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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2005-12-01, Collections de BAnQ.

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[" PAUL ARCAND LES SECRETS D'UNE BONNE ENTREVUE 19 I D 1 ALAIN GRAVEL AGIR PLUTÔT QUE RE uÇtheq^: NUMERO SPECIAL Journal du Congrès de la FPJQ CEMBRE 2005 ARCHIVES LE SOLEIL Certains procès hautement médiatisés, celui de Robert Gillet notamment, ont donné lieu à des abus de la part de certains médias.s » jk LES MÉDIAS Des délinquants à contrôler?Isabelle Richer Journaliste R a d i o - Ca n a da ¦ Quiconque s\u2019intéresse un tant soit peu à la couverture des affaires judiciaires sait que, depuis un an, les relations entre la presse et la magistrature se sont détériorées.Pourquoi?Parce que les juges de la Cour supérieure du Québec ont décidé unilatéralement de mettre de l\u2019ordre dans les palais de justice qu\u2019ils trouvaient bien encombrés.Non seulement trouve-t-on de plus en plus de journalistes qui couvrent ce champ d\u2019activités, mais ceux-ci sont accompagnés de cameramen et de photographes qui tournent autour des avocats, des témoins et des accusés pour prendre des images ou faire des entrevues qui serviront pour leurs reportages.Certains procès hautement médiatisés (celui de Robert Gillet, notamment) ont donné lieu à des abus.C\u2019en était assez.La Cour supérieure, plutôt que de chercher un compromis ou de sanctionner, après examen de leur conduite, ceux qui auraient commis des excès condamnables, a décrété que les cameramen et les photographes seraient relégués dans des zones réservées (rebaptisées les « enclos » par dérision) et que les entrevues et les prises d\u2019images ne se feraient plus qu'en ces endroits désignés en vertu d\u2019on ne sait trop quelle fantaisie.Mais cette directive discriminatoire ne touche que les médias puisque ceux qui célèbrent des mariages continuent, eux, de se photographier à qui mieux mieux dans le hall.ZONES RÉSERVÉES Dans certains palais de justice, la situation est moins intenable.À Montréal, par exemple, bien que ce soit loin d\u2019être parfait, chaque étage compte une zone réservée aux caméras, mais ce n\u2019est pas le cas partout.A Québec, Gatineau, Sorel, Valley-field, Sept-îles, les caméras sont tenues à distance de sorte qu\u2019il devient presque impossible de tourner des images qui aient un vague rapport avec le sujet.Et puis, tant qu\u2019à mettre les médias au pas, la Cour supérieure a aussi adopté une directive nous interdisant de diffuser des extraits audio des séances de la cour.A-t-on été consultés?A-t-on eu voix au chapitre?Jamais.La magistrature n\u2019est pas habituée à demander l\u2019avis des gens, encore moins à négocier.Les juges décident, tranchent et ordon- nent C\u2019est nettement plus facile, l\u2019as besoin de faire des compromis, ni de s\u2019expliquer.La plupart des médias, ainsi que la Fl \\)Q, se sont regroupés pour contester en cour ces nouvelles directives qui entravent notre travail de journalistes.Bonne chance! J\u2019ignore si la solution passe par les tribunaux, mais il faut désormais s\u2019y résigner puisque le dialogue n\u2019a pas été possible.Les procédures risquent d\u2019être longues Alors pour les années avenir, il faudra s\u2019habituer à des reportages moins complets, plus brouillons, qui comportent des images un peu floues de nos sujets qui passent en coup de vent et qui nous échappent de plus en plus souvent.PROTECTION DES SOURCES Contre le secret professionnel des journalistes Au sujet de sources confidentielles, quelqu'un doit assumer les risques du secret.Ce sera ou bien le journaliste.Ou bien le public.Autrement dit, ou bien nous avons un système où le journaliste accepte d\u2019aller jusqu\u2019à l\u2019emprisonnement pour protéger une source ; ou bien nous avons un système qui consacre un secret professionnel, comme la loi belge vient de le faire, et comme la France le fait depuis quelques années.Je dis tout de suite que je suis contre le secret professionnel des journalistes.A moins qu\u2019on accepte de créer un ordre professionnel des journalistes.Ceux qui sont dépositaires d\u2019un secret professionnel sont soumis à un code de déontologie strict et peuvent être radiés de leur ordre professionnel en cas de manquement.Les policiers n\u2019ont pas d\u2019ordre professionnel, mais ils sont soumis à une discipline publique \u2014 la commission de déontologie policière \u2014 et privée, celle des comités internes de discipline.L\u2019un ne devrait pas aller sans l\u2019autre.D'abord parce qu\u2019il faudrait définir clairement ce qu'est un journaliste, de manière à dire qui peut être dépositaire d\u2019un secret professionnel.Ensuite parce qu\u2019il faudrait pouvoir sanctionner en discipline les journalistes professionnels fautifs.si jamais on acceptait de les laisser invoquer leur secret devant un juge, ce qui est une exception exorbitante de l\u2019obligation universelle de témoigner.Voir SECRET en Page 4 ?Yves Boisvert La Press Les journalistes, nouveaux curés de la morale publique ?Bernard Faucher Rédacteur en chef adjoint L\u2019Actualité « L'affaire Boisclair » nous en aura appris autant, sinon davantage, sur les journalistes qui ont couvert cette saga que sur le candidat à la direction du Parti québécois.Plusieurs reporters et chroniqueurs, affectés aux histoires de drogue de Boisclair, ont affiché une attitude moralisatrice, digne des curés du Québec de la Grande Noirceur.Et n\u2019ont pas manqué d\u2019étaler une incohérence désolante.Le premier argument avancé pour justifier qu\u2019on parle de la consommation de drogue du candidat Boisclair (en se contentant, dans certains cas, de rapporter des rumeurs provenant de sources anonymes) : la cocaïne est illégale au Canada.Pour s\u2019en procurer, l\u2019ex-ministre péquiste a dû, directement ou indirectement, être en contact avec ________________ le monde interlope pour s\u2019approvisionner.L\u2019argument se tient ! Mais pourquoi, depuis quelques années, bien des journalistes traitent-ils à la légère, et sur le ton de la rigolade, le fait qu\u2019un politicien ait fumé ou pas de la marijuana, alors que lorsqu\u2019il s\u2019agit de cocaïne ou d\u2019autres drogues, tout-à-coup, l'affaire prend des allures de raisons d\u2019État ?Pourquoi la déclaration de Pauline Marois, qui a reconnu publiquement avoir déjà consommé de la marijuana, n\u2019a-t-elle pas soulevé le même tollé journalistique que les histoires de cocaïne d\u2019André Boisclair?Pourtant, il s'agit de deux substances illégales qui met- chez les reporters?2006-09 Assemblée nationale - B bhotheque Division des périodiques 1035.des Parlementaires Québec QC GlA 1A3 «BCMIVfiLê SOlflL STFVF OFSCMfUES Plusieurs reporters et chntniqueurs affectés aux histoires de drogue de Boisclair ont affiché une attitude moralisatrice, digne des curés du Québec de la Grande Xoirceur tent l\u2019utilisateur en contact, directement ou indirectement, avec le monde interlope.Pourquoi y-a-t-il deux poids, deux mesures dans le travail de certains journalistes?Voir CURÉS en Page 1 A LIRE Les relationnistes, nos meilleurs ennemis.Page f> La manipulation de l\u2019information par les relationnistes.On en parle depuis plusieurs années déjà! Et si l\u2019un des éléments clés était d'offrir une formation de relationniste aux journalistes?¦ Des réglages à l'AJAC Page 10 L'Association des journalistes automobile du Canada (AJAC) a mis sur pied un comité d\u2019éthique professionnelle qui pourra « taper sur les doigts » des journalistes qui abusent du «système».SOMMAIRE CONSULTEZ NOTRE Mot du président Caricature\t2\tProgramme\t8 et 9 3\tÉthique à l\u2019AJAC 10\t Payer une entrevue?3 J.-Baptiste Nowlan\t\t12 Éthique variable\t3 L\u2019actualité en images 13\t Lettre aux journalistes La pige\t\t15 sportifs\t4 Info régionale\t17 Les relationnistes\t6 Assurer la relève\t18 Fpiq org revampé\t7 Jean Dion\t18 Le public et lïnfo\t7 Paul Arcand\t19 \t\t POSTES\tCANADA\t CANADA\tpost\t Porrp«r*\tPr.Me* pad\t n 11\tri i Ailtn^Étn «i ¦\tfil Ailii\til ¦ ft^al\t 40046169 Décembre 2005 CONGRES FPJQ ]\tLE SOLEIL MOT DU PRESIDENT Des solutions, svp ! Pas facile d\u2019être journaliste en 2005 ! Les obstacles pour recueillir l\u2019information sont de plus en plus nombreux.Les jutfes sont aussi de plus en plus sévères, allant jusqu\u2019à condamner des journalistes à des amendes ou à la prison parce qu\u2019ils ont refusé de dévoiler leurs sources, comme cela est arrivé en Ontario et aux États-Unis.Sans compter le fait qu\u2019on nous confonde de plus en plus avec les Jeff Pillion de ce monde.Mais ce qu\u2019il y a de plus en plus in-o'iiétant, c\u2019est l\u2019érosion de notre crédibilité auprès de la population.Nous savons que nous ne gagnerons pas de concours de popularité en exerçant ce métier.Notre cote n\u2019a jamais été très élevée lorsqu\u2019on demande aux gens en qui ils ont le plus confiance.Normal me direz-vous, puisque nous, les journalistes, sommes au centre de toutes les manipulations imaginables.Sans oublier le fait qu\u2019une partie de notre tâche consiste à transmettre à la population les mensonges ou les demi-vérités des principaux acteurs de l\u2019actualité.Mais depuis un certain temps, on sent que les choses se dégradent.Pourquoi?Comment expliquer ce phénomène?Il y a l\u2019in-fo-spectacle qui se répand comme une traînée de poudre.Certains vont aussi mettre en cause la confusion des genres.D\u2019autres, la fameuse «convergence» ou la concentration de la presse susceptible de nuire à l\u2019indépendance de notre travail.Enfin, plusieurs vont critiquer le refus des journalistes d\u2019encadrer l\u2019exercice de leur métier par le biais d'un ordre professionnel.Peut-on faire quelque chose pour améliorer notre situation ?Le congrès de cette année est placé sous le signe des solutions.Chaque question qui fera l\u2019objet de débat sera abordée sous cet angle.Quels moyens pouvons-nous prendre pour nous différencier des commentateurs qui s\u2019improvisent journalistes ?Comment protéger nos sources, sans être contraints de témoigner?Comment éviter les abus policiers lors de perquisitions visant à saisir le matériel journalistique?Quelles mesures prendre pour favoriser l\u2019accès à l\u2019information dans les grandes entreprises privées ?Cette année, la mission du congrès est de tenter d\u2019en arriver à des consensus et d\u2019éviter de sombrer dans des débats stériles qui ne mènent nulle part., Un des temps forts du congrès sera sans doute la plénière du samedi midi où nous invitons les patrons des grandes salles de rédaction à nous proposer leurs solutions pour redorer notre blason auprès de la population.Rarement a-t-on réussi à réunir autour d\u2019une même table les grands patrons de l\u2019information au Québec.Profitons-en pour les écouter et leur poser toutes les questions «que nous n\u2019avons jamais osé leur poser» ! Après tout, ce sont eux qui possèdent le pouvoir de faire bouger les choses.Bon congrès ! Alain Gravel hnsuitntdïla fF.Kj ARCHIVES LE SOLEIL Le président de la FPJQ s'inquiète qu\u2019on confonde de plus en plus les journalistes aux Jeff Pillion ( photo ) de ce monde.~ - \u2022 ~ V \u2022 t liM ^4» * - A A _______ Des défis de taille Voix réservée aux urgences En cas d'urgence, les journalistes peuvent nous joindre par téléphone 24 heures sur 24, ou obtenir un bilan des pannes avec mises à jour régulières au www.hydroquebec.com/media.\u2022\tAbitibi-Témiscamingue (819) 763-7990 \u2022\tBas-du-Fleuve-Gaspésie (418) 731-3005 \u2022\tCôte-Nord (418) 295-5066 \u2022\tîle-de-Montréal (514) 858-8000 \u2022\tLaurentides-Laval-Outaouais (514) 854-1545 \u2022\tMauricie-Centre-du-Québec (819) 691-6052 \u2022\tMontérégie-Estrie (450) 771-1960 \u2022\tRégion de Québec et Beauce (418) 654-5199 \u2022\tSaguenay-Lac-Saint-Jean (418) 696-3300 \u2022\tRéseaux autonomes (non reliés) (418) 368-9657 \u2022\tÉquipe Médias du siège social (514) 289-5005 Les clients peuvent joindre Hydro-Québec 24 heures sur 24 en composant le 1 800 790-2424.a* Hydro Québec à Après seulement dix ans d\u2019existence, Internet est devenu la principale source d\u2019information chez les jeunes adultes québécois.Aujourd\u2019hui, le « net » dame le pion à la télé, à la radio et aux journaux, ces derniers arrivant en queue de peloton chez les 25-35 ans.Les médias «traditionnels» vivent une période difficile.Sans être irréversible, leur baisse de popularité, que ce soit ici ou ailleurs dans le monde.inquiète grandement.Peut-on reprendre le terrain perdu ?Sans doute.Mais on ne peut pas compter sur des solutions miracles pour relever ce défi de taille et résister à l\u2019épreuve du temps.Des changements radicaux s'imposent donc.S'ils veulent susciter plus d'enthousiasme auprès des lecteurs, les médias et le§ journalistes doivent aborder l\u2019avenir avec un esprit nouveau, se questionner sur leurs façons de faire, revoir leurs méthodes de travail et moderniser leurs approches.11 leur faut s\u2019ouvrir aux changements et s\u2019adapter aux nouveaux comportements des lecteurs.Ils doivent innover, faire preuve de créativité et de dynamisme, surprendre par l\u2019originalité et la pertinence des contenus et offrir des produits de grande qualité.De plus, ces dernières années, notre mauvaise réputation auprès du public n'a pas particulièrement aidé la cause de la profession.Ainsi, s\u2019ils veulent reprendre du galon et retrouver la crédibilité perdue, les médias n\u2019auront d\u2019autre choix que de remettre la rigueur et l\u2019exactitude des faits au sommet de leurs valeurs.Les journalistes étant, de nature, déterminés et passionnés par leur métier, le thème du prochain congrès démontre bien à quel point ils veulent mettre l'épaule à la roue et relever les défis actuels.LE SOLEIL et ses artisans sont heureux de vous offrir ce « Journal du Congrès ».Bonne lecture, bon congrès et bon séjour à Québec ! Yves Bellefleur Rédacteur en chef Le Soleil Un congrès renouvelé Un midi, alors que nous cherchions la trame de ce congrès.Claude RobiHard a eu un éclair de génie : «Pourquoi ne pas appeler ça : le Congrès des solutions?! » Génial.Nous voulions éviter les séances d'autoflagellation et de pelletage de nuages dont l\u2019on sort convaincu que tout va mal.mais sans avoir de moyens pour changer les choses.Le «Congrès des solutions» illustre tout à fait nos intentions.Il ne s'agit pas de tomber dans le « jovialisme».mais nous avons voulu un congrès qui mène à des solutions concrètes.Ainsi, au lieu de dire que le métier est de plus en plus difficile à vivre, nous allons en discuter avec des psychologues spécialisés dans le domaine du stress en milieux de travail.Au lieu de râler contre les patrons, nous les avons tous invités pour voir comment, ensemble, nous pouvons améliorer notre reputation.Au lieu de critiquer les relationnistes nous en avons invité pour qu'ils nous apprennent les trucs du métier.Au lietf de dénoncer ceux qui sont en marge du journalisme, nous les avons conviés pour qu\u2019ils nous mettent devant nos contradictions.Cette année, nous vous convions aussi à une véritable soirée de gala, le samedi soir.Nous soulignerons le 30 anniversaire du prix Judith-Jasmin et nous remettrons, à compter de cette année, un prix Hommage qui soulignera l'ensemble d\u2019une carrière journalistique.Nous souhaitons que cette soirée du samedi devienne le grand rendez-vous annuel de tous ceux et celles que le métier passionne.Nous avons également décidé de modifier le mode électoral pour donner une plus grande légitimité au conseil d'administration.Il est inconcevable que le CA soit élu le dimanche matin par une poignée de membres et que tous les postes soient comblés sans opposition.La Fédération est souvent l'objet de critiques et nous invitons tous ceux et celles qui ont à cœur l'avancement du métier à se joindre au CA.lors des mises en candidatures qui auront lieu le samedi midi.Au nom du comité d'organisation, bon con-ifès! Philippe Schnohh Président Comtic \"ryantmleur (tuGmorà DÉCEMBRE 2005 LE SOLEIL CONGRÈS FPJQ 3 Ethique à géométrie variable Brigitte Breton Editorialiste Le Soleil ¦ Nous sommes chanceux, les journalistes et les entreprises de presse.Quel autre groupe peut se permettre de surveiller, traquer, critiquer et sermonner tout le monde, du dirigeant à l\u2019homme de la rue, tout en manifestant pour lui-même une tolérance sans limites et une éthique à géométrie variable?Cette singularité, défendue au nom de la liberté d'expression et du droit du publie à l\u2019information, mine de plus en plus la crédibilité de tous les médias.Ne serait-il pas temps pour nous d\u2019appliquer la rigueur, la discipline et le respect des droits que nous exigeons des autres?11 n\u2019y a que nous qui croyons, ou qui faisons semblant de croire, que nous travaillons dans le seul intérêt du public.Ce public n\u2019est pas dupe.11 sait pertinemment que l\u2019information, élément essentiel bien sûr à l'exercice de la démocratie, est aussi un produit qui se vend.Plus une émission est écoutée, plus un journal est lu, plus le propriétaire peut hausser le prix de l\u2019espace publicitaire.Dims cet objectif, qu\u2019il faut atteindre à très court terme, de plus en plus de joueurs succombent aujourd\u2019hui à la tentation de «faire un show», de provoquer uniquement pour faire parler d\u2019eux, de flirter avec le sensationnalisme.Autant les médias privés que publics.Les auditeurs, les téléspectateurs et les lecteurs n\u2019ignorent pas non plus que le contenu de leur émission ou de leur journal est, plus ou moins, influencé par les valeurs et les orientations des hauts dirigeants des médias.Ils savent aussi que certaines personnes dans les boîtes d\u2019information n\u2019hésitent pas à faire des pirouettes pour mousser leur popularité, pour plaire au grand patron ou ne pas l\u2019indisposer.Les intérêts commerciaux et personnels cohabitent avec l\u2019intérêt du public.Parfois, ils s\u2019opposent.D\u2019où la nécessité de se doter de règles communes pour démontrer que le droit du public à l\u2019information n\u2019est pas qu\u2019un prétexte que les médias utilisent pour justifier leurs écarts de conduite et de langage, leurs raccourcis, leurs abus ou leur laisser-faire.La nécessité de fixer des balises pour tous est encore plus grande du fait que les dirigeants d\u2019entreprises de presse donnent de plus en plus le micro et la plume à des personnes qui ne sont pas des journalistes.Celles-ci sont connues, elles sont populaires, mais elles ne sont peut-être pas aussi sensibles aux dommages que peut entraîner la confusion des genres.La diversité et la qualité de l'information ne seront pas menacées par la fixation de règles de fonctionnement communes.Bien au contraire.Nos pratiques, notre éthique et notre déontologie élastiques et circonstancielles font que les médias ont de plus en plus de mal à être pris au sérieux, à être considérés comme des chiens de garde.Quelle personne, quelle organisation voudra nous fournir des informations explosives ou des images compromettantes, si elles craignent que les policiers s\u2019emparent de notre matériel ?Qui va accorder de la crédibilité à un témoignage, s\u2019il sait que la personne a reçu un chèque pour le livrer à tel média plutôt qu\u2019à un autre?Qui va vouloir se retrouver dans un palais de justice, si les médias désignent un coupable, avant même que les juges ou les jurés le fassent ?La désaffection du public à l\u2019égard des médias ne peut que s\u2019accroître, si nous acceptons que chacun se donne les normes qu\u2019il veut, quand il le veut bien.Il faut maintenir un équilibre entre le droit du public à l\u2019information et les autres droits dont jouit ce même public, notamment, le droit à la vie privée et le droit à un procès juste et équitable.Si nous ne mettons pas nous-mêmes de l\u2019ordre dans nos pratiques, des élus et des juges le feront à notre place, et ce peut-être, dans leurs propres intérêts.Le peu de crédibilité et le peu de confiance que nous accorde le public leur donnent l\u2019aval pour le faire.Réagissons avant de devenir tous des amuseurs publics et avant que le quatrième pouvoir que nous avions acquis passe aux mains de quelqu\u2019un d\u2019autre.COMCENTRAliON DE.LA PRESSE U /¦2.IOI Les dangers de payer pour une entrevue Judith Lachapelle Journaliste La Presse ¦ Un tabloïd britannique a déjà payé près de 1 million de dollars canadiens pour obtenir les confidences de Paul Burrell, l\u2019ancien majordome de la princesse Diana.L\u2019ex-maîtresse du footballeur David Beckham a aussi monnayé chèrement ses confidences, tout comme l\u2019ex-stagiaire de Bill Clinton, Monica Lewinsky.C\u2019est ce que les Anglo-Saxons appellent le checkbook journalism.La cohabitation du carnet de chèques et du carnet de notes est moins populaire de ce côté de l\u2019Atlantique.Mais ça ne veut pas dire qu\u2019elle ne se fait pas.« TQS a déjà donné 1000$ à un fugitif pour une entrevue, se souvient un professeur de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Marc-François Bernier.C\u2019est lorsque l\u2019homme a été rattrape et qu\u2019il a eu son procès qu\u2019on l\u2019a appris.» N\u2019empêche que le versement de 100 000$ à une fondation créée par Nathalie Simard est certainement une somme sans précédent au Québec.»\u2019TVA vient de faire monter les enchères et de dire aux gens: votre témoignage vaut de l\u2019argent, dit M.Bernier.Qu\u2019on ne s\u2019étonne pas après que les gens veuillent être payés pour une entrevue.» CONTRADICTION La pratique va également à l\u2019encontre de la libre circulation de l\u2019information, dit M.Bernier.« TVA, comme d\u2019autres médias, plaide la liberté de l\u2019information sur toutes les tribunes et devant tous les tribunaux.En faisant ça, ils viennent de se contredire.» Et à partir du moment où une entreprise verse une somme considérable pour obtenir une entrevue, elle veut également en avoir pour son argent, souligne le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, ARCHIVFS MFIRO Alain Gravel.«L\u2019entreprise qui va payer une telle somme aura tendance à amplifier la diffusion de l\u2019information pour que ce soit rentable.Il peut y avoir une tendance à grossir un événement.» Les «confidents» peuvent également être tentés «d\u2019améliorer» leur histoire pour la rendre plus croustillante, ou même de carrément l\u2019inventer pour faire un bon coup d'argent.Outre de l\u2019argent, il arrive que des médias promettent, par exemple, la une d\u2019un journal ou d\u2019un magazine en échange des confidences exclusives d\u2019une personnalité.Une pratique qui, selon Alain Gravel, n'est pas plus acceptable.Les médias les moins bien pourvus sont alors désavantagés face aux groupes de presse.Cet article est paru dans Ui Prenne le 26 mai.Le fait pour TVA de verser 100 000$ à la fondation de Nathalie Simard en échange de l'entrevue avec Paul Arcand a suscité un sérieux malaise.Pour des commentaires pertinents et.accessibles sur l\u2019actualité Contactez nos avocats experts par le biais de notre ligne médias (5 I 4) 878-9642 (514)878-9642 Du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h CONGRÈS FPJQ | LE SOLEIL Décembre 2005 A Votre meilleure source en affaires municipales L'UMQ, c'est le plus important regroupement de municipalités au Québec.Sa structure est le reflet de la mosaïque municipale québécoise avec ses régions, ses communautés métropolitaines, ses grandes villes, ses villes d'agglomération, ses municipalités de centralité, ses municipalités locales et ses MRC.Depuis plus de 85 ans, l'UMQ prend part à tous les débats et joue un rôle de premier plan dans la défense des municipalités québécoises.Par son action quotidienne, elle favorise la reconnaissance réelle de l'autonomie politique et financière des municipalités.Lettre à mes collègues journalistes sportifs Gaky Arpin Journaliste TQS Vous étiez nombreux dans la sainte chapelle journalistique à décrier le traitement réservé à José Théodore, à la suite de la diffusion de son double « doigt d\u2019honneur ».Le dosage à notre antenne était un peu excessif, j\u2019en conviens, mais la diffusion des images et la question soulevée étaient légitimes : une vedette comme José Théodore, adulée par ses fans, ne peut se permettre de poser un tel geste à la caméra.Le plus dérangeant c\u2019est de vous voir cracher votre indignation, de jouer les vierges offensées, de dire que seuls les full patch du sport peuvent comprendre.Arrêtons de nous conter des histoires, les journalistes sportifs ne sont que les complices serviles d\u2019une industrie qui occupe une part démesurée de l\u2019espace médiatique.Sans être à la solde des équipes, vous n\u2019êtes qu\u2019une simple courroie de transmission, le bras publicitaire et promotionnel d\u2019une industrie qui mobilise plus de ressources qu\u2019elle n\u2019en mérite.Dans l\u2019épisode Théodore, vous avez crié au jeunisme, au racolage pour cotes d\u2019écoutes.Mais aucun d\u2019entre vous ne s\u2019est privé d\u2019utiliser les images fournies par TQS pour meubler industrie?les pages de vos journaux.Les images, et le débat légitime qui en a découlé, sont venus déranger votre quiétude, surtout quand il s agit de votre chouchou (vous qui étiez en si grand manque.).Si ça avait été Craig Rivet ou Saku, et si les images avaient été captées par SRC ou TVA, l\u2019histoire aurait été bien différente.UN FAIBLE POUR LES » LOSERS » i\u2019ar ailleurs, certains d\u2019entre vous s\u2019inquiètent de voir des joueurs francophones jouer ailleurs.Hé les boys, les meilleurs sont ailleurs, et je suis très heureux pour eux.Ils vont élargir leurs horizons ailleurs, alors qu\u2019ici, vous préférez sacrifier la réussite et l\u2019excellence pour avoir une «clip» en français.On a dû vous le répéter trop souvent que vous êtes « nés pour un petit pain.».Et en bons « pure laine » que vous êtes, vous avez un faible culturel pour les victimes, les martyrs et les losers.J\u2019espère que cette année, votre quête sera celle d\u2019une équipe gagnante.Quant à Théo, il aurait pu avoir la finesse de s\u2019expliquer auprès de ceux qui auraient peut-être mal compris son geste.Il continue d\u2019en minimiser la portée : y\u2019é mieux de toutes les arrêter cette année.Finalement, saviez vous que l\u2019expression «journaliste sportif» est un peu vide de sens?Vous n\u2019êtes pas toujours très très journalistes et, à voir votre tour de taille, très peu d\u2019entre vous sont sp< >r-tifs.Mais je vous aime bien quand même et je vous embrasse.même toi, « Mom » Tremblay.Le double «doigt d\u2019honneur» de José Théodore a suscité tout un débat! \t L'UMQ, c'est un réseau actif dans les dix-sept régions du Québec.François Sormany Directeur des communications Tél.:\t(514) 282-7700 poste 265 Cel.: (514)910-7272 Téléc.:(514) 282-8893 fsormany@umq.qc.ca L/IVjO UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC www.umq.qc.ca SECRET Suite de la Une Au fait, même avec le secret professionnel, on n\u2019aurait pas réglé à jamais la question des sources.11 arrive que les tribunaux forcent les professionnels à témoigner.Des débats ont lieu régulièrement pour déterminer ce qui est ou non couv ert par ce secret et dans quels cas on doit le lever pour l\u2019intérêt de Injustice.Le secret professionnel n\u2019est pas là pour protéger le professionnel, mais le public.Il faut donc être convaincu que le public serait mieux servi avec des journalistes qui pourraient se retrancher derrière ce secret (et sans risque de sanction), y compris pour des motifs peu glorieux (source foireuse, travail mal exécuté, etc.).C\u2019est loin d\u2019être certain.PROTECTION RELATIVE Je suis donc de ceux qui privilégient une protection relative.Et pour qui se donne la peine de voir l\u2019action des tribunaux au Québec depuis 15 ans, je crois qu\u2019on peut dire qu\u2019il n\u2019y a pas péril en la demeure - j\u2019exclus la question de la saisie du matériel journalistique, connexe, mais qui demanderait un développement à part.Premièrement, rares sont les cas où l\u2019issue d\u2019une cause dépend de la révélation d\u2019une source.Généralement, la question n\u2019est pas du tout pertinente.Sauf si, comme dans le cas de Judith Miller du New York Times, le débat consiste à savoir si certaines personnes en au- torité au gouvernement ont violé leur serment de discrétion (les États protègent les sources, mais pas le fédéral, ce qui explique en partie sa position fâcheuse).Deuxièmement, même quand la question est pertinente, les juges appliquent, ou doivent appliquer, le fameux test de Whigmore, où le juge est appelé à mettre en balance l\u2019importance de l\u2019information et l\u2019intérêt public de protéger une source.A plusieurs reprises, les juges québécois ont reconnu la grande importance de protéger les sources journalistiques et ont accepté que les journalistes ne les révèlent pas.Le juge André Rochon, alors de la Cour supérieure, l\u2019a fait dans un jugement relativement élaboré, en 1999 (Drouin c.Tremblay et La Presse), avait accepté que le journaliste maintienne l\u2019anonymat d\u2019une source importante.Il s'agissait pourtant d'une poursuite de 20 millions.Troisièmement, il est vrai que les juges appliquent inégalement cette protection.Mais c\u2019est vrai de bien des règles de droit, et parmi les plus fondamentales dans notre société.Il est de la responsabilité des médias de faire de se battre en cour pour faire reconnaître ces principes.Et finalement, dans ce métier, on ne peut pas avoir tous les droits et aucune responsabilité.Une de nos responsabilités est de protéger des sources qui sont en danger ou qui prennent des risques pour dire une vérité d'intérêt public.Cela veut parfois dire de risquer la prison.Il n\u2019y a aucun système qui déchargerait le journaliste de cette responsabilité morale.Et s\u2019il y en avait un, il serait mauvais.t/» 6 < | ns «/I D CURÉS Suite de la Une Deuxième argument avancé par les nouveaux curés de l\u2019information dans cette affaire : la consommation de cocaïne pourrait altérer le jugement d\u2019un politicien dans ses fonctions.Soit ! Mais l'histoire et la vie politiques du Québec sont remplies de ministres éprouvant des problèmes de consommation d\u2019alcool susceptibles d'altérer leur jugement (même René Lévesque.alors premier ministre, a tué accidentellement un itinerant au volant de sa voiture en revenant d\u2019une soirée bien arrosée, en 1977).Pourtant, personne ne les dénonce.Jusqu'où ira le néo-moralisme?Va-t-on désormais interdire aux maniaco-dépressifs de se présenter en politique sous prétexte que leur maladie pourrait altérer leur jugement ?(Pierre Peladeau a bâti son empire alors qu'il souffrait de maniaeo-dépression ET d'alcoolisme.) Va-t-on interdire aux hétérosexuels de faire de la politique active parce que la ntic d'une jolie femme pourrait altérer leur jugement?Idem avec ceux qui souffrent d'insomnie, car le manque de sommeil pourrait altérer leur jugement ?Est-ce un effet pervers de Y infotainment si la pratique journalistique semble tomber dans des ornières moralisatrices qu'on croyait disparues du paysage québécois depuis longtemps?Mais la morale des uns n'est pas nécessairement celle des autres : les journalistes appliquent-ils à eux-mêmes les standards moraux qu'ils exigent des politiciens ?L'alcool serait-il sélectif et n\u2019altérerait-il que le jugement des personnalités politiques et pas celui des journalistes ?Pouvons-nous imaginer un congrès de la FPJQ sans une seule goutte d'alcool ?EXAMEN DE CONSCIENCE L'ironie, c'est que les néo-curés de la profession.qui prétendaient défendre la morale publique dans l'affaire Boisclair.se sont fait rabrouer par.l\u2019opinion publique : le sondage CROP du 26 septembre dernier, confirmant la popularité de Boisclair malgré la controverse, a subitement fait taire les pontifes.Comment des journalistes, supposes être en prise directe avec le terrain et le « vrai monde ».ont-ils pu aussi mal sentir le vent ?Si.au lieu de jouer les défenseurs de la bonne conscience, on faisait un peu notre pronre examen de conscience ?\t* DECEMBRE 2005 LE SOLEIL 5 Privé d\u2019accès dans le privé André Dubuc Journal Les Affaires ¦ Dépotoir à Laval, détournement de fonds chez Nor-bourjî.privatisation des hippodromes.Trois exemples où des entreprises privées font la nouvelle.Comment les journalistes s'y prennent-ils pour rapporter les événements?üù trouver de l\u2019information, quand la direction refuse de parler à la presse?Discrètes, les sociétés privées?C\u2019est sûr ! Dumont, leurs faits et gestes revêtent souvent un grand intérêt public.Demandez aux petits investisseurs des fonds Norbourg! Mais, il n\u2019y a pas de loi d\u2019accès à l\u2019information dans le privé.Alors, où chercher?« 11 existe des informations de nature publique même pour les entreprises privées», mentionne Francis Vailles, journaliste à La Ivresse, dont les articles sur les liens entre l\u2019argent de Cinar détourné aux Bahamas et le gestionnaire de fonds Nor-shield ont accéléré la liquidation de ce dernier.Par exemple, le Registre des entreprises du Québec (vwwv.req.gouv.qc.ca) répertorie les sociétés constituées au Québec, de même que celles qui y brassent une partie significative de leurs affaires.Il a la particularité d\u2019y publier les noms et adresses des trois principaux Internet s\u2019avère un bon moyen pour trouver de l\u2019information actionnaires de chacune des entreprises enregistrées.En journalisme, internet est tout-puissant et le secteur de l\u2019économie y est soumis lui aussi.Il suffit de taper le nom de l\u2019entreprise ou de son principal dirigeant sur des sites comme Google, Eureka ou Canada411 pour trouver les coordonnées de l\u2019entreprise, un court historique, le nombre d'employés, le parcours de son dirigeant, le nombre et les adresses de ses établissements et plus.Dans l\u2019affaire Norbourg, le journal Les Affaires a déniché sur Internet le numéro de téléphone cellulaire et l\u2019adresse courriel d'un ex-vice-prési-dent grâce au répertoire téléphonique d\u2019une association professionnelle.Mais 1 t A La gestion des contacts est primordiale lorsque des entreprises prirées, comme Norbourg, font la nouvelle.Internet n'a pas réponse à tout.Francis Vailles fait le détour par le palais de justice régulièrement.«Quand une entreprise poursuit ou fait l\u2019objet de poursuites, le dossier de cour devient une source précieuse de renseignements », souligne-t-il.États financiers, mouvements dans l\u2019actionnariat, circonstances entourant le départ d\u2019employés-clés, « on a accès à une foule de renseignements inaccessibles autrement », dit M.Vailles.D\u2019autres secrets se trouvent dans les classeurs gouvernementaux : la Régie des alcools, des courses et des jeux, la Commission des normes du travail, la Commission des relations de travail, rendent des décisions sur des sociétés privées.Ces documents sont généralement publics.Reste à déterminer si le contenu est d\u2019intérêt public.AVANT TOUT, UNE AFFAIRE DE CONTACTS Dans sa recherche sur l\u2019affaire Norbourg, Yves Gingras, journaliste au mensuel Finance et Investissement, a passé au peigne fin les bulle- tins île l'Autorité des marchés financiers (vvww.lautorite.qe.ca), une entité mise sur pied en 2001 qui rem-place cinq organismes de réglementation du secteur financier.11 a ainsi pu retrouver le nom do courtiers ayant quitté le navire Norbourg avant le naufrage.«Ces gens sont souvent en colère contre leur ex-employeur.Ils deviennent autant de contacts potentiels», fait-il valoir.La gestion des contacts est primordiale.Il faut faire parler les gens.D\u2019aucuns diront que c\u2019est la même ARCHIVfS il SOLEIL chose en journalisme sportif ou culturel.Mais le succès d\u2019un artiste est proportionnel ù sa notoriété; c\u2019est loin d\u2019ètre automatique dans le monde des affaires.D\u2019où la nécessité de cultiver ses contacts avec doigté.Certains confrères y sont passés maîtres.Mais encore faut-il rester professionnel.Omettonsnous d\u2019écrire sur les déboires d\u2019une société par crainte de briser une amitié ou une relation de confiance?Autre bonne question sur laquelle il faut sans aucun doute se pencher.La revanche du tabloïd 36 % des journaux du monde se sont convertis au format réduit depuis les dernières années, selon l\u2019Association mondiale des journaux Pierre Turmis Pigiste Alors qu\u2019il a été longtemps identifié à la presse populaire, et même un peu boudé par les gens dits sérieux, nous assistons à une véritable revanche du format tabloïd.En effet, lors de son congrès mondial de juin dernier, l\u2019Association mondiale des journaux (AMJ) publiait une étude selon laquelle % des journaux du monde se sont convertis au format tabloïd depuis les dernières années.parmi lesquels Le Figaro (France), The Scotsman (Écosse), 77'c Times et The Independent (Angleterre).UNE TENDANCE LOURDE Le Québec est également touché par cette vague : après 85 ans de publication en grand format.Le Nouvelliste de Trois-Rivières est devenu le .31 octobre dernier, un quotidien de format compact ( soit environ deux pouces de plus qu\u2019un tabloïd ).Selon Alain Turcotte, rédacteur en chef du quotidien trifluvien.cette transforme Figaro (France) et The Independent (Angleterre) ont changé de format.Le Nouvelliste de Trois-Rivières vient de passer au format compact mation majeure était souhaitée par les lecteurs.« Dès 1990.nous avions réalisé un sondage dans lequel les gens nous demandaient de passer au format tabloïd, mais nous voulions offrir davantage qu\u2019une simple version compressée de notre grand format.Nous avons donc complètement revu notre grille, afin de rendre notre journal plus agréable à consulter.» Pour Yves Boudreau, directeur de la rédaction au journal Echos Vedettes, la transformation vers le format tabloïd, effectuée il y a trois ans, répondait d\u2019abord à des impératifs de marketing : «Nous avons adopté ce format afin de maintenir notre positionnement dans les points de vente, mais nous en avons profité pour améliorer la qualité du papier et aller davantage vers une facture de type magazine.» FORMAT CONTEMPORAIN D\u2019autre part, depuis Montréal-Matin, Le Journal de Montréal ou Métro.certaines publications ont devancé la tendance et sont, depuis toujours des tabloïds.Comme l\u2019explique Stéphane Gagné, éditeur dvMétm.il s'agit d'un format particulièrement adapté à un lectorat urbain.«Particulièrement à Montréal, les gens sont constamment en mouvement.Ils préfèrent donc un format que l\u2019on peut lire dans le métro ou sur la table d\u2019un restaurant.» ET LES AUTRES JOURNAUX?I >oit-on pour autant conclure que tous les journaux encore en grand format se convertiront, à court ou à moyen terme?Caroline Jamet, vice-présidente des communications au Groupe üesca qui édite notamment La Presse et Le Soleil, se veut très prudente à ce sujet : « 1 V>ur le moment, nous allons de l\u2019avant avec la transformation du Nouvelliste.Si cette expérience s'avère concluante, nous en tirerons les conclusions qui s\u2019imposent.Mais pour l'instant, il n\u2019y a pas de stratégie globale dans ce sens.» Quoiqu'il en soit, le tabloïd a enfin obtenu ses lettres de noblesse et peut, légitimement.prendre sa place1 dans la cours des grands, ici comme partout dans le monde.L'information, c'est capital mt ¦ ÉLe\tI I * -Q - -,\t-f'-' ¦: \u2022/\".\u2019fi / ¦ Gilles des Roberts (514) 847-2175 gdesroberts^lacaisse corn Annie Vallières (514)847-5493 avalheres^lacaisse corn Lucie Frenière (514)847-5949 lfreniere@iacai sse corn Caisse de dépôt et placement du Québec mmmmm L\u2019actualité et Châtelaine fiers commanditaires du Congrès 2005 de la FPJQ mm ¦I f\u20194 CONGRÈS FPJQ | le soleil I décembre 200s ftAAAi (Utee L Un ion des producteurs agricoles L'agriculture au premier rang f Eliane Hamel Conseillère aux affaires publiques ehamel@upa.qc.ca Sylvie Marier Directrice des communications Téléphone : (450) 679-0530 Télécopieur : (450) 679-4943 www.upa.qc.ca vu» I COLLABORATION SPÉCIALE V y/y Leu relationnUstes manipulent-ils véritablement l\u2019information?Les relatioimistes, nos meilleurs ennemis Manon Kivakd Pigiste I La manipulation de l'information par les relationnistes.On en parle depuis i)lu-sieurs années déjà ! Mais voilà que le .'57' Congrès de la FPJQ relance le débat et tente de trouver des moyens pour mettre un terme à cette problématique.Et si l\u2019un des éléments-clés était d\u2019offrir une formation de relationniste aux journalistes?C'est une des solutions qui circule parmi les pairs.l\\)urquoi ne pas en apprendre davantage sur les trucs et astuces de nos collègues ?Carole Lewis, présidente de la Société (les relationnistes du Québec et ancienne journaliste de Radio-Canada.trouve l'idée plus qu'intéressante : « Le plus tôt possible ! Parce que le vivre de l'intérieur c'est complètement autre chose.Ça donne une perspective tout à fait différente.» Une formation qui.toutefois, doit commencer sur les bancs de l\u2019école, là où sont formés les journalistes de demain.Mais selon Thierry Cîiasson, professeur de journalisme à l\u2019Université de Montréal et à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), la formation comporte ses failles : « Les programmes de journalisme parlent beaucoup du rapport entre relationnistes et journalistes.[.] mais on démonise beaucoup les relationnistes et on encense énormément les journalistes.» Évidemment.cela apporte comme principale conséquence d'intensifier le lien de méfiance entre les deux professions.Cette idée ne plaît pas à tous : «Ça ne donnera rien ! Les journalistes connaissent très bien les ficelles des relationnistes ».explique Mario Cardinal.auteur du livre // ne faut pas toujours croire les journalistes, et qui a (ouvré en tant que journaliste pendant près d'un demi-siècle ! « Le problème n'est pas là.C'est l\u2019incapacité des journalistes de fouiller, de produire un discours contraire à ce qui a été donné, ils n\u2019ont pas le temps ! Là se trouve la source du problème.» Voilà ! On touche un point sensible.La rapidité de production de l'information.« Les journalistes n'ont pas toujours le temps pour des mises en Et si l\u2019un des éléments-clés était d'offrir une formation de relationniste aux journalistes?contexte, des contre-discours et c\u2019est là qu\u2019ils risquent davantage de livrer textuellement le discours officiel des relationnistes», affirme Thierry Giasson.Une idée partagée par Jean-Claude Leclerc, journaliste au Devoir et professeur en journalisme à l\u2019Université de Montréal : « Parfois il n'est pas possible d'avoir toute l\u2019information dès le premier jour, mais les gens veulent qu\u2019on sorte quelque chose, donc c\u2019est de l\u2019information à moitié cuite, incomplète et qui est quand même publiée.» Alain Gerbier, journaliste indépendant et professeur de journalisme à l\u2019UQAM, n\u2019adhère pas à cette idée qu\u2019il prétend être un « prétexte » pour se déculpabiliser : « Ce n\u2019est pas vrai que le journaliste n\u2019a pas le temps, mais c\u2019est que trop souvent le journaliste est un ignare.Ce qui ne le touche pas, il ne s\u2019y intéressera pas.C\u2019est une tendance lourde».Selon lui, le travail du journaliste est un travail à faire au quotidien, afin de ne pas se retrouver dépourvu du jour au lendemain, devant un sujet auquel on ne comprend rien : «Tu ne peux pas tout apprendre en 24 heures et pour pouvoir être opérationnel, il faut découvrir tous les jours (.).Ainsi, quand l\u2019événement survient, tu sais à qui t\u2019adresser et tu ne te retrouves pas forcément pris au piège à devoir travailler avec les relationnistes.» Malgré tout, Carole Lewis rêve d\u2019un travail d\u2019équipe entre les deux professions : «Je nous vois un peu comme deux rails parallèles appelés à faire de longues distances ensemble parce que nos médias sont foncièrement distincts, mais aussi complémentaires, dans toutes les sociétés démocratiques.» Un point de vue qu\u2019Alain Gerbier n\u2019accepte pas du tout : «Vouloir faire ami-ami avec les relationnistes.ça ne tient pas la route.Le relationniste est là pour donner une image positive d\u2019une entreprise.Il n\u2019est pas là pour montrer un événement sous tous ses angles ! Les relationnistes choisissent les informations qui seront divulguées dans l\u2019intérêt de leur employeur.C\u2019est très pervers ! » Bref, il y a beaucoup de chemin à faire pour mettre un terme au débat ! Mais quoi qu\u2019il en soit, «la première solution, c\u2019est de prendre connaissance du problème et de cesser de dire qu\u2019il y a manipulation.C\u2019est facile de dire ça et ça n\u2019explique rien ».conclut Thierry Giasson.V Édition spéciale du congrès de la FPJQ J Rédactrice en chef : Corinne Sorin j Coordination : Richard Bousquet (FPJQ).Éric Moreault (Le Soleil\\ j Révision : Nicole Pons j Illustrations et photos : André-Philippe Côté.Patrick Dea.Julie Bonin et Yves Provencher (Métro).TQS, Radio-Canada.La Presse \u2014 service des archives.Le Soleil \u2014 service des archives J Mise en page : Daphné Bédard.Geneviève Bouchard.Valérie Gaudreau.Kathleen Lavoie.Marianne White J Représentation publicitaire : Mélame Crouzatier.Pubh-services (450) 227-8414 poste 304 j Impression : une gracieuseté du quotidien Le Soleil Poste-Publications \u2014 numéro de convention 40 046 169 Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au service des publications.FPJQ, 1012 MoiB-Roval Est.bureau 105.Montréal Qc.H2J 1X6'\tf DECEMBRE 2005 LE SOLEIL CONGRES FPJQ 7 .1 .\u2022 BA\tvViMntfws f dit ion r,r- - \\!Zl tuh,el\ts.llr (U\u2018 \"\u2018J\u2018u,'°n ^wtÊÊÊÊt0t^ ' :.- » **'\u2018r1' d.\u201e \"* .^opo.\u2022>*¦\u201c\u2022¦\u201c\u2019 minews:Salle de rédaction ~\tun Tout le monde peut éditer et c \"«m£WS ,.;«rr.,\u2014.faif\u201e el V0S Questions dans la salle cale Si vous ne laver pas dep Poste/ vos commentaires et vos qucsnu Statistiques Sur fv>t i -f ingaion Mk rwrçt» un ^ 0«
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