Le soleil, 19 novembre 2005, Cahier D
[" Cahier D LE SOLEIL Le samedi 19 novembre 2005 ZOOM PORTRAIT D\u2019ANCIENS ÉTUDIANTS D 4 ET D 5 LES BIENS NANTIS.ET LES AUTRES D 8 'S \\ ÉL LES DIPLOMES DE UVAL PARTOUT DANS LE MONDE Le lor décembre prochain, l\u2019Université Laval invite ses 210 000 diplômés à afficher leur appartenance à leur a i m a m at e r en portant du muge et du or.L\u2019appel a été lancé sur les cinq continents, ce qui prouve bien que l\u2019UL est devenue une petite société des nations de plus en plus ouverte aux étrangers.Plusieurs resteront au Québec après leurs études.Mais la plupart rentreront à la maison ou mettront le cap ailleurs dans le monde.Que font-ils aujourd\u2019hui ?Quels souvenirs ont-ils conservé ?Nous avons retracé des anciens étudiants de Laval pour prendre des nouvelles.¦ Québec, ville fermée ! Erreur.Fausseté.L\u2019affirmation néglige de considérer, en tout cas, la véritable société des nations qu\u2019est devenue l\u2019Université Laval, où la population étudiante provient de quelque 85 pays.Pas moins.- r M V ?v *¦1 Xawel HamitU fait /tartie de* sept ancierm étudiante étrangers de VUniiersite Laral retraces par LE SOLEIL.*1 Anne-Marie Voisard AWVrùnrrifrUsnUildm II Au fil des ans.l\u2019institution, qui accueille 37 760 inscrits, s\u2019est ouverte progressive-m ment aux autres cultures.L\u2019an dernier, V «\t~ fr ! le nombre d\u2019étudiants étrangers, en i ^\t.i hausse constante, atteignait 22112, 1- 3^ k soit 2S4 de plus qu\u2019en 2001.Là-!\tdessus, ce sont les Français qui dominent, « nos cousins de la gauche».qualifie Claire Letendre, du Bureau des bourses et de l\u2019aide financière.Ils\t|, étaient K40.Ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreux résidents permanents, nés à l\u2019extérieur du pays, qui attendent d\u2019obtenir la citoyenneté canadienne.L\u2019Université Laval en reçoit 1573 cette année, comparativement à 1381 l'an dernier.S'ajoutent tous les étudiants « hors Québec», c\u2019est-à-dire venus d\u2019une autre province.Les statistiques les plus récentes, à leur sujet, sont celles de 2004.Il y en avait 1)28.C\u2019est beaucoup de monde.Assez pour que Guy St-Michel, directeur du Bureau d'accueil et d'animation au Service des affaires étudiantes, déclare: « Laval est un milieu de vie multiculturel actuellement.» Louis Labelle.directeur du Bureau international, en poste depuis août, soutient pour sa part au téléphone que « Laval a le plus gros programme de mobilité au Canada».Il parle d'accords bilatéraux et multilatéraux entre universités.Tout ça est loin de l'époque où le père Georges-Henri Lévesque, fondateur de la faculté des sciences sociales, donnait à l'Université [.aval une impulsion neuve.Il devait aussi créer l\u2019Université S r q .v\u2022.wV *\u2014>\u2014 \\*N.\t-X*- > \u2022 - % - - ¦ Voir DIPLÔMÉS en D 8 %.iÆM iW O.* .x éSl-7445 ¦ \\ à* > Des pains au levain (de campagne, bâtard .), des pains «poolish» (Olivia, parmesan et basilic, aux noix de Grendâle.), des pains de blé intégral, des pains à la levure (le Moine, italien.), des focaccias, des croissants au beurre, des brioches, des tartes, des viennoisenes.ialrt Sao^aob ZOOM LE SOLEIL Le samedi 19 novembre 2005 D 2 LES DIPLÔMES DE LAVAL PARTOUT DANS LE MONDE > Effectif étudiant etranger Effectif étudiant étranger (excluant les immigrants) a l\u2019Université Laval de 2001 à 2004 Pays\t1\t2002\t2003\t2004 Algérie\t16\t18\t30 Allemagne\t48\t48\t43 Argentine\t14\t10\t5 Autriche\t2\t2\t6 Belgique\t19\t13\t22 Bénin\t27\t20\t39 Brésil\t18\t23\t28 Bulgarie\t\u2014\t\u2014\t2 Burkina Faso\t23\t25\t39 Burundi\t6\t10\t8 Cameroun\t56\t56\tJ5 Chili\t17\t19\t20 Chine\t36\t46\t92 Colombie\t22\t21\t14 Rép.dém.du Congo\t17\t23\t19 Rép.pop.du Conge\t) 6\t6\t7 Corée du Sud\t6\t10\t7 Costa Rica\t3\t4\t1 Côte-d\u2019Ivoire\t50\t40\t45 Cuba\t2\t2\t1 Danemark\t2\t7\t5 Égypte\t\t12\t10\t10 Équateur\t2\t3\t3 Espagne\t\t10\t10\t14 États-Unis\t58\t76\t51 Finlande\t3\t2\t2 France\t785\t804\t840 Gabon\t46\t41\t17 Guinée\t24\t24\t41 Haiti\t29\t23\t19 Hongrie\t\u2014\t1\t1 Inde\t4\t9\t12 Iran\t14\t16\t31 Italie\t3\t4\t9 Japon\t10\t12\t10 Liban\t11\t12\t12 Madagascar\t10\t11\t14 Mali\t17\t19\t28 Maroc\t151\t135\t112 Maurice\t4\t4\t5 Mauritanie\t6\t7\t9 Mexique\t101\t84\t92 Moldavie\t3\t7\t6 Niger\t7\t8\t20 Pays-Bas\t5\t3\t8 Pérou\t8\t10\t14 Pologne\t6\t7\t7 Rép.centrafri.\t3\t2\t\u2014 Roumanie\t27\t28\t29 Royaume-Uni\t14\t15\t14 Russie\t7\t10\t8 Rwanda\t13\t17\t17 Sénégal\t51\t57\t78 Suède\t8\t6\t6 Suisse\t15\t11\t17 Tchad\t4\t4\t4 Togo\t22\t17\t15 Tunisie\t169\t171\t131 Turquie\t8\t14\t14 Venezuela\t8\t9\t5 Viêtnam\t17\tro CD\t32 Autres\t34\t27\t27 Total 2119 2161 2292 LE SOLEIL RAYNALO LAVOIE L'agronome Bayazid Adda dans son appartement de Sainte-Foy en compagnie de sa petite Sesrine, trois mois.BAYAZID ADDA Terre d\u2019adoption Anne-Makie Voisard AMVoisard@lesoleil.com ¦ I VAltfer à Sainte-Hénédine, en Beauce.Bayazid Adda est arrivé au Québec en pleine tempête.En février 2(M)0.Il faisait - 30.La raison de sa venue?Poursuivre ses études au niveau de la maîtrise en agronomie à l\u2019Université Laval.INf('GRAPHIE LE SOLEIL La neige a fondu.L\u2019eau a coulé sous les ponts.Le diplômé nous reçoit dans son appartement de Sainte-Foy, un soir frisquet d\u2019automne.Il a pris le temps de se marier et de devenir papa d\u2019une mignonne pouponne, prénommée Nesrine, qui, à trois mois, distribue généreusement les sourires.Sa jeune épouse, Djaouida, assiste un peu en retrait à l\u2019entretien.« Qui choisit mari choisit pays », dit le conjoint, qui a aujourd\u2019hui le statut de résident permanent.Mais d\u2019abord, c\u2019est à l\u2019Institut national d\u2019agronomie, d\u2019où il est sorti avec le titre d\u2019ingénieur d\u2019Etat, spécialisé en science des sols, que Bayazid Adda a entendu parler de l\u2019Université Laval.L\u2019idée a fait son chemin.Dès qu\u2019il a reçu le Certificat d\u2019acceptation du Québec, il a demandé à Immigration Canada le permis de résidence temporaire pour fin d\u2019études.Les autorisations sont entrées après un an d\u2019attente environ.Mais l\u2019étudiant a dû prouver qu\u2019il disposait de 15 000$ pour assurer sa subsistance.«Un inconvénient», à son avis, qui en décourage plusieurs.Bayazid Adda a grandi à Bejaïa, ville située ù environ 201) kilomètres d\u2019Alger, dans une famille de commerçants.Il se considère comme faisant partie de la classe moyenne.Ses parents lui ont donné « un coup de main ».Mais il avait lui-même amassé un peu d\u2019argent, dit-il.Si bien qu\u2019il a pu s\u2019acquitter des droits de scolarité, qui tournent autour de 4000$ par session dans le cas des étudiants étrangers.La première année de son séjour, il louait une chambre dans un appartement de la rue Myrand, où sont situés le Centre culturel islamique de Québec et sa mosquée, incidemment.11 a ensuite logé dans une residence sur le campus de l\u2019Université.IV sa maîtrise en sol et environnement, terminée en mars 2002.Bayazid Adda ne semble garder que des souvenirs positifs.D*' lù son désir de rester pour développer « une expertise dims le domaine, avoir un bon bagage ».Car le climat de Québec diffère de celui d\u2019Algérie, et les cultures s\u2019en ressentent.Le maïs ne pousse pas sur les bords de la Méditerranée.Le blé et l\u2019orge, oui.« Là-b\u2019as, on se bat pour l\u2019irrigation ; ici, la pluie fait la job », illustre-il, très heureux qu\u2019on réussisse à produire des céréales jusque dans le Sahara.Sur le moment.Car l\u2019avenir demeure incertain.JUAN SEBASTIAN GROSSO Justice sans frontières Anne-Marie Voisakd AMVoisard@lesoleil.com Juan Sebastian Grosso, Buenos Aires, Argentine.La voix au bout du fil a de l\u2019assurance.L\u2019entretien se passe en français, mais aurait tout aussi bien pu se dérouler en anglais.Dans l\u2019étude où pratique Ml Grosso, diplômé de l\u2019Université Laval en droit international, promotion 2002, la téléphoniste est formée à répondre dans la langue des .Américains.Hold on.Gardez la ligne.C\u2019est que dans ce bureau, fondé par le père de notre interlocuteur, Juan Carlos Grosso, les affaires s\u2019étendent à l\u2019échelle de la planète.Le fils s\u2019empresse de le faire savoir.Et fournit une abE>n-dante documentation pour le confirmer.Le cabinet des Grosso s\u2019est joint récemment à celui des Crivelli, faisant en sorte que tous les champs du droit\u2014public, privé, international, administratif, constitutionnel\u2014 sont couverts.États-Unis, Inde, Belgique, France, Allemagne, Espagne, Mexique, Canada, la liste est longue des pays avec lesquels des contacts sont établis.Pourquoi alors avoir choisi Québec ?L\u2019avocat de 28 ans répond qu\u2019il y avait des amis.Il dit aussi avoir été attiré par « l\u2019environnement bilingue ».Vraiment ?Montréal n\u2019est pas très loin.Ni ( Htawa.Et comme déjà le cabinet Grosso entretenait des liens de ce côté-ci de la frontière, la décision s\u2019est imposée.QUÉBEC HYPEROUVERTE Juan Sebastian Grosso est donc arrivé en 2001.« Habitué à voyager», il a trouvé le climat «un peu dur», mais sans plus.Il s\u2019est installé dans un appartement, coin du Vallon et chemin Sainte-Foy, ce qui lui permettait d\u2019aller à pied ou en vélo à l\u2019université.«J\u2019habitais en face du IGA», dit-il, sans savoir que le supermarché est maintenant désert.S\u2019il y en a qui prétendent que Québec est une ville fermée aux étrangers, ce n\u2019est certainement pas le cas de ce jeune avocat.Au contraire, tant à l\u2019université que dans les familles où il fut invité, il a découvert « une société hyperouverte ».Tout au long de ses études de maîtrise, il a agrandi son cercle d\u2019amis, créé de nouvelles relations.L\u2019an der- C0URT0ISIE Juan Sebastien Grosso est acocat à Buenos Aires, en Argentine.nier, Garick Apollon, un de ses collègues de l\u2019Université Laval, a été invité en stage à Buenos Aires.Parallèlement, des ententes ont été conclues avec des bureaux d\u2019avocats canadiens.Juan Sebastian Grosso, dont le frère aîné, Juan Carlos Jr, exerce au même cabinet, se dit également en interaction avec la Chambre de commerce argentino-canadienne.Il nomme l\u2019ambassade, ou plutôt l\u2019ambassadeur du Canada lui-même, Yves Gagnon, qu\u2019il présente comme un ancien de Laval.À la délégation du Québec, Judith Grenon est diplômée, elle aussi, de la plus vieille université française d\u2019Amérique.Étudiants étrangers nés hors Canada, mais qui ont maintenant le statut de résidents permanents.2002 2003 2004 2005 .982 .1178 .1381 .1573 Canadiens des autres provinces 2002\t.905 2003\t.902 2004\t.928 2005\t.Non disponible INFOGRAPHIE LE SOLEIL > Etudiants étrangers inscrits à l\u2019Université Laval dans les différentes facultés Faculté\t1995\t2000\t2005 Sciences et génie\t\t.352.\t.382.\t396 Sciences de l\u2019administration\t\t.163.\t.280.\t286 Lettres\t\t.216.\t.247.\t244 Sciences sociales\t\t.168.\t.134.\t150 Médecine\t\t.69.\t.61.\t128 Sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation .\t.181.\t.136.\t109 Foresterie et géomatique\t\t.84.\t.77.\t89 Sciences de l\u2019éducation\t\t.51.\t.108.\t46 Aménagement, architecture et arts visuels.\t.19.\t.49.\t34 Droit\t\t.28.\t.42.\t31 Théologie et sciences religieuses\t\t.12.\t.13.\t23 Institut québécois des hautes études internationales\t.7.\t.15.\t17 Philosophie\t\t.3.\t\t7.\t11 Sciences infirmières\t\t.1.\t\t3.\t10 Musique\t\t.2.\t\t5.\t9 Pharmacie\t\t.4.\t\t4.\t5 Médecine dentaire\t\t.0.\t\t2.\t\t1 INFOGRAPHIE LE SOLEIL JAMAL SAGHIR La belle route d\u2019un « importé » An N E - M A RIE VOISARU_ .4 M Voisa rd@ le so le il.com ¦ « Les importes ! » Quand Janml Saghir a débarqué à Quebec, en décembre 11)77.c\u2019est ce qu\u2019on disait de ceux qui n\u2019avaient pas eu l'heur de naître dans la Belle lYovincc.Celaient «des importés».11 rappelle le fait et s\u2019en amuse, mais assure qu\u2019il n\u2019y a jamais rien vu de péjoratif.Jamal Saghir est aujourd'hui directeur du secteur Eau et Énergie à la Banque mondiale.Son port d\u2019attache est Washington.Mais on ne l\u2019y trouve pas souvent.IV son propre aveu, il fait le tour du monde trois ou quatre fois par année.Le lendemain de notre entretien, il partait pour IMris.Londres et Pékin.En 1D77, l\u2019année de ses 20 ans, M Saghir arriv ait de son Liban natal pour entreprendre des études en économie à l\u2019Université Laval.IVur-quoi ici ?La langue, bien sûr.Aussi, des membres de sa famille s\u2019y trouvaient déjà.Pierre h\\»rtin était, à l\u2019époque, directeur du departement.«C\u2019est lui qui m\u2019a accepté », se sou- vient M.Saghir.En janvier, il commence donc le bac.IVux ans et demi plus tard, il a le diplônje et continue à la maîtrise.C\u2019est maintenant Antoine Ayoud qui le dirige et qui l\u2019introduit au Groupe de recherche en économie de l\u2019énergie, de l\u2019environnement et des ressources naturelles (GREEN).Sa maîtrise terminée, en 1!)S2, il s\u2019en est fallu de peu pour qu\u2019il parte pour la France.La Sorbonne lui ouvrait ses portos au niveau du doctorat.Mais ce n'est pas ce que le destin voulait.Le jeune économiste avait eu le temps de s'acclimater à Québec, il considère qu'après un an.il était inté* gro à DtPHi.et qu\u2019il l\u2019était complète- COURTOISIE Jamal Saghir est aujourd\u2019hui directeur du secteur Fau et Energie à la Banque mondiale et son port d'attache est Washington.n \u2022 \u2022 O >\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 « *.* » » \u2022 » * «i» » » ment au bout de deux ou trois ans.l.a preuve ?11 est devenu membre du hir-ti libéral.Quant au Liban, impossible d\u2019y retourner, du moins en ce temps-là.« Israel occupait le sud du pays.» * l\u2019n de ses professeurs.Jean-Tho- mas Bernard, allait être celui par qui changerait le cours des choses.Un coup de fil est entré du Parlement, qui cherchait un recherchiste.« Es-tu intéressé à travailler?», lui.demande le prof.Bien sûr que oui.Il ré- ussit à obtenir un permis de travail, et c\u2019est le début d\u2019une première carrière comme attaché politique de Gérard D.Lévesque d\u2019abord, puis de Pierre Fortier, porte-parole de l\u2019opposition en matière d\u2019énergie et futur ministre délégué aux Finances, dont il deviendra le chef de cabinet.Jamal Saghir dit n\u2019avoir «jamais senti le feeling de l\u2019étranger.j\u2019avais même l\u2019accent québécois».Le programme de privatisation que Robert Bourassa, redevenu entre-temps premier ministre, commence à appliquer, c\u2019est lui qui l\u2019a préparé.Rien ne laisse prévoir son départ.Ça se passe en 1988.C\u2019est le gouvernement américain qui téléphone.On lui demande de devenir conseiller du premier ministre tunisien pour instaurer là-bas un programme de privatisation.Nouveau marié, il part en Tunisie.où il restera deux ans.Cette fois, c\u2019est la Banque mondiale qui le réclame.«On m\u2019avait spotté ! » Depuis 1990.année de la chute du mur de Berlin.Jamal Saghir parcourt la planète.Il se consacre à la restructuration de l\u2019énergie.Dans les pays de l\u2019ex-URSS.il a mis à profit son expertise.tout comme au Moyen-Orient.Ça ne l\u2019empêche pas de revenir à Québec deux fois l\u2019an visiter les copains.Il ne voit guère d\u2019autres endroits, dit-il.où les gens font preuve d\u2019une aussi grande tolérance.même si la ville peut donner l\u2019impression de n\u2019être pas tou- f jours ouverte. Le samedi 19 novembre 2005 LE SOLEIL I ZOOM LES DIPLÔMÉS DE LAVAL PARTOUT DANS LE MONDE I Après avoir étudie le droit à IVnii'ersité Laval, Nawel Hamidi achèi'e présentement une maîtrise en théologie à Ottawa.NAWEL HAMIDI Le monde, chez nous Anne-Mahie VoiSAKI) A MVoisa rd@lesoleil.com ¦ Surprise ! Nawel Hamidi parle avec l\u2019accent québécois.Pour quelqu'un qui arrive d'Irak, il y a de quoi s\u2019en étonner.Ce qu\u2019elle y a fait ?Rien de moins que d\u2019assister les 71 membres du comité chargé de rédiger la nouvelle Constitution de ce pays.VINCENT LEFEBVRE Flexibilité et familiarité Anne-Makie VoiSARl) AMVoisard@lesoleil.c(» m Les écureuils qui grimpent aux arbres.Et les tunnels, ces immenses couloirs souterrains qui promènent les étudiants d\u2019un pavillon à l\u2019autre, Vincent Lefebvre n'avait jamais vu ça avant d\u2019atterrir à (\u2019Université Laval.Si ce n\u2019est celui qui traverse la Manche.Car il est né à Boulogne-sur-Mer, face à l\u2019Angleterre.Nous l\u2019avons joint à Genève, où il travaille depuis le début de 2005 chez lYi-ceWaterhouseCoopers, dans la branche conseil auprès des grandes entreprises.Durant cinq ans auparavant, il a fait la navette entre le Luxembourg et la Belgique, pour une compagnie basée à Bruxelles.Ce qui reporte à la fin des années « nonante ».Ah ! Vincent Lefebvre hésite.Il réalise que ce ne sont pas les Québécois qui emploient ce mot.Mais ce n\u2019est pas grave, puisqu\u2019on le comprend.Il est donc arrivé à Québec en septembre 1998, inscrit au MBA en gestion internationale.Pourquoi Laval ?Il venait de passer deux ans à l\u2019École de commerce de Bordeaux, d\u2019où il est ressorti avec le diplôme de master en management.Avant ça, il avait étudié trois ans à Lille, en économie.Vincent Lefebvre ne cache pas qu\u2019il a été tenté de se diriger vers HEC.Il a renoncé parce que le séjour ne pouvait se prolonger au-delà d\u2019une session, tandis qu'à Laval il a pu rester deux ans et compléter sa formation en finances.OÙ ÇA SE GÂTE La « grande flexibilité » dans l\u2019agencement des cours a aussi orienté son choix.Il a pu ensuite constater que «l\u2019Université Laval est très familière avec les étudiants étrangers», et efficace dans sa façon de les encadrer.C\u2019est plus tard que ça se gâte.Vincent Lefebvre aurait souhaité obtenir un emploi au Québec.«J\u2019ai cherché pendant trois ou quatre mois.» Mais on ne lui a pas proposé « grand-chose d\u2019intéressant ».Cela dit, l'expérience demeure positive.Sur le plan personnel, «on apprend sur soi », dit-il.C\u2019est aussi l\u2019occasion de connaître des gens.«J\u2019ai toujours des amis.» M.Lefebvre, qui vient d\u2019avoir 30 ans, remarque cependant qu\u2019à l\u2019extérieur du milieu universitaire, les contacts sont plus limités.« Il faut connaître des gens qui vont nous introduire.» Sur le plan professionnel, à cause de la dimension internationale, le fait de fréquenter une institution comme Laval vaut aussi son pesant d\u2019or.D\u2019ailleurs, lorsqu\u2019il est venu, ils étaient sept de son école.Les Français fréquentant une université québécoise bénéficient d'un autre incitatif.En vertu d'une entente gouvernementale, les droits de scolarité dans leur cas sont les mêmes que ceux qu\u2019on exige des étudiants d\u2019ici.« Pour nous, c\u2019est pas cher ».convient Vincent Lefebvre.En fait, il considère que l\u2019avion, les coûts du logement et de la nourriture pèsent beaucoup plus lourd que la scolarité.Aussi aurait-il aimé pouvoir occuper un emploi, ce qui n'était pas possible, sauf sur le campus lui-mème.La jeune femme est née en Algérie, d\u2019où son nom.Mais elle se considère aussi québécoise qu\u2019algérienne.«Centpour cent.» Et pour cause.Sa mère vient de Chicoutimi (Saguenay).Aussi, dès le départ, craignait-elle de n\u2019être pas une bonne candidate pour ce reportage.Étrangère ?Bien sûr que non.Mais son parcours, lui, est international.L\u2019entrevue se fait à partir d\u2019Ottawa, où Nawel Hamidi achève une maîtrise en théologie.Elle est inscrite à l\u2019Université Saint-Paul.Mais auparavant, c\u2019est à l\u2019Université Laval, en droit, quelle a étudié, de 1998 à 2001.DIEU ET MAHOMET Du droit à la théologie, le lien peut sembler ténu.Mais au fil de la conversation, tout s\u2019éclaire.Double nationalité signifie double culture.«Je parle arabe.» A l\u2019âge de huit mois, Nawel Hamidi est venue au Québec, pour y rester jusqu'à sept ans.De 1984 à 1990, étape propice à tous les apprentissages, elle habite à nouveau l'Algérie.Retour ensuite dans la Belle Province, où son chemin traverse Sainte-Anne-de-la-Pocatière et Saint-Pam-phile-de-L\u2019Islet.Avant d\u2019entrer à l\u2019Université Laval, elle passe par le Cégep Garneau.«Je connais les valeurs québécoises, l\u2019imaginaire collectif», et les comptes à régler avec la religion, ajoute-t-elle.Mais aussitôt, elle affirme: «En Algérie, je suis musulmane.» Elle pratique le ramadan.Va-t-elle jusqu\u2019à porter le voile ?La réponse arrive, coupante : « Non ! Non ! Non ! » Sa maîtrise en théologie entreprise dans un esprit «interreligieux» devrait aider à mettre de l'harmonie dans ce double héritage.Mais ce n\u2019est pas tout.Nawel Hami-mi se prépare à aller l\u2019an prochain à Genève faire un doctorat en droit musulman.Se penchera-t-elle sur les tribunaux islamiques ?Elle dit que sa vision est holistique, qu\u2019elle veut démystifier bien des questions reliées à l'islam.Ses études à la faculté de droit de Laval trouvent ici une nouvelle raison d\u2019être.Mais ce n\u2019est pas ce qui manquait.Le droit constitutionnel, qui est sa première spécialité, a certainement à voir aussi, en plus de sa connaissance de l'arabe, avec l\u2019invitation qu'on lui a faite de joindre le comité dos sages irakien.« J\u2019AI BEAUCOUP GRANDI » La demande est venue du Forum des fédérations, basé à Ottawa, alors qu\u2019elle travaillait dans un bureau d\u2019avocats de Gatineau.D\u2019autres sont allés.George Anderson, président du Forum, Bob Rae, ancien premier ministre de l\u2019Ontario, David Cameron, professeur à l\u2019Université de Toronto.Mais elle est la seule Canadienne à être restée à Bagdad pendant deux mois.Quotidiennement, elle rencontrait les membres du comité.«On débattait de questions constitutionnelles (.).J\u2019ai beaucoup grandi », dit-elle, sans plus, avant de retourner à ses travaux.Vincent Lefebvre détient un MBA de IVnii'ersité Laval.ANDRÉS VERA Le « SDF de l'humanitaire » Anne-Marie Voisard AMVoiaard@le8nlell.com « Un SDF de l'humanitaire ! » Sans domicile fixe.Andrés Vera.médecin vénézuélien, coïncide parfaitement avec cette définition.Nous l\u2019avons joint à Amman, en Jordanie.Mais la mission qui l\u2019occupe présentement se trouve en Irak.Il refuse d'en dire plus, par crainte de la compromettre.Et pour des raisons de sécurité.Quoi qu'il en soit.Andrés Vera a parcouru bien d'autres lieux dont il peut parler.A commencer par son pays.Médecin formé à Caracas, il a pratiqué pendant 15 ans chez lui.entre autres au pied des montagnes d'Amazonie.Son expertise en régions rurales est d'ailleurs ce qui a poussé un représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), basé au Venezuela, à le recommander auprès de professeurs de ITniversité de Montréal.En 1997.il a donc débarqué dans la métropole avec un visa, pour s'apercevoir que le financement espéré n existait pas.Plutôt que de rentrer bredouille.il a subi les cours d'été de français à Laval.Et c'est ainsi, le hasard ai- COURTOISIt LE SOLEIL a Joint le médecin Andres Vera à Amman, en Jordanie.dant, qu'Andrès Vera est resté à Québec.L\u2019automne venu.« une petite mais essentielle bourse du doyen de la faculté de médecine », issue de la Hmdation de l\u2019Université Laval, lui a permis d'en-treprendre la maîtrise en santé* communautaire D en rêvait.Le système de santé québécois, qui a créé les CLSC.est considéré, dit-il.comme un rwidèle dans les .Amériques MONTMAGNY ET THETFORD Appuyé par deux mentors.Jean-Paul H>rtin, mé*decin, et Françoise Labbé, sociologue, il a orienté ses recherches vers la télémédecine, plus spécialement en santé mentale.Ce qui l\u2019a amené à se déplacer entre Montmagny et Thetford Mines.Outre le premier hiver, qu\u2019il a trouvé dur («Je ne sortais pas beau-amp des couloirs »), Andrés Vera semble s\u2019être intégré* aisément.Sa personnalité liante (même au téléphone, et malgré le français laborieux) n\u2019y est sûrement pas étrangère.Au nombre des «activités a»mplé-mentairea», il mentionne le PEPS.Aussi la bibliothèque, qu'il a trouvée «formidable».Mais surtout le cercle Gandhi, qu'anime Guy St-Michel, directeur du Bureau d\u2019accueil et d\u2019animation au Service des affaires étudiantes, et de qui vient l'étiquette «SDF de l'humanitaire».I )ans ce cercle où des gens de toutes religions se côtoient, incluant ceux qui n\u2019en ont pas.Andrés Vera dit avoir beaucoup appris, lui qui fut ensuite appelé à œuvrer «en milieux de amflits sociaux et interreligieux extrêmes ».Aussitôt sa maîtrise terminée, il s\u2019est enrôlé dans Médecins sans fron- tières, qui l\u2019a envoyé à Amsterdam suivre une formation.Prêt au départ, il attendait.Mais comme le signal ne venait pas assez vite, il s\u2019est tourné* du côté de l\u2019Aide médicale internationale, une organisation non gouvernementale française (ONG) qui travaille en /Afghanistan.KABOUL ET L\u2019EX-URSS En pleine guerre civile, lorsque les talibans ont fait sauter les bouddhas, Andrès Vera faisait, à Kaboul, la amr-dination médicale.Par la suite, après un bref passage au Venezuela, pour visiter sa famille et ses amis, il s'engage avec la Croix-Rouge internationale.Ce fut d\u2019abord l'Afrique de l'Ouest, la Guinée-Conakry, l\u2019aide aux réfugiés du Nigeria et de la Sierra Leone.Puis vinrent les pays de l\u2019ex-L'nion soviétique (Kirghizstan.OuzN\u2019kistan.Tadjikistan), où il est demeuré* durant pn*s-que deux ans.jusqu'à la présente mission au Moyen-é(rient à propos de laquelle il tient à garder le secret.Quel sera l\u2019avenir ?Andrès Vera dit qu'il aura peut-être envie d'un peu de stabilité, de moins de mouvement.Mais ce n\u2019est pas pour demain.AMADOU BAÏLO DIALLO Informer pour mieux soigner Anne-Marie Voisard .4 M i\u2019o i sa rd di'le sole i I.corn Le Zimbabwe.C'est loin.juste au nord de l'Afrique du Sud.Mais le téléphone et Internet abolissent les dis-tances.Amadou Baïlo Diallo, médecin attaché à l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), peut ainsi garder contact avec ses collègues canadiens.De Harare, la capitale, où il est posté depuis un an, le Dr Diallo parle de ses travaux sur le paludisme, « un des plus gros problèmes do santé», et de son rapport avec la grossesse.Les femmes enceintes en sont les principales victimes, et les enfants de moins de cinq ans.C\u2019est à l\u2019Université Laval, où il est arrivé en 1990,qu'Amadou Baïlo Dialloa reçu la formation qui lui permet, à son tour, de transmettre la amnaissance sur les maladies tropicales.Guinéen d\u2019origine, il a d\u2019abord étudié la médecine dans son pays et pratiqué durant huit ans, avant de venir à Québec.COOPÉRATION INTERNATIONALE La langue commune, c\u2019est-à-dire le français, a orienté son choix.Mais la qualité du diplôme y a contribué.« 11 fallait que ce soit compétitif.» Aussi, comme d'autres compatriotes médecins se spécialisaient à Montréal au même moment, il s\u2019est dit que la mise sur pied d\u2019une équipe multidisciplinaire* s\u2019en trouverait facilitée au retour.Mais ce n'est pas exactement ce qui s\u2019est produit.Le Dr Diallo a plutôt travaillé durant cinq ans et demi pour le Centre* de coopération internationale en santé et développement (CC1SD), un organisme relié à l\u2019Université Laval et financé par l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI).Il était alors chef de* projet pour un vaste programme en épidémiologie, allant de la formation du personnel soignmit à la représentation auprès des ministros de* la Santé et dos ambassades du Cumula.Six pays d\u2019Afrique, dont la ( luinée, sont couverts peu* ce programme.U* IK Diid-lo faisait la navette entre* la Côte-d\u2019Ivoire et le Burkina, où il est basé;.Il n'en dit que du bien, et se montre* très heureux ele voir que l\u2019ACDI vient d\u2019accorder un nouveau flnanœment, jusqu\u2019en 2007.C\u2019est donc à Québec, durant les deux années où il a fait sa maîtrise, qu\u2019Amadou Baïlo Diallo s\u2019est préparé à remplir ea*8 importantes fonctions, tantôt au CCISI) et maintenant à l\u2019OMS.Il nomme deux personnes, Pierre Viens et Claude Lapointe, qu'il considère* comme de*s modèles.« Ils m\u2019ont re*çu e*n adulte.» Au départ, la partie* était e-e-pemelant loin d\u2019êtret gagnée*.Trouver un professeur qui avait un intérêt pour les maladies tropiea-le*s, e:e n\u2019était pas du temt évident.Or, « e-\u2019était une priorité pe>ur moi », dit le médecin, avant de préciser qu'«il a fallu dialoguer».VIVRE À QUÉBEC Mais, le temps aidant, le 1K Diallo s'est adapté.Il considère; que* le système d\u2019accueil mis en place* à l\u2019université (;st cffie*ace>.I )e;s Guinéens, de;» Africains, étudiants e*n sciences et génie, en lettres, l\u2019ont reçu.Se; sont ajoutés peu à pe;u «les Canadiens», nedam-ment le* groupe* de maitrise, « un tronc e-eemmun d\u2019environ 13», parmi lesquels il mentionne l\u2019ami de laGaspé-sle, celui du Lac-Saint-Jean.Il a fini par se* familiariser avee* leur accent.Et s\u2019en amuser.Pour quelqu\u2019un qui, comme lui, n'avait «jamais vée;u l\u2019hiver », janvier 1998 ne s\u2019oublie pas.C\u2019e.*st l'année de; la te*mpéte* de ve*rglas «Tu vis avec ! » Amadetu Balle» Diallo logerait à ce me>-ment au paviliem Me»re;au, «celui eles nouveaux ».Il a ensuite habité en ap-partement.Mais, en six mois, n'a jamais réussi à voir un ve»isin.C\u2019est ce qui lui fait dire que; les e:e»ntae*t8 sont très difficiles en dehors du campus.Sur le plan professionnel, il e*n va te»ut autrement.Le médecin a e»btenu ce qu'il attendait.COUDtOlSIf Amadou Bado ! Hallo est maintenant un médecin attaché a l'Organisation mondiale de la santé (OMS). LE SOLEIL Le samedi 19 novembre 2005 DIVERTISSEMENTS four it r*tlUtur pour it pirt MMMN.MieCl H M'MOC PtCMiS H PIS TCP A LA «MlSON U WATiN A MS PPtNPRI U PPOOLAM KIS i I î e l t I S i i « AA APRjQUt (X CP(M ET MS KWTOMS SOKT MOMS ROOOES (BJA SUC U WONT SONT CACHtS HAP MA FCANGi AA MS MAOCOUP M LAÛU POUC QUI MON TOum NE I0UGI RAS A WPiWjk _ APIhL POURQUOI TON TOUPfT Si GONRi OtAQUi fOlS QUC TU \\ HAUSSiS v us souecus\u2019 TA /V^èRC S'INQUIÉTAIT OE ¦' *< r -\u2022 '\\ » .iv.< '«-'\u2022* / %.* : .^ij- Nl 1 v» \" \u2019 li I* Trouvez le candidat que vous allez vraiment aimer.Avec ses outils de triage simples à utiliser, workopolis.com vous permet de sélectionner les bonnes candidatures.Oubliez tous les CV non pertinents et concentrez-vous sur les meilleurs.Faites comme 46 des 50 « Employeurs de choix au Canada » laissez workopolis.com travailler pour vous.¦ .al lifta, a.workopolis Il PLUS GROS SITI D EMPLOIS AU QUÉBEC .corn 0 Le samedi 19 novembre 2005 D 6 runiversité Laval au cœur de votre quotidien Des filons prometteurs en génie minier .¦ \u2022_ urtittarcitairoc H'iri Hiv an* L'industrie canadienne aura besoin de milliers de nouveaux diplômés universitaires d'ici dix ans par Yvon Larose Les dix prochaines années s\u2019annoncent cruciales pour l\u2019industrie canadienne des minéraux et des métaux.Ce secteur industriel parmi les plus productifs au pays, l\u2019un des plus grands exportateurs de minéraux, de métaux et de diamants au monde, pourrait faire face à une pénurie de travailleurs qualifiés en raison de nombreux départs à la retraite et d\u2019un recrutement difficile.«Le problème de pénurie de main-d\u2019œuvre, avec le départ à la retraite des baby boomers, est présent dans tous les secteurs d\u2019activité, en particulier dans l\u2019industrie minière», a expliqué Ryan Montpellier, directeur de projets au Conseil d\u2019adaptation et de formation de l\u2019industrie minière (CAF1M), lors d\u2019une conférence prononcée le lundi 14 novembre au pavillon La Laurentienne.«Mais, a-t-il ajouté, pour les étudiants qui ont choisi ce domaine, les perspectives d\u2019emploi sont fantastiques! Le taux de croissance de l\u2019industrie minière est à peu près deux fois plus élevé que celui de l\u2019économie canadienne.Et les indicateurs économiques prévoient que cette indus trie poursuivra sa croissance pendant encore plusieurs années.» Des signes inquiétants Dans son exposé, Ryan Montpellier a abordé les grandes lignes d\u2019une étude publiée en août dernier par la CAF1M et intitulée Prospecter l\u2019avenir: relever les défis des ressources humaines dans l'industrie canadienne des minéraux et des jnétaux.On peut y lire que si le secteur n\u2019enregistrait aucune croissance pour les dix prochaines années, il aurait quand même besoin de plus de 36 000 nouveaux diplômés qualifiés.En cas de forte croissance, ce chiffre pourrait atteindre près de 82 000.Le problème est que l\u2019offre de travailleurs qualifiés ne serait que de 8 910 diplômés dans le premier scénario et que de 11 160 dans le second.L\u2019enquête a été menée auprès d\u2019une cinquantaine de sociétés minières et d\u2019une vingtaine d\u2019établissements d\u2019enseignement offrant des programmes en exploitation minière.Elle révèle que plus de 50% des travailleurs du domaine sont présentement âgés entre 40 et 54 ans.Or le nombre le plus élevé de travailleurs qui prendront leur retraite dans la prochaine décennie appartiennent à la catégorie des métiers spécialisés, suivis de près par les scientifiques et ingénieurs L\u2019étude révèle également la diminution, ces dernières années, du nombre de diplômés en génie minier.Elle met aussi en lumière le fait que le nombre d\u2019étudiants qui pourraient s\u2019inscrire à des programmes d\u2019études postsecondaires en lien avec le domaine minier sera de loin inférieur à la demande prévue.«De 1998 à 2002, le nombre d\u2019étudiants inscrits en génie a augmenté de 19 % au Canada, a indiqué Ryan Montpellier.Mais au cours de la même période, les inscriptions en génie minier et en génie géologique ont baissé respectivement de 40 et de 30 %.» Les défis qu\u2019aura à relever l\u2019industrie minière canadienne sur le plan de la main-d\u2019œuvre au cours des prochaines années sont nombreux.La concurrence en est un Elle provient autant des autres secteurs industriels canadiens que de l\u2019industrie minière étrangère.Sur le plan salarial, l\u2019industrie pétrolière et gazière canadienne offrait 1 479 $ comme salaire /¦ La télé extraction et la robotique représentent des avancées technologiques majeures pour l\u2019industrie minière ' \u2019 ¦ ¦- ri Le jeudi 10 novembn .le Département de génie des mines, de la métallurgie et des maten aux a accueilli une délégation de quatre professeurs de la Faculté de génie de 11 niversité Nantong, en Chine.Ce sont, à l avant et dans IOrdre habituel le doyen Zhou Vide.Ni Hongjun.Huang Mingyu et Z.hu Yu.À l\u2019arrière: Fathi Habashi.professeur emente du Département de génie des mines, de la métallurgie et des matériaux, fin Shue.props sionnel de recherche au même département, l'ouï Fortier, vice-doyen au développement et à la n cherche à la Faculté des sciences et de génie.Edward Ghali, professeur au Département de génie des mines, de la métallurgie et de s matériaux, et Daoud Att Kadi.directeur du programme de deuxième cycle en génie industriel à la Faculté des sciences et de génie.hebdomadaire moyen en 2003.L\u2019industrie de l\u2019extraction minière offrait 1085 S «L\u2019an passé, a rappelé Ryan Montpellier, les sociétés minières brésiliennes ont fait venir à leurs frais l\u2019ensemble des diplômés de génie minier de l\u2019Université de Colombie-Britannique pour une tournée de leurs sites d exploitation au Brésil.Les étudiants canadiens en génie minier sont reconnus comme étant parmi les mieux formés dans leur domaine au monde.» Un autre défi est celui de la perception.Bien des gens ignorent que l\u2019industrie minière a considérablement évolué au cours des ans.Elle présente aujourd\u2019hui un visage de plus en plus technologique grâce, entre autres, à l\u2019introduction de la télé-extraction et de la robotique La technologie permet aussi de réduire les risques pour la santé, d\u2019améliorer la productivité et de renforcer la protection environnementale.«L\u2019industrie a un grand défi devant elle, a conclu Ryan Montpellier.Elle devra attirer non seulement des jeunes, mais aussi plus de femmes, d\u2019autochtones et de membres de minorités visibles.» À Laval Depuis 2003, l\u2019industrie minière offre une série de bourses d\u2019admission d un montant de 3 000 $ aux étudiants nouvellement inscrits en génie minier à l\u2019Université Laval.C\u2019est dire à quel point cette industrie a un urgent besoin de diplômés.En revanche, l\u2019offre de diplômés en provenance de Laval a diminué, passant d\u2019une dizaine en 2003 à une demi-douzaine cette année.Pourtant, le programme de baccalauréat en génie des mines et de la minéralurgie conduit à un secteur d\u2019activité où règne le plein emploi, où l\u2019on engage rapidement les diplômés et où les conditions salariales (entre 50 000 et 55 000 $ par an pour le bachelier qui entreprend sa carrière) font l\u2019envie de bien des corps d\u2019emploi.Le génie minier attirera des personnes dynamiques et capables de leadership, intéressées à la fois par la technologie de pointe et les affaires financières, et ouvertes à la mobilité internationale.À Laval, ils sont en plus formés en fonction d\u2019un haut niveau de polyvalence.Dans ses tâches quotidiennes, l\u2019ingénieur des mines planifie et organise les travaux nécessaires à l\u2019extraction du minerai de la roche La formation reçue permet de travailler, entre autres, dans des mines souterraines, en génie-conseil en géotechnique et dans la fabrication d équipements miniers.Le bac en génie minier est de type coopératif.Au cours de ses quatre années d\u2019études, l\u2019étudiant en génie minier effectue trois stages obligatoires de quatre mois, très bien payés, en milieu industriel.DE LA NOUVELLE-ORLÉANS À L'ANCIENNE-LORETTE Une gestion cohérente du territoire permettrait de prévenir une partie des drames humains liés aux inondations pat Jean Hamann François Anctil a une position bien arrêtée au sujet des inondations «S\u2019il tombait toujours la même quantité de pluie à la même heure chaque jour, les problèmes d\u2019inondation n\u2019exis teraient pas Mais ce n\u2019est pas le eps et.à partir du moment où on choisit de faire du développement en zone inondable, il îaut accepter le risque qui vient avec ce choix C\u2019est normal qu\u2019une rivière débor de » La lucidité de ce professeur du De .partement de génie civil ne l\u2019empêche toutefois pas de faire montre de soli darité envers tous les inondés de ce Inonde «Derrière chaque inondation, peu importe son ampleur, que ce soit à la Nouvelle-Orléans ou à l\u2019Ancienne-Lorette, il y a des drames humains qui se jouent», reconnaît ce spécialiste de l\u2019hy drologie qui était l\u2019invité des Conférences grand public de la Faculté des sciences et de génie le 9 novembre.Le tourbillon de cyclones, ouragans, tornades, tsunamis et tutti quanti dont nous inondent les médias porte à penser que le Déluge frappe à nos portes.«Statistiquement, on ne peut pas con dure que le nombre d\u2019inondations est en augmentation L\u2019effet des changements climatiques a été mesuré sur la température, mais la variabilité des précipitations dans l\u2019espace et dans le temps est trop grande pour qu\u2019on puisse tirer des conclusions au sujet des inon dations», souligne le professeur Anctil Pour l\u2019instant, on assiste davantage à un effet média qu\u2019à une répercussion bien documentée de l\u2019effet de serre.Pourtant, selon les données internationales provenant des compagnies d\u2019assurances, le nombre de grandes catastrophes liées aux inondations, qui se situait entre 20 et 40 par an dans les années 1970, a maintenant dépassé la centaine.«Ce n est pas 1 incidence de ces événements qui semble en cause, mais la vulnérabilité de's populations, a explique le confert'ncier La population mondiale est en croissance et de plus en plus de gens s\u2019installent dans des zones à risque On estime que 75 % des habitants de la planète vivent maintenant dans une zone touchée 1 fois tous les 20 ans par une grande catastrophe Les événements naturels violents sont rares localement, mais fréquents globalement.» Que faire pour prévenir les drames humains lies aux inondations?«On ne peut pas empêcher la pluie de tomber, mais on peut réduire les risques par des moyens technologiques comme les digues.les barrages et les canaux de dérivation».répond François Anctil.Ces méthodes ont fait leurs preuves, mais elles coûtent cher et peuvent creer un faux sentiment de sécurité, prvvient-il 11 se peut qu\u2019un système inefficace soit mis en place et tienne le coup pendant des années parce qu\u2019aucun événement exceptionnel ne se produit A 1 inverse, un bon système peut flancher un mois seulement après son inauguration parce qu\u2019un événement qui ne survient qu une fois tous les 100 ans s\u2019abat sur la région.La solution n\u2019est pas toujours technologique, plaide humblement 1 ingénieur «La technologie peut nous prémunir contre les événements de violence moyenne, mais c\u2019est différent pour les événements très violents.Il est parfois plus sage d\u2019intervenir sur le facteur humain.» Une première mesure en ce sens consisterait à interdire toute installation en zones inondables.«En théorie, c\u2019est simple, mais en pratique, c\u2019est assez compliqué de déterminer les limites du lit majeur d\u2019un cours d\u2019eau parce qu'on peut toujours imaginer qu\u2019une plus grosse inondation peut survenir C'est pour cette raison que les autorités publiques utilisent des définitions administratives, comme la récurrence des crues aux 20 ans ou aux 30 ans.» Face aux inondations, le risque zéro n\u2019existe pas, plaide le professeur Anctil «11 faut accepter un certain risque tout en gérant le territoire de façon cohérente Construire un hôpital dans une zone inondée aux 20 ans, c\u2019est de la mauvaise gestion.Les inondations sont des phénomènes naturels qui ont toujours existé et qui vont continuer d\u2019exister Si on persiste à construire des installations dans des zones fréquemment inondées, on se tire dans le pied.» lit Le boulevard Hamel le 26 septembre dernier, après que la région de Québec eut reçu 85 mm de pbàe dans la ftmlée de I Ouragan Rita. LE SAMEDI 19 NOVEMBRE 2005 jEAN-PAUL L'ALLIER SERA PROFESSEUR INVITÉ DÈS JANVIER Le recteur Michel Pigeon est heureux \u2022d\u2019annoncer la venue de jean-Paul L\u2019Allier à titre de professeur invité Le maire sortant de la Ville de Québec participera, à compter de janvier 2006 et pour les quatre prochaines années, aux activités d\u2019enseignement et de recherche de l\u2019École supérieure d\u2019amenagement du territoire et de développement régional, et des départements de science politique, de géographie et d\u2019information et de communication En tant de professeur invité, Jean-Paul L\u2019Allier partagera ses connaissances et sa vaste expérience dans le cadre de cours abordant les multiples aspects du développement municipal et régional, de la vie politique et sociale ainsi que de la communication.«Nous sommes extrêmement fiers d\u2019accueillir un homme qui a si grandement contribué à la vitalité économique, scientifique et culturelle de notre ville, a souligné le recteur Michel Pigeon L\u2019arrivée de M.L\u2019Allier ne pourra qu\u2019enrichir la qualité de la formation offerte à nos étudiantes et étudiants.» Jean-Paul L\u2019Allier a connu une carrière remarquable.Avocat de formation, il a été ministre de la Fonction publique (1970-1972), des Communications (1970-75) et des Affaires culturelles (1975-1976) dans le cabinet de Robert * Bourassa II a été délégué général du Québec à Bruxelles de 1981 à 1984, puis consul honoraire de Belgique à Québec de 1985 à 1988.11 a été élu maire de Québec en 1989, puis élu président de la Communauté urbaine de Québec en 1995 En 2001, il est devenu ie premier maire de la nouvelle Ville de Québec UN DEUXIEME HONNEUR POUR ZONE UNIVERSITÉ LAVAL La Coopérative Zone Université Laval a reçu le prix du Mérite commercial Desjardins pour le mois de novembre 2005.La remise a eu lieu le lundi 14 novembre, lors d\u2019une soirée qui s\u2019est tenue au Centre financier aux entreprises Caisse Desjardins des Hautes-Marées.Pour l\u2019occasion, Pierre-Luc Bonneville, président du conseil d\u2019administration de Zone Université Laval, et Yves Kogovsek, directeur général, ont reçu cet honneur en compagnie d\u2019une vingtaine d\u2019invités.À l\u2019annonce de cette bonne nouvelle, Yves Kogovsek s\u2019est dit enchanté et considère que cette reconnaissance propulsera la coopérative et ses 44 000 membres vers des horizons prometteurs.L\u2019entreprise atteint aujourd\u2019hui un chiffre d\u2019affaires de près de 26 millions de dollars, une augmentation de 10,6 millions depuis 1999.En août dernier, le Globe and Mail classait Zone Université Laval lre librairie universitaire au Canada.Celle-ci est d\u2019ailleurs la plus importante librairie scientifique francophone en Amérique du Nord.La Coopérative de l\u2019Université Laval, fondée en 1986 par des étudiants, répond aux besoins de la clientèle du campus par la mise en valeur et la distribution des outils du savoir.Elle fait preuve d\u2019engagement envers la communauté par des actions coopératives favorisant le développement et le dynamisme des activités universitaires et du mouvement coopératif.S Des membres du conseil d'administration, du comité de direction et du personnel de Zone Université Laval lors de la remise du prix du Mérite commercial Desjardins.Première rangée: Nathalie Voyer.Sonia Giroux, jacqueline Thébergc, t.laine Coutu et Émilie Robitaille.Deuxième rangée: Nancy Couette, France Bernard, Yves Kogovsek, Pierre-Luc Bonneville, Stéphane Lirette et Jean-François David.REMISE DES BOURSES D'ADMISSION DU 1er CYCLE Le mercredi 9 novembre dernier, le Bureau des bourses et de l\u2019aide financière et ses partenaires ont honoré près de 179 étudiants à l\u2019occasion de la cérémonie de remise des bourses d admission du 1er cycle.Cet événement a eu lieu au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack.en présence du recteur de l\u2019Université Laval, Michel Pigeon, et de près de 400 personnes, étudiants, parents, représentants des partenaires et de l\u2019Université Laval.Cette cérémonie avait pour objectif de souligner l\u2019excellence du dossier scolaire collégial des récipiendaires qui ont commencé leur programme d\u2019études universitaires en septembre dernier Les bourses remises, d\u2019une valeur de 500$ à 2 500$, ont été offertes par les facultés, les partenaires institutionnels et les partenaires privés (Hydro-Québec, TD Meloche Monnex et Mercer, Consultation en ressources humaines).La Fondation canadienne des bourses d\u2019études du millénaire s\u2019est jointe à l\u2019événement afin de récompenser l\u2019excellence scolaire, le leadership ainsi que l\u2019engagement des étudiants en remettant plusieurs bourses (d\u2019entrée, en cours d\u2019études, congrès mondiaux du pétrole et des renouvellements de bourses) de 4 000$ et 5 000 $ pour l\u2019année 2005-2006.'I I U doyen de la Faculté de musique.Gilles Simard, la nouvelle directrice adjointe du Bureau des bourses et de l aide financière.Isabelle Sérigny.la vice rectrice aux études Christiane Piché.et le recteur Michel Pigeon entourent un groupe d etudiants récipiendaires de bourses d'admission 2005.UNIVERSITÉ LAVAL Le contenu de ces pages est produit et édité par la Direction des affaires publiques de l\u2019Université Laval Visitez le site Web de l\u2019Université Laval à l\u2019adresse suivante http: / /www ulaval ca D 7 Concert Kurt Weill L'Orchestre de l'Université Laval montrera son savoir-faire en s'attaquant à deux œuvres du célèbre compositeur allemand des années folles L'Orchestre de l'Université lural sera à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-jacqucs-Casault le mardi 22 novembre, à 20 h.Le grand public est convié au concert présenté par l\u2019Orchestre de l\u2019Université Laval qui aura lieu le mardi 22 novembre, à 20 h, à la salle Henri-Gagnon L\u2019Orchestre interprétera des œuvres de Kurt Weill: Suite Panaméenne (suite instrumentale tirée de l\u2019œuvre Marie Galant) et la Suite de l'Opéra de Quat sous.En ouverture de programme, l\u2019ensemble présentera la Suite jazz n11 de Dmitri Chostakovitch Sous la direction de Julien Proulx, l\u2019Orchestre de l\u2019Université Laval a pour mission de préparer les instrumentistes aux exigences d\u2019interprétation du ré pertoire orchestral à un niveau professionnel.Il collabore régulièrement depuis 2001 avec l\u2019Orchestre symphonique de Québec pour la présentation de concerts spéciaux.Julien Proulx est directeur artistique du Chœur de Laval depuis septembre 2005 et également chef apprenti à l\u2019Orchestre de chambre 1 Musici de Montréal L\u2019entrée est libre Voyage au pays des jouets Les 19 et 20 novembre, l\u2019Ensemble vent et percussion de Québec (EVPQ) entamera sa 11' saison avec l\u2019enthousiasme et l\u2019espièglerie des enfants de son âge! Dans ce voyage au pays des jouets, trois siècles seront survolés avec humour et fantaisie.Les musiciens vous invitent aussi, une heure avant le concert de dimanche, à un bazar musical qui permettra aux enfants de comparer de très près leurs instruments.Les deux représentations auront lieu à la salle Henri- Gagnon, le samedi 19 novembre, à 20 h.et le dimanche 20 novembre, à 14 h.Au programme, des œuvres de Haydn, Schikele, de Meij.Mashima, Eilenberg et Odorof L\u2019EPVQ rassemble plus de 50 musiciens professionnels qui interprètent magistralement, sous la direction artistique et musicale de René Joly, un répertoire de haut calibre.Les billets sont en vente sur le réseau Billetech (643-8131) au coût de 20$ pour le grand pu blic et de 15 $ pour les étudiants Suite de l'Intégrale des concertos pour piano de Mozart Les élèves des classes de piano invitent le grand public à la suite de l\u2019Intégrale des concertos pour piano de Wolfgang Amadeus Mozart qui sera présentée le mercredi 23 novembre, à 20 h, à la salle Henri Gagnon Au programme de cettv soirée, Serge-André Jones, Catherine Lefrançois, Ginette Doucet, David Pelletier et Rémi Pouliot interpréteront tour à tour le Concerto n\" 17 en sol majeur.K 453, le Concerto n\" 18 en si bémol majeur.K 456, et le Concerto n 19 en fa majeur, K 459, de Mozart.C\u2019est à l\u2019automne 2004 que s\u2019amorçait la presentation de l\u2019Intégrale des concertos pour piano de Mozart, Intégrale qui atteindra son apogée en janvier 2006, lors de la clôture du Festival Mozart le vendredi 27 janvier, à 20 h À cette occasion, l\u2019accompagnement des trois derniers concertos sera assuré par l\u2019Orchestre de l\u2019Université Laval sous la direction de Julien Proulx L'Ensemble n nt et percussion de Québec AU'VV,^ LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE Du 24 au 27 novembre, Les Treize présentent Equus, une des œuvres les plus fortes du répertoire théâtral contemporain Aurélie Couture.Martin l^brun.Barbara l.angis et Raymond Poirier dans I quus.une pièce qui touche au mystère même de la condition humaine.«MP _____________par Renée Larochelle Qu\u2019est-ce qui a bien pu pousser Alan Strang, 17 ans, à crever sauvagement les yeux de six chevaux avec un pic dans l\u2019écurie où il était em ployé?Que s\u2019est-il passé dans la tête de ce jeune homme pour qu\u2019il commette un tel crime, lui qui tenait les chevaux en adoration?C\u2019est ce que vous invitent à découvrir Les Treize dans une des œuvres les plus fortes du répertoire théâtral contemporain, Equus, de Peter Shaffer, du 24 au 27 novembre à 20 h à l\u2019amphithéâtre Hydro-Québec Ecrite en 1973, cette pièce décrit la longue remontée à la surface des souvenirs logés dans l\u2019inconscient d\u2019un jeune homme dont l\u2019âme tourmentée frémit à l\u2019odeur sensuelle des chevaux Un fil d\u2019Ariane déroulé par un psychiatre, Martin Dysart, l\u2019aidera à sortir,du labyrinthe «La pièce est construite à la manière d\u2019un roman policier, explique le metteur en scène du spectacle, Jean-Nicolas Marquis Peu à peu, les morceaux du puzzle se mettent en place; le psychiatre avance lentement mais sûrement dans son enquête et finit par découvrir la clé de l\u2019énigme Entre Martin Dysart et Alan Strang s\u2019établit une étrange relation où s\u2019affrontent deux visions du monde: le premier fait face à ses angoisses et à ses manques, le second est marqué à vie par une enfance austère privée de véritable amour.» Sans dévoiler l\u2019intrigue, on peut dire que le psychiatre amènera Alan à revivre sa première chevauchée, alors | _ qu\u2019un superbe cavalier venu de nulle 2 | part l\u2019avait fait monter à cheval et qu'un ?| père autoritaire et hypocrite l\u2019en avait | fait brutalement descendre D\u2019où la I chute dans le rêve, porte de sortie par 2 excellence d\u2019une existence étriquée I livrée à elle même qui manque de tout Des choses essentielles «Ce psychiatre est à un moment de son existence où il se pose beaucoup de questions par rapport à sa vie et à l\u2019utilité de son travail, souligne Raymond Poirier qui joue le rôle de Martin Dysart II se rend compte qu\u2019en aidant les gens à se défaire de leurs démons, il leur enlève en même temps ce qu\u2019ils ont d'unique en eux » Et c\u2019est bien la remise en question du rôle de la psychiatrie dans notre société dont il est question dans Equus, de même que de la conception de la normalité chez l\u2019être humain Autour de ce duo infernal gravitent sept autres personnages le père, Frank Strang (Denis Giguère); la mere, Dora Strang (Barbara Langis); la juge, Hesthcr Salomon (Karen Dubois); l\u2019amie, Julie Masson (Aurélie Couture); l\u2019infirmière (Genevieve Desnoyers), le propriétaire d\u2019écuries, Harry Dalton (Jean François Lépine); le cavalier (Pierre-Jean Cham poux) Un choeur vient rythmer l'action et illustrer les souvenirs d\u2019Alan \u2022Ee/uiis est une pièce qui ne laisse personne indifférent, affirme le metteur en scene Jean Nicolas Marquis On en sort bouleversé.dérangé C\u2019est une piece qui touche au mystère même de la condition humaine » Les billets pour F.quus sont dis ponibles, au coût de 10 $, sur le réseau Billetech (www billetech corn ou 643 8131 ), et à l\u2019Animation socioculturelle, au local 2344 du pavillon Alphonse Desjardins ainsi qu\u2019a la porte le soir du spectacle (12 $) ZOOM LE SOLEIL Le samedi 19 novembre 2005 D 8 LES DIPLÔMÉS DE LAVAL PARTOUT DANS LE MONDE ii scum sfivf ussCHfNis Guy St-Michel eut directeur du Hureau d\u2019accueil et d\u2019animation au Service des affaire h étudiantes de l\u2019Université Laval.Des hauts et des bas Annk-Makik Voisari) A Af Vo isard (mme Québec*.Les échanges ont cours en architecture et en aménagement du territoire principalement, de même qu\u2019en sociologie, en anthropologie et en géographie.Dans l\u2019ensemble, c\u2019est en sciences et génie que les inscriptions sont les plus nombreuses: 396 cette année.Suivent, les sciences de l'administration (286), les lettres (244), les sciences sociales (150), la médecine (128), les sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation (109), les sciences de l'éducation (89), l\u2019aménagement, architecture et arts visuels (34), le droit (31), etc.«Je baigne dans la diversité humaine du campus ; je me trouve chanceux », conclut Guy St-Michel.Ces derniers temps, la Chine est dans la mire de l\u2019Université Laval ¦ Il y a les bien nantis.et les autres.Ce sont ceux-là, parmi les étudiants étrangers, qui font appel à (îuy St-Michel, directeur du Bureau d\u2019accueil et d'animation au Service des affaires étudiantes de l\u2019Université Laval.Mais l\u2019argent n\u2019est pas toujours seul au cœur des difficultés.Coup de fil d\u2019une jeune femme.Ça se passe en février.Elle est arrivée depuis le 15 janvier.Dans son pays, la Tunisie, elle occupait un poste de direction dans un centre de santé, « l\u2019équivalent d\u2019un CLSC », et croyait pouvoir s\u2019inscrire ici à des études doctorales.Mais surtout, elle était venue retrouver son fiancé.Surprise ! Elle réalise qu\u2019il vient de se marier.avec une autre.La voilà seule au pavillon La-ccrte, sans le sou.Désemparée.Toutes les histoires n'ont pas ce caractère pathétique.N\u2019empêche que « pas mal en arrachent », observe Claire Le-tendre, gestionnaire au Hureau des bourses et de l\u2019aide financière.Il faut savoir que les droits de scolarité, pour les étrangers, dépassent de beaucoup ce qu\u2019on exige des Québécois.Au lieu de 834 $, pour une session de 15 crédits, il en coûte au-delà de 4000$, frais de gestion et droits afférents exclus.C\u2019est ce qui fait dire à Guy St-Michel qu\u2019un Malien dont le père a un revenu annuel équivalent à 3000$ se tire peut-être bien d\u2019affaire chez lui.À Québec, il en va tout autrement, d'autant plus qu\u2019il lui est interdit jusqu\u2019à nouvel ordre de travailler, sauf sur le campus, où les emplois se font rares.Il n\u2019a pas davantage accès au régime de prêts et l>ourscs.selon Claire Letendre, du Bureau des bourses et de l\u2019aide financière LES FRANÇAIS D\u2019ABORD Cette règle est cependant assortie d\u2019exceptions.Les Français, en vertu d\u2019une entente gouvernementale, échappent au montant forfaitaire.Ils paient pour leurs études le même prix que les Québécois.La réciproque existe.Sauf que très peu s\u2019en prévalent.Par rapport à ceux qui viennent, la proportion est inférieure à 20%, constate Guy St-Michel.La force de l\u2019euro et le coût de vie en France sont plutôt de nature, il est vrai, à favoriser les séjours de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Reste que pour bien des étrangers, devoir débourser 22 000$ \u2014 c'est à peu près ce que coûte une année d\u2019études, en calculant le prix «Pas mal en arrachent », delà nourriture et du logement\u2014 constitue de toute évidence un handicap.Outre les Français, qui sont exemptés d'office, d\u2019autres étudiants bénéficient toutefois d\u2019allégements.C\u2019est le cas de ceux qui sont liés au corps diplomatique ou à une organisation internationale, pourvu qu\u2019elle soit gouvernementale, sinon reconnue.La liste comprend 45 noms, qui vont de l\u2019Agence mondiale antidopage (AMA) à l\u2019Union mondiale pour la nature (UMN).Elle est fournie en annexe de la l\\*litique relative aux droits de scolarité exigés des étudiants et étudiants étrangers par les universités du Québec.Issue du ministère de l\u2019Éducation (MEQ), cette l\u2019Oblique honore aussi «une cinquantaine d'ententes internationales» en vertu desquelles les droits de scolarité peuvent être ramenés à ce que paient les Québécois.Mais attention ! C\u2019est loin d\u2019être automatique.Existe un système de quotas, dont la gestion relève du MEQ.L'étudiant qui espère être choisi doit formuler sa demande à partir de son pays d\u2019origine, informe Claire Letendre.Il s\u2019adresse à son ministère de l\u2019Éducation nationale, à l\u2019ambassade du Canada ou encore à la délégation du Québec, lorsqu\u2019il y en a une.Une telle procédure ne dispense pas le candidat des autres contraintes administratives.La route est longue pour celui qui veut étudier hors frontière.D\u2019abord, il doit s\u2019inscrire à l'université.Jusque-là, pas de différence avec un Québécois.S\u2019il est admis, il lui faudra se procurer le Certificat d\u2019acceptation du Québec et.ensuite, se tourner vers Ottawa pour obtenir le permis de resident temporaire.Une fois rendu à l'université, l'étudiant qui n'a pas réussi à se qualifier pour une exemption conserve une chance de mériter une bourse d'excellence.Deux fois l'an s'organise un concours.11 n'y a pas de passe-droit.C'est vraiment la qualité du dossier qui décide, assure Claire Letendre.Sauf que ces bourses, qui ont pour effet d'annuler les frais de scolarité supplémentaires, sont peu nombreuses: «Cent deux par an, et ça comprend les renouvellements.» HISTOIRE DE LANGUE Enfin, existe une autre catégorie d'inscrits, outre les réfugiés, pour qui la l\\>litique prévoit des exemptions.Ce sont ceux qui choisissent un programme principalement axé sur le français.Était-ce le cas de cotte Japonaise venue etudier la littérature française à Laval ?L'histoire ne le précise pas.Guy St-Michel.qui l a eue au téléphone, en pleurs, ne comprenait rien de ce qu elle racontait.Tant bien que mal.elle essayait, en anglais, de communiquer son désarroi.C\u2019était en septembre.À la relâche, au début de novembre, cette fille s'exprimait aisément en français.L\u2019adaptation suivait son cours.«C'est un beau travail de relations humaines ; tout repose là-dessus», note Guy St-Michel.qui est arrivé à l'Université [.aval comme animateur de pastorale, en 1979.Les étudiants étrangers se sont ajoutes depuis à ses responsabilités.Ia' Bureau d\u2019accueil est un lieu de reference M.St-Michel mise sur les associations à caractère national.nombreuses sur le campus, qu\u2019il considère comme un «indicateur de l\u2019intégration».Téut ce monde venu d\u2019ailleurs, peu importe ci' qu'il en coûte, demeure de son point de vue un apport sur le plan humain.Le mode de scrutin, votre opinion est fondamentale! La Commission spéciale sur la Loi électorale (CSLE) de l'Assemblée nationale a pour mandat de consulter la population sur des questions liées à la révision du mode de scrutin, à la tenue des élections et à la représentation des régions, des femmes, des jeunes, des minorités ethnoculturelles et des autochtones.Elle tiendra des auditions publiques à compter du 24 janvier 2006 dans 16 villes du Québec.INFORMEZ-VOUS Un cahier d'information présentant les grands\" enjeux liés à la consultation est disponible dans le site Internet de l'Assemblée nationale (www.assnat.qc.ca) ou auprès du secrétariat de la CSLE.EXPRIMEZ-VOUS Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion peut : \u2022\tsoumettre un mémoire au secrétariat de la CSLE d'ici le mardi 20 décembre 2005; ou \u2022\tparticiper à la consultation en ligne en remplissant le formulaire à cet effet dans le site de l'Assemblée nationale (une version papier de ce formulaire est insérée dans le cahier du participant); ou \u2022\tsignifier son intérêt à témoigner quelques minutes devant la Commission, sans déposer de mémoire, en remplissant ce même formulaire.La Commission communiquera avec les personnes et les organismes qu'elle entendra dans le cadre de ses auditions publiques.Exigences relatives aux mémoires soumis Transmettez un exemplaire papier de votre mémoire (format lettre), accompagné d'un résumé, par la poste et, si possible, en version électronique, par courriel.Veuillez inclure 20 exemplaires supplémentaires si vous désirez que votre mémoire soit transmis à la Tribune de la presse (facultatif) SUIVEZ LES TRAVAUX Consultez régulièrement le site de la CSLE pour tout savoir (horaire des auditions et de la tournée, journal des débats, mémoires et documents déposés, etc.).y' A f- 4^ c* P'S ¦tfV 1_____^ r Les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements doivent être adresses à : M' Louis Breault Secrétaire de la Commission spéciale sur la Loi électorale .# .(F\t# x # 4 ^\t# 4 ASSEMBLÉE HATlOnALË QUÉRtC Édifice Pamphile-Le May, 1035, rue des Parlementaires 3 étage, bureau 3.15.Québec (Québec) G1A 1A3 Téléphone: (418) 643-2722 Télécopieur : (418) 643-0248 Courriel csleOassnat qc.ca D "]
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