicité des agents cancérigènes qui pénètrent dans l\u2019organisme.Mieux en«ire, une grande va- riété de fruits et légumes sont susceptibles de mettre en échec la croissance des microtumeurs.Les choux, l\u2019ail et les petits fruits (framboises, etc.) ont des composés qui sont en mesure de provoquer la mort de tumeurs.Le coup de grâce est donné par certains aliments, dont le soja, les noix, le saumon, les raisins, le curcuma et le thé vert, qui peuvent étouffer une tumeur naissante en l'empêchant de créer les vaisseaux sanguins nécessaires à sa croissance.Bref, l\u2019alimentation peut être une vraie chimiothérapie, sans les effets toxiques dos médicaments.Le Dr Béliveau avance encore un plus loin dans cette voie.Les molécules des aliments anticancer seraient en mesure d'additionner leur effet bénéfique à celui des traitements anticancer conventionnels, comme la chimiothérapie.«Ce qu\u2019on trouve, à date, c\u2019est que ces molécules (des fruits, des légumes.) potentialisent certaines molécules de chimiothérapie.Les études démontrent qu\u2019il y a une synergie entre les molécules des médicaments et les molécules des aliments.Mais je ne vi'ux pas focaliser sur le traitement.Moi, je pense prévention.» Les nouvelles connaissances sur le développement du cancer et les moyens de le prévenir changent l\u2019idée qu\u2019on se fait de cette maladie, autrefois toujours fatale.Les choses ont à ce point changé, en une dizaine d'années, que le cancer est maintenant considéré «mime une mabulie chronique, selon le l)r Béliveau.Four rester en santé, il faut aussi se garder de trop manger, prévient encore le spécialiste.C\u2019est aussi nocif que de mal manger.«La santé, c\u2019est un état d\u2019équilibre aviic les bonnes quantités de nourriture.Les Africains, par exemple, consomment le dixième des calories que nous consommons, ils ne prennent pas de vitamines, ils survi-vent et sont en bonne santé.Nos ancêtres dans les cavernes ne mangeaient pas du t-bone tous les jours.La viande, c\u2019était un événement annuel.Le corps humain est fait pour fonctionner en état de carence.Le problème du XXL siècle, c\u2019est qu\u2019on est dans une société d\u2019hyper-abondance.On est malade parce qu\u2019on mange trop.Celti cause du diabète, de l'hypertension, des maladies cardiovasculaires.» Même suralimentés, certains Occidentaux ont peur de manquer quelque chose et ils ajoutent des suppléments à leur diète.Le soya, par exemple.( )r, «c\u2019est clairement démontré que les problèmes survenus avec le soya (chez les femmes ménopausées), c\u2019était à cause des suppléments.Les \u201cmaudits\u201d suppléments viennent fausser les débats et la qualité de la recherche.Mais ils sont faciles à administrer et il y en a qui font de l'argent avec ça», lance le IK Béliveau.Kn quantité raisonnable (soit la moitié moins que le contenu des suppléments), le soya empêche l\u2019œstrogène de se fixer aux cellules et inhibe le développement des cancers du sein, de l\u2019utérus et de l\u2019endomètre.Plus d\u2019information l\u2019agcs I) 2.1) 3, D 4, I) 5 et I) 7 WÊiÊÊ^^mmÊÊÊamm 6S4-1M0 1 «74000 4 Le plu* court chemin de la mer à votre table.Une variété de poi**on* et de fruit* d* mer incomparable.Bar, calmar, crevette», dorade, doré, merlan, morue, plie, truite eaumonée, vivaneau, homard, moule*, requin, saumon, omble chevalier, oursin*, palourdes, raie, baudroie, crabe de* neiges, loup de mer.LESH/i\tlLLES DE-SAIN'\tFE-FOY V** At Itfta Cf ZOOM LE SOLEIL Le samedi 12 novembre 2005 D 2 LE CANCER FRAPPERA UNE PERSONNE SUR TROIS 15 % des cancers sont liés à l\u2019hérédité Certains gènes prédisposent à la maladie Louise Lemieux LLem ieuxQ leaoleH.com ¦ Cancer du poumon.Tabagisme.Le lien de cause à effet entre les deux est indéniable.Dt* tous les cancers, c\u2019est le seul avec un déterminant aussi précis.Pour les causes des autres cancers, il faut regarder du côté de l\u2019alimentation (voir texte en D 1 ) et de l\u2019hérédité, surtout.Mais aussi, dans des proportions plus faibles, de l\u2019obésité, de la pollution, de l\u2019exposition au soleil, des infections.LE SOLEII JEAN MARIE VILLENEUVE V i ¦ ¦\t.'.f Le IY \u2022!deques Simard est titulaire d'une chaire de recherche du Canada en uncalogénétique à l\u2019Université Lai'al.On estime que 15% de l\u2019ensemble des cancers sont liés à des facteurs héréditaires.Dans le cas des cancers du sein, de la prostate et du côlon, la communauté scientifique s\u2019entend pour affirmer que ce lien s\u2019élève plutôt de 25 % à 35 %.Comprendre les gènes défectueux liés à chaque cancer permet de développer des médicaments mieux ciblés Le cancer serait-il héréditaire?Non, répond Jacques Simard, chercheur au centre de recherche du CHUL, qui s\u2019intéresse à la génétique des cancers héréditaires du sein et de l\u2019ovaire.«Ça prend une succession d\u2019événements et plusieurs étapes, liées au hasard, avant le déclenchement du processus tumoral.Comme le soleil pour le cancer de la peau ou l\u2019alimentation pour le cancer du côlon.La transmission héréditaire d\u2019une susceptibilité génétique représente la première étape.» PEUR Le mot hérédité fait peur, alors attention aux mots ! prévient Jacques Simard.« Comme si parler d\u2019hérédi- té faisait en sorte que le cancer était irrévocable.Ce n\u2019est pas comme ça, le cancer », dit le chercheur.Il préfère plutôt parler de susceptibilité génétique.« Et cela ne veut pas dire qu\u2019on va avoir le cancer.Les risques sont plus grands, cependant.Même avec une susceptibilité génétique, ça prend beaucoup d\u2019événements et plusieurs étapes avant de développer le cancer», répète-t-il.Des gènes de susceptibilité génétique plus rares ont aussi été découverts dans d\u2019autres laboratoires, pour d\u2019autres cancers, comme certains mélanomes, et certains types de cancer de la thyroïde et du cerveau, selon le Dr Simard.« Quand ces gènes sont fautifs, ou pas aussi actifs qu\u2019ils devraient, ça va mal, l\u2019ADN se brise.Des gènes accumulent les mutations.» Au bout de 10, 20 ou 30 ans, le cancer peut apparaître.Le Dr Simard a beau ne pas vouloir être alarmiste, les chiffres sont là: une femme chez qui on détecte un gène HKCA1 fautif, par exemple, a 75% plus de risque de développer un cancer du sein.mais 15 à 25% de femmes ne développeront pas de cancer en dépit de la présence d\u2019un gène qui prédispose, fait remarquer le Dr Simard.PRÉVENTION Comme il n\u2019y a encore ni vaccin ni pilule miracle pour guérir le cancer du sein, à quoi cela sert-il de savoir qu\u2019on est porteur du gène HRCA1 ou BRCA2?«On a tous une prédisposition génétique à quelque chose, répond Jacques Simard.Lorsqu\u2019on les connaît, on peut agir.Savoir qu\u2019on a une susceptibilité génétique permet au médecin et à l\u2019équipe soignante d\u2019avoir « Ta vie bascule du jour au lendemain » Atteinte du cancer des os, les médecins lui donnent à peine quelques mois à vivre Louise Lemieux LLc mieux (< v le sole i l.co m Elle sait qu\u2019il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre.Quatre mois, peut-être huit, lui a dit son médecin.France Trudel a 5t> ans.Elle a su en mars dernier qu\u2019elle était atteinte d'un cancer des os avec métastases.« Ta vie bascule du jour au lendemain », dit-elle.Rien ne laissait pourtant présager un tel diagnostic.Un mauvais rhume, une fatigue plus prononcée, un mal dans les côtes.Un jour, elle a failli perdre conscience en lavant un de ses patients au centre Robert-Giffard.Inquiète, elle a consulté un médecin de l\u2019hôpital.Radiographie.Tomographie à l'hôpital universitaire de Sherbrooke.Le diagnostic tombe 10 jours plus tard : cancer des os avec métastases.Fumeuse invétérée, elle avait arrêté depuis un an.Elle s'est remise à la cigarette en apprenant le diagnostic.«C\u2019est ma revanche ! », dit-elle, sourire en coin.France Trudel a décidé de bien vivre le temps qui lui reste.File a trouvé une paix intérieure qu\u2019elle n\u2019avait pas avant.«J\u2019ai compris que je n\u2019avais pas le choix.Ça ne sert à rien de se battre contre quelque chose que tu ne peux pas changer.Autant apprécier les petits bonheurs.» Elle adore les téléphones quotidiens de son amie.Raffole lire des polars «et un bon livre d\u2019amour de temps en temps ».Profite « à 120%» de ses rendez-vous bihebdomadaires au Centre de jour de la Maison Michel-Sarra-zin.C\u2019est d\u2019ailleurs au Centre de jour qu\u2019elle a compris qu elle n\u2019était pas « finie ».« Ici, c\u2019est une bénédiction.On nous cajole, on nous écoute, on se fait \u201cdondicher\" » dit-elle.C'est dans le jardin du Centre de jour de la Maison Mi-chel-Sarrazin que se déroule l\u2019entrevue.Le temps est doux, ponctué d'averses légères.Physiquement.France Trudel a beaucoup changé.Les 10 traitements de radiothérapie qu\u2019elle a finalement acceptes lui ont fait perdre ses cheveux.La médication (Dé-cadron et morphine) a fait enfler son ventre et son visa-gv.Perdre son intégrité physique.« ça, c'est quelque chose.Parfois je regarde des photos d'avant et je n'en reviens pas de me voir aujourd\u2019hui.Mais je n'accroche pas.C\u2019est comme ça.Je n'ai pas le choix», dit-elle.Elle a gardé sa coquetterie.Elle se maquille, porte un jean et un t-shirt très mode lé jour de notre rencontre.Depuis mars dernier, elle a beaucoup cheminé intérieurement.«Je me sens bien avec moi-même.À force d'introspection.je me dis que j'ai accompli ce que j'avais à faire sur la terre.Mais Je ne me trouve pas bien vieille pour m'en aller.Je vis une autre étape dans ma vie.Quand j'ai des pensées moroses.je leur fais prendre le bord.« Non.je ne suis pas déprimée, poursuit-elle.Je me surprends même à rire toute seule, parfois.Je me sens bien en dedans.Si je veux profiler à 100 % des gens qui m'entourent.je dois rester alerte.Ce n\u2019est pas le temps de me replier sur moi-même.Si j\u2019étais déprimée, les gens ne viendraient plus me voir.» Aujourd'hui, pourtant, elle a eu un petit moment de déprime.Elle vient d'apprendre qu'une amie du Centre de jour ne viendra plus.Elle est admise « en haut ».dans la Maison Michel-Sarrazin.Elle mourra bientôt.Et elle, France Trudel.a-t-elle petr de la mort, cette mort qui viendra dans quatre, cinq ou huit mois?«Oui, j\u2019ai peur.On ne sait pas trop ce qui nous attend de l\u2019autre bord.On se sent bien seul avec ce \u201cgréement\u201d de mort.Est-ce que ça fait mal de mourir?Cette cassette tourne souvent dans ma tète», avoue-t-elle.Allons ! Allons ! Finies les idées noires ! Tout à l\u2019heure, elle ira voir son amie hospitalisée « en haut » et elle téléphonera à cette autre devenue trop malade pour se déplacer.*1* -i.\t* \u2022 ; \u2022\u2022 U soiei «\u2022«rmet Perdre son intégrité physique a été difficile pour France TYudeL Plutôt que de se /hire de la hile arec cela, elle a choisi d'assumer les changements de son corps.une intervention plus ciblée.Prédisposition génétique au cancer du côlon ?I )n fait des coloscopies, on peut enlever les polypes par chirurgie, cela sauve la vie.Les femmes qui savent qu'elles ont un gène BRCA1 sont mieux suivies, elles peuvent recourir à l\u2019imagerie à résonance magnétique et prendre le cancer à ses débuts », dit le chercheur.Parmi les femmes qui développent le cancer du sein, 7 à 10% sont porteuses des gènes BRCA1 ou BRCA2.Ces gènes rendent ces femmes plus à risque au cancer de l\u2019ovaire.Dans les laboratoires du monde entier, les chercheurs sont à la recherche des gènes responsables de chaque type de cancer.Mieux comprendre les gènes défectueux liés à chaque cancer permet de développer des médicaments mieux ciblés.Cependant, les recherches ne vont pas dans le sens de réparer le gène défectueux, selon le Dr Simard.> Facteurs de risques du cancer Infection 5% Tabagisme 30% Exposition professionnelle 5% Obésité et manque d\u2019exercice 5% Alcool 3% Exposition aux rayons UV 2% Drogues 2% Pollution 2% Autres 1% Facteurs héréditaires 15% Alimentation déficiente 307, Source L es aliments contre le cancer Richard Béliveau et Dents Gtnçras, Editions du Trécarré INFOGRAPHIE LE SOLEIL ?Facteurs de risque modifiables _______________________________________ ?\tDe nombreux facteurs de risque de cancer sont à la fois courants et évitables : le tabagisme, la mauvaise alimentation, l'excès de poids, la sédentarité et l'exposition excessive aux rayons ultraviolets du soleil ?\tEn 2002, 21 % des Canadiens âgés de plus de 12 ans et 18 % des jeunes de 15 à 19 ans fumaient.?\tLe tabagisme diminue, mais demeure élevé dans certains groupes J La majorité des Canadiens (60 %) ne consomment pas les quantités recommandées de fruits et de légumes ?\tEnviron la moitié des Canadiens (54 % des femmes et 44 % des hommes) sont physiquement inactifs ?\tPrès de la moitié des Canadiens (56 % des hommes et 39 % des femmes) ont un poids corporel défavorable à la santé ; 15 % sont obèses ü Les taux de sédentarité diminuent lentement, mais les taux d'excès de poids augmentent, en particulier chez les enfants ?\t18 % des Canadiens âgés de plus de 12 ans ont une consommation excessive d'alcool ?\tLa lutte antitabac a permis d'accomplir des progrès dans la prévention du cancer.L'application des leçons tirées de l'expérience de la lutte antitabac à d autres domaines pourrait se traduire par des gains encore plus importants dans la prévention du cancer.Sources Société canadienne du cancer / Institut national du cancer du canada\tINFOGRAPHIE LE SOLEIL Subir une mastectomie par mesure préventive Louise Lemieux LLc m icux@lesolcil.com Joanne Miller-Eisman est porteuse du gène BRCA1.Elle a décidé de se faire tester lorsque sa sieur a eu une récidive du cancer du sein.Dans sa tête, si le résultat du test était positif, elle procéderait à la mastectomie des deux seins.Ce quelle a fait.« La mastectomie ou non quand tu es porteuse du gène, c\u2019est une décision personnelle, pour moi.c\u2019était obvions.Je n'avais pas envie d'attendre toute ma vie que le cancer se déclare ».dit la femme de 36 ans.Une femme porteuse du gène BRCA1 ou BRCA2 a jusqu'à 80% de risque de développer un cancer du sein.Les risques de développer un cancer de l\u2019ovaire sont de l'ordre de 40%.La mastectomie préventive réduit ce risque «à presque zéro», selon M,m\u2019Miller-Eisman.« Mais on n'a jamais vu encore un cas de cancer du sein après une mastectomie».assure-t-elle.M\"\u201d' Miller-Eisman a eu de la chance.Elle a pu avoir la reconstruction de ses seins tout de suite après la mastectomie.le même jour.«Le chirurgien plastique de l\u2019hôpital Royal Mctoria travaille avec trois chirurgiens oncologues de l'hôpital.J\u2019ai choisi un des trois, ils ont réussi à coordonner leurs horaires.» Harmoniser le temps opératoire de deux chirurgiens est un problème qui empêche souvent la reconstruction mammaire après la mastectomie.«Et maintenant, c'est fini.Je n'ai plus l'inquiétude de voir apparaitre le cancer du sein.Les seins, ce n est pas Si Joanne Miller-Eisman n\u2019est plus inquiète pour elle, elle le demeure pour ses deux filles, âgées de cinq et un an.Sont-elles porteuses du gène ou non?Elles ne se feront pas tester avant l'âge de 30 ans.«Les médecins ne veulent pas que le test génétique change la vie de la femme.Ils veulent lui laisser le temps d'avoir ses enfants avant de la tester.On ne veut pas non plus la mettre dans une situation qui l'obligerait à avouer à son fiancé être porteuse d'un gène défectueux.De toute façon, les médecins ne procéderaient pas à une mastectomie ou à une ovariectomie avan que la femme ait ses enfants.Après li naissance des enfants, les seins et les ovaires sont moins utiles », soutien Mmi' Miller-Eisman.En mémoire de sa sœur décédée di cancer du sein en 2003, Mn,r Bergeron.Sans oxygène et sans nourriture, la cellule ne peut former les vaisseaux sanguins et proliférer.En outre, « la tumeur cancéreuse est capable de détruire les vaisseaux normaux en sécrétant des enzymes très fortes.Normalement, une cellule reste dans son tissu, la cellule de l\u2019œil reste dans l\u2019œil, celle du sein reste dans le sein.Mais la cellule cancéreuse, au contraire, se libère de ses tissus normaux et va s\u2019implanter ailleurs dans l\u2019organisme.Implantée ailleurs, elle fait de l\u2019angiogénèse, elle crée de nouveaux vaisseaux, se nourrit, se développe et fait des métastases ».Le traitement par antiangiogénèse consiste à empêcher les cellules de migrer.L\u2019idée d\u2019affamer les cellules cancéreuses pour s\u2019en débarrasser remonte aux années 70, rappelle le I)r Bergeron.Un seul médicament antiangiogénique existe au Canada, l\u2019AVASTIN.On s\u2019en sert pour soigner le cancer colorectal avancé.Mais on l\u2019associe à la chimiothérapie.Le premier affame la cellule, la seconde tue la cellule.Marc Bergeron croit que la thérapie ciblée est plus prometteuse que l\u2019anti-angiogénèse pour guérir le cancer.ET LES VACCINS?Un vaccin qui mettrait en branle le système immunitaire pour guérir le cancer est une idée «qui plaît à l\u2019esprit », avoue le EK Bergeron.Le problème, c\u2019est que les cellules cancéreuses se dissimulent sous les apparences d\u2019une cellule normale, l\u2019ar conséquent, le système immunitaire ne les reconnaît pas.Pire encore, une cellule cancéreuse peut émettre des enzymes qui paralysent le système immunitaire.Dans ces conditions, chercher un vaccin pour enrayer le cancer est une entreprise complexe.Comment rendre la cellule cancéreuse attaquable (immunogène) par le système immunitaire?« 11 faut trouver sur la cellule cancéreuse les sites où elle peut être attaquée.Beaucoup de re- ?_ Les traitements standards pour soigner le cancer ?\tTuméroctomie (ou chirurgie): ablation d\u2019une tumeur et des tissus avoisinants par chirurgie: utilisée surtout lorsque le cancer est diagnostiqué à un stade précoce et que la tumeur est bien localisée.Historiquement, la chirurgie a été le premier traitement utilisé contre le cancer.Sa principale limitation est de ne pouvoir éliminer toutes les microcellules cancéreuses.D\u2019où le recours à la chimiothérapie et à la radiothérapie.?\tChimiothérapie: administration de médicaments (par la bouche ou par voie intraveineuse) pour empêcher le développement et la propagation des cellules cancéreuses, compte tenu qu'elles se reproduisent plus rapidement que les cellules normales.Ces traitements peuvent affecter des cellules saines et provoquer des effets secondaires: nausées, perte d\u2019appétit, fatigue, perte des cheveux, risques accrus d\u2019infection.?\tRadiothérapie: destruction des cellules cancéreuses par des rayons X de haute énergie.Les rayons sont dirigés vers la tumeur, mais peuvent brûler les tissus environnant la tumeur.On estime que 50% des patients atteints de cancer auront besoin de traitements de radiothérapie.?\tCuriethérapie: radiothérapie interne.Des grains radioactifs sont insérés à la place de la tumeur enlevée: les rayons radioactifs se libèrent graduellement.Utilisée pour le cancer de la prostate et du sein.L'Hôtel-Dieu de Québec compte ouvrir une salle de curiethérapie l\u2019an prochain.INFOGRAPHIE LE SOLEIL LE SOLEIL ÉRIC LABBÉ k Le 1/ Marc Bergeron, hémato-oncologue à l'hôpital de l'Er\\fant-JénuH et vice-président de l'Association des hémato-oncologues.cherches se font pour trouver ces sites.» Dans quelques années, on aura trouvé, prédit le médecin.De fait, un premier vaccin devrait être sur le marché dans un avenir rapproché.Ce vaccin tuera le virus du pa-pillome humain, responsable du cancer du col de l\u2019utérus.Ce vaccin pourrait même être donné en prévention à une population cible, selon le 1K Antoine Loutfi, directeur de la lutte contre le cancer au ministère de la Santé et des Services sociaux.Un deuxième vaccin, celui contre l\u2019hépatite B, pourrait aussi prévenir le cancer du foie, explique le IK Loutfi.« Les recherches sur la thérapie par vaccin sont assez avancées.C\u2019est un domaine prometteur, surtout pour les cancers moins avancés.Ce secteur est aussi important que la thérapie ciblée », estime Marc Bergeron.LE TRAITEMENT TRADITIONNEL Traditionnellement, les cancers sont soignés en enlevant la tumeur (tume-roctomie), puis en offrant au patient la chimiothérapie ou la radiothérapie (voir encadré).La compréhension du dérèglement cellulaire pour expliquer les causes du cancer est récente.« On a commencé il parler de dérèglement cellulaire il y a sept ans à peine.Aujourd\u2019hui, on commit les mécanismes intimes du fonctionnement cellulaire.Pour chaque cancer, on connaît son dérèglement», explique le IK Christian Hirtin, du CHUQ.Même les traitements traditionnels se sont raffinés.«Avant, on donnait des traitements poisons.Aujourd'hui, les traitements de chimiothérapie sont plus sélectifs, les médicaments utilisés sont moins toxiques, les effets secondaires sont moindres et les médicaments plus efficaces », explique le médecin du CHUQ.Marc Bergeron et ses collègues sont optimistes.«À chaque six mois, on augmente notre taux de guérison du cancer.Les traitements se développent de façon étonnante.C\u2019est incroyable.» Il y a une ombre au tableau.Les traitements par thérapie ciblée coûtent cher, très cher.Entre 30 000$ et 50 000$ par année par patient, selon le IK Bergeron.«Comment allons-nous nous permettre ça ?» se demande l\u2019hémaU>-oncolo-gue.Il redevient soucieux en se posant la question.Déchiffrer le code de mesure des tumeurs Les oncologues utilisent la classification TNM, une référence mondialement reconnue, pour décrire la taille et l\u2019extension d\u2019une tumeur cancéreuse dans l\u2019organisme.Inscrit au dossier du patient, ce code combine des lettres et des chiffres.L\u2019ensemble ressemble un peu à un code postal.Exemple : T2N1M0 Qu'est-ce que cela signifie?Les lettres T, N et M correspondent aux termes anglais tumor («tumeur »), nodes («ganglions») et métastasés («métastases»).Le chiffre suivant le T désigne la taille ou l\u2019importance de l'extension d'une tumeur cancéreuse: le chiffre suivant le N indique son degré de propagation aux ganglions lymphatiques régionaux, tandis que la valeur (1 ou 0) qui suit le M marque que les cellules cancéreuses se sont disséminées ou non dans d'autres parties de l\u2019organisme, y compris les ganglions lymphatiques non régionaux.Plus le chiffre qui suit la lettre T est élevé (de 0 à 4).plus les cellules cancéreuses sont de taille importante.Par exemple, une très petite tumeur localisée sera classée Tis (tumeur in situ), exemple : Tis, N0.MO.Une tumeur trop petite pour être décelée sera identifiée comme T0.Au stade 1.on a une tumeur de deux centimètres ou moins.Dans le dossier du patient, on aura la cote Tl.N0.MO.Il y a quatre sous-divisions pour les tumeurs de stade 1 : mic pour les microtumeurs de moins de 0,1 centimètre : on a aussi la.1b ou le pour les tumeurs qui ont respectivement une taille maximale de 0,5, 1 ou 2 centimètres.Une tumeur de deux à cinq centimètres recevra le code T2.Une tumeur qui atteint plus de cinq centimètres recevra le code T3.Une lésion encore plus répandue est au \\ Stade T4\tLemieux ARCHIVES LE SOLEIL Il sera important que les Québécois aient droit aux médicaments qui pourront les guérir de leur cancer, qfflrme un expert Des médicaments hors de prix Louise Lemieux LLemieur@lesoleil.com Le prix astronomique des médicaments à venir pour guérir le cancer est un casse-tête pour le LK Antoine Loutfi.directeur québécois de la lutte contre le cancer.« Nous sommes conscients de ce problème.Nous savons que les nouvelles molécules coûteront très cher.Toutes les provinces canadiennes et tous les pays cherchent des solutions », dit le LK Loutfi.Justement, il s'envole pour Vancouver dans quelques heures, pour une rencontre avec les représentants de toutes les agences provinciales de lutte contre le cancer.Le sujet à l'ordre du jour le coût des nouvelles molécules.Dans le monde médical, on s'attend à ce qu'au cours des 10 prochaines années les compagnies pharmaceutiques mettent sur le marché des médicaments spécifiques pour guérir les différents cancers.Chaque cancer aura son médicament, prévoit-on.Mais ces thérapies ciblées au- ront un coût, entre 30 000$ et 50 000$ par année par patient.La solution envisagée pour le moment par les provinces est de convaincre les compagnies pharmaceutiques de baisser leurs prix.« Des discussions avec quelques compagnies pharmaceutiques sont déjà entreprises Mais il n\u2019y a rien de finalisé », dit le 1/ Loutfi Pour le directeur de la lutte contre le cancer, il sera important que les Québécois aient droit aux médicaments qui pourront les guérir de leur cancer.Cela n\u2019empêchera pas ( le ministère de la Santé d\u2019émettre des règles d'utilisation, rappelle le LK Loutfi.«afin que le médicament soit offert aux personnes qui en ont le plus besoin ».La hitte contre le cancer passe par la prévention, soutient encore le 1K Loutfi, puisque la moitié des cancers pourraient être évités en améliorant ses habitudes de vie, c\u2019est-à-dire une alimentation qui inclut pluade fruits et de légumes.plus d'activité physique et l'élimilwition du tabagisme Coût des thérapies ciblées : jusqu'à 50000$ par année ZOOM LE SOLEIL LE SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005 LE CANCER FRAPPERA UNE PERSONNE SUR TROIS « Juste un gars ordinaire qui veut survivre » COLLABORATION SPÉCIALE VALÉRIE BLUM Dix ans et neuf chirurgies plus tard, M' Harry Stein défend aujourd\u2019hui les droits des patients.N OU VGdll !\t1^1 Rhino Linings Maintenant à Québec Surpasse tous les revêtements D'OUVERTURE \\ de rabais sur une application pour camion.te offre se termine Cette offre se termine le 31 décembre 2005.L\u2019ultime protecteur de fond de boîte de camion \u2022\tPrévient la corrosion et la rouille \u2022\tOffert en plusieurs couleurs \u2022\tProjeté avec une couche allant jusqu 'à 5 mm d 'épaisseur (ou au choix) \u2022\tSurface antidérapante qui empêche le glissement des charges \u2022\tAucune perte d'espace LMB ntVtrtMKNTW RHINO MWÈÊ, l^-l Rhino Linings 564, de l\u2019Argon, local D, Chartesbourg, Quebec TM.: (418) 841-4608 Télécopieur : (418) 841-4980 Marie Caquette MCaouette@lesoleil.com ¦ «Je ne mangeais pas mal, ni très santé non plus.Je n\u2019étais pas quelqu\u2019un qui faisait beaucoup d\u2019exercice, un peu de golf et de ski.» En fait en 1995, à 41 ans, Ml Barry Stein passait beaucoup de temps au bureau et mangeait comme les hommes de son âge.Il a du mal à identifier le facteur qui a pu jouer un rôle majeur dans le déclenchement du cancer colorectal métastatique qu\u2019on lui a diagnostiqué, il y a maintenant 10 ans.L\u2019avocat montréalais avait constaté la présence de sang dans ses selles, plusieurs mois auparavant, mais il attribuait cela à un problème d\u2019hémorroïdes.Le décès d\u2019un ami, mort du cancer colorectal, l\u2019a poussé à demander un examen diagnostique, la coloscopie, même s\u2019il se trouvait trop jeune pour être atteint, lui aussi, du cancer.C\u2019était pourtant le cas.L\u2019imagerie a révélé la présence de polypes cancéreux.Un deuxième test a indiqué que les cellules cancéreuses avaient commencé à se disséminer dans l\u2019organisme.Les médecins lui ont enlevé une section du côlon et ont aussi trouvé une tache sur le foie.Le cancer était rendu au stade 4 avec des chances de survie de 30 %.C\u2019est à New York que Barry Stein a dû se rendre pour recevoir des traitements contre les métastases au foie.L\u2019année 1996 a été une date charnière, avec de nouveaux standards de pratique, dit l\u2019avocat, qui est devenu une sorte (l\u2019expert de la question avec le temps.«Avant, il ne se faisait pas grand-chose pour les cancers colorectaux métastatiques », dit-il en entrevue.Après 1996, sont apparues la cryochirurgie, pour les tumeurs impossibles à enlever, et les pompes hépatiques pour distribuer la ehimio en concentration plus forte.Une autre avancée dans la lutte contre le cancer a été, en 2000, l'approbation de cinq ou six nouveaux traitements de ehimio, ainsi que la standardisation de nouvelles techniques chirurgicales et la disponibilité de nouvelles machines diagnostiques tel le PET-scan (tomographie par émission de positrons).Barry Stein est aussi connu dans le milieu de la santé pour avoir poursuivi avec succès la Régie de l\u2019assurance-maladie, qui refusait de couvrir les frais de ses interventions chirurgicales aux États-Unis.Pour gagner dans une telle démarche, dit-il, il faut que deux médecins québécois déclarent à la Régie que l\u2019état de leur patient requiert des traitements médicaux reconnus qui ne sont pas disponibles ici.Mais la Régie ne couvre pas les frais connexes, tels le transport et l\u2019hébergement, précise Stein.Ce n\u2019est pas l\u2019idéal, à son avis, de se faire traiter loin de chez soi : «C\u2019est une situation très émotionnelle, on a peur de mourir.On veut être proche de sa famille.La plupart des gens laissent d\u2019ailleurs aller les choses si le traitement n\u2019est pas disponible au Québec.» Ardent défenseur des droits des patients, Bar-ry Stein préside aujourd\u2019hui l\u2019Association canadienne pour le cancer colorectal (ACCR).Il fait des représentations pour que le Québec et les autres provinces adoptent un test de dépistage.Stein rappelle que c\u2019est le seul cancer qu\u2019on peut vraiment éviter en enlevant les polypes de la paroi interne du côlon avant qu\u2019ils deviennent cancéreux.Quand on demande à Barry Stein où il a trouvé le courage de mener tous ces combats, ce dernier répond qu\u2019il est «juste un gars ordinaire qui veut survivre et qui a pris, une à la fois, ses neuf chi-rurgies.C\u2019est faisable».Dix ans après la première alerte, Stein fait encore des examens de suivi tous les quatre mois.Parce que d\u2019autres microtumeurs pourraient devenir actives.Le site de l\u2019Association est le www.ccac- WWW.CAFAIT FRANCHEMENT DUBIEN VERSEMENTS PAYÉS AUPORTE- MONNAIE.COM SENTRA MAXIMA MURANO ARMADA XTERRA FRONTIER versements payés Sentra 2006 les autres surprenants modèles 2006 PATHFINDER *Sur cortarw tonnM d» kxafcw A\td» crtdl If wsm catelfra vca 1900 387-0122 t i Le SAMEDI 12 NOVEMBRE 2005 LE SOLEIL ZOOM D 5 Il $01111.PATRICE LAROCHE Denis Drouin, directeur de la promotion de la santé et du bien-être CANCEKCOLORECTAL Le dépistage systématique n'est pas pour demain Marie Caquette MCaouette@lesolcil.com ¦ Le dépistage systématique du cancer colorectal n\u2019est pas pour demain, au Québec, même si un programme universel pourrait réduire de 30 % le taux de mortalité lié à ce cancer.Ce cancer est en effet devenu le deuxième le plus meurtrier au Canada, derrière celui du poumon.Avant de prendre une décision définitive à ce sujet, le ministère de la Santé attend les résultats d\u2019une étude de faisabilité, menée sous la direction de l\u2019Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), qui ne seront connus qu\u2019en décembre 2006.Les chercheurs doivent examiner une foule de choses avant qu\u2019on se lance sur la voie du dépistage, tels la population cible, le type et la fiabilité des tests, le taux de participation, etc.Le Québec n\u2019est pas le seul gouvernement à hésiter.Aucune province, ni aucun pays n\u2019a encore établi de programme de dépistage systématique pour la population âgée de plus de 50 ans.On comprend mieux cette prudence quand on discute, en détail, des modalités de ce dépistage avec les responsables du ministère.Les méthodes actuelles n\u2019ont rien de bien réjouissant.Il faudra beaucoup de détermination ou une peur bien ancrée pour participer à un programme où on demandera.d\u2019apporter un flacon contenant un échantillon de selles à un laboratoire qui aura pour mission d\u2019y vérifier la présence de sang occulte.Un échantillon ne sera même pas suffisant.Selon le I)r Antoine Loutfi, directeur de la lutte contre le cancer au ministère, la littérature scientifique indique qu\u2019il faut analyser jusqu\u2019à six échantillons différents pour éviter toute erreur de diagnostic, autant les faux-positifs que les faux-négatifs.Réussira-t-on à atteindre le taux de participation espéré de 70% chez les plus de 50 ans à qui on demandera de prélever et d\u2019aller porter, à répétition, des échantillons de selles?Seulement la moitié des femmes visées par le dépistage du cancer du sein acceptent de subir les mammographies, pourtant plus « socialement acceptables», rappelle Denis Drouin, directeur de la promotion de la santé et du bien-être.Qui convaincra les Canadiens du danger que représente le cancer colorectal ?Le fait que près de 20 000 d\u2019entre eux recevront ce diagnostic cette année, dont environ le quart au Québec?Et que près de la moitié en mourront parce que le cancer aura été détecté trop tard ?« S\u2019il est décelé tôt, le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable.Le dépistage précoce peut faire la différence entre devenir une statistique du cancer et éviter complètement la maladie», dit Barry Stein, président de l\u2019Association canadienne du cancer colorectal, qui a lui-même souffert de ce cancer.La mise en place d\u2019un tel programme exigera aussi d\u2019augmenter les capacités de traitement dans le système de santé, selon M.Drouin.L\u2019évaluation de ces besoins fait aussi partie du mandat de l\u2019étude confiée à l\u2019INSI\u2019Q.11 faudra former plus de personnel (médecins, techniciens et infirmières), déléguer certaines tâches et désigner une ou des cliniques qui s\u2019occuperont des examens.Bref, ce programme de dépistage soulève aussi un problème logistique.En attendant, le ministère de la Santé recommande aux gens les plus à risque de consulter un gastro-entérologue pour une coloscopie.La Société canadienne du cancer et l\u2019Association du cancer colorectal recommandent.pour leur part, de passer un test de sang occulte dans les selles tous les deux ans, à partir de 50 ans.Ce test permet de détecter la présence de polypes avant qu\u2019ils deviennent cancéreux.A toutes les 27 minutes, quelqu'un meurt d'une maladie du cœur au Québec Donnez généreusement.1 888 473-4636 EONOATIO* Dt* MALADIES DU COEUR DU QUI SEC Coupe Dunsmore Montréal Au stade de Football du REPS de l\u2019Université Laval vs a Laval Aujourd\u2019hui 12 h Admission générale : Adulte : 15$ \u2022 Étudiant: 5S \u2022 Enfant 12 ans et moins: Gratuit Sièges réservés disponibles : Adulte 20$ Étudiant 8$ Information : 656-3668 (Foot) LOCATION DE CAMIONS VYC/1 ;(' /\\i i i/\\rs.BANQUE NATIONALE 0
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