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Titre :
Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899
Éditeur :
  • Montréal :Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal :1913-1918
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Caisse nationale d'économie
  • Successeurs :
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne ,
  • Revue nationale
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Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899, 1915-06, Collections de BAnQ.

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Vol.12.— No 6.MONTRÉAL, JUIN 1915.25 sous par an.i c pruPLt ,^OANG OFric,€L y SOCIETE S/lINT'JE^IN • B/1PTISTE ÛE ttONTRÉ/IL .FONDÉE EN 1834.ET UE M CAISSE N^1T10N4LE h'ECOMOnîE.FONDEE EN m ï'\m ! î t î ! ! SOMMAIRE : I.—LA FETE NATIONALE DES CANADIENS- FRANCAIS EN 1915.Victor Morin.IL —LA PRESSE ET LA CÉLÉBRATION DE NOTRE FETE NATIONALE (à suivre).* * * IIL —LA MORT D’UN GRAND PATRIOTE .V.-E.Beaupré.IV.— VIEUX PÉCHÉ.Jean-B.Lagacé V.—LES PRIX D’HISTOIRE DU CANADA .La Rédaction VL —L’OEUVRE DU LIVRE FRANÇAIS .La Rédaction VIL —LA CAISSE NATIONALE D’ECONOMIE : Avis aux percepteurs.— Changements'à la liste des percepteurs.— Tableau d’honneur des organisateurs permanents.— Bilan du mois de mai 1915.4- I f ?i Rédaction et Administration f ?SECRETARIAT DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE, MONUMENT NATIONAL, No 296, Rue SAINT-LAURENT .MONTRÉAL.* I l i SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL Grand Aumônier Monseigneur l'Archevêque de Montréal.COXSEIL GENERAL Président général : VICTOR MORIX, L.L.D., notaire.97, rue Saint-Jacques 1er Vice-président général : JOSEPH GAI VREAU, M.D.30, rue Saint-Jacques 2ème Vice-président général : V.-E.BEAUPRÉ, I.C., professeur.1025, rue Saint-Hubert \ Secrétaire général : J.-B.LAGACÉ, professeur.836, rue Saint-Hubert Trésorier général : JOSEPH HURTUBISE, courtier en assurance .2, Place d’Armes Directeurs : L’Hon.L.-O.DAVID, sénateur.Hôtel-de-Ville E.-P.LACHAPELLE, M.D.267, rue Prince-Arthur-Ouest.THOMAS GAUTHIER, courtier.11, Place d’Armes U.-H.DANDl RAX’D, financier.Edifice Dandurand \ ICTOR DORÉ, comptable.GUY VAXIER, L.L.L., avocat.97, rue Saint-Jacques JOSEPH GIRARD, rentier.Chef du Secrétariat : ARTHUR SAINT-PIERRE.Monument National Administrateur général : J.-P.-L.BERUBÊ.Monument National Administrateur de la Caisse Nationale : ARTHUR GAGNON7.Monument National CORPORATIONS FILIALES DE LA SOCIÉTÉ : Caisse Nationale d’Economie.Caisse de Remboursement.Compagnie du Monument National.Société Nationale de Fiducie. Le Petit Canadien ORGANE DE LA SOCIÉTÉ SAINT - JEAN - BAPTISTE ET DE LA CAISSE NATIONALE D’ÉCONOMIE Vol.12.— Xo 6.MONTREAL, JUIN 1915.sous par an.LA FETE NATIONALE DES CANADIENS-FRANÇAIS EN 1915 Non, certes, elle n’est pas morte la fête des Canadiens-franeais, et ceux qui seront témoins des fêtes grandioses du 24 juin 1915, pourront dire avec une légitime fierté, que la Société Saint-Jean-Baptiste est toujours la gardienne fidèle de nos institutions nationales.Invité l'an dernier à célébrer cette fête dans un “ recueillement pieux ” le peuple avait murmuré avec raison ; il s’était rendu, ce jour-là, à ses occupations ordinaires en se demandant si le “ majestueux silence ” du 24 juin, n’était pas le prélude d’un oubli encore plus grand qui se ferait bientôt autour de sa langue et de ses droits.Habitué aux manifestations bruyantes, aux parades éclatantes, à la joie de vivre en son beau pays et de crier sa vitalité aux autres races qui l’environnent, le Canadien-français avait peut-être forcé la note parfois ; la rage des réclames commerciales s'en mêlant, il s’était glissé, dans les démonstrations patriotiques, quelques éléments qui étaient de nature à froisser les goûts esthétiques et les sentiments élevés que nous a légués la France.Mais 1915 a paru, et dépositaire fidèle des traditions ancestrales, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal n’a pas oublié qu’il y a trois cents ans, la foi s’implantait sur les rives de la Nouvelle-France par la célébration de la première messe sur le bord de la Rivière-des-Prairies, le 24 juin 1615.Aussi la célébration de la fête nationale évoquera-t-elle cette année, la vision du sublime spectacle que dut présenter l'offrande du Saint-Sacrifice, par des missionnaires avides de cueillir les palmes du martyre, en présence des apôtres de la civilisation et des fondateurs d’empire que furent Champlain et ses compagnons, au milieu d’indigènes étonnés d’entendre prêcher une doctrine de pardon et d’amour, dans le cadre grandiose d’une immense forêt vierge et d’un fleuve géant.44 Le ciel devait être beau et sourire à la terre ” écrit l’abbé Beau-bien dans son ouvrage sur Le SauJt au R( collet, au moment où la note dé- 82 LE PETIT CANADIEN lieieusc de la préface résonna sur cette plage privilégiée.Comme la voix pieuse et vibrante du saint missionnaire devait produire un merveilleux effet jointe à la brise faisant tressaillir les feuilles et se mêlant aux murmures de l'onde avoisinante !.Et ces chants d'oiseaux, rappelant ceux de France, gazouillant de tous côtés ; voix d'anges, volant de feuille en feuille, comme pour répandre les premières bénédictions du bon Dieu! 9f A trois siècles de distance le divin sacrifice s'offrira de nouveau dans un cadre de verdure et au chant des oiseaux, mais le missionnaire officiant sera devenu le pasteur métropolitain d’un million d’âmes et dix mille voix feront résonner les échos du Mont-Royal d’un Te Dcutn d'actions de grâces vers celui qui ne cesse de répandre ses dons sur une race heureuse dans un pays prospère ; au pied de l’autel se verra l'humble bure des continuateurs de l’oeuvre des Récollets, dont l’un nous redira en paroles éloquentes les souvenirs et les enseignements du passé.Un nuage de tristesse obscurcira bien des fronts pourtant, à la pensée des deuils qui affligent au même moment l'humanité presque entière ; bien des foyers sont déserts, bien du sang a déjà coulé dans une des luttes les plus terribles, que les annales de l’humanité aient enregistrées ! Aussi, en même temps que nous prierons le Dieu des armées qu’il nous accorde le retour de la paix, par le succès des armes, nous invoquerons sa miséricorde en faveur de ceux qui, sous l’uniforme anglais, ont pu réaliser ce rêve de combattre pour le salut de la France.Et de même que les anciens marquaient d'une pierre le souvenir de leurs évènements importants, la Société Saint-Jean-Baptiste a voulu laisser aux générations futures un souvenir impérissable de cette manifestation nationale.Un monument préparé par ses soins s’élèvera sur le bord de la Rivière-des-Prairies, et rappellera dans le granit la célébration du troisième centenaire de la première messe canadienne, ainsi que le mar-tyre du Père Nicolas Viel et de son néophyte huron Ahuntsic, au même endroit, dix ans plus tard.Enfin, la journée se terminera dans une apothéose de la langue française au Monument National.Des voix autorisées rediront les beautés du doux parler de France et proclameront la survivance de ses droits sur le sol canadien, en même temps que la musique et la poésie charmeront nos oreilles de leur harmonieux concours.En un mot, nous voulons que les Canadiens-français s’affirment dignement au jour de leur fête nationale; qu'en face des luttes présentes et à venir, ils se retrempent au souvenir d'un passé glorieux, et qu'ils se montrent au Canada, les dignes fils de ceux dont on a écrit l'histoire pendant plus de mille ans, sous le titre de: “ Gcsta Dd per Francos.”.Victor Morin, President général.Montréal, 18 juin 1915. LE PETIT CANADIEN 83 LA PRESSE ET LA CELEBRATION DE NOTRE FETE NATIONALE La célébration de notre fête nationale a revêtu, cette année, un caractère de grandeur, de dignité et d enthousiasme, en même temps, que tous les journaux se sont plus à signaler.Dans son édition de vendredi, le 2ô juin, sous le titre : “ Montréal a célébré avec splendeur la fête nationale ” et le sous-titre : “ Un grand succès pour notre Société nationale ”, le Canada s’exprimait ainsi : “ Montréal a célébré hier, avec un très grand éclat, la solennité de la fête nationale.Il y a longtemps que notre ville n’a pas été le théâtre d’une aussi belle manifestation de patriotisme.Et ce qu’il fait plaisir de constater, c’est (pie, dans le grand déploiement d’hier, on n'a pas vu de ces choses grotesques et triviales qui, un temps, jetaient sur notre fête nationale un caractère de mauvais ton.i * Tout au contraire, la manifestation d’hier a été grandiose : à la Messe au pied du Mont-Royal, cette cérémonie avait revêtu un grand cachet de dignité et de recueillement qui convenait bien dans la circonstance; la manifestation de l’après-midi au parc Ahuntsic a été surtout marquée par l’enthousiasme soulevé par les divers discours qui ont été prononcés, et la fête du soir au Monument National, a été celle de la piété, ou plutôt de l’amour fraternelle.Car là, on s’était réuni pour parler des malheurs de nos frères de l’Ontario.“ Il y eut aussi la fête populaire, dans les parcs Jeanne-Mance et Lafontaine, où des milliers de familles s’étaient donné rendez-vous pour assister aux concerts que les diverses musiques de la ville ont donnés.“ Bref, la célébration d’hier comptera dans les annales de notre ville parmi les plus belles et les plus dignes.”.La Patrie du même jour, raconte ainsi la cérémonie du matin : LE DEFILE “ Les différentes sections de la Société Saint-Jean-Baptiste devaient se rencontrer au Carré Viger pour se rendre en procession au pied du Mont-Royal.Une foule immense envahissait le Carré Viger dès huit heures.NI.Casault, commissaire-ordonnateur-général, assignait à chaque section sa position, et la foule acclamait le défilé presque continuel des sections.Et ce n’est que vers dix heures moins le quart que le signal du départ* fut donné.“ La procession était précédée par un peloton d’agents de police à cheval, suivi d’agents à pied.On défila par les rues Saint-Hubert, Sher- LE PETIT CANADIEN *4 brooke, Laval et Rachel.Les sections et autres corps marchaient comme suit: les sections de Saint-Clément de Viauville, de l’Immaculée-Concep-tion, de Saint-Pierre-Claver, de Saint-Vincent-de-Paul, la fanfare du 65ème régiment, un corps de cadets-zouaves, les sections du Sacré-Coeur, de Sainte-Brigide, de Saint-Pierre, de Saint-Eusèbe, la fanfare Concordia, les sections de Notre-Dame, de Saint-Jacques, le corps de zouaves, les sections de Sainte-Catherine, de Saint-Jean-Baptiste, P Association athlétique Nationale, un corps de boy scouts catholiques, la cour Saint-Jean-Baptiste des Forestiers Catholiques, les sections de Verdun, de Sainte-Cunégonde, de Sainte-Elisabeth du Portugal, de Saint-Henri, le Conseil-général de la Saint-Jean-Baptiste, avec ses invités, M.le maire Martin, MM.les commissaires E.-N.Hébert, Jos.Ainey et Duncan McDonald, les échevins Dubeau et Vandelac, les officiers généraux des sociétés de secours mutuels.“ Un nombreux clergé accompagnait les différentes sections.4 4 Cette magnifique procession fut acclamée tout le long du parcours.Des milliers de personnes se pressaient au pied du Mont-Royal pour assister à l’arrivée de la procession et entendre la messe.Un autel temporaire avait été érigé en arrière du monument Cartier, magnifiquement décoré aux couleurs nationales et pontificales.A ers les dix heures et demie la tête de la procession arrivait au Parc Mance.Et c’est à ce moment que Mgr Gauthier monta à l’autel, pour y célébrer la messe.Il était assisté de M.le curé Perrier, de Saint-Enfant-Jésus du Mile-End, et du R.P.Jean Joseph, assistant-provincial des Franciscains.Des centaines de voix formaient le choeur de chant sous la direction de M.Fred.Pelletier, maître de chapelle de Saint-Jacques.“ Le sermon de circonstance fut prononcé par le R.P.Valentin Breton, o.f.m.11 parla tout d abord de la mission des peuples et particulièrement de celle du Canada; il raconta ensuite le fait historiqut dont on a fêté hier le troisième centenaire: la première messe en terre canadienne; et il termina en parlant de la race canadienne-française.Ce sermon fut fort goûté et produisit une grande impression sur l’assistance.”.Nous emprunterons à La Presse le récit de la manifestation de l’après-midi : LE DÉVOILEMENT DU MONUMENT Hier après-midi, du ( hamp-de-Mars, plus de deux cents automobiles partaient pour se rendre à Ahuntsic, où devait avoir lieu le dévoilement du monument érigé par la Société Saint-Jean-Baptiste, pour commémorer la première messe chantée dans l’île de Montréal et même, assure-t-on, LE PETIT CANADIEN ^5 dans tout le Canada.Dans la première voiture, le palais-roulant de M.U.-II.Dandurand, se trouvaient Sa Grandeur Mgr Gauthier, évêque-auxiliaire de Montréal, M.Victor Morin, président-général de la Société Saint-Jean-Baptiste, quelques autres dignitaires de cette association et les journalistes.Cette procession défila par les rues Craig, Saint-Denis, Sainte-Catherine, Saint-Hubert, Rachel, puis par le boulevard Saint-Laurent et la pleine campagne vers Ahuntsic, où elle arriva à trois heures et demie précises.Non loin de la splendide villa de M.l’échevin Trefflé Bastien, avait été érigée une estrade gaiement décorée aux couleurs nationales, autour de laquelle s’était massée une foule de plusieurs milliers de personnes.LES PERSONNALITES PRESENTES On remarquait sur l’estrade, au dévoilement du monument : Sa Grandeur Mgr Gauthier, M.l’échevin Trefflé Bastien, M.Victor Morin, président de la société Saint-Jean-Baptiste, les RR.PP.Jean-Joseph et Ethel-bert, de l’Ordre des Franciscains; MM.les abbés Lamarche, Aubertin, Roy, Deschènes, Delongchamps, Bonel et Girard; M.J.-W.Lévesque, député du comté de Laval ; M.le docteur Jos.Gauvreau et M.V.-E.Beaupré, vice-présidents de la Société Saint-Jean-Baptiste; M.Joseph Ilurtu-bise, trésorier de la Société; MM.U.-II.Dandurand, Guy Vanier, Joseph Girard et Victor Doré, directeurs de la société; M.Arthur Saint-Pierre, chef du secrétariat général de la société ; M.Arsène Lavallée, ex-maire de Montréal et MM.Charles Duquette, F.-C.Laberge, D.Lapierre, George Monet et L.-O.Dauray, représentant l’Alliance Nationale; MM.Napoléon Deschamps, L.-G.Bertrand, le docteur J.Racicot, et J.-G.Filion, représentant la Société des Artisans ; MM.Pierre CheVassu et Yves Le Rouzès, représentant l’Union Nationale Française; M.le docteur Atherton, M.l’échevin Barbeau, M.Casault, le major Henri Scott, M.Eugène Beaulac et autres.(À suivre) LA MORT D’UN GRAND PATRIOTE La nationalité canadienne-française vient de perdre l’un de ses plus valeureux champions dans la personne du vaillant archevêque de Saint-Boniface, Sa Grandeur Mgr Langevin, que la mort a brusquement réclamé au moment où tous se réjouissaient de voir rétablie la santé si fortement ébranlée de l’intrépide archevêque de l’Ouest.On peut dire de celui-ci qu’il est tombé en pleine lutte, au service des causes qui lui tenaient tant au coeur.La défense de la langue française fut assurément l’une de celles aux- 86 LE PETIT CANADIEN quelles consacra ses meilleures énergies, le patriote ardent et l'évêque soucieux de préserver ses fidèles de l'ambiance anglaise et protestante.I eu ont apporté a cette défense une éloquence plus vibrante et plus entraînante, une énergie plus soutenue, une confiance plus indéfectible dans le triomphe final.Déjà, il y a vingt-cinq ans, à Ottawa, même, celui qui n'était alors que le Père Langevin, sonnait le réveil de la fierté canadienne-franeaise, et prenait d heureuses initiatives destinées à donner au français la place légitime et honorable qu'il devrait occuper toujours dans tous les milieux où les nôtres sont groupés.Mais c'est surtout dans son archidiocèse de Saint-Boniface, en particulier sur la terre manitobaine, que l'énergie dévorante du grand archevêque s employa à édifier des oeuvres propres à perpétuer le parler et la foi des ancêtres.Tandis que sa voix claironnante jetait de temps à autres la protestation destinee à rappeler la blessure toujours douloureuse, et à empêcher \ oubli de l'injustice et la prescription du droit, son activité s’employait a * r partout les paroisses de toutes races, à créer des centres où serait organisée la vie catholique, qui presque partout, se confond avec la vie française, à constituer ainsi autant de chateaux forts au sein desquels la vie catholique et française va pouvoir se développer et grandir, (‘il dépit de toutes les influences adverses; grâce à la paroisse, la rivière Bouge verra se répéter le miracle dont furent témoins les rives du Saint-Laurent La disparition de ce noble défenseur de la cause française ne pouvait laisser indifférente notre Société nationale.A la première nouvelle de ce trépas douloureux, le Conseil Général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, adressait l'appel suivant à nos compatriotes : *‘Le Conseil Général de la Société Saint-Jean-Baptiste, profondément affecté de la perte immense que vient de faire la cause du français, en la personne de Sa Grandeur Mgr A.Langevin, archevêque de Saint Boni-faee, in\ite toutes les Sociétés Nationales a assister en corps avec insignes et drapeaux cravatés de crêpe, au service funèbre qui sera célébré à la Cathédrale, jeudi, à 8.30 heures du matin.”.“Al issue de la cérémonie nous accompagnerons jusqu’à la gare Windsor la dépouille de celui qui se nommait lui-même le “ Blessé de l’Ouest * '.Nous faisons aussi un pressant appel à tous ceux qui honorent le patriotisme courageux, de venir rendre un suprême hommage à ce grand évêque, qui, sa vie durant, a combattu sans répit pour le triomphe du droit et qui est mort au champ d’honneur, victime de son dévouement à l’Eglise et de son amour pour la cause française.”.1188 LE PETIT CANADIEN *7 ( et appel trouva un écho dans notre population
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