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Titre :
Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899
Éditeur :
  • Montréal :Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal :1913-1918
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Caisse nationale d'économie
  • Successeurs :
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne ,
  • Revue nationale
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Le petit Canadien : organe officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fondée en 1834 et de la Caisse nationale d'économie fondée en 1899, 1918-11, Collections de BAnQ.

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Vol.15 MONTREAL, NOVEMBRE 1918 No 11 Jacq'j • ¦ Pa'*c Ti^PoTitaitie Montréal.J ^ 1 ' o 1 Le Petit Canadien Organ© d© la Société Saint - «J©an - 3apliât© de Montréal SOMMAIRE Paul-Emile Lamarche .Charles GLU.Soir en forêt (poésie).The French Language in Canada.Nos études d'histoire.Les vocations sacerdotales en Acadie .Une veillée à l'hôpital de Ville-Marie .Ça devient en.autant!.Jean-Baptiste Nos collaborateurs.Les nouveaux livres.Avis aux membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal .Léon Lorrain PAÛK8 321 Lionel Léveillé 322 Albert Dreux 325 Rev.Father L, Guertin 325 Benjamin Suite 333 A.H.-G.334 Marie Olivier 337 Un Sauvage 339 La Direction 342 * * * 343 J.-Albert Savignac 344 Philippe Laganière 348 , LA CAISSE NATIONALE D’ECONOMIE En 20 ans rentier !.Arthur Gagnon 348 Bilan du mois d'octobre 1918.Arthur Gagnon 349 Tableau d'honneur des organisateurs permanents J.-Arthur Dubé 350 Rédaction et administration : 296, rue Saint-Laurent, Montréal Abonnement annuel : Canada (Montréal excepté), 50 sou*.— — Montréal et Union postale, 60 — Le Petit Canadien paraît vers le 25 de chaque mois.— Les aboamenMPts partent invariablement du 1er janvier.— Toute demande de ehAngecaeffit d'adresse doit être aocompagr.ée de 5 sous en timbres-poste. SOCIÉTÉ SAINT-JEfiN-BüPTiSTE DE MONTRÉAL Grand aumônier; Monseigneur l’Archevêque de Montbéal.Pré*i4ent général: Victob Moein, LL.D., notaire, 97, nie Saint-Jacques.1er Vice-président général: V.-E.Beaupré, I.C., professeur, 676, rue Saint-André.2e Vice-président général: J.-B.Laoacé, professeur, 836, rue Saint-Hubert.Secrétaire général: Guy Vanieb, LL.L., avocat, 97, rue Saint-Jacques.Trésorier général: Joseph Hurtubise, courtier, 2.place d’Annes.Directeurs : L’hon.L.-O.B/Win, sénateur, 391, rue Saint-Hubert ; — Thomas Gauthier, courtier, 11, place d’Armes; — Victor Doré, professeur, 214, rue Berri; — J.-V.Desaulniebs, courtier en immeubles, 11, place d’Armes;— Edouard Montpetit, professeur, 4924 ouest, rue Sherbrooke ; — Abthub Courtois, notaire, 35, rue Saint-Jacques.Chef du Secrétariat : Emile Miller, bureau I, Monument national.Corporations filiales de Société : Caisse Nationale d'Economie — Caisse de Remboursement — Compagnie du Monument national — Société Nationale de Fiducie. Le Petit Canadien ORGANE DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JE AN-BAPTISTE Vol.15 MONTRÉAL, NOVEMBRE 1918 No II PAI L-E MILE LA M A \\ ( HE C'était une tête bien française.Il voulait avoir des clartés sur tout.Esprit curieux, juste et ferme, il éprouvait un irrésistible besoin de connaître, de raisonner, de conclure.A Lépoque où, grace a des prodiges d'organisation, les fausses nouvelles et les informations colorées font le tour du monde en quatre-vingts minutes, où les braves gens sont d'autant plus facilement trompés qu'ils se croient malins, Lamarche avait, devant les affirmations généralement acceptées, un scepticisme cartésien.A l'époque où des bonshommes, que la plupart du temps nous ne connaissons même pas, pensent pour nous moyennant un sou par jour, Lamarche avait l’originalité de penser lui-même.Personne ne peut se vanter de lui avoir bourré le crâne: c'est peut-être le meilleur éloge qu'on puisse faire de son intelligence.Epris de vérité, il ne se formait une opinion qu après étude et réflexion, et rien ne 1 impatientait autant que celui qui parle sans savoir et juge sans connaître.Il avait tôt fait d'aiguiller, avec une spirituelle brusquerie, un interlocuteur dont les propos déraillaient soudain.Il dut bien des fois réfuter les erreurs, dénoncer les mensonges, confondre Iles calomnies que l'ignorance, le préjugé et la mauvaise foi accumulent contre nous.Il le fit toujours avec la plus courageuse netteté, souvent avec des traits qui resteront dans notre arsenal défensif.Car il avait le don de l’image qui éclaire, de la formule qui frappe.Tl ramassait sa pensée en des phrases lapidaires d’un relief puissant, tout de suite saisies et longtemps retenues par un public resté assez français, malgré tout, pour aimer les éclairs de l’intelligence.Il faisait des mots inoubliables; de ces mots qui peignent un personnage parce qu’en le caricaturant un peu, ils soulignent ses caractéristiques, qu’un obligeant photographe s'efforcerait plutôt d'atténuer; de ces mots qui eussent été cruels s'ils n'avaient été vengeurs, et qui jaillissaient du vieux LE PETIT CANADIEN 322 fond de gaîté gauloise (jui est peut-être ce que nous avons conservé de plus français.Au coeur de l’Amérique anglo-saxonne Lamarche, merveilleusement pourvu des fruits de la civilisation française, en cultivait aussi !la fleur: il avait le sourire.L un de ses anciens professeurs a rappelé de lui ce cri révélateur: ( était un beau devoir : il était difficile !” Et cela aussi est bien français, car ce'la explique la geste française au Canada, comme cela explique, sur un autre plan, la carrière de Lamarche.Sa vie publique, connue et comprise de tous parce qu elle s’est déroulée en pleine lumière et en bonne logique, demeurera pour tous un salutaire exemple.Il avait mis sa belle intelligence au service de la race, et rien de ce qui la touchait ne le laissait indifférent.Les questions de droit constitutionnel l’intéressaient particulièrement: il se passionnait pour l’étude des textes et l’examen des faits dont l’enchaînement établit le droit que nous avons de nous développer, sur tout le territoire canadien, dans le sens de nos traditions.Il nous a laissé une oeuvre, une doctrine politique et patriotique.De pieux amis en recueilleront l’essentiel, afin que la jeune élite cana-dienne-française puisse suivre, en même temps que l’exemple qu’il lui a donné, la direction qu’il lui a indiquée.Léon Lorrain CHARLES 01 LL L un de nos meilleurs poètes, Charles Gill, s’éteignait il y a quelques semaines, à 1 Hôtel-Dieu, jeune encore et ayant à peine atteint à la maturité d’un remarquable talent.Outre les parents du défunt, quelques collègues de l’Ecole Normale, où il fut professeur pendant de longues années, une vingtaine d artistes et de gens de lettres ont fait à la dépouille du poète un cortège digne et hautain.C h a ries Gil'l avait partagé sa vie entre la poésie et la peinture, taisant plus large part a la première, vers laquelle il se sentait impérieusement appelé : Je ne dirai pas qu’il avait l’horreur du commerçant et du bourgeois, ce qui, à part d’être un lieu commun ne rendrait pas justice à sa nature généreuse, mais que son unique ambition fut celle, propre aux véritables artistes, de survivre dans une oeuvre poétique, qui rendît en même temps hommage à son pays. LE PETIT CANADIEN 323 Admirablement favorisé du côté de la naissance et des avantages physiques, disposant en outre du merveilleux prestige que donne auprès des gogos et des snol>s un séjour de plusieurs années à Paris, LilL à l’âge de vingt-six ans, en 1897, trouvait devant lui une route large ouverte aux succès de salons et de tribunes.Il eut pu, je ne dis pas sans effort, car sa nature d'élite l’en éloignait, mais je puis dire sans travail briguer un poste important dans la A .e, chemin tacil** vers les honneurs et le bien-être matériel.11 préféra n'être qu un artiste, mais un artiste dans toute l’acception du mot.Tel il parut a toutes les phases et dans les moindres détails de sa vie, dans ses exils volontaires et prolongés de la foule, dans le choix judicieux de ses ti< -quentations et jusque dans le négligé de sa mise qui taisait parfois croire à de la pose.GM ne posait pas.Tout au plus peut-on dire que, dans ses actes comme dans son langage, sa pensée simple et vraie s est quelquetois traduite par hyperbole.Je me rappelle un trait que je tiens de Gril lui-même, bien caractéristique de sa nature éprise d’art.Un soir, que, cheminant ensemble, au sortir d une réunion de ‘1 E-cdle littéraire, nous causions mélancoliquement des conditions exceptionnellement mauvaises dans lesquelles notre jeune littérature vainement tâche à évoluer.“ Je connais ”, dit Gill, un sonnet qui me valut presqu'une saisie; et il m’expliqua, la mine amusée : J’habitais un logis depuis quelques mois à peine, et j’escomptais pour acquitter mon prochain terme le prix d’un tableau que j’aurais pu facilement terminer et livrer avant l’échéance; mais voilà! j’avais un sonnet sur le métier que je ne voulais pas interrompre, ou plutôt dont la pensée m obsédait au point que la livraison du tableau fut retardée de plusieurs jours.Quand je me présentai chez lui avec un sourire gracieux et la somme réclamée, il était grandement temps: mon impitoyable proprio me menaçait, furieux, de toutes les rigueurs de la loi.Ceux qui sont pourtant susceptibles de le comprendre ne comprennent pas toujours que la perfection en matière d’art résulte d’un long et profond recueillement de la pensée, et que l’inspiration comme une extase place l’artiste en dehors de la vie ordinaire.Gill avait rêvé de laisser une oeuvre imposante autant par la beauté de la facture que par le nombre.Il voulut peut-être répondre aux exigences arbitraires d’un certain nombre de nos soi-disant criti- 2788 324 LE PETIT CANADIEN ques: Donnez-nous une oeuvre de longue haleine; quelque chose à la laeon d Homère ou du Dante.M Sans se demander si une telle oeuvre était réalisable dans un pays comme le nôtre, il s’était mis au travail avec courage et passion.Son poème, le ^ai ut-Laurenif auquel il a consacré le meilleur de sa ’vie, reste inachevé : quatorze chants à peine sur trente-deux, que 1 ouvrage devait comprendre, demeureront pour commémorer son noble effort et son vigoureux talent.Sans vouloir apprécier d'avance une oeuvre connue seulement de quelques intimes, je ne crois pas téméraire d’affirmer que les vers de Charles Gill sont de ceux qui feront le plus d’honneur à la littérature canadienne, je devrais dire à la littérature française, ne fût-ce que pour donner le change aux suiveurs et aux sceptiques.On veut bien que nos artistes et nos hommes de lettres travaillent >ans défaillance, que, sans encouragement, dans un milieu incompatible, ils donnent des oeuvres rivalisant avec les meilleures productions du génie français, c’est tout ce qu’on attend d’eux,—mais quand il leur arrive de publier sinon une oeuvre entière, du moins quelques tableaux, quelques poèmes de qualité supérieure, on montre peu d’empressement à le reconnaître.Gill, comme la plupart des écrivains canadiens, eut à souffrir de cette injustice et de l'apathie des siens pour tout ce qui tient à la litté-lature et a 1 art.Il est raisonnable de supposer que, débarrassé des préoccupations matérielles, dans un pays où existe une carrière des lettres, il eut mieux donne la mesure de ses précieuses facultés artistiques.Il s est en allé sans bruit, comme il avait vécu.Quelques amis ont échangé des mots de sympathie autour de sa tombe.Ce fut en somme, en ces temps de trouble et d’épreuves,un événement plutôt inaperçu.En lisant dans les grands quotidiens l’annonce de ce décès, d’aucuns se sont peut-être demandé: “ qu’est-ce que c’est qu’un poète ?” D’autres, plus au courant, auront dit sans doute: “ c’est un homme qui faisait des vers.Bien peu, môme parmi les plus lettrés de notre population matérialiste et pratique, ont songé avec une émotion respectueuse que le pays venait de perdre un de ses meilleurs et plus glorieux enfants.Lionel Lé veillé LE PETIT CANADIEN 325 SOIR EN FORET Au pourpre erépuseule, en jets torrentiels, La lumière tombait, cascade éblouissante, Cependant que le soir, tenace dans les sentes, Se mêlait au parfum des bois essentiels.Mais, sans crainte, j'entrai dans la forêt puissante Où flotte du passé le rêve impersonnel, Dont le regard serein, impassible, éternel, A vu croître et déchoir des races incessantes.Le jour mourant jetait un arc-en-ciel d’émail Sur le bord frissonnant du ténébreux portail Où vécurent, jadis, des peuples plein de gloire; Et mon coeur a frémi de tristesse et de deuil, Devant cette nature ardente dont l’histoire Se perd dans la chanson des vents et des bouvreuils.Albert Dreux THE FRENCH LANGUAGE IN CANADA An address made by Rev.Father L.Guertin, C.S.C.t Ph., D., D.D., Vice-President of the University of St.Joseph’s College, at a session of the Educational Institute of the Maritime Provinces, in the Aberdeen School, Moncton, N.B., on Thursday, the 29th of August, 1918.Mr.Chairman, Ladies and Gentlemen, Some twelve years ago I had the honor of giving an address before the New Brunswick Institute held at Chatham, and made a plea for a better study of French in all the schools of New Brunswick.Asked to speak before the Educational Institute of the Maritime Provinces, as a representative of the French-speaking people of these same provinces, I thought that I could choose no better subject than the French language, and hat he plea should be extended to all the Maritime Provinces and the whole Dominion of Canada.I beg therefore to present “ A plea for a better study of French in all the schools and educational institutions in Canada.”, 326 LE PETIT CANADIEN Times have dumped since a few years ago, and men who reflect seriously, who observe the circumstances of our modern life and look ahead into the life of tomorrow, realize the importance, the necessity, loi educated men, of knowing more than one language, of knowing especially the French language, which is spoken by about thirty five per cent of the population of our fair Dominion, the language of diplomacy and intercourse between nations, a language of great educational value which opens up before us one of the richest literatures that ever existed, the language which is best known the world over by educated people.1 he facilities of travelling are such in our days, that we are no longer confined within the norrow limits of a few years ago; we easily go through the different parts of our province, to the neighboring provinces, the far distant provinces of our country, and all over the civilized world.We have friends all over Canada, from Halifax to Vancouver, and today, it is just as easy to visit them on the Pacific coast as it was, not many years ago, to go over to Quebeé or Montreal.A business concern of any importance has relations all over the world.Now in this new kind of life in which we must come in contact with all sorts of people, and communicate with them one great truth naturally strikes any observer : that the man who has only one means of communications with his fellows, who has only one language at his command, is often handicapped and is generally left behind in the race by people who can use two or three languages.Io attain a higher degree of efficiency, educated people no longer confine their attention to their own language and to the great languages of antiquity, but make it a point to master at least one of the important modern languages.All over Europe, in the United States, in our Dominion, in the different republics of Latin America, we find today much more attention given to modern languages.Now among the modern languages, there is not one that can excel the French language, none probably that can equal it.In an article published recently "in “t The Outlook ” by Rear Admiral Gaspar F.Goodrich, United States Navy, we find the following: “ If asked which of the languages mentioned (French, Italian, German, and Spanish), he has found must useful, he must candidly yield the palm to French, an accepted medium of diplomatic intercourse, and the foreign language most commonly spoken in society the world over.For those who seek a career under the state department or whose means and leisure allow them extended trips or halts in continental Europe French rises above the plane of mere convenience.” — Outlook Mav 29th, 1918.¦ LE PETIT CANADIEN 327 Please notice that this is not from the pen of a gentlemen of French origin, but from, a practical American who is in a position to know,as besides English,he speaks French,!talian,German and Spanish, A little further, comparing French with German, he has this more to say: “ As a (language German is terribly involved and cumbersome in construction.It lacks simplicity, directness, and those clear-cut definitions in which French excels, with English a close second.And how many other authorities could we not quote in favor of the French language, as the first of the modern languages to be mastered by educated people after their own?But if this is true for the United States and all over the world, how much more so in this Canada of ours where French in not a foreign language but one of the two officia4 languages of the country, spoken by fully thirty five per cent of the people.And please notice that we have here a remarkable opportunity, that we can obtain not only the book knowledge, but the practical also, by intercourse* with people whose language is French.But here we meet with an apparently strong objection, a protest almost fom quite a few people.These good people having no knowledge 1867 à 1880, le changement est aussi marqué que possible, mais après 1880 c’est une autre scène encore, et cela continue.Transportez-vous dans les temps éloignés, vous aurez des spectacles analogues par la variété, sous aucune ressemblance entre eux.Voilà le roman, voilà Thistoire, voilà le drame en cent actes, et nous devrions connaître chacun de ces actes qui est un tout par lui-même, bien que rattaché à ce qui le précède et à ce qui le suit.Du désordre historique, de l’inconnu, du fouillis de tant de faits lointains pour nous, les historiens ont tiré des renseignements, ont placé chaque article en son lieu, ont encadré, fait des ensembles, en un mot, ils ont répandu la vie et la lumière partout, sur les faits principaux.Il nous reste à descendre dans les endroits restés obscurs et à projeter de la lumière sur les détails.La génération actuelle a de l’ouvrage devant ses yeux, en quantité.Je lui souhaite plein succès.Benjamin Sulte LES VOC ATIONS SAC EHOOTA LES EN AC ADIE Chaque semaine, nous apprenons quelque nouvelle manifestation de la dévotion au Sac ré-Coeur de Jésus, en Acadie.C’est la consécration des familles, des paroisses, des oeuvres nationales—l’Evangcline, par exemple — au Sacré-Coeur.On veut qu*il règne sur les individus et les associations.Bientôt, espérons-le, les Acadiens voudront qu’il soit le Koi de leur nationalité toute entière, et à leur prochain congrès national, au berceau même de l’Acadie, sur le sol béni de l’ancienne église de Grand-Pré, ils se consacreront au Sacré-Coeur comme nation.A Jésus par Marie, telle est la devise de tout vrai catholique, devise qu’il doit réaliser dans la pratique de la vie.L’Acadien a le culte de Marie : il fait profession nationale d'honorer, d’aimer et de servir sa patronne et sa mère.11 salue son drapeau aux trois couleurs mariales, symbole de pureté dans la foi et dans les moeurs, d’espérance et de charité, et à l’étoile, symbole d’union dans l’amour du pape, c’est-à-dire de l’Eglise, à l’amour de Marie.Son drapeau, il le salue au chant de l’hymne à la Vierge Immaculée, “ Etoile de la mer, Mère d’un Dieu et Vierge toujours.” M est donc temps, grand temps, que la nationalité acadienne se laisse conduire au Sacré-Cœur, par sa Mère.Ce sera un beau jour, celui où se réalisera ce voeu, car cette consécration sera une preuve de plus que l'Acadie, en acceptant publiquement le règne de Notre-Seigneur, veut entrer dans les sentiments de son Sacré-Coeur. LE PETIT CANADIEN 35 Ces sentiments, nous les connaissons déjà : ils sont tout entiers dans île Sitio de 1 Evangile.La nation qui se consacre au divin Coeur doit avoir soif des âmes, — en avoir soif pour les sauver.Jusqu'ici nous ne pouvons pas dire que noms avons été une nation d'apôtres.Sans doute nous pouvons invoquer bien des raisons à cela; il n'en est pas moins vrai que nous n’avons même pu nous suffire à nous-mêmes et que des prêtres du Québec et de la.vieille France ont dû venir exercer parmi nous leur zèle sacerdotal.Mais bientôt sonnera l’heure où, ni les Français ni les Canadiens ne pourront continuer à évangéliser l’Acadie.Car on les appelle ailleurs.Malgré les vocations sacerdotales nombreuses dans la province de Québec, on a écrit que “ dans les diocèses de Rimouski, de Témiscamingue et de Mont-Laurier surtout, un !x>n nombre de prêtres de plus pourrait trouver place." Nous croyons, ajoute le même auteur, que la France possède une sève chrétienne assez abondante et assez généreuse pour se suffire à elle-même, quand la guerre sera finie; mais il est certain qu’elle ne pourra plus envoyer, pendant bien des années, un aussi grand nombre de missionnaires dans le monde entier." La chose est facile à comprendre, quand on se rappelle (pi'en France la guerre a déjà fait disparaître plus de 3 000 prêtres.Sans doute, ce sang de prêtres-héros fera lever une abondante moisson d'ouvriers apostoliques, mais ces nouveaux prêtres devront tout d'abord, et pendant de longues années encore, donner exclusivement les soins de leur ministère aux fidèles de leur pays.En présence de ces faits, l’Acadie ne doit plus compter sur les prêtres du Québec et de France pour les oeuvres du ministère.Il lui faut apprendre à se suffire à elle-même, et pour en arriver là, il lui reste encore du chemin à parcourir.Mais à un peuple aussi franchement catholique que le nôtre, il ne suffit pas de se pourvoir de bons ouvriers apostoliques : il lui faut des ambitions plus hautes et plus vastes.“ Il semble, a-t-on écrit, que dans la situation religieuse actuelle, il y a pour le Canada français, une manifeste invitation à saisir la croix tombée des mains de la France blessée et meurtrie, afin que la Nouvelle-France, sortant de sa trop longue torpeur, continue dans le monde la prédication de l’Evangile, que la vieille France a été momentanément obligée d’interrompre." L’Acadie est bien cette France nouvelle autant que la province de Québec.On peut se dema^ndor quand pourra-t-elle, comme sa mère, envoyer ses enfants évangéliser les peuples.Lorsque cette heure bénie aura sonné, elle devra commencer par le Canada.Dans les provinces de l’Ouest, on réclame aussi des missionnaires pour les nombreux émigrants venus de tous les pays d’Eu- 33G LE PETIT CANADIEN rope.Dans l’immense territoire du Kéwatin, il n'y a qu'une quinzaine de missionnaires, dont les postes sont distants de 150 à 200 milles les unes des autres.Dans le long vicariat du golfe du Saint-Laurent, il y a tout juste treize missionnaires, dont l’un a presque 300 milles de mission à parcourir.Ce territoire, d’ailleurs, est peuplé en grande partie d'Acadiens, et les missionnaires d’Acadie seraient là encore tout à fait chez eux.Et quand le Canada serait abondamment pourvu de missionnaires zélés, le monde entier offrirait encore un vaste champ ouvert aux dé-voûments apostoliques.On nous dit que la population du globe aujour-d’hui est de 1 600 000 000.Sur ce nombre, il y a plus de 265 millions de catholiques à conserver, 300 millions de schismatiques à convertir, et plus d’un milliard de païens à évangéliser.C’est le cas de dire que la moisson est immense, mais que les ouvriers sont peu nombreux, puisque les prêtres du monde entier se chiffrent par 250 000 seulement.Et comment arriverons-nous à multiplier le nombre des prêtres en Acadie?Par une culture intense des âmes, de toutes les âmes d’abord, et en second lieu des âmes d’élite.Les populations acadiennes ont une grande foi, c'est un fait reconnu ; mais peut-être manquent-elles un peu trop de grande piété et surtout de dévouement apostolique.Elles en sont capables pourtant, puisque ce sont des âmes françaises ; mais elles ne savent pas assez que, pour être chrétien dans toute la force du mot, il faut une piété forte et persévérante: elles ne se savent pas capables d’être apôtres parce qu’on ne leur a pas fait assez prendre conscience de leurs forces.Que de fois avons-nous tous entendu dire : Je ne suis pas digne d’être prêtre ”, ou bien de la part des parents : “ Ce serait un trop grand honneur pour nous que d’avoir un fils prêtre.Nous ne méritons pas cette grâce.” Là-dessus, on se repose et l’on ne fait rien pour mériter davantage la grâce du sacerdoce.Il faut apprendre à nos Acadiens à réagir contre cette apathie.Disons-leur qu’ils sont issus d’une race d’apôtres et qu’il est de leur devoir de le devenir eux-mêmes, pour ne pas faire mentir leur sang.Il faut amener chaque mère de famille acadienne à dire comme cette autre mère : “ Mes autres enfants, je les élève de mon mieux et sans trop de difficulté; mais celui-ci, je ne sais comment l’élever assez bien: il veut être prêtre.” Quand les mères acadiennes auront acquis cette mentalité, quand, tous les jours, elles demanderont à Dieu de choisir un de leurs fils au moins, pour en faire son prêtre, alors les curés et les vicaires des paroisses acadiennes pourront cultiver ces âmes d’élite, les âmes de futurs prêtres, et développer chez elles les ambitions du dévouement et de l’apostolat. LE PETIT CANADIEN 337 Dans maintes circonstances, ils devront y aller de leur bourse après y être allé de leur direction ; mais ils seront heureux de le faire, parce qu^ls savent le prix des âmes qui ont coûté le sang du Sacré-Coeur, et qui s’achètent par le ministère sacerdotal.Un prêtre canadien mourait après quarante années de ministère, sans une trop grande crainte des jugements de Dieu, disait-il, surtout parce que, pendant ces années de vie sacerdotale, il avait aidé et favorisé la vocation de quarante prêtres et séminaristes.Un prêtre par an ! Quel bel exemple de zèle apostolique ! C ’était là, sans doute, la plus belle et la plus grande preuve de son amour pour le Sacré-Coeur.A.H.-G.UNE VEILLEE A L’HÔPITAL DE VILLE-MARTE Tout était calme à Ville-Marie, en ce beau soir de septembre 1672.L arrivée ^core récente du comte de Frontenac, comme gouverneur de la colonie, avait rassuré les esprits les plus inquiets.Les Iroquois, sentant leur maître, différaient leurs projets de vengeance.Aussi les quelques malades qui se trouvaient à l’hôpital Sainte-Famille avaient-ils été blessés dans de rares escarmouches, d’ailleurs sans importance.Or ce soir-là mademoiselle Mance, avant de commencer sa veille, se promenait dans l’enclos.Sa démarche, bien qu’alourdie par l’âge et les peines, n’en restait pas moins majestueuse; sa figure énergique et habituellement sereine était en ce moment voilée de mélancolie.Des nouvelles venues de France avaient fait surgir dans sa mémoire tout un monde de souvenirs, et ce passé émouvait celle que des alarmes n’avaient pas troublée.Marguerite Bourgeoys arrivée depuis peu de France, où elle reçut de monsieur de Maisonneuve un bon accueil, lui avait raconté son voyage.La fondatrice de l’Hotel-Dieu soupirait en songeant au collaborateur d’autrefois, forcé par l’intrigue et la jalousie à prendre sa retraite.Comme il doit regretter, pensait-elle, son cher fort de Ville-Marie qu’il aimait tant, où il aurait voulu mourir.Justement, songea-t-elle, ma chère soeur Bourgeoys me disait hier qu’il avait fait construire et meubler une cabane à la façon de nos sauvages, pour y loger ceux qui pourraient lui venir de Montréal.Ainsi donc, il s’est ménagé une retraite canadienne dans son jardin de la rue des Fossés Saint-Victor.Et Jeanne Mance songeait, cependant que le crépuscule achevait de se fondre dans la nuit.En comparant les jours héroïques du midi 338 LE PETIT CANADIEN de sa vie aux jours solitaires et tristes tie son crépuscule, peut-être vouait-elle de pressentir l’oubli profond qui enveloppe les disparus comme It's ténèbres couvrent la terre.Elle se ressaisit aussitôt: “ Je ne suis point venue chercher la gloire humaine, murmura-t-aUe, va-i|Uons a nos devoirs de charité.’' Quelques instants plus tar x 7.—Chez l’auteur, 142, rue des Franciscains, à Québec, 1918.11 n’a pas fallu attendre l’apparition de ce dernier venu des livres de M.Doucet, pour se rendre compte que cet homme pense et s’exprime avec originalité.Moïse Jocssin, c’est la biographie d’un fier-à-bras, au coeur d’or, un 1 ' pays ” du chantre de la Chanson du passant.L'auteur a des souvenirs qu’il évoque avec une verve et un entrain ds plus agréables; mais pourquoi ces fautes de typographie et d’autres, qu’un peu de réflexion aurait suffi à effacer?Le Terroir.— Salut à cette nouvelle revue mensuelle, qui est l'organe d une jeune et vaillante société d’étude québécoise: la Société des Arts, Sciences et Lettres.Les deux premières livraisons qui en ont paru ne laissent pas de doute sur l’excellence de sa collaboration.Remarquables articles de MM.Damase Potvin, G.-E.Marquis, J.-S.Blais, Georges Maheux, des vers de M.Joseph Patry, etc. LE PETIT CANADIEN -A.VIS Aux membres de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal Nos sociétaires voudront bien ne pas oublier que la contribution annuelle doit être acquittée le ou avant le 1er janvier (Art.17 des Règlements).Vous serez le bienvenu chez le trésorier de votre section.Le directeur des sections, PHILIPPE LACANIÈRE CAISSE NATIONALE D’ÉCONOMIE EN *10 ANS DENTIER ! Soyons solidaires La mutualité de rente constitue Té-cole de la fraternité, le chemin de l'aisance, le couronnement de l’épargne et le gage assuré de la sécurité et de l'indépendance.La Caisse Nationale d’Economie, administrée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, est runique association qui réalise ce type parfait de la mutualité intégrale, parce que ses sociétaires sont seuls intéressés au progrès de la Société, les seuls actionnaires, les seuls maîtres, les seuls propriétaires du capital qui est inaliénable, et ses admi-nisrateurs ne sont que des mandataires choisis par eux et parmi eux.Hommes, femmes et enfants de tout âge peuvent y appartenir; il n?en coûte qu’un sou par jour.Puisque notre Société est essentiellement mutuelle et que nous sommes solidaires du succès de l’oeuvre entreprise, il faut faire appel à tous les sociétaires de la Caisse Nationale d’Economie en faveur d’une propagande ininterrompue, dans le cercle de leurs connaissain-ces.11 ne suffit pas, en effet, pour faire oeuvre de bon mutualiste, de s’enrôler dans une société et de payer régulièrement ses cotisations; il faut s'instituer propagandiste de l’oeuvre que, par son adhésion, on a reconnue avantageuse ; il faut la faire connaître et la recommander à LE PETIT CANADIEN 349 «es voisina et amis.Comme il a été dit plus d’une fois, la propagande est aussi bien dans l’intérêt individuel de chaque affilié que dans Tin-térêt général de la Société ; car nos amis ne doivent jamais perdre de vue que l’importance de la rente qui sera allouée, — le paiement commencera l’an prochain, — est proportionnelle à l’importance du capital accumulé.Plus il y aura de membres, et plus la pension sera forte.Voilà la vérité, que chacun doit avoir gravée dans son esprit.En suivant cette règle de conduite, nous rendrons notre Société prospère et influente, et la nationalité canadienne trouvera le prestige et les avantages qu’edle est en droit d’attendre.Demandez des renseignements aux percepteurs de votre paroisse ou adressez-vous à Arthur Gagnon, administrateur.CAISSE NATIONALE «’ÉCONOMIE BILAN DU MOIS D’OCTOBRE 1918 RECETTES : Balance au 30 septembre 1918.$31,049.13 Versements Classes “ A ” “ B ” “ C ” “ I) ” “ e ” $7,925.00 $2,084.50 $120.00 $18.00 10,147.50 Intérêt sur contributions mensuelles .1.95 Commission scolaire de Riband, intérêt.$ 650.00 — — amortissement .100.00 750.00 Ville de Roberval, intérêt.$ 144.07 — amortissement .20.79 165.46 Ville de Roberval, intérêt.$1,904.23 — amortissement .381.17 2,285.40 Ville de Nicolet, intérêt .$ 296.66 — amortissement .309.84 606.50 Ville de Dorion, intérêt .1,050.00 Ecoles séparées, Nepean B., intérêt.150.00 Cité de Montréal, intéiêt.3.000.00 Commission scolaire de Loncueuil, intérêt.$ 575.13 — — — amortissement .80.37 655.50 intérêt .$1,941.04 — — — amortissement .91.36 2,033.00 Cité de Verdun, intérêt.600.00 Ville de Saint-Michel, intérêt .1,500!00 — de Victoriaville, intérêt .$2,301.59 — — amortissement .’369.61 2,731.20 Canton de Windsor, intérêt.$ 280.50 — — amortissement .4l!l9 327.75 Ville de La Salle, intérêt.3 250 00 Intérêts sur dépôts en banques .139.77 Intérêts sur débenture payée en retard .4.00 DÉBOURSÉS : Escompte mensuel .Débentures, Cité de Montréal.Remboursement de décès, paiement par anticipation Balance en banques.$58,447.10 $ 69.10 24,500.00 7.50 24,576.60 $33.870.50 350 LE PETIT CANADIEN , CAPITAL INALIENABLE AU 31 OCTOBRE 1918 PRETS : l'omm.Seol.Côte S.-Louis.$20,000.00 Oeuvre et fabrique de la paroisse de Labelle .17,739.73 Mun.du canton de Maniwaki.7,333.80 Comm.scolaire Shawinijran.10,207.49 Ecoles séparées, Alfred, Ont.S00.00 — — Nepean, B.3.000.00 Mun.de .Tonquiéres.24,129.30 — Sturgeon Falls.25,668.25 — Sudbury, nt.9,285.92 Comm.Scol.de Rigaud.6,058.88 Ville de Roberval.5,765.94 Victoria ville .94,094.08 2e Div.Co.Lac Saint-Jean.5,308.00 Mun.du village de Warwick.13,800.00 Syndics Ecole de Danville.4,978.40 Mun.du canton de Windsor.11,421.09 Oeuvre et Fabrique Saint-Sacrement.Lachine .20.000.00 Comm.5col.de Longueull.22,924.49 Municipalité d’Asbestos .37,355.23 Oeuvre et fabrique de St-Sta- nislas (Mtl) .122.320.07 Société S.Jean-Bte, Montréal.220,000.00 Comm.Scol.Rivière St-Pierre.95,200.00 — — Té treauït ville .22,500.00 Comm.Scol.St-.Tean-Berchmans 67,500.00 Oeuvre et Fabrique Sainte-Phi- lomène, Rosemont .32,000.00 Report.$899,517.33 Mun.Laval-des-Rapides .39,018.00 — Rapide-de-l’Orignal .9,838.96 Oeuvre et fabrique de St-Raphael de-Burbidge 10,000.00 — — de St-Gabriel- de-Bouchette 10,000.00 — — le paroisse de Gracefield .10,000.00 Gotvvern.de la Puissance.4,875.00 Mun.St-Alexis-de-la-Gr.-Baie.28,911.00 — Ville St-Michel .45,000.00 — Ville de Lasalle .42,500.00 Oeuvre et Fabrique Montréal-Est 9,000.00 Mun.Ville de Horion.40.320.00 Oeuvre et Fabrique St-Rédemp- teur de Hull .50,000.00 Mun.Ville de Roberval.58,210.40 Comm.Scol.de Longueuil.59,651.45 Mun.Ville de Nieolet.8,817.92 Orphelinat Catholique de Mtl.135,000.00 Comm.Scol., Ville de Rigaud.9,900.00 Corp.Ecole Polytechnique .134,231.35 Comm.des Ecoles Cath., Mtl.5,000.00 Cité de Montréal.122,500.00 Verdun .48.430.00 Intérêts dus .7,580.00 En banques .33,870.50 .1 reporter.$899,517.33 Total.$1,822,172.03 ARTHUR GAGNON, administrateur.TABLEAU D’HONNEUR DES ORGANISATEURS PERMANENTS Inscriptions du mois d’octobre 1918 1 Albert Thinel 2 J.-B.Ricard 3 Raoul Cousineau 4 Eu dore Rousseau 5 J.-B.Johnson 6 F.-X.Cabana 7 J.-H.-R.David 8 J.-I.Fiché 9 D.Buisson 10 J.-A.Beauparlant 11 J.-F.Côté 12 O.de Lottinville J,-.Moyenne par semaine 1 F.-X.Cabana 2 J.-F.Côté 3 J.-B.Ricard 4 R.Cousineau 5 Albert Thinel 6 J.-A.Beauparlant 7 J.-H.-R, David 8 J.-B.Johnson 9 J.-L Fiché 10 Eudore Rousseau 11 D.Buisson | 12 O.de Lottinville Dubé, Directeur du Becruiement. LE PETIT CANADIEN 351 Tél Main 2064 (bureau) TéL Westmount 2541 (domicile) S.-RAOUL GAUTHIER Commissaire Courtier d'assurances IMMEUBLE MONTREAL TRUST H* F>l«.oo d’-A-X'iüos» .3VXoxxtro«,l Tél.Bell: MAIN 494 EDMOND HURTUBISE Courtier d’assurances Chambre 77, immeuble “ GUARDIAN ” 160, RUE SAINT-JACQUES.MONTRÉAL a |Uplct %mïtn COMPAGNIE D’ASSURANCE SUR LA VIE ET CONTRE L’INCENDIE Wm.MACKAY, gérant général J.-H.LABELLE, gérant-adjoint La plus puissante compagnie d’assurance-feu de l’univers.ACTIF : AU-DESSUS DE $125 000 000 Bureau : IMMEUBLE DE LA COMPAGNIE REPRÉSENTANTS À MONTRÉAL : ;#$t«ïîsg S isiat®S§s AGENCE ÉTABLIE EN I860 Téléphone : MAIN 1287 35-2 LE PETIT CANADIEN OOUI^T'OIS FRERES, assurances Successeurs de Joseph Courtois Bureau établi en 1890 2(;3, HUE VISITATION Tél.EST 985 Bureau: Western Assurance Co., Tel.Bell: MAIN 507 61, Rue Saint-Pierre Tj^JSTG-TJJLIT COURTIER D'ASSURANCES Domicile: 1145.RUE PAPINEAU.MONTRÉAL Tél : Saint-Louis 4108 ÉDITIONS DE LA SOCIÉTÉ Recueil-souvenir des fêtes du 75e anniversaire de l’Association S.-Jean-Baptiste.In-8, 387 pp., illustré, 40 sous, franco 50 sous.La Corvée, deuxième concours littéraire de la Société, 1917.In-8, 240 pp., illustré.75 sous ; franco, 85 sous.Fleurs de lys, troisième concours littéraire de la Société, 1918.In-8, 160 pp., illustré.60 sous, franco, 70 sous.L’Histoire acadienne.Conférence de M.l’abbé Lionel Groulx.In-16, 32 pp., avec carte et gravure.Franco, 10 sous.Vers les terres neuves, par le R.P.Alexandre Dugré, s.j., ln-16, 64 pp., édition de propagande.5 sous, franco.Un appel aux patriotes.Tract de propagande.16 pp., 5 sous, franco.Occasions: a) Ln Corvée, VHistoirc acadienne et les Fleurs de lys, f ranco, $1.50.b) Le B ecueil-souvenir, Y Histoire acadienne et les Fleurs de lys, franco, $1.00.Conditions spéciales aux maisons d’enseignement et aux commissions scolaires.Au Secrétariat, Monument National, 296, rue Saint-Laurent, Montréal.DISPONIBLE BANQUE D’HOCHELAGA Fondée en 1874 Capital autorisé.$10,000,000 Capital versé.Fonds de réserve .7,700,000 Total de l’actif.44,500,000 DIRECTEURS : MM.J.-A.Vaülancourt, président rhon.F.-L.Béique, vice-président A.Turcotte, E.-H.Lemay, Thon.J.-M.Wilson, A.-A.Larocque, A.-W.Bonne* Beaudry Leman, gérant général Yvon Lamarre, tspecteur SIÈGE SOCIAL : 112, rue S.-Jacques, MONTREAL Bureau Principal : 95, rue S.-Jacques F.-G.Leduc, gérant 187 SUCCURSALES ET AGENCES AU CANADA 42 BUREAUX DE QUARTIERS Tout dépôt D’UN DOLLAR ou plus ouvre un compte à la Banque, sut lequel est payé deux fois par année un intérêt au taux de 3% Tan.La Banque émet des LETTRES DE CREPIT, CIRCULAIRES et MANDATS pour les voyageurs, — ouvre des CREDITS COMMERCIAUX, — achète des TRAITES sur les pays étrangers, — vend des chèques et fait des PAIEMENTS TELEGRAPHIQUES sur les principales villes du monde, — prend un soin spécial des encaissements qui lui sont confiés, et fait remise promptement au plus bas taux du change.— BANQUE PROVINCIALE — 3DTJ OAISTADA.Constituée en corporation par le Parlement, en juillet 1900 Capital aniorlfté : 92.0OO,cmh> OO Capital veraA et «nrpliia an 31 décembre 1916: 81,700,000.00 Actif total : aa-delà de 821,000,000.00 Siège central : 7 et 9, place d’Armea Montréal, Canada CONSEIL D'ADMINISTRATION Président : Sir Hormisdas LAPORTE, C.P., ex-maire de Moiitréal, de la maison Lapoi-te, Martin Limitée, administrateur du Crédit Foncier Franco-Canadien.Vice-Prégident : M.W.F.Carsley, capitaliste, Tancrède Bienvenu, administrateur, de la Lake of the Woods Milling Ço.M.G.-M.Bosworth, vice-président du Canadian Pacifie Ocean Services Limited L’hon.Némèae Gameau, C.L , Québec, président «te la Cie de Pulpe de Chicoutimi.M.L.-J.-0.Beauchemin, de La Librairie Beauchetnin Ltée.M.Martial Chevalier, Directeur-gérant Crédit Foncier Franco-Canadien.BUREAU DE CONTROLE Les fonds ou argents qui sont confiés à oette Banque pour son Département d’Epargne sont contrôlés par un Comité de Censeurs, et les placements sont examinés mensuellement par les Messieurs qui composent ce comité à savoir * Président : Sir ALEXANDRE LACOSTE, C.R., Ex juge en chef de la Cour du Banc du îv-d Vice-Président :l'hon.NarcissePérodeau.N.P.ministre sans portefeuille du Gouvernement provincial, administrateur Montreal Light Heat à Power Co.M.S.-J -B.Rolland, président de la Ci# de Papier Rolland.84 s.iccjrsiies dans les Provinces de Québec, de rOniarlo et du Ncuveau-Rrunswtek.Pour la commodité des travailleurs, etc.,, des dépôts de toutes sommes, depuis un dollar (fl.) seront acceptés au Département d’Epargne.Intérêt alloué 8% sur dépôta d’épargna Correspondants Etrangers : Etats-Unis — Aev?York: Metropolitan Bank, Na^ocal Bank of Commerce, Citizens Central National Bank.Boston : National Shamut B ink.Chicago: Continental National Bank.Anslethhrk : The Capital and Counties Bank.Franck : société Générale.Comptoir Nationm d’Escompte de Paria Allkmaonk : Deutsche Bank.Autriche : Kais, Koan, Priv.Oasterreicbeahe Laenderbank.Italie : Banca Commerciale Italiana.La Société Saint-Jean-Baptiste tait des affaires de banque avec cette Institution. »*»*+*» ^ RENTIER DANS VINGT ANS ! Il suffit de verser de 25 sous à $3.00 par mois pour s’assurer une rente viagère.L'occasion en est offerte aux hommes, femmes et enfants de tout âge.PAS D'EXAMEN MÉDICAL LA CAISSE NATIONALE D’ÉCONOMIE (Assujettie à la surveillance de l’État) MONUMENT NATIONAL : 286, rue 8fttnt*LMreiit MONTRÉAL.60 000 SOCIÉTAIRES 850 SECTIONS ET BUREAUX DE PERCEPTION CAPITAL ACCUMULE": près de $ 2 000000.00 Ce capital est placé en valeurs de 1er ordre, de 5 à 7 pour cent La M Caisse Nationale ”, la plus ancienne et la plus puissante société de prévoyance du pays, a pour objet d’habituer le peuple à l'économie.Qui ne peut épargner un sou par ^our?Cela suffit à vous assurer, au bout de vingt ans, une pension viagère substantielle.La Caisse de Remboursement Complément de 1a M Caisse Nationale d’Économie ”, elle assure le remboursement aux héritiers des sociétaires décédés avant vingt ans de sociétariat.Tous renseignements fournis sur demande.On demande des agents pour le recrutement et la perception dans toute la province.ARGENT À PRÊTER La Société Saint-Jean
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