Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899, 1 février 1914, Février
/ T exte détérioré *0«U PE JPL t MCItUU* s MONTREAL, FEVRIER 1914.25 sous par an.H Le Petit r xadien O R G AN F .,°V> F I C I E l_ A Société Saint- 1 V^aptiste de Montreal cIE EN 103^ G EX DE LA AI S S€ IN AT I OfSALB DÎ; Cors OMI î FONDEE EN 1893 -^- Grand aumônier : Mgr Tarchevêque de Montréal.Conseil de direction.—Président-général: Olivar Asselin: 1er vice-président: J.-Victor Désaulniers; 2ème vice-président: Victor Morin,notaire; secrétaire-général: Edouard Biron, notaire; secrétaire-trésorier: Rodolphe Bédard.Le docteur Jos.Nolin.Elzéar- V.Beaupré, Ch.Duquette, Th.Gauthier, Louis Beaubien, ancien ministre.Commission administrative du Monument National (relevant du Conseil).—O.Asselin, R.Bédard, Th.Gauthier, le Dr W.-A.Huguenin, J.-A.Savignac, notaire.Comité de régie de la Caisse Nationale d’Economie (relevant du Conseil).—Président: Ch.Bruchési, avocat; R.Bédard, C.Duquette, J.-V.Désaulniers, Raoul Gauthier, H.-A.Robert, J.-A.-A.Leclaire.Comité des placements de la C.N.d’E.(relevant du Conseil).—O.Asselin.R.Bédard, Th.Gauthier, Victor Morin, E.Biron Comité de surveillance de la C.N.d’E.(relevant des sociétaires de la Caisse).— Président: A.-P.Frigon; A.-J.Laurence, J.-A.Maucotel, J.-A.Demers, Ch.Bruchési Jos.Hurtubise, A.Comte, Isidore Cré-peau, J.-A.Boucher.Directeur du recrutement à la C.N.d*E.—J.-A.Dubé.Inspecteurs-Conférenciers.M.J.^I.( outure, pour le district de Montréal ; M.Evans Gelly pour le district de Québec.Vérificateurs des comptes.— L.-J.Laçasse et H.Viau.L.I.C.Avocat de la Société et de la Caisse.— Antonio Perreault.Administrateur général: Arthur Gagnon.RENTIER DANS VINGT ANS ! Il suffit de verser 25 sous par mois.pour s’assurer une rente viagère.L’occasion en est offerte aux hommes, femmes et enfants de tout âge.Pas d’examen médical.LA CAISSE NATIONALE D’ECONOMIE (Assujettie à la surveillance de l’Etat).Monument National.Montréal.296, boulevard Saint-Laurent.30,000 sociétaires.— 500 sections et bureaux de perception.Capital accumulé : $786,500.Ce capital est placé en valeurs de 1er ordre, de 5 à 8 p.c.La Caisse Nationale, la plus ancienne et la plus puissante société de prévoyance du pays, a pour objet d’habituer le peuple à l’économie.Qui ne peut épargner un sou par jour ?Cela suffit à vous assurer, au bout de vingt ans, une pension viagère substantielle.LA CAISSE DE REMBOURSEMENT Complément de la Caisse Nationale d’Economie, elle assure le remboursement aux héritiers des sociétaires décédés avant vingt ans de sociétariat.Tous renseignements fournis sur demande.On demande des agents pour le recrutement et la perception dans toute la province.ARTHUR GAGNON, administrateur./ / Le Petit Canadien ORGANE DE LA SOCIETE SAINT - JEAN - BAPTISTE ET DE LA CAISSE NATIONALE D’ECONOMIE Vol.11.— Xo 2.MONTREAL, FEVRIER 1914.- 25 sous par an.Le Petit Propriétaire A Letehworth, à une heure de chemin de fer de Londres, le rêve d’Ebenezer Howard, inventeur de la vraie cité future, s est enraciné dans le sol de la vieille Angleterre.Sur la liste civile des pensions royales, Ebenezer Howard, figure depuis le 3 juillet, pour une somme de soixante-quinze livres.C’est à peu près à ce taux que le Roi Soleil honorait — irrégulièrement — le génie de Corneille.C’est un peu plus que la gratification ironique accordée au poète lauréat, mais ce n’est rien auprès des honneurs décernés naguère à Darwin.Qui donc oserait pourtant affirmer que l’auteur de “ l’Origine des espèces ” a plus de titres à la reconnaissance de son pays et de l’humanité que l’auteur de ce livre Garden Cities of to morrow (villes-jardins de demain) véritable évangile de la cité future.Un livre ou plutôt un poème : n’est-ce pas un privilège antique et fabuleux de la poésie que d’animer le bois et la pierre, pour en bâtir les palais et les temples.Quelle louange n’est point due à ce moderne Amphion dont le verbe a édifié une ville entière pour tout le peuple, une ville qui reflète et contient la société tout entière.Letehworth matérialise au moins dans ses principes généraux, ses lignes générales, sinon dans sa plénitude, le rêve d’Ebenezer Howard.La Garden-City est une agglomération, une communauté {self contained community), où toutes les formes de culture, toutes les industries, tous les arts, toutes les activités intellectuelles sont représentés, et qui doit normalement grouper environ 35,000 âmes.Une telle ville est formée de cercles concentriques de plus en plus étendus, constituant différentes zones, zones administratives, commerciales, industrielles, espaces libres et terrains de jeux, maisons familiales, zone de petite culture, zone de grande culture, etc.Cette expression de cité-jardins ou plutôt de ville- is LE PETIT CANADIEN jardin — ce dernier terme ne prêtant à aucune équivoque, — exprime donc une forme bien déterminée d’agglomération humaine.C’est par un étrange abus des mots qu'on la fait servir à désigner une banlieue plus ou moins logiquement édifiée ou même le premier lotissement venu, et souvent mal venu.Trop fréquemment, il est vrai, cette confusion n’a d’autre objet que de conférer à une affaire de spéculation une teinte d’hygiène sociale et de philanthropie.Il n’existe pas encore en France de véritable ville-jardin, sinon à l’état de projet, et cela malgré les efforts de M.Emile Cacheux, le vénérable doyen de la réforme du logement populaire et de propagandistes comme MM.Augustin Key, Georges Risler, G.Benoit-Lévy.Et pourtant quelle initiative est plus assurée de susciter l’enthousiasme et le dévouement.Je connais une société coopérative qui groupe plusieurs centaines de Parisiens, petits fonctionnaires, d’employés, d'ouvriers aisés.Sans autre encouragement officiel, sans autre appui financier que ceux dont une législation timorée favorise les sociétés coopératives d’habitations, ces braves gens versent, depuis plusieurs années, des cotisations afin de constituer le capital nécessaire à l’achat et au lotissement d’un domaine aux environs de Paris, en vue d’y édifier un village jardin.Sans aucun doute devront-ils attendre longtemps encore la réalisation de leur rêve : un coin de terre, un foyer.Deux choses naturellement indissolubles, qu’une organisation sociale caduque a séparées, et qu’une civilisation meilleure devra réunir, deux choses dont la possession est si désirable qu’elle suscite de tels sacrifices.Cet exemple vaut d’être retenu par ceux qui nient l’instinct de propriété, sa profondeur et sa puissance.C’est là une vérité (pie l’on a peut-être trop perdue de vue, en ces derniers temps.L’amour du sol natal est autre chose qu’un précepte de civisme qu’on enseigne à l’école et qu’on apprend par coeur comme les commandements laïques de la Déclaration des droits de l'homme.C’est le dénaturer étrangement et le rabaisser que d’en faire une sorte de devoir social, un impératif catégorique de la morale primaire.C’est une passion qui s’abreuve aux sources familières du paysage natal, des pierres, des arbres, des eaux, de la couleur du ciel.Personne n’aime d’amour une entité administrative, mais la forme d’une colline ou d’un vallon, la figure d’une ville ou d’un village.Lorsque M.Maurice Barrés plaide en faveur des vieilles églises, des sites enoblis par le souvenir ou l’espérance, lorsqu’il demande que soient conservés les hauts lieux ou les désirs et appétits humains s’épurent et se spiritualisent, il se montre moins exigeant que nous-mêmes et que ceux qui veulent faire, de tout centre d’habitation, une o ivre de cohésion, LE PETIT CANADIEN 19 de plénitude et de beauté où le travail, la richesse, la hardiesse réformatrice et la sagesse politique, concourent également à enrichir et agrandir l’oeuvre du passé, sans en détruire l’équilibre, sans rompre 1 harmonie.De nos jours, lorsqu une cité prospère se développe, la beauté de ses lignes et de ses proportions en souffre souvent, mais toujours son caractère propre, les particularités de sa physionomie, si j’ose dire, en pâtissent toujours.Le patrimoine de beauté, commun a tous ceux d une race, et d’un pays est donc diminué.C'est là, dira-t-on, la raison du progrès et une conséquence fatale de l’évolution.Rien n’est plus faux.L’autonomie entre la beauté et le progrès, entre l’art et la science n’existe que dans les esprits incapables de goûter des formes et des accords inédits, d'évaluer des rapports nouveaux.Lorsque naît une science nouvelle, un art nouveau croît dans son ombre comme une humble plante au pied d un arbre.La science de l’hygiène sociale est désormais fondée sur ses données précises.En matière d’aménagement et d’extension des villes, il existe un certain nombre de lois qui sont partout vérifiées, et d’autres qui ne connaissent d’exception que celles qui découlent naturellement de la variété, des latitudes des climats et des particularités géographiques.Dès maintenant, il est possible d’en faire l’application a notre pays, en tenant compte, comme il se doit, des moeurs et des coutumes.Trop longtemps, le problème du logement a été considéré comme un problème d’assistance et de philonthropie.Il est bien de bâtir des maisons à bon marché, d’organiser la lutte méthodique contre le taudis, mais il ne faut pas perdre de vue le caractère provisoire, et pour mieux dire, curatif, de ces efforts.Il est bon, il est indispensable d’aller au plus pressé, et tous les gens de coeur ont applaudi l’initiative de M.le sénateur Béranger, qui réclame la création d’abris provisoires.Mais, en vérité, les habitations à bon marché, dans les grandes villes, les casernes pour ouvriers sont-elles autre chose que les abris provisoires ?Non, à notre avis ce qu’il faut donner à l’ouvrier, comme au bourgeois, ce dont il faut redonner le goût à tous, pauvres et riches, c’est le foyer, la maison.La question des formes de la possession est accessoire, croyez-le bien, ce qui importe, c’est la réalisation de cette formule, un coin de terre, un jardin, un foyer pour chaque famille.C’est le programme meme des partisans de la Cité-Jardin.On aurait tort de croire qu’il soit opposé à l’évolution.Il est au contraire, dans le sens des prévisions les plus logiques, et les plus sûres des anticipations les plus ingénieuses et les plus hardies.Les conditions actuelles de l’industrie se modifieront fatalement, de nouvelles conquêtes scientifiques amèneront dans l’ordre économique, des conséquences LE PETIT CANADIEN 20 imprévues, mais les conditions du bien-être humain ne sauraient changer .Lemire ai’S!üLx.«jodboui 2î*SîP5?ge.J- Art.Lemire St.Elzéar .4^.Prévost ûî'Slzf.ar Beauce • Apollinaire Drouin St-Emlle de Sulfolk .Elle Mi lard Ste-Lmélle de l'Energie .J.-Bte Desroslera fî'Spî1I?m • • ¦ Dr R.Beauchesne 8t-Eplphane.Aug.Breton St-Esprlt J.F.Daniel.N.P ht-Etienne de Beaubarnois .Zénon Nadon iî'Sî enne i16 Lauzoa • • • Cal.Bolduc St-Etlenne-des-Crès .Ferd.Milette St-Eugène.Co.L’Islet .Alb.Descbènes 8t-Eugène de Grantham .F.H.Lafleur Ste-Eulalie d’Aston .Azade Poirier Ste-Euphémle.Donat Proulx oî'ÊU8i?che * • • • J- La Prud’homme St-Evaiiste.Jean Boutin S‘ S>b‘en.J.O.Bélanger Si'EUi*}1*.Brunet St-Félicien • • .• # N4ré6 Perron gJ-MHx de Valois .Th Flén.ul" St-Ferdlnand Hal.L.A.Paradis.N.P |t-Flavlen.Dr E.Larue gte-Fiore .J.H.Désaulnlers St-Jortunat de Wolfe .Johnny Laprise St-Jbrançois de Madavvaska, N.B.a*, n, « Louis Pelletier at-Françols.Montmagny .J.S.Beaudoin !î"Ers Bac .A.Desmarals iî'Er8'vav!er ie.Bro“P^>n • Jos.L'Abbé gt-Frs-Xavter, Riv.du Loup .René Rlnfret * • • • • Auguste Caron st-Gabrîel de Bouchette .Narc.Richard 8t-Gabrlel de Brandon .Ls Jaequen 8t-Gabrlel de Stratford .H.Rivard St-Gédéon .J.L.F.Rousseau 8te-Geneviève .D.Ladouceur, M.D.8t«^Geneviève de Bat.F.W.Germain St-Georges de Beauce .Corinne Poulin St-Georges de Windsor .Georges Petit 8t-Gérard .Rév.E.J.B.Janelle «^Germaine .J.L.F.Chabot St-Germaln .Cyprien Roy 8t-Germain de Grantham .L.N.Cotnoir StMîertnide.L.J.Désilets 2î^eïvaî8 • • • • J.O.Goulet 8t-Grégoire d’Ib.E.S.Lalanne St^rfjolre de Nlcolet .B.Rouleau 2î'Silmrt ^ * B* Giraud Sî*0"1”411111® • * J°8- Desrosiers, N.P.Ste-Hélène de Bagot .V.La Collet Sections et bureaux de perceptions.Noms des percepteurs.e! it^H d«Kam v • ' M.Thénard o.K .Mascouche .J.I.Leblanc Pt-Henrl de Montréal .L.A.Picard St-Ilerménégllde .T.S.Belouin s, un de 11 • • A,
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