Le soleil, 21 mai 1994, Cahier G
[" Quebec, Le Soleil, samedi 21 mal 1994 LES ARTS ET SPECTACLES LE SOLEIL 330 objets de la plus haute humanité QUÉBEC \u2014 Plus que la gloire d\u2019un règne d\u2019un demi-millénaire sur une grande partie de l\u2019Europe, plus que la magnificence de leurs palais et de leurs cités, c\u2019est l\u2019invention de la muséologie, cette démocratisation de la jouissance du beau et du rare, qui aura été le plus grand héritage des empereurs d\u2019Autriche.Rien ne peut en témoigner avec plus d\u2019éclat que l\u2019exposition « 'Trésors des Empereurs d\u2019Autriche », en cours au Musée de la civilisation.Jusqu\u2019au 2 octobre.par RÉGIS TREMBLAY LE SOLEIL ette mission historique d\u2019accessibilité aux plus grandes richesses culturelles n\u2019est certes pas étrangère au ftiit que le plus ancien musée public du monde, le Kunsthisto-risches de Vienne, ait choisi une institution aussi jeune et moderne que le Musée de la civilisation pour accueillir une part de ses collections, pendant que Ton rénove l\u2019édifice centenaire viennois, véritable écrin de marbre pour les objets d\u2019art surtout grec et romain eunassés par les Habsbourg, de Ferdinand 11 (1529-1595) à l\u2019empereur François-Joseph (1830-1916) et son épouse Élizabeth, la célèbre Sissi.Jusqu\u2019en 1780, ces incroyables richesses, dont les plus vieilles remontent à 800 ans avant Jésus-Christ, n\u2019avaient servi qu\u2019à décorer les résidences de la dynastie et à affirmer orgueilleusement sa légitimité.Prétendant régner un jour sur toute l\u2019Europe, les Habsbourg collectionnaient les plus beaux symboles de l\u2019héritage gréco-romain, le lien le plus profond entre les peuples européens.C\u2019est grâce à l\u2019impératrice Marie-Thérèse (1717-1780), mère de Marie-Antoinette, que Thomme de la rue put enfin jeter un regard ébahi sur une partie de ces trésors fabuleux, dans des salles réservées à cet effet, dans le palais impérial.Mais ce n\u2019est qu\u2019à la fin du XIXe siècle que fut construit le premier vrai musée, sous le règne de François-Joseph et de Sissi.Il aura fallu 20 ans pour ériger cet hommage monumental, ce poème marmoréen, ce musée-objet-de-musée.La première image de ia démocratie Parmi les 330 merveilles montrées en exclusivité au Musée de la civilisation, plusieurs n\u2019ont jamais été exposées jusqu\u2019à ce jour ou n\u2019ont jamais quitté le musée viennois.Non loin des bijoux de famille \u2014 ah ! Téclat de l\u2019or sur une chair impériale marbrée de sang bleu ! \u2014, véritable butin des dieux, on remarque le plus célèbre et le plus beau vase grec à figures rouges, la Coupe de Douris (490 av.J.-C.), première représentation connue du geste fondateur de la démocratie : le vote.On y voit les vainqueurs de la guerre de Troie voter avec des cailloux afin de déterminer qui héritera des armes d\u2019Achille.Ce pur chef-d\u2019œuvre antique était aussi une leçon d\u2019histoire, plus de 2000 ans avant l\u2019échec de l\u2019impérialisme habsbouigeois.« Nous sommes parfois obligés d\u2019ajouter une âme à certaines de nos expositions.Cette fois, nous nous trouvons devant le phénomène contraire, puisque celle-ci possède un surcroît d\u2019âme ! » s\u2019exclamait le directeur du Musée, M.Roland Arpin, à l\u2019inauguration.Par marque de «grand respect», et aussi par impossibilité de recréer Técrin viennois, le chargé de projet, François Tremblay, a préféré une installation très sobre.Ainsi que le suggérait M.Ar-pin, la Coupe de Douris est si impressionnante qu\u2019elle aurait dû être posée au milieu d\u2019une salie vide, sertie dans un halo, le reste de la pièce s\u2019évanouissant dans le noir.Mais l\u2019effet est presque le même : chacune de ces œuvres de la plus haute humanité dégage une aura si forte qu\u2019elle estompe tout le reste, dès que le regard s\u2019y pose.Si peu de matière, qu\u2019elle soit noble comme Tor ou le marbre, ou vile comme le calcaire ou l\u2019argile, et tant de valeur ajoutée par la main de l\u2019artiste, prolongement de son esprit ! Le respect dû aux choses qui nous dépassent Il était plus important, pour ces objets chargés de temps, de messages, d\u2019illuminations et de révélations, de les accompagner Un vase grec à figures rouges.Le guerrier dans son tombeau, qui nous arrive intact du IVe siècle avant Jésus-ChrisL de textes racontant leur incroyable histoire.En plus de leur saisissante beauté, toutes ces choses fascinent par leur traversée miraculeuse des siècles et des millénaires, leur extraordinaire état de conservation.Voilà peut-être le meilleur témoignage de leur importance dans le cœur et l\u2019esprit de leurs possesseurs, qui pourtant possédaient tout : les César Auguste, Tibère, Constantin et jusqu\u2019aux Habsbourg.Ces potentats leur portaient l\u2019admiration et le respect dû aux choses qui nous dépassent ; ils savaient que de telles œuvres n\u2019appartiennent à personne, parce qu\u2019elles sont le patrimoine de tous les hommes de tous les temps.Comment ne pas être saisi d\u2019un double vertige, entraîné dans une spirale dédoublée, devant la splendeur et la jeunesse de ces camées millénaires qui résument tout l\u2019art de la gravure, de la sculpture et de la joaillerie ?Voici le plus fameux de tous les temps, représentant Ptomé-lée II, souverain d\u2019Égypte (283-246 av.J.-C.) avec sa sœur et épouse Arsinoé, dont les portraits furent finement ciselés dans 11 épaisseurs d\u2019une pierre importée de TInde.Cet opulent bijou, trop lourd pour être porté, a une histoire plus longue que celle de la chrétienté : qu\u2019il suffise de dire qu\u2019au Xllle siècle, à Constantinople, les croisés Tont volé, croyant y voir la figure des Rois Mages, le troisième étant apparemment esquissé sur le casque brun de Ptomélée, d\u2019oû la légende du mage noir Balthazar.Une étrange familiarité Ce camée, le plus ancien connu, n\u2019avait encore jamais quitté le Musée de Vienne.Tel est aussi le cas du sarcophage des Muses, un haut-relief saisissant d\u2019une beauté qui triomphe de la mort ; tel est également le cas du he-roon de Trysa, ces énormes plaques sculptées de 600 figures, arrachées à un antique sanctuaire turc, en 1882, trop tard cependant pour être intégrées à Tar-chitecture du Kunsthistorisches Museum.Directement des entrepôts viennois, les voici à la place d\u2019honneur, à Québec.Quelle étrange impression que de pouvoir apprœher ces trésors inaccessibles jusqu\u2019alors ! Bien plus étrange encore est la forte sensation de famila-rité qui nous prend, en présence de ces déesses drapées de pierre, de ces visages trahissant une invincible vie minérale, de ces urnes parfaites comme au sortir du tour d\u2019un potier mort depuis La statue d\u2019Isis, divinité égyptienne adoptée par les Romains.La sculpturale silhouette de bronze du Jeune homme de Magadensberg.3000 aris, autant d\u2019objets qui nous font redécouvrir à quel point Athènes, Éphèse, Rome et tout le monde antique font partie de notre paysage culturel à tous.6llERIESr.(AFITALEe»M» S401 Boul.dss Gtleries & Semaine du 20 au 26 mai 1994 D2-Jeu de puissance (G) Dolby Tous les jours: 12h15,14h2S La maison aux esprits (13-)-) Dolby Tous les Jours : 16 h 35,19 h 10.21 h 45 Maverick (G) Dolby Version française Tous les jours :13h,15h45.19h,21h40 Poucette (G) Dolby Tous les jours: 12h30.14h45 Mina Tannenbaum (G) Dolby Tous les jours: 13h20.15h59.19h10, 21 h 45 Le corbeau (16 -f violence) Dolby Tous les jours: 12h40.16h30.19h20, 21 h 35 Philadelphie (G) Dolby Tous les jours : 15 h 55,19 h 05,21 h 35 Beethoven 2 (G) Dolby Tous les jours: 12h15,14h05 STE-FOY 2500 fioul.Laurlor , Semaine du ' 20 au 26 mal 1994 Maverick (G) Dolby Version o.anglaise Semaine :19h05,21h4S Sam., dim., mar.: 13h1S, 16h05, 19h05, 21 h 45 Jambon Jambon (16-1- érotisme) Semaine: 19 h, 21 h 45 Sam., dim., mar.: 13h30, 16h15, 19h, 21 h 45 When a man lovas a woman (G) Version o.anglaise Semaine : 19 h.21 h 30 Sam., dim., mar.: 13h 15,16h, 19h, 21 h30 R A N D 0 N LEE UN INTENSE POUVOIR HYPNOTIQUE! Brandon Lee personnifie l\u2019ange vengeur avec intelligence et passion.» \u2022Peler Travers ROl.LING STONF «UN TRIOMPHE A VIVE ALLURE! Une saga stylisée sur la justice non officielle.Brandon Lee est d'une présence frappante dans le rôle titre.» \u2022Bntce VVilliamson.PLAVeOY VO IMI IHOW Tout lourt 12 h 40.lOhaO, 1«h20.21hM (AlEIIESSfAFITAlEui»» S401 Boul 4ts Galeries (S ConowüM Ao fuAfio horsAfo isimn MA- Jeremy Irons Meryl Streep Glenn Close «.UN EXCELLENT FILM, où l'un retrouve toute la sensibilité et le savoir-faire du réalisateur de Pelle le Conquérant.» ___ \u2022 rraiKMr f jurrndnu.IF DEVOIR\t|13| MAISON AÎK ESPRITS Tous laa jours: 16h35.19h10,21h45 GAlERIES?:(AFITAlE(»-24» S401 Boul.des Galeries Cs 499$ Du lundi au vendredi avant 18 h et le mardi toute la journée aux Gale- ries de la Capitale.Ainsi < que le mardi au cinéma\t_________ de S^^Foy.SAUF JOURS BPL AYERS «LE FILM LE PLUS flANDANT DE L'ANNEE.» -More-André Lussier, CIBL «FARCE COCHONNE ET OPÉRA NOUVEAU GENRE, JAMBOJsJ JAMBON FAIT DANS L'HUMOUR A MORT.» -Érk Fourlonly, VOIR J Un film un peu cochon.SfWlw: Ifih,f1h46 fiom., dim., moru tShM.Ifihit.Ifh,2ih4« STE-FOY 2500 Boul Lauriof Pour location de salle : 628-2455 «Un délice qui se déguste avec le coeur et les yeux humides.Une révélation.» - Pierre Leroux.Le Journal de Montréal «Mina Tannenbaum vous émeut, vous remue.Un très beau film (.) frais, tendre, délicieux, sensible et drôle.» -\tOdile Tremblay, le Devoir «Un film d'une sensibilité et d'une fraîcheur exquises.» - Huguette Roberge, La Presse «Un très beau film.qui nous accroche le sourire aux lèvres et nous égratigne le coeur en même temps.» -\tMarc-André Lussier, CIBL gI romane BOHRINGER EISA ~ ZYLBERSTEIN UN fCM fCRiî Et REAilSE PAR MARTINE DUGOWSON enbaum Tou* I** jour*: 13hM.1ShS6.1éht0.I1h4S (AKAIESrUAPITAlEui-»» S401 Boul des Galeries (> G-2 \u2022 Le »phéâtre us ARTS ET tPlCTACLEt Québec, Le Soleil, samedi 21 mal 1994* Le Carrefour 1994 commence mardi La fête du théâtre à Theure des rationalisations QUÉBEC \u2014 Le Carrefour international de théâtre de Québec s\u2019ouvre mardi, à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre.Le spectacle inaugural, La Forêt, de Gilles Maheu, donnera la mesure des acrobaties logistiques commandées par un tel événement, n faut 50 arbres matures et une tonne de terre pour que revive le rêve de l'animateur de Carbone 14.pm JEAN ST-NIUURE LE SOLEIL Le Carrefour 1994, côté coulisses, c\u2019est la délicate régie d\u2019un ballet de 160 artistes et d\u2019une quarantaine d\u2019observateurs.Treize jours durant, on doit accueillir ces gens, combler leurs besoins techniques, les transporter et, si possible, attiser leur enthousiasme avec ces foules nombreuses et ferventes qui font l\u2019ambiance sans pareil des bons festivals.C\u2019est bien parti sous ce rapport.À notre rencontre avec MM.Michel Bematchez et Bernard Gilbert, dans l\u2019ordre codirecteur ar- tistique (avec Pierre MacDuff) et directeur général du Carrefour, la prévente était trois fois plus vigoureuse qu\u2019à pareille date en 1992.La première biennale avait attiré 9000 spectateurs, dont 4000 payants.Pour cette année, on a fixé l\u2019objectif à 9000 billets vendus, sans désespérer en commercer 12 000, compte tenu que « les gens achètent de plus en plus au guichet», note Bernard Gilbert, qui vient en passant de publier un premier roman, C.Q.F.D.Lors de notre entrevue, dans son quartier général du Palais Montcalm où le Carrefour vient de s\u2019installer pour la durée du festi- JIMMY SMITS NAOMl WATTS SARAM CHADWICK\te Entre In culpabilité et l'innocence.il y a la tentation K h Jimnty Sinits est accusé de.GROSSIÈRE INDÉCENCE CROSS INDFCENCV UN FILM DE GEORGE MILLER \"ris» \u201cTHREESOME\u2019 EST UN HLM PROVOQUANT, DROLE ET TRÈS SEXY! Amenez un ou deux amis.\u201d Sam Rubin, KTLA \u201cHILARANT.V0US EN AUREZ MAL AUX COTES.\u201d Howard BAitJamln, INTERV lEW FAaORY ENTERTAIN.MENT NETWORK \u2022 URA FLYNN BOYLE JOSH CHARLES STEPHEN BALDWIN ménage à trois version française de THREESOME DISTHIBUE PAR LES FILMS COLLJMBIATRI STAR DU CANADA ROBIN WILLIAMS le secret DU BONHEUR version française de \u201cBEING HUMAN\u201d\t^ 7GA.GNA.NX de OSCARS dooi Meilleur Film NEHIEll lÈAUSAHli \u2022 Slrvn Spielberg MDUHl SCtNAUO \u2022 Slevei ZaiiiM IIDU£l1K(MMAT()(»APHIEJMesKmMsU IffilUXUlK MliSNHIE ORIGINAII - Join Wlli» MBUm MONTAGE \u2022 Mkkael Kaln.K.CL IfflUIUlŒ ORECniON AimSTIQUE \u2022 AHei StmU â Ewa Ut Ffa De STEVEN SPIELBEXG liât w SOUNDllR \u2022 SCHINDLER S LIST uuMf Veuillez consulter la section OÙ ALLER À QUEBEC val, l\u2019atmosphère était à la fébrilité ordonné.Côté sérénité, aucune commune mesure avec 1992.Cette fois, on a eu deux ans poiu* voir venir, pas six mois cottune alors.Deux ans qui ont appliqué quelque baume sur les meurtrissures du passage de la (Quinzaine au Carrefour.« Tout était orienté vers le passé, se remémore M.Bematchez.Aujourd\u2019hui, on parle du Carrefour lui-même, on parle du présent et du futur.» Cette nouveUe dynamique reflète ia crédibilité grandissante de l\u2019événement, croient les deux hommes.M.Gilbert avance que la présence au comité artistique de MM.Bematchez et MacDuff fraie un beau chemin au Carrefour, associés qu\u2019ils sont, dans l\u2019ordre, au prestige du théâtre de Robert Lepage et du Théâtre Les Deux Mondes, l\u2019une de nos toutes premières compagnies jeunes publics.La résonnance internationale du Carrefour apparaît certaine.Plusieurs diffuseurs passeront par Québec d\u2019ici le 5 juin.Déjà, le Théâtre de la Ville (Paris), le Festival d\u2019Avignon, le Festival du BAM (Brooklyn Academy of Music), la Commission internationale du Théâtre francophone et le Festival des Francophonies de Limoges ont annoncé la venue de représentants.Voici quelques semaines, le Carrefour faisait connaître les lignes de force de sa programmation : audace thématique, formes accessibles, accentuation du spectaculaire, augmentation des activités périphériques.Pour Michel Bematchez, le rôle d\u2019un festival est d\u2019ouvrir l\u2019horizon, «de montrer qu\u2019il y a d\u2019autres ailleurs, surtout ici, à (Juébec, où notre ailleurs a longtemps été Montréal ».11 le dit sans acrimonie envers la métropole.Le Carrefour entretient d\u2019ailleurs les meilleures relations qui soient avec le Festival de Théâtre des Amériques, comme avec le Festival de Toronto du reste.Mutualité Agir autrement serait d\u2019ailleurs suicidaire, estiment MM.Bematchez et Gilbert.L\u2019argent est rare pzirtout, il faut « faire ensemble », s\u2019insérer dans un réseau, dans une mutualité de festivals et autres organismes diffuseurs.Car les festivals ont beaucoup changé ces dernières années.La crise économique mondiale a porté un dur coup à la circulation des spectacles.On souffre particulièrement à l\u2019Est, où l\u2019effondrement du communisme a mis à mal les budgets de propagande.Mi- La codiractaur artiatique du Carrefour, Michel Bematchez (à gauche) et la directeur général, Bernard Gilbert.La prévanta daa billets a été trois fols plus vigoureuse qu'à pareille date en 1992.L\u2019argent est rare partout, Il faut « faire ensemble », estiment les deux hommes, s\u2019insérer dans un réseau, dans une mutualité de festivals et autres organismes diffuseurs.chel Bematchez a vu de très beaux spectacles en Pologne et en Lituanie, mais il n\u2019en a rapporté aucun.«Ces gens-là ont soif de venir, ils savent qu\u2019ils ont un point de chute à Quél^, mais pwur le moment, ils n\u2019ont pas les moyens de le faire», dit-il.Conséquence : quelques festivals passent leur tour.C\u2019est le cas à Caracas et à Bordeaux.D\u2019autres décrochent, tel celui de La Ciudad, à Mexico.Tous les autres ou presque se font plus modestes.Toronto et Chicago ont diminué leur programmation, le Carrefour, lui, maintient le statu quo avec dix spectacles.Des esprits malins s\u2019empressent de rappeler le caractère minimal de la programmation de 1992.L\u2019allusion ne déconcerte pas les deux hommes qui affirment que le volume d\u2019activités de la biennale 1994 excède de beaucoup celui de la précédente.On dénombre plus de spectacles à gros effectifs ou dispositifs scéniques imposants, font-ils remar- quer, l\u2019affiche du Offtst plus fournie (sept productions contre quatre), il y a aussi les lectures publiques, le colloque international convoqué par le Centre de recherche en littérature québécoise de l\u2019université Laval et le Kom-mando d\u2019interventions théâtrales, qui propage depuis quelque temps déjà l\u2019esprit de la fête théâtrale, n ^ppe dans des lieux inusités, un peu pzutout dans la ville.Le Carrefour se réjouit par ailleurs « du rôle structurant » qu\u2019il a tenu dans l\u2019entre-festivals en encadrant la tournée québécoise du spectacle belge La Tragédie comique.Il fera de même avec Singue Mura du Ki-Yi M\u2019Bock de Côte-d\u2019Ivoire.À l\u2019étroit En hausse de 350 000 $ sur celui de 1992, le budget du Carrefour 1994 s\u2019établit à 1,1 millions.«Avec 1,3 millions, nous aurions pu programmer trois ou quatre spectacles de plus, mais le contexte de rationalisation féroce des commandites a fait que nous n\u2019avons pu aller chercher cette marge de manoeuvre, avance Bernard Gilbert.Bien sûr, nous aurions pu programmer plus de shows avec ce que nous avions, mais il aurait fallu couper dans les I gros spectacles.» I Qu\u2019à cela ne tienne, les gens du I Carrefour 1994 estiment avoir de quoi étonner et séduire.« En I France, en Belgique, en Grande-^ Bretagne, les gens pensent \u2014 et je le dis en toute humilité\u2014 que nous avons du goût », risque Michel Bematchez.Malgré la hausse de la demande, il reste d\u2019excellents billets pour tous les spectacles, à l\u2019exception de Lo que cala son ios fîlos, du Mexicain Mauricio Jiménez, qui affiche complet pour ses quatre représentations.On obtiendra tout renseignement sur les forfaits et la vente des billets au 692-3030.¦ Ton Koopman QUÉBEC \u2014 Les Amis de l\u2019orgue de (Québec termineront leur saison par un concert du claveciniste, organiste et directeur musical hollandais Ton Koopman le 24 mai à l\u2019église Saint-Denis, à Sainte-Foy.M.Koopman qui, en 1979 créait l\u2019Ensemble baroque d\u2019Amsterdam puis, en 1992, un Choeur baroque, dans la même ville, offrira ce concert avec la participation, pour les oeuvres à quatre mains, de la claveciniste ¦fini Mathot, son élève, coUabora- trice et épouse.Au programme, des oeuvres de Sweelincl^ Bruna, Frescobaldi, Buxtehude, Bach et Forqueray.Par ailleurs, la saison 1994-1995 débutera le 17 septembre avec un concert «portes ouvertes » de Richard Paré, le directeur eutistique.La saison réunira par la suite Lucienne L\u2019Heureux-Arel, Jean-Eudes Beaulieu et le Choeur polyphonique de Lévis, les duettistes Rachel Alflatt et Stéphane Saint-Laurent et, le 25 mztrs 1995, Régis Rousseau.CINÉMAS CINÉPLtX ODÉON INfOHOflÂlRB Cl 7S40 A LOüÇne ST RAYMONO 337-2465 \u201cUNE MAIN PLEINE DE TALENT, rg BOURRÉ D'ACTION,\t™ C'EST UNE AVENTURE PALPITANTE!\u201d -Valerie Gregory.EDMONTON SUN EGALEMENT AU CINE-PARC! PLUS DE 3,000,000 D'ORTEILS ONT DÉJÀ FRANCHI LES GUICHETS! \"Un pur délice! Faites-vous le plaisir d\u2019aller voir Louis 19!\u201d MEL JODIE GIBSO^I FOSTER \"Garanti d'être le premier gros succès au boxoffice cet été.Maverick déborde d'émotion.très divertissant!\u201d -Michael RechUhaffen, THE FINANCIAL POST r \"Je ne me sotivlens pas d'avoir eu autant de plaisir au cinéma!\u201d -Bob MacAdorey, GLOBAL TELEVISION UN FILM DE RICHARD DONNER JAMES GARNER \u201cLes fous sont frlmés- tout â fait fous dans cette comédie western.C'est une quinte royale dans le jeu des succès de l'été.\u201d -Louis B.Hobaon, CALGARTSUN \u2018Une rigolade visuelle.\u201d -LU Braun TORONTO SUN ¦ PsiX Villentuve, XXflîNAl Df MONTRÉAL a \\9 } UN FILM DE MICHEL POULETTE VTVfl MlVEMCt MicHtU\tàHïitoK HKH 2a FILM AU CSIÉ-PARC: LES VALEURS DC LA FAMILLE AOOAMS EN VERSION FnANÇNSE G/UiRlESDf U CAPITALE botd i«F« Csif'Mi STE-FOY \u2018S»!»\u201d JMObewl laurwf\t* :lil:ll ^ cmF-farc L'AFFAIRE PÉUCAN ÉLECnUSANI! UNE EXPLOSION D'ACTION DE PREMIÈRE CUSSE' 11] JCFf CWUG.Sü(TY SECOND PREVIEW P^OE GARDj^.PAS DE MURS, PERSONNE NE PEUT S\u2019ÉCHAPPER DE A B S.a,L O M \\Wl\\\t\t] Z*Mn«10tn».pan; HMMNNEK I \t\t3 lmssimsuascheii jusiisncor I Veuillez consulter la section OU ALLER A QUEBE OuétMC, L* SoMI, samedi 21 mal 1994 LES ARTS ET SPECTACLES G-3 - Le Çinéma «Roméo pris au piège» Sur un registre ludique, haletant et lubrique -2Ü Ethai (Eisa Zylbarstain) at Mina (Romans Bofirtngar) sa connaissant dapuls l'iga da 10 ans.Leur amItiS ainsi qua la tampa qui passa sont las principaux su)ata da la comédIa dramatiqua da Martina Dugowaon.« Mina Tannenhaum » Une amitié qui tourne mal Peut-on mourir d\u2019amitié, ou plutôt de l\u2019isolement dans lequel confine son absence ?Le film français Mina Tannenbaum aborde ce délicat sqjet de façon ambiguë.Oscillant entre la caricature et le drame psychologique, la réalisatrice Martine Ougowson ne parvient pas vraiment à faire en sorte que le spectateur s\u2019attache à ses deux héroïnes et à leur drame intérieur.uiw CfItiqiM d« MARIE DELAGRAVE L£ SOLEIL Pourtant ! Ce n\u2019est pas sa faute, en ce qui me concerne, d\u2019atomes crochus avec le sujet.Mina et Ethel sont nées en 1958 ; moi aussi.Mina étudie aux beaux-arts, tandis qu\u2019Ethel s\u2019oriente en journalisme : disons que je me retrouve un peu chez ces deux-là.La plus grande différence entre elles et moi : elles sont juives, et moi pas.Pas bien grave ! Alors ?Alors j\u2019avais beaucoup d\u2019attentes envers Mina Tannenbaum, espérant retrouver cette complicité féminine, ce regard d\u2019une génération sur la vie, tels que l\u2019on les retrouve, par exemple, dans le sensible Coup de foudre (1983) de Diane Kurys, qui mettait en vedette Miou Miou et Isabelle Hup-pert.Sauf que Martine Dugow-son, 35 ans (donc, née en 58.), qui en est à son premier long mé- trage distribué commercialement, n\u2019a pas su faire surgir cette chimie essentielle où spectateurs et personnages se fusionnent dans un même battement de coeur.Dugowson a pourtant remporté le Prix du Grand Scénario, remis par l\u2019association française du même nom, en 1992, pour Mina Tannenbaum, qui n\u2019existedt alors que sur papier.Lors d\u2019une courte entrevue téléphonique, elle raconte pour la énième fois que, non, son hlm n\u2019est pas autobiographique.Que si elle a été journaliste pendant six mois, elle n\u2019a par contre jamais fait de peinture.La réalisatrice d\u2019origine juive déclare avoir voulu raconter une histoire sur l\u2019amitié et le temps qui passe, par l\u2019entremise de deux personnages : Mina Tannenbaum (Romane Bohringer, troublante dans Les nuits fauvest) et Ethel Bé-négui (Eisa Zylberstein).Nées le même jour, elles se rencontrent à «Grossière indécence» Un film décent sur un sujet délicat Certains titres sont trompeurs.Loin d\u2019être un film sensationnaliste.Grossière indécence réussit à éviter toute grossièreté et toute indécence.Le fait est d\u2019autant plus louable que le sqjet en est doublement délicat, puisqu\u2019il y est question de viol et d\u2019inceste.Toutefois, le choix de Jimmy Smits pour incarner le héros pose problème : il n\u2019est pas impossible qu\u2019un professeur de philosophie affiche des allures de tombeur, mais on peut supposer qu\u2019avec im comédien de classe, le film de l\u2019Australien George MUler aurait pu être remarquable.¦\tqu\u2019en sortant des bras et du bu- UM CfltlqiM O* RÉGIS TREMBLAY LE SOLEIL Justin Thome (Jimmy Smits) enseigne donc la philosophie dans une université australienne.Déjà, on trouve un peu bizarre qu\u2019il roule des mécaniques en enseignant Platon.Le malheur est que Thome n\u2019a l\u2019air que d\u2019un acteur de cinéma.Le voilà qui explique l\u2019échelle platonicienne de l\u2019amour, qu\u2019il escalade d\u2019ailleurs avec désinvolture.Pour lui, le véritable amour platonique comporte plusieurs échelons et demeure étranger au bien et au mal.n illustre son propos par des diapositives de vases grecs à figures rouges assez explicites.Jusque-là, on se dit que c\u2019est le truc des estampes chinoises adapté à un cours de philo grecque.De quoi émoustiller de jeunes élèves, en particulier Jennifer (Naomi Watts), fille unique d\u2019un père veuf (Adrian Wright), un collègue de Thome.Ce dernier, un mari et un père apparemment heureux, n\u2019en a pas le profil : c\u2019est ainsi que le soir, il joue du sax cochon dans une boite où se réunissent ses élèves.Jeu de séduction ?Cet indice est posé là pour no»^ mertre la puce à l\u2019oreille : Justin Thome est un mari fidèle, mais un peu blasé.Le démon du midi moins quart.Il n\u2019est donc pas surprenant que, pourchassé par Jennifer, notre aüilète du sax finisse par succomber.Il ne s\u2019agit donc pas exactement du viol d\u2019une jeune fille douce.Mais il se trouve reau de son prof, Jennifer est agressée par un inconnu, ou qui semble tel.Justin est arrêté pour viol et les gens sautent aux conclusions.La démocratie, c\u2019est quand la majorité a le pouvoir de condamner sans procès.Au-delà du fait divers émoustil-lant.Grossière indécence trace, sous les traits de Jennifer, un portrait assez juste d\u2019une jeune femme troublé, en proie aux pressions du monde adulte et aux phantasmes de l\u2019adolescence.Dans cet emploi difficile, Naomi Watts est dangereusement convaincante.L\u2019aspect le plus réussi de ce drame consiste à nous faire voir comment une même personne peut être à la fois victime et prédatrice.Ce principe est vrai pour Jennifer autant que pour Justin.Grossière indécence est une réalisation honnête et habile, qui recèle quelques moments particulièrement bien tournés, principalement la scène de séduction qui précède le « viol », pendant laquelle l\u2019usage parcimonieux du ralenti suggère le moment vertigineux où l\u2019attirance sexuelle annihile soudain la volonté.Grossière indécence rappelle irrésistiblement la Lolita de Nabokov, mais la longue évocation du procès et de ses à-côtés donne au film une certaine originalité.Il convient de souligner le bon niveau de langage de ce film australien, qui ne tombe jamais dans la grossièreté qui est devenue la règle à Hollywood.GROSSIÈRE INDÉCENCE.RéaL: Gforff MUirr.Setn.: Louer Prim.Prod.; Riehani .ShrflIeU MaeLurr.PM.; DovUt CaoitelL Moot: Htnrjt Doofor.Dir.ort; Ken Hatrlirood.Mo*.; Rmer RoteUuid.Int; Jimmg Smil», NoomI Wott*.SoroM Chodwirk, Adrion Wright Am CinfpUx Odéon.l\u2019âge de 10 ans, à leur classe de ballet.En dépit de leurs caractères fort différents, les deux fillettes nouent une amitié à la fois solide et tourmentée, qui durera jusqu\u2019au début de la trentaine.Au téléphone, la cinéaste révèle avoir commencé son scénario par la fin, et choisi seulement par la suite les événements susceptibles d\u2019avoir déterminé le comportement particulièrement tragique de l\u2019une des protagonistes.Peut-être Dugowson a-t-elle trop cherché à doter son film d\u2019une facture visuelle qui se distingue de la norme \u2014 c\u2019est là d\u2019ailleurs le principal intérêt de Mina Tannenbaum\u2014 au détriment de sa crédibilité émotive.Le ton des images est d\u2019ailleurs si rigolo qu\u2019il ne nous permet en rien de nous préparer au dénouement.Problème ! Il n\u2019empêche que cette comédie dramatique regorge de clins d\u2019oeil savoureux : la cinéaste a un bon sens du détail, et une imagination plutôt débordante ! Il faut voir le ballet des nurses à l\u2019hôpital, le visage de la belle-mère qui remplace celui, chiffonné, du bébé, les anges gardiens (des gangsters 0 qui commentent la rencontre des deux fillettes, ou encore les fantasmes des deux adolescentes, directement tirés de vieux films américains.À défaut d\u2019être véritablement introspective, la caméra de Martine Dugowson se fait jubilante, avec ses insertions d\u2019images incongrues.Si Mina Tannenbaum n\u2019est pas une réussite en terme de contenu, sa forme permet d\u2019entrevoir une cinéaste au regard fort rafraîchissant.MINA TANNENBAUM, comédie droma-tique écrite et rialuée por Martine Du-goteton.Prod.; George* Benayoun.PM ; Dominique Chapui*.Mu*.; Peter Cho*e.Int; Romane Bohringer, Eisa Zglbert-tein, Nil* Tacemier, Aphone SUma, Jean-Philippe Ecolfey.France.1994.130 minute*.Aux Galerie* de la Capitale.Avant même de pénétrer dans la salle obscure, on nous avait prévenu que le sang coulerait abondamment dans Romeo is Bleeding et qu\u2019il fallait se préparer à ce que ce soit dans le même registre de violence que Reservoir Dogs.C\u2019est-à-dire insoutenable, tout en étant une brillante leçon de cinéma.un* cfWqtM d« LÉONCE GAUDREAULT coUatXJraOon spoaalo En effet, le sang coule dans ce Roméo pris au piège de Peter Me-dak, mais la violence étalée est dominée par un ton franchement ludique proche du «film noir» tout au long de la narration.Donc, il n\u2019y a que le rouge sang et la virtuosité de la réalisation qui sont communs au film précité de Quentin Tarantino.On y reconnaîtra aussi des ingrédients de Thelma et Louise et quelques fortes épices de Basic Instinct.Le jeu de Gary Oldman (Dracula) fait toutefois un peu penser à celui d\u2019Harvey Keitel dans Reser-voir Dogs, quoique les personnages soient différents.De plus près, cela veut dire que Jack Grimaldi (Oldman) tient le rôle d\u2019un flic sur le retour d\u2019âge, attiré par le lucre du gangstérisme, promettant la fortune vite gagn^ et la luxure s\u2019y greffant.Avidité et cupidité vont de pair.Jack perçoit son dû des deux côtés de la frontière séparant la loi et le crime.On lui confie la protection de témoins à charge qu\u2019il s\u2019empresse de donner à la mafia.Ainsi, peut-il « nourrir le trou », c\u2019est-à-dire empiler le fric dans sa cache derrière la demeure familiale.Dedans, y vit sa légitime adorable (Annabelle Sciorra), ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019aimer autant sa maîtresse-waitress Sheri (la même troublante Juliette Lewis du violent Kalifomia).Toujours la même diabolique dualité.Cet équilibre sera toutefois rompu lorsque des flics de ses amis tomberont sous le feu de la mafia et qu\u2019il tombera lui-même entre les jambes (et ce n\u2019est pas qu\u2019une image) d\u2019une « superwo-mtm» du crime organisé.Mona Demarko, interprétée avec énergie par la Suédoise Lena Olin (L\u2019insoutenable légèreté de l\u2019être), l\u2019entraîne irrésistiblement vers l\u2019enfer, comme Sharon Stone avec Michael Douglas dans Basic Instinct.Au-delà de ces éléments anecdotiques de l\u2019intrigue, Roméo pris au piège est remarquable par son style narratif.Tout semble flotter dans une atmosphère irréelle.L\u2019important n\u2019est pas dans le dénouement de l\u2019histoire, mais dans le regard oblique que le réalisa- m .««Mi La sarveuM Sheri, Interprétée par Juliette Lewis n'a d\u2019yeux que pour Jack, Joué par l\u2019acteur Gary Oldman.teur Peter Medak (The Ruling Class, The Krays) porte à ses personnages.Plus on s\u2019approche d\u2019eux, plus ils nous échappent.Comme les choses de la vie pour Jack.Tout en jouant sur la fable, ce réalisateur anglo-américain d\u2019origine hongroise sait tenir son public en haleine avec une succession de rebondissements.Jusqu\u2019à la fin, déroutante.ROMÉO PRIS AU PIÈGE (ROMEO IS BLEEDING), drame policier réalûé par Peter Medak.Seén.; Hilary Henkin.Phot : Dariuoz WoUkL Mu*.: Mark lêham.Mont ; Walter Mureh.Int.: Gary Oldman, Lena Olin, Annabelle Sciorra, Juliette LewU, Roy Seheider, Michael Wincott, Paul Butler, Will Patton.État*-Uni», 1994, 108 min.En vertion françai*e au Clap, juaqu'au 2 juin.ABONNEZ-VOUS A LA 22e SAISON ^ Ig, l ; W5 y V IFAMOUS PLAYERS \u201cMettez \u201cWhen A Man Loves A Woman\u201d en tête de votre liste.\u201d \u2022 Charla Knipp, GLAMOUR MAGAZINE \u201cUne inoubliable célébration de l\u2019esprit humain.\u201d C\u2019est drôle, déchirant et inspiré.Me* Ryan est renversante.\u201d \u201cPuissant, Poignant, Exceptionnel.Meg Ryan et Andy Garcia donnent la prestation de leur carrière.\u201d Bill DichL ABC RADIO NETW ORK -Jeffrey Lyons, SNEAK PREVIEWS/LYONS DEN RADIO \u201cPerformance stupéfiante de Meg Ryan.\u201d - Rod Lurie.LOS ANGELES MAGAZINE |NE LE MANQUEZ PAS.\u201d Joy Browne, WOR RADIO NETWORK 1 Stmain* ; 19 h.31 h 30, sam., dim., mardi: 13h1S, 18h,igh,21h30 nnsHm ^ O.AHOUUSl wrrr Chine insolite des minorités de Patrick Bernard Grand Nord scamlnave de Yves Lundy Cuba de Chnstian Durand Les Rochenses de Jérôme Delcourt Népal de jean Ratel Le Japon de Yves Mahuzier ?En vous abonnant à la saison 94*95 des Grands Explorateurs, courez la chance de gagner un voyage en Chine.?f rofitez de rabais additionnels pour étudiants, aînés et groupes.?Recevez 6 bons-rabais de 1,50 $, une valeur totale de 9 $, échangeables dans les rôtisseries / \" St-Hubert participantes.GRAND théâtre DE QUÉBEC SALLE ALBERT- ROUSSEAU 643*8131\t659*6710 Également présenté i : RimouskL Rivière-du-Loup et Saint-Georges LES ARTS CT SPCCTACUES La SoWI.samedi 21 mal 1994 « Uargent fait le bonheur » La joyeuse misère des immigrants « L\u2019argent ne fait pas le bonheur », nous serine-t-on depuis l\u2019enfance.Robert Guediguian se plaît, lui, à nous démontrer le contraire dans sa plus récente comédie sociale.Si le dénouement paraît tiré par les cheveux, le cinéaste français n\u2019en parvient pas moins à dépeindre une des banlieues de Marseille avec une acuité qui incite à la réflexion.un* Cftttqu* tf* MARIE OELAORAVE LE SOLEIL Il faut savoir qu\u2019à Marseille, deuxième ville de France après Paris, se côtoient des familles venues de tous les coins de la Méditerranée, c\u2019est-à-dire tant des Ita- liens, des Espagnols, des Arabes et des Arméniens que des Français dits « de souche ».Leur dénominateur commun ?La pauvreté, le chômage, le vol.la toxicomanie, la prostitution, le racisme.Le brassage des populations est devenu une réalité sociale incon- tournable.Né à Marseille en 1953, Robert Guediguian fait de celle-ci le fer de lance de sa démarche de réalisateur.Ses films, quoique peu distribués ici, en témoignent.Joyeusement immoral.L\u2019argent fait le bonheur s\u2019inscrit donc dans sa volonté de s\u2019opposer à la passivité ambiante en lui substituant une utopie marquée par un humour corrosif.« Je crois, indique Guediguian dans ses notes de présentation, qu\u2019aujourd\u2019hui, l\u2019hu- mour est l\u2019airne la phis ^ficace pour qu\u2019une attitude provocatrice puisse être perçue.» Narrée par le curé de la pl^ (Jean-Pierre Darroussin), l\u2019action de L\u2019argent fait le bonheur se déroule dans un quartier démuni de Marseille, peuplé de HLM «modernes » (donc, en béton qtii s\u2019effrite 0.AUX appartements tous identiques.Certains des locataires sont voleius, d\u2019autres sont chômeurs ; certains boivent, d\u2019autres 3e SUPPLÉMENTAIRE le 10 JUIN, À 20 h enventemwh^^ï UnsSaia Prix: 22,50 $ et 26 I Ifrato d* aarvic* «n aut) mis IC scificc Cl SIS Réservation: 659-6710 l^»TÉl£1 \\\\1M ALBERT RCX SSEAl 1 96 4.1 994 TRENTE ANS PLIS TARD.DU 21 AU 24 JUILLET 94 ADM1S.SION GÉNÉRALE 25$ DiNER.SPECTACI.r.45 i UN SPECTACLE CONCEPT INEDIT IBIlletecli K KS KR VATI «NS 694-4444\t****** nus IC sniicc ci sis KH\u2019H LES C;R01\u2019PE5 DE 29 FERSOSSES ET fLL\u2019S *94^9939 Pour commémorer le 50e anniversaire du débarquement de Normandie \u201cLE JOUR J\u201d théâtre CRRITOi»E PRÉSENTE Un hommage à Glenn Miller Une magnifique soirée au son de \u201cIn The Mood\u201d, \u201cMoonlight Serenade\u201d et \u201cTuxedo Jonction\u201d a LE 18 JUIN À20H30 BUlets 25 $, 30 $ et 34 $ -H taxes et frais de service Dîners-spectacles disponibles RESERVATIONS : 694-4444 OROUPES de 20 et plus contactez Carole Théberge 694-9930 LE SOLEIL * plancher de danse se piquent, ou encore se réfugient darâ les amours passagères.Au sein de ce désoeuvrement, les enfants manquent de modèles, en dépit de l\u2019ardeur du curé à leur trouver des loisirs de toutes sortes.En mal de but commun, ils entreprennent de séparer le quartier par une ligne jaune et à se déclarer mutuelkément la guerre, selon leur lieu de résidence ! La vie déjà diffîdle devient carrément infernale, jusqu\u2019au jour où Simona (Ariane Ascaride), aidée des mères des jeunes «guérilleros » et du fameux curé, propose son plan de redistribution des richesses.Mené avec un certain cynisme et un sens de l\u2019autodérision.L\u2019argent fair le bonheur évite le misérabilisme tout en offrant de savoureux portraits de moeurs.Tel que mentionné au début, le dénouement laisse perplexe, mais ce dernier n'est finalement qu\u2019un prétexte aux descriptions sociales qui l\u2019ont précédé.Profondément humaine dans son scénario, cette comédie se goûte également par le jeu empreint d\u2019authenticité de ses acteurs, dont Jean-Pierre Darroussin.Ariane Ascaride et Roger Souza (le tendre « Jackpot »).DOWMQUE DâMY «Un retour en force.un feu roulant !» Serge Orouin Journal de Quebec «Ça fait du bien-Louise Lemieux, Le Soleil «Amourirderire.le meilleur 2 pour 1 en ville I» Catherine Lachaussee.CRJP SE REPRODUISENT » ¦ OnOM Ml iM MW CR anrMROBicgMB:R*MM/RiiBiMnifai.nMi»K Sièges reserves 20$, 25$, 28$ ALBERT RUISSEAU \u201e Réservations : 659-6710 ATyj' Biwsrb^ver Vendredi 17, samedi 18 juin 20 h Siocos rest'rvos ; 20\t/ 24,1 5 ¦> Réservations : 659-6710 fn vente dan» le re«e«u f ROI SSLAl a SALIE DE U s; ISilleteclii ^ fi V JT» - ^ .Jt «¦'' h , mÉNs 28 juin 20h Sièges réMrvés : 26.50$ 1.86$ (TPS) -I- 1.64$ (TVQ) 30.20$ + frais d* Mrvic* AVEC ARTISTE INVITE: bbe Twwir COLISEE DE QUEBEC Réservations : 691 -7211, Extérieur 1-900-900-show CHOl QHS riRIS Bt $CMICC (R SIS MOI?FIGURANT DANS LE FILM DE ROBBIT LEPAGE! OUI, VOUS POUVEZ ÊTRE CHOISI(E) POUR le CoEifessiOEinal Pour faire suite à l\u2019enthousiasme manifesté lors de notre concours offrant à deux hommes et deux femmes, tirés(es) au hasard, la possibilité d\u2019être figurants dans le film de Robert Lepage LA PRODUCTION DU FILM LE CONFESSIONNAL EST À LA RECHERCHE DE FIGURANTS(fS) DE TOUS AGES POUR UNE JOURNEE DE TOURNAGE INOUBLIABLE A QUEBEC EN COMPAGNIE DES ACTEURS ET ACTRICES NOUS PRIONS TOUS LES INTÉRESSÉS(ES) À SE PRÉSENTER POUR LES AUDITIONS LE 29 MA11994 ENTRE 9 h 00 ET 19 h 00 au Y.W.C.A., 855 avenue Holland, Ville de Québec.SI POSSIBLE APPORTER PHOTO RÉCENTE (non professionnelle) BON TOURNAGE! IF SOI I 11 cjrp^io60 A L L I A N C K V I V A r I L P4 Québac, L« Soleil, samedi 21 mai 1994 LES ARTS ET SPECTACLES Le /^inéma t : James Bond s\u2019engage dans les services secrets israéliens CANNES (AP) \u2014 n faut de tout pour faire un monde.Espionnage en Israël et culture du riz au Cambodge étaient au menu du Festival de Cannes hier, en compétition officielle.Le réalisateur Éric Rochant (à droite) partage un moment de détente avec deux comédiens de son dernier film, « Les patriotes », Yvan Attal et Sandrine Kimberlaln.L\u2019entarteur de Cannes a choisi Bernard-Henri Lévy comme cible CANNES \u2014 Surgissant de nulle part, un homme bondit sur la scène, se jette sur le présentateur du film Bosna (séance spéciale).La rumeur en fera un Serbe qui a voulu manifester sa colère.par DENIS VAUGEOIS collaboration spéciale Le lendemain on apprendra la banale vérité.C\u2019est l\u2019entarteur qui s\u2019est manifesté.Il est un habitué du Festival.Plusieurs des personnages bizarres qui hantaient la Croisette sont absents cette année : l\u2019homme léopard, les femmes qui mendiaient avec un poupon dans les bras, celles qui vous offraient les leurs.On ne rapporte pas de vols.Certains citoyens ont été tenus à l\u2019écart.Le nouveau maire de Cannes a donné des ordres.Mais l\u2019entarteur sévit toujours.Son surnom, il le doit à son habitude de jeter une tarte à la crème sur sa victime.Cette année il a choisi Bernard-Henri Lévy.Pourquoi ?Face à claques, B.H.L.est devenu face à tarte.Encore que cette fois il est question plutôt d\u2019un paquet de mousse à raser.Maculé mais imperturbable, B.H.L.a fait la présentation de son film.Friand de publicité, il aurait bien pu provoquer l\u2019incident, dira-t-on.En fait le sujet de son film, plaidoyer en faveur d\u2019une Bosnie multiethnique, suffisait amplement.Bosna a bouleversé et choqué.La dénonciation de l\u2019indifférence européenne passe bien, mais non le parallèle avec la Guerre d\u2019Espagne.Et la Palestine?Conclusion : B.H.L.veut « sa » guerre.Comme Malraux, son modèle, avait la sienne.La célébrité, la notoriété, Michel Blanc ne les cherche plus.Il les a trouvées.Elles meublent sa vie.Pour lui, « c\u2019est magnifique ».Quoi de plus agréable que de se faire arrêter dans la rue pour se faire dire : « J\u2019aime bien ce que vous faites».La notoriété est le sujet de Grosse fatigue.C\u2019est son film.Film sympathique, mais léger.Très.Toute une brochette de vedettes y jouent leur propre personnage.Carole Bouquet surtout.Il sera rescapé in extremis par Philippe Noiret.Pourquoi ce titre?Victime de pertes de mémoire, accusé de grossièretés, son psychiatre conclut à du surmenage.Une bien grosse fatigue.Nous sommes loin de Tenue de soirée et encore plus de Monsieur Hire.Un autre qui sera victime de diagnostics erronés, c'est Nanni Moretti.Déjà assez porté à ne parler que de lui, il n\u2019a pu résister à raconter son expérience avec les médecins.« La maladie dont je viens de me sortir est devenue tout naturellement un scénario.Je n\u2019ai eu, explique-t-il.qu\u2019à ouvrir le clas.seur où j\u2019ai rangé toutes les ordonnances, toutes les prescriptions de tous les éminents docteurs que j\u2019ai consultés ».Journal intime (Caro diario) est donc un film personnel.Curieusement, Moretti n\u2019a pourtant jamais autant parlé des autres.Des trois parties de son film, la plus importante est forcément celle de sa relation avec les médecins.Après un an de consultation pour établir la cause de démangeaisons accompagnées d\u2019une certaine fatigue et d\u2019insomnie, un médecin chinois lui conseille une radiographie du thorax.On lui trouvera une tumeur jugée incurable.Le diagnostic (qu\u2019on lui a d\u2019abord caché) fut finalement modifié.comme ceux qui avaient précédé Que dire de ses 32 allergies alimentaires ?Une encyclopédie médicale consultée par la suite lui confir- mera que ses symptômes étaient tout à fait caractéristiques de sa maladie.« J\u2019en retiens que les médecins savent bien parler, mais qu\u2019ils ne savent pas suffisamment écouter».Moretti (La guerre est finie, Palombella rossa) aurait pu adopter un ton tragique ou plaignard.Il a opté pour une présentation sèche et dépouillée, qui va à l\u2019essentiel.Clins d\u2019oeil et pointes d\u2019humour la rendent cependant bien supportables.Il y a bien des façons de se faire un film.Le réalisateur romain, Lucian Pintilié, en fabrique une à sa manière avec Un été inoubliable.Une intrigue menée sur un fond de délire ethnique.De l\u2019annulation du droit d\u2019étre différent, on revient au terrible concept de la purification ethnique.Les minorités sont-elles condamnées à être constamment des cibles vivantes ?Parmi les films de la Sélection officielle qui se détachent à ce moment-ci, il y a Rouge et Journal intime.Exotica et La Reine Margot ont aussi leurs supporteurs.Avec Les patriotes, dernier film français en compétition.Éric Rochant explore le monde fascinant des services secrets.En l\u2019occurrence ceux d\u2019Israèl, le fameux Mossad créé en 1951 pour protéger le nouvel État et le défendre par tous les moyens.Ariel (Yvan Attal) est arrivé en Israël peu après son 18e anniversaire, après avoir quitté sa famille en France.Maintenant il est agent secret dans une unité très spéciale.« En Israël, personne ne nous connaît et tout le monde nous admire.On nous appelle les Princes », écrit-il à sa soeur.« La manipulation est notre métier.» Pendant près de deux heures et demie, le film va raconter deux missions de manipulation dirigées par Ariel : l\u2019une consiste à obtenir des renseignements d\u2019un ingénieur atomiste français sur la fourniture de matériel nucléaire à un pays arabe, l\u2019autre met en scène un agent américain juif désireux de travailler pour Israël en fournissant des informations confidentielles.« Montrer qu\u2019un service secret est intraitable et immoral ne devrait surprendre personne.La guerre est sale, la guerre secrète aussi », dit Eric Rochant, jeune réalisateur dVn monde saits pitié en 1989, qui a fait avec Les patriotes un film d\u2019espionnage assez classique, un peu long, où les efforts de véracité et la réflexion sur la manipulation, le mensonge, rengagement patriotique nuisent un peu à l\u2019action : un James Bond au Mossad mais en plus réaliste, donc moins drôle.Éric Rochant se défend également d'avoir voulu dresser un réquisitoire contre Israël.«Je n\u2019ai pas eu la tentation de m\u2019impliquer dans un jugement de la politique d\u2019Israël », a-t-il expliqué.« Israël existe, point à la ligne.Et ce n\u2019est pas le manque de vertu, le manque de moralité dans l\u2019armée israélienne ou dans les services secrets qui remet en cause la légitimité de l\u2019existence d\u2019Israël », a-t-il ajouté, lors d\u2019une conférence de presse.Le riz c\u2019est la vie Changement complet de décor pour l\u2019autre film présenté hier: avec Les gens de la rizière, le premier film du Cambodgien Rithy Panh, on assiste au cycle de la culture et de la récolte du riz, dans un village des bords du Mékong, avec des acteurs non professionnels mais parfaits dans leur simplicité.Le père d\u2019une famille de sept filles \u2014 dont la plus jeune n\u2019a pas encore quatre ans \u2014 meurt d\u2019une infection au pied, peu avant d\u2019ètre allé « réveiller la rizière ».La femme et ses sept filles se retrouvent seules pour planter, repiquer et récolter ce riz, seule raison de vivre et moyen de subsistance.Par des images simples et belles, en racontant une histoire jamais ennuyeuse malgré son dépouillement, le réalisateur \u2014 retourné au Cambodge après des années d\u2019exil en France\u2014 montre l\u2019importance du cycle du riz dans la vie de ces paysans soumis aux orages des moussons, aux caprices de la terre et au pillage des oiseaux.Dans ces pays le riz \u2014 n\u2019est pas une simple céréale : « le riz, c\u2019est la vie », dit le réalisateur, et l\u2019on ne peut y échapper.Rizière sans retour.Aujourd\u2019hui, le Festival entame sa dernière ligne droite avec deux films très attendus : Pulp Fiction de l\u2019Américain Quentin Tarantino (avec John Travolta, Harvey Keitel, Bruce Willis, Uma Thurman, Rosanna Arquette.) et Soleil trompeur du Soviétique Nikita Mikhalkov.tîl-l I «ÏC - Métées.Le volume assez élevé, autant que possible, afin de goûter au maximum des envolées die guitare.Le Montréalais Aldo Nova ainsi que l\u2019Américain Nick Mo-roch (qui a déjà travaillé avec Bowie et Madotma) y vont à fond de train.Pourquoi ce son plus rock, s\u2019in-1 terrogeront plusieurs ?Tout sim- 3 plement pour mieux correspondre | à ce que Bruel et ses musiciens | aiment faire sur scène.Faudra en-1 tendre ce que deviendront ses an- js dermes chansons, réarrangées de la sorte ! Les Montréalais en auront une bonne idée le 25 octobre, au Forum.Les Québécois devraient s\u2019attendre à la visite du beau Patrick dans les jours qui Patrick Bniol a daigné sourira pendant la séance de photos.Sans flash, car monsieur n\u2019alms pas I suivront, mais le lieu et la date demeurent à déterminer.Plaise au del qu\u2019à cette occa- sion, je ne sois pas désignée volontaire pour faire de nouveau une entrevue avec pareille diva ! S 45 5 SOIR CONCERTS COMMENTÉS A LA SALLE ALBERTJIOUSSEAU TOUT INCLUS 1B VIVALDI Le viofoniste Kurt NIkkanen s'impose en artiste comptât, intelligent et d\u2019une rare éléganca.It interprète le cheM'oeuvre de Vivaldi, les cèiebrissimes Ouatre ea/eons qui revêtent un charme dont la sensibilité et la beauté émeuvent.5 octobre 1994 2s MOZART Expression intense de la profondeur humaine, le Cenemto pour pkne if 24 peut être qualifié d'une des plus belles pages de Mozart, ici joué par Claire Désert: \u2022 sa grêce embellit la scène, sa musique transforme l'atmosphère, arrête le temps, réinvente le bonheur.\u2022 16 novembre 1994 3b SCHUBERT La Symphonie n° 5 de Schubert, ouvrage d\u2019une réussite totale et d\u2019une richesse mélodique toute classique.Egalement, Evelyn Glennie nous propose de découvrir la virtuosité et l'art de la percussion.1» février 19X 4b BEETHOVEN Dialogue conceitant sensible et équilibré, le Coneorto pour piano n° 3 de Beethoven respire d'entrain, de contrastes et d'esprit, créant ainsi une atmosphère de rayonnement.Une oeuvre remarquable 29 mars 1995 POUR RÉSERVER VOS 5 SOIRÉES 643S8486 SEmtCCAUtaENTUE BILLET ¦ SAISON 1994 1995 ¦ ¦ ¦¦ .CHÈQUES ET CARTES OE CREOIT ORCHESTRE SYMPHONK^E DE QUEBEC PAYSAÜl-S VIRTUELS 1 N MUSIQUE VERROT ET L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC AVEC PASCAL OPTION 4 SB BRAHMS Pure séduction sonore et d'un abord aisé, la OeuMlèma Symphonie de Brahms remporta un succès immédiat dés sa création.Egalement, le Coneorto pour vMon de Paganini.Ce seul nom représente la vir tuosité! 10 mai 1995 du Mourier Liée SRC \u2022îfl-Télévision HJESGtBtj SRC Radio CADEAU I L'Osa assume la nouvelle hausse de taxe provinciale sur rachat de toiA abonnement BILLETS EN VENTE DÈS AUJOURD\u2019HUI 9H00 U DEMOFEREAL lllJIIJUiHUUiJUJ c?n coilat>oration av«>c Bleiie 17 h RB liSUUMtAnw S!\tCOÜCOUWDtMa V-.«n collab(K2lK)n jvec CI81101.5 IM SêUeduGesü MWHELDOHATO TRIO Premier buréat 1982 JAMES 6ELFMD Qunm Lauréat 1992 LORRAIRE OESMARAIS et ses invités Lauréate I98t fTcHElSEABRIOBE J Pnxdeiaa \u2019 du Maurier Liée 1993 iBkÛO litefumsctMcan iv»vw^ encoaawjlioimvc Æ ciitiorjrMMMix» ^ Tfiéltre Misonneuve 18 h 00 CSC Stereo présente MS 20188 du Mourier Ués Commandez auiourd 9h00 au i.800-361\u20194595 Une ré-ilisation de IMFOOAZT SuTaTTiBaii F ta CONCERT DOUBLE ARTURO sa SAROOVAL fs \u2022 1ère partie Uassiqvt avecir musnaens \u20222i partie sur arec son groupe Wm PREMIÈRE MONDIALE CNARUE\tS3 HAOEH\tSb et HARK JOIES \u2022 Hymns, Spmtials andAntliems* et le trX) du guitariste KEIOIY BURRELL Invlléspécal OWUEéUAHBWBS La chanteuse de l\u2019année CASSARORA xft WUSOR W dins son ctxKert Bho LigM Tl Drwn Enpwnérepaitie «MX Spectrum de Uonlritl La nouvelle star du su tenor JOSHUA REDMAN el ses musioens Pour la première l(xs JOELOVANO Qumrn Legueanstechameur JOHN n PIZZARElil M en TRIO La trompette éclatante de ROY HARGROVE U etsonOUMTIT - THE RETURN Of \u2022 THEBRECXER BROTIffRSBARO avec _____ \u2018^éZthOO ' L\u2019héritier désigné par Mlles Davs WALLACE ROKY etsonOUAinn avecORéOUtlHI aux daviers La chanteusa laa n* 1 en Europe DEEDEE » BRIDGEWATER Si avec un hommage é Horace Sévcritaueissunxtsis le Bme HoMiy SongOpotravec TERERCE BLANCHARD al son invitée, la chanteusa JUMIMtnOR C8f-FM 100.7 présente U PIANO EN IRM SêHeduGesù Au piano .et é l\u2019orgue\tLa découverte du poiXHazz AMHU CLAUDINE\tJACXY TERRASSOH MYERS TRIO\tTMO Le protégé dDscerPeBson Un piinisie époustouflant L\u2019art du trio dt BENNY6REEN\tCYRUS CHESTNUT 6E0FFKEEZER TRIO\tTRIO\tTRIO iL\u2019exixanisieikBlcHoidw MALWALORON TRIO SPECTAUEDOUVERTURE Lé retour du SUO aRO ancoettotrtkmivsc cxAcmciTftorjtM ellAPRISSf StleminrhPeliener SRC et CSC présentent Une sotte avec le NOUYCOlEXy TRIO \u201c et ses Invités spécaux DAVID SANBORR En première partie MMRV JORDAN et son groupe MABSAUS a avec son SEFTET Une soirée avec\tLe meilleur groupe vocal ORGE IffHfOH\taméricain Ncéiétiregudanste-\tMARHAHAN cflantéur\tTRANSFBI avec léuis musidéns I Une sotée moutkaCiN avK EHA JAMES I induint un hommage lilIWilMWiy let son invité spécial le IpamsteCaARBALTBI liCAMMTIVPItTIVAl ;\tCM Sod.5240.IV.du Phc AJ.CROCE et sas musiciens AJ.CMCE et ses musiciens AJ.CROCE el scs musicwis AJ.CROCE et ses musiciens lAJ-CMCE let ses musiciens 21 hflfi inRTTNNKS I J ETTA# m COiObOflKOfl MC CK0MM8lMiX96 \u201e\tspectrum rkhlontiéil BOOKER T.AlOTNEM.G.\u2019S avec STEVE CROPPER et KHHLN-OUCX-MNR BRIAH SETTER ORCHESTRA 17 munœns sur scène MSCORTBBOIUM MfMUIÉE \u2022I oMboretot MC CB tôt j Ré Sale munmédii du f Musée d'an canlemporm Concert spécai La musique de Frank Zappa 1NEDAR8ER0US nrcHEi Concert spécial La musqué da Frank zappe THE DANGEROUS JONH MdAUOHUH .PHiMBelMlifM» elFREESPNUTS PACODELOCttKPm NtTORRASCtMOmi etMeaiBeieB B lOuNigéna\tD\u2019Ouganda RMsunnrAOÉ geoffrey elleNEBAfMCAHlUTS ORYEMA 18 personnes sur scène etsongroupe I Du Cep-Vert, te retour |deladivaauxp«dsnus CESARIA EVMA JONBAUARTYIK\tSTEVEAMIRAULT\tHU6NFRASER TWO\tTWO\tlauréat 1987 Lauréat 1966\tLauréat 1991 En duo.les gutanstes ANOY SUMMERS n-Pokctei JOHNETNEWOGE ax-Solt Macflme suivi du groupe SPECIAL EFX La grende vend Afrique\tDe retour dans sa vile YOUSSOUrOOUR natale, le paniste en concert\tPAUL _ BLET S dans un grand concert solo La VOIX légendaire de ERNESTINE ANDERSON avec ses musiciens Plus de SO ans de trombone laa JJ.JOHNSON etsonQUNTH avecNMINOtNB, NAlPNMOQNiet ¦UTOBIMMOMI Concert double spécal Le saxophoniste ART POUTER elsonOUMTn La chanteuse RACHEUE FERRELL Apres 10 ans d\u2019absence STEVE KUm TWO Le passion du jaiz TOSMKO AKIYOSMTWO Une première au Festival MICHELE ROSEWOMANTWO Concert réunion MeCOY TYNER Kxm avw JONES iAglBCNBt AruemMphtlnmwOmns SPECTACLE DE CLÔTURE DN.J0NN\tUnesotétunqueavK avecJOHHMmn\tOUVERJONES tlUKtUIM\tDusoloautno ml élMODKMMBN\tPwreereperet utaéuéi andtheNoanrCAJMB Pik de JUIN Muni use tSM Aj.cmci él sés musnens AJ.CROCE et ses musKNns AJ.CROCE et scs musiciens O\u2019AfnqueduSudivecies chanB et les danses de MAMATWNImM TNEMANOTELU QUEENS CONCERT SPÈCIAL BLUES COUN JAMES UnUIMHUB etNOOMFNUIFlURt mvtlé spécal laïUNPCR !¦ waitea é mlntW DAWELIAVOIE et ses invités Rzj M.A.ai-nUITTN \"SBrmuuMt étj.1 Concért spécal La musique diFrenhZipgi THE DANGEROUS 19 h 30.Théalre du Fofvrn Poésit, cham It RHisiqMt iMHIÉItët PÇWECAimBI piésente Chansons da Douve Humour a iKliare-ganli Laruncontredelemusique improvtsabonimimeivK XNre*\tiinanii.iEra« SÜSÎI5L «lUCIlIlKWIi C8F-fM 100.7 MCBCSturuo présentent JiaUllSUIMT SiaeduGeu Une premiere à Monbéil CHARLES liOYD Concortsolo MUFMSEII QUINTn lnv«é spécial OOUTROR UndKpiusgnnds Uneprêséncarareà innphonNNi coniempeieins MomréN DAVWMURRAT 11 PNAROAN SANDERS étsonOMinn ™ QUARTn ROR CARTER Concert solo\tROI CARTER a( son saxophoniste prélM HOUSTOH PERSON\tNONCANTENet CEDAR WALTON eupano\tNON CARTER avK KEWIY BARRON et HERN ELUS\tNON CARTER MHKT incluant 4 vKtionceees \t\t\t\t m Ain CANADA CBC 'A\tLA MOUVtiiU f^sRC\tJ ETTA fiïïSr rvPkJ m «m n « « i/mo VA» dw Montfv.^t % « « Q-10 - QuébM.L» SoMI.samedi 21 mai 1994 f- Ü DANS LE CADRE DE SON 10\" ANNIVERSAIRE l\u2019Ony Dt (lyÉKK PRilENTI LES 21 (SOIRÉE-GALA I9H00), 24, 26, 28 ET 30 MAI 1994 À 20H00 À LA SALLE LOUIS-FRÉCHETTE DU GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC v> ¦ ¦ \u2022 N.-xic\tX- \u2022?X O P É R A EN 4 ACTES (VERSION ORIGINALE ITALIENNE AVEC SURTITRES FRANÇAIS) Livret de\tMusique de ANTONIO GHISLANZONI\tGIUSEPPE VERDI Distribution Aida IEANNE-MICHÈLE CHARBONNET soprano .Radamès LX>UIS LANGELIER ténor Amnéris SONIA RACINE mezzo-soprano Amonasro THÉODORE LAMBRINOS baryton Ramphis IOSEPH ROULEAU basse Le Roi d\u2019Egypte CLAUDE CORBEIL basse Un messager MICHEL LAFLAMME ténor Prêtresse LUCE VACHON soprano'^,, '4 Direction artistique et musicale: GUY BÉLANGER Mise en scène; FLAVIO TREVISAN CHORÉGRAPHIE: RICARDO ORTIZ MAGALLON Décors: NEW ORLEANS OPERA ASSOCIATION PAR PHIL SILVERS Let c»t«« populates Detianfim COSTÜMES^t^,^ SARTORIÀ TEATRALE ARRIGO PAR EUGENIO GIRARDI Conception^ d'éclairage: DENIS GUÉRETTE Direction technique- SERGE BILODEAU CHOEUR DE L'OPÉRA DE QUÉBEC DANSE PARTOUT ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC SALLE LOUIS-FRÉCHETTE Billetech: 643-8131 Hydro-Ouébec Société dotaicoolt du quétoac VMéotroii' I f SOI I II LeChHatuFrmUnac Quibtt IPONDAT \u2022cm< Avec b patidpatnn du ministère de la Cukui^ du Consed des Alts du Camda du Bureau des ats et de la oiltuie de la Ville de Québec et de b Fbndabon de ropén de Québec Q»**>*C' Soleil, samedi 21 mal 1994 LES ARTS CT SPCCTACLCS krts visuels Riopellcy Chu et Kijno au Palais Montcalm Trois septuagénaires créateurs d\u2019univers QUÉBEC \u2014 Ils ont atteint l\u2019âge, mais surtout la renommée, leur permettant de profiter régulièrement d\u2019expositions mdivlduelles et de rétrospectives fort prestigieuses, présentées principalement en Europe.Leur vieille amitié les a toutefois incités à se regrouper, le temps d\u2019un événement à quatre temps, tenu à Québec, Pointe-Bleue, Joliette et Montréal.Avec Signes premiers (au Palais Montcalm jusqu\u2019au 17 juillet), place au discours impétueux de Jean-Paul Riopelle, Ladislas K\\jno et Chu Teh-Chun ! par MARIE OELAQRAVE L£ SOLEIL Si Riopelle n\u2019a plus besoin de présentation, il n\u2019en est pas de même pour Kijno et Chu, peu connus des Québécois en dépit de leur renommée européenne.Respectivement d\u2019origine polonaise et chinoise, ils sont de la même génération que leur ami a canadien ».Ils se sont connus au début des années 50 à Paris, alors que tous trois, porteurs de leur différence culturelle, tentaient de se définir dans le creuset de l\u2019après-guerre.«L\u2019histoire de l\u2019art du début du siècle est une série de révolutions avortées, raconte le volubile Ladislas Kijno en conférence de presse cette semaine.Après la guerre, le terrain étant occupé par l\u2019apport des grands (Cézanne, Picasso, Buaine, Bourdelle.), il nous a fallu, pour aller plus loin, monter sur les épaules de ces géants ! » Riopelle était absent, le soir du vernissage de Signes premiers, pour des raisons de santé.Ce re- belle notoire n\u2019a donc pas pu mettre son grain de sel dans cet échange avec les journalistes.Il a toutefois été possible d\u2019apprendre, de la part de l\u2019un des instigateurs de l\u2019exposition, M.Gilbert Erouart, historien de l\u2019art et diplomate français, que la vigueur intellectuelle du peintre québécois demeure toujours aussi vive.Etait-ce parce qu\u2019il avait pu rencontrer la veille son vieil ami Riopelle, qu\u2019il a qualifie de « beau comme un prophète », et ainsi aviver la flamme de leur passion commune ?Chose certai- ne en tout cas, l\u2019exubérant Kijno (soutenu par le silence approbateur de son collègue Chu), a publiquement manifesté un très grand respect à l\u2019égard de l\u2019apport de Riopelle à ce qu\u2019on appelle « l\u2019École de Paris ».Sa fidélité l\u2019a de surcroît mene à exiger, de la part des autorités du Pâais Montcalm, cinq minutes avant la rencontre avec les médias, que la section \u2014coincée \u2014 consacrée aux oeuvres du Québécois soit davantage mise en valeur ! Ce qui fut fait, dès le lendemain du vernissage ! D\u2019infatigablM combattanta Relatées ici, ces anecdotes veulent surtout manifester de la solidarité qui lie les trois septuagénaires, qui ont vécu une époque troublée de l\u2019art moderne.C\u2019est qu\u2019il leur a fallu être de fortes têtes, d\u2019infatigables combattants, pour survivre au sein de la guerre que les marchands d\u2019art se sont livres, en séparant \u2014 artificiellement, estime Kijno \u2014 les tenants de l\u2019abstraction (déifiés) de ceux de la figuration (suspectés de complaisance).Riopelle, Chu et Kijno font partie de ceux qui ont refuse cet étiquetage réducteur, en se situant «au-delà de l\u2019abstraction, en deçà de la figuration», pour reprendre le titre initial de leur exposition.Pour eux, comme le rapporte Ladislas Kijno, il était davantage important de « libérer les énergies profondes de l\u2019âme », d\u2019où leur admiration commune pour toutes les formes d'art autochtone, car en relation directe avec l\u2019essence des choses et des êtres.Ce témoignage ne pourra qu\u2019eclairer le visiteur de Signes premiers.Si l\u2019oeuvre (dense, touffu et de longue haleine) de chacrun des partiapants ne peut se résumer par l\u2019entremise d\u2019une dizaine d\u2019oeuvres seulement, l\u2019exposition permet par contre, dans son ensemble, de tâter le pouls encore vigoureux de ces créateurs branchés sur les forces vives de la nature.Ce qui ne veut pas dire qu\u2019on retrouve pour autant des représentations traditionnelles du monde dans lequel on vit : nenni ! Créateurs d\u2019univers Les trois peintres se situent bien davantage du c6té des démiurges, des alchimistes ou des architectes de l\u2019univers.La réalité, ils la perçoivent en terme de confrontations d\u2019énergies, de matières et d\u2019espaces en formation, hors du temps linéaire.Si Chu peut paraître plus sidéral, Kijno réfère davantage à des fibres totémiques, tandis cpte Riopelle trace des hiéroglyphes en constante redéfinition.Tous trois, depuis 50 ans, ont entrepris un corps à corps avec la peinture.« Un métier où on laisse sa peau », affirme sentencieusement Kijno.Les peintres Chu Teh-Chun et Ladislas Kijno (dont on volt une peinture) exposent au Palais Montcalm en compagnie de leur ami Jean-Paul Riopelle, qu\u2019ils ont connu à Paris, au début des années 50.SIGSES PREMIER.S.peinture» de Jean-Paul Riopelle, Laditltu Kijno et Chu Teh-Chun.4 la Italie d'exposition 0 2 du Palais IHontealm, 996, place d\u2019Youville, Québec.Jusqu'au 17Juillet.Ouvert du mardi au dimanche de midi à 17 h.¦ Jacqueline Bouchard à la Maison Louise-Carrier La galerie de la Maison Louise-Carrier présente, du 25 mai au 9 juin, l\u2019exposition Homo Sapiens de Jacqueline Bouchard.Cette artiste vit l\u2019influence de sa formation en anthropologie, en choisissant des matériaux bruts et en utilisant des traces à caractère mnémonique (fossiles, momies, signes préhistoriques).Le vernissage aura lieu mercredi, à 19 h.¦ « Eureka » chez Engramme Les estampes de 19 artistes qui travaillent à l\u2019Access Studio de Melbourne, en Australie, seront exposées chez Engramme jusqu\u2019au 29 mai.L\u2019événement s\u2019intitiue Eurêka, en raison de la découverte mutuelle d\u2019Engramme et de l\u2019Australian Print Workshop.Il s\u2019agit également du nom d\u2019un drapeau significatif pour la culture australienne, particulièrement dans l\u2019État de Victoria, pour qui il évoque la révolte de mineurs en 1854.Le Chœur Les Rhapsodes DIRECTION : André Chiasson MARI ÈNt COI ITURF, SOPRAM) MARIO TRFMBIAY.BARYTON PAl)LE( (>TÉ, PIANO i>:s HitAi*s
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