Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899
Éditeur :
  • Montréal :Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal :1913-1918
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Caisse nationale d'économie
  • Successeurs :
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne ,
  • Revue nationale
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899, 1918-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vol.15 MONTREAL, JUILLET 1918 No 7 hmmml Ecol^ îlormale Jacques-Cartier, Parc Lafontaine f Montréal.Petit Canadien Organe de la Société Saint - dean * Baptiete de Montréal SOMMAIRE Paqbs Notre devoir impérieux.Victor Morin Nos origines.A travers les mets.Le recensement de Ville-Marie, par Talon, en Tannée 1667 .L’excursion à pied.E Chronique de la Société.Livres de chez nous.Victor Morin 193 .Benjamin Suite 194 .Etienne Blanchard 200 .Louis-Raoul de Lorimier 205 214 * * * 215 .E.M.217 LA CAISSE NATIONALE D’ECONOMIE Une puissance nationale.Arthur Gagnon Tableau d’honneur des organisateurs permanents J.-Arthur Dubé Bilan du mois de juin 1918.Arthur Gagnon Rédaction et administration : 296, rue Saint-Laurent, Montréal Abonnement annuel : Canada (Montréal excepté), 50 sous.Montréal et Etranger, 60 sous.Le Petit Canadien paraît vers le 25 de chaque mois.— Les abonnement* partent invariablement du 1er janvier.— Toute demande de changement d’adresse doit être accompagnée de 5 sous en timbree-poste. SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL Grand auménier: Monseigneur lWbchevêque de Montbéal.Président général: Victor Morin, LL.D., notaire, 97, me Saint-Jacques.1er Vice-président général: V.-E.Beautbê, I.C., professeur, 676, rue Sami-Andrt.2e Vice-président général: J.*B.Lagacé, professeur, 836, me Saint-Hubert.Secrétaire général: Guy Vanieb, LL.L., avocat, 97, rue Saint-Jacques.Trésorier général: Joseph Hubtubise, courtier, 2, place d’Armes.Directeurs: LTion.L.-0.David, sénateur, Hôtel de Ville; — E.-P.Lachapelle, D.M., 267 ouest, rue Prince-Arthur ; — Thomas Gàutiiikb, courtier, 11, place d’Armes; — Victor Doré, professeur, 214, rue Berri ; — J.-V.Desaul-niebs, courtier en immeubles, 11, place d* A mies ; — Edouard Montpetit, professeur, 4924 ouest, rue Sherbrooke ; — Arthur Courtois, notaire, 35, rue Saint-Jacques.Chef du Secrétariat : Emile Miller, bureau I, Monument national.Sous-chef du Secrétariat : Joseph Durand, bureau I, Monument national.Corporations filtai.es de la Société: Caisse Nationale d'Economie — Caisse de Remboursement — Compagnie du Monument national — Société Nationale de Fiducie. Le Petit Canadien ORGANE DK LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE T-tra üvioisr'mib.A-Hi MONTRÉAL.JUILLET 1918 NOTH Fi DF.YOIK IMPÉRIEUX Simple et sans manifestations bruyantes, la célébration Je notre fête nationale a revêtu, cette année, un cachet de gravité inaccoutumé.Meurtris depuis bientôt quatre ans des multiples blessures d une guerre mondiale, nous avons demandé, dans un acte public de foi chrétienne, à Celui qui conduit les destinées des nations, l’allégresse d une paix glorieuse par la victoire de nos armes.A cette prière du peuple canadien réuni sur le versant du Mont-Royal se joignait celle des vaillants soldats de France dont les poi-trines constellées et les corps mutilés, aussi bien que le nom légendaire de Diables Bleus, attestent la vaillance ; dans un même sentiment de souffrance et d’espoir, ils criaient avec nous vers 1 autel : Pitié mon Dieu ! C’est pour notre patrie, Que nous prions au pied de cet autel.Les bras liés et la face meurtrie, Elle a porté ses regards vers le ciel Mais il convenait surtout, dans cette fête endeuillée de la patrie, de ne pas oublier ceux qui sont allés par delà les mers offrir leur sang généreux pour le triomphe de sa cause.S’arrachant aux douceurs du foyer, renonçant aux promesses de l'avenir, ces adolescents devant qui la vie’ vient à peine de s’ouvrir sont partis sans crainte de la mort et presque joyeux, car ils ont pour mission de “ bouter dehors ” l’enva-hisseur sacrilège du sol de la France.Reverront-ils jamais l’onde azurée du grand fleuve qui berçait si doucement leurs rêves de vingt ans ?Entendront-ils encore la chanson musicale du vent dans les érables du village natal ?Les cloches de la vieille église de pierres rustiques, sonneront-elles joyeusement Valleluia de leur retour ou égrèneront-elles tristement dans 1 air le glas de leur trépas 1 Us sont partis sans s’arrêter à y songer. 194 LE PETIT CANADIEN Et si le destin leur est propice, s'ils reviennent prendre place au foyer de la patrie, trouveront-ils au retour la réalisation des espoirs qu’ils y ont laissés ?N’y trouveront-ils pas plutôt la désillusion d’une carrière irrémédiablement brisée ?C’est en face de cette perspective que la société nationale des Canadiens français a voulu consacrer à l’oeuvre des conscrits une partie notable de sa fête de la Saint-Jean-Baptiste ; c’est pour verser un peu de nectar dans la coupe de ces martyrs d'une grande cause qu’elle a fait appel à notre libéralité en tendant la main pour la Guignolec du Soldat.Cet appel a été entendu; il nous permettra de contribuer d’une manière appréciable au bien-être de nos petits soldats.Merci en leur nom, et que Dieu rende aux généreux donateurs les bienfaits qu'ils auront ainsi répandus ! Ayant accompli cette oeuvre patriotique, ne nous reste-t-il plus, le vingt-quatre juin passé, qu'à retourner à nos occupations journalières avec la satisfaction d’avoir rempli tout notre devoir ?Loin de là: le jour de la fête nationale doit être celui des résolutions généreuses.et les autres doivent être employés à les exécuter.Nous avons des luttes à livrer sur d’autres champs de bataille.Nous les avons soutenues victorieusement.Dieu merci, jusqu'aujourd'hui, mais notre armée est peu nombreuse et les attaques sont incessantes; nous n’avons pas le droit de nous reposer, et notre devoir impérieux est de rester sans cesse sous les armes, si nous voulons conserver intact 1 héritage qui nous a été légué.Le dépôt nous en a été confié par la France, il y a cent soixante ans sous l’égide de la croix : c’est par cet emblème de justice et d'espoir que nous l’avons conservé et c'est en fixant les yeux sur lui que nous devons marcher, braves et confiants comme les soldats de la vieille France, à la défense de nos droits.Victor Morin NOS OR HUNES La question de nos origines ne peut se traiter en un seul ou en dix articles de revue, il faut pour cela deux forts volumes.Nos historiens ont construit une couverture de maison sur des piquets.Ce travail embrasse deux ou trois gros livres.La maison n'est pas encore achevée.Tout lecteur sait que nos historiens ne disent qu’un mot, en passant, sur ce qui concerne l’origine des Canadiens français.Leur occupation est de parler des gouvernants. 19ô L/E PETIT CANADIEN J’ai toujours cherehé à coin prend ro l'histoire des gouvernes.A l'heure (pi'il est, je n'ai pas grand espoir de continuer longtemps.11 va falloir que je mette en volumes ce que je possède, afin que mon travail ne soit pas perdu.Que faire pour le Petit Canadien ?— Des résumés de chacune des questions qui se présentent dans cette étude ?— C est plutôt faible.Il faudrait avoir tout l’ouvrage imprimé, mais il n'est pas encore écrit : les notes seules sont prêtes.Ce sont des matériaux amassés et amenés à pied-d oeuvre, sur le terrain.Ive plan est dressé au complet.Reste à construire.En aurai-je le temps ?Le véritable caractère du peuplement de la colonie durant sa période de formation, de 1608 à 1680, s’explique par lui-même, si l'on a sous les yeux les noms des immigrants arrivés chaque année, leur âge, les localités d’où ils venaient, leurs métiers, leur état de famille, les endroits du Canada où ils se sont établis.Rien de tout cela n existe dans nos livres.Il faut expliquer ce que c'était que telle province d où le colon est venu, à telle date, tel nombre de personnes, et de cette manière, on voit clair dans ce passé mystérieux.La France se composait de sept ou huit Frances, bien différentes les unes des autres.Si des colons étaient venus de la région du Lyonnais, par exem- ple, ce seraient des éleveurs de bestiaux, des pasteurs, des réeolteurs de fruits, non pas des laboureurs, défricheurs, cultivateurs de graines et de blé.Ils auraient été des gens des pays chauds, à 1 égard de ceux de Normandie.Voyez-vous la différence ?Et croyez-vous que ces braves gens auraient pu tenir ferme sous le climat canadien, dans ce milieu qui n'est pas du tout le leur ?Se seraient-ils transformés au point de devenir défricheurs, cultivateurs à la façon de la Beauce ou du Perche, enfin constructeurs de maisons, de granges, et encore forgerons, maçons, selliers, faiseurs de clous, boulangers, — tous métiers qui leur sont étrangers ?De pareils hommes auraient ente compris qu’ils s'étaient fourvoyés, et comme cela eut lieu dans presque tontes les colonies du globe, ils seraient vite retournés chez eux.Certaines provinces n’avaient que des cultivateurs de légumes ou des vignerons ; d’autres s’occupaient plutôt d’industrie.Nous n'en étions pas à avoir des manufactures, ni à soigner la vigne, à cueillir des olives, ni à fournir des choux et des radis aux grandes villes.Comme le disait Pierre Boucher en 1663, il ne nous faut ni horloger, ni faiseur d’aiguilles, ni tailleur d’habits, ni couvreurs en ardoise, 196 LE PETIT CANADIEN mais des hommes de la bonne terre, produisant le blé, le lin, la chanvre, et, de plus, capables d'abattre la forêt et de supporter les hautes neiges.Or je vois que, sur cent colons, nous en avons gardé quatre-vingt-dix et même un peu plus.Ceci prouve qirils nous venaient de la meilleure source possible, étant en tous points adaptables à ce nouveau pays.Il va de soi que si le gouvernement ou une compagnie se fût chargé du recrutement nous n’aurions pas eu ce résultat, mais bien au contraire on aurait commis la faute qui se voit dans toutes les autres colonies à leur début : une importation de gens impropres aux établissements que l'on voulait fonder.Comment se fait-il qu’on ait procédé au Canada d'une autre manière que partout ailleurs?La réponse est assez curieuse: par ignorance, par suite de vues trop courtes et à cause de 1 avarice des compagnies et du gouvernement.Ces défauts, ce manque d’intelligence, ce vice ont donné champ libre à la plus surprenante colonisation, en ouvrant le pays à l’effort individuel.Les colons se choisissaient eux-mêmes.Naturellement, ils n’acceptaient pas le premier venu.Ils savaient trier dans le tas, comme on dit familièrement.Avant que de quitter sa province, chaque homme savait parfaitement ce qui l’attendait au Canada, et il ne comptait sur l’aide ou protection d’aucune société dirigeante.C’est l’inverse de ce qui arrive communément, où de pauvres diables sont menés au bout du monde, à l’aveuglette, conduits par des aveugles, pour ainsi dire.Où prenaient-ils ces renseignements ?— Autour d’eux.Ecoutez ceci: Champlain n’a jamais pu commencer une colonie agricole, — les compagnies le lui défendaient,—mais les jeunes Normands instruits, qu’il avait engagés pour apprendre la langue algonquine et servir d’interprètes au commerce des fourrures partageaient ses idées, les faisaient connaître à leurs familles, par voie de correspondance, et ils décrivaient les ressources aussi bien que les conditions du pays.C ’est le vrai, se seul fonds de tout le début de la colonie.A l’été de 1634, le médecin Robert Giffard amena quinze ménages du Perche, jeunes personnes comme lui-même et sa femme, — en tout quarante âmes.Il y avait au moins dix hommes de métiers utiles,sans compter ce que les femmes savaient en tissage, etc.Et tous cultivateurs.Pas dénués de moyens pécuniaires non plus, mais ces biens étaient restés en France et ne devaient leur parvenir que, année par année, sous forme de haches, scies, couteaux et autres objets fabriqués, que le Canada ne pouvait encore produire. LE PETIT CANADIEN 197 On campa sur le rivage de Beauport, près d’un beau découvert, dans lequel on mit sans tarder la bêche et la charrue; et voilà la semence qui se répand.Ensuite ou attaque la forêt, la carrière, et voila le village bâti.La récolte était belle, les animaux domestiques et la basse-cour avaient prospéré.L’hiver arriva et fut bienvenu - on s’en moquait., Si vous voulez savoir comment le Canada s'est colonise, revoyez ce que je viens de dire sur Beauport et transportez ces lignes à la côte de Beaupré, à l’île d'Orléans, aux Trois-Rivières, à Portneuf : c est toujours la même chose : un homme d’initiative qui conduit son contingent de colons.Pas de gouvernement qui s’en mêle ni de compagnies.mais on obligeait les marchands de pelleteries à donner passage aux cultivateurs, ce qu’ils faisaient en rechignant et en se montrant désagréables.Champlain munit à Noël 16:30, voyant bien ce qui se passait, ses interprètes, Marsolet, Hortel.Le Tardif, Nieolet, Marguerie, Godefroy prirent des mesures pour activer le mouvement, se faire habitants et se marier.Voilà la première pierre posée.Dans les listes que j’ai formées il y a, telle année, une femme dont le nom est unique.J’en conclus qu’elle était parent pu amie de l’un des ménages de ce moment.De plus elle est des mêmes lieux en bien des cas; règle invariable elle est jeune.A mesure que de nouvelles familles arrivent, on voit des filles isolées: même raison.Tl y a aussi des garçons.D’une manière ou d’une autre, tous ces gens sont venus ensemble, par petits groupes, pai
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.