Le soleil, 17 novembre 2001, Supplément 1
[" MONTREAL SAMEDI 17 NOVEMBRE 2 0 0 1 LE SOLEIL LE MANUEL DE LA FORMATION I SOMMES-NOUS ASSEZ BIEN FORMÉS?T0UJ0 COMPETE COMMENT AIDER MES EMPLOYÉS À ATTEINDRE LEURS OBJECTIFS?OU TROUVER DE L\u2019AIDE?SOMMAIRE\t > Une formation commode\t2 > La loi 90\t3 > Le mentorat\t4 > La formation chez IBM\t5 > Les PME et la formation\t6 > Vous n êtes pas seules\t9 1 La télé-formation\t10 Au Québec, 1 % d'investissement en formation fait P toute la différence !\trr.'\";.::., du marché du travail Québec SS du marché du travail En collaboration avec [ mploi Québec Q MODES D\u2019EMPLOI Les employeurs s\u2019entendent pour dire qu'une entreprise qui ne forme pas ses employés court à sa perte.De même, les employés reconnaissent l\u2019obligation de mettre régulièrement à jour leurs connaissances et compétences s\u2019ils veulent garder leur valeur sur le marché du travail.Le manque de temps, de ressources ou d\u2019argent compromet parfois la réalisation de ces bonnes intentions.Ce troisième fascicule présente des histoires enrichissantes d\u2019employés ainsi que de petites, moyennes et grandes entreprises en matière de formation.Pour certaines, cela a même permis de.sauver les meubles.' PATRON, JE N\u2019Y > ARRIVE PAS AVEC LE NOUVEAU PROGRAMME V INFORMATIQUE! y Une formation COMMODE Lf industrie du meuble et du bois ouvré vit un véritable boum depuis quelques années.Sa croissance dépasse même celle du secteur des hautes technologies.Devant les risques de pénurie de main-d\u2019œuvre, plusieurs employeurs se sont résolus à organiser eux-mêmes la formation des travailleurs.L'École québécoise du meuble et du bois ouvré du cégep de Victoriaville et son antenne montréalaise marchent à plein régime avec quelque 600 élèves.« Nous ne fournissons pas la demande ».résume Jacques Blanchette, conseiller de formation en entreprise à l\u2019École du meuble.L\u2019école a donc mis l\u2019accent sur la formation en entreprise et une quarantaine de professeurs enseignent quelques jours ou plusieurs mois dans l'ensemble de la province.Entre août 2000 et juillet 2001, une cinquantaine d'entreprises ont fait appel à l\u2019École.« Les entreprises sont obligées de faire de la formation parce que les élèves ne sortent pas assez vite de l\u2019école ».souligne M.Blanchette.Chantal Charbonneau.directrice des ressources humaines du Groupe Bermex, indique que la croissance a été rapide pour l'ensemble des entreprises du secteur, ce qui explique leur problème de recrutement.Le Groupe Bennex a pris les grands moyens : l'entreprise de Maskinongé a construit une salle de cours et aménagé des ateliers afin que les élèves puissent s'exercer.Le fabricant de meubles a même payé le transport aux élèves, qui obtenaient un poste s\u2019ils réussissaient le cours.«Il n'y avait pas de main-d'œuvre formée et disponible dans la région, pas plus qu'ail-leurs au Québec», explique M'™ Charbonneau.L\u2019entreprise a donc décidé d'attirer des chômeurs des régions de Trois-Rivières, Shawinigan et Grand-Mère afin de les former pour des postes de peintre ou de sableur.L\u2019entreprise en a formé une trentaine jusqu\u2019à maintenant et elle recevra bientôt un nouveau groupe.Bois structures Lee a également pris les devants et formé sa main-d'œuvre avant d'ouvrir son usine de fabrication de madriers pour échafauds.Les travailleurs n'avaient pas les compétences pour travailler dans son usine de seconde transformation, dans la région des Hautes-Laurentides.L'entreprise a donc lancé un vaste processus de sélection d'individus sociables, avec du leadership, et capables de faire des calculs mentaux.Les dirigeants de l'entreprise de Sainte-Véronique ont ensuite mis sur pied un programme scolaire de six mois où les futurs travailleurs ont reçu des cours de français, de mathématiques et des notions sur le fonctionnement de la machinerie.«La formation a permis de créer un esprit d'équipe», remarque le directeur général de l'entreprise, Pierre Fortier.Une vingtaine de ces élèves travaillent depuis juillet dernier dans l'usine.M.Fortier constate aujourd'hui que sans la formation, l'entreprise n\u2019aurait jamais vu le jour.De son côté, le Groupe Luxo-rama de Saint-Jérôme a plus que doublé ses effectifs depuis 1997.L'entreprise fabrique des armoires de cuisine et la croissance de ses exportations aux États-Lînis lui cause bien des maux de tête pour trouver des travailleurs.« Les élèves en ébénisterie ne sont pas intéressés à travailler pour nous parce qu'ils préfèrent toucher à toutes les étapes de la fabrication».explique Dominic Labelle, directeur de production du Groupe Luxorama.,U1IJI']IUIJ1 © Une réalisation de la division des projets spéciaux de La Presse MODES D'EMPLOI en version interactive www.cyberpresse.ca/emploi Responsable de projet > Marc Doré Chef de division > PaulDurivaqe Direction artistique > Julien Chunq Infoqraphiste > Serqe Delisle Rédacteur > Sébastien Rodrique Scénariste humoristique > Réiean Paré Photoqraphe > Gilbert Dudos Assistante > Jacqueline Bui Styliste > Monick Lanza RELAXE ! COMMENCE DONC PAR ÉPLUCHER .LES PAGES DU GUIDE Æ >*s Æ O O1 J'ESPÉRE DUE .JE N'AURAI PAS K LES PILER EN PLUS ! L'entreprise s'est donc résolue à former elle-même ses peintres et sableurs.Pour prévoir les besoins de main-d'œuvre, l\u2019entreprise élabore un projet de formation pour une vingtaine de chômeurs, en collaboration avec l'École québécoise du meuble et du bois ouvré.Selon une étude du comité sectoriel de main-d'œuvre des industries de portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine, 29% des entreprises du secteur ont des difficultés à recruter de la main-d\u2019œuvre semi-spécialisée.Pour l\u2019ensemble des métiers, ce taux se chiffre toutefois à 16% en moyenne et dans 41 % des cas, le manque de main-d'œuvre qualifiée explique cette difficulté.LES PME INVESTISSENT 1 % La bonne vieille formation sur le tas ne date pas d'hier.Les entrepreneurs y sont convertis depuis longtemps, mais les entreprises dont la masse salariale excède 250 000$ sont désormais obligées d\u2019investir au moins 1 % de cette somme dans la formation.La loi favorisant le développement de la formation de la main-d'œuvre, instaurée graduellement depuis 1996, tente d'instaurer la formation continue en entreprise.Emploi-Québec reconnaît toutes sortes de formation, comme les séminaires, les colloques, l'apprentissage virtuel et même la formation sur le tas.Il suffit pour l'entreprise de créer un programme de formation qui améliore les compétences de sa main-d'œuvre.Les entrepreneurs qui assument toutes les fonctions dans les petites PME trouvent toutefois difficile d\u2019organiser et de gérer la formation.Les conseillers aux entreprises des centres locaux d'emploi peuvent être d'un précieux secours pour connaître les moyens à prendre, les dépenses admissibles, les pièces justificatives à conserver, comment comptabiliser les dépenses, etc.Les centres locaux d'emploi organisent des séminaires d\u2019information gratuits.Les conseillers aux entreprises aident aussi les entrepreneurs à planifier leurs activités de formation.Pense-bête Noter les points suivants vous aidera à élaborer votre plan de formation.>\tLa détermination de l'activité et de son objectif >\tLe nombre de participants par cours et groupe/cours >\tLes heures/employés/cours >\tLes coûts de conception (internes et externes) >\tLes ressources matérielles (locaux, équipements, matériel de formation) >\tLe calendrier de réalisation >\tLe nom des formateurs >\tLe nom des personnes effectuant le suivi des activités de formation ; les résultats des tests des participants ou les conclusions du suivi post-formation >\tUne évaluation globale de l'activité.La formation en emploi, ça vous rapporte ! Commission des partenaires du marché du travail Québec En collaboration avec £ mpioi-Québec MODES D'EMPLOI O La MATIÈRE GRISE recyclée Yves Marchand dirige son entreprise, Nutrapro, depuis\t\u2014 quatre ans.Les affaires vont très bien.Confronté à une forte\tLES FONCTIONS DU MENTOR croissance, le jeune entrepreneur doute parfois de ses décisions, mais depuis quelques mois, il peut compter, et cela gratuitement, sur un mentor possédant 35 années d'expérience.René Saint-Hilaire a dirigé pendant une vingtaine d'années une usine de .r>()0 employés.Il avait envie de partager son expérience.Son protégé, trop occupé par la croissance de son entreprise, spécialisée dans les suppléments alimentaires biologiques pour les animaux, avait du mal à prendre du recul et à réfléchir.Les deux hommes ont été réunis par le service de parrainage de la Fondation de l\u2019entrepreneurship.Quelques fois par mois, les deux comparses se rencontrent ou discutent au téléphone.Le mentor se fait parfois l'avocat du diable.Mais il a aussi des solutions à proposer aux problèmes soulevés.M.Marchand a surtout profité des conseils de son mentor lors de l\u2019embauche de personnel, dans la façon de mener les entrevues, par exemple.«Sans mentor, j'aurais dû improviser», dit-il.Le mentorat « organisé » existe au Québec depuis une dizaine d\u2019années.Le mentorat se déroulait naturellement autrefois, explique André Gosselin, directeur du service de parrainage de la Fondation de l\u2019entrepreneurship.«On ne s\u2019attend plus aujourd\u2019hui à ce que quelqu\u2019un rentre quelque part à 18 ans et en ressorte à la retraite.Le terreau naturel où se faisait le mentorat n\u2019est plus là», résume Renée Houde, professeur à l\u2019UQAM et auteur du livre Des mentors pour la relève.Il existe plusieurs programmes de mentorat au Québec, au sein d\u2019organismes communautaires, à l\u2019université.dans la fonction publique ou dans de grandes entreprises.«Les mentors sont prêts à communiquer, à dire des secrets et les règles du jeu», indique Christine Guerrier, conseillère d\u2019orientation à l\u2019UQAM.CYBERMENTORAT Pour répondre aux questions sans réponses ou à celles qui empourprent le visage, le cyber-mentorat n'a pas son pareil.Les mentors virtuels du site academes, qc.ca répondent aux questions indiscrètes des étudiants ou des décrocheurs qui veulent en savoir plus sur une carrière.Développé au cégep Bois-de-Boulogne en 1999, le site compte 250 mentors dans 80 secteurs d'activités qui répondent bénévolement aux questions par courriel.Les participants souhaitent le plus souvent choisir une carrière ou encore s\u2019assurer de faire le bon choix.Certains contacts durent un an.Pendant ce temps, le jeune et son mentor virtuel échangent entre 50 et 60 messages, précise Catherine Légaré, coordonnatrice du projet.>\tAccueillir le protégé dans le milieu, le présenter aux autres membres.>\tGuider le protégé dans le milieu en lui faisant part des normes, des valeurs et des tabous de la culture organisationnelle.>\tConseiller le protégé sur diverses questions.>\tEnseigner au protégé.>\tFavoriser l'avancement du protégé dans son milieu.>\tEtre un modèle pour le protégé.>\tRépondre du protégé auprès des autres membres du milieu : le mentor est pour ainsi dire le répondant du protégé.>\tStimuler le protégé en lui fournissant des défis et des occasions d\u2019avoir de bons résultats.>\tDonner du feed-back direct, utile et constructif.>\tAppuyer moralement le protégé, particulièrement en temps de stress.>\tSécuriser le protégé en le rassurant et en le soutenant au moment opportun.Source ; Renée Houde.professeur de communications à l\u2019UQAM et auteur du livre Des mentors pour la relève .ET TU T\u2019INSTALLES À TON BUREAU.ENSUITE .T'ATTENDS.TU LONGES LE MUR, TU RENTRES ICI, TU CONTOURNES LA SECRÉTAIRE.\u201e MODES D'EMPLOI O La CROISSANCE passe par la formation L'effort de formation ne date pas d'hier à l'usine de IBM à Bromont.À la fin des années 70, l'entreprise, qui fabriquait des machines à écrire, a entrepris la conversion de ses 800 travailleurs à la fabrication de composantes d'ordinateurs.Et ça continue.Aujourd'hui, l'usine, qui assemble des puces informatiques.emploie quelque 3000 personnes et investit environ 10% de sa masse salariale dans la formation.Autant les 2300 employés affectés à la fabrication que les 700 des secteurs de l'ingénierie, de l'informatique ou de l'administration bénéficient de cette «culture de la formation».En réalité, les dirigeants réévaluent continuellement avec les employés leurs objectifs de compétences.L'entreprise ne voulait pas faire des assembleurs de puces de simples opérateurs, mais former des travailleurs capables de s'adapter à la machine pour mieux la maîtriser, explique Jean-Marc Prévost, directeur des ressources humaines de IBM-Bromont.Les efforts de la direction de l'usine de Bromont.dans les Cantons-de-l'Est.ont d\u2019ail- leurs été récompenses lors des dernières Mercuriades.IBM Bromont a été couronnée « Entreprise de l\u2019année» et gagnante.ex a*quo avec I' \\lumi-nerie Alouette de Sept-îles.dans la catégorie « Formation et développement des ressources humaines» lors du concours organisé par la Chambre de commerce du Québec.M Prévost souligne que l\u2019entreprise cherche à enrichir les compétences de ses employés afin d'améliorer sa compétitivité.« Nous avons un programme de développement individuel où chaque employé fait son bilan», dit-il.Ce programme en est un parmi tant d'autres, mais il illustre la philosophie de la formation à l'usine de Bromont.Une fois par année, chaque travailleur s'assoit avec son supérieur immédiat pour discuter de ses compétences et identifier ce qu'il doit améliorer.Cette rencontre débouche sur un programme de formation.Tous les employés suivent donc un cours à un moment ou à un autre.Un employé interrogé sous le couvert de l'anonymat reconnaît que cette « obsession » de la formation s'avère parfois épuisante pour un employé comptant plus de 25 années de service.«Ça me permet d'être à la fine pointe», reconnaît-il toutefois.Cette rencontre annuelle est aussi l'occasion pour les travailleurs de signaler leurs besoins en formation.De l'aveu de M.Prévost, les employés ambitieux sont encourages à suivre des cours pour obtenir une promotion.IBM paie les droits de scolarité et peut même accorder des conges le temps d\u2019obtenir un diplôme Par le mentorat, les nouveaux employés sont egalement formés très rapidement « Les meilleures personnes pour entraîner un employé, ce sont ceux en poste », dit M Prévost De cette façon, chaque personne qui entre dans de nouvelles fonctions se voit attribuer un parrain pour l'aider à s'intégrer.Les employés qui convoitent un poste peuvent également avoir un mentor qui It's aide à atteindre leur but.IBM collabore également avec des institutions locales pour établir des programmes de formation.Le cégep de Granbv offre une technique de production manufacturière.«Ces élèves sont formés spécialement pour trav ailler dans notre environnement, mais ils sont aussi aptes à travailler ailleurs», precise M Prévost De son côté, l'Université de Sherbrooke accueille notamment des ingénieurs qui suivent dos études de deuxième et troisième cycles.« L\u2019université bénéficie d'un contact avec le monde de la fabrication et nous trav aillons avec des gens à la fine pointe de la technologie», explique M.Prévost.L\u2019usine possède un serv ice de formation, mais la responsabilité de «l'enseignement» incombe toujours aux différents directeurs et aux employés^ « Le service a pour rôle de trouver des moyens et des ressources pour la formation », précise M.Prévost.Pour le directeur des ressources humaines, la formation s'est révélée au fil des ans un critère essentiel au succès de l\u2019entreprise.« Il faut que les employés s'impliquent pour améliorer l'entreprise.Il n\u2019y a aucun acquis, il faut innover continuellement pour rester en affaires», conclut-il.POUR MARQUER DES POINTS, JE DOIS ME TENIR DANS v L'ENCLAVE?v NON, C\u2019EST MIEUX DEVANT LA MACHINE À CAFÉ. MODES D\u2019EMPLOI Q Trouver du TEMPS pour la formation En 1999, les deux tiers des employeurs ayant une masse salariale de 250 000$ à un million ont investi au moins 1% en formation.Selon Emploi-Québec, les petites entreprises participent davantage à la formation continue par l'entremise du Fonds national de formation et la loi 90.mais il reste du chemin à faire pour convaincre tout le monde.Richard Fahey, vice-président au Québec de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, estime néanmoins que, avec ou sans loi, les entrepreneurs font de la T'INOUIÈTE PAS ! ON VA BIENTÔT TE MONTRER COMMENT CLOUER PRUDEMMENT.formation.« l'ne PME qui ne forme pas ses employés est vouée à l\u2019extinction», dit-il.Une opinion partagée par le directeur du Fonds national de formation de la main-d\u2019œuvre, Michel Cournoyer, qui estime que « le développement des compétences de la main-d'œuvre est considéré comme le facteur de compétitivité numéro un ».Mais la «loi du 1%» est là pour rester.M.Cournoyer espère que la loi 90 convaincra les entreprises de l'importance de la formation continue.Des petites entreprises se plaignent de la loi 90, la loi favorisant le développement de la formation de la main-d'œuvre.Faute de temps, plusieurs PME préfèrent verser ce 1% au Fonds national de formation de la main-d'œuvre plutôt que de remplir les papiers pour prouver leurs dépenses en formation à Emploi-Québec.Même s'il se dit globalement satisfait des effets de la loi, le directeur général adjoint aux opérations à Emploi-Québec.Réjean Turbide.reconnaît que le ministère devra consacrer plus d'efforts aux très petites entreprises Mais Richard Fahey critique sévèrement cette loi «Ce sont les petites entreprises qui financent la formation pour les grandes entreprises», dénonce-t-il.Les subventions accordées aux PME par le Fonds national sont en progression, passant de 11% en 1999 à 25% en 2000-2001.«Il y a un mouvement qui dénote un intérêt croissant pour le développement des compétences», constate M.Cournoyer.ÊTES-VOUS BIEN AU TRAVAIL?Une jeune adjointe administrative dans une importante firme d'assurances est convaincue qu'elle doit réorienter sa carrière.À force de réfléchir, la jeune femme comprend finalement que son environnement de travail ne lui convient plus.« Elle avait besoin d'un degré d'autonomie important et elle se retrouvait dans un bureau où chacune de ses initiatives était réprimandée», explique Pauline Brassard, conseillère en ressources humaines agréée.Conclusion : la jeune femme avait besoin de changer de milieu de travail plutôt que de carrière.La formation, pour se maintenir en emploi ! des partenaires du marché du travad .xl__H K a En collaboration QU6D6C Ci El Emploi Québec MODES D'EMPLOI O Ce qu'il faut SAVOIR Prenez note des points suivants avant de présenter une demande de subvention au Fonds national de formation de la main-d'œuvre pour financer un projet de formation.> Documentez-vous Le programme de subvention pour la formation de la main-d'œuvre en emploi a été considérablement modifié depuis le 1er septembre 2001.Vous trouverez toute l'information requi- se pour faire votre demande sur le site Internet d\u2019Emploi-Québec à www.emploiquebec.net Un guide Je presentation de demandes de subvention sera disponible cet automne.> Faites participer Emploi- Quebec à votre projet Le conseiller au\\ entreprises de votre centre local d'emploi saura vous aider.Sachez qu'il n'y a pas de date limite pour presenter un projet.>\tExpliquez clairement votre projet.Le programme subventionne des projets visant à déterminer les besoins du personnel en emploi, à entraîner les formateurs de l'entreprise.à réaliser des activités de formation et à évaluer les résultats de la formation donnée.>\tDéfinissez le besoin de formation.l'objectif que vous poursuivez et comment vous entendez l'atteindre.Expliquez clairement le but poursuivi Quelles sont les competences que vous attendez de vos employés'.\u2019 Pourquoi est-il nécessaire d\u2019accroître leurs competences?Quels sont les changements auxquels fait face votre organisation?> Présentez clairement le coût du projet.Expliquez comment vous l'avez calculé.Combien de personnes ou de groupes de personnes sont concernés?Quels seront les outils requis pendant l'apprentissage?Formé en TÔLERIE Une dizaine d'entreprises spécialisées dans la tôlerie de précision ont mis de côté la compétition habituelle afin de régler le manque de main-d'œuvre causé par l'absence d\u2019un programme de formation.Réunies par le comité sectoriel de main-d'œuvre dans la fabrication métallique industrielle, ces entreprises ont organisé un programme de formation avec la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.« 11 n\u2019y avait rien pour former des travailleurs et toute la formation se faisait dans les entreprises», explique Gérard Buono, gérant de production à l'usine C-Mac Métaltec.En tôlerie de précision, les travailleurs doivent manipuler plusieurs ma- chines pour le découpage, le pliage et le poinçonnage des feuilles de métal.Les entreprises ont donc déposé une demande de subvention au Fonds national de formation de la main-d\u2019œuvre pour financer la formation.Ce fonds est constitué des sommes versées par les employeurs qui n'ont pas investi annuellement une somme équivalant à 1 % de leur masse salariale dans la formation de leur personnel, tel que prescrit par la loi 90.Devant cette initiative, le ministère de l'Éducation a même inscrit sur sa liste, cette année, un programme de formation professionnelle en tôlerie de précision menant à un diplôme.MERCI ! VOUS POUVEZ PAS SAVOIR COMMENT J'AI HÂTE ! 1 La formation en emploi, pour être plus qualifié i Commission du march* du travail Québec En collaboration avnc F mnlm niu»tw»r MODES D\u2019EMPLOI O Renvoyer tout le monde.sur les BANCS D'ECOLE Pour de nombreuses PME travaillant dans un créneau bien précis, le système d'éducation ne forme tout simplement pas de diplômés pour combler certains postes.Ces entrepreneurs doivent donc se prendre en main et organiser eux-mêmes un cours pour leurs employés.Fabricant de systèmes mobiles de rangement.F.D.Jul offre des services très spécialisés, tellement qu\u2019il n'existe aucun programme pour bien former ses représentants commerciaux.L\u2019entreprise a donc mandaté un de ses 45 employés pour qu'il forme les vendeurs qui doivent notamment maîtriser un logiciel de dessin.«C'est impossible de trouver des gens formés à la fois en vente et en dessin», explique Michel Forget, directeur technique à l'usine F.D.Jul.Les vendeurs apprennent donc à dessiner des plans sur ordinateur pour préparer les soumissions aux entreprises à la recherche d\u2019un système de rangement.L\u2019entreprise de Boisbriand, dont le siège social est situé à Québec, encourage également la formation à l\u2019extérieur de ses murs.«Une entreprise où les employés ne recherchent pas de nouvelles compétences est vouée à l\u2019échec», assure M.Forget.La PME croit donc que les employés ont un rôle important à jouer dans leur for- TON BAC, JE TE L'ÉCHANGE CONTRE LA CARTE DE RECRUE DE MAURICE RICHARD TU VEUX RIRE?mation et ceux-ci doivent manifester leurs besoins.Récemment, l'entreprise n'a pas hésité à renvoyer tout le monde sur les bancs d\u2019école pour bien se préparer à l\u2019arrivée d'une nouvelle machine.Ingénieurs, dessinateurs et conducteurs de machines ont tous été formés à la commission scolaire Marguerite- Bourgeoys.Les professeurs ont expliqué les particularités de la nouvelle machine qui permet de fabriquer des étagères à partir de métal en feuilles.«C'était important que tout le monde suive la même formation afin de mieux se comprendre quand on aura ce nouveau produit», explique M.Forget.Le hasard fait bien les choses Le bureau Audet, Daigle, Daoust et Associés, spécialisé dans la rénovation cadastrale, a presque triplé le nombre de ses employés l\u2019année dernière après l\u2019obtention d'un contrat.Histoire de donner à tout ce beau monde la même méthode de travail, les dirigeants de l'entreprise ont fait appel à une firme externe et à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys pour organiser une formation en gestion et un cours d'informa- tique.Les techniciens en arpentage ou en dessin assisté par ordinateur et les employés de bureau ont tous suivi les cours.Ces projets ont fait bondir à 6% la part de la masse salariale consacrée à la formation.«Nous avons appris par hasard que nous pouvions financer cette formation avec le Fonds national de la formation de la main-d'œuvre », raconte Paul Audet, président et directeur général de l'entreprise.Le Fonds permet en effet de financer des projets de formation lorsqu'une entreprise doit adapter les compétences de sa main-d'œuvre pour réaliser un nouveau contrat.«Avoir su.nous aurions financé d'autres formations par le passé», constate M.Audet.dont le bureau travaille notamment à la rénovation cadastrale pour le ministère des Ressources naturelles du Québec.Enfin, cette expérience a fait prendre conscience à M.Au- det de l'importance de la formation dans son entreprise.« Nous nous sommes rendu compte qu'il fallait continuer, parce que la formation nous permet d\u2019avoir un langage commun», ajoute-t-il.L'entreprise s'est donc dotée d'un plan de formation continue à l'occasion de sa certification ISO.L\u2019Ordre des conseillers en relations industrielles du Québec suggère aux entrepreneurs de ne pas hésiter à faire appel aux conseillers aux entreprises des centres locaux d\u2019emploi pour en savoir plus sur le financement de la formation. MODES D'EMPLOI O ET J'AJOUTE LA ^ GOMME OUE GUY LAFLEUR MÂCHAIT À SON 500» BUT.Vous n'êtes pas SEULES Sylvie (nom fictif), qui élève seule ses deux enfants, n\u2019a pas terminé ses études collégiales et elle ne possède pratiquement aucune expérience de travail.Bien avant de retourner sur les bancs d'école ou sur le marché du travail, la femme de 25 ans doit rehausser son estime personnelle.« Une personne qui n'a pas réussi à décrocher un emploi ou qui a perdu son travail est affectée d'une façon ou d'une autre et elle se remet en question», dit Lisa Massé, directrice des communications du Y des femmes.L'organisme offre plusieurs programmes pour orienter les femmes incapables de dénicher un emploi.Le service « Femmes-cheffes de famille ».par exemple, s'adresse aux mères seules sans revenus ou bénéficiaires de l'aide sociale.Après des rencontres de groupes et un jumelage avec un mentor, Sylvie a décidé de faire carrière en communication.Aujourd\u2019hui, elle a terminé son cégep et obtenu un certificat universitaire.« Elle peut subvenir à ses besoins », se réjouit Mme Massé.Elles sont entre 500 et 600 à faire appel au service d\u2019orientation du Y des femmes de Montréal et plus des trois quarts d'entre elles retournent aux études ou au travail.Le programme Orientation et service en emploi (OSE) accueille également plusieurs femmes appartenant à des minorités visibles.Par exemple, le service donne un coup de main aux immigrantes dont le diplôme n\u2019est pas reconnu ici.« Il y a des pharmaciennes (formées à l'étranger) qui doivent travailler en attendant d'obtenir des équivalences pour CHOISIR SON BOUT DE PAPIER Plus l'on étudie, meilleures sont les chances de trouver un emploi.Le tau* de chômage pour un diplômé de l'université est d'environ 5%, contre 14% pour celui qui n'a pas obtenu de diplôme secondaire.Pour mettre le plus de chances de son côté, il faut de toute évidence un diplôme, mais lequel?C\u2019est qu'il y a de plus en plus de programmes de formation et les perspectives d'emplois se sont améliorées dans bien des cas.Les étudiants se font promettre des taux de placement à faire rêver pour plusieurs programmes menant à un diplôme.Pauline Brassard, conseillère en ressources humaines agréée.met toutefois ses clients en garde contre un phénomène de « pensée magique » où un diplôme accompagne automatiquement l'obtention d'un poste.Selon Mm* Brassard, il vaut même mieux qu'une personne s'inscrive dans un champ d'études où il n\u2019y a pas de débouchés, mais qui l\u2019intéresse grandement.« Quelqu\u2019un de passionné va réussir à se tricoter un emploi », assure-t-elle.Un diplôme perd toutefois rapidement de sa valeur et la formation en cours de carrière est essentielle pour aiguiller ses aptitudes selon les besoins du marché du travail.En bref, les travailleurs n'ont pas fini d'étudier.QUI S'INSTRUIT, TRAVAILLE > Taux de chômage selon la scolarité au Québec (Janvier à août, 2000 et 2001) > Grade universitaire > Certificat ou diplôme d'études postsecondaires > Etudes postsecondaires partielles > Etudes secondaires complétées > Etudes secondaires partielles > 0 à 8 années ¦ 200t V 2000 Source : Statistique Canada Enquête sur la popoulation active compilation Emploi Ouétoc exercer leur profession», souligne M™ Massé.L'organisme les aide donc à trouver du travail et fournit également un service d'orientation.Le Y des femmes dessert Montréal seulement.Pour connaître les sendees offerts ailleurs au Québec, le centre local d\u2019emploi (CLE) est un point de départ efficace.À Montréal, le Centre des fem- mes du Plateau Mont-Royal aide également les femmes à faire leur place sur le marché du travail.Pour en savoir plus >\tLe Y des femmes http://www.ydesfemmesmtl.org >\tCentre des femmes du Plateau Mont-Royal http://www.cfemmesplateau.qc.ca/ devenir.htm ? MODES D'EMPLOI \tTÉLÉ CAMPUS - Ce site néo-brunswickois est entretenu par Téléformation et répertorie la formation en français dans tous les domaines disponibles au moyen d'Internet.http://www.telecampus.edu >\tSOFAD - La Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec organise toute la formation à distance du secondaire et utilise l'Internet dans six cours.http://www.sofad.qc.ca >\tCCFD-Le CCFD offre 250 cours du collégial, tant en formation technique qu'en formation pré-universitaire, dont une vingtaine par l'entremise d'Internet.http://ccfd.crosemont.qc.ca/ >\tUVC - L\u2019Université Virtuelle Canadienne est un guichet regroupant plus de 175 programmes et 2000 cours offerts par l'Internet ou à distance dans 13 universités canadiennes, http ://www.cvu-uvc.ca/ La semaine prochaine : le protocole de communication.La formation en emploi, pour avoir le choix !\t_ ¦\tdes partenaires du marché du travail ri_H M f n crtlkiboMtinn Quebec n a Emploi Quebec 1% d'investissement dans la formation de la main-d'œuvre fait toute la différence.Des subventions aux employeurs assujettis à la Loi, pour soutenir des projets de formation destinés à leur personnel.Pour obtenir de l'information sur la Loi ou le Fonds national de formation de la main-d'œuvre, adressez-vous à votre centre local d'emploi (CLE), composez le 1 888 EMPLOIS ou visitez emploiquebec.net Commission des partenaires du marché du travail ?\u201c¦v\t^ 1\twLm mM Quebec ab En collaboration avec Emploi-Québec "]
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