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Titre :
Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899
Éditeur :
  • Montréal :Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal :1913-1918
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Caisse nationale d'économie
  • Successeurs :
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne ,
  • Revue nationale
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Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899, 1918-08, Collections de BAnQ.

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Vol.IS MONTREAL, AOUT 1918 •JgqquqO' C-ir No 8 Parc Lafontaine, Montréal.Organ* Petit Canadien le la Société Saint-d«ar» • Beptlete de Montréal SOMMAIRE h"\4 , Wa %} Coups d’œil sur l'avenir V.-E.Beaupré l’Ali KS 225 Un concours littéraire — Vers l’originalité .Emile Miller 236 Les derniers lys de France (Nouvelle) Fr.Rodolphe 239 Notre langage comparé aux autres Etienne Blanchard 246 Le problème canadien • * * 253 Livres de chez nous G.D.254 LA CAISSE NATIONALE D’ECONOMIE Tableau d’honneur des organisateurs permanents J.-Arthur Dubé 255 Rédaction et administration : 296, rue Saint-Laurent, Montréal Abonnement annuel : Canada (Montréal excepté), 50 sous.Montréal et Etranger, 60 sous.Le Petit Canadien paraît vers le 25 de chaque mois.Les abonnements partent invariablement du 1er janvier.— Toute demande de changement d’adresse doit être accompagnée de 5 sous en timbres-poste. SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL Grand aumônier: Monseigneur l’AbchevÊque de Montréal.Président général: Victob Mobir, LL.D., notaire, 97, rue Saint-Jacques.1er Vice-président général: V.-E.Bsaupbé, I.C., professeur, 676, rue Saint-Andrt.2e Vice-président général: J.-B.Lagacé, professeur, 836, rue Saint-Hubert.Secrétaire général: Guy Vanieb, LL.L., avocat, 97, rue Saint-Jacques.Trésorier général: Joseph Hubtubise, courtier, 2, place d’Armes.Directeurs: L’hon.L.-0.David, sénateur.Hôtel de Ville; — E.-P.Lachapelle, D.M., 267 ouest, rue Prince-Arthur; — Thomas Gauthieb, cour 1er, , place d’Armes ; — Victob Dobé, professeur, 214, rue Berri ; J.-V.Desaul- niebs, courtier en immeubles, 11,place d’Armes; - Edouabd Montpetit, professeur, 4924 ouest, rue Sherbrooke ; - Akthvb Courtois, notaire, 35, rue Saint ^Jacques.Chef du Secrétariat : Emile Miller, bureau I, Monument national.8ous-chef du Secrétariat: Joseph Durand, bureau I, Monument national.corporations filiales de ia Société; Caisse Nationale d’Economie - Caisse de Remboursement — Compagnie du Monument national — Société Natio-Baie de Fiducie. Le Petit Canadien ORGANE DK LA SOCIÉTÉ S Al NT-J E AN - BAPTIST K TT»TRT TVÆONTXI-IIS-A-Xa Vol.15 MONTRÉAL, AOÛT 1918 No 8 (OH’S I»*ŒIL SIR L'A T KM R Au cours de deux articles publiés ici < n janvier et juin derniers, nous avons essayé de mettre en lumière certains faits primordiaux de la vie des sociétés modernes: développement des institutions financières concurremment avec le développement de l’industrie, du commerce, des entreprises de tous genres: rôle de plus en plus considerable du crédit dans l’organisation de ces entreprises, dépendance ou elles se trouvent vis-à-vis des grandes banques qui leur prêtent les milliards qu’elles ont elles-mêmes empruntés du peuple en bonne partie.La caractéristique de notre époque est la création d’affaires de plus en plus vastes, l’absorption des petites par les grandes.^ \u siècle dernier, le régime de la libre concurrence avait permis a une multitude d’énergies de se déployer; l’individu, débarrasse de certaines entraves, avait pu mettre en oeuvre toutes ses ressources, porter son activité dans tous les domaines, et accroître prodigieusement la production.Mais du sein de cette cohue d’individus en bataille finirent par émerger certains individus ou institutions: ils atteignirent un degré de puissance leur permettant d’écraser tous les rivaux.Le regime de la libre concurrence, joint à l’interdiction qui a existé longtemps pour les individus de grouper leurs forces par la coopération, devait nécessairement conduire à l’avènement de quelques unités toutes puissantes.Cette situation entraîne d’autres conséquences.Elle est cause que des individus, en nombre de plus en plus restreint, contrôlant les grands établissements de crédit, ont sous leurs mains des richesses immenses, des entreprises gigantesques et extrêmement variées.La gestion de cette fortune énorme, ils la font sans doute avec l’aide d’associés et de collaborateurs, par l’intermédiaire de sociétés et de combinaisons multiples; mais directement ou indirectement elle relève d’eux; et sans cesse ils sont obligés de chercher des placements nouveaux pour les millions de bénéfices qu’ils réalisent et pour ceux que l’épargne du peuple leur apporte continuellement. 226 LE PETIT CANADIEN 11 est difficile que ces placements soient toujours également heureux et productifs: pendant une période de grande prospérité par exemple, on placera des fonds dans des entreprises qui péricliteront lorsque surviendra la période de gêne économique; on accroîtra trop la production de certains produits, au-delà de ce que le marché peut en absorber : la perte en définitive sera supportée plus ou moins totalement par la banque qui commandite l'entreprise.Ainsi donc plus la haute banque accroît ses ressources et étend le champ de son action, plus son administration devient difficile, plus elle a peine à éviter les pertes.Quand une entreprise grandit sans cesse, il est rationnel de croire qu'elle finit par atteindre un point où sa direction dépasse les facultés d’administration d’un cerveau humain: l’économiste Paul LeRoy-B eau lieu voyait là une cause d’insuccès final pour les trusts américains qui, à leur origine, causèrent une certaine appréhension en Europe.Une telle affaire peut fonctionner quelque temps et se développer sous la direction d’un homme exceptionnel; mais celui-ci disparait un jour : le cerveau puissamment organisé ne se trouve pas pour le remplacer parmi ses héritiers naturels: l’affaire du reste, dans le cours normal des choses, tend à prendre sans cesse de l’ampleur, et elle finit par s’écrouler sous sa propre masse, faute d’un bras assez fort pour la soutenir.C’est bien là ce qui arriverait, si l’on considérait les choses au point de vue strictement économique, ou encore si les lois économiques étaient seules mises en oeuvre et autorisées à intervenir.Mais c 'est que précisément dans cette occurrence une intervention étrangère se produit.En même temps qu’elle établissait son emprise sur une foule d’entreprises économiques, et des plus essentielles, la haute finance acquérait par le fait même les moyens d’influencer et de contrôler les pouvoirs politiques: aussi les entreprises économiques qui relèvent d’elle cessent-elles d’être productives ou menacent-elles d’être acculées à la banqueroute, elle fait décréter par l’Etat que ces entreprises devront bénéficier d’une partie des richesses produites par d’autres, ou que leurs pertes seront supportées par la collectivité des citoyens.On voit parfois dans une compagnie un actionnaire ayant la haute main, passer ses mauvaises affaires à la compagnie, tout en gardant les bonnes pour lui : il fait partager ses pertes à la collectivité de ses coactionnaires.Le spéculateur puissant qui a ses influences sur les administrateurs de la cité, fait acheter par celle-ci les terrains qui menacent d’être improductifs et ruineux pour lui. LE PETIT CANADIEN De même le trust financier, dont les chefs de la nation sont les serviteurs, passe à celle-ci les entreprises dont la gestion devient trop difficile et trop peu productive sinon déficitaire ; il fait subir ses pertes à la collectivité des contribuables du pays, il les rend tous conjointement et solidairement responsables de l’administration des entreprises qu’il commandite.Evidemment son gage est meilleur ainsi que s’il avait pour garant simplement un particulier ou une société privée dont tout l’actif pourrait être insuffisant à un moment donne pour solder le déficit., , x De plus ce mode de gestion semble offrir a la haute banque beaucoup plus de sécurité et moins de difficultés: elle occupe vis-a-vis de l’Etat la position de détenteur d'obligations, tandis que 1 Etat est actionnaire dans les entreprises : quand les intérêts auront ete payes sur les obligations, on peut prévoir que les profits à partager en divi- dendes seront minimes.Ainsi donc le régime de l’Etat propriétaire, industriel, entrepreneur général, exploiteur d’entreprises diverses, en un mot le collectivisme, est le régime auquel doit aboutir le grand capitalisme.: tôt ou tard celui-ci devait y chercher un refuge contre les dangers de sa propre grandeur et un soulagement à sa tâche écrasante._ La
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